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mardi 20 février 2018

Wauquiez continue de stigmatiser les frondeurs de LR et les collabos de Macron

Wauquiez tacle ses opposants Républicains dans un nouvel enregistrement

Le président de Les Républicains fustige les personnalités de sa propre famille politique qui entravent la restructuration du parti.

Tenus devant des étudiants de l'EM Business School de Lyon, de nouveaux extraits des propos du président des Républicains désignent clairement les adversaires de la formation de la droite républicaine. Ces nouvelles révélations faites par TMC (groupe BFM de Patrick Drahi) dans l'émission de divertissement Quotidien visent à contraindre les collaborateurs de Macron à choisir entre  LREM et LR.

Laurent Wauquiez souhaite-t-il faire le ménage ?
Dans sa famille politique, les inimitiés sont nombreuses parmi les caciques du parti, ceux qui étaient au premier plan lors de la déconfiture de Les Républicains à la présidentielle et aux législatives de 2017, dans la version de LR antérieure à son élection à la tête du parti, haut-la-main en décembre dernier, avec l'écrasant score de 74,64 %. 
Un nouvel enregistrement publié par l'émission Quotidien, lundi 19 février, confirme l'intention du chef de file des Républicains (LR) de  : il tance vertement la présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui s'est positionnée en opposante au président Laurent Wauquiez (Pécresse a indiqué avoir refusé de prendre la présidence du Conseil national du parti, sur une proposition de Laurent Wauquiez. "Parce que présider ce conseil national, c'était finalement donner un blanc-seing à Laurent Wauquiez et adhérer à une ligne politique qui n'est pas la mienne"), tout en restant dans le parti et en affichant sa différence, et le maire de Bordeaux et ancien candidat à l'Elysée refoulé, Alain Juppé, qui a organisé les départs d'élus LR tout en restant lui-même à l'intérieur, après avoir fustigé Gérald Darmanin, ancien ministre de Sarkozy et déserteur, puisqu'il est ministre de Macron.

Dans ce nouvel extrait, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est toujours face aux mêmes étudiants de l'Ecole de management de Lyon. Il s'étonne que l'une d'entre eux ait passé les concours d'accès aux écoles de commerce, après avoir effectué une classe préparatoire littéraire. "C'est vrai, c'est Valérie [Pécresse] qui avait mis ça en place, souligne-t-il. Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse a occupé le poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, entre 2007 et 2011. "Ah le nombre de conneries (sic) qu'elle peut faire !", poursuit-il. 

Alain Juppé n'est pas épargné sur la gestion de la ville de Bordeaux, dont l'ancien premier ministre est le premier magistrat depuis 1995, hormis entre 2004 et 2006. "Alain Juppé, qui est une personnalité éminemment respectable, il a totalement cramé la caisse. A Bordeaux, il a fait des miracles : Bordeaux est géniale, est très bien gérée, mais il a fait exploser les impôts, et il a fait exploser la dépense publique, et il a fait exploser l'endettement", révèle le président des Républicains.

L'ennemi de LR est clairement LREM et ses affidés

"Vous avez vu les guignols d'En Marche ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose." La République en Marche ? "Une dictature totale en France". Valérie Pécresse ? Elle raconte "des conneries". Alain Juppé ? "Il a cramé la caisse à Bordeaux". 

Tous les adhérents Les Républicains qui combattent la direction démocratiquement élue sont pointés. Pécresse a créé son propre mouvement (Libres!) et, non seulement Juppé refuse de payer sa cotisation, mais il envoie ses partisans au front, telle Fabienne Keller, critiquer ses vainqueurs. Les commentateurs commencent à comprendre que les propos ne sont pas la maladresse qu'ils ont jusqu'ici dénoncé avec volupté, mais plutôt ou une stratégie du président des Républicains qui est conscient, comme il le dit, que "tout ce que vous dites peut être utilisé repris et déformé contre vous, tout va sortir". Wauquiez a donc voulu que ça sorte et ainsi crever l'abcès qui ronge LR.

A l'EM Business School de Lyon on se défend. Bernard Belletante, le directeur de l'école et député ...En marche souligne que ces cours "optionnels devaient être non prosélytes, apolitiques, inspirants pour les élèves. C'est dommage d'en faire une tribune politisée, cela donne mauvaise image. Mais on ne lancera pas de poursuites ou d'enquêtes. Que les gens réfléchissent à leurs actes". La diffusion des propos de Wauquiez par "Quotidien" est "illégale", juge Platret, porte-parole LR, sur RTL.
Mais en faisant fuiter les paroles de Wauquiez, la taupe l'a servi.
De nouveaux extraits, la semaine prochaine, consacrés à Sébastien Lecornu et à Edouard Philippe ?

UNEF: encore des témoignages de viols et agressions sexuelles

Valeurs sociales et sens moral incompatibles avec la jeunesse de gauche ?

Plusieurs jeunes femmes déclarent avoir subi du harcèlement sexuel, des agressions sexuelles et des viols entre 2007 et 2015 à l'UNEF

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le deuxième syndicat étudiant (derrière la Fage, Fédération des Associations générales étudiantes), selon de nouveaux témoignages publiés mardi par Libération.

En novembre, 83 femmes, anciennes syndicalistes de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) avaient déjà signé une tribune dans le Monde pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans cette organisation proche du PS.

Dans son édition de mardi, Libération indique avoir recueilli le témoignage de 16 autres militantes "se disant" (sic) victimes de harcèlement et, pour certaines, d'agressions sexuelles et de viols.
"C'est important que l'omerta se lève", a réagi l'actuelle présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas. "J'apporte tout mon soutien aux femmes qui dénoncent les violences qu'elles ont subies au sein de l'organisation", a-t-elle ajouté.

Le quotidien publie notamment le témoignage d'une militante qui accuse un "membre de la direction du syndicat entré à l’Unef au milieu des années 2000" de l'avoir violée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en septembre 2014, puis une deuxième fois en juin 2016, à Paris. Elle aurait porté plainte en janvier.

Une autre femme, ancienne petite amie de ce responsable, affirme elle aussi avoir été violée en juillet 2014. Selon le quotidien, elle "s’apprête" à porter plainte à son tour.

D'après "Libé", un étudiant entré dans l'organisation "au milieu des années 2000" aurait par ailleurs commis un viol à l'été 2015 sur une jeune militante qui a déposé une main courante le 17 mars 2016 à Paris.

Plus généralement, l'article de Libération décrit une organisation où les jeunes militantes étaient la cible de pressions insistantes, notamment sous la présidence de Jean-Baptiste Prévost (2007-2011), ci-dessous à droite face à Julliard, marquée, selon le quotidien, "par une multitude de dérives".

L’Unef était "alors un terrain de chasse sexuelle", écrit Libération

Résultat de recherche d'images pour "Jean-Baptiste Prévost"Arrivée à la tête de l'Unef en 2016, Lilâ Le Bas assure avoir mis en place des outils pour enrayer ces violences et libérer la parole (réunions non mixtes, ateliers sur le consentement...).

Dans le sillage de l'affaire Weinstein, de précédentes révélations de la presse ont récemment éclaboussé les mouvements de jeunesse du PS (MJS) et du PCF (Jeunesses communistes), ce qui ne minimise pas les crimes des jeunes socialistes.

lundi 19 février 2018

Les féministes Schiappa et de Haas s'emplâtrent

'Fact checking' de la ministre : un homme sur deux est un agresseur"? 

"Non", réplique la ministre à la manipulatrice Caroline de Haas

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Agressive et arrogante, Haas porte sa sottise sur son visage
Invitée à commenter la désinformation de la "militante féministe" Caroline De Haas, qui avait jugé qu’un homme sur deux ou trois est un agresseur sexuel, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa s’est inscrite en faux.

"Mathématiquement, arithmétiquement, ce chiffre-là est faux", a taclé Schiappa, en lieu et place des 'fact checkeurs' de la presse partisane, Antoine Krempf (Radio France), Désintox de Libération ou Decodex du journal Le Monde qui épargnent les activistes…

Qui du père ou du frère de Caroline de Haas est un harceleur ?

"D’aucune manière ça ne peut être un homme sur deux. Cela voudrait dire qu’il y a plus d’agresseurs sexuels que de femmes violées, ironise-la sous-ministre. Que tous les viols survenus seraient à chaque fois des viols en réunion. Mathématiquement, arithmétiquement, ce chiffre-là est faux", a-t-elle ainsi 

"C’est inopérant et contre-productif de jeter en l’air des chiffres […]. Ou on a une parole construite étayée par des études et des recherches, ou alors on lance des interrogations et un grand débat public sur comment on peut quantifier […] Mais là, je trouve ça dangereux et cela brouille le message qu’on veut faire passer", a-t-elle enfin indiqué.

Ces commentaires ont le mérite d'exister, mais de
Haas ne s'arrêtera pas là ? Ceux et celles qui connaissent cette activiste savent qu'elle n'est pas fiable et ne lui accordent aucun crédit.
Le seul ennui avec elle, c'est qu'elle est haineuse et nuisible: il faut donc que  ses agissements soient dénoncés et qu'elle disparaisse des media. Or, les media  - fact checkeurs et décrypteurs - ne jouent pas leur rôle...

Fessenheim: mouvement de grève des salariés de la centrale pour 3 jours

La gauche anti-nucléaire écartelée entre idéologie et protection de l'emploi régional...

Une grève pour leur avenir...

Le gouvernement va-t-il accepter d'ouvrir des négocier sous la pression d'une grève en cours ? A l'heure des négociations autour de la reconversion du site de Fessenheim, plusieurs syndicats de salariés ont déposé un préavis de grève de trois jours... 

La centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer entre fin 2018 et début 2019. Le comité de pilotage sur la reconversion du site haut-rhinois a justement été installé par le secrétaire d’État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire en janvier. Avant sa prochaine venue, deux syndicats de salariés sont mobilisés cette semaine.

En plus du préavis de grève pour trois jours, la CGT et FO ont appelé à deux rassemblements, ce lundi et ce mardi matin.

Fin janvier, Sébastien Lecornu n'a pas réussi à endormir les syndicats.
Il a en vain tenté de rassurer les prestataires et sous-traitants (qui disposeront d’une cellule pour retrouver du travail), les collectivités locales (avec la mise en place d’une fiscalité spéciale entre Colmar et Mulhouse face au manque à gagner) ou encore sur la question de l’approvisionnement électrique de l’Alsace.


Selon eux, "le compte n’y est pas". 
Ils veulent ainsi faire entendre plus fort la voix des salariés inquiets pour leur avenir dans ces négociations sur le devenir du site nucléaire - aux multiples options.


Un barrage filtrant installé dès ce lundi matin.
France Bleu Alsace rapporte que sur place, un barrage filtrant a été dressé à l’entrée, dès 8h ce lundi matin. Sans transmettre le nombre de grévistes de ce mouvement, la direction de la centrale a en revanche précisé qu’elle craignait une baisse de production pour le seul réacteur (le numéro 1) actuellement en fonctionnement.

Municipales 2020 à Paris : la marche à tâtons de LREM

LREM a tout à construire, avec des renégats de gauche comme de droite

La République en marche se cherche dans Paris

Pour l'heure, le paysage politique parisien baigne dans un épais brouillard, hormis pour de rares initiés. "C'est une période de transition, c'est pour ça que ce n'est pas très lisible", explique le député (LREM) de Paris Pacôme Rupin.

L'émergence d'Emmanuel Macron a fait bouger les lignes dans la majorité comme dans l'opposition municipales. Adversaires d'hier se retrouvent désormais bras-dessus, bras-dessous pour appuyer l'action du chef de l'Etat, sans pour autant pouvoir créer un groupe commun au Conseil de Paris, le parti présidentiel ayant fait passer une consigne stricte en ce sens.
"Il ne faut surtout pas qu'on mette un doigt là-dedans", confirme un député macroniste parisien quand Pacôme Rupin abonde qu'il n'y verrait "pas de logique du moment où En Marche n'était pas présent lors de l'élection en 2014".

Les macroniens parisiens en pleine ambiguité

Un groupe "Démocrates et progressistes" a vu le jour au Conseil de Paris, réunissant cinq membres dont le sénateur LREM Julien Bargeton, ci-dessous à droite, et la députée LREM Anne-Christine Lang, ci-dessous, tous deux anciens socialistes.
Ce groupe aurait essaimé dans certains conseils d'arrondissement (4e, 18e, 20e; en gestation dans les 13e et 16e) et s'est inscrit dans la majorité municipale, "tout en conservant une distance critique", explique un de ses membres. "Il y a une forme d'ambiguïté, admet  un membre du groupe "Démocrates et progressistes", se justifiant par le fait qu' "on est obligé de s'inscrire dans l'opposition ou la majorité. Statutairement, on n'a pas la possibilité d'être ailleurs ou nulle part".

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Plus clairement, dans la même situation, pourtant, le groupe de droite "Parisiens progressifs, constructifs et indépendants" se situe, quant à lui, dans l'opposition municipale à Hidalgo, se rapprochant du parti présidentiel, dans le sillage de Jérôme Dubus, 55 ans, ex-conseiller technique au cabinet de J. Chirac à la mairie de Paris, élu du 17e, n°3 sur la liste La République en marche ! à Paris, aux sénatoriales et Marie-Laure Harel, 29 ans, proche de Nathalie Kosciusko-Morizet, élue du 3e qui a quitté LR.
"Nous sommes sur une ligne politique extrêmement claire: c'est de défendre les textes du gouvernement dans ses déclinaisons parisiennes", ajoute cette même source en évoquant notamment les décisions sur "le logement, la politique migratoire".

Un recentrage d'Hidalgo peut-il  tromper l'électeur ?

L'attitude ambivalente d'Hidalgo face au chef de l'Etat complique le positionnement des marcheurs parisiens. Autrefois auteure de sorties virulentes contre Macron, mais désormais cernée de députés LREM et d'alliés hésitants à virer de bord, elle semble avoir adouci son discours.

Est-elle sincèrement impressionnée par Macron ? 
"Absolument et sur plusieurs points", a-t-elle répondu samedi sur Public Sénat, en saluant son "écoute" et son statut de "leader sur les questions de changement climatique".
"Il m'a dit: 'Heureusement que tu as fais ce que tu as fait sur la lutte contre la pollution à Paris parce que si tu n'avais pas fait ça, on le paierait un jour en terme d'attractivité de la ville' ", s'est-elle encore vantée.

"Peut-être a-t-elle réfléchi à un recentrage de son positionnement", grince un parlementaire LREM parisien, en remarquant qu'Hidalgo n'est "pas dans une situation facile" et que le problème est désormais de savoir qui à Paris "n'est pas Macron-compatible".

Pour se démarquer clairement, LREM va devoir peaufiner son programme pour les municipales de 2020

"On va mettre tout à plat et essayer de
bâtir une plateforme programmatique qui s'appellera 'Paris demain' ", explique un député, qui a donné un titre au dossier vide.

"On a un certain nombre d'axes à creuser", confirme Philippe Zaouati, référent LREM dans la capitale, énumérant "la gouvernance, le lien avec la métropole - se reposer la question de l'attractivité économique, quel narratif pour Paris ? Et l'efficacité du service public dans une grande ville monde comme Paris".

"Il faut qu'on garde notre méthode, en commençant par faire de bons diagnostics, un travail le plus capillaire possible, que les marcheurs aillent dans les conseils de quartier, d'arrondissement", appelle de son côté un autre parlementaire LREM.
Tout reste à faire...

Pétition d'écrivains contre Hidalgo pour l'inhumation à Paris de Michel Déon


La maire socialiste tente de poursuivre les morts de sa haine

Une centaine d'écrivains et éditeurs demandent à la maire socialiste de Paris de donner une sépulture à l'écrivain et académicien français Michel Déon

Pétition d'écrivains pour l'inhumation à Paris de Michel Déon"Son oeuvre, sa personnalité, son rayonnement international ne méritent pas cette situation déplorable", écrivent, parmi d'autres, Emmanuel Carrère, Irène Frain, Antoine Gallimard,  Amélie Nothomb et l'académicien Erik Orsenna.
"Nous demandons donc à Anne Hidalgo et au Conseil de Paris de faire en sorte que l'auteur des 'Poneys sauvages', d' "Un taxi mauve' et de tant de grands romans puisse bénéficier d'une sépulture dans les meilleurs délais", ajoutent les signataires, répondant à l'initiative du Figaro.

L'auteur de La Montée du soir est mort le 28 décembre à 97 ans, à la clinique de Galway, en Irlande, où il résidait pendant une partie de l'année. Il a été incinéré. Ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille qui souhaitait les faire inhumer à Paris. Il a été secrétaire de rédaction à L'Action française auprès de Charles Maurras et, dans le même temps, collabora à Marie Claire, avant de devenir journaliste à Paris Match.

En réponse à la demande des proches de Michel Déon, Anne Hidalgo a expliqué,  le 15 février, qu'une dérogation aux règles d'inhumation en vigueur à Paris n'avait pas été possible, faute de place, selon Pénélope Komitès-Valadares, ancienne dirigeante de Greenpeace-France (candidate des Verts à Paris aux élections législatives de 2002 dans la 7e circonscription, recueillant 5,87 % des suffrages exprimés) et adjointe à la maire de Paris, Anne Hidalgo, chargée des affaires funéraires et proche de Vincent Peillon.

La maire de Paris avait cependant souligné qu'elle souhaite "faire évoluer" le règlement "pour permettre à de grandes personnalités parisiennes de cœur, si ce n'est de résidence, par exemple à des artistes du monde entier, d'être enterrées dans notre ville".
Hidalgo proposera "au prochain Conseil de Paris la création d'une commission intégrant des conseillers de Paris de toutes les formations politiques pour définir les conditions dans lesquelles, malgré le petit nombre de places disponibles, nous pourrions accueillir exceptionnellement à Paris la sépulture de personnalités qui n'y résidaient pas administrativement", avait-elle dit.

Selon les écrivains et éditeurs signataires de la pétition, la présence de Michel Déon à Paris, "comme celle de Proust, Stendhal, Baudelaire, Sartre, contribuera au prestige déjà grand d'une ville indissociable de notre histoire intellectuelle et littéraire".

Le monde des lettres a largement répondu présent
 
Des esprits aussi divers que Kundera et Sempé, Antoine Gallimard et Yasmina Reza, Bernard-Henri Lévy et Tatiana de Rosnay, Michel Houellebecq et Delphine de Vigan, Amélie Nothomb, Philippe Sollers et Pierre Nora, Michel Onfray et Jean-Christophe Rufin ont voulu dire leur incompréhension face à une situation indigne d'une capitale culturelle européenne et leur espoir d'une issue rapide et heureuse.
Citons encore Didier Decoin, Guillaume Musso et Eric-Emmanuel Schmitt qui ont également signé le texte, ainsi que des auteurs moindres, Bernard Pivot ou Franz-Olivier Giesbert, qui ont saisi l'occasion de se grandir.
Les signataires : Eliette ABÉCASSIS, Mohammed AÏSSAOUI, François ARMANET, Ingrid ASTIER, Christian AUTHIER, Isabelle AUTISSIER, Jean-Michel BARRAULT, Frédéric BEIGBEDER, Patrick BESSON, Dominique BONA, de l'Académie française, Pascal BRUCKNER, Jean-Christophe BUISSON, Laure BUISSON, Bertrand BURGALAT, Belinda CANNONE, Emmanuel CARRÈRE, François CÉRÉSA, Bernard CHAPUIS, Georges-Olivier CHATEAUREYNAUD, Jérôme CLÉMENT, Thierry CLERMONT, Jean-Luc COATALEM, Bruno CORTY, Teresa CRÉMISI, Michel CRÉPU, Marie DABADIE, Françoise DARGENT, Kéthévane DAVRICHEWY, Didier DECOIN, de l'Académie Goncourt, Jean-Michel DELACOMPTÉE, Grégoire DELACOURT, Guillaume DERVIEUX, Jean DES CARS, Patrick DEVILLE, Alain DUAULT, Richard DUCOUSSET, Clara DUPONT-MONOD, Benoît DUTEURTRE, Francis ESMENARD, Nicolas D'ESTIENNE D'ORVES, Alice FERNEY, Hélène FILLIÈRES, Loïc FINAZ, Alain FINKIELKRAUT, de l'Académie française, Eric FOTTORINO, Irène FRAIN, Patrice FRANCESCHI, Dan FRANCK, Olivier FRÉBOURG, Marc FUMAROLI, Antoine GALLIMARD, Isabelle GALLIMARD, Jérôme GARCIN, Francis GEFFARD, Franz-Olivier GIESBERT, Adrien GOETZ, Anne GOSCINNY, Patrick GRAINVILLE, Denis GROZDANOVITCH, Olivier GUEZ, Arnaud GUILLON, Karina HOCINE, Michel HOUELLEBECQ, Alexandre JARDIN, Alexis JENNI, Pierre JOANNON, Christine JORDIS, Milan KUNDERA, Philippe LABRO, Laurent LAFFONT, Arnaud DE LA GRANGE, Gilles LAPOUGE, Michel LE BRIS, Arnaud LE GUERN, Bernard-Henri LEVY, Gilles MARTIN-CHAUFFIER, Carole MARTINEZ, Frédéric MITTERRAND, Guillaume MUSSO, Eric NEUHOFF, Pierre NORA, de l'Académie française, Amélie NOTHOMB, Véronique OLMI, Michel ONFRAY, Erik ORSENNA, de l'Académie française, Jean-Noël PANCRAZI, Xavier PATIER, Daniel PICOULY, Bernard PIVOT, de l'Académie Goncourt, Patrick POIVRE D'ARVOR, Yann QUÉFFELEC, Jean RASPAIL, Yasmina REZA, Philippe ROBINET, Jean ROLIN, Daniel RONDEAU, Tatiana DE ROSNAY, Jean-Marie ROUART, de l'Académie française, Jean-Christophe RUFIN, de l'Académie française, Bertrand DE SAINT VINCENT, Boualem SANSAL, Josyane SAVIGNEAU, Eric-Emmanuel SCHMITT, de l'Académie Goncourt, SEMPÉ, Philippe SOLLERS, Isabelle SPAAK, Sébastien SPITZER, François SUREAU, Laurence TACOU, François TAILLANDIER, Matthieu TAROT, Chantal THOMAS, Didier van CAUWELAERT, Jean-René VAN DER PLAETSEN, Delphine DE VIGAN, Frédéric VITOUX, de l'Académie française.

On notera les absents de la pétition.
Ainsi, les lauréats français du prix Nobel de littérature Gao Xingjian, Jean-Marie Le Clézio et Patrick Modiano n'ont pas signé...
Des académiciens, notamment Dany Laferrière, Jean-Denis Bredin, Amin Maalouf , François Cheng, Marc Lambron, François Weyergans.
Et des petits absents tels que Pascal Quignard, Pierre Bergougnioux, Gabriel Matzneff, Virginie Despentes ou Christine Angot, Claire Gallois ou Mona Ozouf.

dimanche 18 février 2018

Harcèlement sexuel: abandonnée de sa hiérarchie, une journaliste de LCP démissionne

Marie-Eve Malouines et Eric Moniot se refusent à balancer leur porc

Frédéric Haziza, 58 ans, s'en tire bien

La journaliste de La Chaîne Parlementaire LCP-AN avait porté plainte pour une agression sexuelle du présentateur. Mais il lui en a coûté son emploi : Astrid de Villaines a dû remettre sa démission, apprend-on, alors que l'animateur de l'émission "Questions d'Info"  Frédéric Haziza a repris l'antenne début janvier. 

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein et de la campagne #BalanceTonPorc à l'initiative de Caroline de Haas (mutique en la circonstance), la journaliste avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. Le site Buzzfeed s'est procuré une copie de la plainte, où l'on peut lire : "Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, Monsieur Haziza m’a pincé la fesse gauche ".

Le 21 novembre, suite à cette plainte, LCP-AN avait suspendu son présentateur Frédéric Haziza et ouvert une enquête interne. 
Le jour même de sa suspension d'antenne, il publia un tweet où il présentait ses excuses à sa collègue de travail, affirmant qu'il ne voulait pas la blesser ni l'outrager... 
Le lendemain, Bernard-Henri Lévy lui apporta son soutien : "Qui nous fera croire qu'Haziza est le Weinstein francais ? Et comment mettre un signe égal entre ce qui lui est reproché et ce dont on accuse Ramadan ? Amitié à Frederic #Haziza."

Le rapport rédigé par un expert "indépendant", comme on dit,  a jugé que,
"depuis 2014 [!], il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher". Après avoir été suspendu, l'animateur de l'émission "Questions d'Info" a repris l'antenne début janvier. 
Or, BuzzFeed affirme avoir contacté "douze salariés anciens et actuels de la chaîne" qui estiment que Frédéric Haziza était "coutumier de propos et comportements déplacés" et qui dénoncent "l'influence" et "l'impunité" de ce dernier.

Ses partis-pris lui ont valu d'être la cible d'une pétition fin juillet 2013, réclamant son renvoi de LCP et signée par près de 20.000 personnes.



L'"indépendance" de l'expert est à la hauteur du sens aigu bien connu de la déontologie d'Haziza. 
Dans une tribune publiée le 26 mars 2014 par le Huffington Post, intitulée "Quand l'obsession conduit à la faute morale", il a reproché - non sans quelque raisons toutefois- à Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques, de s'être acharné à "relativiser dans son livre 'La France malade du conflit israélo-arabe' le mobile antisémite de Fofana et de son gang des Barbares, les assassins d'Ilan Halimi," en parlant de l'"obsession juive" de Boniface et en l'accusant de "flirter avec un antisémitisme pernicieux". 
A défaut de mobiliser ses collègues 'fact-checkers" (de l'envergure du "respectable" Antoine Krempf sur Radio France), le géopolitologue (IRIS) Pascal Boniface avait fini par proposer un débat avec cet Haziza, qui a préféré se défiler.



En 2014, année du harcèlement sexuel présumé, les media Acrimed et le magazine Politis ont reproché à Frédéric Haziza ses méthodes et ce qu'ils considèrent être des manquements à la déontologie journalistique.

Le 7 mars 2016, en marge du dîner du CRIF, Frédéric Haziza donna un coup de poing à un reporter d'une web-télévision, peu après l'avoir sommé de quitter les lieux et menacé de détruire sa caméra. Une plainte a été déposée mais fut classé sans suite. 

Le 17 décembre 2016, le journaliste Edwy Plenel est qualifié d’ "ennemi de la nation" dans l'émission 'Entre les lignes' sur La Chaîne parlementaire(LCP) par un intervenant, Frédéric Encel, qui répond à l’invitation de Frédéric Haziza de nommer les "ennemis de l’intérieur". Edwy Plenel saisit le lendemain le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour dénoncer une incitation à la violence, puis il saisit également, le 21 décembre, le bureau de l’Assemblée nationale.

Haziza est diplômé de l'école de ...techniciens en informatique.
Mais il travaille aussi pour le Canard enchaîné. Il est l'un des pigistes de la rubrique "La mare aux Canards".

La rédaction de LCP-AN a voté une motion de défiance à l'encontre des dirigeants de la chaîne, Marie-Eve Malouines et Eric Moniot.

Elle entendait ainsi protester contre sa réintégration. Cette affaire se déroule alors que la présidente sortante, Marie-Eve Malouines, vice-présidente de l'Association des journalistes parlementaires, présidée depuis octobre 2017 par Jean-Pierre Gratien, journaliste à LCP-AN, se représente pour un second mandat à la tête de la chaîne.
La nomination du futur patron de LCP sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin.  

Résultat de recherche d'images pour "astrid de villaines wikipedia"La journaliste aurait obtenu un CDD de 3 mois au Monde.
Diplômée de l'Institut d'études politiques de Lille, la jeune femme (ci-contre) avait précédemment occupé trois postes à France Bleu Nord, Radio classique et LCP.
Mais où en est l'enquête préliminaire de la police judiciaire ? Encore une plainte bientôt classée sans suite  ?


samedi 17 février 2018

Un imam se dresse contre les "bigots" salafistes en France

L'imam et théologien réformiste Mohamed Bajrafil persiste et signe

Cet imam
 est une figure religieuse désormais reconnue d'un "islam en France"

Résultat de recherche d'images pour "pas democratie juste islam""Les bigots" salafistes sont  comme "les fachos" pour Mohamed Bajrafil. Il aimerait les faire reculer tant ils empoisonnent le débat sur sa religion. "Réveillons-nous!", lance dans son nouveau livre cet enseignant à peine quadragénaire d'origine comorienne, barbe légère et costume impeccable. "Le choix qui consiste à te couper du monde, de ton pays, de ton époque n'en est pas un", dit-il à son lecteur dans cette "lettre à un jeune Français musulman". 

Coran en main, mais toujours remis dans le contexte de la France de 2018

Après les attentats de 2015, Mohamed Bajrafil appelait déjà ses coreligionnaires à "entrer dans le XXIe siècle". Dans un essai remarqué ("Islam de France, l'an I"), il les invitait à retrouver l'élan spirituel d'une foi ensevelie "sous le poids de traditions superflues"

Loin de lui pourtant l'idée de mépriser l'islam traditionnel, dont il vient. 
Résultat de recherche d'images pour "Mohamed Bajrafil"
Né le 25 mars 1978 à Moroni, capitale de l'archipel des Comores - une république fédérale d'Afrique australe, composée de quatre îles dont l'une est administrée par la France (Mayotte est un département français d'outre-mer) -, Mohamed Bajrafil doit beaucoup à son père, son principal maître spirituel, qui l'a fait grandir dans le chaféisme, une des quatre écoles juridiques de l'islam sunniteVirtuose de la récitation coranique dès son plus jeune âge, il étudie le fikr (jurisprudence islamique), mais aussi la grammaire arabe chaque jour à l'aube. "Cela m'a aidé à triompher de mon sommeil et a façonné ma manière de voir le monde, mon rapport à la lecture", dit-il. Et de citer avec gourmandise quelques auteurs de chevet, de Gaston Bachelard et Émile Durkheim au Nietzsche du "Crépuscule des idoles".

C'est en banlieue parisienne qu'il s'installe en 1999. Moins de dix ans plus tard, il devient imam à la mosquée d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Mais il n'en a jamais fait un métier: ce produit singulier de la tradition islamique et de l'université républicaine - il est docteur en linguistique - vit du professorat, dispensant des cours d'arabe en métropole ou enseignant la géopolitique des religions à Mayotte. 

Et il écrit, navré de constater l'"ignorance abyssale" de tant de jeunes musulmans qui ignorent l'"abécédaire de l'islam" et le réduisent à une dichotomie entre "halal" (ce qui est permis) et "haram" (interdit).

"Il fait bon vivre en France," clame-t-il

"On ne peut pas régir la vie à coup de fatwas [avis juridiques, mais souvent des condamnations], ce n'est pas possible! Et cela n'a jamais été comme ça, en réalité. Sauf que, aujourd'hui, la bigoterie a gagné", déplore-t-il. 

Lui plaide pour "une réforme de la vision de l'islam" et de l'interprétation de ses textes pour conforter une pluralité de lectures du Coran et de la tradition prophétique (sunna), loin des "bigots" salafistes qui se prétendent héritiers des compagnons du Prophète. 

Face à eux prospère, selon lui, un autre "simplisme", anti-musulman cette fois, et nous y voilà !
"Le Coran dit que", voire "invente des sourates", gronde Mohamed Bajrafil, visant l'essayiste Éric Zemmour, auteur notamment du 'best-seller" Le Suicide français (2014). "Les bigots et les fachos: deux faces d'une même pièce", résume-t-il. 

La voix de Mohamed Bajrafil, qui a désormais quelque retentissement dans les media et sur les réseaux sociaux, peut-elle porter ? 
Elle commence à émerger, face à des gestionnaires de mosquées - une centaine de lieux de culte musulmans en 1970, 1.600 en 2003, selon les données du ministère de l'Intérieur, et 2.200 lieux de culte en 2015, pour une population de près de 9 millions de musulmans, comprenant environ 100.000 convertis -,  peu représentatifs des jeunes fidèles 2017 - environ la moitié des musulmans de France a moins de 24 ans -, des intellectuels d'origine musulmane éloignés de la pratique religieuse et des imams discrédités.
En 2016, l'institut Montaigne publie "un islam français est possible" à partir d'un sondage:
  • 80 % des musulmans sont favorables à la nourriture halal dans les cantines scolaires. 70 % des musulmans disent acheter "toujours" de la viande halal, 22 % "parfois" et 6 % "jamais";
  • 65 % des musulmans sont favorables au port du hijab (voile), témoignant du respect de la prescription des sourates du Coran 33-59 et 24-31 ;
  • 40 % des moins de 25 ans sont favorables à la burqa ou niqab (voile intégral), alors que dans toutes les classes d’âge confondues, seul 24 % y sont favorables ;
  • 40 % des moins de 30 ans pensent que la laïcité ne permet pas de pratiquer librement sa religion, alors que dans toutes les classes d’âge confondues, 20 % rejette la laïcité ;
  • 33 % des moins de 30 ans déclarent que la loi religieuse (charia) est plus importante que la loi de la République ;
  • 33 % des musulmans considèrent que "l'on devrait pouvoir exprimer sa foi au travail";
  • 25 % des musulmans sont favorables à la polygamie.
La population musulmane peut être divisé en trois profils :
  • 46 % sont "sécularisés" en train d’achever leur intégration (près de la moitié des plus de 40 ans, et 1/3 chez les jeunes) ;
  • 25 % sont "islamic pride" (fiers de leur religion);
  • 28 % sont "sécessionnistes" en rupture avec les valeurs de la civilisation française. (20 % des plus de 40 ans, et 50 % chez les jeunes).
En 2005, une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po fait apparaître la proportion de musulmans pratiquants revendiquant des positions culturelles traditionalistes.
Selon ce sondage,
39 % des musulmans pratiquants condamnent l'homosexualité (contre 21 % de l'ensemble des Français), 43 % approuvent des horaires séparés pour les femmes dans les piscines et 46 % manifestent des sentiments antisémites contre 18 % de l'ensemble des Français).
Mohamed Bajrafil rêve-t-il de jouer un rôle dans la refondation de "l'islam de France" voulue par Emmanuel Macron  ?
De là à se rêver en "grand imam de France" ou même en membre d'un "consistoire musulman" que certains appellent de leurs vœux dans le cadre de la structuration de l'islam en France... "Tout ce qui est organisation pyramidale m'incommode", tranche-t-il par avance, attaché au "libre-arbitre du croyant" et opposé à la "hiérarchisation et la cléricalisation de l'islam", en bon sunnite qu'il est
Mais il a accepté d'être secrétaire général du Conseil théologique musulman de France (CTMF, créé en 2015), où il côtoie quelques "savants" gravitant dans l'orbite des Frères musulmans, confrérie accusée de promouvoir un islam politique. Ce qui lui vaut des critiques tenaces. Il les balaye en soulignant le besoin dans le pays "d'une parole de réconciliation" pour passer "du vivre-ensemble au faire-ensemble". "Rien n'est parfait, mais il fait bon vivre en France", dit-il à l'attention d'une jeunesse musulmane qui pourrait en douter.
Le bureau exécutif du CTMF est composé de neuf membres dont une seule femme : 
Ahmed Jaballah, docteur en droit canonique musulman, diplômé de Zitouna (Tunis) et de la Sorbonne, directeur de l’IESH Paris, secrétaire général adjoint du Conseil européen de la fatwa (CEFR), membre de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), professeur de théologie musulmane, Imam-khatib (directeur de la prière et prêcheur).
Hassan El Houari, licence de théologie à l'Université d’Al-Quaraouiyyine (Agadir, Maroc), master en dogme et philosophie Islamique, Imam-khatib de la mosquée de Gonesse (PS, Val d’Oise). 
Larbi Kechat, né en Algérie, docteur en sociologie de l'Université de la Sorbonne, recteur de la mosquée Adaawwa à Paris 19e, imam-khatib. 
Larbi Bechri, Algérie, docteur en islamologie de l’Université d’Aix-En Provence, diplômé en charia de l'Université de Médine, Arabie saoudite, diplômé de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et responsable de l'institut de formation de l'UOIF dans la Nièvre, l’IESH de Château-Chinon. 
Mohamed Bajrafil, docteur en linguistique de l’Université Paris 7 Diderot, Franco-comorien formé en fiqh shafiite, professeur de théologie musulmane à l’Institut Alkhayria (Bruxelles), chargé de cours en langue arabe et traduction aux universités Paris 8 et 12, imam-khatib à la mosquée d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). 
Mohamed Mosadek, Irak, docteur en fiqh hanafite de l’Université d’Al-Azhar,  Egypte, professeur de théologie musulmane à l’Université d’Al-Azhar et chargé de cours à la faculté de droit de Strasbourg au master d’islamologie), imam-khatiib. 
Mohammed Najah, originaire du Maroc, docteur en Physique, professeur de théologie musulmane à l'Institut Tabari à Corbeil-Essonnes (gauche de 1951 à 1995, Essonne), imam-khatib à la mosquée de Vigneux-sur-Seine (PCF jusqu'en 2001, Essonne), professeur de mathématiques 
Nawel Zine, née en née en 1961 et originaire de Djerba, Tunisie, docteur en médecine et diplômée d’un master en dogme et philosophie islamiques, professeur de théologie à l’IESH de Paris
Ounis Guergah, originaire d'Algérie, diplômé en charia de l'Université de Médine, diplômé en philosophie de l’Université de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris, imam-khatib. 
Ces personnalités sont inclues dans le conseil d'administration qui comprend aussi 11 autres théologiens, professeurs et imams de toute la France.
Un IESH (Institut européen des sciences humaines) est un institut privé spécialisé dans l'enseignement de la théologie musulmane et la langue arabe. Ils sont six établissements en France, regroupés en une fédération, qui dispensent des cours d'études islamiques (théologie, droit musulman...), d'étude du Coran ainsi que l'apprentissage de l'arabe littéraire. Le tout premier d'entre eux est créé en 1992 à proximité de Château-Chinon, à l'initiative de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite en novembre 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Emirats arabes unis avec 81 autres organisations dans le monde entier dont plusieurs actives légalement au sein de l'Union européenne.

Le CERF (Conseil européen pour la fatwa et la recherche) est une fondation musulmane privée dont le siège se situe à Dublin, en Irlande. Il a vu le jour en 1997 à l’initiative de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE). Composé de 33 membres cooptés, le CEFR comprend un tiers de cheiks ne résidant pas en Europe: les Saoudiens, Soudanais et Mauritaniens dénoncent cette "innovation". Il est d'ailleurs dirigé par le Qatari d’origine égyptienne Youssef Al-Qardaoui.
Constitué de six Britanniques, cinq Français, trois Allemands, le conseil considère que la charia doit être la norme absolue pour tous les musulmans.

L'UISM (Union internationale des savants musulmans) exige que "l'ONU [comprenne] la nécessité de protéger les valeurs, l'éthique et les lois des religions révélées, scellées par l'islam, comme un moyen de préserver la paix et la sécurité internationales." Ankara a réagi contre l'inclusion de l'UISM sur la liste des organisations terroristes.

Selon un sondage réalisé en 2012, 60 % des Français estiment que l'influence et la visibilité des musulmans sont aujourd'hui "trop importantes" en France.