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mardi 23 octobre 2018

#Pasdevague: des enseignants dénoncent "l'omerta" de l'Education nationale sur les violences aux profs

#Pasdevague: quand les "violences scolaires " cessent d'être un paravent pour les agressions contre les  enseignants 

Les enseignants refusent de se cacher derrière le sujet des violences scolaires

Elle ne paraît ni jeune, ni inexpérimentée;
son agresseur ne paraît pas avoir seulement 15 ans
et la photo ne montre pas l'énergumène qui lui fait un doigt d'honneur
(comme pour Macron, à Saint-Martin)
Mais les enseignants qui mettent en cause l'institution et se targuent de constituer des "équipes pédagogiques" sont ceux-là mêmes qui n'hésitent pas à dénigrer leurs collègues en difficulté avec des classes souvent réputées difficiles dont ils n'ont pas voulu, faisant valoir leur ancienneté,  lors de leur répartition en réunion de professeurs, discipline par discipline. Les cas sont nettement plus nombreux en section professionnelle qu'en section scientifique et moins répandus en maths ou physique qu'en seconde langue étrangère...

Ecoutons toutefois les professeurs vertueux, bien qu'ils soient souvent les mieux "couverts" contre les débordements adolescents, non seulement par leur enseignement fortement coefficienté au bac, mais aussi par le syndicat dominant et, de facto, par l'association amie de parents d'élèves. 

Depuis la révélation d'une vidéo d'un élève menaçant sa professeure avec une arme factice dans un lycée de Créteil, les vannes sont ouvertes. Sur les réseaux sociaux, les enseignants dénoncent, sous le hashtag ironique #pasdevague, la sous-estimation de la violence en milieu scolaire, mise sous le boisseau par de nombreux chefs d'établissements, selon leurs témoignages, aussi avec la complicité du corps enseignant et surtout celle des syndicats. Depuis 18 heures dimanche, plus de 35.000 tweets ont été publiés sous le hashtag. Les réseaux sociaux ont du bon, mais les avis politiques et syndicaux sont mitigés...

Face aux insultes et à la violence subies, nombre d'enseignants se sentent abandonnés en rase campagne er se réfugient sur Twitter pour témoigner.



Des centaines d'enseignants saisissent l'occasion de l'agression avec arme d'une collègue dans une classe de Créteil pour se saisir du tabou des violences faites aux profs

Cette omerta ancienne se fissure à la suite de campagnes contre les violences faites aux femmes. L'enseignante en sciences de Créteil est-elle bonne professeure ou mauvaise, là n'est pas la question, car les élèves en situation d'échec scolaire et sans référence familiale, notamment paternelle, en sont un pour elle, comme pour les autres, singulièrement ceux du quartier, une cause essentielle de violences, hors et dans l'établissement scolaire, celui-ci et bien d'autres. Mais cette fonctionnaire est désormais devenue intéressante, au même titre que les femmes victimes de violences conjugales ou de harcèlement ici ou là. Le cas des hommes est plus compliqué, car un professeur homme peut être agressé, s'il n'est ni homosexuel, ni noir, il ne peut espérer sensibiliser  à sa situation qui que ce soit, "équipe pédagogique", hiérarchie ou association, au nom d'une homophobie ou d'un racisme supposé. S'il est Blanc, l'élève noir a tout pouvoir sur lui, avec le soutien de la société entière, qu'elle reste silencieuse ou qu'elle se mobilise. Ne parlons même pas du migrant sub-saharien, oriental ou proche-oriental...

"C'est vous le problème"
"La phrase entendue par tous les profs un jour dans leur carrière, c’est 'Qu’est-ce que vous avez fait à ce jeune pour qu’il en arrive à ça?'", résume dans Le Parisien Jean-Rémi Girard, président du Syndicat national des lycées et des collèges (SNALC). 
"On [l'administration] vous fait comprendre que c’est vous le problème, ajoute Jérémy Destenave, enseignant de SVT en Dordogne et membre du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES). Et que vous pratiquez mal votre métier si vous subissez ça."

Beaucoup de professeurs mettent ces silences sur le compte du souci de la réputation des établissements, certains qualifiant l'Education nationale d'autre "grande muette" après l'Armée.
"Cacher les incidents sous le tapis, c'est préserver la réputation de l'établissement", explique Marie-Christine dans MarianneMalheureusement, ainsi, on donne le pouvoir aux élèves. Et nous ne sommes que plus vulnérables."
"Il existe une forme d'omerta", confirme la principale adjointe d'un collège de Seine-Saint-Denis, sous couvert d'anonymat, de peur  de représailles. "Un chef d'établissement n'a rien à gagner à signaler les problèmes de son collège ou de son lycée". En clair, il a tout à y perdre.

Ne pas faire de vagues, pour ne pas indisposer la collectivité

Quand réponses il y a, ce ne sont souvent pas les bonnes, estiment d'autres enseignants: "On a eu systématiquement droit à des mesures sécuritaires", raconte par exemple une prof du lycée Suger de Saint-Denis (93), théâtre régulier de violences. Et voici les raisons idéologiques qui font que rien ne bouge.

"La formation des enseignants a énormément régressé au cours des dernières années", juge aussi Agnès Renaud, professeure de lettres au lycée Paul-Eluard à Saint-Denis. On ne lui demande pas à quel syndicat elle adhère... Or les jeunes profs sont "jetés dans le bain" des collèges difficiles. Ce qu'elle ne dit pas - et que PaSidupes a dénoncé plus haut - c'est que ces professeurs d'extrême gauche - ou simplement de gauche, tout aussi vertueuse et exemplaire - perpétuent les inégalités entre collègues d'un même établissement. Ceux qui y sont ancrés et font la pluie et le mauvais temps : ils ne voient jamais un rayon d'espoir, mais le syndicalisme idéologique n'aime pas le soleil.  

Ensuite, "ça passe ou ça casse".
L'indignation suscitée a conduit le gouvernement à promettre un "plan d'actions". Un de plus ! Encore faudra-t-il qu'il ne soit pas catalogué "sécuritaire", car, l'émotion une fois retombée, la sécurité des profs peut attendre... Jean-Michel Blanquer "encourage" l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, a-t-il dit au Parisien lundi. Un "comité stratégique" - c'est comme les "cellules psychologiques, ça donne bonne conscience - doit se réunir cette semaine pour plancher sur une série de mesures.
Les téléphones portables, non; les armes de poing, oui !

Prix du diesel: provocation de Griveaux à la "fiscalité comportementale"

Le porte-parole du gouvernement pousse un peu loin le bouchon du réservoir d'essence...

Benjamin Griveaux donne un nouvel exemple du mépris du gouvernement pour les Français

Humoriste provocateur ou crétin prétentieux ?
Le porte-parole d'Edouard Philippe, déjà responsable de la limitation de vitesse à 80 km/h, croit pouvoir piéger ses concitoyens dans leurs contradictions supposées. A propos de la hausse du prix du diesel, il n'a pas hésité a lancer mardi que "quand on a aimé Nicolas Hulot, on assume d'avoir une fiscalité" destinée à faire évoluer les comportements des Français sur ce terrain.

Le prix du litre de gasoil "a augmenté de 26% en deux ans" et 1,53 euro le litre de ce carburant, "je sais que c'est beaucoup", a reconnu le macronien avec chauffeur, sur France 2.
Mais "ceux qui s'alarment de ça sont les mêmes qui, la larme à l'œil, nous disaient 'Nicolas Hulot s'en va, c'est terrible' ", a-t-il polémiqué, taclant les choix du ministre d'Etat démissionnaire et ex-n°2 du gouvernement, une "prise politique" dont se targuait l'exécutif.

"Les Français sont aussi responsables: quand on a aimé Nicolas Hulot, on assume d'avoir une fiscalité comportementale", a-t-il estimé. "On ne peut pas avoir dans notre pays un combat sincère pour l'écologie, contre le réchauffement climatique, et dire 'on ne change rien à nos comportements' ", a-t-il reproché.

La hausse du prix du diesel fait partie du programme du candidat Macron pendant la campagne pour la présidentielle, a maladroitement rappelé le porte-parole, alors que monte la grogne en France. 
Et de tenter de justifier la décision : si le gouvernement procède à un "alignement" du prix du diesel sur celui de l'essence, il met aussi "en face la prime à la conversion" des véhicules, "jusqu'à 2.000 euros par véhicule", se défend-il.
"L'Etat n'a jamais fait autant", a-t-il commenté, soulignant que "200.000 primes" à la conversion seront versées en 2018, soit "le double" de ce qui était prévu (100.000).

L'ancienne ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, a dénoncé la fiscalité sur le carburant

La socialiste a estimé lundi, que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire "cherche à justifier un matraquage fiscal par l'écologie", ce qui "n'est pas honnête".
Selon elle, cette hausse des taxes sur les carburants "n'est pas légale". "Le gouvernement ne respecte pas l'obligation" de l'article 1 de la loi sur la transition écologique de 2015 qui prévoit que "quand vous faites un centime de plus de fiscalité écologique, vous êtes obligés de baisser d'un centime ailleurs la fiscalité pour qu'il y ait une neutralité fiscale par rapport à l'écologie".

"Ségolène Royal serait bien inspirée de ne pas rentrer dans la démagogie", a rétorqué Griveaux, même si "elle semble entrer dans une phase de réintégration dans le champ politique pour préparer les élections européennes", a grondé mardi sur Europe 1 le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, élu MoDem.
"Ségolène Royal a été une de celles qui a porté l'accord sur le climat; elle devrait assumer aussi le fait qu'il faut faire des transitions même si elles sont difficiles", a-t-il ajouté.

Sur RTL, la députée LREM Amélie de Montchalin a abondé en estimant que si Ségolène Royal "a été une grande ministre de l'Écologie", elle est "aujourd'hui complètement décalée de la réalité de la transition". Or, "la réalité de la transition, c'est d'aider les ménages à faire évoluer leurs comportements", a-t-elle plaidé. Quitte à leur appliquer la triple peine : hausse du prix de l'essence, matraquage sur le diesel et ruralité, sans possibilité d'échapper à Bercy. 

La députée LREM fait aussi du tri politique sélectif... L'écologie punitive dénoncée par S. Royal, "c'est de faire des portails sur les autoroutes, ça a coûté 3 milliards d'euros à l'État et ensuite aujourd'hui on passe tous en dessous et on voit bien qu'ils ne fonctionnent pas", a-t-elle taclé en référence à l'écotaxe poids lourds qui avait finalement été abandonnée par Mme Royal en 2014, face à la protestation du mouvement des "bonnets rouges".

La chasse au gaspi serait-elle engagée au gouvernement?

lundi 22 octobre 2018

La presse serre les rangs face aux insultes de Mélenchon

Une vingtaine de rédactions solidaires condamnent les attaques de Mélenchon contre la presse

Cette presse est-elle pour autant irréprochable et respectable ?

Une vingtaine de sociétés de journalistes (SDJ) a apporté lundi son "soutien sans réserve" aux journalistes de Radio France, Médiapart et France 3, pris pour cible par le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le chef de file de LFI désigne les initiateurs de ses problèmes, la macronie : 
"Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de Mélenchon. "On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction", renchérit M. Bompard.

Les intouchables, extrême gauche politique et presse progressiste et révolutionnaire, rivalisent sur le thème de la respectabilité et du respect. "Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement, selon eux, ne déshonorent que leur auteur", estiment les organisations, dont l'Agence France-Presse,  dans un communiqué.

Après une enquête à charge - dont France Info s'est fait une spécialité autour de la tête de gondole Elise Lucet - sur des soupçons de surfacturation lors de la campagne présidentielle 2017, la "personne sacrée" du meneur de la France insoumise s'en est pris aux journalistes de la radio, les traitant d'"abrutis", "menteurs et tricheurs", ce qui a amené le groupe Radio France à annoncer samedi le dépôt d'une plainte. Ce sont des qualificatifs que l'on peut attribuer à l'excité (ainsi qu'à des Corbière ou Obono) par la pensée, mais qu'il n'est pas correct de jeter à la figure.


Le syndicat FO de Radio France a d'ailleurs annoncé samedi qu'il va porter plainte contre Mélenchon, alors que, le patron de ce syndicat, Pascal Pavageau, s'est lui-même rendu coupable de jugements cinglants sur 126 de ses propres cadres, fichés "bêtes", "francs-maçons", "complètement dingues", "niais", "anarchistes", "ordures", "homosexuels" ou "trotskistes"...

Le syndicat d'extrême gauche SNJ-CGT de Radio France s'est senti obligé de condamner des propos "inacceptables et dangereux".
"En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement", a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. "Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une 'haine juste et saine' et qui aurait mal interprété votre appel à 'pourrir' des 'abrutis', quelle serait alors votre réaction ?", a demandé la société des journalistes de Radio France. 
Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.

La toute nouvelle Alliance de la presse d'information générale, qui regroupe 305 journaux, a également condamné "fermement toutes les accusations et incitations à la violence formulées à l'égard des professionnels qui, chaque jour, exercent leur mission d'information avec une exigence toujours accrue et dans le respect d'un cadre légal et déontologique rigoureux".

Mélenchon a en outre dénoncé une violation du secret de l'enquête sur ses comptes de campagne par Mediapart

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Il a fustigé "l'ignominie" pour un article sur ses relations avec sa communicante Sophia Chikirou, patronne de la société Mediascop, soupçonnée des surfacturations.

Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant "les premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Le site affirme notamment que « plus de 12.000 euros en liquide" ont été découverts "au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis", mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était "présente" le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. "
Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle ", écrit Mediapart.

Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est " délicat", car elle relève de la vie privée, mais il "assume" d’avoir voulu "faire sauter le verrou d’une hypocrisie". Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent "en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné". D’autres media n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. "Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire", estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.


En représailles, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de France Info : 

"Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” ", a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi "d’abrutis". 
Dans une note de blog publiée dimanche, l'histrion a demandé "un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement".

Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonnerdu média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.

Il a également manifesté son mépris pour la journaliste de France 3 Véronique Gaurel dont il s'est moqué de l'accent, la semaine dernière, avant de s'excuser vendredi d'avoir blessé la régionale, en expliquant qu'il avait cru qu'elle-même se moquait de lui.

Les SDJ signataires du communiqué sont celles de 
Résultat de recherche d'images pour "Mélenchon stalinien"
M6, L'Express, France 2, Le Figaro, franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM TV, TV5 Monde, France 3 national, JDD, RTL, Le Point, France Inter, Radio France, Challenges, ainsi que les sociétés des rédacteurs de l'Obs, du Monde et d'Europe 1. On notera des doublons, puisque Le Monde, c'est aussi Télérama, et le JDD appartient au même groupe qu'Europe 1, outre pas moins de sept d'entre eux qui appartiennent au même service d'Etat...

Les Français manifestent non pas pour leur pouvoir d'achat, mais contre l'homophobie

A Paris, l'homophobie mobilise mieux que le chômage...

Au plus, 3.000 personnes ont manifesté contre l'homophobie, ce samedi

La mobilisation était organisée à l’appel de plusieurs associations, après une série d’agressions homophobes dans la capitale ces dernières semaines…

Elles ont défilé en scandant "stop aux LGBTphobies" et "pour le droit d'aimer librement". Partout et en tout lieu ? 
"C’est assez incroyable qu’en 2018 il y ait encore ce genre de problèmes et qu’on doive venir place de la République pour réclamer des droits", s'agace Benoît, 39 ans, venu témoigner sa "solidarité envers les victimes" et "mettre un coup de pression sur les autorités". "On ne peut pas encore aimer librement en France aujourd’hui", lui a fait écho Pierre, un Parisien de 40 ans à son côté.


Comme ces garçons, Olivia et Philippine, 25 et 26 ans, racontent avoir subi des "agressions verbales, des insultes", mais ne garantissent pas que leur attitude n'était pas provocante. Il y a "les parents qui tirent leur enfant de l’autre côté de la rue", ce qui dérange ces dames, ou celui qui les interpelle : "qui fait l’homme chez vous ?", ce qui présuppose des gestes suscitant aussi l'agacement. 

Ces personnes peuvent aimer librement, sans exhibitionnisme, ni prosélytisme, chez eux/elles, mais l'espace public n'autorise pas tout. Résultat : "on se restreint dans nos déclarations en public, on ne le fait que dans des lieux "safe", fermés", s'indignent-elles. Mais les hétérosexuels ne s'imposent-ils pas eux aussi des limites sociales ?

Plusieurs membres du gouvernement présents

L’une des dernières violences homophobes en date a eu lieu mardi. Guillaume Mélanie, président d’ 'Urgences Homophobie', une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d’un restaurant.
Présent à la manifestation, l’œil encore marqué par un coquard, il s’est félicité d’une " libération" de la parole. Après son agression, il avait posté sur Twitter une photo de son visage tuméfié. "Avant, on se culpabilisait, aujourd’hui on se montre", se félicite-t-il.

Le ministre juppéiste de la Culture, Franck Riester, qui a fait son coming-out, était lui aussi à la manifestation. Ostentation ? Il a rendu publique son homosexualité, tout comme le secrétaire d’Etat franco-marocain en charge du numérique, Mounir Mahjoubi, également présent au rassemblement, aux côtés du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Manquait-il Bruno Julliard ? Etaient-ils en couples ?

Une agression physique homophobe tous les 3 jours en France, selon SOS Homophobie

Homophobe ou non, toute agression physique est condamnable. Joël Deumier, président de SOS Homophobie, a réclamé d’urgence une "campagne nationale" spécifique de sensibilisation contre les LGBTphobies et que toutes les paroles LGBTphobes, qu’elles viennent "du Pape, de la Manif pour tous ou de Marcel Campion", soient "systématiquement" - aveuglement ? - condamnées par le gouvernement. "Il y a une agression physique homophobe tous les trois jours en France", a-t-il rappelé.

A Paris, les actes à caractère homophobe entre janvier et septembre sont en baisse de 37 % par rapport à 2017 sur la même période (74 faits constatés contre 118), selon la Préfecture de police. 

La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a récupéré la mobilisation, appelant mercredi à "un sursaut collectif" et invité les services de la Préfecture de police, du procureur de Paris, de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), ainsi que les associations à une réunion sur le sujet. 
Cette déclaration de la socialiste, qui récupère toutes les contestations, hormis sociales, n'a-t-elle pas des relents de populisme?


dimanche 21 octobre 2018

Première mesure de Castaner, démagogique

Si le nouveau ministre doit être enlevé, mieux vaudrait que ce fût maintenant...

Castaner a décidé de vivre dangereusement le reste de ses jours


Pour l'heure, Castaner ne risque pas d'être pris en otage...

Avec cette mesure populiste, dès sa prise de fonction, Christophe Castaner donne le ton de la démagogie que nous allons devoir subir. Il veut "mettre un terme" à "la protection à vie des anciens ministres de l'Intérieur" et la ramener à cinq ans après la fin de leurs fonctions.

Tout juste nommé, Christophe Castaner imprime ainsi son style d'ex-socialiste. Le nouveau ministre de l'Intérieur a dévoilé sa feuille de route dans un entretien publié dimanche 21 octobre par le Journal du Dimanche, un journal bien en cour. 


Propriété de Lagardère Active, filiale du groupe Lagardère, son directeur de la rédaction est Hervé Gattegno, journaliste apprêté passé par Le Méridional, quotidien régional marqué à droite, avant de rejoindre Le Nouvel Observateur, marqué à gauche et de se poser au centre, girouette opportuniste aux orientations déterminées en fonction du pouvoir en place : on l'a dit proche d'Arnaud Montebourg quand il était à Bercy, mais il sera macronien tant que se maintiendra la cote de l'ex-banquier, déjà bien basse à 29%. Il est marié à la rédactrice en chef du magazine féministe Elle, propriété du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, après avoir appartenu jusqu'en avril 2018,au ...Groupe Lagardère !


Au cours de cet entretien, Casta a évoqué sa volonté de mettre en place "rapidement" une "réforme symbolique" et non pas essentielle : la suppression des protections à vie des anciens ministre de l'Intérieur. "La protection cesserait cinq ans après la fin des fonctions, sauf bien sûr si une menace persistait. Je consulterai ces prochaines semaines mes prédécesseurs", a-t-il déclaré. Une "réforme" qui augure mal des grandes et vraies réformes à venir, celles-là.
A l'heure actuelle, quelle que soit la durée de son passage à la place Beauvau, tout ancien ministre de l'Intérieur, bénéficie d'une protection rapprochée. Celle-ci est assurée par quatre officiers de sécurité issus des 1.260 agents du Service de la protection (SDLP), note Le Parisien. Ces personnes sont à la disposition de l'intéressé 24 heures sur 24. Ainsi, rappelez-vous, si vous pouvez, le socialiste Matthias Fekl ne l'a pas été deux mois (exactement 1 mois et 19 jours)... Et Manuel Valls, est-il ainsi encore protégé par des policiers français, en Catalogne ? 

Avec cette "réforme", des économies sont à prévoir

La protection d'une personnalité coûte environ 71.000 euros par an et par fonctionnaire. L'ancien secrétaire général de La République en Marche y voit aussi un geste fait en direction des policiers, agacés par les gardes statiques, des tâches indues de plantons. 
Ces dernières années, les fonctionnaires de police ont souvent exprimé leur grogne concernant des missions de surveillance et des formalités administratives qui leur sont assignées, alors qu'il ne s'agit pas de leur cœur de métier.

Dans son entretien, Christophe Castaner adresse d'autres signes à ses troupes, le coucou s'appropriant notamment une "réforme" mesure prise par son prédécesseur, Gérard Collomb, la hausse de 3,5% du budget de son ministère.

C'était sa "feuille de route" !

Affaire Benalla : le certificat médical du manifestant brutalisé a été antidaté

Les médecins qui délivrent des certificats médicaux de complaisance, ça existe donc ?

La gentille médecin aurait accepté d'antidater un certificat

Le document daté du 11 mai aurait en réalité été établi au mois de juillet, en toute conscience, alors que la révélation du scandale des violences commises par Benalla avait paru dans les media.

C'est un document favorable à l'Elysée comme à son salarié. Le certificat médical remis à la justice par le couple de manifestants qui a déclaré avoir été blessé par Alexandre Benalla, le 1er mai 2018, serait un faux, selon les informations du dimanche 21 octobre, publiées par le JDD, propriété du Groupe Lagardère Active: info ou intox, Paris Match, Public ou Europe1, appartenant au même propriétaire, n'émettront aucun soupçon de manipulation de l'enquête.

Le médecin qui a rédigé le document aurait avoué aux policiers l'avoir antidaté, poursuit l'hebdomadaire. Objectif ? "Laisser croire que l'examen du jeune homme, Georgios Delikaris, suivait de peu son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de Macron, durant les incidents du 1er mai à Paris", écrit le JDD.

L'objectif est de donner à croire que l'examen de Georgios Delikaris avait été effectué quelques jours après son interpellation musclée par l'ex-garde du corps de l'Elysée et filmée place de la Contrescarpe à Paris et donc d'étayer la thèse de câlins administrés par Benalla.

Le médecin assume contre sa déontologie professionnelle, mais pour "raison d'Etat" ?

Selon ce document établi par un généraliste de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) et daté du 11 mai, le médecin diagnostiquait "une cervicalgie", signalait "des traces de coups sur la poitrine et une raideur cervicale". Le 22 juillet, l'ancien intime du président Emmanuel Macron avait été mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire de travail" (ITT), sur la base des images le montrant en train de rudoyer un couple en marge d'une manifestation du 1er-Mai place de la Contrescarpe à Paris. Qualification qu'il fallait démonter : la révélation du media de Lagardère y contribue...
Hervé Gattegno, directeur de la rédaction du JDD, est -il capable de cette forfaiture ? Il a révélé plusieurs scandales, notamment politico-financiers, mais singulièrement visant la gauche (l’implication de Roland Dumas dans l’affaire Elf), la publication des carnets du général Philippe Rondot ou encore le témoignage de l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bechir Saleh.Dans le cadre de l’affaire Bettencourt, ce dernier a divulgué des enregistrements du majordome de la milliardaire, Pascal Bonnefoy, que la justice retiendra comme élément à charge contre plusieurs membres de l’entourage de Liliane Bettencourt. Poursuivi pour "atteinte à l'intimité de la vie privée", il a été relaxé le 12 janvier 2016 par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Le médecin peut donc compter sur la reconnaissance de la justice macronienne.
Le 25 juillet, l'avocat de Georgios Delikaris et de sa compagne écrivait à la juge d'instruction pour se constituer partie civile en leurs noms et réclamer et aggravation des charges pesant sur Alexandre Benalla. L'avocat insistait alors sur "une violence grave et excessive de M. Benalla, à l'encontre de M. Delikaris", s'appuyant sur le certificat médical, soit des "constations effectuées le 11 mai, dix jours après la commission des faits poursuivis". Il avait produit à cet effet le document du médecin généraliste traitant de Georgios Delikaris, qui évaluait à six jours les ITT (interruption temporaire de travail) du jeune extrémiste.

"Je reconnais mon erreur," avoue - sereine - la généraliste

Pourtant, cette femme-médecin a affirmé aux enquêteurs ne pas avoir délivré de certificat médical le 11 mai. Mais elle fait état d'une seconde visite. "Il est venu me voir le 23 juillet en m'expliquant qu'il était impliqué dans l'affaire Benalla et que son avocat lui demandait un certificat médical. (...) Je le reçois rapidement dans l'après-midi et je lui fais le certificat que vous avez", se souvient-elle, selon des propos rapportés par le JDD. Concernant "les traces de coups sur la poitrine", maintenant elle évoque plutôt "des égratignures"

Un certificat médical sans examen, sur simple déclaration ?
"Le patient déclare avoir été victime d'une agression le 1er mai avec coups et blessures et traumatise crânien". Selon son orientation politique, cela peut suffire ! "Il me dit avoir pris plusieurs coups (pieds et matraques)", écrit le médecin dans ce certificat semblant relater un examen effectué le 11 mai, mais établi en réalité après les révélations du Monde du 18 juillet. 
"Je n'aurai jamais dû rédiger ça à la va-vite, c'était un lundi et une grosse journée pour moi. Je n'ai pas pris conscience de l'ampleur médiatique autour de mon patient. Je reconnais mon erreur", a-t-elle fait ajouter sur son procès-verbal. 

Une deuxième visite médicale, le 14 mai
Concernant les anti-inflammatoires que prenait Georgios Delikaris, présentés par l'avocat comme prescrits "face à la persistance des douleurs" dont Alexandre Benalla était le responsable, ils auraient, selon le témoignage du médecin, été prescrits le 14 mai, alors que le patient s'était présenté à son cabinet pour des douleurs au dos. Celui-ci n'établissait alors aucun lien avec les événements du 1er mai et affirmait s'être bloqué le dos la veille, précise le médecin. Sur l'arrêt de travail de six jours fourni par le médecin, il serait effectivement écrit, selon le JDD : "s'est bloqué le dos depuis hier en prenant sa douche"...


Parties civiles dans ce dossier, le couple a été auditionnés le 19 septembre par les juges d'instructions. Devant les magistrats, ils ont reconnu des jets de projectiles - une carafe d'eau et un cendrier - vers sur les CRS, à l'origine de leurs interpellations musclées. Placés en garde à vue pour ces faits, le 2 octobre, ils sont convoqués au tribunal correctionnel pour être jugés pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Outre les violences en réunion, Alexandre Benalla est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel". Il a été interrogé pour la première fois sur le fond par les juges d'instruction le 5 octobre au tribunal de Paris.

Aucune de ces déclarations multiples et contradictoires des victimes n'est faite sous la foi du serment et passible . Les deux activistes n’avaient pas menti à la police sur leur identité, contrairement à ce qu’avait affirmé le préfet de police Michel Delpuech, directeur de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), lors de son audition le 23 juillet.
Quant à Laurent Simonin, chef d’état-major à la Préfecture de police, il avait assuré (dans des textos adressés à Alexandre Benalla) que le jeune homme avait "donné un nom bidon… celui d’un basketteur de Salonique". 

En cas de soupçon de faux témoignage, le Parquet peut être saisi par "un président de la commission ou, lorsque le rapport de la commission a été publié, à la requête du bureau de l’assemblée intéressée", comme le prévoit l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires. Le témoin est alors passible de "cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende", comme le prévoit l’article 434-13 du Code pénal.

Les deux activistes sont en revanche tranquilles et la généraliste n'a pas grand chose à craindre de l'Ordre des médecins.
Toutefois, une première sanction pour faux témoignage est tombée en 2017, à l'encontre du pneumologue Michel Aubier, condamné à six mois de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende, pour avoir caché aux sénateurs qu’il était payé depuis 1997 par Total, lors d’une audition parlementaire en 2015. "C’est un jugement historique et symboliquement fort. Pour la première fois en France, la justice avait condamné une personne pour "faux témoignage" devant la représentation nationale.

Info ou intox ? La compagne de Benalla, salariée de En Marche!...

Dans la famille Benalla, je demande aussi le frère, pourquoi pas ?

La compagne d'Alexandre Benalla serait, elle aussi, salariée de "La République en marche"...

L'info selon laquelle Aurore Bergé serait l'heureuse élue
est donc une 'fake news'...
Quel est son emploi? Et pour quel salaire mensuel ?
Dans  une enquête sur Alexandre Benalla publiée dans son numéro paru jeudi 18 octobre, Valeurs Actuelles consacre plusieurs pages à l'ancien collaborateur favori d'Emmanuel Macron, mis en examen, fin juillet, pour des soupçons de violences et d'ingérence dans l'action de la police après avoir été filmé en train de tabasser deux manifestants d'extrême gauche, place de la Contrescarpe à Paris, à la suite de la manifestation du 1er mai dernier.

"C'est une information qui n'a jamais été révélée. Objet de beaucoup d'attentions lors du déclenchement de l'affaire (...) sa compagne Meryem (...) a fait l'objet des rumeurs les plus folles. A tel point que certains se sont demandé si elle existait vraiment (...) Et, nous l'avons découvert, elle est salariée de La République en marche."

La jeune femme avait déjà fait parler d'elle 

Il y a quelques mois, elle devait épouser Alexandre Benalla, le 21 juillet dernier à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. Mais l'union avait dû être annulée au dernier moment et alors que les bans avaient été publiés, pour une raison très simple : le futur jeune marié était alors en garde à vue...
Les bans avaient-ils été publiés et affichés ?

La compagne d'Alexandre Benalla, "emploi fictif" à En Marche! ?
Manquerait plus que ça !
En attendant, nous lui souhaitons que son promis laisse son pistolet Glock et son casque sur la table de nuit.