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samedi 5 octobre 2019

Clandestins : l'Italie, sans Matteo Salvini, réduit les délais de reconduite à la frontière

Notre voisin italien  active la procédure 

L'Italie réduit à quatre mois le délai de rapatriement des migrants

Cette réduction est conventionnelle : le gouvernement italien a annoncé vendredi la signature d'un décret qui l'officialise grâce à des accords passés avec différents pays de provenance.

Annoncé par le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio, photo ci-dessus, ce
décret interministériel (Affaires étrangères, Justice, Intérieur) ramène le délai "pour établir si un migrant peut rester en Italie, ou être rapatrié de deux ans à quatre mois", a déclaré L. Di Maio, dirigeant du Mouvement 5 étoiles (M5S, "ni de droite, ni de gauche"), lors d'une conférence de presse.

Le ministre a précisé que des accords existent déjà avec le Maroc et la Tunisie, mais qu'il faut "les renforcer et les ratifier".
Une dizaine de pays figurent sur la liste de ceux qui doivent être insérés dans ce décret, parmi lesquels l'Albanie et la Bosnie, candidats à l'adhésion à l'UE, ainsi que le Ghana, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Montenegro, le Sénégal, la Serbie. 
"Ce décret ne porte atteinte à aucun droit de l'Homme. C'est une question liée à la lourdeur des procédures par rapport aux pays, y compris en Méditerranée, avec lesquels nous travaillons et commerçons chaque jour", a expliqué Di Maio. 

Le ministre italien des Affaires étrangères a précisé qu'un "fonds rapatriements" spécifique de 50 millions d'euros est prévu pour "stimuler les accords internationaux dans le cadre de la coopération et du développement".
Selon Di Maio, "la redistribution des migrants ne peut être la solution définitive". C'est pourquoi il plaide pour que soient conclus "des accords avec des démocraties qui votent, des pays avec lesquels nous avons signé des accords commerciaux".

Plusieurs pays de l'Union européenne travaillent en ce moment à un projet de répartition automatique des migrants débarquant à Malte ou en Italie.
Un pré-accord a été signé le 23 septembre à Malte par la France, l'Allemagne, l'Italie et Malte et doit être validé par les Etats membres lors d'un conseil européen "Justice et Affaires intérieures" au Luxembourg, le 8 octobre.

samedi 11 août 2018

L'Allemagne signe avec Madrid un accord de reconduite des migrants en provenance d'Espagne

L'Espagne est devenue la porte principale d'entrée de migrants clandestins, devant l'Italie

L'accord avec Madrid permet à l'Allemagne de renvoyer vers l'Espagne des demandeurs d'asile qui s'y sont fait enregistrer à leur arrivée en Europe.

Les migrants interceptés aux frontières allemandes, alors qu'ils ont déjà été enregistrés en Espagne, seront dorénavant renvoyés, sous 48 heures, dans la péninsule ibérique.

D'après le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Espagne aurait supplanté cette année l'Italie et serait devenue le principal pays d'arrivée de migrants en Europe, avec 23.500 arrivées enregistrées depuis janvier sur les côtes espagnoles, notamment avec la complicité de SOS Méditerranée. A titre de comparaison, ils sont 5.000 de moins à être arrivés en Italie par la Méditerranée.

L'accord germano-espagnol doit entrer en vigueur dès ce samedi 11 août. 
D'après le ministère de l'Intérieur à Berlin, l'Espagne n'aurait pas posé de condition.

Horst Seehofer, membre de la CSU bavaroise, ministre allemand de l'Intérieur, avait annoncé son intention de "clarifier" les choses d'ici la fin du mois d'août, avec ou sans l'assentiment des autres Etats européens, ce qui avait fait grincer des dents des membres de la coalition gouvernementale à Berlin.
Angela Merkel sera en Andalousie le week-end prochain, où elle s'entretiendra avec son homologue des inflexions à donner à la politique migratoire et aux réformes en Europe. L'Andalouse Anne Hidalgo n'en prend pas pour autant de la graine.

Des accords bi-latéraux avec l'Espagne sont en préparation dans plusieurs pays européens
Résultat de recherche d'images pour "Ankerzentren"
Selon lui, même sans accord bilatéral passé avec les autorités très conservatrices de Vienne, l'Autriche serait d'accord pour la reconduite à ses frontières des demandeurs d'asile, avant leur expulsion vers l'Espagne.

Des accords similaires avec Madrid sont encore en négociation avec la Grèce et l'Italie.

Par ailleurs, en Allemagne, une étude publiée hier par des chercheurs de l'Université de Göttingen marquée à gauche, estime que les répercussions des "Ankerzentren", ces centres d'accueil fermés pour demandeurs d'asile, seront néfastes pour l'intégration des migrants.

Résultat de recherche d'images pour "Ankerzentren"
Selon ce principe, les lois seraient inutiles
Néfastes parce que ces étrangers y seront "parqués" pour une durée de 18 mois maximum, hors des structures sociales des communes, et donc coupés de la "vraie vie" en Allemagne. Plus idéologues que scientifiques, ces chercheurs supputent, par ailleurs, qu'ils pourraient également, conduire à une hausse des préjugés xénophobes de certaines franges de la population.
Des opinions du même tonneau que l'idée selon laquelle les prisons seraient des fabriques de délinquants et des foyers d'islamisation.

mercredi 1 août 2018

Le législateur macronien fait de l'abattage : trois lois par jour

Stakhanovisme des députés : l'approche des vacances justifie-t-elle un bâclage législatif ?
Macron adopte le "fini, parti"...
L'Assemblée nationale devrait adopter définitivement trois projets de loi, vite fait mal fait, ce mercredi, pour sa dernière séance de questions au gouvernement.

Un marathon législatif. L'agenda des députés s'annonce chargé ce mercredi, avant un mois de vacances de l'Assemblée nationale, bousculée ces deux dernières semaines par l'affaire Benalla, entre auditions par les commissions d'enquête et motions de censure contre le gouvernement.
Avec trois projets de lois à adopter définitivement, ce dernier jour de session extraordinaire (un mois de travaux ajoutés à l'agenda) vient clore une année législative gloutonne: 52 projets de loi et propositions de loi définitivement adoptés, finalement à la va-comme-je-te-pousse, 130 jours de séance et plus de 1.000 heures de débats dans l'hémicycle. 

● Dernière séance de questions au gouvernement
Les députés devaient à partir de 15 heures leurs dernières questions au gouvernement avant la pause estivale. Au lendemain du rejet de deux motions de censure contre le gouvernement, les ministres pourraient encore affronter les attaques des oppositions ragaillardies par l'affaire Benalla.

● Vote du projet de loi avenir professionnel
C'est le projet phare de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" devait être adopté sans encombre par les députés, en cata, malgré le désaccord de tous les groupes d'opposition. Le Sénat a rejeté le texte, jeudi 26 juillet, considérant que la quasi-totalité de ses apports, pendant la première lecture du texte, avaient tous été supprimés par les députés en deuxième lecture.

Le texte met en oeuvre quelques unes des promesses de campagne d'Emmanuel Macron: l'ouverture des droits au chômage aux indépendants (une indemnisation en cas de faillite, à hauteur de 800 euros par mois pendant 6 mois) et les démissionnaires (une fois tous les 5 ans, à condition d'avoir un projet professionnel solide). 30.000 indépendants et autant de démissionnaires seraient concernés chaque année. 
Le texte transfert aussi le pilotage de l'apprentissage des régions aux branches professionnelles, un point de la réforme contesté par des présidents de région et les députés UDI et Les Républicains (LR).

● Vote du projet de loi asile-immigration
Rejeté ce mardi par le Sénat, le projet de loi pour une "immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie", l'un des plus clivants de l'année législative, devait néanmoins être définitivement adopté par l'Assemblée nationale : la voiture des vacances était chargée... Ce projet de loi est "dénué de toute stratégie migratoire", selon le sénateur Les Républicains (LR) François-Noël Buffet, un texte "de régression", selon la députée socialiste Marietta Karamanli, et conspué par les députés de l'opposition pendant les 61 heures de débat en première lecture à l'Assemblée, mais les enfants piaillent à l'arrière.

Ce texte avait même révélé les premières fêlures au sein de la majorité, divisée sur le sujetes vacanc mais vite calmée à l'approche des vacances. En première lecture, début mai, des députés La République en marche (LaREM) avaient défendu des amendements contre l'avis du gouvernement. L'élu Jean-Michel Clément avait même voté contre et quitté le groupe majoritaire. En deuxième lecture, jeudi dernier, onze députés LaREM se sont abstenus et une élue, Aina Kuric, a voté contre, mais ils sont revenus à la raison en août.

Parmi les mesures sur le point d'être adoptées, la réduction des délais d'instruction de la demande d'asile - de 120 à 90 jours - pour entamer rapidement le travail d'intégration des réfugiés. Parallèlement, le texte facilite la reconduite à la frontière pour les déboutés et l'accueil des acceptés, en réduisant à six mois, contre onze aujourd'hui, l'instruction de la demande d'asile. Enfin, il double le délai maximal de rétention des étrangers en attente d'expulsion, en le faisant passer de 45 à 90 jours.

● Vote du projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes
La loi portée par Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, devrait boucler un parcours législatif sans retard. Largement adopté par l'Assemblée en mars et par les sénateurs en mai, le texte a obtenu un accord entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire.

Le projet de loi réprime le harcèlement de rue en instituant une contravention pour "outrage sexiste", c'est-à-dire des commentaires sur le physique, sifflements, ou encore des propos sexistes, notamment. Il porte aussi de vingt à trente ans le délai de prescription de l'action publique de certains crimes commis sur les mineurs. Cependant, critiquée par des associations, la notion "d'atteinte sexuelle avec pénétration" a été enlevée du texte par le gouvernement.

Les députés reprendront leurs travaux le 12 septembre, en session extraordinaire.

lundi 16 juillet 2018

Le terroriste islamiste Djamel Beghal expulsé de France en l'Algérie

Bientôt en France, via l'Algérie ?

L'un des plus anciens et dangereux prisonniers islamistes de France vient d'être expulsé hors de France

Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d'Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, le terroriste islamiste Djamel Beghal, expert en explosifs formé par Daech, a été expulsé vers l'Algérie après sa sortie d'une prison française lundi matin, a-t-on appris de sources concordantes.

Cet Algérien de 52 ans, déchu de la nationalité française, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes "vers 05h30 en vue de sa reconduite à la frontière", précise une source syndicale. 
Il a décollé peu après 10h30 de l'aéroport de Roissy en direction d'Alger, ont indiqué des sources proches du dossier.

"Il a été libéré ce matin à 5h20, pris en charge par la (police aux frontières). Il a adopté un comportement calme et n'a pas été surpris de l'heure de son départ", a indiqué l'administration pénitentiaire.

Image associée
Dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990, Djamel Beghal a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste.

A Vezin-le-Coquet, en Bretagne, il terminait de purger sa seconde peine de dix ans de prison pour un projet d'évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l'attentat à la station RER Musée d'Orsay en 1995 à Paris.

Les autorités françaises, qui souhaitaient s'en débarrasser vers son pays d'Algérie, ont dû négocier pendant plusieurs semaines sa prise en charge par Alger. 

Il retourne dans son pays natal des conditions de son retour dans le pays natal qu'il avait quitté à l'âge de 21 ans pour venir en France au titre d'étudiant étranger en informatique.


La passif terroriste de l'islamiste

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Etabli à Corbeil-Essonnes, commune communiste jusqu'en 1995, Djamel Beghal, étudiant de 29 ans, est interpellé pour la première fois en 1994 lors d'une vague d'arrestations dans la mouvance du GIA, organisation armée, dont le but est de renverser le gouvernement algérien, pour le remplacer par un État islamique.
Cette année-là, en mai 1994, deux religieux français sont assassinés par deux hommes armés de revolvers dans le quartier de la Casbah, à Alger. En août, trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France sont également assassinés. La veille de Noël, un commando du GIA détourne le vol AF 8969 parti d'Alger, avec pour but de le faire s'écraser sur Paris, si les autorités algériennes ne libéraient pas deux des responsables du FIS : Abbassi Madani et Ali Belhadj. Le GIGN réussit à reprendre le contrôle de l'avion, à l'aéroport de Marseille-Marignane, en tuant les quatre preneurs d'otages.Trois jours plus tard, quatre Pères blancs, dont trois Français sont assassinés à Tizi Ouzou, en Kabylie.

Longtemps après les événements d'Algérie, les terroristes attaquent sur le sol français.
Entre juillet 1995 et octobre 1995, le GIA organise une série d’attentats en France.
L'attentat du RER à la station Saint-Michel, le 25 juillet 1995, sera le plus criminel, faisant huit morts et environ 150 blessés.
Le 11 juin 1999, dans une lettre de menaces adressée à la presse, le GIA annonce un djihad sur le territoire français.

Le 17 août 1995, une bombe du type de celle du RER Saint-Michel  placée dans une poubelle parisienne à la hauteur du 44 avenue Friedland, explose et blesse 17 personnes. Le 19 août, une lettre signée d'Abu Abderahmane Amine, alias Djamel Zitouni, l'émir du GIA, est transmis par l'ambassadeur de France à Alger à Jacques Chirac. Elle demande au président de la République  de "se convertir à l'Islam et de reconsidérer ses positions sur le dossier algérien". 

Les islamistes du GIA sont déjà implantés en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, aux États-Unis, en Suède, au Maroc, ainsi que dans de nombreux pays d'Afrique du Nord et subsaharienne.

Djamel Begal avait demandé  et obtenu la nationalité française
Beghal, mentor islamiste
du terroriste Amédy Coulibaly
Suite à son interpellation de 1994, sur des soupçons d'appartenance à la mouvance du GIA, Beghal est incarcéré trois mois, puis relâché sans avoir été condamné. Il voyage alors en Europe, dont l'Angleterre et la Belgique, et prend des contacts. En novembre 2000, il part ensuite pour un camp en Afghanistan avec sa femme. Il est interpellé le 28 juillet 2001 à Abou Dhabi, en provenance d'Islamabad, au terme d’un séjour dans les camps afghans, où il a notamment appris à confectionner des engins explosifs.


Il se vante alors de son appartenance au réseau Ben Laden, qui l'aurait mandaté pour constituer une cellule sur le territoire français

Le 20 septembre 2001, sept membres de son réseau sont arrêtés par la DST, alors qu’ils allaient s’en prendre à des intérêts américains en France, probablement l’ambassade des Etats-Unis. Le chef présumé de ce groupe terroriste en France, Kamel Daoudi, est interpellé à Londres le 25 septembre, puis neuf autres personnes en Espagne. Quant à Beghal, il est expulsé cinq jours plus tard vers la France, son épouse, française, ayant été interpellée à la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran.
Résultat de recherche d'images pour "djamel beghal afghanistan"Extradé en France le 30 septembre 2001, il y est interrogé par le juge Jean-Louis Bruguière devant lequel il se rétracte. Il assure que ses aveux ont été obtenus sous la torture aux Émirats arabes unis. Ses dires sont confirmés par l'examen médical réalisé après son extradition. Il rappelle les conditions qui l'ont conduit à reconnaître les faits qui lui sont reprochés et évoque également des pressions de la part du juge Bruguière. Il est toutefois condamné le 15 mars 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à dix ans d'emprisonnement avec cinq co-prévenus, reconnu coupable d'avoir créé une association de malfaiteurs terroristes.






















France Inter dresse de Beghal un portrait flatteur de ..."superstar"

"Ceux qui l’ont côtoyé en prison disent tous la même chose, selon cette radio de service public, le 5 décembre 2015 : Djamel Beghal est une superstar des geôles françaises. Condamné à plusieurs reprises pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme, l’ancien membre du GIA fait toujours parler de lui.

Du bon père de famille au prédicateur
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Djamel Beghal c’est tout d’abord un bel homme (pour la journaliste Charlotte Piret). Regard clair, nez droit, lèvres charnues. Et lorsqu’il s’exprime, Djamel Beghal a, de plus, une capacité à envoûter son public. Né le 2 décembre 1965 à Bordj Bou Arreridj, en Algérie, il est le neuvième d’une fratrie de dix enfants. En 1986, alors qu’il vient d’obtenir son baccalauréat, il décide de s’installer en France pour poursuivre des études d’informatique et de gestion. Trois ans plus tard, il épouse Sylvie Guégen, un mariage qui lui permettra d’acquérir la nationalité française. Ensemble, ils ont quatre enfants. Les deux derniers naissent à Leicester, en Angleterre où la famille a décidé de s’installer en 1998.

Car, entre temps, en 1994, Djamel Beghal est incarcéré en France pour appartenance au Groupe Islamique Armé (GIA). Il est finalement relâché sans avoir été condamné. Mais la radicalisation de Djamel Beghal, qui se fait désormais appeler Abou Hamza ne s’arrête pas là. Lui qui a grandit [orthographe de journaliste] dans l’influence d’un oncle qui l’a dirigé vers l’Islam pour calmer son caractère anxieux, part s’entraîner en Afghanistan. Il apprend le maniement des armes, se forme aux explosifs, côtoie l’entourage direct d’Oussama Ben Laden.

Soupçons et torture
Le 28 juillet 2001, alors qu’il en revient, Djamel Beghal est arrêté à Dubaï. Il est alors présenté comme [sic] le chef d’un réseau islamiste en Europe qui préparait un attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Lui s’en défend. Dans un long portrait qui lui est consacré par le Harper’s Magazine de janvier 2016, il il [ça fait 2] explique avoir été torturé en détention : ongles des pieds arrachés, doigts retournés, dent de sagesse arrachée sans anesthésie… Après des semaines de traitements de la sorte, poursuit Beghal, il finit par avouer. 
Une fois revenu en France, Djamel Beghal revient sur ces "aveux". Il est cependant mis en examen en septembre 2001, quelques jours après les attentats contre le World Trade Center. En mars 2005, il est reconnu coupable d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et condamné à dix ans d’emprisonnement. Incarcéré à Fleury-Merogis, il côtoie Cherif Kouachi, Amedy Coulibaly, dont la cellule est située juste en dessous de la sienne. Alors bien qu’à l’isolement, Djamel Beghal communique et devient une référence pour ces jeunes détenus.

Rencontres en prison
Djamel Beghal est libéré le 30 mai 2009 et placé en résidence surveillée. Sa nouvelle adresse : l’hôtel Les Messageries, à Murat, une petite ville nichée dans les collines du Cantal. Djamel Beghal y reçoit de la visite : sa famille, restée vivre en Angleterre, mais qui le vient [sic] le voir régulièrement, mais aussi ses anciens compagnons de détention. Amedy Coulibaly, puis Cherif Kouachi prennent à plusieurs reprises, parfois avec leurs compagnes, la route depuis Paris pour passer quelques jours en sa compagnie. Djamel Beghal, Amedy Coulibaly, Cherif Kouachi et cinq autres sont interpellé le 18 mai 2010 : ils sont soupçonnés de préparer l’évasion d’un détenu de la prison de Clairvaux dans l’Aube. Le détenu en question ? Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné pour avoir fabriqué et déposé une bombe dans le RER C en octobre 1995 et que Djamel Beghal a rencontré à la prison de Saint-Maur.
Djamel Beghal est à nouveau incarcéré. Le 20 décembre 2013, il est condamné à dix ans de prison. Dans sa cellule du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin : des livres et des CD religieux. C’est tout." Selon Charlotte Piret.


Les enfants de Djamel Beghal sont-ils du voyage vers Alger ? 
"Nous travaillons avec les Algériens pour qu'ils accueillent Beghal, qui n'a plus la nationalité française", mais "si l'Algérie n'en veut pas, il sera assigné à résidence", a indiqué, il y a quelques semaines, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.
En 1989, Beghal épousa une Française, Sylvie Guéguen, une convertie à l'islam qui lui a donné quatre enfants. La mère et les enfants sont-ils dans l'avion d'Alger ?


mercredi 21 février 2018

Asile et immigration: Collomb présente son projet de loi

Macron se contenterait de l'intégration des étrangers

Gérard Collomb présente son projet de loi sur l'asile et l'immigration,  mercredi en Conseil des ministres

Une poignée de manifestants devant la CNDA
Défendu par le ministre de l'Intérieur comme un texte "équilibré"
, le "projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" vise à réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés. Il lance quelques pistes sur le séjour des personnes admises sur le territoire.

Ce texte "s'inscrit dans le cadre plus large de notre politique d'immigration et d'asile", qui "repose sur deux principes, humanité et efficacité", a affirmé lundi Edouard Philippe.
Pour mettre l'accent sur le côté "humaniste", le Premier ministre a reçu en grande pompe ce jour-là un rapport sur l'intégration des étrangers aux mesures ambitieuses, dont il a promis que "les grands axes" seraient repris par le gouvernement.
Mais c'est surtout la "fermeté" affichée dans le projet de loi qui a focalisé l'attention ces dernières semaines. L'une des mesures phares, visant à faciliter les expulsions, est le doublement de la durée maximale de rétention à 90 jours (voire 135, en cas d'obstruction), pour rapprocher la France de la moyenne européenne. "Le problème principal tient à notre législation qui, par rapport aux législations européennes, est beaucoup plus favorable", a souligné G. Collomb.

Les associations restent attachées à la législation actuelle, qu'elles décriaient jusqu'ici

"La durée de rétention influe très peu sur les mesures exécutées", admet David Rohi de la Cimade. Mais d'autres mesures sont critiquées, notamment les propositions qui, au nom de la réduction des délais d'instruction, restreignent les possibilités de recours.

Texte "profondément déséquilibré" pour France terre d'asile, "volonté de dissuasion" et "de tri" pour la Ligue des droits de l'Homme, "très net recul des droits" pour la Cimade, qui demande son retrait.

Résultat de recherche d'images pour "ofpra"L'OFPRA et la CNDA réagissent par la grève
Plusieurs acteurs de l'asile sont en grève mercredi : l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur et présidé depuis 2012 par un socialiste), qui n'avait pas connu de tel mouvement depuis cinq ans, mais aussi la Cour nationale du droit d'asile (CNDA, juridiction française de l'ordre administratif, statuant sur les décisions rendues par ...l'Ofpra, et située à Montreuil, Seine-Saint-Denis), qui entamera son neuvième jour de grève. 

Deux syndicats de l'Ofpra dénoncent une "confusion des genres" dans un texte qui "traite à la fois des politiques de l'asile et de l'immigration". "Alors que le président de la République s'était engagé en faveur d'un accueil digne des personnes exilées en France", ce projet vise "à dissuader les demandeurs d'asile en besoin de protection, réduire leurs droits, restreindre l'accès à la procédure d'asile et nuire à la qualité de l'instruction des demandes par l'Ofpra puis la CNDA", dénoncent-ils.

La CNDA évoque des "revendications relatives à l'organisation du travail, aux fonctions de secrétaire d'audience, aux moyens alloués aux services support, aux risques psycho-sociaux, à la formation et à l'informatique".

Un rassemblement a lieu à 11h00 devant le Conseil d'Etat, avec des avocats et agents des deux organismes. 
Une autre manifestation sera organisée à 18h30, entre Saint Michel et l'Assemblée nationale, par l'association BAAM (Bureau d'Accueil et d'Accompagnement des Migrants, organisateur de permanences juridiques et d'un enseignement du Français et d'ateliers d'apprentissage du français, baptisés 'Bienvenue chez toi') .

Un texte controversé jusque dans la majorité pour sa fermeté

Résultat de recherche d'images pour "projet  de loi collomb"
Combien de ces pays ont-ils un lien historique avec la France ?
Le projet de loi sera présenté dans un climat où les avis sont unanimement opposés à la "circulaire Collomb" pour des raisons contraires, notamment concernant le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence, que le Conseil d'Etat a refusé de suspendre mardi.
Le projet Collomb arrive après la loi sur le droit des étrangers (2016), qui instaurait notamment un titre de séjour pluriannuel et la réforme du système d'asile (2015), qui s'est vite trouvée sous-calibrée avec la crise migratoire. Il y a eu 100.000 demandes d'asile en France l'an dernier.

Les Républicains (LR) se disent "très inquiets du laxisme du gouvernement face au défi migratoire". Ce projet de loi Collomb est fait de "petits ajustements technocratiques", mais ne prévoit pas "la transformation nécessaire de la politique d'immigration", a affirmé mardi sur RFI le député Guillaume Larrivé.

La "subversion migratoire est en marche et ce projet de loi vient aider", a estimé Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, en parlant sur LCP de "grand déclassement" des Français.


D'abord cantonnée aux internationalistes défenseurs des étrangers, la grogne a depuis gagné les milieux intellectuels, les belles consciences, et jusqu'à certains proches d'Emmanuel Macron, alors qu'une partie des députés LREM se sentent interpellés par la logique répressive du texte.
Amorçant une "marche arrière", le gouvernement a déjà renoncé à la notion de "pays tiers sûr" (un pays de transit où les demandeurs auraient pu être renvoyés, notamment l'Italie ou l'Espagne).
Mais les débats s'annoncent serrés pour amender le texte, avant les débats parlementaires en mars-avril. La ministre Jacqueline Gourault a prévenu la semaine dernière: les chances que les dispositions du projet de loi soient adoptées avant le 30 juin "sont maigres".

vendredi 19 décembre 2014

Paris: Anne Hidalgo demande la régularisation de 500 sans-papiers

La maire PS ne veut pas que du bien aux Parisiens

La maire socialiste aspire les sans-abri et mal-logés

Un premier dommage collatéral du discours de François Hollande au Musée de l’histoire de l’immigration: la maire  de Paris a pris sa belle plume pour rédiger une lettre expresse qu'elle a postée dès le lendemain. Mardi 16 décembre, pure coïncidence fortuite, aux dires de son entourage, Anne Hidalgo a adressé  un courrier à Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur, appelant le gouvernement à régulariser la situation d’ "environ 500 personnes" afin de "stopper l’embolie de l’hébergement" d’urgence.

Trop de sans-papiers n’ont pas de toit à Paris, malgré une ministre Europe Ecologie-les Verts pendant deux années. Il s’agit d’"une situation aberrante" d’un point de vue "humanitaire" et "budgétaire", commente cette Mme Germain, son nom de femme mariée au frondeur prénommé Jean-Marc et proche de la Ch'tite Aubry, maire PS de Lille. Et ce courrier est cosigné des représentants de tous les groupes de sa majorité, PS, EELV, PCF-Front de Gauche et PRG.

La lettre invoque "la saturation" de l’hébergement d’urgence. 
"Entre 2.500 et 3.500 personnes dorment dans les rues parisiennes", avoue A. Hidalgo. Dans ce contexte, "maintenir des personnes en centre d’hébergement ou à l’hôtel, alors que certaines pourraient travailler, trouver un logement, accéder à des dispositifs d’insertion de droit commun, est coûteux, pour la collectivité dans son ensemble." 
La maire ignorerait-elle qu'elle dispose d'un gisement de logements sociaux inexploité par la Ville de Paris ou attribués à des nantis?

9.000 en centres d’urgence, 14.000 en hôtels sociaux

Après 13 ans de gestion socialiste de Paris par Bertrand Delanoë, 9.000 personnes dorment aujourd’hui dans les centres d’urgence et 14 000 dans des hôtels sociaux avec une prise en charge par la collectivité, précise le cabinet de la maire socialiste. La maire trouve que les indigents coûtent trop cher: les familles hébergées reçoivent une allocation de la ville et une nuit dans un hôtel coûte en moyenne 17 euros par personne, soit 2.600 euros par mois pour cinq personnes, a-t-elle calculé. "Le coût est bien supérieur à un loyer dans un logement pérenne", découvrent à point nommé ses services.

La maire de la capitale exige du gouvernement qu'il prenne ses "responsabilités "Elle veut que soient examinées des demandes de régularisation concernant la situation" de personnes qui sont "en zone grise : en séjour irrégulier, mais non expulsables dans les faits"
Parmi les quelque 500 individus qui pourraient être régularisés, Hidalgo repère, d’une part, des personnes "vulnérables" qui, parce qu’elles sont "âgées", " malades" ou handicapées, ne peuvent être reconduites dans leur pays d’origine, ainsi d’autre part, que des personnes qui "ont amorcé une trajectoire d’insertion par le travail" : des "jeunes scolarisés" ou des adultes "ayant des promesses d’embauche". Il y a enfin les étrangers en France "depuis des années" qui ont connu l’"errance" et ne peuvent donc fournir toutes "les pièces demandées". Pour ceux-là, la maire de Paris demande une "mise en œuvre bienveillante" de la circulaire sur la régularisation des sans-papiers prise par Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, le 28 novembre 2012.

Au passage, tout en saluant le projet de loi relatif à la réforme du droit d’asile porté par le ministre de l’intérieur, "Mme Hidalgo", selon la désignation du révérencieux journal Le Monde, estime qu’ "à lui seul, il ne suffira pas à corriger les conséquences des errements du passé". Il s’agit d’ "apporter ensemble, sans délai" des "solutions" pour "débloquer des situations individuelles complexes", insiste-t-elle.
Pour l’instant, le ministère de l’Intérieur s’est contenté d’accuser réception du courrier.

En décembre 2013, l'ancienne ministre
Nathalie Kosciusko-Morizet souhaitait que "les critères d'attribution fassent une meilleure place au travail et à l'intérêt général. Par exemple, les enseignants, les infirmières ou les policiers ont les plus grandes difficultés pour se loger à Paris. Or, il y a une utilité sociale à ce qu'ils vivent à proximité de leur travail", soulignait-elle.
NKM a une approche différente: "Le problème, ce n'est pas de savoir quels sont les logements disponibles mais de savoir comment sont sélectionnées les personnes qui accéderont à ces logements. Qu'est-ce que cela apporte de savoir qu'il y a un logement disponible à tel endroit si vous n'avez aucune visibilité sur le mode de sélection?"

mercredi 16 octobre 2013

L'expulsion de Leonarda, jeune rom du Kosovo, met le gouvernement Ayrault en péril

Les associations s'opposent à la loi, la gauche radicale s'enflamme et Peillon fustige son collègue Valls

Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, a demandé mercredi qu'on "sanctuarise l'école" contre son "camarade" Valls.


Le professeur Peillon a tiré l'oreille du p'tit Valls , lui faisant promettre qu'il ne recommence pas. Demain la fessée déculottée?
La gauche veut-elle la tête de Valls ?

Les conditions d'expulsion de la collégienne Leonarda, une collégienne kosovare, la semaine dernière dans le Doubs, plonge la majorité dans une nouvelle crise politique. Les réactions d'indignation se succèdent contre le ministre de l'Intérieur, très populaire dans l'opinion, mais beaucoup moins au sein de son propre parti.

"Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme", a écrit Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale sur Twitter
Le député socialiste du Nord Bernard Roman a quant à lui qualifié de "rafle" l' expulsion de Leonarda alors qu'elle était en sortie scolaire, revendiquant un "devoir d'insurrection" contre de tels actes. "Je soutiens sans aucun problème la politique et le positionnement de Manuel Valls dans sa tâche de ministre de l'Intérieur. Mais il y a des limites au-delà desquelles on sort du champ de ce qui est acceptable pour la gauche, et là on l'a fait", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée. "Aller chercher un enfant dans une activité scolaire, ce n'est pas une expulsion, c'est une rafle. Ce n'est pas acceptable" (...). "Si cela avait été la droite, nous l'aurions condamné avec force, ce n'est pas parce que c'est la gauche qu'on ne doit pas le condamner avec force. On n'a pas respecté nos valeurs", a-t-il ajouté.

Deux responsables du PS ont tweeté pour exprimer leur fort mécontentement, l'un d'entre eux se montrant particulièrement incisif à l'encontre du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en prônant même sa démission du gouvernement. "Manuel Valls qui justifie l'expulsion de #Leonarda ! Quand est-ce qu'on prend une mesure d'éloignement du gouvernement à l'encontre de Valls ?", a lancé Frédéric Hocquard, secrétaire national du PS à la Culture, en réagissant à la reconduite à la frontière de la jeune fille de 15 ans. "Perso, je ne me vois pas rester à la direction du PS si rien n'est fait pour #Léonarda j'en tirerai les conséquences"a appuyé dans un autre tweet Stéphane Delpeyrat, le secrétaire national du PS à la Recherche, évoquant "la goutte d'eau" qui fait déborder le "vase".

Peillon : "Je souhaite que ce genre de situation ne se renouvelle pas"

Dans un registre plus modéré, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon n'a pu s'empêcher de regretter cette expulsion  "à l'intérieur du temps scolaire". "Le ministre de l'Intérieur est dans son rôle quand il exécute des décisions de justice mais elles doivent être exécutées avec discernement. Et dans ce discernement il y a le respect de ce sanctuaire qu'est l'école", a-t-il déclaré à la sortie du conseil des ministres. "Je souhaite que ce genre de situation ne se renouvelle pas", a-t-il  prévenu.



"On ne doit pas aller chercher des enfants à l'école"

En attendant les résultats de l'enquête administrative ordonnée par le gouvernement pour déterminer les circonstances de cette expulsion,
Harlem Désir demande le retour en cours de la jeune fille. "Aujourd'hui, le gouvernement demande une enquête administrative urgente, c'est un premier pas. En attendant, Leonarda doit pouvoir revenir dans sa classe", explique le premier secrétaire du PS. Et avec elle son père accusé de violences conjugales, sa mère et ses quatre frères et soeurs, soit 7 personnes. Une pétition, signée par de nombreux responsables politique de la gauche, a d'ailleurs été mise en ligne pour exiger le retour en France de Leonarda. Sur les faits, Harlem Désir estime que "les conditions de l'interpellation de cette jeune collégienne sont choquantes, pendant une sortie scolaire, devant les autres enfants".

Le porte-parole du PS, David Assouline , qualifie également de choquantes les conditions dans lesquelles cette élève de 3e a été remise à la police : "Faire descendre d'un bus par les forces de l'ordre une élève devant l'ensemble de ses camarades de classe est insupportable et inacceptable", a-t-il estimé. 

Invité mercredi matin sur i>Télé, le député de Seine-Saint-Denis (comme Bartolone...) Bruno Le Roux s'est également élevé contre les conditions d'expulsion de la jeune Kosovare. "On ne doit pas aller chercher des enfants à l'école", a déploré le député socialiste. Cette expulsion aurait dû "être différée", selon lui. "Il faut avoir quelques principes : il y a les textes, il faut avoir quelques capacités de discernement", a précisé l'élu.


Même agacement de la part de Sandrine Mazetier sur LCI. Selon la députée et secrétaire nationale du PS en charge de l'immigration fait valoir que cette famille aurait pu, dans quelques jours, déposer une demande de régularisation. Elle accuse, quant à elle, le préfet du Doubs d'avoir manqué de discernement.




Valls demande à ce "que chacun garde son sang-froid"

Pour calmer les esprits, Manuel Valls a lancé ce mercredi une enquête administrative sur les "conditions d'éloignement" de la jeune Leonarda. "J'ai vu qu'il y a une polémique que je crois stérile, inutile", a déclaré-t-il. Il demande par ailleurs "que chacun garde son sang-froid". En marge d'un déplacement à Lorient, il recommande d'attendre le rapport de l'inspection générale de  l'administration qui doit se pencher sur le sujet. "Ne doutez pas un seul  instant que les règles de droit public sont appliquées avec intelligence, discernement, humanité (...) par mes services", a-t-il ajouté.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur a lui aussi tenté de légitimer l'action des forces de l'ordre. Interrogé sur LCI, Pierre-Henry Brandet a assuré que dans cette affaire, "le respect du droit des étrangers a été total". Selon lui, l'expulsion "a été faite en concertation avec un membre de son comité de soutien", précisant que l'opération s'était faite "dans les conditions les plus sereines possibles". "On est venu chercher cette jeune fille dans le bus, on ne l'a pas arrachée à ses camarades", explique le porte-parole. Il a reconnu toutefois que "ce sont des situations traumatisantes".
Enfin, malgré la colère qui monte dans les rangs socialiste, le président Hollande se tient bravement à distance de la mêlée. "Il y a des divergences d'appréciation sur la façon dont les choses se sont réellement passées (...). Il nous appartient d'y voir plus clair avant de commenter les faits", a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.