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jeudi 4 juin 2020

Chloroquine: trois auteurs de l'étude assassine du Lancet avouent leurs erreurs

Et le quatrième "assume" ? Tous coupables, mais pas responsables !


Le préjudice causé est énorme et ils restent impunis...

L'étude publiée sous l'autorité de la revue The Lancet accréditait les soupçons de dangerosité de la chloroquine lancés par les "savants" français. 
Elle avait provoqué une contestation indignée du professeur Didier Raoult qui prescrit l'hydroxychloroquine en bi-thérapie et qui révéla des anomalies de méthodologie dans l'étude assassine du quarteron de pontes de la médecine.
 
Cette étude clamait avoir compilé et analysé, en un temps record, 96 032 dossiers de patients Covid +, que la bande des quatre ne connaissait évidemment pas,  en provenance de 671 hôpitaux différents sur les six continents
Elle concluait à une surmortalité de 30% chez les patients traités à l'hydroxychloroquine, ce qui avait amené l'OMS et plusieurs pays  - dont la France - à suspendre leurs essais utilisant cette molécule défendue par le professeur Raoult.
A sa suite, une lettre ouverte au rédacteur en chef du Lancet mit en évidence les incohérences qui avaient échappées au Lancet dans les données de l'étude. Ces données ont été récoltées par Surgisphère, la société d'un des co-auteurs de l'article. Elles avaient déjà servi de base à d'autres articles, dans lesquels les mêmes anomalies statistiques sont visibles.
Aujourd'hui, le milieu scientifique et la presse assurent que la publication de l'étude dans "The Lancet", le 22 mai, avait déclenché un tollé au sein de la communauté scientifique, à propos de la méthode utilisée. La vérité est toute autre: les sociétés savantes de mandarins - jaloux de leur autorité et de leur ascendant sur le pouvoir politique - s'étaient rangés aux côtés des détracteurs.
"L’efficacité contre le Covid-19 de l’hydroxychloroquine prescrite par le professeur Didier Raoult n’est pas prouvée," écrivait Libération. Une récente étude de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et de l’assurance maladie semble indiquer que les personnes privilégiées sont surreprésentées parmi les nouveaux patients qui ont reçu le traitement, mais il y a surtout beaucoup de choses qu’elle ne dit pas," poursuivait le quotidien français, dans sa rubrique de justiciers 'CheckNews;.
The Lancet s'était alors résignée à alerter ses lecteurs "sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à son attention"! Un audit indépendant a été lancé sur les données, mais Surgisphère n'a pas donné accès aux données brutes, au prétexte de confidentialité. 
Cette impossibilité de vérifier la véracité des données conduit les auteurs à demander la rétractation de leur étude, ce qui est une honte absolue dans une carrière scientifique.


Les quatre mandarins de l'étude controversée publiée sous l'autorité de la revue "scientifique" The Lancet ont tout bonnement demandé la retrait de l'article, a annoncé la revue The Lancet, ce jeudi soir, 4 juin 2020.
En clair, leur article paraîtra sur le site avec le bandeau "rétracté" et ses résultats sont considérés comme nuls et non avenus. La raison ? 
"Nous ne pouvons plus garantir la véracité des principales sources de données", affirment-ils.
Et le tour est joué !


Eric Verhaeghe nous présente non seulement le quatrième larron, patron de la société qui les a collectées, mais aussi ses trois complices 

"L’étude, menée aux Etats-Unis, est signée par quatre noms : Mandeep Mehra, Sapan S. Desai, Frank Ruschitzka et Amit Patel. L’étude du curriculum vitae de chacun des signataires de l’étude en dit long sur l’objectivité de leurs résultats.

Mandeep Mehra anime des conférences pour Gilead…

On se souvient de la rivalité, évoquée dans ces colonnes, entre Gilead, producteur de l’infortuné Remdesivir qui peine à prouver son efficacité contre le coronavirus malgré des investissements colossaux, et l’hydroxychloroquine, pauvre petit médicament minable, inventé il y a 70 ans, et qui n’est aussi hype que les élites parisiennes le voudraient. Il se trouve que l’étude qui démolit l’hydroxychloroquine a été pilotée par Mandeep Mehra, qui a donné une interview dans France-Soir. Le quotidien français se sent obligé de préciser que l’intéressé a tout de même, début avril, animé une conférence organisée par Gilead. Non ? Vraiment…

Ce doit être une coïncidence… d’ailleurs, l’intéressé indique qu’il n’y aucun conflit d’intérêt dans cette affaire. Comment ne pas le croire !

« Mandeep Mehra a déclaré n’avoir aucun conflit d’intérêt avec les laboratoires et que cette étude a été financeé sur les fonds de dotation propres de chaire de professeur. Il a participé à une conférence sponsorisée par Gilead début Avril 2020 dans le cadre du Covid-19″– France Soir

Il se trouve quand même que les coïncidences ne s’arrêtent pas là (et nous sommes sans doute loin de l’exhaustivité sur ce chapitre…). Selon son parcours renseigné sur Linkedin, Mehra dirige le centre de cardiologie de l’hôpital de Brigham (à Boston), qui a testé le Remdesivir à grand renfort de publicité. Voilà donc un médecin qui travaille main dans la main avec Gilead, rival des remèdes de Raoult, qui produit une étude pour dire que Raoult est un charlatan…

Comment imaginer qu’il pourrait y avait un conflit d’intérêt nuisant à l’objectivité scientifique dans cette histoire ?

Mandeep Mehra a déclaré n’avoir aucun conflit d’intérêt avec les laboratoires et que cette étude a été financeé sur les fonds de dotation propres de chaire de professeur. Il a participé à une conférence sponsorisée par Gilead début Avril 2020 dans le cadre du

Sapan S Desai, le marchand de tests pour coronavirus…

Autre auteur particulièrement objectif dans cette étude, Sapan S. Desai, dont les coordonnées professionnelles sont données par Business Wire (encore un autre acte d’intense investigation qui n’était manifestement pas à la portée de la presse française, toujours prête à donner des leçons de déontologie à la terre entière). Et que découvre-t-on ? Que Sapan Desai est à la tête d’une entreprise de santé appelée Surgisphere, qui produit des tests pour dépister le coronavirus…

Là encore, il faudrait fameusement gonflé pour imaginer qu’un gars à la tête d’une entreprise qui entend dépister le coronavirus à grande échelle voudrait décourager un produit prévenant cette maladie au moyen d’arguments que personne ne va vérifier…

Frank Ruschitzka, le vieux compagnon de route de Gilead

Les liens de Frank Ruschitzka, le très discret cardiologue de Zurich, avec Gilead, sont moins facilement apparents. On notera que le centre de cardiologie de Zurich, où il opère, a testé, en 2010 le Darusentan, produit par Gilead. Cette collaboration ne s’est pas arrêtée là. Gilead semble être un financier régulier de l’université de Zurich, comme l’indique un article scientifique de 2019 sur le SIDA, publié dans la prestigieuse revue Nature.

Ceci ne signifie pas que Ruschitzka ait sciemment menti dans une étude. Mais on notera simplement qu’il appartient à une entité subventionnée par Gilead, en lutte ouverte contre l’hydroxychloroquine, et qu’il n’est pas le seul à pouvoir être suspecté de conflit d’intérêt dans l’article publié par The Lancet.

Amit Patel, l’inconnu de l’Utah… qui milite pour Merck

Enfin, le quatrième signataire de l’étude est un peu connu praticien de Nashville, Amit Patel, qui vient de signer une étude sur l’efficacité d’un médicament produit par Merck, l’Ivermectine, dans la lutte contre le coronavirus. Voilà qui ne ressemble pas, non plus, à un conflit d’intérêt !

On remarquera que l’intéressé a écrit, sur le réseau social Reddit, un post tout à fait éloquent sur le sujet : « It is sold under the brand name Stromectol, and produced by Merck. Merck’s stock traded SIDEWAYS yesterday. Remember how Gilead stock shot up over 15% overnight off of a RUMOR?? This has strong evidence to do more than just maybe work, and it’s not harsh on the system like an antiviral or choloroquinine. » (Il est vendu sous la marque Stromectol, et produit par Merck. Les actions Merck ont peu bougé hier. Souvenez-vous comment l’action Gilead a fait un bond de 15% hier sur la foi d’une rumeur. Il y a pourtant une évidence d’efficacité plus solide qu’un simple peut-être).

Autrement dit, Amit Patel n’est pas simplement un chercheur qui cherche, c’est aussi un chercheur qui investit en bourse, fait des calculs sur les cours, et roule pour ceux de Merck…

Au royaume des conflits d’intérêt…

Tous ces éléments, redisons-le, ne prouvent pas que l’hydroxychloroquine, commandée par précaution par l’armée française (signe qu’elle n’était pas si dangereuse), fonctionne. Ils ne prouvent pas non plus que l’étude publiée par The Lancet est fausse. Ils prouvent simplement que, dans cette affaire, il faut arrêter la pensée binaire et manichéenne qui domine nos élites décadentes, selon laquelle il y aurait la vérité d’un côté (celle qu’elle détient), et l’erreur de l’autre (professée par des Marseillais aux cheveux longs), sans nuance et sans calcul d’intérêt. Sur le fond, l’étude publiée par The Lancet est rédigée par des chercheurs qui sont dans un monde réel, et leur prise de parole ne peut être entendue en dehors de cette réalité, faite d’intérêts et d’influences économiques.

Il est donc urgent d’attendre et de ne prendre position ni pour l’un ni pour l’autre.

Peu après la parution de l’étude, j’ai reçu un mail rageur et vengeur d’un camarade de promotion de l’ENA qui travaille à la représentation française auprès de l’Union, à Bruxelles, dont le manichéisme simpliste m’étonne, qui jubilait devant les « blaireaux » français que Lancet venait, selon lui, d’enfoncer. Il me paraît qu’il vaut mieux, loin de ce mépris social complètement crétin, faire preuve d’intelligence face à cette étude et noter que, dans tous les cas, il est plus rentable de ne fermer aucune porte à l’expérimentation. Car le tâtonnement fait partie de la démarche scientifique, et certainement pas la mise à l’index comme Didier Raoult en a été l’objet pour des raisons d’étiquette aristocratique et non de vérité scientifique." (Eric Verhaeghe, avec l’aimable autorisation du Courrier des Stratèges)


Oubliée l'hémorragie socialiste de 2017: Faure condamne les accords LREM-LR aux municipales

Le gardien des vestiges du PS s'inquiète des alliances de ses rivaux 

Les accords de second tour entre La République en marche et Les Républicains irritent le patron du Parti socialiste Olivier Faure

Ils constituent "un moment de clarification qui était attendu"
a-t-il commenté, doux-amer, mercredi, appelant au rassemblement à gauche.
"Partout La République en marche fait alliance avec Les Républicains", a déploré O. Faure, évoquant notamment les accords conclus mardi avec les juppéistes, à Strasbourg, Bordeaux ou Clermont.  Pour son information, Bianchi, le maire de Clermont est PS et mène officiellement une liste d'union de la gauche...

"C'est d'ailleurs logique car le premier ministre en est issu," concède-t-il, comme Le Drian, ministre des Affaires étrangères, est issu du PS. Mieux, il serait pressenti pour l'intérim de l'Edouard, s'il était élu. "Et ceux qui dominent la scène du côté de La République en marche, ce sont M. Darmanin [le ministre du Budget], M. Le Maire [le ministre de l'Economie], qui portent des propositions que portait autrefois la droite. Voilà un moment de clarification qui était attendu", a-t-il conclu.
Propos sexistes qui humilient la Garde des Sceaux, N. Belloubet, ex-adjointe socialiste de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse, la Radicale Annick Girardin, qui fut secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie de Manuel Valls, puis sa ministre de la Fonction publique, ou de Florence Parly, ministre des Armées de Macron, qui fut secrétaire d'Etat au Budget (2000-2002) de Jospin.   

De quoi Faure se plaint-il ?
Pour le premier secrétaire du PS, ces unions vont provoquer un électrochoc pour la gauche, sans qu'il s'en réjouisse pour autant. Et d'assurer qu'elle "comprend qu'il y a face à elle un bloc qui se constitue: le bloc des libéraux, des droites, de La République en marche jusqu'aux Républicains". Sans le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, alors qu'il existe des alliances similaires avec le PCF... Et dès le premier tour à Paris ! 

"Et même, on comprend que de La République en marche aux Républicains, il n'y a qu'un pas et il a été franchi". Où était-il pendant ces trois années écoulées, puisque plusieurs juppéistes sont au gouvernement : personne ne lui a dit ?... Maintenant, à la gauche d'être responsable et de montrer qu'un autre avenir est possible", a plaidé le député de Seine-et-Marne.

O. Faure cofond politiques nationale et communale

Ila ainsi notamment trouvé un paradoxe entre le discours de Macron promettant un tournant politique et les alliances de second tour des municipales.
"On a eu un président de la République qui a tenu un discours qu'on aurait presque pu tous signer aux premiers jours de la crise du coronavirus. (...) C'était là un président qui se faisait le chantre de la sociale-démocratie, de l'écologie politique", a rappelé Faure, visiblement le cocu de l'affaire.

"Et qu'est ce que l'on observe ? Qu'aujourd'hui, ce sont ses propres amis qui expliquent qu'il faut faire barrage à l'écologie dans les villes [celle punitive des ayatollahs verts] car cela serait dangereux d'avoir des pistes cyclables", a-t-il expliqué, un soupçon réducteur. 

L'union entre socialistes et écologistes a achoppé dans certaines villes et Faure en est profondément mortifié. A Strasbourg, notamment où les écolos étaient extrêmement exigeants. Faure a admis que des "dissensions n'ont pas été dépassées", en raison de... "dilemmes locaux".

Mais "on a partout des listes qui se constituent avec des gens qui ont envie de travailler ensemble, ce qui est la moindre des choses dans tous les états-majors, car (...) nous avons à lutter contre les mêmes prédateurs sur le plan social et sur le plan écologique, et nous protégeons les mêmes victimes", a-t-il encore insinué. Veut-il parler de la politique de Hollande pendant cinq ans ?

Second tour des municipales: les oppositions en confiance, En Marche en carafe

Le parti du président ne s'enracine pas: sera-t-il rejeté? 

Une seconde vague de "dégagisme" se forme, comme pour la présidentielle 2017

LREM, plus que jamais hors-sol
Les Français refusent d'installer des arrogants dans leur paysage quotidien.
Le bon sens populaire et la logique des élections locales reprennent leurs droits au moment du second tour des municipales, le 28 juin, avec des sortants de droite comme de gauche solidement implantés et des macroniens qui ne prennent pas racine.

La droite sur son terrain

Les Républicains ont retrouvé la confiance des électeurs et ont engrangé les succès dès le premier tour dans les villes de plus de 9.000 habitants: la prime aux sortants est arrivée à temps, récompensant le travail effectif. "Au vu des résultats de 2014, ce sont eux qui avaient le plus à perdre et ce sont ceux qui s'en sortent le mieux", reconnaît Jean-Daniel Lévy, directeur Politique/Opinion de Harris Interactive. La dynamique en faveur des sortants a joué à fond et pourrait s'amplifier au second tour
Plusieurs grandes villes se singularisent, telles Strasbourg, Bordeaux, Clermont-Ferrand, où les candidats de La République en Marche sont venu pondre dans le nid des juppéistes de LR, ce qui permet à LREM de faire illusion. 
A Paris, Rachida Dati (LR, 22,7%), arrivée deuxième derrière Anne Hidalgo (PS, 29,3%), est confiante, puisque l'électorat LREM d'Agnès Buzyn pourrait bien se détourner de l'ancienne ministre de la Santé et que  l'ancienne garde des Sceaux a ramené la maire du 5e arrondissement au bercail LR, sans compter les abstentionnistes du 15 mars pour renforcer la dynamique de la droite.

Les macroniens refoulés

Dans la majorité, les projecteurs seront braqués sur Le Havre, où le LREM Edouard Philippe pourrait profiter des désaccords entre les écologistes et le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (deuxième avec 35,8%). Maire sortant en 2017, le premier ministre était largement en tête à l'issue du premier tour (43,6%) et la presse, comme les entreprises de sondages, travaillent pour lui.

Un succès du premier ministre (un juppéiste), qui a dirigé la ville de 2010 à 2017, serait une satisfaction pour les macroniens à la peine dans une campagne des municipales qui marqueront la débandade du parti présidentiel. "Il y a une logique de scrutin intermédiaire où généralement le parti au pouvoir est lourdement handicapé lorsque l'exécutif est impopulaire", raconte Jérôme Sainte-Marie, de l'institut PollingVox. 
Les candidats LREM se dispersent au gré des alliances et les macroniens sont prêts à compter leurs morts au front de ces municipales qui ont pu évaluer l'impopularité profonde du président arrogant mais incapable de tenir une ligne politique, entrave principale à leur  s'implantation dans les territoires.

La gauche tient bon

Inaudible au niveau national, la gauche se bunkerise dans ses fiefs. 
"Il n'y a pas beaucoup de villes où le maire socialiste sortant est en vrai danger. Le PS a des chances sérieuses de faire mieux qu'en 2014 où ils avaient perdu beaucoup de villes", selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop: difficile d'en perdre plus... 
A Dijon, Clermont-Ferrand, Nantes, Rennes ou même Lille, les socialistes abordent le second tour en confiance. Et conserver Paris, où Anne Hidalgo a renforcé sa position en faisant finalement des concessions aux écologistes, serait pour le PS un sujet de satisfaction. 

Confiance également au Parti communiste, qui estime pouvoir garder l'essentiel de ses 61 villes de plus de 10.000 habitants.

Les prétentions des écologistes d'EELV en progrès au premier tour ont en revanche créé des tensions lors des discussions d'entre deux tours et le rassemblement PS/écolos a échoué à Lille ou au Havre. "Ils ont fait des scores élevés dans des villes où ils étaient très peu implantés, comme Lille, Marseille, Strasbourg", et sont en situation de confirmer leurs bons résultats dans un scrutin où les thèmes écologiques parlent aux électeurs, selon Jean-Daniel Lévy.

Le RN mise sur Perpignan

Le Rassemblement national l'a emporté dès le 15 mars dans la plupart des dix villes qu'il détenait. La cerise sur le gâteau serait son score à Perpignan (120.000 habitants), où son candidat Louis Aliot, sorti en tête avec 35,6% des voix, sera confronté à une sorte de front du refus autour du maire LR sortant Jean-Marc Pujol (18,5%). 
Ailleurs, le RN est fortement handicapé dans un scrutin où dans nombre de communes l'offre se limite à des listes d'intérêt local.

Trois semaines pour convaincre

Pour tous, l'enjeu est désormais de mobiliser les abstentionnistes du premier tour (55,3%). Mais les sondeurs restent prudents. "Si le déconfinement continue à bien se passer, si les Français mettent à distance la question du Covid-19 et si on retrouve des thématiques de campagne, peut-être que la participation sera plus forte qu'au premier tour", avance Frédéric Dabi, qui distingue "les ferments d'un rebond" dans les récentes enquêtes.

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"L’horrible mort de George Floyd est instrumentalisée ad nauseam par l’extrême gauche," déplore Gilles-William Goldnadel

Les communautés immigrées ont été manipulées pour participer en France à un rassemblement de solidarité avec la gauche politique américaine en campagne présidentielle

L'extrême gauche française surfe sur l'anti-racisme aux Etats-Unis à des fins politiciennes hexagonales
 
Les poings levés sont-ils une indication suffisante de l'orientation politique du rassemblement de Paris le 3 juin 2020 et la pancarte de la sujétion de la gauche française à la gauche américaine ?   


Une semaine après la mort de George Floyd, le temps nécessaire à l'organisation et à la mobilisation des partis et associations, manifestations et émeutes ont enflammé les Etats-Unis. Et les incendiaires sont à l'évidence la gauche en campagne présidentielle derrière Joe Biden, candidat du Parti démocrate. Son camarade Bernie Sanders, plus clairement radical encore, n'est pas loin non plus. Et l'ex-président métis, Barrack Obama, vient de prendre ouvertement parti contre la police de son pays. 

Or, la haine des flics accusés de racisme serait un virus aérien puissant du type coronavirus: les émeutes raciales américaines contaminent la France. La gauche radicale a contaminé quelques grandes villes ouvertes aux influences contestataires, Paris (PS), Toulouse (le maire juppéiste a chassé le PS), Strasbourg (PS), Nantes (PS) ou Montpellier (PS) qui ont en commun d'être imprégnées de cet "humanisme" sectaire dont les intellos-bobos - université et politiques, secondés par les media aux mains des hommes d'affaires multimillionnaires - sont porteurs ostentatoires et "vertueux".
<br>Interrogée par "CNN" au sujet du meurtre de George Floyd, l'actrice Jane Fonda, 82 ans, a souhaité pointer du doigt les privilèges des personnes blanches aux Etats-Unis. Pour la célèbre activiste démocrate d'Hollywoood, pour qui l'engagement politique est un fonds de commerce contribuant amplement au succès de sa carrière cinématographique, le racisme y est systémique et ne pas réélire Donald Trump serait la première étape pour l'éradiquer: l'objectif politique de cette instrumentalisation d'un drame humain ne peut être plus claire.

"Because we're white, we have had privilege. Even the poorest of us have had privilege. We need to recognize that, and we have to understand what it is that keeps racism in place: the policies, redlining, banking policies, mortgage policies." —

C'est CNN qui, sans surprise, a tourné ses micros et caméras vers l'actrice, ce dimanche 1er juin, pour parler racisme systémique aux Etats-Unis. Or, l'octogénaire a parlé d'elle-même (une fille de... Henry Fonda, lui-même acteur célèbre de 'westerns" et exterminateur de "peaux-rouges") et de son privilège de femme blanche face aux personnes racisées. La déclaration de Jane Fonda participe ainsi du "racisme systémique" (dernière formule pour paraître informé) qu'elle dénonce en se caractérisant par sa propre couleur de peau

Ses propos suintent l'anxiété - elle égrène les crises pendantes - et l'esprit de revanche depuis que le Parti démocrate a été chassé du pouvoir: elle est obsédée par la présence de Trump à la Maison Blanche et milite en gros sabots pour la défaite du président en exercice, plutôt qu'elle ne sert la cause pour laquelle CNN la sort de sa retraite dorée

CNN a cru pouvoir miser sur la bonne star, très engagée pour la protection de l'environnement et dans le féminisme, mais le discours maladroit actuel - références datées et connaissances livresques - de Jane Fonda est au niveau de son image liftée: contre-productif.
<br>Le joueur panaméen du PSG, Layvin Kurzawa, a participé au rassemblement internationaliste de Paris: 
 

Que révèlent de notre société ces manifestations importées ? 

L'essayiste néo-conservateur du CNIP, Maître Gilles-William Goldnadel apporte son éclairage au micro de Boulevard Voltaire, site généraliste d'information, lancé le 1er octobre 2012 par Robert Ménard et Dominique Jamet.
Avec son courage, sa lucidité, son langage direct habituels, Gilles-William Goldnadel livre une juste analyse des très graves événements qui se déroulent tous ces jours aux Etats-Unis.

Les sociétés multiraciales et multiculturelles que construisent les apprentis-sorciers, acteurs politiques et les influenceurs, sont naturellement porteuses et génératrices de haine et de violence structurelles, systémiques, inéluctables. Qu'on s’en lamente ou qu'on s'en félicite, le multiculturalisme nous promet des années de larmes, si rien n'est fait pour que les communautés cohabitent. Mieux, pour qu'elles apprennent à se connaître pour ce qu'elles sont plutôt que pour ce qu'elles ont pu être. Or, les penseurs formatés s'égarent et les acteurs sans vision acceptent. Le sens de l'Histoire est bon pour les passifs et les résignés; il est mortel pour les hommes et les femmes de Bonne volonté. 

"Pour ce qui est de la France, nous étions un peuple homogène soustrait au moins à la violence raciale qui est consubstantielle à d’autres nations, par exemple aux Etats-Unis [pour des raisons de persécutions religieuses dans la vieille Europe et de construction d'une nation]. Or, nous sommes en train de créer une société multiraciale et multiculturelle, nous n’éviterons pas, si nous persistons dans cette voie, les violences endémiques qui en découlent. On aura beau nier l’existence des races et exclure le substantif qui s’y rapporte, comme on nie les nations, les cultures, la différenciation sexuelle native, et toute forme d’héritage des siècles, on n’échappera pas aux conséquences. Les Etats-Unis nous en offrent le spectacle. 


Ce qui s’y passe n’est ni la première, ni, assurément, la dernière fois. Sachons au moins en tirer les conséquences pour ce qui est de la France.

mercredi 3 juin 2020

Ndiaye: les sénateurs LR quittent l'hémicycle suite à une réponse "sotte et blessante"

On savait Ndiaye bête mais, en plus, elle est méchante

La porte-parole du gouvernement a manqué de respect aux élus LR

La réduction du nombre de parlementaires appelés à faire acte de présence - en cluster - lors des visites ministérielles en région faisait l'objet de l'interpellation des sénateurs, dans le contexte post-confinement. 
Sa réponse a stupéfait les élus de l'opposition, de gauche comme de droite, lors de la séance de questions au gouvernement.
 
Les sénateurs LR ont quitté l'hémicycle mercredi 3 juin, fait exceptionnel au palais du Luxembourg, pour protester contre une réponse jugée "sotte et blessante" de Sibeth Ndiaye à une question sur les visites ministérielles. 
"Si nous ne représentons rien, si nous sommes des invisibles (...), alors nous n'avions pas besoin de rester à entendre des réponses qui sont franchement sottes et blessantes pour la conception républicaine que nous avons", a observé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, pour expliquer la manifestation d'indignation de son groupe. 

Le sénateur LR du Loiret, Hugues Saury, avait posé sa question au gouvernement sur les modalités d'organisation des visites ministérielles, lors desquelles les sénateurs et élus d'autres partis que LREM "sont devenus 'personae non gratae'", avait-il déploré, des raisons sanitaires étant invoquées.

"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer," avait taclé la prétentieuse

"Pensez-vous qu'il est légitime de privilégier les députés, la plupart du temps de votre majorité, jusqu'à décider qu'à eux seuls ils représentent toutes les sensibilités ?" avait interrogé la caricaturiste. 
"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer", a ajouté l'insolente petite porte-parole du gouvernement, sous les huées des élus LR outragés

"Je conçois qu'il puisse y avoir des frustrations,"a ironisé la péronnelle, moqueuse... "L'application stricte des mesures barrière et des gestes barrière doit être notre priorité pour que ces déplacements ministériels puissent se dérouler dans de bonnes conditions", a pompeusement poursuivi l'arrogante, appelant à n'"y voir absolument aucune malice politique ni aucun privilège", pendant que les élus LR quittaient l'hémicycle.
 
"Culture du prince" et "réponse indigne"
"C'est profondément choquant. Je n'ai jamais entendu une réponse d'une telle légèreté, ici au Sénat", a réagi B. Retailleau après avoir quitté l'hémicycle. "Est-ce que la République, c'est En marche!; est-ce qu'il n'y a pas une privatisation des moyens de l'Etat? (...) Pour toute réponse nous avons simplement entendu qu'il s'agissait de mesures barrière, de qui se moque-t-on ?", s'est-il offusqué. 
"C'est injustifiable. C'est parce que nous avions une réponse qui Kannerse moquait de nous que nous avons quitté l'hémicycle", a t-il encore ajouté à l'antenne de Public Sénat.

Le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner a approuvé ses collègues
Son groupe aurait aussi quitté l'hémicycle en signe de protestation si la question suivante n'avait pas été posée par une sénatrice socialiste
Il a fustigé "une réponse indigne" de la porte-parole, et "une culture du prince".