POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

lundi 23 juillet 2018

"Benalla s'occupait des bagages" dans le bus des Bleus, raconte Castaner

Benalla, bagagiste à 10.000 euros par mois

Christophe Castaner se discrédite en se payant la tête de la presse

Le joueur de poker Christophe Castaner était un 'petit fish' ce matin sur BFM. Invité pour tenter de déminer l'affaire Benalla, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement a fait face avec désinvolture aux interrogations suscitées par les propos tenus par Bruno Roger-Petit, le porte-parole du Château, jeudi dernier.

Avec emphase, Roger-Petit avait affirmé qu'Alexandre Benalla ne s'occupait plus de la sécurité d'Emmanuel Macron. 

Un mensonge vite démontré par la presse qui n'a pas tardé à produire des photos d'événements officiels qu'elle gardait sous le coude : 
une visite privée à Giverny 

le 14 juillet 2018, sur les Champs-Elysées
Macron traverse les Champs-Elysées pour s'offrir un bain de foule
ou lors de la célébration de l'équipe de France de football à l'Elysée, notamment. 
Le lundi 16 juillet 2018 à Paris, Benalla n'est toujours pas suspendu;
il est encore visiblement en fonction.
Lors de l'accueil des Bleus vainqueurs de la Coupe du monde, à l’aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle, Alexandre Benalla a eu un comportement déplacé envers des gendarmes en mission officielle: "très agité", il a souhaité prendre la direction des opérations en s'imposant aux forces de gendarmerie, se prévalant son insigne de l'Elysée. Un commandant de gendarmerie aurait alors tenté de l’en empêcher, lui demandant d’abord son identité. Alexandre Benalla l'aurait alors accusé : "Vous me manquez de respect", en pointant du doigt son macaron frappé du sigle de l’Elysée. Face à la détermination de Benalla de prendre en main le retour des Bleus, le commandant aurait informé sa hiérarchie du comportement de l'émissaire de l’Elysée. La Délégation préfectorale des aéroports a eu connaissance des agissements d'Alexandre Benalla. Tout le monde était alerté, sauf Gérard Collomb, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur...

Une polémique était née de l'indignation des supporteurs frustrés
 que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement sur la prestigieuse avenue de la capitale. L'accélération de la descente - exigée, dit-on par Benalla, sur instruction de l'Elysée - avait été justifiée par "la menace terroriste élevée".
"Globalement, la sécurité a été largement garantie, assurée dans un contexte qui est celui d’une menace terroriste latente, de niveau élevé, avérée, une menace endogène", a alors estimé le préfet de police de Paris Michel Delpuech, le mercredi 18 juillet sur Europe 1 pour faire taire les critiques.
Le lundi 16 juillet 2018 à Paris, Benalla n'est toujours pas suspendu; il est encore clairement en fonction.
A en croire Christophe Castaner, Benalla "n'assurait pas la sécurité" mais des questions de "logistiques". Ainsi, dans le bus des Bleus lors du déflié, il "s'occupait des bagages" des joueurs, assure sans rire le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, un autre personnage de l'Etat au passé douteux, au temps de sa jeunesse dans la région de Marseille. 


Benallagate: Macron-Frankenstein renie sa créature

"Il n’y aura pas d’impunité", assure Macron

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, doit être auditionné ce lundi 23 juillet par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. 

Le fantôme du président de la République se mure dans son blockhaus de l'Elysée, empêtré dans le scandale de l’affaire Benalla, mais reçoit les hauts personnages de l'Etat qu'il a impliqués dans l'affaire de violences physiques et de privilèges qui s'abat sur son couple avec Benalla, son garde du corps. Selon Le Parisien, l'ex-maître des horloges a reçu dimanche soir, dans le plus grand secret, le Premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Bruno Roger-Petit, et le patron de LREM, Christophe Castaner, pour trouver une issue à la crise politique la plus grave depuis le début de son quinquennat. 

Macron a reconnu "des dysfonctionnements à l’Elysée"
dont il est pourtant le chef

"On est dans le flou"
Face à ce qu’un ancien Premier ministre décrit comme "une catastrophe généralisée", le chef de l’Etat a, selon son entourage, demandé de "mener une réorganisation pour éviter qu’un tel dysfonctionnement se reproduise".  La faute à l'organigramme ?

Le président aux abois juge "inacceptables" les faits reprochés à Alexandre Benalla. Il ne craint pas toutefois d'assurer qu' "il n’y a pas eu et qu’il n’y aura pas d’impunité". Des paroles tenues à huis-clos qui ne peuvent suffire sans doute à faire retomber la colère de l'opposition entière, de gauche comme de droite et apaiser un parti présidentiel hagard. 
"Qu’il parle ou pas, ça lui sera de toute façon reproché", gémit la députée LREM Olivia Grégoire, accablée par les révélations du régime  très spécial accordé au jeune ex-sergent de 26 ans fait lieutenant-colonel de la réserve citoyenne à 10.000 euros mensuels, avec logement de fonction dans une annexe de l'Elysée et voiture avec chauffeur. Un couac? Une bavure? Que dis-je un scandale d'Etat !
 "Il y a une enquête judiciaire en cours et le principe de séparation de pouvoir entre l’exécutif et le législatif s’impose. S’il venait à parler, je vois déjà Mélenchon dénoncer une tentative d’instrumentalisation de la justice !" argue pourtant Olivia Grégoire, une juppéiste qui fut chargée de mission auprès du Premier ministre Raffarin (2002-2005), et ex-collaboratrice de Xavier Bertrand, alors ministre des Affaires sociales (2005-2007).

Le gouvernement fait le dos rond et attend la fin de la tempête.
"L’enchaînement des événements reste trop mouvant pour que sa parole soit décisive," abonde la presse à propos de Macron, à l’instar de la majorité LREM à l’Assemblée, tenue au silence depuis vendredi et laissée "dans le flou".
Résultat de recherche d'images pour "benalla violences"
Macron est-il un Frankenstein, ou Prométhée moderne,
créateur du monstre de son "monde nouveau" ?
"On est écœurés par ce lynchage médiatique d’un jeune homme de 26 ans…", aurait osé tenter un proche - mais anonyme - du président de la République. L'aimable "jeune homme de 26 ans" est surpris en action ci-dessus... L'anonyme s'est-il interrogé sur le degré de dangerosité d'un schizophrène tel que Benalla pour ...le chef de l'Etat ? Voilà un sujet de réflexion recevable dans l'hypothèse où l'Elysée voudrait soustraire le favori à la justice...

Alors, qui est le lampiste sur qui s’abattront les sanctions jupitériennes ? Bien qu'il soit celui qui ne pouvait rien ignorer, 
Résultat de recherche d'images pour "collomb calin de macron"
un ministre d'Etat comme Gérard Collomb peut-il servir de fusible à Macron ? 
Dans le viseur, le directeur du cabinet du chef de l’Etat, Patrick Strzoda, ainsi que le pensionnaire de l’hôtel de Beauvau, Gérard Collomb.

L'Elysée couvre les violences d'Alexandre Benalla : vers un scandale d’Etat ?
Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron et proche de ce dernier, apparaît dans une vidéo dans laquelle il commet des violences intolérables, tout en usurpant des signes réservés à la police, usurpation réitérée sur d'autres vidéos et photos des manifestations du 1er mai dernier.
Ce conseiller est filmé avec un brassard de la police nationale lors des manifestations du 1er mai, puis avec un casque de CRS étranglant un homme à terre pendant une manifestation ou bousculant une jeune femme place de la Contrescarpe.
Le quotidien Le Monde indique qu'Emmanuel Macron a été personnellement mis au courant de ces méfaits. Or, non seulement cette affaire a été sciemment dissimulée à l'opinion publique mais aucun signalement n'a été fait à la justice en contradiction avec l'article 40 du Code de Procédure Pénale. En effet, tout serviteur de l'Etat doit avertir le procureur de la République s'il a connaissance d'un délit ou d'un crime. 
Contrairement à ce qu’affirme l’Elysée, Alexandre Benalla continue de travailler pour M. Macron puisqu’il était présent le 1er juillet pour l’entrée au Panthéon de Simone Veil ainsi que dans le car des Bleus lundi sur les Champs-Élysées. L'Élysée n'a pas renvoyé M. Benalla, puni d'une simple mise à pied de 15 jours? alors qu'un autre collaborateur, Vincent Crase, employé de la République En Marche, a vu sa collaboration avec la Présidence de la République prendre fin suite aux faits.
La dissimulation par l’Elysée de ces faits depuis le 1er mai, les 15 jours de mise à pied, fausse sanction, compte tenu de la gravité des faits et l’absence d’intervention judiciaire révèlent le rôle trouble du cabinet de M. Macron, voire d’une mission commandée par l’exécutif.
En effet, alors que le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron avait prétendu que M. Benalla avait une autorisation d'être présent en tant qu'observateur parmi les forces de l'ordre lors de la manifestation du 1er mai, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet vient d'indiquer ce jeudi matin devant l'Assemblée Nationale que cette autorisation n'avait jamais existé.

L'Elysée a-t-il donné une mission à M. Benalla au mépris de l'Etat de Droit ? Se croit-on tout permis à l'Élysée, outrepassant les règles du Ministère de l'Intérieur et du Ministère de la Justice ?
Cette nouvelle affaire révèle l'esprit de caste du nouveau pouvoir organisé par Emmanuel Macron, qui se croit au dessus des lois et des Français. La République En Marche n’en est pas à son coup d’essai, après les violences du Député M'Jid El Guerrab qui avait asséné des coups de casques au premier secrétaire de la fédération socialiste des Français de l’étranger [Boris Faure].

Monsieur Macron doit à présent répondre à trois questions :
1. Pourquoi de véritables sanctions n’ont-elles pas été prises ?
2. Pourquoi Alexandre Benalla travaille-t-il toujours pour l’Elysée ?
3. Et surtout, quelle était la mission de son proche conseiller lors de cette manifestation ?
Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne
Président de Debout la France

 

dimanche 22 juillet 2018

L'affaire Benalla bloque le travail parlementaire : le gouvernement suspend l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre

Belloubet acte la crise politique

Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle jusqu'à nouvel ordre

L'affaire des barbouzes du président paralyse l'Assemblée depuis plusieurs jours:
Résultat de recherche d'images pour "de rugy furieux"


la garde des Sceaux, cramoisie ci-dessus,  Nicole Belloubet a dû annoncer dimanche l'arrêt momentané du travail parlementaire. "Le gouvernement a décidé de suspendre l'examen de la révision constitutionnelle et souhaite que celui-ci puisse reprendre ultérieurement dans des conditions plus sereines", a indiqué la ministre.

Nicole Belloubet a dit "regretter" que les travaux aient été interrompus à la suite "des révélations concernant M. Benalla", alors que, selon elle, le projet gouvernemental de réforme de la Constitution contient des "propositions extrêmement positives pour le renforcement de notre démocratie", et cela, malgré la réduction d'un tiers du nombre des parlementaires ou l'’accélération de la procédure parlementaire...

Le président de l'Assemblée tente une épreuve de force 

François de Rugy souffle.
Dans la foulée, le président de l'Assemblée François de Rugy (LREM) s'est aligné, annonçant la levée de la séance jusqu'à lundi 16h00, horaire prévu de l'examen du projet de loi "avenir professionnel".

Les "rappels au règlement" se sont en effet à nouveau succédé dans la matinée, depuis le début de la séance, les oppositions de gauche comme de droite  réclamant des explications de l'exécutif, tandis que la majorité présidentielle observe les consignes de mutisme. 
Prenant la parole dans la foulée, François de Rugy a donné un avant goût de la chape de plomb qui pourrait s'abattre sur l'Assemblée nationale, affirmant que la chambre basse n'est pas réunie "pour faire un défilement des rappels au règlement" et n'est pas "un théâtre filmé".

L'ancien écologiste a mis le feu aux poudres en menaçant :

"Je ferai tout pour que la réforme constitutionnelle aboutisse", a-t-il lancé, jugeant que "la rénovation de nos institutions est plus que jamais nécessaire, nous venons encore d'en apporter la démonstration".

"L'agitation doit retomber et elle retombera, a encore mis en garde le petit coq du "perchoir"le travail législatif doit reprendre et il reprendra". 
Rugy a annoncé qu'il consultera les présidents de groupe et le gouvernement pour encadrer "les débats des deux prochaines semaines", d'ici la fin de la session.

L'affaire Macron-Benalla déclenche une crise politique ouverte, mais Macron reste fermé

Le président se mure dans le silence, suite aux révélations des brutalités et des privilèges de son favori à l'Elysée

Une série de mises en examen s'annonce

Mensonge de l’Elysée : Benalla assurait encore la protection rapprochée du Président, le 13 juillet à Giverny
La crise politique provoquée par l'entourage d'hommes en noir du président Macron ne cesse de prendre de l'ampleur, à partir des violences de ses hommes de main, masquées pendant onze semaines, nourrie du silence d'Emmanuel Macron et des rebondissements - dignes d'une république bananière -  de l'enquête, avec une possible mise en examen dimanche de son ex-collaborateur à l'Elysée, dans l'attente de l'audition du fusible gouvernemental, Gérard Collomb, lundi à l'Assemblée.
Flagrant délit de violences par deux hommes en noir du président :
Vincent Crase (lunettes sur le front) et Alexandre Benalla (casque et capuche) tabassant un manifestant, le 1er mai à Paris

Cinq suspects au total doivent être présentés dans la journée à un juge d'instruction. Les 'Men in Black' de Macron, censés protéger son "monde nouveau" sont Alexandre Benalla, filmé frappant des manifestants le 1er mai, en garde à vue depuis vendredi matin, Vincent Crase, réserviste de la gendarmerie employé de LREM à ses côtés lors de la Fête du travail, et de trois policiers soupçonnés d'avoir transmis à Benalla des images de vidéo-surveillance.
La femme et l'homme frappés le 1er mai ont demandé à être entendus ultérieurement par les enquêteurs.

Appartement et voiture de fonction, salaire... Le joli train de vie d’Alexandre Benalla
Alors que les révélations tombent comme si elles n'attendaient que le signal  notamment sur les avantages accordés à l'ex-collaborateur de 26 ans (d'un logement quai Branly de fonction et d'un véhicule avec chauffeur à un badge pour accéder à l'hémicycle du Palais Bourbon, en passant par un salaire d'environ 10.000 euros mensuel disproportionné eu égard à son grade au sein de la réserve citoyenne, le chef de l'Etat a provoqué sa plus grave crise politique depuis le début du quinquennat, mais reste mutique.
D'après le Journal du Dimanche, Emmanuel Macron a parlé au téléphone à son chargé de mission préféré, licencié à contre-coeur vendredi matin.

Résultat de recherche d'images pour "benalla collomb"
Alors que le porte-parole de l'Elysée, un ex-journaliste connu pour ses parti-pris et sa servilité, Bruno Roger-Petit, avait affirmé seul devant la caméra, jeudi, qu'il avait été après le 1er mai soi-disant "démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président", A. Benalla apparaît sur plusieurs clichés récents au côté de Macron ou du couple présidentiel, notamment le 13 juillet à Giverny (Eure), alors qu'il était déclaré "suspendu" (document 1, ci-dessus). L'Elysée ne fait plus aucune communication.

Les oppositions de droite et de gauche sont montées au front pour demander au président "des comptes", selon les mots de Laurent Wauquiez (LR). 

L'affaire est un 'Benallagate' "du niveau du Watergate", considère Jean-Luc Mélenchon, le leader des Insoumis.
Mais le porte-parole du parti du président, La République en marche (LREM), Gabriel Attal, qui fut socialiste et membre du cabinet de la ministre de la Santé Marisol Touraine, argue que si le président s’exprimait "sur cette affaire, on trouverait partout des commentateurs pour s’indigner du poids potentiel de ses mots sur les enquêtes en cours". 
"On dirait que (sa parole) interférerait", lui fait écho Marc Fesneau, chef de file des députés MoDem, interrogé dimanche par France Info, et soucieux du qu'en-dira-t-on ! Le Monsieur Propre bien connu du paysage politique, François Bayrou, n'est en revanche pas venu devant micros et caméra bafouiller ses conseils et sentences.

Collomb, bientôt sacrifié sur l'autel du président Macron ?

Le premier à donner sa version des faits ne fait qu'appliquer les ordres. Le ministre de l'Intérieur est attendu lundi à 10h00 devant la commission des Lois de l'Assemblée, qui dispose de prérogatives d'enquête. Les députés d'opposition, qui dénoncent un mensonge jeudi dernier devant le Sénat, ne vont pas manquer de le passer à la question, sans violence, ni arme de poing.

L'Elysée a organisé un déjeuner de crise samedi autour d'Emmanuel Macron, réunissant Gérard Collomb et la ministre de la Justice Nicole Belloubet.
Celle-ci, tremblante, est en première ligne à l'Assemblée, à l'origine sur le projet de révision constitutionnelle, dont l'examen est bloqué depuis jeudi soir, mais à l'arrivée pour transmettre les ordres de l'Elysée, via le premier ministre.

Dans l'hémicycle dimanche matin, les représentants de la nation se livraient encore un bras de fer autour de  l'"affaire Macron-Benalla", comme la désigne le patron du groupe LR Christian Jacob.

Dans une atmosphère tendue, les oppositions ont de nouveau réclamé la venue du Premier ministre ou, "au moins", de Castaner, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

"On ne lâche pas", assurait-on dans les rangs de la majorité, alors que samedi soir, la séance nocturne avait été écourtée après des heures de dialogue de sourds.

Les élus juppéistes d'UDI-Agir ont en revanche décidé de ne plus "participer à ce triste spectacle". Abstentionnistes ?...

Vidéo. Affaire Benalla : altercation entre Marine Le Pen et Christophe Castaner à l’Assemblée

Un affrontement verbal a marqué les esprits: salle des Quatre colonnes samedi en fin de journée, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen et Christophe Castaner ont eu une vive altercation, la première déplorant notamment que ses "amis de LREM refusent" de le convoquer devant la commission d'enquête.
Il est aussi légitime de souhaiter assister à cette querelle dans son intégralité:

L'hyper-président est-il paradoxalement l'artisan du retour à la IVe République ?

samedi 21 juillet 2018

Vincent Crase, le compère d'Alexandre Benalla, aurait été armé illégalement le 1er Mai ?

Le binôme du cowboy de l'Elysée ne dispose pas d'un permis de port d'arme

Or, sur les vidéos du défilé du 1er Mai, apparaît clairement un holster d'arme de poing à sa ceinture. 

Vincent Crase, le compère d'Alexandre Benalla, était-il armé illégalement ? 
Le cow-boy aux ordres du sheriff de l'Elysée est
en infraction avec la loi
Le binôme de l’affaire, ci-dessous au second plan, fragilise un peu plus Macron. Jusqu’à présent moins exposé que son comparse, Alexandre Benalla, le tuteur est une autre illustration des folles dérives de la présidence de la République pour qui il travaillait également. 
Lors du défilé du 1er Mai à Paris, avec son copain Alexandre Benalla, à l’époque chef de cabinet adjoint d’Emmanuel Macron, Vincent Crase a lui aussi abusé de ses pouvoirs de réserviste. Dans une séquence filmée place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, on le voit lui aussi déshonorer la gendarmerie en tabassant des manifestants. 
Vendredi matin, Vincent Crase, comme son compère Alexandre Benalla, a été placé en garde à vue des chefs de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public et usurpation de fonction.

Un réserviste sans retenue mais bien connu d’En marche

Le 1er mai, lunettes de soleil sur le haut du crâne et brassard orange "police" sur certaines images,   Vincent Crase ci-contre au second plan, se charge d’évacuer le manifestant qui, quelques instants plus tard, recevra des coups assénés par Alexandre Benalla, non sans sadisme. 
Par le col, il porte le jeune homme avec l’aide de plusieurs CRS, le menace avec sa main d’un coup à hauteur du visage, puis une fois le manifestant au sol et immobile, le traîne sur les pavés. A la ceinture de Vincent Crase, on distingue clairement un holster d’arme à feu, équipé d’une dragonne de sécurité. Un peu plus haut, la forme d’une crosse d’arme de poing (voir ci-dessous). 

On voit, sur ces captures d'écran tirées d'une vidéo du militant Taha Bouhafs, 19 ans, et ancien candidat de Mélenchon aux législatives en Isère, l'étui qui soulève la question d'un port d'arme illégale.

Le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris confirment que Vincent Crase ne dispose pourtant pas d’un permis de port d’arme. Sollicité à de nombreuses reprises par la presse, avant d’être placé en garde à vue, Vincent Crase a observé un mutisme à l'instar de celui de Macron, ne donnant aucune réponse sur la raison et la nature de cet équipement.


Cet ex-gendarme expert en sécurité privée est bien connu d’En marche 

Crase est actuellement salarié du parti présidentiel, en charge de la sécurité du bâtiment qui abrite son siège et avait déjà été employé comme prestataire pendant la campagne présidentielle. Par ailleurs gendarme réserviste, Vincent Crase "était très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République", a précisé Bruno Roger-Petit dans une déclaration de crise jeudi matin, seul face à la caméra, de crainte de questions embarrassantes de journalistes. 
Vincent Crase était présent le 1er mai "dans les mêmes conditions" illégales que le shériff de l'Elysée, Alexandre Benalla, selon la même déclaration de l’Elysée et pourrait être le fusible de Benalla, au même titre que Gérard Collomb, pour protéger Macron

D'ailleurs, sa présence n’avait pas été déclarée à la direction de la Préfecture de police de Paris. Vincent Crase n’était pas non plus associé au dispositif au titre de ses fonctions de gendarme réserviste, selon le ministère de l’Intérieur. Que faisait-il donc là ? Etait-il envoyé comme passager clandestin par l’Elysée ? Ou est-il venu à l’invitation d’Alexandre Benalla ? La présidence de la République n’a pas souhaité répondre à ces questions.

Une police parallèle équipée à l'identique de la vraie...




L’ancien chef de cabinet adjoint de Macron et Vincent Crase se connaissent en tout cas fort bien

Selon des lettres confidentielles, ils ont monté une association professionnelle fantôme consacrée à la sécurité privée. 
Ils ont aussi travaillé ensemble pendant la campagne présidentielle au siège du parti. Plusieurs factures contenues dans la boîte mail du trésorier de la campagne et révélées par la fuite Macron Leaks permettent de documenter ses prestations sécurité. Via sa société dénommée 'Mars' (Benalla ?), du nom du dieu latin de la guerre, lequel fait partie de la triade précapitoline en compagnie de Jupiter (et Quirinus, Crase), Vincent Crase assure par exemple, en janvier 2017 "un audit sécurité" et la "gestion du dispositif" pour des déplacements à Clermont-Ferrand, Nevers, Lille, Hénin-Beaumont, Quimper et Lorient. En mars 2017, il facture plusieurs meetings, la sécurisation du QG ou de certains déplacements à Paris. Avec ou sans ristournes ?

Un autre échange de mails permet de découvrir que Vincent Crase était en contact avec un armurier pour doter l’équipe de sécurité du candidat Macron de plusieurs armes. Un flashball, des pistolets lanceurs de petites balles en caoutchouc ou encore des boucliers de maintien de l’ordre. Un véritable attirail policier. 
Cette initiative sera finalement abandonnée par Jean-Marie Girier, à l’époque chef de cabinet d’Emmanuel Macron et aujourd’hui de Gérard Collomb au ministère de l’Intérieur.

En fait d'"exemplarité", de "transparence" et de "renouvellement de la vie publique", Macron aura mis moins d'un an pour transformer la France en "république bananière".

vendredi 20 juillet 2018

Le comportement d'A. Benalla dénoncé par les gendarmes lors du retour des Bleus

M6 révèle la plainte des gendarmes contre  Benalla lors du retour des Bleus à Roissy

Les "comportements inappropriés" d'Alexandre Benalla, l'"homme du président" sous le feu d'un scandale depuis la diffusion de videos sur les réseaux sociaux, font vaciller l'Elysée qui l'a couvert pendant plusieurs mois

Alexandre Benalla accompagnait les Bleus sur les Champs-Élysées mais "n'a tapé personne"

Alexandre Benalla était avec les Bleus lundi 15 juillet pour leur brève descente des Champs-Elysées, malgré une précédente affaire de violences physiques, alors qu'il était encore adjoint au chef de Cabinet du président Macron. 
Sous le coup d'un scandale datant du 1er Mai à Paris, mais n'affectant l'Elysée que depuis mercredi 18 au soir, celui qui était resté "chargé de mission" était présent dès l'atterrissage des champions du monde à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. 
Suspendu pendant seize jours (du 4 au 19 mai) de ses fonctions de chargé de mission auprès du chef de cabinet d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, a pu reprendre son poste depuis. Mais à une affectation plus administrative, auprès de l'organisation d'événements "à l'intérieur du palais" élyséen, précise Le Monde.
L'impulsif aurait voulu prendre en main le dispositif de sécurité, sans avoir le statut de gendarme ni de policier. 

Selon M6, l’homme se montre "très agité" et n'est pas passé inaperçu lundi 15.
"Vous me manquez de respect !", avait lancé l'homme du président au commandant de gendarmerietentant d'en imposer à l'officier en charge, montrant l'insigne de l'Elysée qu'il arborait Abus de pouvoir ?
Les gendarmes ont notifié cet incident à leur hiérarchie, ainsi qu'à la Délégation préfectorale des aéroports.

"Qui êtes-vous ?", lui avait demandé ce commandant de gendarmerie, provoquant la colère d'Alexandre Benalla, fort de son macaron portant le sigle de l’Élysée et affirmant être en droit de diriger les opérations. Le commandant lui aurait alors rétorqué que l’autorité administrative sur cet événement est représentée par les gendarmes.
Résultat de recherche d'images pour "benalla sur le car des Bleus"
Benalla a visiblement pris les commandes du car des Bleus

Au micro de la journaliste Apolline de Malherbe,  Noël Le Graët est revenu sur les incroyables images de la descente des Bleus sur les Champs-Elysées au lendemain de la victoire de la France à la Coupe du monde, dont celle d'Alexandre Benalla aperçu près du car des joueurs, lundi 16 juillet (ci-dessus): "Est-ce qu'il était avec vous dans le bus?", lui demande la journaliste. "Euh non, vous me l'apprenez; j'ai appris cette affaire ce matin. S'il était en tout cas, sur le bus, il n'a frappé personne", lui répond Le Graët, un président de la Fédération française de football, toujours bien en cours auprès des pouvoirs successifs, mais qui a un sens particulier de l'humour.

Une autre tentative de main mise sur les opérations au Crillon.
Plus tard dans la soirée, le futur ex-collaborateur de l’Elysée aurait eu une altercation avec un commissaire de police à l’intérieur de l’hôtel de Crillon, place de la Concorde, où l’équipe de France devait se rendre initialement.

Benalla a été placé en garde à vue
ce jeudi pour violences en réunion, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique et complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection (l'individu a accepté de gendarmes zélés des vidéos le compromettant, en sorte d'organiser sa défense) : Benalla a en effet tabassé un participant de l'"Apéro militant", organisé le 1er mai (précisons '2018', vu le temps long judiciaire et élyséen) par Le Comité d'action interlycéen, place de la Contrescarpe à Paris 5e.

Le collaborateur de l’Elysée est sous le coup d’une procédure de licenciement, a cette fois annoncé le Palais, onze semaines après que l'Elysée à eu connaissance des faits, le 2 mai 2018

.

Les dernières révélations sur l’affaire Benalla, après quarante-huit heures et deux mois d'occultation

La presse parle après s'être "auto-censurée" sur l’affaire Benalla

La presse institutionnelle a été témoin des méthodes de Benalla, sans les dénoncer

Flagrant délit de violences physiques à risques sur manifestant,
par des cow-boys armés de l'Elysée
Des activistes  Insoumis (LFI) font filtrer le scandale que la presse "indépendante" s'appliquait à dissimuler. Les gardes du corps du président qui appartiennent à la gendarmerie apparaissaient régulièrement sur les photos de presse, à la différence des barbouzes de l'Elysée qui se permettaient de donner des ordres aux gendarmes. 
Onze semaines après les faits de brutalités commises par Alexandre Benalla, un intime du président Macron planqué auprès de son chef de Cabinet, et quarante-huit heures après les premières révélations, cette presse-là renonce à ses dissimulations coupables. 

Le Monde tente de faire croire à la réactivité, à la fermeté et à la moralité de Macron. Le quotidien écrit en ouverture d'article : "Visé par une procédure de licenciement lancée par l’Elysée, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de Cabinet de l’Elysée a été entendu comme témoin." En attendant, Macron reste muré dans l'Elysée et refuse de prendre la parole...

La diffusion de vidéos place l'Elysée dans l'obligation de prendre des mesures. Les documents rendus publics par les réseaux sociaux montrent ce chargé de mission auprès du chef de Cabinet de la présidence de la République et chargé de la sécurité, et en tant que tel "épaule" de Macron, finalement identifié par Le Monde - qui le connaît de longue date sans en avoir révélé l'existence nuisible -en train de frapper plusieurs activistes successivement en marge des manifestations du 1er mai, mettant au jour un scandale d'Etat qui suscite des critiques d'une extrême gravité et de questions, alors que Macron se tient silencieux et que les lampistes ont déjà trinqué, en attendant que  saute son fusible, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. 
Découvert, grâce aux réseaux sociaux sans qui l'information restait confisquée, 
L’Elysée a finalement lâché Alexandre Benalla

Les images diffusées par les réseaux sociaux ont joué le rôle que la presse institutionnelle a refusé d'endosser : l'entrée en scène du Monde ou de BFMTV et les autres intervient après la révélation par des militants de LFI de l'existence d'une police parallèle. 
Les sanctions prises jusqu’à présent, une mise à pied de deux semaines avec suspension de salaire et un changement d’affectation, étaient un "dernier avertissement avant licenciement", avait déclaré jeudi le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, une fois de plus théâtrale et ridicule : il avait affirmé que l'incident était clos !



Pour la première fois depuis les années 60, un porte-parole de l'Elysée s'exprimait seul face à la caméra, hors la présence de tout journaliste accrédité...
Arguant de "faits nouveaux constitutifs d’une faute commise" et faisant "l’objet d’une procédure judiciaire" ouverte par le Parquet - prêt à déclarer "circulez, y a rien à voir" - , l’Elysée a annoncé vendredi avoir "pris la décision d’engager la procédure de licenciement d’Alexandre Benalla", onze semaines après la constitution des faits tenus secrets. Sans donner plus de détails, la présidence a justifié cette décision par le fait que celui-ci, "aux fins de prouver son innocence, […] aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir".

Tout porte à penser qu’il s’agit d’images de vidéosurveillance, en lien avec l’enquête préliminaire ouverte, qui ont été "indûment communiquées à un tiers dans la soirée du 18 juillet", comme l’a révélé la préfecture de police dans un communiqué de presse, vendredi. C’est pour avoir extrait ces images que trois cadres de la préfecture de police de Paris ont été suspendus, jeudi soir, à titre conservatoire. Des agissements condamnés "lourdement" par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

Alexandre Benalla et Vincent Crase placés en garde à vue

Dans la matinée, A. Benalla a été placé en garde à vue à Paris, suite à l'ouverture la veille de l’enquête préliminaire. Il est visé pour des faits de "violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public", "usurpation de fonctions", "port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique" et "complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection".
L’enquête ouverte par le Parquet de Paris a été confiée à l’inspection générale de la Police nationale et à la brigade de répression de la délinquance contre la personne, l'ensemble soumis au gouvernement, les ministères de la Justice et de l'Intérieur...

Vincent Crase est porteur d'un holster d'arme de poing,
en toute illégalité : un réserviste n'y a pas  droit...
Le binôme de Benalla, Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d’accueil pour La République en marche (LREM, le parti du président), qui couvrait Alexandre Benalla, imposant leurs présences aux forces de l’ordre, lors des manifestations du 1er mai, a également été placé en garde à vue vendredi pour "violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public " et "usurpation de fonctions".

Le directeur de cabinet de l’Elysée entendu comme témoin
Supérieur hiérarchique de Benalla à l’Elysée, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans l’enquête. C’est lui qui avait délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’ "observateur" à la manifestation parisienne du 1er mai. 
Un observateur, fût-il "réserviste" de la gendarmerie, est par définition inactif et encadré par un tuteur.

Contacté par Le Monde avant la publication de l’article révélant les brutalités commises par Benalla, P. Strzoda avait affirmé avoir convoqué son collaborateur le 1er mai après avoir vu les vidéos des violences. Le directeur de cabinet assurait également avoir aussitôt prévenu le président de la République, alors en déplacement en Australie.

Alexandre Benalla disposait d’un certain nombre de privilèges à l’Elysée. 
L’ancien "M. Sécurité" du président de la République avait ainsi lui-même déclaré être domicilié, depuis le 9 juillet, dans une dépendance de l’Elyséedans le très chic 7e arrondissement de Paris, au 11, quai Branly, occupé dans le passé par la maîtresse de François Mitterrand et leur fille Mazarine.

Outre ce prestigieux logement de fonction, le cowboy dispose également d’une voiture avec chauffeur, un Renault Talisman suréquipée, notamment d'un gyrophare, et banalisée, sur le modèle de l'un des trois véhicules à disposition du président. 

Selon Le Parisien, son salaire avoisinait les 10.000 euros bruts. 

Commissions d’enquête et motion de censure

Pourquoi l’Elysée n’a-t-il pas pris de sanctions plus rapides et plus fortes ? Pourquoi n’a-t-il pas signalé les agissements de Benalla à la Justice, comme la loi lui enjoint de le faire ? 
Pourquoi ce cowboy a-t-il continué à travailler pour l’Elysée ?
De nombreuses questions restent sans réponse : 

La commission des lois de l’Assemblée nationale a annoncé s’être transformée en commission d’enquête pour une durée d’un mois, afin de faire la lumière sur "les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai ". 
Mais, les débats parlementaires sont encore pourris par cette affaire d'Etat, ce vendredi, alors que la commission des lois du Sénat a quant à elle annoncé qu’elle auditionnera l'ex-sénateur Gérard Collomb en début de semaine prochaine et qu’elle demandera également, lundi, les prérogatives d’une commission d’enquête, pour une durée de six mois

De leur côté, les députés de La France insoumise ont proposé à tous les parlementaires de déposer ensemble une motion de censure du gouvernement.

Au cœur du scandale, Emmanuel Macron reste silencieux

Le président de la République a refusé à de multiples reprises de répondre aux questions des journalistes alors qu’il était en déplacement en Dordogne jeudi. 

Vendredi, contrairement aux usages en vigueur lors d’une visite de chef d’Etat, la conférence de presse commune des deux dirigeants a été annulée, à l'issue du déjeuner du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, avec E. Macron.