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jeudi 20 juin 2019

Les tarifs SNCF font-ils du train une alternative sociale à la voiture?

Une cliente se plaint des trains trop chers, le CM de la SNCF part en vrille

Quand un cheminot se croit supérieur 
retranché derrière son ordi
 
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La réforme du statut des cheminots imposée par Macron ne passe visiblement pas.
Pour autant, l'usager de la SNCF en connaît plus d'un qui, retranché derrière ce statut, se prend pour son arrogante ministre, l'hermétique Elisabeth Borne. L'impudent employé aux relations numériques avec la clientèle de ce qui reste un service public aurait dû tourner son smartphone (de service) sept fois dans sa main avant de tweeter ces mots dont il s'autorise l'outrecuidance du fait qu'il rédige dans l'anonymat, sans respect aucun, ni de l'entreprise, ni de ceux qui la financent trois fois, par leur usage et leur impôt, mais aussi par le versement de son salaire:
Tweet supprimé par l'un des futurs ex CM de @SNCF #tgvmax@DaneMarseillepic.twitter.com/suRzX0f6su
— Fallait Pas Supprimer  (@FallaitPasSuppr) 7 juin 2019
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"Comment les 'pauvres' pourront prendre le TGV si un aller coûte 179 euros ?", demandait une utilisatrice sur Twitter, dans un message publié à l’adresse de la SNCF et de la ministre des Transports, Elisabeth Borne.
Une question à laquelle l’entreprise ferroviaire a répondu : "Comme vous devez le savoir, la réponse reste inchangée : l’offre TGVmax est une offre qui permet de voyager en illimité hors période de très forte affluence." Une réponse qui n’a visiblement pas satisfait l’utilisatrice, qui a rétorqué, tout de go :
"Vous répondez à côté. Le sujet est sur le prix d’un billet pour une personne qui gagne 850 euros par mois. Comment va-t-elle pouvoir payer 179 euros l’aller pour un TGV ? Le sujet est l’accessibilité du transport quand on vit sous le seuil de pauvreté. #mobilité"
Et c’est là que le community manager responsable de communauté de la SNCF aurait mieux fait de réfléchir à deux fois avant de valider ses propos à la vitesse d'un TGV. Voici le message qu’a envoyé celui qui se prend pour bac +7:
"Et comment fait-elle aussi pour s’acheter un smartphone de dernière génération : même débat et je pense que c’est compréhensible même pour les gens qui n’ont pas Bac+7.À très vite, l’équipe TGVMax"
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Rapidement,  les commentaires ont fait un arrêt en gare du réseau social, tels que  "mais quel mépris", "rien ne va dans sa réponse" ou encore "la violence !". Depuis, la SNCF tente de sauver les meubles en tweetant une réponse identique à tous les internautes qui l’interpellent :

"Bonjour, nous regrettons la tonalité déplacée de ces réponses [sur le fond, rien d'anormal!]. Elles ne reflètent en rien nos valeurs [mot galvaudé] et sont incompatibles avec le comportement nécessaire à l’exercice de nos métiers."
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"Un très ferme rappel a été effectué auprès de l’agent concerné", a-t-elle ajouté.
Comme il est très probablement syndiqué, c'est peine perdue, même "très ferme".


lundi 5 janvier 2015

Hausse des tarifs de la SNCF: la ministre Royal a changé d'avis à l'aiguillage

Droit dans ses bottes et pourtant imprévisible !"Je ne suis pas en accord avec l'annonce de l'augmentation des tarifs de la SNCF"
Ségolène Royal s'oppose vivement à la hausse du prix des billets de train, si on en croit sa dernière déclaration du dimanche 4 janvier au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, où elle fustige l'entreprise publique de chemins de fer dont elle a la tutelle. "S'engager dans une fuite en avant et considérer que pour augmenter son chiffre d'affaires il faut hausser le prix des billets, n'est plus possible", assénait-elle hier, parlant même de "racket"... "Je ne suis pas en accord avec l'annonce de l'augmentation des tarifs de la SNCF", clame Ségolène Royal. En pleines vacances de Noël, l'entreprise a communiqué en expliquant qu'à partir du 31 décembre, le prix des tarifs augmenteront de 2,6%, selon le type de train et de billet.
Le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies avait défendu cette annonce au prétexte officiel d'amélioration de la qualité du service pour les voyageurs, mais ni lui, ni sa ministre n'évoque le véritable motif d'augmentation. Si on ne peut exclure un souci de l'intérêt général, si faible soit-il, les hausses s'imposaient à l'origine par l'engagement du ministère à reclasser dans le service public les personnels licenciés par Ecomouv', société chargée de la gestion des portiques électroniques, mis hors service depuis par le gouvernement socialiste. 

La ministre de l'Écologie estime maintenant que les augmentations des tarifs SNCF sont "un mauvais signal" envoyé aux consommateurs. Ainsi, la SNCF doit rester "un outil de transport de masse", juge-t-elle.
Contredisant... son ministère, Ségolène Royal souhaite une meilleure transparence des prix ainsi qu'une consultation des usagers s'engage à "réformer par décret la façon dont l'État contrôle les prix des transports publics et notamment du train, parce que les choses ne sont pas claires. Chaque fois qu'il y aura des demandes d'augmentation des prix, nous demanderons une compensation en matière de productivité". 
Le populisme de l'ex-présidente de Poitou-Charentes n'a pas faibli, mais c'est la confiance que lui portent ses collaborateurs qui flanche. De volte-face en retrait, ils ne savent jamais où l'attendre. En fait, celle qui se fait passer pour "franc-tireur" se tire régulièrement des balles dans le pied.

Au rayon des farces et bourdes qui l'ont rendue célèbre dès 2006-2007, personne n'a oublié non plus cet épisode croquignolesque de 'off', arme à double tranchant dont elle use et abuse. En octobre dernier, elle s'était encore oubliée devant les caméras de LCP en dézinguant avec mépris ...les "ministres qui pleurnichent", avant de demander que la phrase (pourtant diffusée au cours du auquel direct auquel elle participait) soit coupée au montage. Deux mois auparavant, elle démentait en bloc les propos que lui prêtait une journaliste du Point, dans lesquels elle estimait: "j'ai du charisme, de l'aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre".
 
Idem en 2011, quand l'élue assurait ne "pas se reconnaître" dans les propos que l'hebdo lui prêtait sur les origines de la franco-marocaine Najat Vallaud-Belkacem, alias Claudine Dupont. Une assertion qui s'avéra être un canular colporté par l'ex-candidate -battue à plate couture- à la présidentielle 2007. Si, avec Hollande, ils se sont trouvés, ce n'est pas un effet du hasard !

Royal a-t-elle des raisons d'envier la mauvaise foi de ses collègues socialistes ?

La ministère de l'Écologie défendait la hausse des tarifs qu'elle condamne aujourd'hui. Les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse au 1er janvier. En 2014, le prix des billets avait déjà subi une augmentation, mais elle est niée au prétexte qu'elle est due à une hausse de la TVA, passée de 7 à 10%: une de ces nuances dont les socialistes ont le (ticket) chic, mais qui a un effet concret immédiat sur le pouvoir d'achat des Français.

A égalité de mauvaise foi avec Bruno Le Roux et Stéphane Le Foll réunis
Ségolène Royal dénonça dans Paris Match les "boules puantes" et le "mépris", de certains de ses collègues au gouvernement et prévient qu'on ne la musellera pas. Et, toujours au bord de la parano quand elle est contestée, la ministre de l'Ecologie s'offusqua des "procès en incompétence" qui lui seraient faits au sein d'une classe politique "majoritairement composée de machos sûrs de leur bon droit". 
"Ceux qui veulent me museler se trompent. Oui, je parle. C’est ma liberté et je la garderai quoi qu’il arrive", défiait-elle dès le mercredi 14 mai 2014, à peine entrée au gouvernement. Ainsi la ministre de l'Ecologie rompait-elle, dans un entretien publié par Paris Match, avec la discipline d'unité jusqu'ici imposée aux membres du gouvernement Valls. Sauf que Royal contredit tout le monde, jusqu'à l'équipe qu'elle s'est constituée autour d'elle, au point que d'aucuns y voient les premières atteintes de la maladie d'Alzheimer...

Un rétropédalage a suivi de près, dès le jeudi 15. "La numéro trois du gouvernement a assuré mercredi à des journalistes ne pas se souvenir "avoir dit des choses comme cela, si ce n'est sur le ton de la plaisanterie," prétendait ainsi une dépêche Reuters en fin de matinée. 
Ni une ni deux, l'ancienne présidente de Poitou-Charentes réactiva la "méthode Royal" de la mauvaise foi à propos de l'augmentation des tarifs SNCF: démenti en douceur et double discours à la sortie du conseil des ministres. Avec aplomb, Royal n'hésita pas à déclarer "ne pas avoir de préférence à ce stade" entre les deux sociétés. 
Sur Twitter, la ministre s'était d'ailleurs empressée de faire croire à un travail "en liaison avec Arnaud Montebourg" et le PDG de Siemens.

Mais ce n'est pas tout.
Dans le même entretien, la ministre assura aussi que l'américain General Electric représentait "le meilleur projet industriel" pour l'avenir d'Alstom. "Pourquoi ne pas le dire ? Et pourquoi vouloir systématiquement faire fuir les investissements étrangers ? Nous en avons bien besoin, pourtant", lançait la provocatrice, alors qu'Arnaud Montebourg défendait depuis des semaines une solution franco-allemande en privilégiant Siemens...

Au final, à quoi faut-il s'attendre ?
Personne ne sait plus, ni au ministère, ni à la SNCF et ses usagers Ségolène aimeraient pourtant savoir à quoi s'en tenir. Royal se dit opposée à la hausse du prix des billets de train, quelques semaines après que son ministère a défendu la mesure. Mais attention, son ministère, ce n'est pas elle ! Mais elle, saura-t-elle demain, ce qu'elle a dit aujourd'hui ?

lundi 21 octobre 2013

Hausse de la TVA: les tarifs de la SNCF devraient augmenter de 3% au 1er janvier prochain

Le budget 2014 prépare une baisse du pouvoir d'achat 

La majorité présidentielle s'apprête à voter de nouvelles hausses au budget 2014.
Une hausse de la TVA dans les transports est prévue au 1er janvier prochain. Elle doit passer de 7 à 10 %. Les voyageurs risquent fort de payer l'addition.

Cette hausse de la TVA, la SNCF ne pourra pas faire autrement que de la répercuter sur le prix des billets, prévient Guillaume Pépy, le patron de la compagnie ferroviaire. "Si la TVA augmente de 3%, le prix des billets augmente de 3%. Mais la SNCF, elle n'ira pas au-delà. Mais je n'ai pas à me prononcer sur ce qui est bien ou pas en matière de TVA" qui fait de plus en plus de pauvres .

"Leur imposer une augmentation, c'est très compliqué," admet Keolis

A la différence du président de la SNCF, dans l'une des filiales de l'entreprise publique, Keolis, on ne prend pas de gants pour critiquer publiquement le choix du gouvernement. Cette filiale exploite de nombreux réseaux de bus et de tramway en France. Eux aussi seront touchés par la hausse de la TVA. Le patron de Keolis, Jean-Pierre Farandou parle d'une décision incohérente : "On est sur un usage absolument nécessaire dans la vie des gens.  Leur imposer une augmentation, c'est très compliqué".

Le patron de Keolis lance un appel aux sénateurs qui examineront le budget après les députés. 
Il leur demande de faire ...un geste pour le transport public ! Au détriment de quoi ? Et de qui?

Le sujet très délicat du coût de la vie, craint Jean-Paul Huchon (PS)

Mobilisation également des élus d'Ile-de-France. 
Dans une lettre adressée le 9 septembre à Jean-Marc Ayrault, Jean-Paul Huchon, le président socialiste du Conseil régional affirme que cette hausse de la TVA "nous conduirait à des hausses de tarifs insupportables (...) un sujet qui peut être très délicat à gérer tant pour la région que pour le gouvernement". D'autant qu'elle interviendrait à quelques mois des municipales.

Le gouvernement s'est jeté dans le piège populiste des générosités démagogiques aux uns, mais de l'appauvrissement de tous.