POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est clandestins. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est clandestins. Afficher tous les articles

lundi 12 octobre 2020

Coronavirus : la France est entrée "dans une 2e vague forte", admet le premier ministre

Jean Castex évoque une deuxième vague: annonçant une troisième?

La semaine s'ouvre sur le risque de voir, en France, certaines zones d'alerte durcir les restrictions. 

La presse aux ordre relativise, soulignant qu'Outre-Manche, l’Angleterre devrait annoncer des mesures plus strictes, comme en Catalogne et en Navarre. Pour appeler  le couple exécutif à l'humilité, notons que plusieurs pays incluant l'Australie, le Japon et Singapour vont assouplir les restrictions qui réduisent les vols internationaux depuis leur sol.

  • Les métropoles de Toulouse et Montpellier ont en revanche été inscrites en zone d’alerte maximale . Aix et Marseille ont été maintenues dans cette alerte qui commande la fermeture des bars, jusqu’au 27 octobre.
  • En France, 16.101 nouvelles contaminations ont été enregistrées entre samedi et dimanche. 46 nouveaux décès sont à déplorer, portant le bilan mortel de l’infection à 21.874 morts à l’hôpital. En une semaine, les cas graves ont augmenté de 10 % .
  • L’Allemagne, deux régions espagnoles proches de la France, ce lundi le Royaume-Uni : un peu partout des mesures plus strictes sont prises .

Cette presse du côté du mensonge insiste sur l'idée que l'exécutif aurait réussi le déconfinement, ou tout du moins, pas plus mal que les pays sélectionnés à l'appui de la démonstration.

Castex s'est exprimé à l'occasion de ses 100 jours à Matignon.   

"C'est pas nouveau", assure Le Parisien, qui met en cause les Français. « Il faut éviter par tout moyen les personnes qui s'agglutinent, qui ne portent pas de masque, dans des lieux clos. Il n'y a vraiment rien de nouveau : je demande que l'on respecte les gestes barrière dans l'espace public et dans la sphère privée ».

«Nous sommes dans une 2e vague forte ». « La réalité de la 2e vague est là. J'appelle à ce que nous nous mobilisions tous et toutes, il ne peut plus y avoir de relâchement », martèle le premier ministre Jean Castex sur France Info.

C'était la bonne méthode, se félicite Castex. «On ne pouvait pas rester confinés plus longtemps. Les conséquences d'un confinement absolu sont terribles, notamment pour les plus jeunes », estime, sur France Info, le chef du gouvernement. Les experts penseraient aussi aux seniors... Ancien «monsieur déconfinement » du gouvernement, Jean Castex s'auto-congratule, estimant que les choses ont été faites dans le bon ordre. Mais avec les vacances, « les Français ont collectivement pensé que c'était fini ». Le problème de l'exécutif, ce sont les Français... Castex est quant à lui à son maximum : « Je n'ai cessé tout l'été d'appeler à la vigilance, je n'ai quasiment pas pris de vacances au motif que le virus, lui, n'en prenait pas ».

Une épidémie toujours pas maîtrisée (sic: parti-pris de la presse) au Brésil. Sous-texte: on est meilleurs ! Les autorités sanitaires ont déploré tard dimanche soir 559 nouveaux décès du covid, et 26.749 nouveaux cas de contamination. Ce qui établit le total à 5.082.637 cas confirmés (plus de cinq fois plus qu'en France) et 150,198 décès (32 683, en France), sachant que tous les spécialistes brésiliens jugent les chiffres très sous-estimés. Sachant aussi que ce sont des chiffres absolus et que la population du Brésil est plus de trois fois supérieure à celle de la France.

L'Iran se masque. Après Téhéran, les autorités prévoient d'imposer le port du masque en public dans d'autres grandes villes.

La Nouvelle-Zélande s'organise. Le gouvernement néo-zélandais a signé un contrat pour acheter 1,5 million de doses de leur vaccin aux sociétés Pfizer et BioNTech.

En Slovaquie, on restreint aussi. Dès jeudi, le masque sera obligatoire en public et les rassemblements limités.

Le Cap-Vert rouvre ses frontières. L'archipel atlantique situé au large du Sénégal rouvre ses frontières ce matin après plus de six mois de fermeture. Les visiteurs devront présenter un test PCR négatif pour pouvoir embarquer dans un vol à destination du pays. Les îles Canaries espagnoles sont ouvertes, notamment aux migrants clandestins qui débarquent en France dans le port de Sète (Hérault): dimanche 11, les autorités préfectorales ont autorisé le débarquement des 300 passagers d'unferry,  malgré des suspicions de Covid-19, officiellement cinq cas positifs, "asymptomatiques" et "au sein du personnel navigant". Bizarrement, les clandestins sont en pleine forme et ils pourraient porter plainte pour le risque encouru au contact de l'équipage... 

A l'inverse en Italie. Le Comité technique et scientifique (CTS) italien, l'organe qui conseille le gouvernement dans la lutte contre l'épidémie, a proposé des mesures allégeant le protocole sanitaire, comme la réduction de la quarantaine à dix jours au lieu de quinze.  

La colère de Lantieri. Le Pr Laurent Lantieri, qui estime que la 2e vague est bien là en France, regrette sur Twitter qu'on ferme des blocs opératoires dans le cadre du plan Blanc pour laisser la place aux patients covid. « Pour ouvrir une salle de réa en plus pendant 15 jours en utilisant les ressources des blocs il faut fermer deux blocs. Un patient en réa Covid-19 contre 100 à 300 interventions annulées. La déprogrammation, c'est inefficace, c'est un outil de com », écrit-il sur Twitter de bon matin.

L'étude qui fait peur. Selon une étude de l'Agence scientifique nationale australienne, dans un milieu frais et sombre, le covid-19 survit jusqu'à 28 jours. Les chercheurs du département de prévention des maladies ont découvert qu'à 20 °C, le SARS-CoV-2 est « extrêmement résistant » sur des surfaces lisses, comme un écran de téléphone, du verre, de l'acier et des billets en polymère. A 30 degrés, ce taux de survie tombe à 7 jours et à 40 degrés, il n'est plus que de 24 heures. Sur des surfaces poreuses comme le coton, il survit 16 heures à 40° et 14 jours à 20°. Mais cette étude a été menée avec des niveaux fixes de virus, correspondant probablement au pic d'une infection, et en l'absence d'exposition à une lumière ultraviolet pouvant rapidement altérer le virus. Il n'est donc pas certain qu'une personne touchant ces surfaces soit rapidement contaminée.

Rose-rouge-écarlate outre-Manche. Le Royaume-Uni a enregistré 13.000 nouveaux cas hier. Boris Johnson présente cet après-midi aux députés britanniques un nouveau système avec trois niveaux d'alerte - « moyen », « élevé » et « très élevé » – qui déterminera les mesures à appliquer localement selon la propagation du virus. L'Angleterre se prépare à un durcissement des restrictions.  

Des restrictions au seuil de la France. Dans la Navarre, région espagnole  frontalière des Pyrénées atlantiques, dès demain, les réunions seront limitées à six personnes. Bars et restaurants vont devoir fermer à 22 heures. Cinémas, théâtres et librairies devront réduire leur fréquentation à 30 % et les supermarchés à 40 %.

En Catalogne. Les autorités ont appelé les entreprises à encourager le télétravail et les universités à éviter les cours présentiels. Les clandestins marocains à destination de Sète (Hérault) font escale à Barcelone.

samedi 20 juin 2020

Des milliers de sans-papiers manifestent pour forcer leur régularisation

Se sont-ils organisés seuls ou sont-ils instrumentalisés ?


C’est l’une des quatre manifestations à Paris dont seles deux ont été autorisée par la préfecture de police
Babacar Sall, arrivé du Sénégal voici trois ans, manifeste pour la première fois. "On n’a pas de papier. Pour manger, c’est un problème [les Restos du coeur sont-ils pour eux des chiens?]. Parfois je fais un peu de travail au noir, mais c’est tout. J’aide les gens à déménager ou je fais de la plomberie. Dès qu’on me propose un travail je le prends", dit cet homme de 42 ans qui vit à Montreuil : la mairie PCF ne les traite pas bien? 
"Avant je travaillais avec les papiers de quelqu’un mais il me prenait trop d’argent", ajoute ce clandestin victime du racket d'un coreligionnaire etqui a laissé au Sénégal sa femme et sa fille, dans l'attente d'un rapprochement familial. "Parfois je leur envoie 20 euros, parfois 30, dès que je peux." Et encore, si toutefois il n'est pas polygame.

Des manifestations dans toute la France


Venu du Mali, Tidiani Diagouraga est quant à lui arrivé en 2018 en France. Pas sûr qu'il ait été appelé en pleine période de chômage élevé... "C’est dur au Mali, à cause de la guerre. Je suis venu ici pour travailler. Mais je ne peux pas travailler parce que je n’ai pas de papiers", résume cet homme de 36 ans, comme si tous les illégaux, de l'Afrique à la Tchétchénie n'étaient pas prévenus de ces difficultés, d'autant plus qu'ils sont toys surdiplômés, selon lq littérature de gauche.
Pour Hassan, un Marocain en France depuis huit ans, «"les sans-papiers participent à l’économie de la France" et c'est bien par charité musulmane qu'ils viennent à notre secours.... Lui est pizzaiolo à Paris et paie des impôts. "Je suis là pour être régularisé. Avec des papiers, je pourrai acheter une voiture, avoir un logement plus facilement", conclut-il. Et se marier au bled et ramener une femme à laquelle il fera une floppee d'enfants sur le sol français, pour redresser notre courbe de natalité.
Des rassemblements pour la régularisation des sans-papiers sont aussi prévus samedi dans plusieurs villes (Marseille, Lyon, Rennes, Lille, Toulouse, Grenoble, Strasbourg, Nantes…).

Et avant ou après une maifestation contre l'anti-racisme les flis et le racisme des flics et des Français, tous.tes autant qu'ils.elles sont.


jeudi 9 avril 2020

Epidémie de coronavirus : mise à l'abri de migrants

Le "camp informel" d'une cinquantaine de tentes de clandestins a été démonté en Seine-Saint-Denis

C'est, 
en deux semaines, le deuxième démantèlement pour raisons sanitaires


Le long du canal Saint-Denis, "la cinquantaine de tentes a été lacérée et les policiers ont demandé à une centaine de personnes de partir, de retourner à Paris", a expliqué Louis Barda, responsable des maraudes à Médecins du Monde, association proche du Parti communiste, créée en rupture avec Médecins sans frontières, longtemps présidée par le Pr Milliez, opposant à l'Algérie française, organisateur d'un comité d'aide aux victimes arabes pendant la guerre des Six Jours et co-fondateur de l'Association médicale franco-palestinienne, AMFP.
Annoncée plusieurs jours à l'avance par le préfet de la région Ile-de-France Michel Cadot, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus et sous la pression d'une polémique suscitée par le manque d’hygiène et la grande  promiscuité en plein confinement dû au coronavirus, le 24 mars, a eu lieu l'évacuation des 732 migrants qui vivaient dans le bidonville insalubre de la même ville d'Aubervilliers et qui avaient été mis à l'abri. 

Des migrants hébergés dans des gymnases en sont depuis ressortis.
Selon le responsable de cette association, l’opération s’est déroulée "à 9 heures pendant la distribution alimentaire". Une action corroborée par d’autres associations sur place, dont Utopia56, qui coordonna les actions des associations sur le camp de "La Linière" à Grande-Synthe, à partir de mars 2016.

Quelque 700 migrants, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, ont été
conduits vers quatre gymnases (deux à Paris et deux en Seine-Saint-Denis) et deux hôtels en Seine-Saint-Denis, explique la préfète Anne-Claire Mialot pendant l’opération.
Selon elle, les gymnases ont été
agencés de sorte qu'il y ait "un mètre entre chaque lit", et en réduisant le nombre de personnes accueillies par site. 
Mais, lors de l’évacuation, "les mesures de précaution étaient faible; on n’a pas mis en place les gestes barrière", rapporte Louis Barda. A ses yeux, on a agi dans "la précipitation" en raison d’un "contexte médiatisé".

Alors, plusieurs dizaines d’entre eux sont rapidement ressortis des gymnases franciliens où ils avaient été confinés et ont recréé le camp d'Aubervilliers, avec l'aide d'associations.

Le coronavirus menace aussi les camps de migrants au nord-est de Paris

"C'est compliqué de parler de confinement national si on laisse des gens dehors"
Des centaines d'exilés du Nord de Paris et de Seine-Saint-Denis trouvent désormais portes closes dans les structures d'accueil paralysées par l'épidémie et les trottoirs où leur présence est devenue plus indésirable encore, depuis la mesure de confinement. Pour eux, rien n'est prévu pour se protéger du Covid-19. Pas plus, pour ceux qui les assistent au quotidien.

Quelle distanciation sociale pour les migrants des "camps informels"? 
Le confinement s'y fait tente contre tente, avec une hygiène rudimentaire. A Grande-Synthe (Nord), il y a déjà eu un cas de coronavirus, et certains redoutent une propagation rapide. "C’est trop dangereux, le virus risque de se répandre vite ici", explique un migrant. Un seul point d’eau pour boire et se laver est disponible. De nombreuses associations ont dû fermer, laissant les migrants d’autant plus vulnérables. Très peu de distributions de repas sont effectuées.

La situation humanitaire préoccupe les habitants des alentours. À Calais (Pas-de-Calais), deux cas ont d’ores et déjà été recensés. Des consultations médicales ont bien lieu trois fois par semaine, mais le respect des gestes barrière semble impossible. 
Vendredi 3 avril, la préfecture a commencé à mettre à l’abri une centaine de migrants, sur la base du volontariat.

Le 4 février dernier, l'AFP et Le Monde assuraient que Castaner avait évacué "le
dernier camp de migrants du nord de Paris, porte de la Villette. 
Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, s’était engagé en novembre à évacuer tous les campements de migrants du Nord-Est parisien avant la fin de 2019. Une semaine après l’évacuation encadrée par un important dispositif policier du camp voisin de la porte d’Aubervilliers, où plus de 1.400 migrants avaient été délogés d’un bidonville en bordure du périphérique, en janvier 2020, cette opération marque la fin, à ce stade, de ces campements informels à Paris. "Il n’y a plus de campements, c’était l’idée. Et la police va surveiller ce site pour éviter les réinstallations, comme elle le fait pour la porte d’Aubervilliers et la porte de la Chapelle", soulignait-on à la préfecture de la région Ile-de-France. "Nous ne recommencerons pas un cycle infini évacuations-réinstallations", avait alors affirmé le préfet de police, Didier Lallement.

Le long des voies du périphérique, dans le Nord-Est parisien, secteur Rosa-Parks (XIXe) et quelques centaines de mètres plus loin, dans la commune d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), des centaines de migrants, après une soixantaine d'évacuations ces dernières années, continuent de vivre dans une situation humaine et sanitaire effroyable.

mardi 28 janvier 2020

Paris : le camp de migrants de la porte d'Aubervilliers en cours d'évacuation

Une "mise à l'abri" à sept semaines des municipales

Les associations avaient acheminé et concentré près de 2.000 clandestins à la Porte d'Aubervilliers 

Ce camp du nord-est de Paris aurait-il entravé le plan de 'Central Park' parisien conçu par le candidat LREM Benjamin Griveaux ?




 Tôt ce mardi matin 28 janvier, la préfecture de Police a accédé à la requête de la maire socialiste de Paris et a procédé à l'évacuation encadrée par un important dispositif policier. La préfecture assure qu'elles seront hébergées... ailleurs.

Deux mois après le démantèlement d'un site voisin, Porte de La Chapelle, ce sont à nouveau "plusieurs centaines" de clandestins qui ont été évacués du campement parisien de la Porte d'Aubervilliers ce mardi matin, pour répondre à la promesse du gouvernement de vider le nord-est parisien de ces camps insalubres. La préfecture leur promet un hébergement sans savoir à combien ils se nombrent et donc combien de logements sont nécessaires...

Sécurisée par un important dispositif policier, l’évacuation a commencé un peu avant 06h00. Les migrants que les associations dites humanitaires avaient équipés de tentes ou de planches pour  monter des baraquements de fortune au bord du périphérique sont dirigés vers des bus à destination de gymnases (alors que les vacances scolaires n'ont pas commencé) ou de centres d'accueil franciliens (qu'on croyait déjà surpeuplés), dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris et de la préfecture de la région Ile-de-France.

Entre 900 et 1.800 personnes  - une évaluation floue du simple au double - avaient été parqués dans ces camps connus depuis des années comme des bidonvilles de tous les dangers pour les habitants comme pour les riverains, selon un décompte fourni par la... Préfecture de région. Que ce soit dans des gymnases ou des centres dédiés, des places ont été mobilisées pour héberger "tout le monde", ont garanti les autorités préfectorales.

Tour de vis sécuritaire

La doctrine de l'exécutif dans la gestion de ces campements a changé le 7 novembre dernier, lors de l'évacuation de quelque 1.600 personnes à cheval sur Paris et la Seine-Saint-Denis, notamment à la Porte de la Chapelle. Au lendemain de l'annonce du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, affirmant que ces sites constituant une "anomalie" du système d'hébergement allaient être évacués avant la fin 2019, la préfecture de police avait prêté main forte à la PRIF (préfecture de la région d'Ile-de-France) - qui gère d'ordinaire les opérations de mise à l'abri -, en opérant un tour de vis sécuritaire : plus aucune réinstallation sur la Porte de la Chapelle n'est possible depuis, grâce à un imposant dispositif des forces de l'ordre.

Ce tour de vis sécuritaire est également prévu Porte d'Aubervilliers, a confirmé la préfecture de police, expliquant que des patrouilles 24 heures sur 24 empêcheront les migrants d'y réinstaller des tentes. Les associations sont en quêtes de nouveaux lieux...


jeudi 28 novembre 2019

Immigration et santé : des députés LREM veulent maintenir en l'état l’accès aux soins des clandestins

Une quinzaine de députés LREM s’oppose au gouvernement

Ils rejettent la limitation de l’accès aux soins des demandeurs d’asile et des clandestins.

Ils voudront bientôt mutualiser la Sécu avec le Mali, la Somalie ou la Syrie et la Palestine ?
 
Résultat de recherche d'images pour "wonner martine""Où est notre âme?" s'est interrogée l’élue Jennifer de Temmerman sur les bancs des députés La République en marche (LREM). Dans un édifiant réquisitoire contre le volet santé du plan immigration gouvernemental dévoilé , elle lance : "Est-ce que nous allons (...) achever l’humanisme?", a-t-elle demandé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Cette envolée lyrique du 7 novembre intervient alors que le "plan d'urgence" pour les hôpitaux ne prévoit pas plus de 500 millions pendant trois ans (lien PaSiDupes) et que la députée et législatrice LREM Françoise Dumas construit une piscine sans permis et en partie sur un terrain municipal (lien PaSiDupes), probablement au profit des migrants en situation irrégulière... 

La députée du Nord a signé une tribune transmise jeudi à l’AFP, avec dix autres élus de l’aile gauche de LREM, dont Sonia Krimi, une Franco-tunisienne née à Tunis, que notre échelle sociale a favorisée, bien que naturalisée seulement en 2012 (sans parler de son doctorat obtenu à... Toulon, où a été ouverte en 2009 une enquête pour corruption après la vente de centaines de titres et diplômes à des étudiants étrangers), et Martine Wonner (photo 1, ci-dessus) un médecin psychiatre (qui a préféré passer du SAMU social de Paris à un groupe de cliniques privées, comme directrice médicales), toutes deux bien connues pour leurs partis-pris pro-migrants. 

Le sujet de leur prise de parole du jour est la limitation de l’accès aux soins des "demandeurs d’asile" (délai de trois mois avant de pouvoir accéder à la Sécu de base, PUMa) et des clandestins (renfort des contrôles d’accès à l’aide médicale d’Etat, AME), qui sont autant d' appels d'air à l'immigration clandestine. Ces mesures, présentées au Parlement dans "l’urgence", "compliquent l’accès aux soins de personnes en situation de très grande précarité", selon eux. Les cas en question sont-ils prioritaires sur les patients en attente de soins et pourtant en situation régulière et à jour de leurs cotisations ?

Les auteurs de la tribune - quand ils étaient présents jeudi dans l’hémicycle - ont voté contre la baisse de 15 millions d’euros du budget de l’AME (sur un total de près de 1 milliard d’euros) - un amendement du gouvernement au volet santé du projet de loi de finances pour 2020.

Se sont joints à eux six députés non-signataires du texte et membres de l’aile gauche de LREM, comme Stella Dupont et Sandrine Mörch, qui s’étaient abstenues lors du premier passage de la loi asile et immigration à l’Assemblée, en avril 2018. 
Au total, treize députés LREM se sont prononcés contre cette mesure gouvernementale, aux côtés des socialistes, communistes et Insoumis.
Les treize sont : 
    Aude Amadou,joueuse de handball
    Delphine Bagarry, une urgentiste des Alpes-de-Haute-Provence venue du PS à LREM, qui signa en septembre 2019, avec d'autres députés de l'aile gauche du groupe LREM, une tribune appelant à répartir les migrants dans les zones rurales en pénurie de main-d'œuvre. Elle se déclara même "choquée" par le discours de Macron sur l'immigration et expliqua avoir eu "l’impression d’écouter non pas l’homme de la campagne présidentielle mais un responsable du Front national"... Elle est membre du "Collectif social-démocrate".
    Lionel Causse
    Jennifer De Temmerman
    Stella Dupont, qui a traversé la rue du PS vers LREM quand ça commença à sentir le lisier dans le Maine-et-Loir, est membre du "Collectif social-démocrate" : jusqu'alors membre du Parti socialiste, elle avait soutenu Benoît Hamon lors de l’élection présidentielle de 2017 et avait même été investie par le PS pour les législatives...
    Albane Gaillot
    Aina Kuric, franco-malgache élue avec 660 voix d'avance, elle est l'une des rares députées de son groupe à s'abstenir en avril 2018 sur le projet de loi Asile et Immigration lors de sa première lecture. En juillet 2018, elle vota contre la version définitive du texte, malgré l'interdiction qu'ont les députés LREM de voter contre un projet de loi du gouvernement, en raison de l'amendement ajouté qui modifie les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte, se déclarant très sensible à cette question de par ses origines malgaches. Le groupe LREM, après la menace d'une exclusion, lui adressa un avertissement. Elle quitta le parti le 7 juin 2019, mais reste dans le groupe en tant qu'apparentée.  
    Marion Lenne qui vécut une partie de son enfance au Bénin, au Nigéria, puis en Guadeloupe, et qui passa l'essentiel de sa vie professionnelle en Ethiopie, au Pérou, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Ghana ou à Madagascar 
    Jean-François Mbaye, député franco-sénégalais du Val-de-Marne
    Sandrine Mörch, journaliste qui réalisa de nombreux reportages  en collaboration avec Médecins sans frontières, pour alerter l’opinion publique sur les conflits oubliés (Libéria, Rwanda, Sri Lanka, Kurdistan, etc.).
    Bénédicte Pételle, suppléante d’Adrien Taquet, nommé au gouvernement le 25 janvier 2019
    Nathalie Sarles, une infirmière qui commença par enseigner l'anglais pendant dix-huit mois dans un collège du Burkina Faso
    Martine Wonner














L’amendement a toutefois été adopté. Les 'Marcheurs' détiennent encore la majorité absolue à l’Assemblée, avec 304 élus sur 577 députés.

Face aux frondeurs, la ministre de la Santé a défendu une lutte contre le "dévoiement" du système d’accès aux soins des étrangers

Elle a dénoncé les accusations de remise en cause "nos valeurs". "Arrêtons les fantasmes!", a exhorté Agnès Buzyn.
L’argumentaire n’a pas convaincu Jennifer de Temmerman. Opposante habituelle aux orientations de la majorité présidentielle, l’élue du Nord - où les corons sont des lieux à demande forte de soins médicaux - a annoncé jeudi se mettre "en retrait" de LREM, "pour (s)’accorder un temps de réflexion", explique à La Voix du Nord cette fonctionnaire de l'Education nationale, attachée d’administration. Elle promet de trancher la question de son appartenance au groupe d’ici "quelques semaines." Suspens !...

Depuis leur élection en juin 2017, huit parlementaires ont démissionné du groupe LREM et deux en ont été exclus. 



Ca ne s'est pas vu, ni su, mais Temmerman a finalement mis les voiles.

mardi 12 novembre 2019

Vaste opération d'expulsions des clandestins de Paris

L’évacuation des camps de migrants à Paris et Saint-Denis en 10 photos

1.600 personnes ont été évacuées de divers campements de fortune autour de l’échangeur A1/périphérique

"Dans le calme", selon une certaine presse : 600 policiers étaient mobilisés !
Auxquels il faut ajouter la participation de membres d'associations...


 L’évacuation s’est déroulée au petit matin sous une pluie battante, mais dans le calme.








A six heures du matin, à la fraîche, sous une pluie battante. Une importante opération d'évacuation de deux campements regroupant plus de 1.600 clandestins dans le nord-est de Paris, s'est déroulée jeudi matin "dans le calme", avec une volonté affichée par les autorités de "changer de braquet" sur la gestion de ces zones devenues "incontrôlables". On n'en saura pas plus sur ce changement de méthode. Christophe Castaner explique que les "1.600 personnes ont été prises en charge et ont été placées dans 16 centres d'accueil". Les observateurs les plus sourcilleux veulent savoir si ce sont des centres de détention...

C'est au petit matin ce jeudi que près de 600 policiers ont été déployés autour des campements de personnes pour la plupart en situation irrégulière depuis des mois porte de la Chapelle, côté Paris, et le long de l'avenue Wilson, côté Saint-Denis. Des zones où, d'évacuations en déplacements plusieurs fois l'an, les riverains sont soumis à des conditions de vie insupportables.
L’évacuation des camps de migrants à Paris et Saint-Denis en 10 photos



Sous ces bâches en plastique, des tentes et autres baraques de fortune vivaient des milliers de personnes, dont 1 600 ont évacuées vers des bus pour être ensuite temporairement installées dans des gymnases ou des centres d'accueil franciliens. D'autres ont fui avant l'arrivée des forces de l'ordre cette opération d'envergure annoncée depuis plusieurs jours par les autorités.

Du côté des associations de défense des migrants, on craint que cette évacuation ne se transforme en vaste coup de filet avec des placements en détention. A l'inverse, la préfecture de région insiste à l'inverse sur le fait que ces "mises à l'abri" se feront sur la base du « volontariat ». Les examens des situations administratives se feront dans un second temps, mais l'accueil reste « inconditionnel », assure-t-on encore.

Voici en images ce que la presse veut bien rapporter de cette matinée.



1. L'évacuation a été menée sous une pluie battante

LP/Philippe Lavieille


2. Les forces de l'ordre présentes en masse

LP/Philippe Lavieille

  

3. Près de 600 policiers déployés

LP/Philippe Lavieille

 

4. En tout, 1.606 personnes ont été évacuées

LP/Philippe Lavieille

5. Des bus ont été prévus pour "mettre à l'abri" les migrants en région parisienne
LP/Philippe Lavieille


6. Les migrants forment une file pour y accéder

AFP/Martin Bureau

  

7. "La rue n’est pas un lieu pour vivre, c’est un lieu de danger, d’indignité", affirme Anne Hidalgo venue sur place

AFP/Martin Bureau

 

8. Les forces de l'ordre contrôlent les tentes une par une

AFP/Martin Bureau

 

9. Le campement est désormais vidé de ses occupants

AFP/Martin Bureau


10. La situation administrative des évacués sera ensuite examinée

LP/Philippe Lavieille





samedi 5 octobre 2019

Clandestins : l'Italie, sans Matteo Salvini, réduit les délais de reconduite à la frontière

Notre voisin italien  active la procédure 

L'Italie réduit à quatre mois le délai de rapatriement des migrants

Cette réduction est conventionnelle : le gouvernement italien a annoncé vendredi la signature d'un décret qui l'officialise grâce à des accords passés avec différents pays de provenance.

Annoncé par le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio, photo ci-dessus, ce
décret interministériel (Affaires étrangères, Justice, Intérieur) ramène le délai "pour établir si un migrant peut rester en Italie, ou être rapatrié de deux ans à quatre mois", a déclaré L. Di Maio, dirigeant du Mouvement 5 étoiles (M5S, "ni de droite, ni de gauche"), lors d'une conférence de presse.

Le ministre a précisé que des accords existent déjà avec le Maroc et la Tunisie, mais qu'il faut "les renforcer et les ratifier".
Une dizaine de pays figurent sur la liste de ceux qui doivent être insérés dans ce décret, parmi lesquels l'Albanie et la Bosnie, candidats à l'adhésion à l'UE, ainsi que le Ghana, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Montenegro, le Sénégal, la Serbie. 
"Ce décret ne porte atteinte à aucun droit de l'Homme. C'est une question liée à la lourdeur des procédures par rapport aux pays, y compris en Méditerranée, avec lesquels nous travaillons et commerçons chaque jour", a expliqué Di Maio. 

Le ministre italien des Affaires étrangères a précisé qu'un "fonds rapatriements" spécifique de 50 millions d'euros est prévu pour "stimuler les accords internationaux dans le cadre de la coopération et du développement".
Selon Di Maio, "la redistribution des migrants ne peut être la solution définitive". C'est pourquoi il plaide pour que soient conclus "des accords avec des démocraties qui votent, des pays avec lesquels nous avons signé des accords commerciaux".

Plusieurs pays de l'Union européenne travaillent en ce moment à un projet de répartition automatique des migrants débarquant à Malte ou en Italie.
Un pré-accord a été signé le 23 septembre à Malte par la France, l'Allemagne, l'Italie et Malte et doit être validé par les Etats membres lors d'un conseil européen "Justice et Affaires intérieures" au Luxembourg, le 8 octobre.