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dimanche 25 juin 2017

Le PS se déclare dans l'opposition à Emmanuel Macron, officiellement

Mais des indiscipliné(e)s se désolidarisent déjà 

Officiellement, une r
ésolution adoptée en conseil national place désormais le PS "clairement" dans l'opposition

Des membres du Conseil national arrivent autour de Jean-Christophe Cambadelis, qui s'est retiré de la tête du parti.
Déambulation des morts-vivants socialistes, souriants
Après avoir longtemps tergiversé, le Parti socialiste a tranché: ils seront dans l'opposition à Emmanuel Macron. "Nous nous situons (...) clairement dans l'opposition au gouvernement d'Edouard Philippe. Nous ne voterons pas la confiance à ce gouvernement", peut-on lire dans la résolution adoptée samedi 24, reprenant le consensus qui a émergé mardi en bureau national. 
"Nous ne serons pas dans la majorité présidentielle. Et donc nous ne voterons pas la confiance", a solennellement déclaré Jean-Christophe Cambadélis.
Or, une seule chose est claire, le texte cite déjà un premier cas particulier. "A l'exception de la loi sur la moralisation de la vie publique qui s'inscrit dans la continuité de ce qui a été réalisé lors du précédent quinquennat, le Parti socialiste ne peut pas se reconnaître dans les mesures annoncées ou déjà engagées", lit-on également, une dizaine de jours avant le vote de la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe.

Le Conseil national appelle à ne pas voter la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe, le 4 juillet prochain, à l'issue du discours de politique générale du Premier ministre.

En fait, la formulation retenue dans ce texte approuvé à environ 85% n'interdit pas non plus aux députés de s'abstenir s'ils le veulent... Ils ont longtemps tergiversé, mais pour ne rien régler au final. La formulation retenue est inspirée d'une proposition d'amendement porté par le député européen Emmanuel Maurel (aile gauche).
C’est donc un compromis entre les tenants d’une ligne ferme à l'égard de l’exécutif et ceux pour qui il ne faut pas entrer dans une opposition stérile au gouvernement. En trois heures de huis clos, le Parti socialiste a réussi à se mettre d'accord pour laisser chacun agir à sa guise : le parti se place dans l'opposition, même s'il n'appelle pas explicitement à voter contre le gouvernement d'Édouard Philippe. C'est donc l'abstention qui devrait dominer.
C'était en même temps que se déroulait la Marche des fiertés, mais la grande marche du PS en avait-elle la fierté présumée ? Ce n'était pas le terme qui collait le mieux à l'ordre du jour. Les 31 députés qui lui restent à l'Assemblée ne savent pas mieux sur quel pied danser.

Samedi, les 200 participants ont également évoqué la "feuille de route de la refondation" que sera chargée d’établir la future direction collégiale d'une dizaine de personnes nommées le 8 juillet

Elle devra respecter une ligne "ni Macron, ni Mélenchon" pour permettre au PS de se reconstruire par lui-même. Cependant, les socialistes souhaitent associer à cette démarche, outre ses militants, des personnes extérieures au parti. La version définitive de ce plan de sauvetage doit être soumise aux militants en septembre, après un séminaire de travail prévu fin août.

Sortie rincée de la présidentielle et essorée aux législatives du printemps, la formation socialiste ne dit pas pour l'heure quel sort pourrait être réservé aux parlementaires qui donneraient leur confiance au gouvernement. Le PS ne compte plus qu'une petite trentaine de députés, soit environ dix fois moins que lors de la précédente législature. Elle ne peut braquer les derniers des Mohicans et plus personne ne commande plus à rien Rue de Solférino.
A Marseille, Mennucci brade : il a mis le siège du parti en vente.

Des socialistes déserteurs programment le reniement de leurs origines 

Ainsi
, dès le début mai, l'ex-ministre de l'Agriculture de Hollande apporta-t-il, son soutien à Emmanuel Macron contre le FN dans un entretien au journal le Parisien. 
Stéphane Le Foll avait refusé de choisir publiquement avant le 1er tour entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron, pour qui il appela ensuite à voter sans ambiguïté, au nom de la démocratie et parce qu'il est à l'écoute des Français : "Je veux la défaite du FN, donc je voterai Macron". 
Puis Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, n'avait pas hésité à clamer que le meilleur des candidats des gens de gauche c'est "pas Emmanuel Macron mais "François Hollande".

Et celui qui fut directeur du cabinet de Hollande, premier secrétaire du PS, pendant 11 ans (1997-2008), de susciter la stupéfaction en estimant qu'après cinq ans de présidence de Hollande, "c'est la fin du parti tel qu'il a vécu jusqu'ici. Il va falloir se réinventer. Il faudra y réfléchir après les législatives. Dans le moment présent, il faut rester rassemblés et responsables. Sinon, on risque l'éclatement général."

Il accusait déjà le parti de ne pas s'être clairement situé dans une forme de synthèse entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron durant cette campagne.  
"Il faut simplement essayer d'imposer le retour à une ligne qui est le socialisme démocratique. Et puis, il faut regarder ce que propose Emmanuel Macron. Je trouve que la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des Français, dans un contexte où beaucoup souffrent, est une bonne piste. De même que la réduction du nombre d'élèves par classe dans les zones prioritaires, ou le plan d'investissement à hauteur de 50 Mds€. Enfin et surtout, il a un engagement européen qui est essentiel face aux défis et aux menaces qui pèsent sur le monde." Bref, Le Foll était déjà mûr pour un retournement de veste.[...] Je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas constructifs." Le mot était lâché et fera son petit chemin.

Aujourd'hui, réélu dans la Sarthe sans Marcheur face à lui, Le Foll poursuit sa marche vers Macron
Celui qui fait partie de la poignée d'anciens ministres socialistes contre lesquels le mouvement d'Emmanuel Macron n'a pas investi de concurrent aux élections législatives, amorça une volte-face au cours des législatives. "Nous ne sommes pas dans la stratégie de l'opposition" au gouvernement d'Emmanuel Macron, avait annoncé avant le scrutin Stéphane Le Foll en prônant une attitude "constructive" tout en conservant son identité socialiste.
Le FNne justifiait plus 

D'autres crevures attendent d'être exclus pour se rallier à Macron
Pour le moment, l'avenir de trois députés socialistes "constructifs" n'est pas non plus scellé. Guillaume Garot, David Habib, Olivier Dussopt ont annoncé qu'ils voteraient la confiance au gouvernement Philippe. "Se recroqueviller n'est pas la bonne solution", assure le député PS Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, qui ne partage pas la position de son parti.  "Les Français veulent qu'on donne sa chance au nouveau président, car il y a des défis considérables devant nous, contre le chômage, pour réorienter l'Europe. En même temps, ce soutien est un soutien exigeant," raconte-il. Ce dimanche, il apporte "une soutien exigeant à Emmanuel Macron".

Certains députés de gauche, dont des socialistes comme Manuel Valls, sont tentés par la création d'un groupe des "constructifs", à l'image de Les Républicains constructifs UDI et indépendants créé du côté droit de l'hémicycle. "Aujourd'hui, le périmètre de ce que pourrait être le groupe PS n'est pas encore constitué, selon Olivier Dussopt, membre de l'équipe de Valls lors de la primaire et réélu en Ardèche face à la candidate En Marche. L'hypothèse d'un autre groupe réunissant des socialistes, des radicaux et des divers gauche fait son chemin." Pour eux, le dilemme est clair : changer de groupe ou s'opposer à la décision du PS... Il reste 9 jours aux députés socialistes, tentés par la confiance, pour résoudre ce dilemme.

Pourraient-ils être exclus, si Le Foll est maintenu ? Certains disent que ceux qui votent la confiance au gouvernement d'Edouard Philippe se mettent en dehors du PS, mais l'ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire dans le gouvernement Ayrault II soutient que "si on commence à exclure au moment où on veut reconstruire, on n'ira pas très loin. Moi j'ai une sensibilité que j'exprime au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. J'entends que cette sensibilité soit respectée."
Pour Olivier Faure, président du groupe PS à l'Assemblée, marier les contraires est une gageure.
La menace FN n'expliquait plus l'alibi de la lutte contre les extrêmes...

"Je ne vois pas comment on peut vivre ensemble politiquement avec ceux qui voteront pour", glissait samedi le sénateur David Assouline à la sortie de la réunion.
"Ceux qui pensent que l'avenir est à En Marche !, qu'ils s'en aillent !" a tonné la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann. Au pouvoir ou dans l'opposition, les socialistes n'ont pas achevé leur agonie...

La députée Danièle Obono s'étonne de susciter de vives réactions

Crier "vive la France !", arracherait la bouche d'une nouvelle députée France Insoumise

Christiane Taubira et Najat Vallaud-Belkacem ont fait des petits

Danièle Obono, nouvelle députée France insoumise, n'a pas tardé à se singulariser.
A peine a-t-elle fait son entrée à l’Assemblée nationale que Danièle Obono, députée France insoumise élue dimanche dernier, indigne déjà les Français respectueux du pays qui les a faits.
Mais cette élue de la République de 36 ans s'est refusée à prononcer la formule 'vive la France !', après cette question d’un animateur de l’émission des Grandes gueules de RMC (groups BFM): "Avec votre parcours, d’être devenue députée, vous dites vive la France ?". "Pourquoi Vive la France ?", réplique la députée offensée par cette question saugrenue, voire offensante pour une représentante de la nation. Et un chroniqueur de risquer, histoire de stimuler sa conscience citoyenne : "Parce que vous êtes née au Gabon…". 
Que ne demandait-on pas là à cette élue à la peau noire ? D'exprimer un hommage aux valeurs de la République, singulièrement son ascenseur social, parce que, précisément, elle n’est pas née sur le sol français qu'elle a souhaité fouler et où elle a réussi à se construire ? De manifester un peu de reconnaissance à la France qui l'a accueillie, sans arrière-pensée colonialiste ou de pillage des ressources naturelles ?

La scène tourne au vinaigre lorsqu’un participant évoque une précédente provocation.
L'auteur, Houria Bouteldja,

porte-parole du Parti des 
Indigènes de la République
et bibliothécaire
"Vous signez plus facilement "nique la France" que vous ne dites "vive la France"." L'insolent fait allusion à une pétition signée par Danièle Obono, en 2012 , pour défendre la liberté d’un "artiste" de chanter "Nique la France". 
En belle compagnie (l'indépendantiste Eva Joly, le trotskiste Olivier Besancenot, NPA, le communiste Eric Coquerel et autres activistes radicaux), elle avait apporté son soutien au rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’expression populaire), mis en examen à l’époque pour "injure publique " et "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence", après une plainte déposée par une association, l’Agrif (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l'Identité Française et chrétienne), étiquetée à l'autre extrême, du seul fait qu'elle met en évidence le racisme et la christianophobie d'extrême gauche, principalement par voie juridique, contre les "atteintes à la dignité de l'identité chrétienne" et "nationale". Sur le même terrain, avec d'autres cibles.

Ce geste de solidarité, partagé avec Clémentine Autain, Eric Coquerel ou Noël Mamère, Danièle Obono le revendique encore aujourd’hui. "La liberté d’expression de cet artiste fait partie des libertés fondamentales", insiste-t-elle.
Née en 1979 au Gabon, de nationalité franco-gabonaise, Danièle Obono est la fille d'un homme politique gabonais et de mère aujourd'hui décédée. Fonctionnaire (bibliothécaire à la médiathèque Marguerite-Yourcenar du 15e arrondissement de Paris, administré par le LR Philippe Goujon) et militante associative, l'ingrate est arrivée en politique par le mouvement altermondialiste et a été récemment naturalisée française : elle bénéficie de la double-nationalité, à la différence Laetitia Avia, l’avocate d’affaires, Française d’origine togolaise, ou cette autre avocate, Sira Sylla, devenues députées, ou Amal Amélia Lakrafi, la députée des français de l’étranger, d'origine marocaine, qui n'est pas née sur le sol français, le Sénégalais Jean-François Mbaye, arrivé en France en 1998 et désormais député du Val-Marne, le franco-comorien Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône, ou le franco-marocain Mounir Mahjoubi, ex-syndicaliste à la CFDT et secrétaire d’État chargé du numérique dans le gouvernement Édouard Philippe. Le 18 juin 2017, la binationale Danièle Obono a été élue députée à l’Assemblée nationale française pour La France Insoumise de Jean Luc Mélenchon dont elle est très proche.Danièle Obono est la deuxième personnalité d’origine gabonaise à siéger à l’Assemblée nationale française après Jean Hilaire Aubame. Elle veut inscrire sa politique, entre autres, dans l’égalité et la lutte contre les discriminations dans les quartiers populaires. Elle a notamment milité pour le vote des étrangers en France.Danièle Obono est la fille d’Edzodzomo Ela, un opposant historique, insoumis au régime Bongo depuis plusieurs décennies et réfugié politique en France, terre d'accueil. En août et septembre 2016, elle avait soutenu la résistance de la diaspora gabonaise en France contre le pouvoir d’Ali Bongo. D'abord membre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), elle se revendique marxiste, altermondialiste, afro-féministe, anti-impérialiste, antiraciste et à la fois internationaliste et panafricaniste... Peut-être est-ce tout pour le moment.
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Thierry Mariani et David Rachline portent sur Twitter la parole de la France silencieuse.

Claude Askolovitch prend le parti de l'activiste multi-cartes. 

"Les vigilants ont lancé la chasse à Danièle Obono, député insoumise de Paris, coupable de n’avoir pas crié "Vive la France" dans un studio de radio. C’est la nouvelle marotte de la France dolente, ce marais qui stagne des débats du Figaro aux terres spongieuses du frontisme, et bien au-delà [sans voir Askolovitch]. Fervent de la gauche "républicaine", socialistes agités du drapeau, effrayés du Grand Remplacement, tous font chorus contre ceux qui nous détruisent, nous, notre peau blanche, notre foi laïque, notre chrétienté hexagonale, notre histoire sanctifiée. L’ennemie identitaire, ces jours-ci, s’appelle donc Obono." 
Le journaleux bien mis de sa personne s'en prend aux incultes brouillons" (salariées de GAD et bien au-delà...), pour une chanson rappante sur fonds de musette sobrement intitulée "Nique la France" (sic).
Les Français qui ne sont pas branchés 'rap' doivent juger sur pièce : 
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Askolovitch s’étonne et moque les animateurs de radio, défendant le droit à niquer la France, si c'est en chanson par Z.E.P. (Saïdou, Salim Sferdjella, Kamel Flouka, Saknes)... Au nom de la liberté d’expression, on nique qui on veut. Certains qui piochent dans l'Histoire de France s'émeuvent, puisque ce pays l’a éduquée. Mais elle s’amuse et biaise, se demande, moqueuse, si on est le 14-Juillet, confirmant aussi qu'elle ne se lève pas tous les matins en chantant 'vive la France'. Tant et si bien qu'un chroniqueur capable d'indignation l'interpelle. "Vous êtes plus facile à soutenir “Nique la France” qu’à dire “Vive la France” ", s'étonne-t-il, déclenchant à gauche la polémique que l’on sait.

Et le poisseux Askolovitch ne se sent plus: "Le beauf est un nazi. La France, essentiellement, est un mythe. Le colonialisme est sa vérité, et non pas sa dérive. La République des droits-de-l’homme est une illusion. Tout ceci est, idéologiquement, d’une violence extrême. On est dans la veine d’Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme, révélant "au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’un Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon"…" Rien que ça !

En février 2017, déjà, alors qu'une polémique éclate sur les réseaux sociaux, puis dans la presse, concernant d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes de Mehdi Meklat,
Askolovitch, 55 ans, qui a dû quitter Le Point en 2012 du fait de son traitement de l'islam en France, prend la défense de l'ancien blogueur du Bondy Blog, soutenant que ces tweets ne sont que les "blagues Nazes" d'un "gamin"; au journaliste, ainsi qu'à ceux qui défendent Meklat, Martine Gozlan dans Marianne répond : "On croit rêver, c’est à crever. La haine crève l’écran et ils ne veulent pas la voir."

VOIR et ENTENDRE encore ce qui est anodin pour à un journaliste bobo avec abattement fiscale de 7650 euros...
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Les citoyens vigilants aux yeux ouverts s'élèvent contre tant de haine
"Hallucinant! La députée France Insoumise défend ceux qui chantent "nique la France" mais hésite à dire "vive la France" ", s’indigne sobrement Thierry Mariani, le député LR sortant, sur Twitter. 
Le sénateur et maire FN, David Rachline, n'hésite pas à remettre en cause la légitimité de l'agresseuse à siéger à l’Assemblée nationale : "Cette Mme Obono semble ne pas avoir pris la mesure des siècles d’Histoire de France qui la contemplent et l’obligent. Elle veut pouvoir "niquer la France" tranquillement ? Alors qu’elle quitte les dorures de la République et renonce à tous les avantages liés !"

L'extrême gauche l'a poussée sur le devant de la scène et la harpie va pouvoir mettre le feu aux débats de l'Assemblée
"Nique la France et son passé colonialiste, 
ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes
Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts", 
peut-on entendre dans la chanson incriminée. Des paroles brûlantes d’actualité.


samedi 24 juin 2017

L'ex-ministre Ferrand, élu à la tête du groupe majoritaire : premier acte de soumission

Jugulaire-jugulaire, les moralisateurs de la vie publique désignent Ferrand, en pleine enquête judiciaire

Les 308 députés de la République en marche ont élu l'ancien ministre soupçonné de favoritisme et d'enrichissement personnel
 
Candidat unique, Richard Ferrand, ex-socialiste rallié de la première heure à Emmanuel Macron et devenu la cheville ouvrière d'En Marche !, a été élu à main levée 
Résultat de recherche d'images pour "Komsomol"par le 'Komsomol' LREMsamedi 24, lors de son "séminaire de cohésion" destiné à établir le fonctionnement du groupe majoritaire et sa relation avec le gouvernement.
Le fonctionnement du groupe et l'articulation de son travail avec celui du gouvernement est le thème central du séminaire, notamment en regard de la fronde sous le quinquennat Hollande.

"Vous n'avez pas un devoir d'obéissance au gouvernement mais un devoir de fidélité", a lancé, dès l'ouverture des travaux, celui qui a trié les candidats à la députation en fonction de leur inexpérience et de leur docilité, l'ex-président de la commission d'investiture. 
Premier congrès du Komsomol (octobre 1918)

Aux primo-arrivants, Jean-Paul Delevoye, 70 ans, a ainsi rappelé qui les a faits et à qui ils doivent leur présence au Palais Bourbon, alors que l'ancien sénateur n'est plus lui-même détenteur d'aucun mandat électif populaire depuis quinze ans (2002). 



Tous, comme un seul homme moins deux abstentions, ont installé "le 1er des macroniens" à sa tête,  lors d'un séminaire à huis clos dans la résidence du président de l'Assemblée. 
"Je m'attacherai à faire vivre la promesse de renouvellement des pratiques politiques dans le cadre du travail parlementaire et à donner corps, avec le gouvernement, au contrat avec la nation passé entre le président de la République et nos concitoyens", a promis le député du Finistère et ex-secrétaire général du mouvement présidentiel dans un communiqué.

L'ex-ministre de la Cohésion des territoires, mis en cause pour une opération immobilière en faveur de sa concubine, mais en défaveur des adhérents mutualistes de Mutuelles de Bretagne dont il était le directeur-général, sans compter l'emploi fictif de son fils à l'Assemblée nationale, avait quitté le gouvernement à la demande du président Macron pour briguer ce poste stratégique. Une enquête a été diligentée par la justice après un article du Canard enchaîné révélant qu'il y a seulement six ans (en 2011), les Mutuelles de Bretagne avaient décidé de louer des locaux commerciaux appartenant à sa maîtresse, qui bénéficia d'un prêt avantageux, valorisa son bien par une rénovation des locaux et profita de rentrées d'argent sous forme de loyers, sans que le Parquet ne décide une mise en examen.



Un fait du prince : "Je veux que tu sois mon Pierre Joxe", lui a demandé le chef de l'État.
Macron 1er faisait référence à l'éphémère ministre de l'Industrie (un mois) que François Mitterrand missionna pour diriger le groupe PS d'une main de fer (de 1981 à 1984, puis de 1986 à 1988).

Le porte-parole du gouvernement tenta de justifier cette exfiltration du favori du roi, assurant qu'"il fallait un leader qui connaisse bien chacune et chacun, qui connaisse bien le projet politique sur lequel Emmanuel Macron a été élu", déclara Christophe Castaner sur BFMTV, faisant de Richard Ferrand "l'homme idéal".



Personnel encadrant du législatif, l'exécutif représenté par Edouard Philippe, escorté du reste du gouvernement, a demandé aux députés "d'incarner la transformation du pays".



L'élection quasi unanime de Richard Ferrand a suscité des critiques de certains politiques

"Une vraie bande de godillots piétinant la morale !", a tweeté l'ex-député LR Thierry Mariani. 
Un point de vue qu'étaie par exemple ce tweet de la Juppéiste Aurore Bergé :


A noter que la page Twitter de Richard Ferrand n'accepte que les avis favorables...


"Richard Ferrand élu à la tête du groupe LREM : la "moralisation", ce sont de grands mots, mais des actes petits", a fustigé le n°2 du Front national, Florian Philippot.



Le Huffington Post montre du doigt l'opposition
"L'élection de Ferrand à la tête du groupe La République En marche fait grincer des dents dans l'opposition," titre-t-il. 



Le corps de l'article fait également état de la grogne de la gauche:
Notamment le vote à main levée, à la soviétique...



A l'instar des nouveaux députés, les journalistes du HuffPost ne sourcillent 
- ni aux modalités du vote censé désigner le président du groupe En Marche, - ni au rejet d'éventuelles candidatures alternatives- ni à la candidature unique- ni au vote à huis clos, à l'abri des regards des électeurs de la législative...



Le HuffPost n'a déniché aucun mouvement d'indignation ou de colère
 sur Twitter. En voici un, à son attention:



Encore un petit ?





Macron cherche une femme pour le perchoir de l'Assemblée 

Un stage intensif pour débutants
Après 10 heures de réunion samedi, le député de l'Essonne Cédric Villani a affirmé avoir engrangé "beaucoup d'infos". "On a beaucoup parlé de l'esprit dans lequel on va travailler. Il faudra trouver un bon équilibre entre le débat ouvert et la cohésion du groupe", a-t-il souligné, confirmant un formatage des esprits.

Les jeunes néophytes étant dépassés par les événements, il a fallu décider de repousser l'appel à candidatures pour les postes à responsabilités (présidences de commission, questure...) à dimanche soir, après une nouvelle matinée de formation accélérée... 

Le Premier ministre a aussi salué la féminisation de l'Assemblée, comme si "Marianne était enfin chez elle"... Depuis l'emménagement d'un locataire de droite à Matignon, certains responsables REM militent pour qu'une femme de gauche accède au "perchoir", poste le plus prestigieux, ce qui serait une première, mais un deuxième couac, après la promotion de Ferrand, si le critère du genre devait prévaloir sur celui de la compétence.

Deux candidates se sont déclarées vendredi soir.
Brigitte Bourguignon et Sophie Errante, deux ex-PS ralliées à En Marche qui entament leur deuxième mandat. 
Seul homme en lice jusqu'alors, l'ex-candidat à la primaire de la gauche François de Rugy, député depuis 2007, insiste sur son expérience et sa volonté de réformer l'Assemblée. Et sa flexibilité...

Le groupe votera mardi matin pour désigner son candidat, qui devrait être élu l'après-midi président de l'Assemblée dans la séance inaugurale. 

Pour tous les postes clefs, il faudra un équilibre entre novices et chevronnés, "marcheurs" de gauche et de droite, femmes-hommes, etc.
REM devra aussi tenir compte du MoDem, dont les 42 députés se réuniront dimanche à l'Assemblée. Sera notamment évoquée la présidence de groupe: Marielle de Sarnez était pressentie, mais elle devra vraisemblablement se contenter d'une présidence de commission, puisque sa moralité est salie par une affaire de fraude au financement de collaborateurs supposés, au détriment du Parlement européen, poule aux oeufs d'or du MoDem de Bayrou.

Marche des fiertés : la participation d'En marche ! divise les militants

REM, le parti du président Macron, clive le milieu LGBT
Marche des fiertés : la participation d'un cortège En marche ! divise les militants


"Je ne marcherai pas aux côtés d'un parti qui soutient des homophobes"

Cet ancien d'Act-Up et militant LGBT, Jérôme Martin regrette la présence du parti d'Emmanuel Macron, En marche !, à la 40e Marche des fiertés. Il a pris bouche avec l'entourage du candidat Macron, qu'il accuse de falsification de l’histoire récente, "véritable insulte pour toutes les victimes d’homophobie ces dernières années". Le dialogue a capoté (lien). Gays, bis, trans intersexes ou encore queer défilent, samedi 24 juin à Paris, pour lutter contre les discriminations qu'ils subissent et prôner l'égalité des droits.

Mais cette année, la participation du comité LGBT-En marche !, affilié au parti majoritaire de l'Assemblée nationale, à cette marche festive soulève la colère des militants radicaux. Des élus REM ont en effet été épinglés pour leurs déclarations controversées sur l'homosexualité. 


"Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette organisation [Act-Up] créée lors de la Gay Pride de 1989, on peut la présenter comme un " groupe d'activistes " issus de la communauté homosexuelle se battant pour défendre équitablement toutes les personnes touchées par le sida, et qui utilise, dans ce sens, l'information, la communication mais aussi la désobéissance civile," écrit L'Humanité.
Commencez par virer les homophobes de votre parti !
Des élus et des ministres pointés pour une homophobie supposée
Pour Jérôme Martin, la participation d'En marche ! à cette manifestation est incompréhensible : "Emmanuel Macron a nommé des homophobes au gouvernement; c'est scandaleux de récompenser l'homophobie." L'allusion concerne Gérald Darmanin, nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics, membre du parti Les Républicains et fervent opposant au mariage entre personnes du même sexe, il y a quatre ans. 
Pas de liberté de conscience pour le maire de Tourcoing, ville à forte communauté musulmane.


Le comité LGBT-En marche !, participant officiel à la manifestation, reconnaît que des propos problématiques ont pu être tenus : "Dans notre parti, on a le droit à l'erreur et cela rentre là-dedans.
L'un des membres du collectif -dont l'identité n'est pas révélée- assure qu'à titre personnel, il ne soutient pas certains membres du gouvernement. "Cependant, ils ont clarifié leur point de vue et se sont excusés dans la presse.
Gérald Darmanin est revenu sur ses positions dans La Voix du Nord et sur le site du Point, expliquant que "ce tweet était malvenu", qu'il avait "évolué sur le sujet". Le ministre de Macron assure désormais qu'il n'hésitera pas à célébrer des mariages homosexuels. Plusieurs mariages entre personnes de même sexe ont d'ailleurs bien été célébrés à Tourcoing depuis la promulgation de la loi, par d'autres que le député-maire...

Deux autres membres entrés au gouvernement mercredi se sont prononcés contre le mariage pour tous. La MoDem Jacqueline Gourault, nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur, et Jean-Baptiste Lemoyne, 39 ans, ex-sénateur  (apparenté Les Républicainsde l'Yonne, nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe, ont voté contre cette loi, rappellent Les Inrocks.

Chez En marche !, "on assume complètement" : si "on assume", tout est dit !
Résultat de recherche d'images pour "Olivier Serva"Autre élu stigmatisé par les militants LGBT, le député La République en marche élu dans la 1ère circonscription de Guadeloupe. Sur Guadeloupe 1ère en 2012, Olivier Serva avait qualifié l'homosexualité d' "abomination" et jugé le mariage pour tous "intolérable". Lorsque ses propos ont refait surface pendant la campagne, le député REM a fait marche arrière et présenté ses excuses sur franceinfo, arguant qu'il n'est "pas homophobe". "On assume complètement, assure le comité LGBT-En marche !, le mouvement avait très peu de temps pour traiter 16.000 candidatures aux législatives, le taux 'd'erreur de casting' est très bas." Du travail à la va-vite ?
En plus d'élus controversés, Jérôme Martin a du mal à comprendre la position du président lui-même. "Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a multiplié les discours contradictoires et a dit qu'il regrettait que l'on n'ait pas discuté avec les membres de la Manif pour tous", se rappelle cet activiste de Act-Up-Paris. Dans un entretien accordé à L'Obs en février 2016, alors qu'il était encore candidat à la présidentielle, le président estimait qu' "on a humilié cette France-là", en parlant des manifestants qui s'opposaient au mariage entre personnes de même sexe.

Des militants dénoncent une "récupération politique".
"De toute façon, la présence de partis politiques dans ces manifestations, c'est une instrumentalisation totale de notre lutte, soupire Jérôme Martin. Ils se disent LGBT friendly, mais dans les faits..." Pour lui, la participation d'En marche ! à cette action est un moyen de "laver" sa réputation sans pour autant s'engager en faveur des LGBT. 
D'aucuns pensera à l'inverse que le président prend des distances respectables du fait d'accusations de proximité avec ce milieu, puisque le candidat, notamment soutenu par Pierre Bergé, patron de presse engagé auprès des LGBT, est soupçonné de "double vie" (cf. libellé).

Une position que partage Elisa, une militante qui se rendra à la marche. "Que des personnes LGBTQI membres d'En marche ! viennent de façon individuelle ne me pose aucun problème. Mais pour moi, ils viennent en se revendiquant du parti, ce qui s'apparente à de la récupération pure et simple." 

Le comité En marche !, qui défilera en cortège debout, s'en défend : "Plusieurs personnes ont une longue vie de militant au sein d'En marche ! et ont envie de le combiner avec leur engagement politique." Parmi eux, Rémi Chauvet, 26 ans, animateur En marche! de Paris 10e, 
ou l'"évangéliste" Axelle Tessandier, 36 ans, blogueuse et entrepreneure
Axelle Tessandier, minutes monter scène prendre meeting Bercy.
(spécialiste du numérique et de la Silicon Valley), qui comme startupeuse de 36 ans a l'oreille de Macron et celle de son bras droit au candidat, Ismaël Emelien. A défaut d'être la Fleur Pellerin du président, elle a pu devenir déléguée Nationale du Mouvement En Marche!. Chez En Marche, "c’est un électron libre, décrit Thibault Caizergues, directeur de création du mouvement, admiratif de la "fulgurance" de sa "success story": avec un master, on végète en France, mais on réussit à San Francisco. "La bénévole "a largement contribué à construire le programme sur l’égalité hommes-femmes, mais elle aide tout le monde, partout," ajoute T. Caizergues.
Du côté des organisateurs, l'Inter-LGBT, on temporise.
Image associéeCe ne sont pas les partis qui vont défiler, mais les commissions LGBT issues de ces partis, explique Clem, diminutif androgyne du prénom masculin de Clémence Zamora Cruz, la porte-parole du mouvement, ci-contre au micro. On imagine qu'il n'y aura pas les élus homophobes En marche ! mais ceux qui soutiennent les droits des minorités et qui militent au sein du parti pour faire évoluer nos droits." Tous les ans, certains partis défilent sur des chars ou en cortège, comme les socialistes LGBT. "Nous sommes ouverts à tout le monde, sauf à l'extrême droite car eux sont contre les droits humains,temporise cette femme de 38 ans naturalisée française, née de sexe masculin au Mexique, qui vit dans un pavillon de banlieue avec son mari, rencontré sur Internet.

Une décision saluée par l'association SOS homophobie : "On accueille toutes les initiatives des partis politiques en faveur des LGBT." Pour Joël Deumier, le président, il n'y a aucun problème à voir les élus participer à ce genre de marches. Pourtant, tous les militants ne partagent pas cet avis.

Une deuxième marche, sans partis politiques.
Gwen Fauchois_3
Une seconde marche, de nuit, a lieu depuis trois ans, la veille du rassemblement. Cette "Pride de nuit" refuse tous les partis politiques. "Nous n'acceptons aucun soutien, car on considère que nos luttes doivent rester autonomes", explique Gwen Fauchois, la porte-parole (vice-présidente d'Act-Up et lesbienne militante), qui ne craint pas un retour à une ghettoïsation: il l'assume... 

La "Pride de nuit" rassemble Les Dégommeuses (équipe de foot militante) Act-Up Paris (association de lutte contre le Sida), le Strass (Syndicat du Travail Sexuel), FièrEs (association lesbienne/bisexuelle/trans féministe) - à l'initiative du Collectif 8 mars. Deux gayprides en un week-end, mais pourquoi?

Pour Gwen Fauchois, Doc Martens aux pieds et crane rasé, ci-dessus à gauche, a marche officielle, festive et rassembleuse, perd son sens politique. "Les organisateurs sont responsables de qui ils invitent, à partir du moment où ils estiment représenter tous les LGBT, ils se coincent eux-mêmes." 
Cette marche alternative "n'a pas la prétention" de représenter toute une communauté. Selon l'organisatrice, chacun est différent : "Et nous refusons la récupération symbolique par des organisations, qui de toute façon ampute nos droits." Les associations sont quoi, sinon des organisations ?