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jeudi 14 décembre 2017

Très haut débit: le gouvernement débloque 100 millions d’euros supplémentaires

Double peine pour les clients des fournisseurs d'accès ?


  • Édouard Philippe a dévoilé, ce jeudi 14 décembre, le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un « bon haut débit » internet d'ici 2020 et un très haut débit en 2022.
    Édouard Philippe a dévoilé, ce jeudi 14 décembre, le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un « bon haut débit » internet d'ici 2020 et un très haut débit en 2022. | AFP

Le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un "bon haut débit" internet d’ici 2020 et un très haut débit en 2022 a été dévoilé par Edouard Philippe, ce jeudi 14 décembre, depuis Cahors. Le premier ministre s’est en effet  "délocalisé" dans la préfecture du Lot jusqu’à vendredi soirLe plan du gouvernement inclut un nouveau "guichet" de 100 millions d’euros pour les foyers les plus isolés.
"Beaucoup a été fait : nous aurons mis 15 à 20 ans pour fibrer la France là où on en a mis 60 pour l’électricité, c’est mieux mais c’est long quand même, a déclaré Édouard Philippe dans son discours au conseil départemental du Lot. Je comprends très bien l’impatience, parfois même l’exaspération et il faut prendre garde à ce qu’elle ne se transforme pas progressivement en colère."


Un chèque de 150 euros destinés à près d’1,5 millions de ménages


Le gouvernement va notamment mettre en place un guichet 'Cohésion numérique' doté de 100 millions d’euros
, pour répondre à cette "colère ". Cette nouvelle enveloppe financera un chèque de 150 euros destinés à près d’1,5 millions de ménages, les plus isolés géographiquement, pour qu’ils puissent se payer des technologies de très haut débit autre que la fibre optique (boucles radio, satellite, 4G fixe…). Ce plan confirme et précise l’objectif fixé par Emmanuel Macron en juillet en matière d’Internet fixe : haut débit pour tous à partir de 2020, soit 8 mégas par seconde (un film téléchargé en une heure), et très haut débit en 2022, soit au moins 30 mégas par seconde.


Hors les 1,5 millions de foyers en zone très isolée, les 33 millions de ménages restants doivent eux avoir accès progressivement d’ici 2022 à la fibre optique (100 mégas par seconde, 10 millions de foyers éligibles actuellement), selon le projet de l’exécutif.

Pour les 19 millions de foyers en zone urbaine ou périurbaine, les plus faciles à raccorder, les opérateurs privés (Orange, SFR, Bouygues, Free…) sont à la manœuvre pour qu’ils soient éligibles à la fibre d’ici 2020, sous surveillance de l’État. Pour les 13 millions de foyers en zone rurale, l’exécutif compte sur deux leviers : pour 3 à 4 millions d’entre-eux, le gouvernement veut recourir à des opérateurs privés, via des "appels à manifestations d’engagements locaux", avec peu ou pas de subvention publique. Ces appels doivent être lancés en janvier et bouclés en juillet, selon le gouvernement.Le second levier, pour 9 millions de foyers, passe par les réseaux dits "d’initiative publique". Face à la frilosité des opérateurs privés dans beaucoup de zones peu denses, de nombreuses collectivités locales ont en effet lancé elles-mêmes ces projets, financés à environ 50 % par des fonds publics.
Des "discussions" avec les opérateurs pour la téléphonie mobile


Concernant la téléphonie mobile, le gouvernement souhaite la généralisation de la 4G et une amélioration de la couverture, via la création de "nouvelles obligations pour les opérateurs" dans les zones d’habitation, les principaux axes de transport et les zones touristiques. A l’heure actuelle, les cartes de couverture montrent que moins de 60 % du territoire et moins de 90 % de la population disposent d’une très bonne couverture.
"Ma responsabilité, en tant que chef du gouvernement, c’est de m’assurer que 20 ans après l’invention du mobile, les Français disposent d’une couverture acceptable, a dit Édouard Philippe. Nous avons donc engagé des discussions avec les opérateurs. J’espère que nous les conclurons d’ici Noël; ce serait un beau cadeau."

L'Etat, actionnaire majoritaire chez Renault, va s'implanter dans la presse à Challenges

Le constructeur automobile se diversifie !...

Renault (40%) - et l'Etat (15,01%) - mettent un pied historique dans la presse 

Renault investit dans la presse mais le montant de sa mise au pot n'a pas été dévoilé. Le constructeur automobile va prendre une participation de 40% dans le groupe Challenges, qui édite le magazine économique du même nom et plusieurs autres titres, ont annoncé ce mercredi 13 décembre les deux groupes dans un communiqué. 
Renault   dans la presse avec cette entrée au capital du magazine économique, qui connaît de graves difficultés budgétaires mais dont les ventes se sont redressées ces derniers mois, après un plan d'économies et le départ de plusieurs journalistes. 

Renault justifie cette union contre nature par le développement de la voiture autonome 

La voiture autonome va "libérer du temps utile aux utilisateurs" et leur permettre de lire à bord, explique l'acquéreur dans un communiqué. "Ce projet s'inscrit pleinement dans la stratégie du Groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés de qualité et à améliorer l'expérience de ses clients", affirme le patron de Renault, Carlos Ghosn, dans un communiqué relayé par BFM Business, plongé dans l'embarras depuis sa liaison tumultueuse avec  Patrick Drahi.

La voiture serait ainsi le "kiosque du futur", ironise Le Figaro. 
Le groupe automobile va investir 5 millions d'euros dans le groupe Sophia, précise ce quotidien. Avec le magazine économique, Sophia regroupe les titres Challenges : Sciences & Avenir, Historia, Histoire et La Recherche.
Concrètement, les deux groupes vont travailler à la création de contenus premium, sous forme audio ou vidéo, s'appuyant sur les articles de fond de Sciences & avenir, d'Historia ou de Challenges. "Cet accord a une vocation mondiale. Les articles seront traduits dans toutes les langues des pays dans lesquels nous vendons des voitures", s'est emballé Carlos Ghosn. Privatisée en 1996, la société par actions simplifiée Renault-Nissan, premier vendeur mondial de voitures, est en effet présent sur tous les continents.

L'entrée de Renault au groupe Challenges n'a pas été une évidence. 
Si, du point de vue de Claude Perdriel, l'opération est aujourd'hui présentée comme "logique" - seulement parce qu'il cherchait un autre actionnaire depuis plusieurs années en vue de préparer sa succession -,  Presse News révèle que des discussions ont d'abord eu lieu notamment avec Les Échos, qui appartient au groupe LVMH. Selon la lettre de l'Expansion, des négociations ont par la suite été menées avec le propriétaire du groupe Atalian, et actionnaire de La Tribune, Franck Julien.
Le Koweit entre au capital de la maison de presse Challenges par la fenêtre du garage. Il est en effet le plus gros investisseur de Daimler, lequel détient  plus de 3% de Renault.

De son côté, le propriétaire de Challenges, Claude Perdriel, a expliqué cette cession par la mauvaise situation financière de la presse. Il aurait été séduit par les plans sur la comète du constructeur automobile, un "projet révolutionnaire" de Renault : "mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault.
Selon l'homme d'affairesl, "l'automobile devient à son tour un outil de partage de la presse", comme le sont devenus les téléphones portables. Et le patron de presse gauchiste de rêver: "Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d'auditeurs potentiels."

Pourquoi Challenges "accueille" Renault dans son capital, selon Claude Perdriel

Claude PerdrielSa danseuse a offert au patron du magazine un éditorial.
Sous le titre "révolution", le propriétaire gauchiste qui a réussi en affaires dans le sanibroyeur, explique que "la situation financière de la presse est mauvaise, assurant que ses soucis personnels à Challenges sont également ceux de l'ensemble du secteur de l'information. On peut même s’interroger sur son avenir", dramatise le nonagénaire de 91 ans. Et de poursuivre sur le thème du pluralisme de l'information. "Pourtant un pays qui perdrait le pouvoir d’exprimer librement une opinion ou les conclusions d’une enquête cesserait d’être démocratique." 

Le magazine Challenges échappe encore à cette fatalité [de mort], assure-t-il. 
En 2017, ses ventes, son audience (sur papier et le web) et son chiffre d’affaires publicitaire ont augmenté. Avec 4 mensuels - Sciences & Avenir, La Recherche, L’Histoire et Historia -, il forme un groupe indépendant, unique, consacré à la diffusion de la connaissance et du savoir. 
"Mais les nuages noirs s’amoncellent", observe-t-il. Les marchands de journaux, ruinés, ferment. La coopérative qui nous distribue ne peut plus payer l’intégralité de notre dû. Sur internet, pour accepter de diffuser nos contenus, les grands groupes et les principaux intermédiaires prennent jusqu’à 70 % de nos recettes publicitaires, explique le gauchiste. Il y avait donc des raisons de s’inquiéter. 

Et puis, début septembre 2017, Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault, nous a proposé un projet révolutionnaire : mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault. Cette idée lui est venue en réfléchissant aux développements de la voiture électrique et de la voiture autonome connectée. 

Ces avancées peuvent aussi profiter dès maintenant à l’ensemble des modèles. 
"Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés et à améliorer l’expérience de ses clients ", nous a-t-il expliqué. Cette idée, si innovante, s’est imposée à nous, sur le champ, comme une évidence. Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d’auditeurs potentiels. 

Nous avons donc accepté cette proposition. 
Renault, en charge de l’innovation technologique, prend 40% de notre groupe et s’engage à respecter notre indépendance éditoriale. Détenteur de 60 % des parts, je reste garant de celle-ci. 
Il convient toutefois de tempérer ce bel enthousiasme et rappeler que Perdriel a déjà dû se séparer du groupe L'Obs cédé à 66 % des actionnaires du Groupe Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le Groupe Perdriel, appartenant au fondateur du titre, Claude Perdriel ne sauvant que 34%.
"L’avenir s’éclaire, il devient passionnant, poursuit Perdriel. Les journalistes verront leur travail récompensé par une audience multipliée. Après les smartphones, qui nous ont ouvert de nouveaux débouchés via les kiosques numériques, l’automobile devient à son tour un outil de partage de la presse, sous forme de nouveaux contenus, évidemment. C’est une transformation totale, un développement dont nous vous ferons profiter, chers lecteurs. [sic] 
"Dans ma vie, j'ai dû céder deux fois des journaux pour des raisons financières: le Matin de Paris puis le Nouvel observateur. Instruit par ces expériences, je ne souhaite pas vendre ou prendre d'actionnaires".
"Vous pouvez nous faire confiance pour défendre, comme toujours, la qualité de votre magazine."  
Ainsi soit-il.  

Alstom: Macron met Montebourg hors de lui

GE ne respecte pas l'accord sur l'emploi, assure Montebourg

Nono n'a pas pris les garanties suffisantes et la France se fait berner

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Le géant américain de l'industrie General Electric (GE) ne respecte pas ses engagements sur l'emploi pris lors de l'accord de rachat en avril 2014 du pôle énergie d'Alstom, a dénoncé l'ancien ministre (2012-2014) de l'Economie Arnaud Montebourg, mercredi 13 décembre 2017, lors d'une audition à l'Assemblée. Il y a trois ans, le groupe Alstom avait vendu sa branche énergie, soit 70% de ses activités, l'Etat français en conservant 20%.
Le 4 novembre 2014, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron (août 2014-août 2016), autorisa l’investissement de General Electric dans Alstom.

Il y a deux ans, pour obtenir l'aval du gouvernement français au rachat du pôle énergie d'Alstom,
GE s'était engagé à créer 1.000 emplois nets en France d'ici à la fin 2018, sous peine d'une pénalité de 50.000 euros par emploi non créé.

En octobre dernier, l'ex-ministre du Redressement productif avait déjà exprimé sa colère devant des salariés de GE Hydro, branche du géant américain de l'énergie qui prévoit de supprimer 345 des 800 postes du site GE Hydro-Alstom de turbines hydroélectriques installé à Grenoble. Pour l'ancien patron de l'Industrie , "il reste quinze jours pour que l'État rachète les actions qu'il loue à Bouygues au sein d'Alstom". Et s'il ne le fait pas, il se prive de facto de juteux dividendes, polémiquait l'ancien ministre.
"Je ne peux pas considérer que l'accord a été respecté, puisqu'il y a déjà des pertes d'emploi qui ont été observées et donc le gouvernement doit faire respecter l'accord", a jugé Montebourg lors de son audition à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête sur la politique industrielle.

En novembre, le solde était négatif de 590 postes, a récemment indiqué le président PS de la commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l'Etat. 

"Les accords qui sont déloyalement exécutés doivent être sanctionnés et l'Etat a les moyens de le faire aujourd'hui", a encore jugé l'ancien élu, ajoutant que "c'était la première fois" que le gouvernement "avait trouvé un accord avec une sanction". 

Celui qui a préféré claquer la porte du gouvernement à l'arrivée de Manuel Valls,
Image associéeplutôt que de poursuivre son action, juge "utile" d'imposer à l'avenir "la nullité de l'accord" par "rétroactivité, en cas de manquement aux engagements.

Théoricien du patriotisme économique ressorti de sa retraite politique pour préserver l'emploi industriel qu'il avait livré aux mains du banquier Macron, ce partisan des nationalisations a également proposé que le gouvernement rachète les co-entreprises dans l'énergie entre Alstom et General Electric.
"Alstom peut racheter jusqu'en 2019 les activités (...) de la co-entreprise Alstom General Electric Renewable, qui comprend les turbines pour les barrages et l'énergie éolienne, et "dans laquelle figure l'entreprise GE Hydro", a-t-il assuré.

Un ministre négligent devenu président

Nono Montebourg a rappelé que le portefeuille d'Alstom, outre son activité ferroviaire, comprend "trois co-entreprises qui pèsent des milliards avec des droits de veto du gouvernement français". Les actions prêtées par Bouygues, 20%.

Ces co-entreprises seront vendues, révèle l'ancien ministre socialiste, citant le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge.
"Je propose que le gouvernement se débrouille pour faire un accord de place avec l'ensemble des investisseurs pour racheter ces entreprises qui sont très profitables", a encore déclaré Montebourg. D'autant qu'une autre co-entreprise comprend les activités de turbines liées au nucléaire.

Macron, prognathe au regard louche
Plus largement sur l'application de l'accord de vente de 2014, l'ancien ministre s'est dit "extrêmement choqué de l'absence de suite tant du côté d'Alstom que du côté du gouvernement".
Nono Montebourg a aussi rappelé que le décret qu'il a lui-même pris le 14 mai 2014, en pleine affaire Alstom, donnait à l'Etat des moyens de s'opposer à des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques français. "Je regrette qu'il n'ait plus servi après (...). Il faudrait revitaliser ce décret", a-t-il lancé.

Selon lui, "nous ne pouvons plus nous permettre d'accepter de vendre très facilement nos entreprises". "Pour retrouver le niveau de production industrielle dans notre pays, il faudrait mener la même politique pendant 10 à 15 ans, après les dégâts considérables de la crise de 2007-2008", a-t-il expliqué, faisant ainsi la leçon au président Macron.

La commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l'Etat auditionnera jeudi la présidente de General Electric France, Corinne de Bilbao, et le PDG d'Alstom.

Une députée LREM s'en prend à une association d’intérêt public

La députée macronienne attaque le centre médico-sportif qui l'employait
Députée LREM du Maine-et-Loire depuis juin, Nicole Dubré-Chirat n'a pas tardé pour user de son nouveau statut

L'admiratrice de Macron réclame 13.000 euros d’indemnités au centre médico-sportif d’Angers (CMS), où elle complétait sa retraite de cadre de santé depuis six ans. Elle est la seule, parmi les 11 médecins et trois infirmières, tous retraités, à contester son licenciement. La requête du 13 septembre a été examinée le jeudi 30 novembre par le conseil des prud’hommes.

Quand le CMS ferma, après que la Ville d’Angers ait trouvé un accord avec le CHU pour assurer la même mission et économiser les deniers publics, début septembre, Nicole Dubré-Chirat perçut ses indemnités de licenciement : 3.900 € nets. Elle en veut 13.000 €.

"Au début, on a cru que c’était une blague", confie Philippe Soucheleau, président bénévole depuis 2008. "Le 24 octobre, elle a envoyé un courrier en recommandé au CMS pour réclamer 13.000 euros d’indemnités. Ce serait quelqu’un de lambda, ce serait incroyable. Mais, de par sa fonction d’élue, c’est encore plus choquant car c’est une association qui fonctionnait avec des deniers publics." L'association reçoit une subvention de la Ville d’Angers, socialiste jusqu'en 2014, quand la dame a été embauchée.

"C’est uniquement politique," explique Philippe Soucheleau, ancien président du CMS, pour qui cette demande est "une trahison". Elle estime que le CMS a été fermé de façon brutale; elle veut faire payer la Ville, et à travers elle, Christophe Béchu (maire d’Angers, DVD). Or, la mairie a fait ce qu’il fallait." Et de souligner que l’actuelle députée est "la seule des quatorze salariés licenciés" à contester ces indemnités.

Demandera-t-elle des indemnités quand ses électeurs s'en débarrasseront ?

A l’Assemblée nationale, le 12 juillet.
Deux paires de lunettes différentes
"Je ne suis pas naïve au point de savoir que quand on devient publique, le cloisonnement est un peu difficile, mais c’est une affaire privée antérieure à mon investiture et à mon élection", répond la députée, rappelant que la dissolution de l’association remonte au 24 avril. 

"Elle ne mérite pas cet argent"
"J’ai déposé une requête auprès des prud’hommes uniquement par rapport au contrat de travail et au respect du droit. Je ne veux pas qu’on dise que je réclame des cents et des mille", ajoute-t-elle. "8.726,02 euros, en l’occurrence", précise son avocat, en y ajoutant "des dommages et intérêts pour le retard et l’indemnisation de ses frais d’avocat."
"Mon contrat de travail précisait noir sur blanc que je devais travailler 10 heures par semaine, 40 heures par mois, hormis les vacances scolaires", argumente Nicole Dubré-Chirat qui précise qu'elle n'était pas bénévole.

Un Centre médico-sportif a vocation à fournir des certificats médicaux aux sportifs, gratuitement, soit environ 2.500 certificats médicaux par an : le CMS d'Angers fonctionnait... "Le principe, c’était la souplesse, on s’adaptait à la demande," explique la députée investie par la LREM.

"C’est dévastateur sur le plan politique". 
Cerise sur le gâteau, jusqu’à sa démission en septembre, Dubré-Chirat était par ailleurs, présidente du conseil interdépartemental de l’Ordre des infirmières du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne.
L'indignation populaire qui commence à soulever une tempête médiatique devrait laisser des traces. 
Cette personne est membre LREM de la Commission des lois, membre de l’Observatoire de la laïcité . 

Quel est le montant des indemnités de cette députée,
outre sa pension de retraite ?
L’indemnité parlementaire comprend trois éléments : l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction.
L’indemnité parlementaire de base est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’Etat. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie "hors échelle ".
En outre, les parlementaires reçoivent, par analogie avec le mode de rémunération des fonctionnaires, une indemnité de résidence. Celle-ci représente 3 % du montant brut mensuel de l’indemnité parlementaire de base.
A ces indemnités vient s’ajouter une indemnité de fonction égale au quart de leur montant.
Depuis le 1er février 2017, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
– indemnité de base : 5.599,80 € ;
– indemnité de résidence (3 %) : 167,99 € ;
– indemnité de fonction (25 % du total) : 1.441,95 €.
Soit brut mensuel, 7.209,74 €.
Quand la moralisation de la vie publique se met-elle en marche ?
 

mercredi 13 décembre 2017

Urvoas, le garde des Sceaux qui viole le secret de l'enquête pour Solère

Le ministre PS de Hollande aurait informé Thierry Solère d'une enquête le concernant

Le journal Le Monde est affirmatif

Entre les deux tours de l'élection présidentielle, l'ancien ministre de la Justice aurait transmis au député LREM (ex-LR) une note confidentielle décrivant l'avancement de l'enquête préliminaire pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d'influence le concernant, révèle le Canard enchaîné ce mercredi.

"Signé 'Amitiés, Jean-Jacques Urvoas', le message a été retrouvé par les flics qui, le 26 juin, ont perquisitionné le domicile de Solère", précise le journal d'extrême gauche.

Frère Solère aurait sollicité les confidences du Frère Urvoas

Le journal Le Monde n'utilise pas le conditionnel

Le franc-maçon arriviste se serait ouvert à son frère arrivé garde des Sceaux   pour "savoir où en étaient ses déboires", alors qu'entre les deux tours de l'élection présidentielle de mai 2017, il espérait intégrer le gouvernement. Toujours selon le Canard, "Emmanuel Macron pense (ou laisse penser à l'intéressé) qu'il [Solère] pourrait prendre le portefeuille de l'Intérieur".
Solère a été initié à la Grande Loge Nationale Française (GLNF) le 10 décembre 1998 et a fréquenté la loge de la Province maçonnique 'Lutèce'. Pour l'Intérieur, Macron choisira un autre maçon, Gérard Collomb (GODF).

L'ancien ministre de la Justice aurait prudemment utilisé la messagerie cryptée Telegram pour effectuer le transfert à l'élu la note confidentielle qui a été rédigée à son intention par la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG). 
Mais si le ministre en exercice est prudent (membre du Grand Orient de France, le député de Quimper a le goût du secret), l'ambitieux Thierry Solère va précieusement - mais imprudemment - stocker le document sur son téléphone. "C'est délirant: ces mecs jouent aux espions en utilisant des messageries soi-disant secrètes, et ils se font prendre comme des bleus!", aurait déclaré l'informateur du Canard enchaîné, un enquêteur. Une investigation facile...

Pour Thierry Solère, un message "neutre", en toute bonne foi !

Le journal satirique s'est vu confirmer ces informations par le procureur de Nanterre, Catherine Denis, qui les a transmises à Jean-Claude Marin, le procureur général près la Cour de Cassation, "lequel pourrait enclencher une procédure pour violation du secret professionnel devant la Cour de justice de la République".

"Solère confirme", précise Le Canard enchaîné. Si les avocats du député de la majorité confirment bien l'existence d'un message adressé à leur client par Jean-Jacques Urvoas (sectaire qui traquait les photos de croix celtiques), le contexte est bien différent: Thierry Solère raconte qu'il ne s'agit que d'une petite conversation avec l'ancien garde des Sceaux, alors qu'il vient de saisir la justice d'une enquête pour diffamation, car le contenu détaillé de l'enquête préliminaire le concernant a fuité dans la presse. 
"C'est dans ces conditions que le ministre lui a adressé un message qui, de façon neutre et objective, confirmait l'existence du contenu de l'enquête en cours, d'ores et déjà rendu publique, sans se prononcer sur les suites qui en seraient données», rapporte le journal "satirique" de déstabilisation de la République.

mardi 12 décembre 2017

France Télévisions : motion de défiance des journalistes contre la présidente

PDG de France Télévisions nommée par Hollande via le CSA, Delphine Ernotte, sur un siège éjectable

Seules les féministes regretteront peut-être Ernotte-Cunci, première femme à diriger France Télévisions, sa principale caractéristique 

La perspective de nouvelles suppressions de postes dans le secteur de l'information en 2018 a mis le feu aux poudres. Les journalistes des rédactions nationales devaient procéder au vote d'une motion de défiance, ce mardi 12 décembre.  

Cinquante millions d'euros, c'est le montant des économies imposées par l'Etat service public de France Télévisions en 2018. La société des journalistes (SDJ) de France 2 n'apprécie guère la gestion de la crise par la direction et organise donc ce vote de défiance. 

Cette motion a été soumise mardi à l'ensemble des rédactions du groupe (France 2 et 3, franceinfo, franceinfo.fr et le service des sports), avec l'appui de leurs SDJ respectives. Le vote est organisé de 9h à 19h et son résultat devrait être connu en début de soirée.

Une seconde motion de défiance contre la direction de l'information a été repoussée. 
En revanche, une seconde motion de défiance contre la direction de l'information du groupe (pilotée par le successeur de Michel Field à la direction de l'info, Yannick Letranchant, dont il faut savoir que la potiche Sophie Le Saint est l'épouse, pour le cas où vous vous ne parveniez pas à comprendre comment elle peut aujourd'hui être présentatrice inamovible des journaux de "Télématin" sur France 2) a été repoussé lors de l'AG par une large majorité, selon la même source.

La direction du groupe est aussi engagée dans un plan de suppression de 500 postes d'ici à 2020. 
Pour y arriver, le choix de la direction de France Télévisions s'est tout d'abord porté sur les moyens des magazines d'investigation 'Complément d'enquête' et 'Envoyé spécial' présenté par Élise Lucetjugés radicaux à la suite de plusieurs polémiques, sans compter 'Cash investigation', présenté par la cumularde Élise Lucet, pourtant également controversé.
Une décision de fusion a fait bondir les journalistes, obligeant la direction à faire machine arrière. Mais les démentis n'ont pas suffi. 

Environ 250 journalistes de France Télévisions ont validé ce lundi, en assemblée générale, la mise au vote mardi d'une motion de défiance intitulée : "Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l'information à France Télévisions ?", à l'encontre de la présidente du groupe. 

L'extrême gauche durcit le conflit : grève, mercredi 

Trois importants syndicats du groupe, le SNJ-CGT (extrême gauche), FO et le SNJ (Syndicat national des journalistes, fondateur de l'Union syndicale Solidaires, trotskistes de SUD), ont lancé un appel à lune grève de 24 heures mercredi 13. 

Déjà affaiblie en interne, la PDGère du groupe doit aussi faire face au lâchage du président de la République. "L'audiovisuel public est la honte de la république", aurait lancé Emmanuel Macron devant des députés. Sans qu'on sache, à vrai dire, qui, de  la patronne  ou des journalistes politisés, étaient visés. 
Ces propos prêtés au président sont rapportés par l'hebdomadaire L'Express, mais démentis par l'Elysée. 

Une chose est sûre néanmoins, le président veut transformer radicalement et rapidement le paysage audiovisuel public françaisalors que le milliardaire Patrick Drahi est en situation de grande faiblesse le propriétaire franco-israélien du groupe L'Express, qui détient également Libération ou i24news - avec des visées sur le groupe NextRadioTV (la radio RMC et la chaîne d’info en continu BFM TV) -, outre Numéricable et SFR, ne parvient plus à financer sa dette.

Féministe, Delphine Ernotte est engagée pour l'égalité professionnelle homme-femme. 
Dans un entretien de 2012, elle déclara "Les femmes se demandent toujours si elles sont capables, il faut que ça change". Elle fait actuellement l'expérience qu'il ne suffit pas d'être une femme pour être capable.