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dimanche 26 janvier 2020

Libye: Macron est-il parmi les violeurs de l'embargo sur les armes ?

L'ONU dénonce la poursuite des violations de l'embargo sur les armes 

La Mission des Nations unies en Libye (Manul) a dénoncée cette violation dimanche, malgré les engagements pris lors d'une récente conférence internationale à Berlin


Macron a participé à cette Conférence organisée le 19 janvier 2020 à la Chancellerie fédérale (ci-dessus)et consacrée au règlement de la situation en Libye, tout en se réjouissant de la persistance d'un cessez-le-feu précaire.

La Manul "regrette profondément les violations flagrantes et persistantes de l'embargo sur les armes", objet de la résolution 1970 de 2011 au Conseil de sécurité, "malgré les engagements des pays concernés lors de la conférence internationale sur la Libye à Berlin le 19 janvier", est-il écrit dans un communiqué.
En avril 1992, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 748, qui met en place un embargo aérien et un embargo sur les armes contre la Libye.

En février 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies vote un embargo sur les armes contre la Libye (le deuxième après celui de 1978 (jusqu'en 2003, à la suite à l'attentat de Lockerbie), soit le gel des actifs financiers de la banque centrale libyenne, l'interdiction de voyager pour certaines des personnalités les plus notables du régime dont Mouammar Kadhafi9. Le même mois, l'Union européenne met en place des mesures similaires mais plus étendues contre davantage de personnalités du régime. En parallèle, les Etats-Unis mettent en place également un gel des actifs financiers de la Libye et ferme leur ambassade.
En décembre 2011, les sanctions du conseil de Sécurité et des Etats-Unis sont en grande partie supprimées, consécutivement à la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Cette levée des sanctions concernent notamment 30 milliards de dollars d'actifs financiers de la banque centrale libyenne
Parmi les principaux engagements pris par les participants lors de cette conférence internationale figurait la fin de la livraison d'armes aux pouvoirs rivaux, le gouvernement d'union (GNA) à Tripoli et le camp du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

A Berlin, les parties présentes, dont la Turquie, soutien du GNA, s'étaient également engagées à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires libyennes et de tout acte susceptible d'exacerber le conflit, tel le financement des capacités militaires ou le recrutement de mercenaires.

Le maréchal Haftar, qui est de son côté notamment soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l'Egypte, a lancé le 4 avril une offensive sur la capitale Tripoli, siège du GNA, reconnu par l'ONU.
Un cessez-le-feu a été instauré le 12 janvier à l'initiative de Moscou et Ankara.
Malgré les accusations réciproques et quelques combats recensés, celui-ci est globalement respecté, selon l'ONU, ce qui offre "un répit bienvenu pour les habitants de la capitale".

Macron préoccupé par l’arrivée à Tripoli de combattants étrangers

Ces rebelles se transforment en demandeurs d'asile entre la Libye et la France, via l'Italie, par l'entremise des passeurs revêtus des habits d'humanitaires. La France n'ignore rien des dangers du statut de demandeurs d'asile qui leur est octroyé sous la pression internationales et des associations internationalistes
"
Cette trêve fragile est aujourd'hui menacée par l'acheminement de combattants étrangers, d'armes, de munitions et de systèmes avancés aux parties par les Etats membres, dont plusieurs ont participé à la Conférence de Berlin", a toutefois fait valoir la Manul, sans identifier ces pays.

L'ONU révèle que "des vols de fret et autres" ont atterri au cours des dix derniers jours dans des aéroports de l'ouest et de l'est du pays pour livrer aux deux belligérants "des armes avancées, des véhicules blindés, des conseillers et des combattants".⁸

Ces "violations en cours" risquent de replonger le pays dans "une nouvelle spirale de combats intenses", s'alarme la Manul.
Ainsi, samedi, des affrontements autour de Tripoli ont fait au moins un mort -un ressortissant marocain- et sept blessés parmi les civils, a déclaré Amine al-Hachemi, porte-parole du ministère de la Santé du GNA.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

En avril 2014, dans un entretien avec le journal Le Monde, le président Hollande a admis la vente d'armes françaises aux rebelles syriens combattant l'armée régulière.
Le journaliste Alban Mikoczy affirme sur France 2 que l'Inde devance l'Arabie Saoudite (10%) l'Égypte (5%) et les Emirats arabes unis (4,5%) comme clients de Macron. En revanche, les 27 états de l'Union européenne ne nous achètent pratiquement rien. 
Les armes françaises circulent et sont-utilisées au Yémen", précise Alban Mikoczy. "L'aviation des Etats du Golfe, principalement celle de l'Arabie saoudite, utilise régulièrement des avions et des munitions françaises. Cette question embarrasse d'ailleurs notre ministre de la Défense, le belliqueux Le Drian. Beaucoup moins en Syrie, car l'armée de Bachar el Assad s'équipe quasiment exclusivement auprès des Russes, qui, en soutenant le régime de Damas, font aussi tourner leur propre industrie", conclut le journaliste.



dimanche 22 septembre 2019

Le gouvernement formate les députés LREM sur l’immigration

​Le pouvoir soumet sa majorité à un cours accéléré sur le dossier immigration

Une cinquantaine de députés sera reçue au ministère de l'Intérieur pour y recevoir clé en main les réponses aux questions relatives à l'immigration

Beaucoup de bruit pour rien:
Macron a déjà annoncé un combat perdu d'avance
Une semaine avant le début du débat voulu par Macron, les élus se préparent à nous tenir tous le même discours fait d'éléments de langage servis par le gouvernement. L'exécutif redoute en effet les couacs et tente de parer aux bavures. L'important n'est donc pas pour lui de dialoguer, mais d'éviter de laisser transparaître les divergences qui se sont fait jour jusqu'à l'intérieur de la majorité.
"Sur l’immigration, il y a plusieurs lignes qui coexistent au sein même de la garde rapprochée du président, entre le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, son adjointe, Anne de Bayser, et le directeur de cabinet du président, Patrick Stzroda", avoue un proche du palais. C’est dire si Jupiter marche sur la braise.

Le débat annoncé sur l’immigration et la position de fermeté adoptée par le chef de l'Etat visent surtout à grappiller quelques électeurs à la droite. 
D'une part, il ne s'ouvre que lundi prochain et, d'autre part, la majorité a besoin de serrer les rangs et de se mettre en ordre de bataille dès ce début de semaine. L'Elysée et Matignon éprouvent la nécessité de déminer, de ne rien laisser au hasard et ils vont préparer les députés à cette phase difficile et très sensible de l'acte 2 du quinquennat, dans ce qui constitue un véritable cours accéléré d'urgence.

Cela commence dès lundi après-midi : le groupe des cinquantaine députés s'est spécialisé dans l'immigration et aura l'insigne honneur d'être reçus place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, pour un brief solennel sur les questions d'asile, de regroupement familial et de reconduite aux frontières. Cette formation courte - on nous dira dense et intense - s'adresse à des élus qui connaissent parfois très mal le sujet de l'immigration.

Ces élus auront l'avantage d'entrevoir Edouard Philippe

Mardi soir, il y aura une réunion de groupe exceptionnelle en présence de Christophe Castaner et d'Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat et spécialiste des migrants "dublinés". 
Au parti, un bureau exécutif de La République en marche sera même consacré au sujet de l'immigration, mercredi soir.

Point faible du régime d'asile en Europe, les "dublinés" sont ces migrants qui doivent déposer leur demande d’asile dans le pays qui les a contrôlés en premier, comme le prévoit le règlement dit "de Dublin", mais son application amène à des situations très complexes à gérer pour les Etats membres, lesquels ne parviennent pas à s’accorder sur sa nécessaire réforme.
Il y aurait près de 600.000 'dublinés' dans l’UE, dont 300.000 en France. Beaucoup arrivent d’Allemagne, qui a fait sa pub humaniste et humanitaire, mais aussi le tri entre réfugiés du conflit irako-syrien et migrants économiques, déboutant 432.000 demandeurs d’asile. "Les expulsions Dublin sont partout en augmentation depuis la fin de 2016", note le site Asylum information Database (Aida). Mais la France transparente de Macron ne communique pas sur le sujet. 

"Il faut éviter les rumeurs et les approximations", se justifie-t-on dans l'entourage du premier ministre.
Matignon prépare d'ailleurs un vademecum, ou anti-sèches, appelées "document de synthèse", remis à tous les députés avec des chiffres incontestables, puisqu'on peut leur faire dire tout ce qu'on veut.
Edouard Philippe en personne recevra des élus, mais seulement certains, pour préparer les orientations et faire en sorte que chacun arrive avec le même diagnostic lundi prochain. Pour cette séquence, l'exécutif veut à tout prix éviter des polémiques dans le débat de fond voulu par le chef de l'Etat: la doctrine Macron.
Avant lui, Lénine avait endoctriné sa jeunesse dans son "Union des jeunesses léninistes communistes" (Komsomol) et pouvait se targuer de "manifestations spontanées"... Nous seront gratifiés d'argumentaires spontanés.

vendredi 9 novembre 2018

Hausse du nombre d'actes anti-sémites et de migrants en France

Le nombre d'actes antisémites a augmenté de 69% en France en 2018 

Le premier ministre Edouard Philippe s'en est ému dans un message posté sur Facebook

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France rebondissent (+69%), note le premier ministre Édouard Philippe dans une tribune publiée ce vendredi sur Facebook. Imprécises, ces statistiques portant sur les seuls neuf premiers mois de 2018 ne mesurent toutefois pas exactement l'étendue du phénomène : ils indiquent des tendances.

Quelle est la part de l'immigration dans cette hausse ?

Résultat de recherche d'images pour "Les Territoires perdus de la République"Nul ne veut le savoir. Mais la Cimade confirme la forte pression des migrants sur la frontière italienne, depuis le rétablissement, en juin 2016, du contrôle aux frontières. Le nombre de "non-admissions" est une indication sur le nombre de clandestins sur notre territoire : le renvoi de l’autre côté de la frontière a bondi, bondissant de 15.849 en 2015 à 85.408 en 2017, dont plus de la moitié dans les Alpes-Maritimes. Pour un migrant officiellement reconduit, combien de présents effectifs ?

La France connaît, depuis deux ans une importante augmentation du nombre de demandes d’asile. Avec 91.070 "premières demandes" en 2017 (soit 19 % de plus qu’en 2016, après 10,6 % de plus qu’en 2015), elle apparaît au troisième rang, loin derrière l’Allemagne? en recherche de main d'oeuvre, qui, elle, à l’inverse, a beaucoup décéléré (avec 198.255 demandes en 2017, contre 722.265 en 2016) et derrière l’Italie, en première ligne (126.550 en 2017, 121.185 en 2016).
Les chiffres Eurostat du premier trimestre 2018, "la France dépasse l’Italie pour le nombre de demandes d’asile enregistrées et devient le deuxième pays d’accueil derrière l’Allemagne", estime Gérard Sadik.

Or, la France serait devenue le premier pays d'accueil de migrants
Selon ce spécialiste du sujet à la Cimade, qui pense que "si on comptabilisait dans les chiffres les "dublinés" [qui du fait du règlement de Dublin sont censés dépendre pour leur demande d’asile du pays qui a enregistré leur entrée en UE], comme le fait par exemple l’Allemagne, on serait peut-être déjà le premier pays".

On peut imaginer que la hausse du nombre de migrants venus du Maghreb sub-saharien et du Proche Orient ou d'Afghanistan ne peut pas être corrélée à la hausse du nombre d'actes anti-sémites. 

Mais les Français de confession juive préfèrent migrer en Israël. 
Résultat de recherche d'images pour "le Nouvel Antisémitisme"
En  2016, 5.000 Français auraient fait leur alya, départ en Israël, un net recul après les records de 2014 (7.238 personnes) et 2015 (7.835), selon l’organe de planification de l’Agence juive.

Le lundi 23 avril dernier, le philosophe Pascal Bruckner cite, sur France Inter, des chiffres du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), selon lesquels
50.000 Juifs ont quitté la Seine Saint-Denis, ces dernières années, à cause des menaces antisémites. Libération conteste ces chiffres, affirmant que la plupart des déménagements n'impliquent pas un départ du territoire national (ni de la région), mais le plus souvent une installation dans une autre commune, un phénomène jugé réel par le journal qui se réduirait à une "alya intérieure".
Selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions de l'IFOP, et Sylvain Manternach, géographe dans l'ouvrage 'L'an prochain à Jérusalem', "à Aulnay-sous-Bois, le nombre de familles de confession juive est ainsi passé de 600 à 100, au Blanc-Mesnil de 300 à 100, à Clichy-sous-Bois de 400 à 80 et à La Courneuve de 300 à 80," en chiffres ronds.

Jérôme Fourquet chipote à peine les chiffres des déménagements forcés livrés par Pascal Burckner. D'après lui, le phénomène est réel, mais le nombre de départs serait surévalué : "50.000 me semble beaucoup. Néanmoins, ce phénomène est réel et très significatif avec une quasi disparition des familles juives de certaines banlieues et une augmentation très nette de la population juive dans certains quartiers ou communes (17eme arrondissement de Paris, Saint-Mandé (94), etc...). La montée de l'antisémitisme et des violences contre cette population a joué un rôle majeur dans ces mouvements", indique-t-il.

Les chiffres de l’alya ont été liés à l’actualité tragique en France, ces dernières années
 
Image associéeLe premier mouvement de départ a suivi les assassinats commis en mars 2012 par Mohamed Merah – qui avait tué quatre personnes, dont trois enfants, devant une école juive à Toulouse, après avoir tiré à bout portant sur trois militaires à Montauban. Une augmentation des actes antisémites s’en était suivie. Deux ans plus tard, les cris de "Mort aux juifs !", entendus à l’été 2014 lors de manifestations pro-palestiniennes à Paris, avaient de nouveau inquiété de nombreux Français juifs. Cette année-là, les actes antisémites avaient doublé par rapport à 2013.

En janvier 2015, la tuerie de l’Hyper Cacher avait encore aggravé le climat de tension. "Tous les juifs qui voudraient immigrer en Israël seraient accueillis les bras ouverts", avait rassuré le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, à la synagogue de la Victoire, à Paris, le 11 janvier 2015.

En 2017, ce sont des militaires qui ont été visés par les attentats terroristes islamistes et non des Juifs. Qu'est-ce qui explique donc ce regain d'inquiétude des Français juifs, si ce n'est l'insécurité grandissante dans les quartiers des grandes métropoles et au-delà, ces zones de non-droit, ces "territoires perdus de la République", pro-palestiniens et anti-sionistes, sexistes et racistes, une préoccupation des veilleurs attentifs au 'Grand déplacement'  ?

vendredi 31 août 2018

Metz : débouté du droit d'asile, un Marocain se coud les lèvres et entame une grève de la faim

Est-il sensé d'accorder le droit d'asile à des activistes dans leur pays ?

Or, ce Marocain débouté du droit d'asile entame une grève de la faim et se coud les lèvres

Le demandeur d'asile s'était montré particulièrement agressif, ce qui avait justifié son expulsion du foyer de Metz (Moselle) où il était hébergé. 

Mécontent, il a entamé une grève de la faim et s'est cousu les lèvres jusqu'à ce qu'un autre hébergement lui soit proposé.

Ce marocain de 31 ans était hébergé dans un foyer de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Pour manifester son mécontentement, l'activiste politique s'est cousu les lèvres, un geste militant répandu parmi les migrants marocains.

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Campement de Blida à Metz, qui ferme et ré-ouvre sans cesse
Faut-il accueillir tous les migrants extrémistes et déséquilibrés ?
L'homme a rejeté les prises en charge des pompiers et de la police. Il s'est rendu devant l'ex-camp de migrants de Blida, à Metz. Après une nuit et des discussions avec les services de l'Etat et de la mairie de Metz, rendues un peu difficiles à cause des fils qui entravaient sa bouche, un autre hébergement lui a été proposé. "Pour des questions sanitaires et des questions de dignité", se justifie un représentant de l'Etat. 
L'individu a finalement accepté mercredi de s'alimenter de nouveau et de couper les fils qu'il s'était posés dans la journée.

L'activiste marocain suit l'exemple de Piotr Pavlenski, l'artiste qui provoque Poutine et demanda l'asile en France

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"L'actionniste" Piotr Pavlenski, dont la radicalité embarrasse le pouvoir, a fui la Russie après avoir été interrogé par la police, qui l'accuse de violences sexuelles.

Résultat de recherche d'images pour "Piotr Pavlenski clou"
Connu pour ses performances radicales, l'artiste est désormais en France depuis le début 2017, alors qu'il est accusé de violences sexuelles sur une comédienne en Russie.  Ni Marie Laguerre et les Effrontées, ni Osez le féminisme et Caroline de Haas, ni Marlène Schiappa ne s'en sont émues...
L'individu risque dix ans de prison ferme dans son pays et il s'apprête à  demander l'asile politique  en France, affirme son avocate.

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En Russie, l'opposant politique à Poutine s'est cousu les lèvres, durant le procès des Pussy Riot en 2012. 
Il s'est également enroulé nu dans du fil barbelé devant l'Assemblée législative de Saint-Pétersbourg.
Il s'est aussi cloué le scrotum devant le Mausolée de Lénine sur la Place rouge, en 2013.
Image associée

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2017, Piotr Pavlenski a mis le feu à l'entrée d'un bâtiment de la Banque de France à Paris lors d'une performance baptisée "Eclairage".

Arrivé à Paris le samedi 14 janvier, cinq mois plus tard,, le 4 mai 2017, le Pétersbourgeois a obtenu l'asile en France avec sa compagne et leurs deux enfants. Décision du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl et du président François Hollande. Lien PaSiDupes

samedi 11 août 2018

L'Allemagne signe avec Madrid un accord de reconduite des migrants en provenance d'Espagne

L'Espagne est devenue la porte principale d'entrée de migrants clandestins, devant l'Italie

L'accord avec Madrid permet à l'Allemagne de renvoyer vers l'Espagne des demandeurs d'asile qui s'y sont fait enregistrer à leur arrivée en Europe.

Les migrants interceptés aux frontières allemandes, alors qu'ils ont déjà été enregistrés en Espagne, seront dorénavant renvoyés, sous 48 heures, dans la péninsule ibérique.

D'après le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Espagne aurait supplanté cette année l'Italie et serait devenue le principal pays d'arrivée de migrants en Europe, avec 23.500 arrivées enregistrées depuis janvier sur les côtes espagnoles, notamment avec la complicité de SOS Méditerranée. A titre de comparaison, ils sont 5.000 de moins à être arrivés en Italie par la Méditerranée.

L'accord germano-espagnol doit entrer en vigueur dès ce samedi 11 août. 
D'après le ministère de l'Intérieur à Berlin, l'Espagne n'aurait pas posé de condition.

Horst Seehofer, membre de la CSU bavaroise, ministre allemand de l'Intérieur, avait annoncé son intention de "clarifier" les choses d'ici la fin du mois d'août, avec ou sans l'assentiment des autres Etats européens, ce qui avait fait grincer des dents des membres de la coalition gouvernementale à Berlin.
Angela Merkel sera en Andalousie le week-end prochain, où elle s'entretiendra avec son homologue des inflexions à donner à la politique migratoire et aux réformes en Europe. L'Andalouse Anne Hidalgo n'en prend pas pour autant de la graine.

Des accords bi-latéraux avec l'Espagne sont en préparation dans plusieurs pays européens
Résultat de recherche d'images pour "Ankerzentren"
Selon lui, même sans accord bilatéral passé avec les autorités très conservatrices de Vienne, l'Autriche serait d'accord pour la reconduite à ses frontières des demandeurs d'asile, avant leur expulsion vers l'Espagne.

Des accords similaires avec Madrid sont encore en négociation avec la Grèce et l'Italie.

Par ailleurs, en Allemagne, une étude publiée hier par des chercheurs de l'Université de Göttingen marquée à gauche, estime que les répercussions des "Ankerzentren", ces centres d'accueil fermés pour demandeurs d'asile, seront néfastes pour l'intégration des migrants.

Résultat de recherche d'images pour "Ankerzentren"
Selon ce principe, les lois seraient inutiles
Néfastes parce que ces étrangers y seront "parqués" pour une durée de 18 mois maximum, hors des structures sociales des communes, et donc coupés de la "vraie vie" en Allemagne. Plus idéologues que scientifiques, ces chercheurs supputent, par ailleurs, qu'ils pourraient également, conduire à une hausse des préjugés xénophobes de certaines franges de la population.
Des opinions du même tonneau que l'idée selon laquelle les prisons seraient des fabriques de délinquants et des foyers d'islamisation.

mercredi 6 décembre 2017

Collomb va exécuter les décisions d'expulsions des migrants déboutés

La Justice ne sera plus bafouée ?

Le ministre de l'Intérieur presse les forces de l'ordre d‘accélérer les expulsions des demandeurs d‘asile déboutés

Image associée
Gérard Collomb 
sollicite les préfectures déjà dans le collimateur
depuis la négligence du préfet du Rhône à l'origine de l'attentat de la gare Saint-Charles à Marseille.

Les deux assassinats d'usagères de la SNCF par un ressortissant tunisien plusieurs fois interpellé par la police avaient déclenché un rapport dénonçant des "dysfonctionnements graves" et abouti en octobre à une circulaire demandant d'expulser "résolument" les étrangers représentant une menace pour l'ordre public.

Le ministre de l'Intérieur insiste à nouveau sur la nécessité "d'agir rapidement, à droit constant", dans une circulaire du 20 novembre, sans attendre la présentation du projet de loi en préparation sur le sujet, annoncé pour début 2018 au Parlement.

Les nouvelles priorités du gouvernement

Le ministre recommande aux forces de l'ordre d’éloigner d'abord les ressortissants étrangers à l'Union européenne. 
"Vous accorderez une attention particulière à la situation des demandeurs d‘asile déboutés", poursuit-il.

Pour accélérer les expulsions, le placement en rétention ou l'assignation à résidence sont désormais des pistes d‘action privilégiées.
"Je vous invite à avoir davantage recours au placement en local de rétention administrative, pour une durée maximale de 48 heures (...) le temps qu'il ait été statué sur le recours de l’étranger", précise la circulaire.
"Deux cents places de rétention supplémentaires seront effectivement rendues disponibles en métropole au cours des prochaines semaines", poursuit le texte, qui cite notamment l'ouverture de 59 places pour hommes au centre de rétention administrative de Vincennes, des remises en état et la réouverture du centre de Strasbourg-Geispolsheim, en janvier 2018.
Le ministre de l'Intérieur précise en outre qu'un dispositif expérimental visant à informer les préfectures en temps réel des décisions de demande d'asile est en cours de généralisation.

Des associations militantes dénoncent des mesures inutiles

Résultat de recherche d'images pour "expulsion demandeurs d' asile"
Finlande
"Depuis deux mois, nous constatons à la Cimade qu'il y a deux fois plus de placements en rétention que l'année dernière sur la même période. Or, 40% des personnes qui sont enfermées sont libérées par les juges, qui sanctionnent des pratiques illégales”, notait mardi sur Public Sénat Sarah Bellaïche, de la Cimade, association loi de 1901 de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés et aux déplacés, aux demandeurs d'asile et à tous les individus en situation irrégulière. 
Cette vocation date de septembre 1939, à la suite de l’entrée en guerre de l’Allemagne, plus de 200.000 habitants d'Alsace et de Lorraine germanophones sont évacués vers le Sud-Ouest de la France (Haute-Vienne, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Gers). Ces exilés européens y sont souvent perçus comme des étrangers et confrontés à des réactions de rejet de la part des populations d'accueil. Ensuite, le 'Comité inter mouvements auprès des évacués' sauve aussi de nombreux Juifs de l'holocauste. A partir de 1951, avec une mission dans les camps palestiniens au Liban, en Syrie et en Jordanie, et depuis 1967, la Cimade s'engage dans le soutien à ses partenaires palestiniens et israéliens dans la recherche d'une paix juste. Après l'indépendance de l'Algérie, des équipiers de la Cimade restent travailler dans le pays. En 1966, une équipe de la Cimade s'installe dans des camps de harkis et de rapatriés d'Indochine. La Cimade est impliquée dans l'aide juridique en droit des étrangers et de la nationalité, en particulier en direction des étrangers en situation irrégulière (sans-papiers), aux côtés d'autres organismes tels que le GISTI. Avec d'autres associations organisées en réseaux, elle lutte pour la défense et la reconnaissance des droits des clandestins, quel que soit le ressenti de la majorité de l'opinion.
      "Enfermer plus ne permet pas, jusqu’à maintenant, d'expulser davantage", argumente  en outre la Cimade.
Dans la vallée de la Roya, lieu d'accueil par un activiste notoire, Cédric Herrou - "soit Vert, soit extrême gauche", déclare-t-il à Libération - le passeur de clandestins transitant par l'Italie, les autorités faisaient état lundi d'un nombre "record" d'arrestations à la frontière.
En octobre 2017, la police aux frontières (PAF) a multiplié les interpellations nocturnes de passeurs de clandestins dans le secteur de La Turbie. Dix passeurs au total, avec des profils très différents, ont été présentés au Parquet.

Manifestation d'opposition à l'accueil de migrants
(Corse, décembre 2015)
Près de 45.000 personnes en situation irrégulière sur le sol de la République ont été reconduites à la frontière italienne à fin novembre 2017, contre 37.000 migrants l'année dernière, estimait lundi sur France Bleu Azur Georges-François Leclerc, préfet des Alpes-Maritimes.

samedi 19 août 2017

Finlande: attaque considérée comme islamiste, conduite par un Marocain

Le terroriste a poignardé à mort deux personnes dans le sud-ouest de la Finlande, vendredi

L'auteur du carnage à Turku est un Marocain de 18 ans
Cette agression meurtrière a eu lieu le même jour que les attentats islamistes de  Catalogne, à Barcelone, puis à Cambrils. Les innocentes victimes ont été sacrifiées au couteau.
Autres similitudes, l'origine marocaine des islamistes et leur jeunesse. 
"L'attaque a d'abord été qualifiée de meurtre, mais pendant la nuit, nous avons reçu des informations supplémentaires qui indiquent que les infractions pénales sont maintenant des meurtres avec intention terroriste", a déclaré samedi la police qui a ouvert une enquête pour terrorisme.
La Finlande ne qualifie pas ses terroristes islamistes de "déséquilibrés"...

L'islamiste avait poignardé à mort deux innocent(e)s. 
Le bilan des blessés a été revu à la hausse, passant de six à huit, dont trois actuellement hospitalisés en soins intensifs.
Les deux victimes tuées par l'assaillant étaient Finlandaises, a précisé la police. Parmi les blessés figurent un Italien et deux Suédois.

Les autorités ont formellement identifié le suspect.
La police avait rapidement arrêté vendredi le suspect marocain armé d'un couteau, le blessant par balles à la jambe, sur une place du centre-ville de Turku, "un citoyen marocain de 18 ans ", sans donner plus de détails à son sujet.
La police française -et donc la presse - ne nous dit pas tout :
La presse finlandaise est moins politiquement correcte que les media français sur l’attaque au couteau d’hier à Turku. Sa notion de liberté d'expression n'est pas parvenue à la nôtre...
L’agresseur est un demandeur d’asile marocain de 18 ans arrivé l’année dernière en Finlande. Et il s’en est pris prioritairement et majoritairement à des femmes, faisant deux morts et huit blessés. Des témoins racontent l’avoir vu trancher la gorge d’une de ses victimes.
Ce criminel n’a lui été que blessé à la jambe par la police et est actuellement hospitalisé.
Voilà ce que, pour l'heure, la presse française dissimule à la connaissance des Français. Attendons-nous à la révélation d'autres éléments déjà en possession des organes de presse.
La police a également arrêté cinq personnes lors d'une perquisition dans un appartement de Turku dans la nuit.
"Nous avons maintenant six suspects en détention, le principal suspect et cinq autres", a déclaré le commissaire Markus Laine, du Bureau national d'enquête.
"Nous enquêtons sur le rôle de ces cinq autres personnes, mais nous ne sommes pas encore sûrs s'ils ont un lien (avec l'attaque) (...). Nous allons les interroger, et nous pourrons ensuite en dire plus (...). Mais ils ont été en contact avec le principal suspect", a ajouté M. Laine.

En juin, les services de sécurité finlandais (Supo) ont relevé d'un cran leur évaluation du risque d'attaque terroriste, annonçant avoir repéré une activité du groupe Etat islamique qui pourrait viser la Finlande. Le risque, considéré jusque-là comme "faible", est désormais "élevé", soit le deuxième niveau sur une échelle de quatre.

Après 32.500 demandes d'asile en 2015, la Finlande n'en prévoit plus que trois fois moins: 10.000 en 2016, ainsi qu'en 2017. Elle veut désormais fermer deux tiers de ses centres pour "demandeurs d'asile".

mardi 6 septembre 2016

Essonne: incendie d'un futur centre d'accueil de migrants

Le centre d'hébergement de migrants en flammes avant même son ouverture 

Le feu s'est déclaré en pleine nuit, à 2h30 du matin, quand le bâtiment était vide.

Le site est destiné à accueillir 200 réfugiés d'ici le début de l'année à Forges-les-Bains (Essonne), ville de 3. 700 habitants au sud de Paris, dans l'Essonne, mais il a été partiellement détruit par le feu. 

La piste criminelle est privilégiée, du fait des tensions locales sur la question de l'accueil de clandestins en France, dans le contexte des manifestations menées par  les commerçants et habitants de Calais demandant la fin de la "jungle".

Vers 2 h 30 mardi, un riverain remarque des flammes sur le bâtiment principal de ce futur centre d'accueil de 4.000m², où doivent être logés des réfugiés de nationalité afghane, érythréenne, éthiopienne et soudanaise. Les pompiers parviennent à circonscrire le sinistre à la toiture et aux combles. La coïncidence est troublante : le feu s'est déclaré quelques heures après une réunion très tendue entre la mairie et environ 150 habitants sur l'accueil des réfugiés. Cet incendie n'est pas le premier incident sur le site.

Vendredi, Marie Lespert Chabrier, la maire (sans étiquette), avait annoncé que ce domaine, appartenant à la mairie de Paris et jusque-là utilisé par la DDASS qui en est dépossédée, allait accueillir près de 200 migrants, 91 dès la fin du mois et une centaine d'autres début 2017. "Nous subissons la décision prise par les services de l'Etat d'ouvrir le domaine de la mairie de Paris pour accueillir des demandeurs d'asile, la commune n'a pas été consultée pour cette ouverture", précise la municipalité dans un communiqué.

Le lendemain, une inondation volontaire des locaux situés à l'arrière de la propriété et dévolus à la première vague de migrants, entraîne un effondrement d'une partie du plafond du rez-de-chaussée. Une première plainte est déposée par la mairie de Paris.

Lundi soir 5 septembre, alors que les élus abordent le sujet lors d'une réunion, les habitants décident de manifester devant l'hôtel de ville. L'ambiance est électrique. Les locaux du centre d'accueil brûlent trois heures plus tard. Pour l'heure, aucun lien n'est toutefois établi entre ces manifestants et l'incendie.

La piste criminelle fait peu de doutes

Ce serait l'avis des riverains et la thèse du Parquet d'Evry qui a ouvert une enquête "sur les faits de destruction volontaire de bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" après la plainte déposée par la mairie de Paris. " 
Des habitants comme Lucie, une anonyme supposée authentique, bien que mère de trois enfants, sont "mesurés", selon l'AFP qui fait du commentaire, penseraient que "les réfugiés peuvent apporter de l'emploi et relancer les commerces" à Forges, mais aucun reportage-video ne l'atteste. En revanche, "on s'attendait à ce genre de réaction des habitants, admet Christian, président de la copropriété voisine du site. Quand on voit les agressions sexuelles de Cologne (Allemagne) ou ce qui se passe à Calais, il faut comprendre que les gens s'inquiètent." 
"L'arrivée des réfugiés n'était pas compromise", 
fait savoir Emmaüs Solidarité, qui gère l'organisation de l'établissement. "Le centre ouvrira, on aura quelques semaines de retard, mais il ouvrira", a également défié la ministre du Logement (prioritaire des migrants), Emmanuelle Cosse qui, pas plus que Cécile Duflot, n'aura découvert l'existence de ces locaux de la DASS à l'abandon pour loger des Européens défavorisés, avant de se mobiliser pour l'hébergement de migrants clandestins. "Et si l'hypothèse d'un incendie volontaire était confirmée, tout sera entrepris pour interpeller au plus vite et remettre à la justice les auteurs de cet acte abject", a rajouté Bernard Cazeneuve, son homologue à l'Intérieur.

Détail non sans intérêt 
Emmanuelle Cosse (altermondialiste, ex-EELV) n'a pas sélectionné cette commune par hasard. 
Forges-les-Bains est représentée par les conseillers départementaux Dany Boyer (DVD) et Dominique Écharoux (UMP) dans la quatrième circonscription de l'Essonne, représentée par la députée Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP).