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mercredi 16 janvier 2019

Moulin à moudre pour les Gilets jaunes : la hausse des prix décolle en 2018

La faute au gazole et au tabac ? Un peu court, jeune homme !

Encore nulle en 2015, l'inflation accélère depuis








Elle a atteint une moyenne de + 1,8 % en moyenne en 2018, selon les chiffres tout juste publiés par l'Insee, soit exactement dans les clous de l’objectif officiel de la BCE (un taux "inférieur à, mais proche de 2 %"). C’est ce que révèle le rapport annuel de l’INSEE sur les prix à la consommation de l’année écoulée, publié ce mardi et qui insiste sur l’accélération de cette inflation. En effet, après une courte période de stagnation, 2018 signe le retour d’une inflation relativement forte : elle n’était que de +1 % l’année précédente, de +0,2 % en 2016 et nulle en 2015.

S'appuyant sur l'AFP, Le Figaro écrit le contraire.

Sans citer l'INSEE...

Cette hausse des prix est imputée à deux secteurs en particulier : l’énergie et les tabacs 

Dopée au gazole et au tabac, l'inflation décolle en 2018
La hausse des taxes sur les cigarettes a fait bondir les prix du tabac à + 14,2 % en moyenne en 2018, du jamais vu depuis presque quinze ans. Quant aux prix de l’énergie, qui avaient baissé trois années de suite avant de repartir à la hausse en 2017, ils augmentent encore de 9,7 % en moyenne, portés à la fois par la hausse du produit brut (le pétrole), des taxes gouvernementales sur les carburants et du prix du gaz.


Hors tabac, l’inflation annuelle moyenne est encore de + 1,6 % (contre + 1 % en 2017). Et l’inflation sous-jacente – c’est-à-dire celle des biens qui ne sont ni soumis à des prix volatiles, comme les carburants, ni à des prix modifiés par l’Etat, comme l’électricité, le gaz ou le tabac – est de + 0,8 %, ce qui reste supérieur aux années précédentes (+ 0,5 % en 2017).


L’énergie et le tabac ne sont pas les seuls à avoir augmenté en 2018. 
Le prix des produits alimentaires, par exemple, a également crû de + 1,9 % (contre + 1 % l’année d’avant), porté entre autres par une inflation des fruits et légumes, des produits laitiers et des œufs, de la viande et du poisson. 
Au rayon des rares baisses en moyenne annuelle : les services de communication, les produits et appareils médicaux ou encore l’électroménager.

L'inflation britannique a décéléré à 2,1% en décembre


L'inflation britannique a décéléré en décembre, avec l'énergie
Conforme aux attentes, ce chiffre résulte notamment de la baisse des prix de ...l'énergie. Cette baisse outre-Manche met ainsi à mal les affirmations de l'exécutif et de sa presse puisque le cours du Brent est le même pour tous... Ce qui diffère, c'est la charge fiscale associée.

Le taux d'inflation britannique revient ainsi à son plus bas niveau depuis janvier 2017, selon les données publiées mercredi par l'Office national de la statistique. Il était de 2,3% en novembre.
D'un mois sur l'autre, les prix ont augmenté de 0,2%, comme en novembre, un chiffre là aussi conforme aux attentes des économistes.
"L'inflation a principalement ralenti à cause d'une forte baisse de l'essence, conséquence de la chute des cours du pétrole ces derniers mois", a commenté Mike Hardie, statisticien à l'ONS et comme ne cesse de le souligner PaSiDupes. "Les tarifs aériens ont aussi contribué à faire baisser le taux (...). Cela a été partiellement compensé par de légères hausses dans l'hôtellerie et la téléphonie mobile."

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les prix à la consommation ont augmenté de 2,27% par rapport aux trois derniers mois de 2018, soit une hausse plus faible que celle de 2,47% projetée en novembre par la Banque d'Angleterre (BoE) sur la base du maintien de son taux de base à 0,75%.

Benalla a conservé son téléphone crypté secret-défense

Un profiteur naturel, mais une administration gouvernementale négligente

La liste des souvenirs embarqués par Alexandre Benalla à son départ de l'Elysée s'allonge

Téléphone crypté arrivé en 2010, 
Teorem est fabriqué par Thalès 
Il aurait dû être restitué à son départ. Le cabinet d'Emmanuel Macron avait aussi omis de lui demander de rendre... un autre passeport. On connaissait l'existence de deux passeports diplomatiques - émis respectivement le 20 septembre 2017 et le 24 mai 2018 - et que le Quai d'Orsay de Jean-Yves Le Drian a déclaré lui avoir réclamés le 26 juillet. D'une part, le ministère des Affaires étrangères a laissé courir en ne s'assurant pas de leur restitution effective mais d'autre part, il pourrait maintenant s'agir d'un troisième passeport qui aurait pu également avoir été exploité dans d'éventuelles "missions personnelles et privées" en France et à l'étranger aussi bien après qu'alors qu'il était encore un proche du chef de l'Etat.

Ces passeports lui ont-ils permis de faire des affaires ? Un voyage d'Alexandre Benalla au Tchad début décembre, trois semaines avant celui d'Emmanuel Macron le week-end dernier, pose ainsi de nombreuses questions sur les activités de l'ex-chargé de mission qui a rencontré pendant deux heures le président tchadien Idriss Déby. Alexandre Benalla a certifié qu'il s'agissait d'un voyage d'affaires avec de "grands patrons du Moyen-Orient" et fait savoir qu'il s'agissait de relations datant d'avant 2012, avant de travailler pour Macron. Pourtant, dès son arrivée au Tchad, l'Elysée démentait déjà auprès des journalistes tout lien avec le voyage de Alexandre Benalla qui n'a averti l'Elysée de son déplacement qu'a posteriori. Mais sa duplicité a suffisamment préoccupé le chef de l'Etat pour qu'il en parle avec son homologue tchadien dès son arrivée à l'aéroport de N'Djamena, comme l'a indiqué le journal Le Monde. Macron a dû en effet préciser à Idriss Déby qu'Alexandre Benalla n'est pas un "émissaire" de l'Elysée, comme l'a souligné dès mercredi la présidence.
Alors directeur de cabinet d'Emmanuel Macron et retraité depuis octobre 2018, Patrick Strzoda a en effet oublié de réclamer la restitution d'un passeport de service délivré le 28 juin 2018 à l'ex-chargé de mission de l'Elysée limogé en juillet, selon des informations du "Canard enchaîné" du mercredi 16 janvier. Et, en dépit des engagements qu'il avait pris, Benalla a pris la liberté de les conserver en sa possession, confirme le quai.
Et ce n'est pas tout...

Benalla a aussi pu conserver un téléphone Teorem, appareil classé secret-défense

Utilisé par le président de la République et ses interlocuteurs hauts placés à l'Elysée..., il est censé être restitué par son utilisateur lorsqu'il quitte ses fonctions. Le conserver, c'est s'exposer à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, précise l'hebdomadaire anarchiste.
Selon le Canard, le 11 janvier, l'avocate d'Alexandre Benalla aurait proposé de restituer ce téléphone à 2.500 euros et aurait déposé le passeport au ministère de l'Intérieur.

Le Sénat se ressaisit du dossier

Alexandre Benalla, mis en examen pour violence en réunion lors de la manifestation du 1er mai 2018, est aussi au cœur d'une enquête parlementaire pour l'utilisation de passeports diplomatiques après son licenciement. Mediapart avait en effet révélé qu'il effectuait des voyages d'affaires auprès de dirigeants africains avec ces passeports, finalement restitués le 9 janvier.

Patrick Strzoda et les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian seront entendus par la commission des lois du Sénat le 16 janvier. 
Egalement mis en examen pour les violences du 1er-Mai, suivront ensuite les auditions, lundi 21 janvier, d'Alexandre Benalla et de son acolyte Vincent Crase, un ex-employé du parti présidentiel LREM et chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, comme Sébastien Lecornu, chargé des Collectivités territoriales auprès de Jacqueline Gourault la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations dans le gouvernement Philippe. 
Le futur ministre a commandé entre 2010 et 2013 les premiers pas du futur chef de la sécurité de Macron, Benalla, lequel a commencé sa carrière de gendarme de réserve dans l’Eure, sous l’autorité d’un commandant de peloton nommé Sébastien Lecornu, alors membre du cabinet du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire. En 2013, quand Bruno Le Maire se lança, contre Sarkozy, dans la campagne pour la présidence de l’UMP, la propre mère d’Alexandre Benalla comptait parmi les soutiens du futur ministre de l’Economie.
Aujourd'hui, Macron a ouvert
le 'grand débat national' co-animé par Sébastien Lecornu, en réponse au mouvement social incarné par les Gilets jaunes en se rendant dans dans l'Eure, dont le président du conseil départemental fut ...Lecornu, à Grand Bourgtheroulde, village dont le maire fut jusqu'en 2017 un ex-PRG, ex-PS et actuel député, vice-président du groupe La République en marche (LREM), chargé des relations institutionnelles et avec les territoires, Bruno Questel, en fait, membre du Mouvement radical, social et libéral, issu en 2017 de la fusion du Parti radical et du Parti radical de gauche.
L'affaire Benalla se poursuit aussi sur le terrain judiciaire. 
Outre l'enquête ouverte cet été sur les violences du 1er mai, le Parquet a ouvert le 29 décembre une seconde enquête, cette fois sur les passeports diplomatiques, pour "abus de confiance" et "usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle".

mardi 15 janvier 2019

Lettre aux Français d'un Macron en panne sèche

'Que proposez-vous ?' interroge Macron sur ses cinq pages

Réponse imposée par le mouvement de protestation sociale des "Gilets jaunes"


Mais procédure encadrée, plusieurs media français ont diffusé dimanche soir la lettre d'Emmanuel Macron aux Français, rédigée par le président de la République pour encadrer le coup d'envoi du "grand débat national". 
Dans cette lettre à diffusion large, Emmanuel Macron fixe, d'une part, les conditions dans lesquelles se tiendra le débat et esquisse, d'autre part, les limites des sujets qui seront abordés.

Bavard et obsédé par l'idée qu'il a raison sur tout, le président livre aussi en préambule son analyse du mouvement des "Gilets jaunes", qui a marqué samedi 12 janvier sa neuvième semaine de mobilisation : "Le sens des injustices [en France] est plus vif qu'ailleurs. L'exigence d'entraide et de solidarité plus forte" et cela malgré un système de protection sociale que nous envie le monde, nous répète-t-on sans cesse.

Un débat national si grand que personne ne sait comment ça marche

La lettre d'Emmanuel Macron donne des détails sur les dates du grand débat national : prévu pour débuter mardi 15 janvier, il se déroulera jusqu'au 15 mars 2019. Il est ouvert aux Français de métropole, de l'outremer et résidant à l'étranger.

La consultation passera par "des débats près de chez vous", "à l'initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens" mis à contribution - après 18 mois de mépris total (et d'insultes) - et "internet pour faire valoir vos propositions et vos idées". "Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens."

Enfin, côté résultat du grand débat national, Emmanuel Macron dit qu'il en "rendra compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat".

A quoi sert le grand débat national ?
Emmanuel Macron insiste sur le fait qu'il a été "élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles [il] demeure fidèle" et explique donc la finalité du débat : "de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d'envisager l'avenir, de nouvelles idées."

Il en souligne aussi les limites : "ce n'est ni une élection, ni un référendum".
"Vos propositions permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international." 

4 thématiques abordées.
Le gouvernement a limite le débat à quatre thèmes : 
la fiscalité et les dépenses publiques — c'est-à-dire : "nos impôts, nos dépenses et l'action publique" ;
l'organisation de l'Etat et des services publics ;
la transition écologique 
et la démocratie et la citoyenneté.

Ce qu'Emmanuel Macron attend des Français.
Dans son courrier, l'élu choisi par moins de 2 français sur 5 demande à trois reprises aux Français, "que proposez-vous ?" et leur pose de nombreuses autres questions, que voici, inventaire à la Prévert: 

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? 

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

Voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité?

Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ?

A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ?

Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

Comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?

Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?

Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ?

Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Faut-il reconnaître le vote blanc ?

Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

Faut-il les transformer et comment ?

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ?

En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Elu sur un mal-entendu et entouré de "bleus-bites"prétentieux et arrogants comme lui, ils se sont cassé les dents sur les réalités de la vie.

Gouvernement Philippe : des membres de cabinet bénéficient déjà d'un recasage

Le compte à rebours a commencé pour le gouvernement Philippe

Trois membres de cabinet, notamment à Matignon, ont été discrètement bombardés à des postes de prestige, signe d'une fin de règne annoncée d'Edouard Philippe.









Une page du quinquennat est en train de se tourner. 
La dernière en date est Claire Scotton, directrice-adjointe (derrière Stéphane Lardy, ancien secrétaire national de Force Ouvrière) du cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. La jeune énarque a été bombardée directrice de la stratégie RH d’Orange, où elle a commencé à travailler dès le 2 janvier. Selon le syndicat CFE-CGC, elle triplera ainsi sa rémunération : il met donc en question la légitimité de Claire Scotton, 36 ans, et son salaire. "D’après nos sources, dit Sébastien Crozier président du syndicat chez Orange, elle percevra tout compris, salaires, primes, actions, retraites complémentaires…l’équivalent de 250.000 à 300.000 euros par an. Alors qu’en cabinet, elle devait émarger à moins de 100.000 euros."

Résultat de recherche d'images pour "Claire Scotton"
Exaspéré, le syndicaliste condamne cette pratique : "Elle relève de l’entre-soi des princes qui nous gouvernent, s’insurge-t-il. Originaire d'Epinal et inspectrice à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), Claire Scotton a certes fait de brillantes études, Normale Sup, l’ENA, dont elle est sortie il y a moins de dix ans (2010), mais elle n’a aucune expérience à l’étranger, alors que les salariés du groupe travaillent dans leur majorité hors de France." La CFE-CGC a déposé un recours auprès de la Commission de déontologie de la fonction publique. Mais la direction d'Orange ne daigne pas commenter.

A Matignon, Edouard Philippe a, lui, voulu assurer l’avenir de sa chef de cabinet – qui a aussi été celle de Jean-Pierre Raffarin (2004-2005), après avoir débuté sa carrière comme chargée de mission à l'UDF auprès de François Bayrou (1988-1993), et chargée de mission au conseil régional de Poitou-Charentes alors présidé par Jean-Pierre Raffarin, puis directrice des relations institutionnelles du groupe Accor –Anne Clerc et cheffe du secrétariat particulier.
Extrait de la fiche de <span itemprop="name">Mme Anne CLERC</span>
En mai dernier, cette titulaire d'une maîtrise de biologie des organismes et des population (Paris VI) confirmait des conditions de travail dégradée à Matignon : "Le rythme de travail est très soutenu, la charge pèse sur les secrétariats". En un an, 14 personnes avaient changé de conseiller ou de secrétariat. Au seul secrétariat particulier du premier ministre, trois secrétaires ont été licenciées et trois autres ont décidé de partir de leur propre chef.

Par décret du 19 décembre passé inaperçu dans le grand public, mais repéré dans le cercle restreint de la haute fonction publique, le premier ministre l’a nommé préfète, alors qu'elle n’est pas haut fonctionnaire, et chargée d’une mission de service public, autrement dit sans affectation territoriale. Un joli saut de carrière pour cette mère de trois enfants qui n’avait pas de point de chute dans l’administration en cas de démission du gouvernement, après les élections européennes, par exemple…

Extrait de la fiche de <span itemprop="name">M. François-Antoine MARIANI</span>
Toujours à Matignon, ce même 19 décembre, le conseiller territoire de Philippe, François-Antoine Mariani, a été nommé commissaire délégué à l’égalité des territoires, directeur de la ville et de la cohésion urbaine, un service d'administration centrale (sous la tutelle de la ministre Jacqueline Gourault, 68 ans, MoDem, proche de Juppé et de Bayrou) nouvellement créé auprès de Serge Morvan (en 2014), mais un poste crucial en ces temps de troubles dans "la France périphérique". Petit détail : il n’est pas non plus haut fonctionnaire de carrière. Cet ancien assistant parlementaire est un éternel doctorant en droit public, mais gageons qu'il va y arriver... 

Le "monde nouveau" annoncé par Macron rappelle étrangement l'ancien
Résultat de recherche d'images pour "recasage haut fonctionnaires"En août 2018, dans l'été, Agnès Saal avait été nommée haut fonctionnaire à l'égalité et la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la Culture, une durée de trois ans, selon un arrêté publié au Journal Officiel. Un beau lot de consolation après avoir été contrainte à la démission suite à la révélation de factures de taxis astronomiques (48.000 euros) lorsqu'elle avait la présidence de l'INA.

lundi 14 janvier 2019

Gilet jaune gravement blessé à Bordeaux : par un policier ?

Le manifestant a été secouru par des médecins de rue volontaires 

Un 'Gilet jaune' blessé à la tête samedi dans le centre de Bordeaux a été secouru par des "street medic", puis évacué par les pompiers




Originaire de Bazas en Gironde, la victime a été placée dans un coma artificiel. Le manifestant avait reçu un projectile au niveau de la tempe  en marge de la manifestation des Gilets jaunes, samedi à Bordeaux, agglomération qui concentre une colère sociale particulièrement vive depuis plusieurs semaines.
Le  préfet Didier Lallement a donc décidé de saisir l'IGPN ((Inspection Générale de la Police Nationale) sur les faits qui se sont déroulés près de la rue Sainte-Catherine samedi après-midi, a-t-on appris en milieu d'après-midi ce lundi.

Samedi
les policiers sont intervenus pour "évacuer la rue Sainte Catherine", et suite à "trois appels de l'Apple Store"au 17, qui "se sentait encerclé", a précisé Christine Tocoua, chargée de communication à la Direction Départementale de la Sécurité Publique.
Quelques instants plus tard on apercevait des policiers tirer, comme l'attestent des images diffusées dès samedi soir par France 3 Aquitaine, cf. ci-dessous :

Et c'est sur ce même document que l'on voit une victime à terre. Une victime immédiatement prise en charge par des "street medic", les soignants volontaires des gilets jaunes, avant d'être évacué à l'hôpital Pellegrin.

Juppé évoque les "casseurs", mais occulte les "bavures policières :
Le blessé, un pompier atteint par un flash ball

Résultat de recherche d'images pour "tirs de police à Bordeaux"

Touché en pleine tête par un tir de lanceur de balles de défense (LBD40) des forces de l'ordre lors de l'acte 9 des Gilets jaunes à Bordeaux, l'homme âgé d'une cinquantaine d'années a été victime d'une hémorragie cérébrale, opéré et placé en coma artificiel, selon son épouse, citée par Libération, ce 14 janvier. "Je viens d’avoir une infirmière, ils vont essayer de le réveiller et ce n’est qu’après que l’on pourra voir s’il y a des séquelles ou pas…"

Interrogée par Sud Ouest dans l'après-midi, elle déclare: "les médecins sont rassurants pour la suite". "Olivier n’avait absolument rien à se reprocher. Il n’a rien cassé contrairement à ce que certains peuvent écrire sur Internet. Les policiers lui ont tiré dessus, à la tête, alors qu’il ne présentait aucun danger. Mon mari n’est pas un délinquant", insiste-t-elle, faisant référence aux propos étonnants de la préfecture qui livrait hier dimanche sa version du "contexte" de l’intervention des forces de l’ordre. 


Sur Facebook,
elle a aussi annoncé qu’elle allait contacter un avocat. Le Parquet, hier, affirmait ne pas avoir connaissance de dépôt de plainte.
Olivier B. est au nombre des 93 personnes gravement blessées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, par accident ou agression, de la part d'automobilistes ou de forces de l'ordre.


Des vidéos de gens du voyage appelant à des violences, signalées au Parquet de Paris

Des gens du voyage appelaient à "bloquer Paris"

Des membres de la communauté des gens du voyage incitaient à se rendre en nombre à Paris, pour l'acte 9 des Gilets jaunes

L'une des photos de caravanes sortie de son contexte.


Après que l'ex-boxeur a riposté à des policiers en nombre insuffisant sur la passerelle Senghor, à Paris le 5 janvier, et qu'il a été placé en garde à vue, des gens du voyage ont appelé à des représailles contre les autorités. Dans ces vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, ils ont appelé notamment à ne pas ménager les forces de l'ordre
Au-delà de ce soutien, certains lancent un appel à la communauté des gens du voyage à venir grossir les rangs des "gilets jaunes". "J'appelle tous les gitans, manouches, voyageurs, avec les camions, les semi-remorques... On bloque tout à Paris, on ferme Paris ! Personne ne rentre, personne ne sort", appelle par exemple un homme dans une vidéo filmée dans sa voiture.
Alors que Christophe Dettinger a été placé mercredi soir en détention provisoire malgré ses mots de repentance sur Facebook et dans l’attente de son procès le 13 février, des membres de la communauté des gens du voyage menaçaient de venir en nombre à Paris, ce samedi, en soutien à celui qu'ils surnomment le "gitan de Massy".

Plusieurs vidéos circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. 
Se  fondant sur l'article 40 du code pénal - qui oblige toute autorité constatant un délit à en avertir le procureur - trois d'entre elles ont été signalées par le préfet de police au Parquet de Paris entre mercredi et ce jeudi, parce qu'elles mettaient en scène des membres de la communauté des gens du voyage appelant à se rendre à Paris ce samedi, a appris BFMTV, de source no communiquée.

Des photos partagées sur les réseaux sociaux montrent des files de caravanes attribuées à des gens du voyage en route vers Paris
pour 'l'acte 9' des "gilets jaunes."
Un coup de bluff par des gens du voyage : ils utilisent en effet des photos prises il y a plusieurs années (ci-dessus), alors qu'aucune mobilisation de ce type n'est observée à ce stade.

Macron et Castaner, objets de menaces

Dans une vidéo publiée sur la page Facebook "Gilet jaune pour le peuple par le peuple", un membre de la communauté des gens du voyage a notamment adressé mercredi soir un message à Emmanuel Macron et à Christophe Castaner:
"Nous aussi on est gilets jaunes, mais jusqu’ici on s’est fait tout petits. Sauf que nous, on ne sait pas faire dans la manifestation pacifique. Le gitan que tu as mis en prison, il en a marre comme nous. Je vais te dire une chose: vendredi, si le gitan de Massy, il est pas dehors, tu vas avoir affaire à nous, spécialement tes CRS et tes policiers. On va aller les chercher et ensuite c’est toi qu’on viendra chercher".
"Macron je vais te dire quelque chose : les gitans c'est comme les braises. Quand tu as une braise bouillante et que tu souffles dessus, ça ravive une flamme. Cette flamme, c'est le peuple voyageur. "En fait, t'as soufflé sur l'un de chez nous. Tu attises la flamme et là c'est tout le peuple gitan qui va se réveiller", lance un autre internaute.
Certaines déclarations particulièrement virulentes ont été condamnées par le maire PS du Mans, Stéphane Le Foll, qui a déclaré : "Ces propos sont inadmissibles. (...) Ils devraient être sanctionnés".
Appel au calme du forain Marcel Campion aux gens du voyage
LCI présente ces vidéos d'appel sur les réseaux sociaux comme l'émanation d' "une poignée d'individus se présentant comme membre de la communauté des gens du voyage", jetant ainsi le doute sur l'authenticité de l'appartenance de leurs auteurs à la communauté des gens du voyage. Si l'influence de cette tentative de mobilisation était difficile à évaluer avant samedi, elle a en tout cas été prise au sérieux par les autorités.

Le préfet de police Michel Delpuech a en effet effectué deux signalements mercredi 9 janvier, et un autre le lendemain, auprès du Parquet de Paris,  mettant en cause "des vidéos faites par [des] gens du voyage, qui incitent à en découdre à Paris" en marge des manifestations des Gilets jaunes, selon une source policière. Dans l'une d'entre elles, un homme se présentant comme un gitan avertit par exemple le gouvernement en cas d’incarcération de Christophe Dettinger : 
"C’est un boxeur. Et alors ? On est tous boxeurs chez nous. Je l’ai connu ce garçon-là du côté de Massy. Alors si vous voulez la révolution, prenez ce garçon et on vous fera une guerre, et tous dans toute la France. Tout le peuple gitan de la France !"
Un autre s'en prend directement au chef de l'Etat : "du haut de ton piédestal, on va te faire redescendre.
Tu as attisé la haine, Macron. Ça va être autre chose, là, on va te faire du dégât, et du grabuge". 
"Une condamnation sans réserve de toute forme de violence"
Plusieurs autres vidéos non signalées circulaient ces dernières heures sur les réseaux sociaux. De telles incitations à la violence peuvent-elles avoir un impact sur la mobilisation du week-end ? s'interrogent les autorités. 
Une réunion, qui s'est déroulée dans la matinée du jeudi 10 janvier à la préfecture de police avec les maires d'arrondissements, a été l'occasion d'évoquer l'éventuelle présence de membres de la communauté des gens du voyage. 

Mais certains de leurs représentants ont pris publiquement leur distance avec une telle réaction.
Dans un communiqué publié le même jour, l'Union pour la défense active des forains (UDAF), France Liberté Voyage et la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (FNASAT) ont voulu rappeler leur attachement à "la liberté d'expression et au droit de manifester librement." Mais aussi, de manière ambiguë, "condamner sans réserve toute forme de violence," d'où qu'elle vienne. 

De même, le porte-parole des forains, Marcel Campion, a appelé les "gitans au calme," tout en regrettant indiquant qu'il ne "lâchera" pas Christophe Dettinger.

La Rochelle : un photographe blessé par un tir de flash-ball en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes

Logiquement, la presse devrait se liguer à nouveau contre la police


Parce qu'ils apportent des preuves factuelles, les photo-journalistes  sont particulièrement visés. C'est le cas de l'un d'entre eux, 46 ans, qui travaille pour le journal Sud Ouest et l'AFP. Il affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balles de défense - plus connu sous le nom de "flash-ball" - alors qu'il couvrait l'acte IX des "gilets jaunes" à La Rochelle. 
Samedi 12 janvier, Xavier Leoty se trouvait dans les rues de La Rochelle (Charente-Maritime) pour rendre compte de la mobilisation des "gilets jaunes". Dans la soirée, le photographe a été blessé par ce qu'il affirme être un tir de lanceur de balles de défense (LBD), alors que des heurts éclataient sur le Vieux Port entre forces de l'ordre et manifestants. Le photo-reporteur a eu la rotule fracturée et s'est vu prescrire 45 jours d'arrêt de travail.
Les LBD, vendus notamment par la marque 'Flash-Ball', sont principalement utilisés par la police. "J'étais clairement identifiable au milieu de manifestants dispersés par les gaz lacrymogènes. Ils m'ont visé, ça a touché le genou", a raconté Xavier Leoty à l'AFP, on employeur. Tombé à terre, il a été secouru par des "gilets jaunes".

Le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, a dit "regrette(r)" cette situation. "Ce journaliste n'éta(i)t évidemment pas ciblé", a-t-il affirmé, avant les conclusions de l'enquête. "C'est vraisemblablement un tir de LBD mais on n'a pas vu le dossier médical", a en outre nuancé la préfecture, qui fait un amalgame entre les 'casseurs' et les journalistes, même identifiables. "Les forces de l'ordre ont été prises à partie à plusieurs reprises par un groupe d'une cinquantaine d'individus", samedi en fin d'après-midi, se justifie la préfecture, donc le ministère. Les policiers ont essuyé des "jets de bouteilles en verre, pavés et pétards", insiste le représentant du gouvernement, étayant les accusations d'absence de discernement et de tirs dans le tas. Ils ont alors "répliqué en utilisant les moyens de défense en dotation (grenades lacrymogènes, lanceurs de balles de défense) soumis à un cadre d'emploi strict", a finalement insisté la préfecture.

En tout, 13 personnes ont été interpellées samedi à La Rochelle, 75.000 habitants, chef lieu socialiste du département présidé par un proche de Valérie Pécresse, tandis que l'acte IX des "gilets jaunes" a rassemblé environ 2.000 personnes dans la ville. Lors de cette même journée de mobilisation,plusieurs journalistes, dont une équipe de , ont été pris pour cible par des manifestants, ailleurs dans le pays.


Des dizaines de plaintes déposées par des journalistes contre les forces de l'ordre, en décembre

A French riot police officer shoots a tear gas during clashes with protestors during a demonstration of yellow vests (gilets jaunes) against rising costs of living they blame on high taxes in Mondeville near Caen, northwestern France, on December 8, 2018. The "yellow vest" movement in France originally started as a protest about planned fuel hikes but has morphed into a mass protest against President's policies and top-down style of governing.
Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, 24 plaintes ont été déposées par des journalistes à l'encontre des forces de l'ordre, pour confiscation de matériel ou de casque de protection, mais aussi pour violences volontairesL'avocat Jérémie Assous, qui se charge actuellement de réunir les différentes plaintes de ce type, estimait d'ailleurs avant Noël que d'autres seront bientôt déposées.

Une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, au préfet de police de Paris, ainsi qu'au Procureur de la République.
Me Assous justifie ces plaintes en expliquant que le travail des journalistes et photographes "qui participe des fondements de l'Etat de droit" a été "gêné, empêché, entravé par ceux là même qui ont pour seule mission le maintien de l'ordre public".
Dans ces accusations, il évoque entre autres sur de la confiscation de matériel, y compris de matériel de protection comme des casques, mais aussi sur des soupçons de violences volontaires avec arme de la part de personnes dépositaires de l'autorité publique.

L'avocat reproche aux autorités d'avoir donné pour consigne de "ne pas distinguer manifestants et journalistes". Une comportement mettant "gravement en danger la vie des journalistes", considérés comme "des suspects". Implicitement, cet avocat souligne que la vie des manifestants est pareillement mise "gravement en danger".

Il cite en exemple plusieurs faits et journalistes victimes de ces violences ou confiscation de matériel, photos à l'appui. Parmi eux, une femme s'est vue contrainte de remettre son casque et ses masques de protection à des policiers aux abords du Louvre. Un autre, pourtant porteur d'un brassard indiquant sa fonction [profession], a été menacé et frappé à coups de matraque par un CRS, développe-t-il.

Lors des différentes journées de mobilisation des gilets jaunes, plusieurs journalistes ont été blessés, dont certains par des tirs de flash-ball. L'un d'entre eux a été touché à l'oeil et n'a pu en conserver l'usage que parce qu'il portait justement un casque.

Le gouvernement appelle les journalistes concernés à porter plainte.
C'est pourquoi Me Jérémy Assous demande aux destinataires de la lettre "d'user de leur pouvoir", pour faire cesser ces pratiques et "garantir la sécurité des personnes qui oeuvrent pour la liberté de la presse".

Interpellé par des syndicats de journalistes dénonçant des "dérapages inadmissibles" des forces de l'ordre à leur encontre, Christophe Castaner avait appelé mardi les membres de la profession victimes de violences policières à porter plainte.