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mercredi 14 octobre 2020

Essonne: un policier "un peu° "percuté" par une voiture à Savigny-sur-Orge

Simplement " heurté", pour Le Parisien aussi: même pas "violemment" et pourtant son "pronostic vital est engagé"...

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Une patrouille de la BAC a voulu contrôler le conducteur d'une voiture volée. L'automobiliste en infraction a ensuite percuté l'un des policiers. La patrouille de la BAC effectuait une ronde sur le secteur de l'avenue de la Résistance lorsqu'ils ont remarqué un véhicule stationné avec une personne au volant.

Le fonctionnaire de police d'une quarantaine d'années a été agressé dans l'exercice de ses fonctions de maintien de l'ordre par une voiture à Savigny-sur-Orge, EELV, en Essonne, a-t-on appris de sources concordantes.

Le pronostic vital du fonctionnaire âgé d'une quarantaine d'années est engagé.

Au moment du contrôle policier, le conducteur, entouré de trois autres individus, a démarré en trombe en percutant l'un des fonctionnaires. Il a été pris en charge par les pompiers, puis le SAMU, avant d'être transporté à l'hôpital de la Pitié- Salpêtrière.

Les trois individus en transaction avec le conducteur de la voiture se sont quant à eux enfuis sans être inquiétés.

Le policier violemment heurté a un traumatisme crânien et une fracture de la jambe

Invité de BFMTV ce mercredi, Claude Carillo, secrétaire général du syndicat Alliance Essonne, a donné de plus amples informations sur l'état de santé de son collègue. Le policier qui "s'est fait roulé dessus" a un "traumatisme crânien très important et une fracture de la jambe". Ce mercredi matin, il est encore "entre la vie et la mort".

"La colère nous habite", déclare le secrétaire général Alliance de l'Essonne. Une enquête est en cours, a-t-il précisé. Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait part de son "soutien" au fonctionnaire percuté et a assuré que "tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver l’auteur en fuite".

[<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Attaquer un policier dans l’exercice de sa mission, c’est attaquer la <a href="https://twitter.com/hashtag/R%C3%A9publique?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#République</a>, ses lois, ce qui fonde le vivre-ensemble. C’est odieux et inacceptable. Mon soutien à ce policier, ses collègues et ses proches. Justice sera faite. <a href="https://twitter.com/hashtag/SavignySurOrge?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#SavignySurOrge</a> <a href="https://twitter.com/PoliceNationale?ref_src=twsrc%5Etfw">@PoliceNationale</a> <a href="https://t.co/AvvQ9f43Sj">https://t.co/AvvQ9f43Sj</a></p>&mdash; Yaël BRAUN-PIVET (@YaelBRAUNPIVET) <a href="https://twitter.com/YaelBRAUNPIVET/status/1316275273931907072?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Le maire écolo dénonce une situation à laquelle son parti a apporté sa contribution

[<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Essonne: le maire de Savigny-sur-Orge dénonce &quot;un problème d&#39;absence de respect envers les forces de l&#39;ordre&quot; <a href="https://t.co/esemAotplD">pic.twitter.com/esemAotplD</a></p>&mdash; BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1316276636103434240?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Et une fois qu'on a dit ça, on fait quoi? Cette ex-avocate, d'abord engagée avec les Restos du Coeur à l'antenne de Chanteloup-les-Vignes, Yvelines, est députée LREM et présidente de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République à l'Assemblée nationale.

Son soutien consiste en quoi ? Dans un rapport vieux de deux ans et demi (mars 2018), Yaël Braun-Pivet proposait de construire dix-huit « centres pénitentiaires de réinsertion » (CPR) de 150 places maximum chacun, soit 2.700 nouvelles places en milieu ouvert. Elle souhaite y ajouter les treize entités présentes sur le territoire aujourd'hui, destinées aux peines courtes ou aménagées, classées en QPS (quartier de préparation à la sortie), QPA (quartiers pour peines aménagées) ou QNC (quartiers nouveau concept). Au total, 3.300 places de prison en milieu ouvert devaient être créées, à destination essentiellement des détenus qui purgent une courte peine de moins de deux ans, sauf les plus dangereux qui auraient, par exemple, commis des violences volontaires. Tous feraient l'objet d'une évaluation individuelle renforcée avant leur entrée dans un CPR.

Où en était-on en juin 2020 ? Macron promet toujours : "Nous construirons 15.000 places de prison supplémentaires sur le quinquennat, soit environ un quart de plus qu’aujourd’hui. L’objectif est in fine que 80% des détenus au moins soient en cellule individuelle. Nous devons également revenir à des établissements à taille humaine, dans lesquels il soit possible d’organiser un parcours de détention, des activités, du travail." Bilan: rien ne bouge encore !


mardi 13 octobre 2020

Covid-19: le journaliste "sachant" Patrick Cohen raille les "savants"

"Ils se sont trompés sur tout" : Didier Raoult et certains médecins juge Patrick Cohen 

Patrick Cohen tacle Didier Raoult et ceux qui ont dit "n'importe quoi" sur la 2ème vague.
 
Ce lundi, Patrick Cohen s'en est pris aux médecins qui avaient raconté "n'importe quoi" sur la crise sanitaire. Et de dresser une (longue) liste de leurs prévisions erronées.

"Didier Raoult qui a déclaré que la deuxième vague relevait de la science-fiction et qu'il ne croyait pas à la transmission respiratoire du virus. Christian Perronne qui affirme que l'hydroxychloroquine aurait pu éviter la mort de 25 000 Français. Laurent Toubiana qui répète que l'épidémie est terminée. Jean-François Toussaint qui prétend jour après jour qu'il n'y a pas (...) de deuxième vague...Patrick Cohen était en verve lundi soir dans C à vous. Le journaliste s'est attaqué à Didier Raoult et à certains médecins (très médiatiques) qui avaient minimisé l'ampleur de la crise sanitaire et de sa deuxième vague.

"Ils se sont trompés sur tout"

Une longue liste qui fait grincer des dents. Mais Patrick Cohen n'en avait pas fini avec eux : "Ils sont ultra-minoritaires, ils se sont trompés sur tout ou à peu près tout. Ils ont signé fin septembre une tribune qui disait que cette prétendue deuxième vague était une aberration épidémiologique. Ils ont traité tous les autres d'alarmistes ou de Cassandre mais ils sont ultra-présents sur les plateaux. Notamment sur une chaîne info qui se contente au mieux de les renvoyer dos-à-dos avec des praticiens sérieux pour créer des clashs. Au pire de les laisser raconter n'importe quoi." Face à Anne-Elisabeth Lemoine, l'ancien matinalier de France Inter s'est inquiété des effets difficilement mesurables de cette "désinformation continue, de ce travail de sape sur une épidémie où les comportements individuels sont déterminants et où les risques de contamination relèvent de la responsabilité de chacun."

"On ne s'interdit aucun thème ni aucun intervenant"

Si Patrick Cohen ne cite pas nommément la chaîne d'info visée, il est facile d'y voir une allusion discrète à CNews qualifiée de "chaîne d'opinion" par son propre patron Serge Nedjar. Un patron qui assume d'ailleurs ce parti pris : "Notre priorité, ce sont les débats. On ne s'interdit aucun thème ni aucun intervenant sur les sujets qui préoccupent les gens. Notre stratégie est la même depuis quatre ans : l'expertise, le décryptage, l'échange de points de vue. On a une ligne et on n'en sortira pas" avait-il déclaré à nos confrères du Parisien. Outre les clashs et polémiques à répétition avec Eric Zemmour ou Pascal Praud, CNews donne ainsi régulièrement la parole à Didier Raoult pour ne citer que lui. Le professeur marseillais semble en effet avoir son rond de serviette dans l'entretien politique avec Laurence Ferrari dans la matinale de la chaîne.


Covid : l'Oise passe en alerte rouge renforcée

Creil (Oise) avait été l’un des tout-premiers foyers de contamination en France

Les nuances de contamination sont passées au bleu, pour plus de transparence ?

Le conseil de défense du mardi 13 octobre 2020 devrait annoncer le passage du département de l’Oise «en alerte rouge renforcée», apprend-on des services de l’Etat dans l’Oise. Le taux d’incidence dépasse désormais 150 pour 100.000 habitants. Il était «seulement» à 109,1 au 4 octobre. Le taux chez les personnes âgées de plus de 65 ans a progressé de presque 40 points en quelques jours.

La préfète devrait s’adresser aux principaux maires de l’Oise par le biais d’une audio-conférence, mercredi 14 octobre, à 14 heures. Corine Orzechowski les informera des nouvelles mesures qui s’imposent dans le cadre de cette «alerte renforcée».

Jusqu’ici l’Oise était en «zone d’alerte» simple. Le premier échelon d’alerte. L’alerte «renforcée» est le second sur une échelle qui en compte trois. Les zones d’alerte renforcée concernent les lieux où le taux d’incidence est de plus de : 150 cas pour 100.000 habitants sur une période de 7 jours, (150,6 pour l’Oise) ; 50 cas pour 100.000 chez les personnes âgées sur une période de 7 jours (89 pour l’Oise).

Les restrictions seront les suivantes:

  • jauge des rassemblements fixée à 1 000 personnes ;
  • interdiction au cas par cas d’événements de moins de 1000 personnes dans des établissements recevant du public ;
  • interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public à l’exception des rassemblements à caractère professionnel, des services de transport de voyageurs, des établissements recevant du public, des cérémonies funéraires, des visites guidées organisées par des personnes titulaires d’une carte professionnelle et des marchés ;
  • fermeture des salles des fêtes et des salles polyvalentes pour toute activité festive et associative ;
  • fermeture des salles de sport et des gymnases (sauf activités des groupes scolaires, parascolaires ou de mineurs, sportifs professionnels et de haut niveau, formations continues, et activités de plein air) ;
  • fermeture anticipée des bars, au plus tard 22h ;
  • depuis le 5 octobre, les salles de classe ou amphithéâtres des universités ne peuvent être remplis qu’à 50 % de leur capacité au maximum.

Le préfet peut prendre des mesures complémentaires :

  • fermer des piscines en milieu clos, après concertation avec les élus locaux ;
  • interdire la musique amplifiée sur la voie publique et/ou dans les bars et restaurants ;
  • interdire les brocantes, vides-greniers et fêtes foraines ;
  • inciter au télétravail ;
  • renforcer les contrôles par l’inspection du travail ;
  • renforcer le protocole en EHPAD et les mesures d’hygiène et de protection des personnes âgées en EHPAD et à domicile ;
  • renforcer le cadencement des transports en commun aux heures de pointe.

Les mesures qui seront prises, le seront en concertation avec les maires et les services de l’Agence Régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France.

En mars dernier, les militaires de la base de Creil qui ont organisé le rapatriement des Français de Chine n’auraient pas été placés en isolement.

Le ministère des Solidarités et de la Santé déclara alors que l’Oise est un « cluster », un endroit où se trouvent réunis plusieurs cas de contamination de coronavirus. En effet, au moins 18 personnes avaient été testées positivement à la nouvelle souche de Covid-19, selon les chiffres publiés vendredi 28 février. Plus spécifiquement, c’est la base aérienne de Creil qui interroge, où six cas ont été répertoriés, trois civils et trois militaires.

Selon les informations de la presse, il y a sept mois, le « patient zéro » de l’Oise ait été identifié : il s’agirait d’un membre de la mission militaire qui s’est rendue à Wuhan, en Chine (le foyer de l’épidémie au Covid-19), pour rapatrier des citoyens français et européens. Cette personne aurait ensuite contaminé un patient hospitalisé à Amiens, ainsi qu’un proche qui a contaminé à son tour un enseignant de 61 ans, décédé le 24 février.

Une enquête épidémiologique était en cours. Il semble que, sans attendre, les résultats sont connus.

LIENS PaSiDupes

Val-d’Oise : suspectée d’escroquerie à la Sécu, l’adjointe au maire perd ses délégations

La comparution d’Honorine Ngo Djoba ébranle la commune de Saint-Prix, limitrophe d'EaubonneErmont ou Saint-Leu-la-Forêt. 

En attendant la décision du tribunal correctionnel de Pontoise, le conseil municipal envisage le retrait de sa fonction d’adjointe.

Honorine Ngo Djob.LP/DR
Saint-Prix. Honorine Ngo Djob, adjointe au maire, 
chargée des seniors, de la santé et de l'accessibilité 

L'annonce de la comparution d'Honorine Ngo Djob devant le tribunal correctionnel de Pontoise le 30 septembre dernier a ébranlé la commune. Réélue dans la majorité de Céline Villecourt (DLF) après un premier mandat sous Jean-Pierre Enjalbert, la deuxième adjointe chargée des seniors, de la santé et de l'accessibilité, est soupçonnée, avec l'infirmière qui a repris sa patientèle, d'escroquerie à la Sécurité sociale entre 2015 et 2017. Une enquête de la Sûreté départementale a estimé le préjudice à environ 500.000 euros.

Dans cette ville sans histoires, les faits reprochés à Honorine Ngo Djob, cadre de santé à Enghien-les-Bains âgée de 56 ans, ont stupéfait: les élus disent avoir découvert le scandale dans la presse.

Les soupçons portent sur l'activité professionnelle de l'élue

« On est tombés des nues, confirme l'ancien maire (DLF) et désormais conseiller municipal de la majorité Jean-Pierre Enjalbert. L'article décrit une personne à l'opposé de celle qu'on connaît. On n'a jamais senti d'intéressement de sa part. »

Et le médecin, qui lui avait confié la délégation de la petite enfance lors de son dernier mandat, de décrire « une élue irréprochable, présente et empathique envers les gens ». « Elle ne nous a pas prévenus de ses difficultés, c'est la seule chose qu'on peut lui reprocher. Nous ne sommes pas juges. Mais les élus ont un devoir de probité et d'exemplarité », ajoute-t-il.

Contactée, la maire (Debout La France), Céline Villecourt, qui s'était exprimée une première fois à travers un communiqué sur les réseaux sociaux, est sur la même longueur d'onde que son prédécesseur. « Elle a toujours été exemplaire en tant qu'élue et elle a été très présente durant la période de crise sanitaire », confie-t-elle.

Une décision sera prise le 15 octobre

Cette affaire « ne concerne que la vie privée et professionnelle » d'Honorine Ngo Djob, elle « rejaillit sur chacun d'entre nous », déplore l'élue, qui a rapidement décidé d'engager une procédure de retrait des délégations et de signature par arrêté. Elle est gérante de deux sociétés civiles immobilières sur la petite commune.

« On n'est ni juge ni avocat? mais c'était normal de prendre cette décision, poursuit Céline Villecourt. Mon rôle est de continuer à travailler sereinement. Cette procédure va nous permettre de poursuivre collectivement l'action publique que nous menons avec transparence, force et détermination dans l'intérêt des habitants depuis notre élection. »

Le maintien à la fonction d'adjointe d'Honorine Ngo Djob, qui a également dû démissionner de son poste de vice-présidente du CCAS de Saint-Prix, sera quant à lui soumis au vote du prochain conseil municipal le jeudi 15 octobre.

Mais, même privée de ses délégations et de sa fonction, Honorine Ngo Djob, qui conteste les accusations d'escroquerie, pourra continuer de siéger en attendant la décision du tribunal le 13 décembre prochain.  
Elle encourt deux ans d'inéligibilité en plus des deux ans de prison, dont un an avec sursis, des 15 000 € d'amende et de l'interdiction définitive d'exercer la profession d'infirmière requis par la procureure.

Covid-19 : Macron, cas-contact du président polynésien ?

Macron est-il aussi irresponsable que Trump

Alors que le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a été testé positif à la Covid-19 deux jours après sa rencontre avec le président français, Macron nie qu'il est devenu "cas contact".

Peut-être est-il le contaminateur du président polynésien...

Edouard Fritch, président de la Polynésie et Emmanuel Macron en juillet 2019

A l'Elysée, personne ne respecte les consignes présidentielles de distanciation physique


Edouard Fritch, le président de la Polynésie française, a déclaré être positif au coronavirus dimanche 11 octobre alors qu'il avait rencontré Macron jeudi 8 octobre dernier à l'Elysée. 

Trump nie avoir été ébranlé par le virus

Le président n'est d'ailleurs pas le seul à avoir rencontré Edouard Fritch: Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et le premier ministre Jean Castex ont également échangé avec lui, rappelle LCI. "Macron, Darmanin, Castex et Lecornu sont cas contacts après leur rencontre jeudi avec le président de la Polynésie Édouard Fritch. 

"Ils doivent s’isoler et faire un test PCR 7 jours après le contact s’ils sont sans symptôme", a estimé lundi 12 octobre au matin le professeur Gilbert Deray, chef de service à la Pitié-Salpêtrière.

Si Castex ignore quel est le nom de l'appli de son gouvernement permettant le traçage des porteurs de la covid - à deux reprises, il l'a appelée "télécovid" - , est-il un dommage collatéral du cas-témoin Macron ?

Malgré ces recommandations, l'Elysée a écarté l'hypothèse que Macron puisse être un cas contact. "Le président de la République n'est pas contact car le protocole sanitaire a été scrupuleusement respecté, masque, distanciation...", a-t-elle communiqué.

Dès juillet 2017, Macron se faisait hélitreuiller sous les caméras et devenait le James Bond des Américains 

Conseil des ministres mercredi, comme prévu...

lundi 12 octobre 2020

Coronavirus : la France est entrée "dans une 2e vague forte", admet le premier ministre

Jean Castex évoque une deuxième vague: annonçant une troisième?

La semaine s'ouvre sur le risque de voir, en France, certaines zones d'alerte durcir les restrictions. 

La presse aux ordre relativise, soulignant qu'Outre-Manche, l’Angleterre devrait annoncer des mesures plus strictes, comme en Catalogne et en Navarre. Pour appeler  le couple exécutif à l'humilité, notons que plusieurs pays incluant l'Australie, le Japon et Singapour vont assouplir les restrictions qui réduisent les vols internationaux depuis leur sol.

  • Les métropoles de Toulouse et Montpellier ont en revanche été inscrites en zone d’alerte maximale . Aix et Marseille ont été maintenues dans cette alerte qui commande la fermeture des bars, jusqu’au 27 octobre.
  • En France, 16.101 nouvelles contaminations ont été enregistrées entre samedi et dimanche. 46 nouveaux décès sont à déplorer, portant le bilan mortel de l’infection à 21.874 morts à l’hôpital. En une semaine, les cas graves ont augmenté de 10 % .
  • L’Allemagne, deux régions espagnoles proches de la France, ce lundi le Royaume-Uni : un peu partout des mesures plus strictes sont prises .

Cette presse du côté du mensonge insiste sur l'idée que l'exécutif aurait réussi le déconfinement, ou tout du moins, pas plus mal que les pays sélectionnés à l'appui de la démonstration.

Castex s'est exprimé à l'occasion de ses 100 jours à Matignon.   

"C'est pas nouveau", assure Le Parisien, qui met en cause les Français. « Il faut éviter par tout moyen les personnes qui s'agglutinent, qui ne portent pas de masque, dans des lieux clos. Il n'y a vraiment rien de nouveau : je demande que l'on respecte les gestes barrière dans l'espace public et dans la sphère privée ».

«Nous sommes dans une 2e vague forte ». « La réalité de la 2e vague est là. J'appelle à ce que nous nous mobilisions tous et toutes, il ne peut plus y avoir de relâchement », martèle le premier ministre Jean Castex sur France Info.

C'était la bonne méthode, se félicite Castex. «On ne pouvait pas rester confinés plus longtemps. Les conséquences d'un confinement absolu sont terribles, notamment pour les plus jeunes », estime, sur France Info, le chef du gouvernement. Les experts penseraient aussi aux seniors... Ancien «monsieur déconfinement » du gouvernement, Jean Castex s'auto-congratule, estimant que les choses ont été faites dans le bon ordre. Mais avec les vacances, « les Français ont collectivement pensé que c'était fini ». Le problème de l'exécutif, ce sont les Français... Castex est quant à lui à son maximum : « Je n'ai cessé tout l'été d'appeler à la vigilance, je n'ai quasiment pas pris de vacances au motif que le virus, lui, n'en prenait pas ».

Une épidémie toujours pas maîtrisée (sic: parti-pris de la presse) au Brésil. Sous-texte: on est meilleurs ! Les autorités sanitaires ont déploré tard dimanche soir 559 nouveaux décès du covid, et 26.749 nouveaux cas de contamination. Ce qui établit le total à 5.082.637 cas confirmés (plus de cinq fois plus qu'en France) et 150,198 décès (32 683, en France), sachant que tous les spécialistes brésiliens jugent les chiffres très sous-estimés. Sachant aussi que ce sont des chiffres absolus et que la population du Brésil est plus de trois fois supérieure à celle de la France.

L'Iran se masque. Après Téhéran, les autorités prévoient d'imposer le port du masque en public dans d'autres grandes villes.

La Nouvelle-Zélande s'organise. Le gouvernement néo-zélandais a signé un contrat pour acheter 1,5 million de doses de leur vaccin aux sociétés Pfizer et BioNTech.

En Slovaquie, on restreint aussi. Dès jeudi, le masque sera obligatoire en public et les rassemblements limités.

Le Cap-Vert rouvre ses frontières. L'archipel atlantique situé au large du Sénégal rouvre ses frontières ce matin après plus de six mois de fermeture. Les visiteurs devront présenter un test PCR négatif pour pouvoir embarquer dans un vol à destination du pays. Les îles Canaries espagnoles sont ouvertes, notamment aux migrants clandestins qui débarquent en France dans le port de Sète (Hérault): dimanche 11, les autorités préfectorales ont autorisé le débarquement des 300 passagers d'unferry,  malgré des suspicions de Covid-19, officiellement cinq cas positifs, "asymptomatiques" et "au sein du personnel navigant". Bizarrement, les clandestins sont en pleine forme et ils pourraient porter plainte pour le risque encouru au contact de l'équipage... 

A l'inverse en Italie. Le Comité technique et scientifique (CTS) italien, l'organe qui conseille le gouvernement dans la lutte contre l'épidémie, a proposé des mesures allégeant le protocole sanitaire, comme la réduction de la quarantaine à dix jours au lieu de quinze.  

La colère de Lantieri. Le Pr Laurent Lantieri, qui estime que la 2e vague est bien là en France, regrette sur Twitter qu'on ferme des blocs opératoires dans le cadre du plan Blanc pour laisser la place aux patients covid. « Pour ouvrir une salle de réa en plus pendant 15 jours en utilisant les ressources des blocs il faut fermer deux blocs. Un patient en réa Covid-19 contre 100 à 300 interventions annulées. La déprogrammation, c'est inefficace, c'est un outil de com », écrit-il sur Twitter de bon matin.

L'étude qui fait peur. Selon une étude de l'Agence scientifique nationale australienne, dans un milieu frais et sombre, le covid-19 survit jusqu'à 28 jours. Les chercheurs du département de prévention des maladies ont découvert qu'à 20 °C, le SARS-CoV-2 est « extrêmement résistant » sur des surfaces lisses, comme un écran de téléphone, du verre, de l'acier et des billets en polymère. A 30 degrés, ce taux de survie tombe à 7 jours et à 40 degrés, il n'est plus que de 24 heures. Sur des surfaces poreuses comme le coton, il survit 16 heures à 40° et 14 jours à 20°. Mais cette étude a été menée avec des niveaux fixes de virus, correspondant probablement au pic d'une infection, et en l'absence d'exposition à une lumière ultraviolet pouvant rapidement altérer le virus. Il n'est donc pas certain qu'une personne touchant ces surfaces soit rapidement contaminée.

Rose-rouge-écarlate outre-Manche. Le Royaume-Uni a enregistré 13.000 nouveaux cas hier. Boris Johnson présente cet après-midi aux députés britanniques un nouveau système avec trois niveaux d'alerte - « moyen », « élevé » et « très élevé » – qui déterminera les mesures à appliquer localement selon la propagation du virus. L'Angleterre se prépare à un durcissement des restrictions.  

Des restrictions au seuil de la France. Dans la Navarre, région espagnole  frontalière des Pyrénées atlantiques, dès demain, les réunions seront limitées à six personnes. Bars et restaurants vont devoir fermer à 22 heures. Cinémas, théâtres et librairies devront réduire leur fréquentation à 30 % et les supermarchés à 40 %.

En Catalogne. Les autorités ont appelé les entreprises à encourager le télétravail et les universités à éviter les cours présentiels. Les clandestins marocains à destination de Sète (Hérault) font escale à Barcelone.

dimanche 11 octobre 2020

Champigny-sur-Marne : l'attaque du commissariat ne suscite aucune demande de la majorité

La droite appelle en revanche Macron à des mesures fortes

LREM courbe l'échine quand l'opposition scandalisée par l'attaque au mortier d'un commissariat réclame à l'exécutif une réponse ferme et exemplaire.



Si Jupiter prétend terroriser les islamistes et Erdogan en Grèce, il doit pouvoir mater la délinquance sous ses fenêtres.
 
 

"Scènes de guerre", "attaques en règle".  "guerre civile", etc...: la droite et le Rassemblement national ont multiplié dimanche les appels à la fermeté après l'attaque samedi d'un commissariat de Champigny-sur-Marne (mairie communiste et Conseil départemental PCF du Val-de-Marne), symbole de l'autorité de l'Etat.

"Soyons lucides, il ne s'agit pas de petite délinquance mais bien d'attaques en règle menées par des bandes organisées. L'éradication de ces bandes doit être une priorité pour l'Etat", a affirmé sur Twitter le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand, régulièrement cité pour représenter la droite en 2022.

"Ces scènes de guerre, littéralement, sont intolérables" et "il faut que le ministère de l'Intérieur renforce ses effectifs dans les quartiers les plus gangrénés par la grande criminalité", a affirmé sur BFMTV la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Libres), autre potentielle candidate de droite, qui s'est rendue dans l'après-midi au commissariat visé.
"L'Etat doit créer un régime juridique d'exception pour ces quartiers devenus incontrôlables. Il faut y envoyer des brigades républicaines dotées des moyens pour boucler et sécuriser ces zones de non droit", a affirmé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, qui souhaite lui aussi représenter son camp en 2022.

Pour un retour des "peines planchers"

L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a plaidé sur Europe 1 pour "des peines planchers pour le premier acte commis à l'égard des dépositaires de l'autorité publique", tandis que le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti réclamait "un couvre-feu garanti par l'armée".

Côté Rassemblement national, sa présidente Marine Le Pen a plaidé pour "un tour de vis absolument considérable sur la criminalité". Selon elle, il faut, pour cela, "renforcer le renseignement territorial, donner des instructions aux procureurs pour poursuivre systématiquement" et "que les étrangers coupables de délits ou de crimes soient renvoyés à l'issue de leur peine dans leur pays d'origine".

Le vice-président du RN Jordan Bardella a pour sa part appelé sur twitter à "remettre la France en ordre", tandis que l'eurodéputé RN Gilbert Collard a considéré que "la guerre civile est déjà là et l'on en est encore à faire des commentaires". Une quarantaine de personnes se sont attaquées samedi soir au commissariat de Champigny-sur-Marne avec des tirs de mortiers d'artifice, sans faire de blessés.

Les élu(e)s de la majorité présidentielle auront peut-être des propositions au sortir de leur week-end...