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dimanche 19 août 2018

La diffusion d'images du rappeur Kaaris en prison relance la polémique sur la détention de portables

Ouverture d'une enquête suite à la diffusion d'images du rappeur Kaaris depuis sa prison

Le détenu a fait diffuser plusieurs vidéos et photos sur les réseaux sociaux
On y voit notamment le rappeur faire les cent pas dans la cour de la prison de Fresnes où il a été écroué après une rixe avec son rival Booba à l'aéroport d'Orly, a-t-on appris samedi auprès de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP)Une enquête interne a été ouverte et le Parquet saisi.

Plusieurs media ont relayé samedi des photos et vidéos circulant sur les réseaux sociaux : on y voit le rappeur faire les cent pas dans une cour, un selfie avec la star pris par un autre détenu et même une capture d'écran de sa fiche de détenu provenant d'un logiciel de ...l'administration pénitentiaire.
Résultat de recherche d'images pour "kaaris fresnes" Ce dernier document comprend des informations sur le détenu, notamment son solde de cantine (argent provisionné en prison), qui n'ont pas vocation à circuler, a-t-on souligné à la DAP. "Dès que la DAP a été informée de la circulation de ces images, une enquête interne a été ouverte et le parquet saisi", a-t-on indiqué.

"La cellule (de Kaaris) a été fouillée vendredi soir et un téléphone portable saisi", a-t-on ajouté. De source syndicale à Fresnes (Val-de-Marne), un téléphone a également été saisi dans la cellule du détenu auteur du selfie. 



Pour les syndicats, cette nouvelle fuite n'a rien d'exceptionnel. 

A Fresnes, les portables sont "une plaie", a expliqué Cédric Boyer, du syndicat FO : 
de plus en plus petits et indétectables, les appareils "entrent par projection (par dessus les murs), par les parloirs".

Quelque 33.000 téléphones mobiles saisis dans les prisons en 2016. 
Or, les prisons françaises comptaient alors autour de 68.000 détenus, selon la DAP. 

Les syndicats réclament un "brouillage effectif" des téléphones et une plus grande latitude dans l'organisation des fouilles des détenus. 
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En janvier, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a annoncé le lancement de deux chantiers : d'une part le déblocage dès cette année d'une enveloppe de 15 millions d'euros pour "garantir un brouillage effectif" et d'autre part, l'installation de 50.000 téléphones fixes en cellule, pour ne pas couper les détenus de leurs proches.
Le brouillage a parfaitement fonctionné au-dessus du Fort de Brégançon: alors que Sa Majesté Manu 1er était en résidence, il a permis d'envoyer un drone s'abîmer en mer.

Les deux rappeurs risquent jusqu'à 7 ans de prison. 
Le 1er août, les frères ennemis du rap français Booba et Kaaris et leurs clans s'étaient violemment affrontés à l'aéroport d'Orly sous les yeux de passagers effarés. Les deux rappeurs et neuf membres de leurs clans respectifs seront jugés pour violences aggravées, le 6 septembre à Créteil. Le tribunal a ordonné leur placement en détention en attendant. L'un des proches de Booba a toutefois été libéré depuis. 
Ils risquent jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.

La CNIL approuve la promotion du livre de Schiappa sur fonds ministeriels

La CNIL passe l'éponge su les pratiques du service de presse de la sous-ministre 

La Commission nationale de l'informatique et des libertés accorde toute liberté aux membres du gouvernement

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L'en-tête et le bouquin avec photo ne laissent place à aucune ambiguïté,
d'autant que l' "opus" est consacré à un vécu personnel évidemment "exemplaire"
La CNIL a clos la plainte d'Anticor concernant l'envoi d'invitations par le service de presse du secrétariat d'Etat à une dédicace du livre de Marlène Schiappa.
La Cnil ne condamne pas les méthodes de Schiappa qui a fait envoyer ces invitations personnelles aux frais de la princesse aux journalistes, en mai, par le service de presse de son secrétariat d'Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes

Dans une lettre au premier ministre et à la présidente de la CNIL, Anticor souligne pourtant :
"Dans cet ouvrage, il est pourtant précisé que ce livre n’est ni une communication gouvernementale ni un bilan d’action politique, mais un récit purement personnel, partiel et parfois romancé. Les propos tenus ici n’engagent que leur auteure."
Il aura d'ailleurs fallu que ce soit l'association Anticor qui informe l'opinion, vendredi : la presse avait gardé secrète l'information sur ce passe-droit facturé au contribuable. "L'incident résultant d'une erreur commise de bonne foi et étant isolé, je vous informe que je procède à la clôture de votre plainte", écrit la Commission nationale de l'informatique et des libertés - qui se dit libre et indépendante - dans une lettre rendue publique par l'association anti-corruption.
Résultat de recherche d'images pour "Isabelle Falque-Pierrotin"
Elue présidente de la CNIL en septembre 2011, sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin, ci-contre, était pourtant une partisane connue. Dès 2007, la future présidente de la Commission nationale de l'informatique était paradoxalement nommée au 'Big Brother Awards'' - prix à destination "[des] gouvernements et [des] entreprises… qui font le plus pour menacer la vie privée" - pour "sa collaboration déterminée à l'évitement de toute évaluation scientifique et contradictoire de l'utilisation du vote électronique en France, et notamment, courant 2007, des machines à voter". La même année, respectueuse du droit et des règlements, cette conseillère d'Etat fit passer en force une réforme des statuts pour se maintenir à la tête du Forum des droits sur l'internet dont elle cumulait les postes de Présidente et Déléguée Générale. Sa prise de décision dans l'été 2018 ne surprendra pas.
Selon Jean-Christophe Picard, président d'Anticor, le chef du gouvernement "doit a minima, rappeler à l'ordre et refixer les règles" pour que les ministres "n'utilisent pas leur fonction ou les moyens de l'Etat à des fins personnelles".
Marlène Schiappa doit aussi rendre ce qu'elle a pris à ses concitoyens et reverser les sommes engagées pour la promotion de son bouquin.

La CNIL invente le "conflit d'intérêts de bonne foi" 

Résultat de recherche d'images pour "connivence"
Les femmes au pouvoir, ça change tout !
Estimant que cette initiative par mail daté du 22 mai servait des fins personnelles et était contraire au code pénal, Anticor avait saisi la Cnil et le Premier ministre le 27 mai. "On a utilisé le fichier et les moyens de l'État. Cela pose un problème pénal, de 'détournement de finalité de fichier' (délit passible de cinq ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amende), mais aussi un problème déontologique", avait expliqué son président Jean-Christophe Picard.

"Erreur humaine et bonne foi", décrètent en choeur la commission Théodule et Schiappa...
Interrogée par la CNIL et citée dans la lettre, Marlène Schiappa a plaidé que cet envoi "résultait d'une erreur humaine, trouvant son origine dans la croyance de son expéditeur [ses hauts-fonctionnaires de collaborateurs n'ont pas lu, ou compris, le texte! ] que cette dédicace était liée à ses fonctions" de secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes. 

Résultat de recherche d'images pour "Big Brother Awards"
Pour la Commission nationale, l'instruction de la plainte a toutefois été "l'occasion d'appeler l'attention" de la secrétaire d'Etat sur les nouvelles obligations liées à la protection des données. 

Edouard Philippe avait répondu à Anticor début août, évoquant également une ..."erreur humaine". Dans sa lettre, le chef du gouvernement assure que "depuis lors, les procédures présidant à l'utilisation du fichier des contacts presse du Secrétariat d'État ont été réexaminées" et font l'objet d'une double validation. Pfftttt...

L' "erreur humaine" de Schiappa qui rend hommage à Emmanuel et Brigitte Macron

Le livre de  la secrétaire d’Etat irrite aussi pour sa flagornerie. L’Obs a ainsi publié des extraits de l’ouvrage, ajoutant qu’ils mettent "mal à l’aise".

L'ex-blogueuse compile des lettres écrites à ses filles de 11 ans et 6 ans au cours de ses déplacements. Elle y écrit son admiration pour Emmanuel Macron mais également pour Brigitte Macron. Elle décrit ainsi l’épouse du chef de l’Etat : "bienveillance, la gentillesse, l’engagement et la classe naturelle, ses allusions artistiques  [superficialité !], son humour ravageur et son sourire irrésistible de 'l’éternel féminin ".

Mais surtout, l’hebdomadaire relève des phrases qui sonnent peu féministes.

Les féministes ont une part de masculinité 
"Moi, j’ai pris la forme de manucure de ma tante Martine […], le parfum de ma grand-mère Andrée, les gestes tendres de mon arrière-grand-mère Mina […], la brosse pour se laver le visage de ma première belle-mère, la façon de ma mère de préparer le dîner […], et sans doute beaucoup trop de choses de mon père pour une femme."
La secrétaire d'Etat n'est pas au clair ?
L’ancienne ministre Cécile Duflot écrit sur Twitter: "On peut se dire qu’il y a encore du chemin pour que l’égalité femmes hommes progresse vraiment dans les têtes."

samedi 18 août 2018

Européennes : Jadot (EELV) exclut une liste commune avec Hamon

Les écologistes radicaux tenteront de renforcer leur base ébranlée

Jadot se voit tête de liste EELV et vise 15% des suffrages

Désigné mi-juillet tête de liste EELV pour les européennes de 2019, Yannick Jadot, 51 ans, fera cavalier seul. Il a confirmé dimanche qu'il exclut la possibilité d'une liste commune avec le mouvement Génération.s de Benoît Hamon".
"L'élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C'est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d'une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d'appareils et ses confusions", estime Y. Jadot dans le Journal du Dimanche, interrogé sur la possibilité d'une union des dernières forces de l'un et de l'autre.
Le frère de Jadot, Thierry, dirige la filiale française de Dentsu Aegis Network, un groupe britannique de publicité et d'études de marché, elle-même filiale de Dentsu, la première agence de publicité japonaise. 
Résultat de recherche d'images pour "Jadot Eva Joly"
Soutien de Joly Eva, Yannick Jadot ne s'est pas toujours
prétendu proche de la droite du PS  
Il avait finalement soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, avec alors l'illusion d'"une possibilité de faire gagner (les) idées" écologistesMais "l'échec a été assez retentissant. Il n'est pas interdit d'apprendre de ses erreurs", argumente-t-il.
Yannick Jadot s'était allié avec Benoît Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. Yannick Jadot avait prévenu depuis qu'il avait tiré les leçons de cet "échec" et qu'il ne comptait plus s'allier au leader du mouvement de la gauche du PS.

Isolé et fantomatique, il plaidait pour une liste commune. Mais, candidat officiel du Parti socialiste arrivé 5e au premier tour de la présidentielle 2017, Hamon avait réalisé le pire score de l'histoire du PS, avec 6,35% des voix. Pour EELV, Hamon n'est pas une référence.

Mais Jadot n'est pas non plus un parangon de vertu.
 
Résultat de recherche d'images pour "Greenpeace Assemblee"
Des activistes anti-républicains de Greenpeace interrompant
 les travaux de l'Assemblée en décembre 2009
Comme directeur des campagnes de Greenpeace France, ONG internationale illégitime ( 2002-2008), il fut notamment condamné pour atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation pour avoir pénétré dans la base opérationnelle de l'Ile longue (rade de Brest), port des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la Marine nationale, dans le cadre de l'opération Plutonium, menée par l'ONG.
Quelques jours avant la désignation mi-juillet de Yannick Jadot pour conduire la liste EELV aux européennes, Benoît Hamon assurait néanmoins encore que "le fil n'(était) pas coupé". 

Yannick Jadot et Benoît Hamon, le 26 février 2017.

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Europe Ecologie-les Verts continue de miser sur l'accueil des migrants.
Image associée
Le camp de migrants de Grande-Synthe réduit en cendres
par un incendie criminel, le 11 avril 2017

Sur la liste EELV, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui "a parfaitement géré le dossier des réfugiés", doit être "aux avant-postes", indique Jadot dans le JDD, en précisant que les noms seront dévoilés "d'ici à l'automne".
Eric Piolle, le maire EELV de Grenoble, qui a ouvert la ville à la drogue et à l'insécurité, devrait être écarté. En 2017, il avait appelé à voter Mélenchon en dépit du ralliement d'EELV à la candidature de Benoît Hamon,

Karima Delli eurodéputée EELV sortante, ci-contre, a bien mérité sa place, en revanche !

Jadot confirme son objectif d'obtenir 15% des voix lors du scrutin européen. "Jamais l'écologie n'aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes," raconte-t-il, inconscient du rejet de masse de l'écologie punitive.

Dévastation de Strasbourg par des "Black blocs'
anarchistes, antilibéraux et altermondialistes 
Les ​écologistes se compteront de leurs Journées d'été européennes du 23 au 25 août, 
à Strasbourg, haut lieu de l'anti-capitalisme primaire, depuis les journées de violences urbaines perpétréesà la faveur de la crise économique mondiale, lors du sommet de l'OTAN Strasbourg-Kehl de 2009, par l'ultra-gauche "pacifiste", anarchiste et altermondialiste.



Tête de liste d'Europe Ecologie en 2009 dans la circonscription Ouest (Bretagne, Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire), Jadot fut élu député européen avec 16 % des voix.

vendredi 17 août 2018

La presse américaine anti-Trump s'offusque de sa riposte aux attaques et repart en campagne

Les arroseurs arrosés instrumentalisent la notion de défense de la liberté de la presse

Les journaux pro-Hillary Clinton poursuivent leurs attaques





Les succès de Trump incitent la presse à sortir le grand jeu. Puisqu'il défend les entreprises contre le dumping social international et ne cesse de faire chuter le taux de chômage, les Démocrates n'ont guère de prise sur sa politique. Et puisqu'en retour de leurs attaques Trump affiche son mépris des journaux "démocrates" qui le harcèlent de leurs parti-pris partisans, des centaines de journaux américains ont lancé  jeudi une vaste offensive concertée en publiant des éditoriaux pour insister sur l'importance de la liberté de la presse.

"Les journalistes ne sont pas l'ennemi": honnis par Donald Trump, 

Menés par le Boston Globe - associé au New York Times qui soutient les candidats démocrates depuis 1960, sans discontinuer - sous le mot d'ordre #EnemyOfNone (Ennemi de personne), plus de 200 groupes de presse ont mené une attaque d'envergure sur le thème de sa victimisation par leur 'bête noire", le président américain qui répond aux coups de boutoir des media, en dénonçant les "fake news" des organes de presse n'hésitant pas à de la désinformation. 
En France, il suffit d'observer le visage glacé de haine et les propos constamment hostiles de Jean-Bernard Cadier, correspondant de BFMTV à Washington, qui dents serrées, ne cesse de mener le combat de la gauche internationale, au même titre qu'Anthony Bellangerjournaliste  expert-ès-tout sujet sur France Inter et BFMTV (photo ci-centre), ou François Durpaire, chroniqueur sur BFMTV et RFO, historien spécialiste des Etats-Unis par la grâce de son père ex-inspecteur général de l'Education nationale et dont les publications sont assurées par un co-auteur.
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Le président Républicain n'hésite pas également à traiter les grands media d'"ennemi" ou d'"ennemi du peuple"

Il faut dire que ces media ont mené une féroce  campagne à charge qui promettait 75% des suffrages à la Démocrate Hillary Clinton et 5% à Trump! Or, celui-ci a obtenu les votes de 306 grands électeurs contre seulement 232 à sa concurrente. Après cette nette victoire de 2016, confirmée par l'échec des démocrates à prendre le contrôle du Congrès, les media américains qui soutenaient Hillary Clinton ont avoué que leur idéologie partisane les avait rendus incapables de capter le sentiment du pays profond, au premier rang desquels le Washington Post et le New York Times, références de la presse française, bien que ce dernier ait soutenu l'invasion de l'Irak en 2013, mais peut-être parce que le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, ait rejeté une offre de publication d'un article du fait du manque d'objectivité du NYT, pointé de façon récurrente sur la crédibilité de ses analyses, singulièrement depuis 2004.

Trump n'e lâche pas prise. "Les media fake news sont le parti d'opposition. C'est très mauvais pour notre grand pays... Mais nous sommes en train de gagner !", a-t-il déclaré jeudi matin dans un tweet présenté comme une offense.

"Nous avons aujourd'hui aux Etats-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l'administration actuelle est 'l'ennemi du peuple' ", raconte jeudi le Globe dans son éditorial chargé d'aigreurs.

Parce que son allié le NYT est régulièrement taclé pour sa partialité, c'est The Globe qui mène cette nouvelle campagne.   "C'est un des nombreux mensonges propagés par notre président comme par un charlatan d'antan qui jetait de la poussière ou de 'l'eau magique' sur une foule pleine d'espoir", polémique le quotidien à partir de la côte est bobo et intellectuelle.

Selon le Globe qui,  comme le New York Times, fait son beurre en multipliant les agressions, les ripostes de Trump à l'égard des media encouragerait les hommes forts  à traiter les journalistes comme des ennemis, visant le Russe Vladimir Poutine ou le Turc Recep Tayyip Erdogan, puisque, dans le même registre,  Mélenchon ne pèse pas lourd.


PaSiDupes n'a pas trouvé la campagne publicitaire où on pourrait lire que "Trump a qualifié les médias d'ennemi du peuple" (Helsinki, Finlande, le 16 juillet 2018, jour de la rencontre Trump-Poutine ?)

En revanche, l'AFP, relayée par La Croix, diffuse ce qui pourrait être une "fake news"
Posture des "attaquants" dans la "contre-attaque"
"Il n'y a rien que je désirerais plus pour notre Pays qu'une réelle LIBERTE DE LA PRESSE", a suggéré Donald Trump, sur Twitter. "Le fait est que la Presse est LIBRE d'écrire et de dire ce qu'elle veut, mais la plupart de ce qu'elle dit est FAKE NEWS, à des fins politiques ou tout simplement pour essayer de blesser des gens. L'HONNETETE L'EMPORTE!"

Réclamer aux media de l'honnêteté intellectuelle, est-ce une atteinte à la liberté de la presse ?

Paris Match considère que la liberté de la presse autorise les 'fake news'
La campagne anti-Trump actuelle menée par les media n'innove pas :
elle est une relance du "Trump bashing" d'octobre 2017


Provoquant fréquemment  des ripostes présidentielles, le New York Times a publié un court éditorial sous un titre en lettres capitales agressives "LA PRESSE LIBRE A BESOIN DE VOUS", rappelant que le peuple a le droit de critiquer la presse. Mais le président ne partage pas ce droit !
"Mais insister sur le fait que les vérités qui vous déplaisent sont des 'fake news' est dangereux pour la démocratie", écrit le Times. Or, outre Paris Match du 12 octobre 2017, on voit que la campagne d'intoxication démocrate de la présidentielle américaine de 2016 a été contredite par les urnes : le PEUPLE a donc effectivement besoin d'une PRESSE HONNETE.

D'autres media engagés ont défendu leur fonds de commerce idéologique, estimant que leur rôle consiste, selon certains, à faire économiser le temps du contribuable. D'autre diront que ces media profitent que leurs lecteurs ont la tête dans le guidon pour leur gonfler le boyau  cerveau.

"Les journalistes couvrent des réunions du gouvernement ennuyeuses et déchiffrent [sans a priori ?] les formules de financement de l'école publique, pour que vous n'ayez pas à le faire", souligne ainsi l'Arizona Daily Star, qui tient visiblement l'Amérique profonde en piètre estime. "Ce n'est pas aussi fondamental que le premier amendement, mais cela peut servir", se justifient les manipulateurs, décrypteurs et analystes autoproclamés.

Pour les défenseurs de la liberté de la presse, c'est-à-dire de leur gagne-pain, les appels de D. Trump à l'honnêteté menaceraient le rôle de contre-pouvoir des media - qui entendent se substituer aux Sénat et à la Chambre des Représentants affectés à cette fonction - et vont à l'encontre du premier amendement de la Constitution qui garantit la liberté d'expression et protège les journalistes. Ce premier amendement n'accorde toutefois pas la liberté de mentir au peuple qui a une haute idée de la liberté d'expression, dévoyée par les media institutionnels. La désaffection populaire pour les media d'information ne s'explique pas autrement que par une défiance forte. 
Une action plus politique que professionnelle 

"Je ne crois pas que la presse puisse rester sans rien faire et subir, elle doit se défendre lorsque l'homme le plus puissant du monde tente d'affaiblir le premier amendement", selon Ken Paulson, ancien rédacteur en chef du quotidien USA Today et un des responsables du Newseum, le musée de l'information à Washington.

Au-delà de Trump, la campagne s'en prend à l'électorat Trump
Ken Paulson ne croit pas en l'efficacité de cette campagne de sensibilisation, estimant qu'elle manque sa cible. "Les personnes qui lisent les éditoriaux n'ont pas besoin d'être convaincues. Ce ne sont pas elles qui hurlent (sur les journalistes) aux meetings présidentiels".

Les media doivent développer une campagne "marketing" plus large, selon lui, face aux contre-attaques de la Maison Blanche. L'objectif est de soumettre la Maison Blanche au moyen d'une presse plus dominatrice.

Mais l'initiative de jeudi pourrait exacerber la défiance grandissante envers la presse, des deux côtés de l'Atlantique, en galvanisant les partisans du président, qui veulent préserver leur liberté de penser et pourraient y voir la confirmation  que les media ligués contre Trump, tentent de leur reprendre le pouvoir qu'ils lui ont confié.

Les attaques des media sont de plus en plus frontales et concertée
 
Les media proches du parti démocrate peineront à ridiculiser les accusations de complot, puisqu'il est à ciel ouvert. 
"Les media organisent une attaque plus étudiée et publique que jamais contre Donald Trump" et contre "la moitié du pays qui le soutient", a tweeté Mike Huckabee, ancien gouverneur républicain et commentateur sur la chaîne conservatrice Fox News, classée à droite et vilipendée de plus belle depuis que,  contre toute attente, les Démocrates se sont fait battre.

Même des adversaires du président ont des doutes, à l'instar de Jack Shafer, de Politico, qui pense que l'effort coordonné "va à coup sûr avoir un effet contre-productif".

Mais pour les défenseurs des media, les enjeux sont bien trop importants pour accepter que les déclarations présidentielles prennent le dessus sur les affirmations de la presse militante. Si l'unique bénéfice était une remontée des ventes, au final, la coalition d'organes de presse n'aurait pas fait chou blanc.

Les journaux les plus radicalisés veulent pousser l'idée que les propos du Président ont généré des menaces contre des journalistes et auraient aussi bien pu créer un climat d'hostilité ayant mené notamment à l'attaque contre le Capital Gazette à Annapolis (Maryland), fin juin, où cinq personnes ont été tuées par un tireur entretenant une relation conflictuelle avec le journal. 

Instrumentalisation et manipulation grossières qui ne peuvent échapper à la population
A la différence de la presse qui, dans l'hypothèse Hillary Clinton, se voyait déjà co-gérer la politique américaine, le peuple n'a pas voulu d'une présidente affaiblie par un AVC et aux comportements hystériques.Adieu, veaux, vaches, cochons pour la presse en perte de crédibilité et de confiance populaire.

Trump en phase avec le peuple américain 
Selon un récent sondage Ipsos, 43% des républicains pensent que le président devrait avoir l'autorité de fermer des media ayant une "mauvaise attitude".

Un policier mis en examen pour la mort d'un délinquant sans permis qui l'a percuté à pied

Faut-il laisser courir les rebelles aux contrôles de police  ?

La presse met en cause l'accomplissement du devoir des policiers 

Les risques sont pour les policiers
Un fuyard contraint un policier à une course-poursuite mais c'est "l'attitude du policier" qui est au centre de l'enquête... Le conducteur sans permis  de 26 ans a en effet trouvé la mort en tentant de se soustraire au contrôle de police, mardi soir à Paris

Tout débute mardi vers 23h lorsque "l'homme" originaire de Draveil dans l'Essonne refuse de se soumettre à un contrôle de police dans le quartier des Halles à Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, le fonctionnaire de police, qui circulait à pied, est alors monté à l'arrière du scooter d'un particulier, et tous deux ont pris la voiture en chasse jusque dans la rue Condorcet dans le 9e arrondissement de Paris où le véhicule a été bloqué par le trafic.

"Le fuyard a pris tous les risques, y compris des rues en sens inverse et s'est finalement retrouvé bloqué. Le policier est alors descendu et l'a sommé d'obtempérer, a indiqué une source proche de l'enquête à l'AFP qui note que  le véhicule a fait marche arrière et a percuté le scooter des poursuivants. Agressé, le fonctionnaire a tiré un coup de feu, selon une source proche du dossier citée par Le Parisien. 

Le quotidien précise que la salle de commandement de la préfecture de police de Paris aurait demandé au jeune policier de laisser filer le délinquant qui avait portant tenté de neutraliser les deux hommes.

"Ces situations de tension extrême sont de plus en plus fréquentes lors des contrôles", observe le syndicat de police Alliance

C'est le jeune gardien de la paix de 23 ans qui a d'abord été placé en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi pour "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner". L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), ainsi que la police judiciaire, ont été saisies de l'enquête. 
La victime était sous le coup d'une procédure ouverte en février pour "conduite malgré une annulation de permis" et "refus d'obtempérer exposant autrui à un risque de mort ou d'infirmité".

La famille du récidiviste conteste dans Le Parisien l'attitude du policier.
Résultat de recherche d'images pour "conduite sans permis""Ça aurait pu se passer autrement, à plusieurs reprises ce policier s’est retrouvé à hauteur de la voiture. Il aurait pu relever la plaque d’immatriculation et venir le chercher à la maison", reproche Frank, le père de la victime. Mercredi, il a déposé plainte auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour homicide volontaire. "Quand j’ai appris pour son décès, je me suis écroulée. A cause de ce policier, j’ai perdu une partie de moi. Avec mes parents, on voulait qu’il aille de l’avant, arrêter d’avoir des problèmes avec la police", témoigne sa soeur Fiona, 19 ans. "Romain [la victime, NDLR] était quelqu’un d’aimant, toujours là pour sa famille. Il était toujours de bon conseil. Il était très proche de nous; quand il avait déménagé, il venait nous voir dès qu’il pouvait. C’était une personne aimante, gentille, drôle".

Le syndicat de police Alliance comprend la réaction du policier. 
"Il a pris une initiative, celle de réquisitionner le scooter. Ces situations de tension extrême sont de plus en plus fréquentes lors des contrôles. Certaines personnes, parce qu'elles sont ivres ou n'ont plus de permis, ne s'arrêtent plus et prennent la fuite, mettant en danger la vie de nos collègues et celle des autres", résume Loic Lecouplier, responsable Ile-de-France d'Alliance.

mercredi 15 août 2018

Aquarius : les droites françaises invitent la Tunisie à ouvrir ses ports

L'accueil des clandestins africains n'est pas la responsabilité exclusive des Européens

L'irresponsable 'SOS Méditerranée' prend des migrants à bord de l'Aquarius, sans assurer le suivi

La Tunisie doit cesser d'être une plaque tournante de migration vers l'UE et assumer ses responsabilités de voisin de la Libye
Ses 141 migrants ne savaient pas où ces "humanitaires" les débarqueraient. En France, les acteurs politiques de droite réclament une politique et une stratégie responsables avant  l'ouverture d'un des ports du pays.

Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN, ex-FN) ont plaidé pour que la Tunisie, du fait de sa proximité géographique apporte une contribution naturelle à l'effort européen, en ouvrant ses ports. Ils estiment en effet la France ne peut pas éternellement réceptionner les livraisons de l'Aquarius et créer "un appel d'air".

Ne pas "encourager le jeu des passeurs" 

Il existe des passeurs de tout poil, notamment animés par l'appât du gain pour les uns, mais par une idéologie subversive de déstabilisation des démocraties  libérales, pour les autres.

Image associéeLes Républicains sont favorables à une position de fermeté vis-à-vis de ces situations" car "nous ne pouvons pas créer un nouvel appel d'air", a réagi un des porte-parole de LR, Gilles Platret, 55 ans, sur franceinfo. Accueillir ces migrants "sous le coup de l'émotion ne ferait qu'encourager [cette immigration] et faire le jeu des passeurs", a ajouté le maire de Chalon-sur-Saône, 
plaidant pour que l'Aquarius, que l'Italie et Malte - constamment sollicités- résistent  à leur accueil, se dirige vers les côtes tunisiennes. 

Il a jugé que "ce n'est pas à la France seule de régler ce problème" mais "à l'Europe de le faire dans les liens qu'elle doit avoir avec l'Afrique".

Notre déficit public et notre croissance en berne ne plaident pas en faveur de l'accueil de clandestins africains 

Alors qu'une seule de nos universités apparaît au classement de Shanghaï 2018 et que l'OCDE pointe déjà les disparités scolaires et les compétences de notre jeunesse," la France doit prendre ses responsabilités en n'accueillant pas l'Aquarius", a également estimé le porte-parole du RN Jordan Bardella, 23 ans, ex-secrétaire départemental du FN de Seine-Saint-Denis, sur LCI, en rappelant qu'une majorité de Français s'était dit opposée à l'accueil du navire en France en juin, dans un sondage. "Nous n'avons pas les moyens" de les accueillir.

"Si on applique le droit de la mer, c'est aux ports tunisiens" de le faire, a ajouté ce conseiller régional d'Ile-de-France. 
Il a aussi de nouveau dénoncé "les ONG (qui font) le jeu des passeurs qui font de la traite d'êtres humains", et "violent le droit maritime".

Résultat de recherche d'images pour "musulmans en Corse"
Les événements de Sisco et le débat sur le burkini dans l’île
ont mis à mal le vivre ensemble et la pratique de l’islam en Corse
Quant à la proposition réitérée du président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, d'ouvrir un port corse au bateau, Jordan Bardella rappelle à cet avocat nationaliste qui s'est fait connaître par la défense d'activistes du FLNC en lutte armée avec la République française "que les Corses ne souhaitent pas que leur île devienne le Lampedusa français" et que les "ratonnades" corses sont une réalité qu'il ne peut ignorer.