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mercredi 1 avril 2020

Coronavirus : Facebook et Twitter suppriment des messages favorables à la chloroquine

Le pouvoir peut-il honnêtement se plaindre des réseaux sociaux ?

Twitter et Facebook restent-ils des espaces de liberté?
Facebook a supprimé ma page (Toutes les solutions)
Depuis le début de la pandémie de Covid-19 et dans le cadre de la lutte mondiale menée contre le coronavirus, les plateformes de réseaux sociaux ont durci leurs règles contre ce qu'ils jugent être des messages trompeurs ou dangereux
Ainsi, certains commentaires des propos insultants et/ou méprisants du docteur Laurent Alexandre sont rejetés, sans explication, tandis que cet urologue partisan de Macron peut continuer à invectiver et ostraciser quiconque ne marche pas au même pas que l'exécutif.

Tous ces messages ont été supprimés de Facebook, Instagram et Twitter, sur décision souveraine des équipes de modérations de ces plates-formes. 
Entre Macron et les géants du numérique, une relation qui s'est tendueDepuis mi-mars, Facebook, Mark Zuckerberg, PDG (ci-dessus avec Macron), comme Twitter, Jack Dorsay, président, en plus d’afficher des informations officielles de l’OMS et d’autorités sanitaires pour lutter contre la pandémie, ont en effet décidé de renforcer leurs règles de modération sur les sujets liés au Covid-19. Leurs critères ne sont pas connus, mais les messages critiques de la gestion gouvernementale subissent des coupes et sont menacés de fermeture autoritaire. 
Appel aux avocats pour soutenir les dépôts de plaintes contre les atteintes à la liberté d'expression, les abus de position dominante et les demandes fantaisistes ou partisanes de blocages.
Avec ça, "le respect de votre vie privée est notre priorité"...
Twitter anuncia que ya no aceptará publicidad política
Macron et Mark Dorsay qui , en octobre 2019, disait refuser  la publicité politique: a-t-il accepté la censure?
Le 26 mars, un communiqué de Facebook précisait ainsi que les messages présentant de "fausses affirmations à propos de remèdes ou traitements" contre le coronavirus ou "les affirmations selon lesquelles la distanciation sociale n’aide pas à lutter contre la propagation du coronavirus" seraient supprimés. 
Le 27 mars, à son tour, Twitter communiquait sur des principes similaires de fonctionnement de sa modération pendant la pandémie.

Bloquer et débloquer un utilisateur sur Twitter - Comment Ça Marche
Pour faire respecter ces règles, Facebook comme Twitter ont donc pris la décision rarissime de supprimer les messages de chefs de gouvernement. Ces plates-formes considèrent habituellement que le caractère informatif des messages émanant d’un président ou d’un chef de gouvernement nécessite de les laisser en ligne, ce qui a conduit plusieurs fois Twitter à ne pas modérer des publications dérangeantes de Donald TrumpA la différence de celles diffusées par le sénateur Bernie Sanders, qui, en août 2016, lança 'Our Revolution', une organisation située à l'aile gauche du Parti Démocrate visant à impliquer la population dans un changement politique radical.

L’hydroxychloroquine en question

Dans ce contexte, ces derniers jours, Facebook et Twitter ont également supprimé des messages préconisant des traitements à base d'hydroxychloroquine, mais jugés trompeurs. Cette molécule utilisée dans des essais cliniques à Marseille par le professeur Didier Raoult, en combinaison avec un antibiotique, fait l’objet d’une très vive lutte d'ego et rivalités commerciales, en dépit des résultats positifs quand le protocole est mis en oeuvre au début de la maladie : les mandarins et la presse dépendante des annonceurs pharmaceutiques font courir la rumeur que les premiers résultats publiés par le virologue Didier Raoult ne permettraient pas d’affirmer que ce traitement est véritablement efficace. "Qu'il ferme sa gueule !", éructe le libertaire pédophile Cohn-Bendit , tandis que l'urologue macronien Laurent Alexandre bave sur les travaux du professeur en les traitant de "pourris"...

Le 27 mars, Twitter a supprimé un message de Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York et figure du Parti républicain, qui affirmait, à tort, selon Le Monde, que "l’hydroxychloroquine a un taux de 100 % de réussite pour soigner le coronavirus" : en réalité, même les essais à la méthodologie contestée du professeur Raoult n’affichent pas un résultat de 100 %, affirme cette presse affamée de recettes publicitaire. Le patron de l'IHU de Marseille qui a consacré sa vie à la recherche sur les virus affirme pourtant qu'après 1.291 patients de traitements bien conduits, au 30 mars, il ne déplore qu'un seul décès, un homme de 84 ans, qui n'était pas un candidat idéal au traitement... 

Facebook a également supprimé une vidéo de Jair Bolsonaro - qui a succédé à un centriste, lui-même successeur de plusieurs présidents d'extrême gauche (Dilma Rousseff, après Lula, tous deux poursuivis pour corruption) - parce que le président brésilien y affirmait que l’hydroxychloroquine est un traitement efficace, "ce qui n’est pas scientifiquement prouvé', estime la presse.

"Sont interdits sur nos plates-formes tous contenus ou fausses informations qui représentent un réel risque de préjudice physique", a expliqué Facebook au Monde. Des cas de toxicité cardiaque liés à des prises en automédication de Plaquenil (nom commercial de l’hydroxychloroquine) ont été signalés en France, notamment en région Nouvelle-Aquitaine, où des patients ont dû être admis en réanimation. Le professeur Raoult a dû rappeler qu'il ne préconise pas la vente libre et que le traitement doit être administré en milieu hospitalier, toute la profession reconnaissant "en même temps" que toute prise de médicament est potentiellement dangereuse d'un sujet à l'autre.

Règles "globales"

Twitter tente de justifier le rejet (modération !) du message de M. Giuliani, comme d’autres, parce qu’il était jugé - par des modérateurs anonymes - en violation de ses règles prohibant les Tweets "pouvant aller à l’encontre des informations de santé publique communiquées par les sources officielles et qui pourraient entraîner un plus grand risque aux personnes de contracter le Covid-19", ce dernier point dépassant les limites supérieures de la subjectivité malveillante et suspecte. Et d'ajouter, cerise sur le gâteau : Ces règles sont applicables au niveau global"... La transparence a  fait d'un coup plusieurs bonds en arrière.

Ces règles de modération "globales" se justifient mal aux Etats-Unis, où l’intérêt pour l’hydroxychloroquine est globalement moins fort qu’en France, puisque la pandémie ne les a atteints qu'après la Chine et ensuite l'Europe. Les données de recherche de Google montrent que deux très importants pics d’intérêt pour cet anti-paludéen ont eu lieu les 19 et 24 mars, dates auxquelles Donald Trump avait respectivement approuvé l’utilisation de ce médicament, puis l’avait qualifié de "don du ciel". La foi ne sauvera pas les adorateurs de la Science.



L
a FDA, a autorisé le 30 mars l’usage de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine

"Des rapports non confirmés suggèrent que ce médicament peut présenter un intérêt dans le traitement des patients hospitalisés," admet le régulateur américain du médicament.
Il indique également que "la dangerosité de ces médicaments n’a été étudiée que [dans son usage habituel d’anti-paludéen] et non pour les patients touchés par le Covid-19", une évidence puisqu'il ne tue que depuis fin décembre 2019.
Bilan des pays les plus touchés par l'épidémie de coronavirus ce mercredi 1er avril 2020On estime à plus de 34 000 le nombre de décès dans le Monde à cause du Covid-19. Les Etats-Unis dépassent la barre des 4.000 morts avec 865 décès en 24 heures, l'Espagne la barre des 9.000 décès et l'Iran celle des 3.000 morts. Le Royaume-Uni dépasse les 500 morts journalier tandis qu'il est en baisse en Italie à 727 ce jour.
En France, on décompte ce soir 24.639 personnes hospitalisées pour cas de Covid-19 en France, soit .882 de plus qu'hier. L'Outre-Mer compte 167 hospitalisations, 36 patients en réanimations, 85 retours à domicile et 11 décès.
6.017 patients sont ce mercredi soir dans un état grave nécessitant une réanimation.

samedi 22 février 2020

Le gouvernement français, champion de la censure sur Twitter ?

80% des demandes de retrait de tweets dans le monde proviendraient du gouvernement français en 2016

La France est 2e derrière la Turquie



Le vice-président du RN Jordan Bardella a mis le doigt sur les "dérives" de la France "à l’égard de la liberté d’expression". Cette révélation de l'eurodéputé sur LCI dimanche 16 février, est toutefois attaquée par la presse de gauche qui refuse d'y voir un exemple flagrant de censure sur internet.

Des fact checkers se mobilisent pour le contredire, sans preuves !


Notre presse fait de l'info à partir d'a priori.

Que la Turquie soit le premier pays en termes de demandes de suppression de posts sur Twitter, au vu de la politique de Recep Tayip Erdogan concernant les réseaux sociaux - c'est ça la preuve - , jusque-là ils n'ont rien à redire, bien au contraire. Mais "que la France soit le deuxième pays au classement paraît bien plus surprenant" : sur quelle base, cet étonnement ? La voici : " vu l'écart avec le troisième, la Russie".


La presse partisane nie en bloc en se fondant sur un "rapport de transparence" de... Twitter !
On n'est jamais mieux servi que par soi-même...Twitter a publié son rapport semestriel (janvier 2014-juin 2014 : ça date et Twitter ne fait pas de zèle pour renouveler l'opération !) sur la transparence des demandes d'informations et de suppressions de posts de ses utilisateurs. Des demandes qui ont augmenté de 46% par rapport aux six mois précédents, concernant le quinquennat Hollande (2012-2017). Avec quelques surprises.

Au total, 2.058 requêtes d'informations sur les utilisateurs ont été formulées au réseau social en provenance de 54 pays différents. "La grande majorité, sans surprise [commentaire partisan], provient des Etats-Unis" (2009-2017, c'est l'administration démocrate d'Obama): 61% (1.257 demandes pour 325 millions d'habitants et plusieurs comptes Twitter par famille). Suivent, loin derrière, le Japon (192 demandes), l'Arabie Saoudite (189 demandes) ou encore le Royaume-Uni (78 demandes).

De ce point de vue, la France "semble rester calme" (sic) avec seulement 36 demandes d'informations effectuées (pour seulement 65 millions d'habitants); mais seuls 8% des comptes concernés ont vu leurs informations communiquées, sans que soit précisé le taux correspondant aux USA, si on veut comparer équitablement.


La France reste-t-elle seulement vice-championne de la suppression de posts ?




Si les demandes d'informations sont relativement faibles en France, ce n'est pas le cas pour les demandes de suppressions de posts. Dans ce classement-là, la France arrive deuxième, juste derrière la Turquie, ce qui indépendamment de la comparaison avec le régime turc et en l'absence de données concernant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord, malgré une population française 
cinq fois moindre que les USA au temps d'Obama.

Les autorité turcs ont émis 121 demandes de suppressions de la part des autorités - contre 36 en 2014 : près de quatre fois plus en moins de six ans -, ainsi que 65 demandes de suppressions soutenues par une décision de justice avec un résultat impressionnant : 17 comptes supprimés et 183 tweets censurés par Twitter... soit 30% des demandes.
Et la France socialiste de Hollande : avec 107 demandes de suppression par les autorités et une demande soutenue par une décision de justice, le pays des droits de l'Homme a fait censurer 30 tweets (28% des demandes).
A eux seuls, la Turquie et la France sont à l'origine de la suppression de 213 tweets sur les 251 tweets supprimés entre janvier et juin 2014.
Que la France représente moins de 2% des demandes ne change rien. C'est juste une présentation fallacieuse des atteintes à la liberté d'expression en France.


Les dernières données officielles publiées par Twitter, au premier semestre 2019

Sur un total de 17.510 requêtes dans le monde (incluant la Chine, Cuba ou la Corée du Nord) - en hausse de quelque 84% -, on dénombrait 347 demandes de retrait légales en France, plus de 3 fois plus sous Macron que sous Hollande, sous l'effet de la campagne présidentielle du candidat d'En Marche!. 
Les chiffres produits par l'eurodéputé RN ne sont donc pas délirants comme le suggèrent les rois de la "carabistouille" chiffrée du 'fact checking' macronien.

Les socialistes obtiennent, pour l'heure, le pompon
Au second semestre 2013, quand le nombre de requêtes a atteint 87% des demandes de suppressions de tweets dans le monde, Hollande a fait grimper le pays à la première place. Or, à cette époque, quand seulement 25 pays étaient comptabilisés, mais les 353 demandes légales françaises plaçaient la France au premier rang mondial des atteintes aux libertés, qu'on le veuille ou non, de quelque manière qu'on s'y prenne pour maquiller la réalité.

Avec 1.800 demandes en 2016, il est difficile d'affirmer que Jordan Bardella déraille, si ses contradicteurs passent sous silence le rang de la France au classement mondial,  pour asséner que 19% du total mondial des requêtes s'est rien si le suivant n'est qu'à 15%... 

La France doit se comparer avec la Turquie et la Russie : flatteur ?

Il faut retenir que les Etats autoritaires exercent des pressions sur Twitter.
Les 'fact checkers" ne sont pas que des décrypteurs malveillants des chiffres mais leurs manipulateurs à des fins politiciennes. Depuis 2013, ce sont la Turquie et la Russie qui envoient le plus de requêtes de ce type à Twitter, insistent-ils, mais que ne prennent-ils pas les années 2016 ou 2019 pour référence?

Outre le gouvernement, les demandeurs de censure sont le Parquet ou les avocats. 
Même si on reste dans le domaines des corps constitués contrôlés par l'Etat ou tel ou tel conseil d'ordre professionnel, l''eurodéputé aurait dû préciser que le gouvernement n'est pas le seul demandeur, car les requêtes pour supprimer un contenu peuvent aussi émaner des forces de l'ordre, d'avocats ou d'organisations partenaires qui luttent contre les discriminations. Elles peuvent aussi découler de décisions de justice. Twitter cite plusieurs exemples de contenu retiré au cours des dernières années, notamment des tweets haineux à l'encontre de Bilal Hassani, la star française de l’eurovision 2019. En mai de la même année, une association avait demandé et obtenu la suppression d'un tweet homophobe contre les deux otages français au Bénin. 
Cela dit, les exemples pourraient être nettement moins flagrants. N'importe quelle personne critiquée peut signaler un post, voire un compte, qui lui déplaît. De surcroît, les cadres de Twitter ne sont exempts de préférences politiques, d'idées préconçues et d'égards envers les personnes influentes. Ainsi aucun tweet considéré 'raciste' ou misogyne de Trump n'a été supprimé.

Twitter est loin d’approuver toutes les demandes de retrait.
Quand bien même le nombre de requêtes légales serait important, la plateforme n’accepte pas toujours de supprimer le contenu visé. Ce serait une chance, si  la plateforme de micro-blogging prenait la peine de justifier ses fermetures, elles-mêmes autoritaires et sans appel : la victime ne sait pas qui est l'auteur de la requête.
  
On observe d'ailleurs que le taux d'approbation de Twitter est relativement faible pour la France : 9% sur les six premiers mois de 2019. Pour chaque demande, Twitter vérifie la conformité des tweets avec ses conditions d’utilisation. Mais l'interprétation de ses critères reste subjective et  donc l'incrimination floue et donc discutée.  

A partir de là, deux possibilités de sanction : soit la plateforme juge souverainement un tweet contraire à ses conditions d’utilisation et elle peut aller jusqu’à la suppression du contenu ; soit elle juge le contenu contraire seulement à la législation d’un pays en particulier, alors il pourra être "restreint", c’est-à-dire inaccessible aux utilisateurs dans le pays où la loi a été enfreinte.

jeudi 20 juin 2019

Les tarifs SNCF font-ils du train une alternative sociale à la voiture?

Une cliente se plaint des trains trop chers, le CM de la SNCF part en vrille

Quand un cheminot se croit supérieur 
retranché derrière son ordi
 
Résultat de recherche d'images pour "sncf rapprochons nous"
La réforme du statut des cheminots imposée par Macron ne passe visiblement pas.
Pour autant, l'usager de la SNCF en connaît plus d'un qui, retranché derrière ce statut, se prend pour son arrogante ministre, l'hermétique Elisabeth Borne. L'impudent employé aux relations numériques avec la clientèle de ce qui reste un service public aurait dû tourner son smartphone (de service) sept fois dans sa main avant de tweeter ces mots dont il s'autorise l'outrecuidance du fait qu'il rédige dans l'anonymat, sans respect aucun, ni de l'entreprise, ni de ceux qui la financent trois fois, par leur usage et leur impôt, mais aussi par le versement de son salaire:
Tweet supprimé par l'un des futurs ex CM de @SNCF #tgvmax@DaneMarseillepic.twitter.com/suRzX0f6su
— Fallait Pas Supprimer  (@FallaitPasSuppr) 7 juin 2019
Résultat de recherche d'images pour "slogan sncf humour"
"Comment les 'pauvres' pourront prendre le TGV si un aller coûte 179 euros ?", demandait une utilisatrice sur Twitter, dans un message publié à l’adresse de la SNCF et de la ministre des Transports, Elisabeth Borne.
Une question à laquelle l’entreprise ferroviaire a répondu : "Comme vous devez le savoir, la réponse reste inchangée : l’offre TGVmax est une offre qui permet de voyager en illimité hors période de très forte affluence." Une réponse qui n’a visiblement pas satisfait l’utilisatrice, qui a rétorqué, tout de go :
"Vous répondez à côté. Le sujet est sur le prix d’un billet pour une personne qui gagne 850 euros par mois. Comment va-t-elle pouvoir payer 179 euros l’aller pour un TGV ? Le sujet est l’accessibilité du transport quand on vit sous le seuil de pauvreté. #mobilité"
Et c’est là que le community manager responsable de communauté de la SNCF aurait mieux fait de réfléchir à deux fois avant de valider ses propos à la vitesse d'un TGV. Voici le message qu’a envoyé celui qui se prend pour bac +7:
"Et comment fait-elle aussi pour s’acheter un smartphone de dernière génération : même débat et je pense que c’est compréhensible même pour les gens qui n’ont pas Bac+7.À très vite, l’équipe TGVMax"
Résultat de recherche d'images pour "liste des slogans SNCF"
Rapidement,  les commentaires ont fait un arrêt en gare du réseau social, tels que  "mais quel mépris", "rien ne va dans sa réponse" ou encore "la violence !". Depuis, la SNCF tente de sauver les meubles en tweetant une réponse identique à tous les internautes qui l’interpellent :

"Bonjour, nous regrettons la tonalité déplacée de ces réponses [sur le fond, rien d'anormal!]. Elles ne reflètent en rien nos valeurs [mot galvaudé] et sont incompatibles avec le comportement nécessaire à l’exercice de nos métiers."
Résultat de recherche d'images pour "Slogan la SNCF"
"Un très ferme rappel a été effectué auprès de l’agent concerné", a-t-elle ajouté.
Comme il est très probablement syndiqué, c'est peine perdue, même "très ferme".


samedi 8 juin 2019

Schiappa a fait suspendre des comptes Twitter qui ont contesté sa version de l'"attaque" de son domicile

Pourquoi Twitter a-t-il cédé à l'injonction de la secrétaire d'Etat parano ?

Volonté de puissance de Schiappa en crise d'affirmation de soi 

Résultat de recherche d'images pour "Schiappa volonté de puissance"Plusieurs utilisateurs du réseau social ont vu leur compte bloqué une demi-journée après avoir partagé un article de "Libération" évoquant l'action nocturne de "gilets jaunes" en passant par hasard devant le domicile de la secrétaire d'Etat au Mans. Auteur de l'article à l'origine de la sanction, le quotidien Libération a-t-il subi égalitairement la colère de la sous-ministre?   Son cabinet a indiqué qu'il faisait supprimer "toutes les publications montrant la maison" de Marlène Schiappa. Et Libé a-t-il été soumis à la même peine?

Se croyant en démocratie, ils se sont étranglés en découvrant le message leur annonçant la sanction. Plusieurs internautes ont vu leur compte Twitter bloqué pendant douze heures, mardi 28 mai, après avoir partagé sur le réseau social un article de Libération revenant sur l'action menée en pleine nuit par des "gilets jaunes" se retrouvant par hasard devant le domicile de la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les genres, Marlène Schiappa, au Mans.

ObjectifOcéan@objectifocean
Sachez le, partager l’article de @CheckNewsfr de @libe sur « Que voit-on sur la vidéo des Gilets Jaunes devant le domicile de @MarleneSchiappa » vaut un ban de Twitter de 12h !!!!
Vous justifier ça comment @TwitterFrance ? Aucune réponse au fait de faire appel !
Censure ?
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27 personnes parlent à ce sujet
Sandra Allégatière@SAllegatiere
@TwitterFrance c'est une blague ? Mon compte principal @11sandy71 limité pendant 12h pour avoir partagé un article de @libe @CheckNewsfr ? J'aurais enfreint les règles ? Non mais ça va pas bien ?
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82 personnes parlent à ce sujet
Valerio Motta@valeriomotta
Donc @TwitterFrance a bloqué le compte d'un ami parce qu'il a... tweeté le lien de l'article de @libe
TOUT VA BIEN.
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90 personnes parlent à ce sujet
Bertrand de Volontat@Bert_deVolontat
À son tour le compte Twitter d'@updayFR bloqué 12h à cause de l'info Schiappa de @CheckNewsfr. Tout bonnement scandaleux. Une app' d'information censurée en France. Y a pas d'autres mots.
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Hyperactif, le cabinet de Marlène Schiappa est aussi virulent

Résultat de recherche d'images pour "marlene schiappa toute puissante"
Ceci n'est pas une tête infestée de poux:
c'est une "fake news" !
Le cabinet de la secrétaire d'Etat a confirmé qu'il fait supprimer "toutes les publications montrant la maison" de Marlène Schiappa. Pour ce faire, la garde rapprochée de Schiappa a dénoncé à Twitter les tweets partageant l'article. N'importe quel internaute peut en fait, en quelques clics, signaler un message ou un utilisateur enfreignant les règles du réseau social. Les intolérants au pluralisme peuvent se défouler tout en manifestant leur toute puissance en faisant bloquer un compte ou en empêchant l'accès à leur propre compte aux "mécréants politiques". Quant aux politiciens en difficulté, ils lâchent leur meute sur la toile  pour apporter la contradiction, voire "déchirer" l'internaute mal-pensant, la soudaine déferlante de critiques orchestrées réussissant généralement à détourner ainsi  les timides et les influençables du compte sali de bave.  Rarement les membres du gouvernement s'abandonnent-ils directement à ce type d'intimidation : les basses besognes sont assignées au Cabinet qui dispose de juristes aptes à déterminer, dans le meilleur des cas, l'angle légal d'attaque le plus favorable, au pire, le prétexte cousu de fil blanc ou populiste.   
La cheffe de cabinet de cette secrétaire d'Etat est dénommée Harmonie Sala qui vient du cabinet Vogel et Vogel, avant d'être collaboratrice parlementaire du député MoDem du Finistère, Erwan Balanant. Or, un membre fondateur de la société d'avocats Vogel & Vogel,  est un certain Louis Vogel, maire UMP de Melun, qui participa, en novembre 2017, à la création d'Agir, la droite constructive, un groupe d'exclus du parti Les Républicains pour collaboration avec le pouvoir macronien: parmi eux (Frédéric Lefebvre, Laure de La Raudière ou Fabienne Keller), on note Franck Riester, leur président, que Macron a porté de son garage à la tête du ministère de la Culture. Louis Vogel est signataire de la tribune publiée par des maires de droite et de centre-droit appelant à soutenir Emmanuel Macron.
Le directeur de cabinet de Schiappa est Thomas Brisson, un ancien collaborateur parlementaire d'Elisabeth Guigou, ex-députée PS de Seine-Saint-Denis, puis conseiller technique au cabinet de Jean-Michel Baylet, homme d'affaires socio-libéral (groupe de presse La Dépêche du Midi), ministre de Hollande à l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, et qui, à ce titre, pourrait avoir une fibre plus sensible à la lutte des Gilets Jaunes. Baylet est une figure franc-maçonne du Sud-Ouest et le père de Schiappa, un libre-penseur.
Le cabinet de Marlène Schiappa a alerté directement Twitter France. 
"On les a prévenus qu’on signalait tous les tweets qui ne respectaient pas la vie privée et la sécurité de la ministre", déclare un membre anonyme de son équipe ministérielle, pour tenter de justifier la suppression des documents video fragilisant la thèse de la sous-ministre qui se déclare menacée à son domicile du Mans par les Gilets jaunes.

"J'ai reçu une notification de Twitter me disant que mon compte était bloqué, parce que j'avais enfreint les règles de Twitter, et me mettant le tweet incriminé", raconte à franceinfo le détenteur du compte ObjectifOcéan.
L'utilisateur dispose alors de deux options. 
Soit il supprime son tweet et celui-ci est remplacé par un "avis" indiquant que le tweet n'est plus disponible. (sic)
Soit il fait "appel" de la décision. "J'ai fait appel du blocage, poursuit le possesseur d'ObjectifOcéan, mais je n'ai pas encore obtenu de réponse." Le compte reste donc bloqué, le temps qu'il faudra...

"Qu'on accepte le blocage ou qu'on fasse appel, ça ne change rien. De toute façon, le compte est bloqué pendant douze heures", constate Bertrand de Volontat, à la tête de l'application upday France, dont le compte a été bloqué. L'utilisateur du compte bloqué peut toujours consulter Twitter et envoyer des messages privés, mais il ne peut plus publier de tweets, ni retweeter ou "liker" d'autres tweets.
Et pourtant, la démonstration n'est pas faite que le blocage est justifié. 

La "célérité suspecte" de Twitter

Résultat de recherche d'images pour "Les Animaux malades de la peste"Car, comme l'explique Libération, son article sur la manifestation nocturne des "gilets jaunes" devant le domicile manseau de Marlène Schiappa était illustré par une capture d'écran de la vidéo prise lors de l'action. Or, celle-ci montrait la porte d'entrée de la maison. La rédaction du journal a d'ailleurs été contactée par le cabinet de la secrétaire d'Etat. Celui-ci demandant que l'image soit au moins floutée, parce qu'elle donnait "une certaine idée du lieu". Le quotidien assure s'être exécuté. Mais un "problème technique" a fait que l'image initiale - et non floutée - restait attachée à l'article lorsque celui-ci était partagé sur les réseaux sociaux.
"Pour un média, Twitter, c'est notre vitrine. En être privé d'accès pendant douze heures sans aucune alternative, c'est un peu exagéré", déplore Bertrand de Volontat. "Le plus étonnant dans cette affaire, c'est la célérité suspecte avec laquelle Twitter a agi, juge le propriétaire du compte ObjectifOcéan. Il y a deux poids, deux mesures si on se retrouve avec des entreprises privées qui agissent en quelques heures quand c'est une personnalité politique - a fortiori une membre du gouvernement - qui le demande, alors qu'elles mettent beaucoup plus de temps à réagir lorsque c'est un simple citoyen qui fait le signalement."
"A quel moment, quand des gens partagent des vidéos de chez moi agrémentés d'appels aux violences, le sujet important traité c'est : 'est-ce que Schiappa a signalé ces contenus à Twitter ?'", s'est indignée Marlène Schiappa sur sa page Facebook personnelle, jeudi. Dans un communiqué, mardi, ses avocats ont prévenu que la secrétaire d'Etat "poursuivra en justice toute publication d'images permettant d'identifier son domicile, ce qui porte une atteinte grave à la sécurité et à l'intimité de la vie privée de sa famille".

"Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés".
" Selon que vous serez puissant ou misérableles jugements de cour vous rendront blanc ou noir". 
Ces expressions, comme aussi "crier haro sur le baudet", tirent leur origine de la fable de La Fontaine "Les Animaux malades de la peste"...
La "peste brune qui a manifesté sur les Champs-Elysées" - évoquée par Darmanin -  dès novembre 2018 à propos des Gilets jaunes a-t-elle gagné la macronie ?

mercredi 5 juin 2019

Ces internautes macroniens chantent les louanges de Macron en meute sur la toile

Hyperactifs, souvent anonymes et virulents : qui sont les soldats de Macron sur Twitter ?

Ces groupies racontent avoir investi Twitter pour, notamment, défendre leur conception de la politique...


Certains hystéro-macroniens publient jusqu'à 115 tweets par ...heure. 
"Moi, un robot ? Un troll ? Ça me fait rire !" Au téléphone, Marc ne laisse rien transparaître d'un éventuel agacement lorsqu'on l'interroge sur son activité militante sur Twitter. Issu des rangs du PS, ce jeune retraité de 60 ans, devenu un soutien convaincu d'Emmanuel Macron, est pourtant au courant des soupçons qui entourent la campagne menée sur Twitter par les militants de La République en marche.

Début avril, Mediapart a dénoncé en effet une "instrumentalisation des réseaux sociaux" menée par des comptes "en grande majorité anonymes" se revendiquant de la majorité présidentielle.
 
Plus récemment, le journaliste du Monde et de l'émission de France 5 "C à Vous" Samuel Laurent lâcha sur Twitter que certains partisans de LREM n'hésitaient pas à se construire de toutes pièces une fausse identité avant de défendre le président, quand d'autres publiaient un nombre astronomique de messages, parfois agressifs, en un temps record.
 
Ces centaines de stakhanovistes macroniens anonymes et hyperactifs sont-ils d'authentiques "marcheurs" ou des robots programmés pour propager la parole du parti ? Leur conduite est-elle dictée par le mouvement ?

Caricatures balourdes et invectives

Ressentiment envers une presse jugée hostile [!] au président pour Marc, crainte d'un avènement du "populisme européen" pour Myriam, "affolement" suscité par le mouvement des Gilets jaunes pour Géraldine, les militants LREM habitués à publier plusieurs centaines de messages par jour racontent avoir investi Twitter afin de défendre leur conception de la politique et occuper un terrain numérique où "insoumis" et militants nationalistes étaient, selon eux, déjà bien implantés.
A l'image de Myriam, "marcheuse" de la première heure basée près d'Aix-en-Provence, qui revendique de tracter sur les marchés de Gardanne "où les 'Gilets jaunes' et les partisans du Rassemblement national sont nombreux", certains sont actifs au sein de la section locale du mouvement, quand d'autres préfèrent se cantonner à une activité en ligne. 

Et leurs publications ne font pas forcément dans la dentelle. Certains soldats numériques de LREM n'hésitent pas à relayer des dessins et montages parodiques, parfois sur le terrain de leur vie privée.

marco@MARCLANDES40
Championne de plongée!!
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Mimi13100 #GiletBleu @Mimib13100
Quel est le plus gros défaut de @JLMelenchon ?
Sa vipère ! Heu pardon ! Sa compagne !!!!
Mimi13100 #GiletBleu @Mimib13100
Témoignage édifiant qui explique le système Chikirou à qui un surnom comme « Cruella » serait d’une justesse implacable !!!
Quant à Jean Luc Mélenchon, on a les bras qui tombent !!!
Ce parti est un panier de crabe surréaliste !!! Leurs méthodes de calomnies cruelles sont à vomir https://twitter.com/bertrand4444/status/1119158768212643847 …
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"C'est mon petit humour à moi, même s'il est peut-être à la con. Mais on ne m'engueule pas trop là-dessus, sourit Marc, militant LREM des Landes qui justifie aussi la tonalité de ses messages par le climat général du réseau social. Je pensais être vacciné par les attaques violentes après le quinquennat de François Hollande, mais là, c'est encore un autre niveau ! Le Macron-bashing de mauvaise foi est permanent sur Twitter," estime-t-il.
Myriam évoque elle aussi ces invectives incessantes pour justifier son anonymat. "Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, on a tous été plus ou moins directement menacés. J'en suis arrivée à un point où j'avais peur pour mes enfants", renchérit la quinquagénaire, qui redoute également que son militantisme en ligne lui porte préjudice dans sa recherche d'emploi.

Jusqu'à 115 tweets à l'heure

"Y a-t-il une automatisation ? Nous n'avons pas pu l'établir." Outre la tonalité de leurs messages, la fréquence de publication de ces macroniens convaincus sur les réseaux sociaux interpelle. Dans le cadre d'une enquête publiée début avril par Mediapart, le chercheur indépendant en sécurité informatique Baptiste Robert a analysé l'activité de certains comptes Twitter pro-LREM. L'un d'entre eux, tenu par un dénommé Lionel Costes – qui n'a pas répondu aux tentatives de contact répétées –, affole les compteurs avec parfois 115 tweets en une seule heure. "Un tel rythme de publication pose forcément question, expose Baptiste Robert.  
Ce qui est certain, c'est que ce comportement relève de la manipulation de trafic : privilégier le volume pour affirmer sa présence et son nombre, assume Baptiste Robert, chercheur en sécurité informatique : macronien à temps-plein, pendant ses heures de travail salarié...
Avec 441 messages publiés ou partagés pour le seul mercredi 15 mai, Marc est à peine moins productif. Avant de répondre par téléphone à des questions, l'ancien militant PS avait d'ailleurs envoyé 75 tweets en deux petites heures. "Cela vous interpelle ? Mais moi, je vois cela tous les jours et dans tous les partis ! Dès que je vois un message qui me plaît, je le partage, je mets un 'cœur'… C'est très rapide à faire !" se défend-il, tout en reconnaissant passer "quatre à cinq heures par jour" sur le réseau social. 
C'est vrai que c'est devenu une petite passion. Lors de mes dernières vacances en Espagne, je retweetais des messages d'amis LREM, alors que je bronzais au bord de la piscine ! Marc, militant LREM 
Myriam ne dit pas autre chose. "Depuis que je suis au chômage, Twitter est presque devenu ma vie sociale", admet la quinquagénaire, 254 tweets au compteur lors du même mercredi. "Parfois, mon conjoint rentre à la maison et me retrouve pliée de rire sur le canapé sans comprendre pourquoi : c'est parce que je plaisante avec des copains de Twitter", continue la "marcheuse", qui confie avoir tissé sur le réseau des liens "sans doute similaires à ceux que certains 'gilets jaunes' ont noués sur les ronds-points". Peut-être lui reste-t-il un moment pour "traverser la rue", à la recherche d'un emploi...

Sans parler des députés de la majorité, formatés et dociles, pochettes d'éléments de langage sous le bras (remis chaque matin par Gigi Le Gendre), peut-on pour autant écarter l'existence de robots macroniens, qui partageraient automatiquement sur Twitter les messages favorables à la majorité ? "LREM n'en utilise évidemment pas, sourit-on dans le mouvement. Mais ce type de processus est très simple à mettre en place, et il est impossible d'être certain qu'aucun militant ne l'utilise..."
Pour tenter d'en avoir le cœur net, il suffit de publier sur Twitter plusieurs messages contenant des mots-dièses favorables à la majorité présidentielle. Dernier signe faisant pencher la balance du côté d'une simple utilisation intensive de Twitter : aucun des militants hyperactifs interrogés n'a publié de message au cours des différents entretiens menés par téléphone.

Des actions coordonnées dans des groupes privés

Qu'il s'agisse de louer l'exécutif ou d'invectiver l'opposition, les publications partisanes des défenseurs de Macron sont souvent partagées et "aimées" plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de fois.
marco@MARCLANDES40
Le Président de la République Emmanuel Macron fera ses annonces et commentera ses décisions.. non pas seul depuis un bureau de l’Elysée, mais lors d’une belle conférence de presse jeudi prochain.. il va y avoir d’excellentes parties de ping-pong à mon avis et des mises au point!!
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173 personnes parlent à ce sujet

Laurent SEGNIS@LaurentSegnis
Parcourir @FacebookFR et tomber sur ça ...
Fermer @FacebookFR avoir envie de vomir puis sentir monter une immense colère
Quand on sait que deux jeunes soldats on perdu la vie dans l’opération qui a conduit à libérer ces désormais ex-otages...



Mimi13100 #GiletBleu @Mimib13100
Ils auront tout osé ces gros minables jaunâtres... Si au moins ils avaient une once de respect pour les deux militaires qui y ont laissé leur vie... Ces ordures sont la lie de la société !
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La plupart des militants interrogés sur leur pratique admettent coordonner leurs actions à l'aide de conversations de groupe privées sur Twitter ou sur la messagerie privée Telegram. "Je participe à environ une quinzaine de ces conversations sur Twitter. Certains militants LREM des Landes ou de l'Hérault m'y demandent de relayer leurs messages", détaille Marc. Le jeune retraité reconnaît également que les sympathisants y organisent parfois des opérations visant à partager massivement certains mots-dièses pour tenter de les faire passer pour des tendances de Twitter. 
Les entreprises de sondages s'y laissent-elles prendre ?

Ce type de propagande numérique est assumée par La République en marche, parce que c'est jugé jeune et innovant. "Nous avons plusieurs boucles thématiques. L'une d'entre elles est consacrée à l'actualité de LREM, une autre à celle de la liste Renaissance pour les élections européennes, etc. Nous avons envoyé un e-mail aux adhérents pour les inviter à s'y inscrire", précise-t-on à l'intérieur du mouvement.
Certains canaux de discussion utilisés par des "marcheurs" de renom sont moins officiels, mais plus explicites. Au lendemain du troisième samedi de mobilisation des "gilets jaunes", au cours duquel l'Arc de triomphe avait été vandalisé à Paris, une boucle Telegram baptisée "Riposte En Marche !", "strictement réservée aux Marcheurs et aux Modems", a été créée. Dans ces messages, élus, militants et salariés du parti s'y partagent des éléments de langage destinés à défendre des membres de la majorité, ou encore s'invitent à voter en faveur d'Emmanuel Macron dans un sondage en ligne.
Capture d'écran de la boucle Telegram "Riposte En Marche !", dans laquelle certains élus, comme la porte-parole de LREM Aurore Bergé, partagent des éléments de langage favorables à la majorité:les assistants parlementaires sont aussi payés pour ça !.
C'est également dans cette boucle que Pierre Le Texier, responsable du numérique au sein de LREM, relaie les messages du compte Twitter TeamProgressist. Une entité anonyme que le salarié du mouvement connaît bien, puisqu'il s'agit, selon Checknews, du nouveau nom du compte TeamMacronPR.
Pierre Le Texier avait reconnu auprès de Libération avoir créé ce compte début 2017 et l'avoir "pensé comme un compte 'fan', c'est-à-dire capable de défendre Macron sur n'importe quel sujet". Il avait à l'époque ajouté avoir passé la main de ce compte à deux bénévoles six mois après sa création, et ne plus contrôler son activité. Ce qui ne l'empêche pas de continuer à appeler les "marcheurs" du groupe à en partager ses publications, parfois très offensives.
Capture d'écran de la boucle "Riposte En Marche !",
sur laquelle élus, militants et salariés de LREM signalent
les contenus de campagne à partager sur les réseaux sociaux. 
Des techniques "historiquement utilisées par l'extrême droite"

Anonymat, tentatives pour propulser des mots-dièses en tendances sur Twitter, groupes privés… Ces stratégies utilisées par des militants LREM laissent Nicolas Vanderbiest dubitatif. "Historiquement, toutes ces techniques ont d'abord été utilisées par les militants d'extrême droite, qui tentaient d'imposer leur agenda aux médias traditionnels, auxquels ils n'avaient pas facilement accès", détaille le directeur des opérations de l'agence de communication spécialisée dans l'analyse des réseaux sociaux, Saper Vedere.

LREM assure pourtant n'avoir pas besoin d'adopter des méthodes d'extrême droite
pour faire entendre sa voix : ses responsables se font régulièrement inviter dans les media traditionnels, où ses positions économiques trouvent également un écho.
  
L'analyste pointe également du doigt les nombreuses invectives fascisantes reçues par le journaliste du Monde Samuel Laurent après que celui-ci a fait part de son étonnement devant l'hyperactivité de certains militants sur Twitter. "Certains ont vraiment versé dans la pression et le harcèlement, déplore-t-il. Pourquoi ces méthodes seraient-elles acceptées lorsqu'elles sont utilisées par des militants dits 'progressistes', alors qu'elles sont unanimement dénoncées lorsqu'elles proviennent de l'extrême droite ?"

Pour Nicolas Vanderbiest, le passé du mouvement sur les réseaux sociaux incite en outre à une certaine prudence. Le spécialiste rappelle ainsi qu'au moment de l'affaire Benalla, le conseiller de l'Elysée Ismaël Emelien avait fait diffuser un montage vidéo illégal et trompeur pour tenter de disculper l'ex-chargé de mission. Les images avaient été publiées sur Twitter par un compte anonyme que Pierre Le Texier, responsable du numérique au sein de LREM, avait reconnu administrer.

"Leurs messages sortent rarement de leur cercle"

Ces méthodes sont-elles pour autant efficaces ? "Pas vraiment", répondent Nicolas Vanderbiest et le chercheur en sécurité informatique Baptiste Robert. "La plupart de ces comptes fonctionnent en homophilie absolue : ils ne suivent et ne sont suivis que par d'autres personnes qui ont le même avis. Leurs messages politiques ne sortent que rarement de leur cercle", juge le premier. "Lorsqu'on observe le nombre d'abonnés de leurs comptes officiels, comme celui de Nathalie Loiseau ou de la liste Renaissance, on note un déficit de notoriété sur Twitter malgré une présence médiatique importante", relève le second.
Du côté de LREM, on réplique en assurant que le mot-dièse #Renaissance "est en tête des mots-dièses militants utilisés sur Twitter depuis un mois". Et de souligner que le parti mise davantage sur Facebook, utilisé par 35 millions de Français chaque mois, et Instagram, perçu comme un réseau d'avenir.