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dimanche 17 mai 2020

Déconfinement: 25 nouveaux foyers épidémiques en France 

O. Véran maintient que "le système pour casser les chaînes de contamination est opérationnel"

La multiplication des contacts qu’implique le déconfinement favorise l'augmentation du nombre de foyers épidémiques  

Les Français doivent apprendre à vivre ensemble avec le virus qui rode encore. C'est la nouvelle doxa sanitaire gouvernementale  à la Covid-19, alors que les pays européens voisins tels que l'Italie ou l'Allemagne, assouplissent leurs consignes restrictives.

"Depuis lundi, nous avons identifié 25 'clusterssur notre territoire," a zézayé le ministre résigné de la Santé, O. Véran, dont l'aisance en langue anglaise pourra faire merveille au pied du mur de sa première conférence internationale, s'il a un trou béant de mémoire dans sa langue maternelle sur "les foyers épidémiques". 
Ce maître de l'humour exemplaire, dans le genre irrespectueux, a donné sa pleine mesure en défiant Eric Ciotti au concours de celui qui a la plus longueà propos de la stature de l'ancien ministre de l'Intérieur, stigmatisant ainsi les personnes de petite taille, harcelant son adversaire sur une différence physique qui n'altère pourtant quant à lui ni son intelligence, ni son sens moral et s'abaissant au niveau de la député LREM Laetitia Avia qui fait voter une loi contre la haine en ligne au moment où elle est traînée en justice par cinq anciens proches collaborateurs pour racisme, sexisme et homophobie.

Parmi les nouveaux foyers épidémiques identifiés figurent des abattoirs

L'un est situé près d'Orléans à Fleury-lès-Aubrais, Loiret. 34 cas de nouveaux coronavirus y ont été détectés, selon une annonce faite samedi par l'ARS (Agence régionale de santé).

Un deuxième foyer de coronavirus a été signalé dans les Côtes-d’Armor, soit, au total, plus de cent cas de Covid-19 détectés dans deux abattoirs français.
A l’étranger, ces lieux de travail sont déjà apparus comme des foyers de contagion du Covid-19, mais la France n'a rien vu venir sur son territoire et l'ARS n'a rien anticipé.
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Plusieurs autres foyers sont situés en façade ouest de la France

En Ile-de-France, l'un est apparu dans un foyer de jeunes travailleurs de Clamart (Hauts-de-Seine). 

Trois autres sont repérés en Auvergne-Rhône-Alpes, et autant en Occitanie, dont un dans le Tarn, parmi le personnel municipal de Carmaux

Les Pays-de-la-Loire comptent aussi trois foyers, notamment à l'hôpital de Saumur (Maine-et-Loire).

Deux foyers sont aussi signalés en Bretagne.
L'un dans un abattoir près de Saint-Brieuc et dans un hôpital de Lannion (Côte d'Armor)

Deux autres concernent la Nouvelle Aquitaine, en Dordogne après des obsèques fin avril dans le village d'Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, et dans un collège de la Vienne, à Chauvigny.


lundi 11 mai 2020

Covid-19 : Macron ne réussit pas à inspirer confiance à la différence de ses pairs européens dans la gestion de la pandémie

"Les Français beaucoup plus critiques envers le gouvernement que leurs voisins," titre l'AFP, suggérant une exigence française excessive...

On comprend pourquoi l'AFP a les faveurs de l'Elysée...

Emmanuel Macron et Edouard Philippe à l'Elysée,
le 19 mars 2020 à Paris

Seuls 34% des Français estiment que leur gouvernement a été "à la hauteur de la situation" face au coronavirus, considérant que la crise sanitaire n'a été ni anticipée, ni gérée efficacement et surtout honnêtement. Un sondage  Odoxa met en évidence une proportion de satisfaits nettement inférieure à celle de leurs voisins européens.
L'étude d'opinion, parue dimanche, a été réalisée pour Le Figaro et FranceInfo auprès d'un millier de Français et  500 Britanniques, 500 Italiens, 500 Espagnols et 500 Allemands.

Une condamnation sans appel de Macron

En moyenne, dans ces cinq pays, 51% des personnes interrogées estiment que leur gouvernement a été à la hauteur: 63% pour les Britanniques, 60% pour les Allemands, 50% pour les Italiens. Avec 32%, seuls les Espagnols sont plus critiques que les Français (34%).

De même, si 64% considèrent que "les habitants de leur pays" ont été à la hauteur (74% pour la seul Royaume-Uni), ils ne sont que 39% en France. Des chiffres rédhibitoires,
En revanche, les Français saluent davantage l'attitude de leurs maires (75%) que leurs voisins européens (58% en moyenne).

Seulement 48% des Français estiment que leur gouvernement "a pris la mesure de la gravité de la situation", contre 62% des Européens  (72% des Allemands) qui peuvent l'affirmer.

Défaut d'honnêteté en France 
"Le gouvernement a dit la vérité aux habitants", "pris les bonnes décisions au bon moment", "a fait ce qu'il fallait faire pour équiper les hôpitaux et les soignants", "a montré qu'il savait où il allait" et "a été clair" recueillent 43 à 46% d'approbations chez nos voisins européens, contre 23 à 25% chez les seuls Français.

La Covid-19 a fait au moins 279.185 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi à partir de sources officielles dimanche à 11H00 GMT.
Les Etats-Unis paient un lourd tribut - avec 78.794 morts - en rapport de leur population. Suivent le Royaume-Uni avec 31.587 morts, l'Italie (30.395), l'Espagne (26.621). La France déplore 26.310 décès pour 67 millions d'habitants, tandis que l'Allemagne de 83 millions d'habitants ne compte que 7.369 décès à la date du 9 mai.

Etude réalisée en ligne les 5 et 6 mai pour la France et du 30 avril au 4 mai pour les autres pays auprès d'un échantillon de 3.005 Européens représentatif de la population de chacun des pays, selon la méthode des quotas.
Marge d'erreur de 1,4 point pour la moyenne européenne; de 1,4 à 3,1 points pour les Français et de 1,9 à 4,5 points pour les Britanniques, Italiens, Espagnols et Allemands.






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dimanche 15 mars 2020

L'Allemagne va fermer ses frontières avec la France

L'Allemagne met la France dans le même sac que l'Autriche ou la Suisse

La gestion molle de Macron n'inspire pas confiance

L'Allemagne sera protégée de la France, l'Autriche et la Suisse à partir de lundi 

Elle rétablit des contrôles, rapportent dimanche le magazine Focus Online et le quotidien Bild.

La libre circulation des marchandises doit rester assurée et les populations frontalières pourront continuer d'aller et venir en Allemagne mais il s'agit de contenir les porteurs du coronavirus en libre circulation, notamment avec les pays méditerranéens.

En Europe, le Danemark, la Pologne, la Slovaquie, l'Ukraine et Chypre ont fermé leurs frontières à tous les étrangers. La République tchèque ferme les siennes à compter de ce lundi 16 mars. La Norvège devrait fermer ses ports et aéroports. Malte et l'Autriche ont suspendu les vols en provenance de France.

Les motifs avancés ne tient pas la route

Nos amis allemands souhaitent aussi mettre fin aux achats en mode panique que des ressortissants étrangers viennent effectuer en Allemagne, posant des problèmes d'approvisionnement dans les régions frontalières, raconte le quotidien Bild.

La Colombie et le Guatemala refusent l'entrée de personnes ayant séjourné en France entre autres. Le Salvador a fermé ses frontières à tous les étrangers. La Jamaïque interdit les Français d'entrée sur le territoire. Le Paraguay, le Pérou, la Bolivie et le Venezuela ont supprimé les vols directs avec l'Europe. L'Argentine impose une quarantaine de 14 jours aux ressortissants français.

Sans citer de source, le journal précise que la décision a été prise lors d'une discussion téléphonique entre la chancelière Angela Merkel, son ministre fédéral de l'Intérieur Horst Seehofer et les ministres-présidents des Länder frontaliers.

Macron humilié ?


samedi 22 février 2020

Le gouvernement français, champion de la censure sur Twitter ?

80% des demandes de retrait de tweets dans le monde proviendraient du gouvernement français en 2016

La France est 2e derrière la Turquie



Le vice-président du RN Jordan Bardella a mis le doigt sur les "dérives" de la France "à l’égard de la liberté d’expression". Cette révélation de l'eurodéputé sur LCI dimanche 16 février, est toutefois attaquée par la presse de gauche qui refuse d'y voir un exemple flagrant de censure sur internet.

Des fact checkers se mobilisent pour le contredire, sans preuves !


Notre presse fait de l'info à partir d'a priori.

Que la Turquie soit le premier pays en termes de demandes de suppression de posts sur Twitter, au vu de la politique de Recep Tayip Erdogan concernant les réseaux sociaux - c'est ça la preuve - , jusque-là ils n'ont rien à redire, bien au contraire. Mais "que la France soit le deuxième pays au classement paraît bien plus surprenant" : sur quelle base, cet étonnement ? La voici : " vu l'écart avec le troisième, la Russie".


La presse partisane nie en bloc en se fondant sur un "rapport de transparence" de... Twitter !
On n'est jamais mieux servi que par soi-même...Twitter a publié son rapport semestriel (janvier 2014-juin 2014 : ça date et Twitter ne fait pas de zèle pour renouveler l'opération !) sur la transparence des demandes d'informations et de suppressions de posts de ses utilisateurs. Des demandes qui ont augmenté de 46% par rapport aux six mois précédents, concernant le quinquennat Hollande (2012-2017). Avec quelques surprises.

Au total, 2.058 requêtes d'informations sur les utilisateurs ont été formulées au réseau social en provenance de 54 pays différents. "La grande majorité, sans surprise [commentaire partisan], provient des Etats-Unis" (2009-2017, c'est l'administration démocrate d'Obama): 61% (1.257 demandes pour 325 millions d'habitants et plusieurs comptes Twitter par famille). Suivent, loin derrière, le Japon (192 demandes), l'Arabie Saoudite (189 demandes) ou encore le Royaume-Uni (78 demandes).

De ce point de vue, la France "semble rester calme" (sic) avec seulement 36 demandes d'informations effectuées (pour seulement 65 millions d'habitants); mais seuls 8% des comptes concernés ont vu leurs informations communiquées, sans que soit précisé le taux correspondant aux USA, si on veut comparer équitablement.


La France reste-t-elle seulement vice-championne de la suppression de posts ?




Si les demandes d'informations sont relativement faibles en France, ce n'est pas le cas pour les demandes de suppressions de posts. Dans ce classement-là, la France arrive deuxième, juste derrière la Turquie, ce qui indépendamment de la comparaison avec le régime turc et en l'absence de données concernant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord, malgré une population française 
cinq fois moindre que les USA au temps d'Obama.

Les autorité turcs ont émis 121 demandes de suppressions de la part des autorités - contre 36 en 2014 : près de quatre fois plus en moins de six ans -, ainsi que 65 demandes de suppressions soutenues par une décision de justice avec un résultat impressionnant : 17 comptes supprimés et 183 tweets censurés par Twitter... soit 30% des demandes.
Et la France socialiste de Hollande : avec 107 demandes de suppression par les autorités et une demande soutenue par une décision de justice, le pays des droits de l'Homme a fait censurer 30 tweets (28% des demandes).
A eux seuls, la Turquie et la France sont à l'origine de la suppression de 213 tweets sur les 251 tweets supprimés entre janvier et juin 2014.
Que la France représente moins de 2% des demandes ne change rien. C'est juste une présentation fallacieuse des atteintes à la liberté d'expression en France.


Les dernières données officielles publiées par Twitter, au premier semestre 2019

Sur un total de 17.510 requêtes dans le monde (incluant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord) - en hausse de quelque 84% -, on dénombrait 347 demandes de retrait légales en France, plus de 3 fois plus sous Macron que sous Hollande, sous l'effet de la campagne présidentielle du candidat d'En Marche!. 
Les chiffres produits par l'eurodéputé RN ne sont donc pas délirants comme le suggèrent les rois de la "carabistouille" chiffrée du 'fact checking' macronien.

Les socialistes obtiennent, pour l'heure, le pompon
Au second semestre 2013, quand le nombre de requêtes a atteint 87% des demandes de suppressions de tweets dans le monde, Hollande a fait grimper le pays à la première place. Or, à cette époque, quand seulement 25 pays étaient comptabilisés, mais les 353 demandes légales françaises plaçaient la France au premier rang mondial des atteintes aux libertés, qu'on le veuille ou non, de quelque manière qu'on s'y prenne pour maquiller la réalité.

Avec 1.800 demandes en 2016, il est difficile d'affirmer que Jordan Bardella déraille, si ses contradicteurs passent sous silence le rang de la France au classement mondial,  pour asséner que 19% du total mondial des requêtes s'est rien si le suivant n'est qu'à 15%... 

La France doit se comparer avec la Turquie et la Russie : flatteur ?

Il faut retenir que les Etats autoritaires exercent des pressions sur Twitter.
Les 'fact checkers" ne sont pas que des décrypteurs malveillants des chiffres mais leurs manipulateurs à des fins politiciennes. Depuis 2013, ce sont la Turquie et la Russie qui envoient le plus de requêtes de ce type à Twitter, insistent-ils, mais que ne prennent-ils pas les années 2016 ou 2019 pour référence?

Outre le gouvernement, les demandeurs de censure sont le Parquet ou les avocats. 
Même si on reste dans le domaines des corps constitués contrôlés par l'Etat ou tel ou tel conseil d'ordre professionnel, l''eurodéputé aurait dû préciser que le gouvernement n'est pas le seul demandeur, car les requêtes pour supprimer un contenu peuvent aussi émaner des forces de l'ordre, d'avocats ou d'organisations partenaires qui luttent contre les discriminations. Elles peuvent aussi découler de décisions de justice. Twitter cite plusieurs exemples de contenu retiré au cours des dernières années, notamment des tweets haineux à l'encontre de Bilal Hassani, la star française de l’eurovision 2019. En mai de la même année, une association avait demandé et obtenu la suppression d'un tweet homophobe contre les deux otages français au Bénin. 
Cela dit, les exemples pourraient être nettement moins flagrants. N'importe quelle personne critiquée peut signaler un post, voire un compte, qui lui déplaît. De surcroît, les cadres de Twitter ne sont exempts de préférences politiques, d'idées préconçues et d'égards envers les personnes influentes. Ainsi aucun tweet considéré 'raciste' ou misogyne de Trump n'a été supprimé.

Twitter est loin d’approuver toutes les demandes de retrait.
Quand bien même le nombre de requêtes légales serait important, la plateforme n’accepte pas toujours de supprimer le contenu visé. Ce serait une chance, si  la plateforme de micro-blogging prenait la peine de justifier ses fermetures, elles-mêmes autoritaires et sans appel : la victime ne sait pas qui est l'auteur de la requête.
  
On observe d'ailleurs que le taux d'approbation de Twitter est relativement faible pour la France : 9% sur les six premiers mois de 2019. Pour chaque demande, Twitter vérifie la conformité des tweets avec ses conditions d’utilisation. Mais l'interprétation de ses critères reste subjective et  donc l'incrimination floue et donc discutée.  

A partir de là, deux possibilités de sanction : soit la plateforme juge souverainement un tweet contraire à ses conditions d’utilisation et elle peut aller jusqu’à la suppression du contenu ; soit elle juge le contenu contraire seulement à la législation d’un pays en particulier, alors il pourra être "restreint", c’est-à-dire inaccessible aux utilisateurs dans le pays où la loi a été enfreinte.

dimanche 26 janvier 2020

Libye: Macron est-il parmi les violeurs de l'embargo sur les armes ?

L'ONU dénonce la poursuite des violations de l'embargo sur les armes 

La Mission des Nations unies en Libye (Manul) a dénoncée cette violation dimanche, malgré les engagements pris lors d'une récente conférence internationale à Berlin


Macron a participé à cette Conférence organisée le 19 janvier 2020 à la Chancellerie fédérale (ci-dessus)et consacrée au règlement de la situation en Libye, tout en se réjouissant de la persistance d'un cessez-le-feu précaire.

La Manul "regrette profondément les violations flagrantes et persistantes de l'embargo sur les armes", objet de la résolution 1970 de 2011 au Conseil de sécurité, "malgré les engagements des pays concernés lors de la conférence internationale sur la Libye à Berlin le 19 janvier", est-il écrit dans un communiqué.
En avril 1992, le Conseil de sécurité des Nations unies vote la résolution 748, qui met en place un embargo aérien et un embargo sur les armes contre la Libye.

En février 2011, le Conseil de sécurité des Nations unies vote un embargo sur les armes contre la Libye (le deuxième après celui de 1978 (jusqu'en 2003, à la suite à l'attentat de Lockerbie), soit le gel des actifs financiers de la banque centrale libyenne, l'interdiction de voyager pour certaines des personnalités les plus notables du régime dont Mouammar Kadhafi9. Le même mois, l'Union européenne met en place des mesures similaires mais plus étendues contre davantage de personnalités du régime. En parallèle, les Etats-Unis mettent en place également un gel des actifs financiers de la Libye et ferme leur ambassade.
En décembre 2011, les sanctions du conseil de Sécurité et des Etats-Unis sont en grande partie supprimées, consécutivement à la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Cette levée des sanctions concernent notamment 30 milliards de dollars d'actifs financiers de la banque centrale libyenne
Parmi les principaux engagements pris par les participants lors de cette conférence internationale figurait la fin de la livraison d'armes aux pouvoirs rivaux, le gouvernement d'union (GNA) à Tripoli et le camp du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen.

A Berlin, les parties présentes, dont la Turquie, soutien du GNA, s'étaient également engagées à s'abstenir de toute ingérence dans les affaires libyennes et de tout acte susceptible d'exacerber le conflit, tel le financement des capacités militaires ou le recrutement de mercenaires.

Le maréchal Haftar, qui est de son côté notamment soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l'Egypte, a lancé le 4 avril une offensive sur la capitale Tripoli, siège du GNA, reconnu par l'ONU.
Un cessez-le-feu a été instauré le 12 janvier à l'initiative de Moscou et Ankara.
Malgré les accusations réciproques et quelques combats recensés, celui-ci est globalement respecté, selon l'ONU, ce qui offre "un répit bienvenu pour les habitants de la capitale".

Macron préoccupé par l’arrivée à Tripoli de combattants étrangers

Ces rebelles se transforment en demandeurs d'asile entre la Libye et la France, via l'Italie, par l'entremise des passeurs revêtus des habits d'humanitaires. La France n'ignore rien des dangers du statut de demandeurs d'asile qui leur est octroyé sous la pression internationales et des associations internationalistes
"
Cette trêve fragile est aujourd'hui menacée par l'acheminement de combattants étrangers, d'armes, de munitions et de systèmes avancés aux parties par les Etats membres, dont plusieurs ont participé à la Conférence de Berlin", a toutefois fait valoir la Manul, sans identifier ces pays.

L'ONU révèle que "des vols de fret et autres" ont atterri au cours des dix derniers jours dans des aéroports de l'ouest et de l'est du pays pour livrer aux deux belligérants "des armes avancées, des véhicules blindés, des conseillers et des combattants".⁸

Ces "violations en cours" risquent de replonger le pays dans "une nouvelle spirale de combats intenses", s'alarme la Manul.
Ainsi, samedi, des affrontements autour de Tripoli ont fait au moins un mort -un ressortissant marocain- et sept blessés parmi les civils, a déclaré Amine al-Hachemi, porte-parole du ministère de la Santé du GNA.

La Libye est en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

En avril 2014, dans un entretien avec le journal Le Monde, le président Hollande a admis la vente d'armes françaises aux rebelles syriens combattant l'armée régulière.
Le journaliste Alban Mikoczy affirme sur France 2 que l'Inde devance l'Arabie Saoudite (10%) l'Égypte (5%) et les Emirats arabes unis (4,5%) comme clients de Macron. En revanche, les 27 états de l'Union européenne ne nous achètent pratiquement rien. 
Les armes françaises circulent et sont-utilisées au Yémen", précise Alban Mikoczy. "L'aviation des Etats du Golfe, principalement celle de l'Arabie saoudite, utilise régulièrement des avions et des munitions françaises. Cette question embarrasse d'ailleurs notre ministre de la Défense, le belliqueux Le Drian. Beaucoup moins en Syrie, car l'armée de Bachar el Assad s'équipe quasiment exclusivement auprès des Russes, qui, en soutenant le régime de Damas, font aussi tourner leur propre industrie", conclut le journaliste.



mercredi 4 décembre 2019

Pisa 2018: Macron s'accommode d'une 23e place

L’école française, élève prétentieuse aux ambitions déçues

Les jeunes Français scolarisés stagnent dans le milieu du tableau

Les notes de la France sont stables et l'effet Macron se fait désirer… Dans la nouvelle étude internationale Pisa sur les acquis des élèves, tombée ce mardi, leurs résultats ne baissent pas et Macron ne fait pas mieux que ses prédécesseurs avec un score moyen de 493 points qui classe les Français légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).
La France n'est d'ailleurs plus la 5e puissance économique mondiale. Elle a encore cédé du terrain, passant au 6e rang. D'après les chiffres des PIB 2017, se rapprochant de la 5e place du Royaume-Uni, l’Inde a même relégué la France en 7e position.

L'école française produit toujours de très bons élèves, mais reste globalement moyenne avec, de surcroît, l'une des systèmes éducatifs les plus inégalitaires parmi les pays développés. C'est ce qui ressort du dernier bulletin mondial des systèmes scolaires de la planète, publié ce mardi 3 décembre : le fameux classement Pisa.

Véritable baromètre des politiques éducatives, le "programme international de l'OCDE pour le suivi des acquis des élèves" mesure tous les trois ans depuis 2000 le niveau des jeunes de 15 ans à travers le globe. Pour cette édition Pisa 2018, plus de 600.000 élèves dans 79 pays ont passé des tests mesurant leurs performances en lecture et écriture (thème majeur de cette édition), en mathématiques, ainsi qu'en sciences. Il a fallu un an aux analystes pour trier et synthétiser les résultats, rassemblés en trois épais volumes.

La France légèrement au-dessus de la moyenne

Au classement Pisa, la France se situe en 22e position en lecture, le domaine qui était étudié de manière approfondie pour cette édition 2018. Avec 493 points, l’Hexagone dépasse légèrement la moyenne des pays participants, cotoyant la République tchèque, la Slovénie, l’Allemagne, la Belgique et le Portugal. "Une position honorable, moyenne plus", tiennent à relativiser les analystes de l’OCDE, quand d’autres observateurs s’inquiètent d’une telle position pour la septième puissance mondiale. 

Certains mettent en cause le 'pédagogisme', tandis que l'idéologie dominante, suivie par les media préférant suivre la tendance marxisante, pointe la persistance des inégalités sociales, lesquelles font de la France l’un des champions.
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L'"éducation nouvelle", courant pédagogique dominant qui s'inspire de Rousseau (orphelin dont l'enfance est marquée par l'errance et qui estime donc que l'Homme est naturellement bon, mais que la société le corrompt), défend le principe d'une participation active des individus à leur propre formation : les élèves sont des "apprenants" et sont au centre du système, ce qui suppose qu'ils ont la science infuse et la mutualisent, quand leur grands-parents la recevaient par la transmission des savoirs et l'apprentissage. Aujourd'hui, les méthodes actives sont censées exploiter les centres d'intérêt de l'apprenant, à partir du réel et du libre choix des activités, faire sortir ses connaissances enfouies en suscitant l'esprit d'exploration et la coopération. "L'enfant n'est pas un vase qu'on remplit mais un feu qu'on allume".
"Nous avons une place honorable, mais le gros point noir reste les inégalités sociales devant la performance", commente Eric Charbonnier, analyste à l'OCDE, spécialiste de l'éducation qui assure : "Il y a beaucoup de professeurs qui sont mal accompagnés et isolés." Déclarer à la journée mondiale des enseignants que les professeurs sont recrutés à un niveau de plus en plus dégradé serait certes peu confraternel, mais avant tout "politiquement incorrect". La performance étant de surcroît, on l'a compris, un concept haïssable.
Se réclament en France de l' "éducation nouvelle" (dont Henri Bassis, militant communiste, rédigea le Manifeste), le GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle), la FIMEM (Fédération internationale des mouvements d'école moderne) : pédagogie Freinet, LE CRAP- Cahiers Pédagogiques (Cercle de recherche et d'action Pédagogiques), les CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Éducation Active), ou la Pédagogie Montessori.
Les écarts de performance étant parfois faibles d'un pays à l'autre, l'organisation internationale constitue des groupes de pays aux résultats similaires plutôt qu'un classement à proprement parler. 
Depuis la première édition de Pisa en 2000, le niveau des jeunes en lecture et en écriture n'a pas progressé.  En la matière, le Royaume-Uni - malgré une densité de population plus forte - fait nettement mieux, avec 504 points.

Championne des inégalités, encore et toujours, soulignent les  idéologues de gauche

Résultat de recherche d'images pour "apprentissage lecture methode globale"En France, l'écart de résultat entre les élèves issus d'un milieu favorisé et ceux issus de classes sociales défavorisées est de 107. C'est considérable, et très nettement au-dessus de la différence observée en moyenne dans les autres pays (87 points). Comme si les élèves français étaient coupés en deux planètes. Comme s'ils n'appartenaient, en fin de compte, pas au même système scolaire. Comme si le collège unique n'existait pas depuis Savary.

"Les élèves défavorisés [en difficulté de déchiffrage de l'écrit] ont cinq fois plus de risque de se retrouver en difficulté que les autres, en compréhension de l'écrit", relève Pauline Givord, analyste à l'OCDE qui a codirigé une partie de l'enquête Pisa. Plus inquiétant encore : les jeunes issus de milieux populaires nourriraient peu d'ambitions d'études post-bac, même quand ils sont bons élèves.

Au chapitre des inégalités,
il n'y a qu'en Israël et au Luxembourg que les écarts sont encore plus élevés qu'en France. Ce constat alarmant n'est pas nouveau : le pédagogisme s'est développé au cours des années 80 et le creusement des inégalités en France s'est constaté entre dix et vingt ans plus tard, sans produire de choc significatif dans les politiques publiques. Cependant, "des efforts ont été faits depuis 2012, assure Eric Charbonnier de l'OCDE. Mais il est encore trop tôt pour en mesurer les effets." 
Les premiers élèves à avoir bénéficié de la priorité accordée au primaire, et à la création de nouveaux postes d'enseignants, sous le quinquennat de François Hollande, ne seront en effet testés par Pisa que lorsqu'ils seront devenus lycéens… pour l'édition 2024.

Trop d'incivilités en classe
Ce sont les jeunes eux-mêmes qui l'affirment - notamment en fonction de la formulation des questions - corroborant un constat déjà dressé par leurs enseignants : il y a trop de bruit  - et c'est le moins qui puisse arriver ! - dans les salles de classe. Un jeune de 15 ans sur deux déclare qu'il y a du chahut ou du désordre dans la plupart des cours, et un quart dans tous les cours ! Un niveau inquiétant qui place l'Hexagone très bas dans le tableau des élèves respectueux. "Il n'y a qu'en Argentine et au Brésil où l'indice du climat de discipline est inférieur à la moyenne observée en France", précise l'étude de l'OCDE.

L'indiscipline scolaire pénalise surtout les élèves déjà les plus fragiles, puisqu'il s'observe majoritairement dans les établissements les plus en difficulté. Un constat qui veut ignorer qu'un jeune en situation d'échec scolaire est un élève presque systématiquement indiscipliné, voire agressif. Les "sachants" de  l'OCDE assurent qu'il suffirait d'améliorer la formation des enseignants français sur la gestion de classe - conseil qui vaut pour la discipline comme pour le niveau en écriture, en maths ou en sciences - mais qui occulte le désengagement des parents démissionnaires qu'on veut pourtant introduire dans l'école, bien qu'ils soient défaillants en milieu familial : les parents de milieu favorisé à la rescousse de l'école, alors ? 

D'une manière générale, "les pays les plus performants de Pisa sont ceux qui investissent massivement dans la revalorisation du métier d'enseignant, et dans la formation", insiste Eric Charbonnier.

Blanquer, fataliste...
Résultat de recherche d'images pour "resultats enquete PISA 2018"


Jean Michel Blanquer a tiré la couverture à lui. 
Interrogé par la presse le 3 décembre sur les résultats de Pisa 2018, à Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, qui lui fait des recommandations sur tout ce qui ne va pas dans l'école française, le ministre de l'éducation nationale a la réponse facile : c'est exactement ce qu'il fait. Dommage que les résultats ne soient pas au rendez vous...

Les recommandations de l'OCDE à Macron

"Pisa est un outil important qui peut guider nos efforts pour que nos systèmes éducatifs soient prêts à relever les défis de l'avenir". Présentant les résultats de Pisa 2018 le 3 décembre, Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, a fait une mise au point sur ce que Pisa nous apprend de l'école française. Exposé d'autant plus attendu qu'il a lieu en présence du ministre de l'Education nationale, venu, comme plusieurs de ses prédécesseurs, entendre les recommandations de l'OCDE.

"La France occupe dans Pisa une place honorable au dessus de la moyenne dans les 3 domaines principaux", déclare A. Gurria. "Mais c'est un des pays les plus inégalitaires". Il a beau jeu d'en donner des preuves et d'ajouter qu'aux inégalités sociales s'ajoutent les inégalités ethniques. "Agir pour réduire les inégalités est urgent", dit-il au ministre. "L'enjeu principal est celui de la capacité du système scolaire français à faire progresser les plus fragiles. Il faut allouer les ressources là où il y a des besoins. Il faut former les enseignants et lutter contre l'échec scolaire dès le plus jeune âge". Comment, puisque les ministres successifs n'ont pas trouvé la bonne méthode ?

Avant Blanquer, pendant le quinquennat socialiste de Hollande, Vincent Peillon, Najat Vallaud Belkacem, ministres pourtant fortement marqués à gauche, étaient déjà venus à l'OCDE entendre les mêmes formules, sans effet évalué aujourd'hui. Car les inégalités sociales, la formation insuffisante sur le plan professionnel sont des données repérées depuis longtemps par Pisa. Malgré tout, les propos d'A. Gurria auraient pu réveiller l'Education nationale et susciter un "pisa-choc". Il n'en a rien été.

Les certitudes de Blanquer

Résultat de recherche d'images pour "blanquer arrogant""Le poids des déterminismes sociaux n'augmente pas", insiste Blanquer. "On a stabilisé ce facteur," affirme-t-il, banalisant le phénomène par comparaison puisqu' "il y a des inégalités dans de nombreux pays". Une raffarinade qui n'efface pas de chiffres meilleurs que peut afficher près de la moitié : seuls deux pays ont un niveau d'inégalités sociales par rapport aux résultats scolaires plus importants que nous sur 79 pays. Interrogé sur la mixité sociale dans les établissements, Blanquer s'abrite derrière des études à venir. De fait, depuis son arrivée, les projets lancés sous Najat Vallaud Belkacem sont gelés faute de soutiens rectoraux et de volonté ministérielle.

"PISA confirme ce que je dis depuis des années", assure sans crainte Blanquer. Selon lui, les pays qui progressent dans PISA ont modifié leurs pratiques pédagogiques pour "un enseignement structuré, explicite", ce qui ne veut pas dire grand chose, mais renvoie au discours ministériel. Interrogé sur ces méthodes pédagogiques, le ministre confirme que ses références sont 'Agir pour l'école' de Bentolila, un linguiste auteur d'ouvrages concernant notamment l'illettrisme des jeunes adultes et l'apprentissage de la lecture et du langage chez l'enfant ou du psychologue et président du Conseil scientifique de l'Education nationale, Stanislas Dehaene. Ce conseil d'intellos explique que le travail se concentrera principalement sur les sciences cognitives en lien avec les apprentissages, et non sur les neurosciences, lesquelles ont enterré la "méthode globale" qui, comme les "maths modernes" a fait tant de ravages.

Le ministre reste prudent sur le bilan de sa politique. "On note dans nos évaluations que certaines classes dédoublées ont des performances très importantes", avait certifié il y a quelques mois son cabinet mais, depuis, des experts ont montré que les dédoublements produisent peu de progrès des élèves.

Puisque l'OCDE souligne la faiblesse de la formation des professeurs français, révélée aussi par l'enquête Talis, Blanquer vante la réforme des INSPE (Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat et de l'Éducation) qui devrait apporter une "formation plus pratique" et la hausse de la formation continue. Et surtout un contrôle sur la formation des maîtres. En réalité, le budget 2020 prévoit la baisse des dépenses de formation dans le premier degré et leur stabilité à un niveau jugé insuffisant par l'OCDE dans le second.

Faute de pouvoir mettre les dédoublements en avant, c'est 'Devoirs faits' qui est utilisé par le ministre comme une réponse aux inégalités. Il s'agit d'un temps d’étude accompagnée gratuite pour aider des collégiens dans leurs devoirs dans leur établissement. Tout en reconnaissant que sa mise en place diffère beaucoup d'un endroit à l'autre, le ministre dit réfléchir à le rendre obligatoire pour les élèves faibles. A entendre BLanquer, on pourrait croire qu'il s'agit presque de cours particuliers. Mais ce n'est pas cela du tout. Le ministre envisage de le rendre obligatoire pour les élèves faibles.

Du coté de l'OCDE, Eric Charbonnier recadre. "Les inégalités ne sont pas une fatalité", assure l'expert. Pour cela il faudrait des ressources pour les établissements défavorisés. A bon entendeur...


vendredi 29 novembre 2019

Erdogan estime Macron "en état de mort cérébrale"

Qui supporte encore Macron dans le monde?

Incidents diplomatiques : après l'OTAN, la Turquie

Résultat de recherche d'images pour "Macron Erdogan"Le président turc Recep Tayyip Erdogan a taclé son homologue français Emmanuel Macron ce vendredi 29 novembre, le jugeant en "état de mort cérébrale". 
Une observation qui rend la monnaie de sa pièce à l'arrogant et qui consacre une escalade des tensions et le caractère tranchant de Macron, à une semaine d'un sommet crucial de l'OTAN à Londres, à l’occasion des 70 ans de l’alliance atlantique.
Erdogan ne fait que reprendre les termes insultants du président français, lequel avait jugé l'OTAN en état de "mort cérébrale". Recep Tayyip Erdogan ne fait que lui retourner le compliment, déclarant : "Je m'adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l'OTAN. Fais d'abord examiner ta propre mort cérébrale". "Ces déclarations ne siéent qu'à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale", a commenté le président turc lors d'un discours à Istanbul.  

Ces propos sans langue de bois sont une riposte aux condamnations initiales émises jeudi par Macron de l'offensive lancée le mois dernier par la Turquie en Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux. 

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait demandé à être reçu à Paris jeudi 28 novembre pour rencontrer le président Macron

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le président français lors d’une conférence de presse à l’Elysée à la suite de leur rencontre, jeudi 28 novembre, à Paris.
Le représentant des 193 Etats-membres de l'ONU comptait bien mettre les choses au clair avant le mini-sommet de Londres des 3 et 4 décembre. Une première explication de texte suite aux propos indignes de Macron jugeant l'Organisation des Nations unies en "état de mort cérébrale" , qui ont provoqué de vives réactions de soutien de l’Alliance atlantique dans les capitales européennes. 
Macron assume pourtant sa grossièreté au point de se féliciter d’avoir " réveillé" l’Alliance, en proie à "une déconnexion criante et inacceptable ", a-t-il insisté.


"Ce ne sont pas des déclarations, ce sont des insultes", s'insurge paradoxalement l'Elysée

Macron attend "du président Erdogan qu'il clarifie les choses". L'ambassadeur turc à Paris a même  été convoqué au Quai d'Orsay. 
Lors de son entretien avec The Economist, "le président de la République a posé les termes d'un débat qui nécessite des réponses de chacun des alliés, mais peut-être plus particulièrement de la Turquie", a ajouté le président français, habitué à mettre en cause ses interlocuteurs et à se dédouaner. 

"Il y a cette
question de l'opération turque en Syrie et de ses conséquences, la résurgence possible de Daech (...) mais il y en a d'autres encore sur lesquelles ce sont des réponses sur le fond qu'il nous faut", a accusé Macron dont on attend des propositions plutôt que des invectives.

Les relations Macron-Erdogan exacerbent les tensions avec l'OTAN
Or, Ankara est membre de l'Alliance atlantique, comme la France, et le sommet crucial de l'OTAN à Londres la semaine prochaine s'annonce houleux. Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique Boris Johnson doivent se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie. 

Le mois dernier, Ankara a lancé une incursion dans le nord-est de ce pays visant la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de "terroriste", pour des raisons historiques locales. Mais les pays occidentaux ont critiqué cette opération et Macron s'est cru autorisé à faire de la surenchère en insultant l'OTAN.

Les dirigeants turcs accusent Paris d'ignorer les préoccupations sécuritaires de la Turquie liées à la Syrie frontalière. "Qu'as-tu à faire en Syrie, toi ? Moi, j'ai le droit d'y entrer pour lutter contre le terrorisme. Mais toi, qu'as-tu à y faire ?", a lancé Erdogan. "Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela", a ajouté Erdogan à l'encontre de Macron. "Lorsqu'il s'agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu'il s'agit de verser à l'OTAN l'argent que tu lui dois, c'est autre chose"
"Il est tellement inexpérimenté ! Il ne sait pas ce qu'est la lutte antiterroriste, c'est pour cela que les Gilets Jaunes ont envahi la France", a-t-il encore asséné.

Suite à l'agression verbale de Macron déclarations jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait accusé la France de soutenir le terrorisme. 
"Il est déjà le parrain d'une organisation terroriste qu'il reçoit constamment à l'Elysée. S'il dit que son allié est l'organisation terroriste (...) il n'y a vraiment rien à ajouter", avait-il martelé.