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jeudi 14 janvier 2016

Michèle Sabban , groupie de DSK, vit toujours dans son logement social

L'ex-vice présidente PS de l'Ile-de-France prend la place d'une famille défavorisée

La vertueuse socialiste avait démissionné de la Région, mais en gardant son logement offert par la ville PS
Sabban, DSK, Cambadélis et Huchon, à Alfforville, octobre 2006
A la suite des révélations sur le logement social qu'elle occupe à Paris,  Michèle Sabban a choisi d'abandonner le service des Franciliens tout en continuant à squatter le fameux duplex usurpé, révèle l'hebdomadaire Marianne, contrairement à sa promisse de socialiste en juin 2014 de le libérer

Elle avait promis, juré, craché. Le 26 juin 2014, dans les colonnes du Parisien, Michèle Sabban, vice-présidente à l’époque de la région Ile-de-France, se disait prête à quitter le logement social qu’elle occupait depuis 2005, soit pendant dix années, indûment. Un sympathique duplex de 70m2, situé dans un coin agréable du 13e arrondissement de Paris, avec vue du 6e étage avec ascenseur sur la Seine et Bercy, qu’elle louait pour la somme modique de 1.218 euros par mois. Elle a de quoi loger ses petites-filles qui grandissent en Bretagne. 
Cela tient de l’atelier d’artiste cosy et de la bonbonnière moderne, le tout perché dans le ciel de Paris, face au ministère des Finances. C’est là, en 1997, qu’elle fit partie de la garde avancée qui vint réquisitionner Bercy pour le compte de Dominique Strauss-Kahn. Avant qu’elle n’intègre son cabinet comme attachée parlementaire puis comme conseillère technique pour la promotion des femmes.
Premier souci : Michèle Sabban était déjà conseillère régionale PS lorsqu’elle avait obtenu de Jean-Paul Huchon, ce petit nid douillet. Deuxième souci : c’est elle qui présidait, au sein du Conseil régional, la commission chargée d’attribuer les logements sociaux… On n'est jamais mieux servi que par soi-même !

L’affaire avait plongé l’exécutif socialiste dans une profonde panade. 
Pour se défendre, et balayer les soupçons de passe-droit, Michèle Sabban avait commencé par tromper ses pairs en jurant que cet appartement, financé par un prêt locatif intermédiaire (PLI), lui avait été attribué sur le quota des logements de la préfecture de Paris, et non sur celui de la Région. Un gros mensonge que son ami Jean-Paul Huchon, le président de la région d’alors, avait été contraint de révéler dans un communiqué officiel daté du 1er juillet 2014 : "Mme Sabban a reconnu avoir donné des informations inexactes à l’ensemble des élus régionaux (…). Elle a présenté ses excuses à l'ensemble de l’exécutif régional et confirmé qu’elle quitte son logement." Depuis, le patron socialiste de la région ferma les yeux jusqu'à la fin de son second mandat, misant sur l'élection de son copain, Claude Bartolone.

Féministe paritaire, cette élue PS croit mordicus au complot contre DSK
Michèle Sabban est l'hystérique qui hurle à l’innocence de son protecteur, présidentiable par contumace, l’Antigone acharnée à restaurer l’honneur perdu au Sofitel de New York de son héros au sourire si doux, la vengeresse prête à découper en rondelles ceux qui ont fait défaut à l’éjecté du FMI pour une affaire bâclée de sexe avec Nafissatou Diallo, une pauvre femme de ménage noire immigrée sans défense. C’est aussi l’une des seules féministes à prendre fait et cause pour celui dont le procureur américain et les suiveurs hexagonaux ont révélé la perversité d'odieux queutard dressé au pinacle du sublime et sémillant spermulator doré sur tranche. Si Martine Aubry, amie éreintée et candidate déclarée, a lâché le camarade, il n'est  jamais venu à l'esprit (?) de Michèle Sabban de suspecter la pureté des intentions de son bienfaiteur à la rose.
Michèle peut bien être depuis un moment séparée du père de ses trois filles, au téléphone, c’est toujours 'Sabban'. Elle a fait sien le patronyme du dessinateur industriel, récemment décédé, avec lequel elle s’est mariée à 18 ans. Et pour elle, "Dominique" ne peut avoir "agressé, séquestré, violé".
Ajouté à cela, rappelons l'affaire qui opposa l'écrivaine Tristane Banon à DSK : "Affaire DSK: Michèle Sabban (PS) pratique la double peine contre les victimes d'agression sexuelle"


La démission de Michèle Sabban de ses fonctions de vice-présidente n'avait pas soldé la polémique du logement social

Un an et demi après sa promesse de faire ses cartons, la sexagénaire venue de Tunisie apparaît toujours à l’adresse incriminée dans les pages blanches. Le 12 novembre 2015, elle avait sottement posté sur son compte Facebook personnel un commentaire politico-météo : "Eh oui… Bercy est 'rose' quand il s’éveille !!!" - accompagné de deux photos d’un magnifique lever de soleil sur le pont de Bercy et le Ministère des Finances. Pile dans l’axe de son appartement… Et la veuve affiche bien toujours le nom de son ex-mari sur le tableau des locataires de l’immeuble et sur sa boite aux lettres.

Marianne rapporte que Michèle Sabban a raccroché au nez de l'hebdomadaire.
Sabban et Schwarzenegger à Paris
"Je n’ai pas à vous répondre". Mais, gestionnaire de l’immeuble en question,  la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) a confirmé que Michèle Sabban occupait toujours son duplex à prix tout doux. "A ce jour, nous n’avons reçu de sa part aucune résiliation de bail", précise benoîtement la RIVP. En dix-huit mois, l’ex-conseillère régionale PS, qui préside par ailleurs le R20, une ONG écolo soutenue par les Nations Unies, n’a donc pas réussi à trouver un déménageur. C’est ballot : Arnold Schwarzenegger, qui a fondé le R20, était à Paris récemment pour la COP21. Il aurait pu lui donner un coup de main pour descendre le frigo…

mercredi 17 juin 2015

Après Hollande, le président de l'Assemblée aussi est absent, parti en campagne

Bartolone a lancé sa campagne des régionales en Ile-de-France

Hollande et Bartolone ne font plus que des apparitions à leurs postes

Claude Bartolone, qui a chassé Jean-Paul Huchon de la candidature PS, a lancé mardi sa campagne à Créteil (Val-de-Marne), jouant la carte du rassemblement, celle de son camp et des différentes composantes sociales et territoriales de l'Ile-de-France. "Nous sommes tous l'Ile-de-France", a clamé à plusieurs reprises l'ancien président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, au cours d'un meeting qui aurait réuni quelque 1.700 personnes, selon les organisateurs.

Affichage trompeur d'harmonie
Bartolone était arrivé au Palais des sports flanqué d'Anne Hidalgo, qui compte au nombre des "frondeurs" et alliés de Martine Aubry contre Hollande et du président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, poussé vers la sortie par une partie de son camp, dont la maire de Paris.

Pour la photo et sauver les apparences, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis apparaissait à ses côtés, mais aussi des représentants des frondeurs (Jérôme Guedj) aussi bien que de la motion B, minoritaire (François Kalfon, celui qui a giflé un élu UDI, lors d'une réunion au salon des maires de France, Ie 14 avril 2015), "A gauche pour gagner" des frondeurs (Christian Paul, Laurent Baumel, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Guillaume Balas, Barbara Romagnan, Pouria Amirshahi, Aurélie Filippetti, Benoît Hamon). "Ce n'est pas neutre après l'épisode du 49.3", persiflait son entourage.

La démagogie en gros souliers
Un mot pour les Franciliens issus de l'immigration et les migrants "victimes de la guerre et des persécutions", un autre pour les "classes moyennes", une phrase pour tous les citoyens "quel que soit (leur) être sentimental et sexuel", Claude Bartolone ratisse large, veillant à n'oublier personne, mais sans  toutefois s'appesantir sur les oubliés de la croissance et les Français en recherche d'un emploi: la Grande Couronne est en effet une épine dans le pied de la gauche, puisque le PS a subi une lourde défaite lors des départementales de mars, perdant la Seine-et-Marne et l'Essonne.

Promettant une "Ile-de-France humaine", il a brossé à larges traits les trois "grandes causes" qui constitueront l'armature de son programme: la qualité de vie (transports, logement, "droit à la nature"), la jeunesse, la vitalité.
Dans le domaine stratégique des transports, le candidat a consacré un long développement à la sécurité des femmes, qui ne doivent pas être victimes d'un "apartheid sexuel" [question des signes distinctifs d'appartenance ?] qui les condamnerait à "disparaître de l'espace public". Il a aussi promis d'être attentif au volet routier, car - après 17 ans de présidence socialiste sous Jean-Paul Huchon - "il reste des Franciliens qui (...) n'auront d'autre choix que la voiture".
Il s'est aussi fait le chantre d'une "révolution écologique". "La politique de la région sera (...) d'inspiration social-écologique (...) Parce qu'on peut vivre avec 4% de déficit budgétaire, pas avec 4 degrés de plus".
Sur le logement, la jeunesse et la vitalité, il faudra attendre pour en savoir plus...

Le candidat socialiste s'ancre résolument à gauche
Bartolone a annoncé une campagne "participative" et le lancement le 1er juillet d'un "tour du projet" qui le conduira "à la rencontre des Franciliens", avant la présentation de son projet "à l'automne".
Il s'est engagé à présenter des listes "rajeunies, ouvertes, de toutes les couleurs de l'Ile-de-France". "La moitié de nos listes seront conduites par des femmes", a-t-il maintenu devant une Anne Hidalgo tout sourire. Elle-même avait appliqué ce principe à ses listes d'arrondissement pour les municipales de 2014.

Bartolone s'est peu attardé sur le projet de son adversaire des Républicains, Valérie Pécresse, préférant la polémique frontale, caricaturale et méprisante qui augure mal d'un fair-play à venir. "L'Ile-de-France a rendez-vous en décembre pour dire non à ces idées-là. Non à cette conception de la société, fracturée, atomisée. Non à ce mélange de conservatisme et de cynisme. Parce que tout cela porte un nom: le sarkozysme. Et quel que soit le nom et le logo derrière lesquels il se cache, non merci, on a déjà donné", a-t-il lancé.

Le ton de l'agression est donné. "C'était un vrai discours de gauche, avec une vraie énergie. On est toujours très réconforté par les parcours républicains", s'est félicitée Marie-Pierre de La Gontrie, porte-parole de la campagne.
Au début du meeting, un petit film avait rappelé les racines de Bartolone, "un fils de prolétaire, un enfant de Tunis, né de père italien et de mère maltaise": Bartolone a choisi d'exclure les autochtones d'Ile-de-France.
Plus tôt dans la soirée, le porte-parole de Valérie Pécresse, Geoffroy Didier, avait dénoncé la "confusion des genres" entretenu par un candidat PS "perché aux frais de la République" -allusion au choix de Claude Bartolone de conserver la présidence de l'Assemblée, malgré son entrée en lice.

Sous tension, Manuel Valls incarne donc seul cet exécutif largement déserté par les intermittents Bartolone et Hollande, mais avec raideur et brutalité.

 

mardi 19 mai 2015

Bartolone en IDF: régionales ou "référendum pour ou contre" Hollande ?

Chantal Jouanno (UDI) dénonce un référendum à la régionale de l'IDF 

Le choix de Claude Bartolone pour conduire le PS transforme ce scrutin en "référendum pour ou contre François Hollande,"
 

estime la chef de file UDI aux régionales en Ile-de-France.

"Je ferai tout pour qu'il y ait alternance", déclare Chantal Jouanno, sénatrice de Paris. "On voit bien que cette candidature signifie la reprise en main, par la rue de Solférino, de la campagne régionale pour des raisons nationales, en clair de "vraies fausses" alliances entre le PS et les Verts", dit-elle au quotidien Le Figaro, à propos de l'arrivée en piste du président de l'Assemblée nationale, toujours en poste, bien que déclaré.

"Si on a écarté Jean-Paul Huchon qui, lui, incarne vraiment la région, c'est uniquement pour tenter de réaliser l'union entre le PS et les autres forces de gauche. Autant le président PS sortant de la région incarne une ligne plutôt social-démocrate, autant Claude Bartolone incarne une ligne de gauche plus dure", analyse l'ex-ministre.

Une régionale "pour ou contre l'alliance PS-Verts"

"Claude Bartolone a été choisi par lui [Hollande]
,
souligne Chantal Jouanno.
Cette candidature dans la région capitale va se transformer en référendum pour ou contre François Hollande.

"Cette nouvelle donne va modifier ma stratégie", assure la candidate UDI.
L'ancienne ministre ne juge pas pour autant nécessaire une alliance de premier tour avec Valérie Pécresse (UMP), dans un duel homme du PS et des Verts vs femme de la droite ou du centre.

Sur France 2, elle a évoqué un sondage (lien): après 17 ans de présidence socialiste de l'Ile-de-France, moins d'un Français sur cinq se dit attiré par l'Île-de-France et "80 % des Franciliens" veulent "quitter cette région", du fait du coût de la vie (immobilier, dépenses quotidiennes...) trop élevé et les temps de transports trop longs.
Source: Michael Page; Page Personnel avec Datawrapper

mercredi 6 mai 2015

Bartolone ne croit pas au succès de Hollande en 2017 et préfère se réfugier au Conseil régional

Le futur ex-président de l'Assemblée nationale tente de conquérir l'Ile-de-France

Quelle mouche a donc piqué Bartolone, ce matin?
Le président socialiste de l'Assemblée est sorti de la réserve qu'impose sa fonction: partisan, il a préjugé que Ménard serait un "menteur ou plus fasciste qu'on ne pouvait l'imaginer." Il estime que, ce que la gauche appela d'abord un "fichage" mis en place par le maire de Béziers n'est plus qu'un "décompte" des élèves musulmans, mais qu'il "est infâme" néanmoins, bien que pratiqué sournoisement et par nécessité par l'ensemble des maires, gestionnaires des cantines scolaires municipales.

La colère des acteurs politiques socialistes fait pendant à la haine des quartiers
La justice politique n'est pas une chose trop idéologique pour ne pas être laissée aux juges, mais Claude Bartolone la devance en lui montrant la voie. "C'est à la justice de faire son travail",  a concédé à regret le haineux qui préjuge des éventuelles suites à donner à ce mauvais procès des hypocrites contre le maire de Béziers. Le troisième personnage de l'Etat-socialiste dit le droit au juge: il assure que son adversaire politique est condamnable "moralement" et que "c'est aussi aux fonctionnaires de dénoncer ce genre de pratiques déshonorantes pour la République"
Un appel indirect aux associations. C'est ainsi que le CRAN, qui est favorable aux statistiques ethniques, les refuse -au faciès- à certains maires. Ce député socialiste de Seine-Saint-Denis venait de s'emporter contre la publication des statistiques ethniques dont toutes les mairies disposent officieusement, ne serait-ce que pour les attributions de logements sociaux...  "Ca ne sert à rien, surtout dans un ancien pays colonial", prétend Bartolone. "Sur ma carte d'identité, c'est marqué 'né en Tunisie'", lance la petite tête prénommée... Claude.
VOIR et ENTENDRE ce représentant du pouvoir législatif s'abandonner à la colère, à la façon de Manuel Valls, acteur du pouvoir exécutif socialiste: 

Les égarements de Bartolone s'expliquent par sa reconversion politique et des arrières-pensées électoralistes. Sa colère -idéologique, politicienne et surjouée- révèle une ambition de retour à la sécurité de l'emploi. 


Bartolone se laisse tomber du perchoir


Après avoir abandonné la Seine-Saint-Denis qu'il gérait tant bien que mal, le président de l'Assemblée nationale a annoncé mercredi soir qu'il ne souhaite plus retrouver le 9.3, mais porter les couleurs de la gauche aux régionales, avec l'appui de l'Elysée, contre le socialiste Jean-Paul Huchon. "Je suis disponible pour être le candidat du rassemblement de la gauche".

Bartolone ferait don de sa personne à l'Ile-de-France. 
L'Assemblée nationale ne l'intéresse plus.  Mercredi soir, avant un meeting sur ses terres du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), Claude Bartolone, a révélé son intérêt pour l'Ile-de-France dès décembre prochain et dix-huit mois avant le renvoi annoncé de Hollande en Corrèze
"Si je dois être une solution, je ne me déroberai pas", a lâché le troisième personnage de l’Etat à son arrivée sur place, Martine Aubry à son côté, avant une réunion publique de soutien à la motion Cambadélis en vue du congrès PS de début juin. 
L’annonce du Tunisien 'Barto' a suffi à faire passer l’ordre du jour au second plan. "C’est une chance pour la gauche, pour notre région, c’est une bonne nouvelle", s’est illico félicité le patron des députés socialistes, l'ineffable Bruno Le Roux, lui aussi élu du département. Ajoutant: "Il y a nécessité d’une forme de renouvellement qui va nous permettre de rassembler la gauche". 


Coup dur pour la parité socialiste
Depuis cet hiver, les socialistes étaient à la recherche d’un troisième homme, capable de mettre fin au duel fratricide qui s’annonçait délétère entre le président sortant, Jean-Paul Huchon, et sa première vice-présidente, Marie-Pierre de la Gontrie
Ces derniers jours, à l’approche de la clôture des candidatures (théoriquement jeudi), la rumeur Benoît Hamon avait enflé dans les cénacles socialistes. Une menace à laquelle certains avaient toutefois du mal à croire, mais à laquelle Hollande répond par ce troisième homme, un rang qui risque de lui coller à la peau face aux candidats  Les Républicains (ex-UMP) et FN... "Il aurait décidé ça il y a trois mois", assure à propos de Benoît Hamon un anonyme néanmoins présenté comme un ténor. "Il était élu dans un fauteuil et devenait le sauveur de l’Ile-de-France mais là c’est trop tard: il ne peut pas faire campagne efficacement à la dernière minute", objectait lundi l'inconnu de la majorité.

Assez à gauche du PS pour contrer communistes et écologistes au premier tour?
 

Fin avril, le président de l’Assemblée nationale avait d'abord fait savoir à François Hollande qu’il n’était pas "candidat à la candidature". Cela revenait à laisser une porte entrouverte: Bartolone pouvait donc être candidat tout court, sans passer par la case primaire, à l'instar du "républicain" Hollande qui donne le signal de la mise des adhérents socialistes sur la touche. Face à la droite qui s’est mise en ordre de bataille derrière une femme, Valérie Pécresse, face à la menace de perdre la région la plus peuplée et la plus riche de France, l’ancien président de Seine-Saint-Denis, tente donc un coup. "Il veut être le candidat de tout le monde, du rassemblement de la gauche: c’est l’ADN de son combat politique", raconte l'un de ses proches.

Faute d'esprit, Bartolone donne son corps au PS. 
Après six mois de réflexion, le "faucon maltais", sombre, cynique, désabusé, relance le jeu socialiste sans répondre à de nombreuses interrogations. Les militants sont-ils déjà définitivement écartés du vote interne ? Combien de candidats prendront finalement le risque d'une veste électorale ?  Les proches de Marie-Pierre de la Gontrie ont-ils renoncé à opposer une femme à Valérie Pécresse ? Jean-Paul Huchon se laissera-t-il placardiser ? 
Outre, comme les autres, son ancrage francilien, Bartolone "la carpe", aurait deux atouts : l'onction de l’Elysée qui risque fort d'être un handicap et le blanc-seing de la direction du PS, où Jean-Christophe Cambadélis est transparent. Depuis 2008, Barto, qui n'a qu'une petite expérience ministérielle de trois ans auprès de Lionel Jospin, évincé en 2002, et l'ex-trotskiste Kosta, "le lapin", respectivement venus des écuries Fabius et Strauss-Kahn. Pour réussir, l'ancien cadre commercial de l’industrie pharmaceutique ne pourra se contenter du générique: l'Ile-de-France a besoin du "princeps"...

samedi 21 mars 2015

Ile-de-France: gratuité des transports sous la pression des Verts-rouges et très lourde facture pour tous

Ségolène Royal fait de la surenchère: 
après les élections, c'est trop tardif...

Le président PS de région se justifie par référence à mars 2014 !
Photo de propagande prise au crépuscule
Parce que la  circulation alternée avait été mise en place il y a presque un an jour pour jourJean-Paul Huchon se croit obligé de céder à la pression des Verts. Or, selon le président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF), la gratuité dans les transports en Ile-de-France pourrait coûter au moins dix millions d'euros à la région. 

Et la Région, ce n'est ni Hollande, ni Huchon, ni les Verts...
L'an passé, le STIF avait estimé une perte de l'ordre de quatre millions d'euros par jour en semaine, dont 2,5 millions sur le réseau RATP, et le reste pour le réseau SNCF Transilien et les bus du réseau Optile. Le week end, le manque à gagner serait plus faible de 3,5 millions pour la journée de samedi et de 2,5 millions le dimanche. 

"Dans le cadre de l’épisode de pollution aux particules fines PM10, qui sévit notamment dans notre région depuis plusieurs jours, la dégradation de la qualité de l’air a atteint ce vendredi le seuil d’alerte." Malgré l'alerte sonnée -et l'expérience évoquée- les mesures rendront effet trois jours plus tard.  "Les informations disponibles actuellement indiquent que cette situation devrait persister. C’est pourquoi dans l’attente des décisions de l’Etat sur le déclenchement de la circulation alternée à Paris, j’ai demandé aux opérateurs de transports SNCF, RATP et OPTILE de mettre en œuvre dès demain [samedi] la gratuité des transports sur leurs réseaux respectifs en Ile-de-France," explique Jean-Paul Huchon, vendredi soir. 

Les écologistes nous feront envoyer la facture 

Qui les usagers croient-ils qui va payer ? Certes, les bus, métros, RER et Transilien sont donc accessibles librement et gratuitement dans l'ensemble des zones 1 à 5. Pour le STIF, cette décision a pour but d'encourager les habitants à privilégier les transports en commun pour leurs déplacements plutôt que la voiture. Mais les opérateurs de transports ne tarderont pas à répercuter le coût sur les usagers, dont les plus défavorisés, voire médicalement fragilisés.

Pour les opérateurs, la perte s'explique surtout l'absence de vente des tickets à l'unité ou des forfaits spécifiques pour les jeunes ou pour les touristes. En outre, c'est une journée blanche où aucune amende n'est dressée. 

L'an passé, la facture de 10 millions d'euros que le STIF avait décidé d'instaurer pendant trois jours lors du pic de pollution avait été pris en charge pour moitié par l'Etat, en raison de l'impératif de santé publique. Et l'Etat, ce n'est personne d'autre que les contribuables. 

Pour récupérer en partie la mise, les autorités vont être beaucoup plus vigilantes sur les routes... L'an dernier, lors de la mise en place du dispositif de la circulation alternée, la préfecture de police a totalisé en une matinée 4.500 infractions, dont 3.000 pour non-respect de la circulation alternée à Paris et dans sa proche banlieue. Les usagers concernés ont dû régler une amende de 22 euros immédiatement (35 euros au-delà de trois jours).

Débordée sur sa gauche, la ministre de l'Environnement renâcle

Les particules fines s'attaquent
à la cohérence de la ministre
 
Samedi en début d'après-midi, Anne Hidalgo a annoncé la mise en place de cette mesure contre la pollution dès lundi, mais Royal ne veut pas "confondre vitesse et précipitation" et lui a opposé "ne pas décider sur de l'émotionnel démagogique." "Une décision de restriction des libertés, ça se fait dans le respect de l'Etat de droit," a-t-elle ajouté. "Ma responsabilité, c'est aussi d'anticiper les conséquences de mes décisions", a-t-elle fait valoir, suggérant que la maire de Paris ne voit pas plus loin que le bout de son nez, évoquant "les moyens de police" mobilisés pour cette opération et "les contraintes sur des centaines de milliers de gens".

La ministre oppose donc des limites, précisant qu'"à ce stade, la circulation alternée ne s'applique que lundi". "Nous ferons le point lundi en cours de journée", a-t-elle prévenu, faisant valoir que "manifestement, les prévisions météorologiques s'amélioreront à partir de mardi". 
La ministre a en outre annoncé qu'elle va réunir prochainement les maires des grandes agglomérations et les autres acteurs concernés "pour bâtir des plans d'action sur cinq ans". "Dans cinq ans, il faut que le problème de la pollution par les particules soit réglé", a-t-elle prévu. Royal rappelle qui est la chef...

Deux jours de polémique
Si l'urgence est aussi extrême qu'indiquée par les écologistes, la polémique a retardé la décision de mettre en place la circulation alternée a pris deux jours de retard: des élus verts accusent le gouvernement de tergiverser en raison des élections départementales dimanche. "Ces accusations sont dénuées de tout fondement", s'est défendue Ségolène Royal. "J'ai tendance à vous dire que c'est peut être l'inverse (...), s'est-elle défendue, car certains politiques ont fait beaucoup de bruit à la veille des élections".
Interrogée un peu plus tard sur i-télé sur le fait que c'est la maire de Paris, Anne Hidalgo -et non elle- qui a annoncé la décision du gouvernement samedi, la ministre s'est sentie outragée. Royal a donc minimisé cet affront. "C'est le préfet de police qui a fait cette recommandation (d'instaurer lundi la circulation alternée) que j'ai tout à fait entérinée. Et la maire de Paris l'a annoncée, c'est pas bien grave", a-t-elle assuré... On retient que la ministre n'a rien décidé: la ministre de l'Ecologie de Valls s'est faite court-circuiter et tente de faire bonne figure.

dimanche 8 février 2015

Agressions dans les transports: les employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas

Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

Le syndicat a interrompu le service public de transport.
Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l'agression de deux d'entre eux, vendredi soir, de deux d'entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s'étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l'excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé "attentat", ils courent toujours.

Une "grande majorité" des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire - des effectifs de sécurité : "près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi". Déplacés d'autres zones ainsi subitement exposées.

Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d'extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n'ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n'a de considération que pour les jeunes et l'Education.
La direction de la SNCF conclut : "A l'heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche".

Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d'une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d'échec....



Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l'agression d'un conducteur


La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d'Europe. L'agression d'un conducteur a entraîné un "arrêt de travail spontané" des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l'insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l'incident s'est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).

Le signal d'alarme a été actionné lorsqu'un passager s'est fait coincer la main lors de la fermeture d'une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine "pour réarmer le système d'alarme" quand l'homme qui avait eu la main coincée lui a donné "un coup de boule" avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d'Ile-de-France, a condamné une "agression inacceptable" et a demandé "aux opérateurs de fournir le maximum d'informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution" de la ligne A. Ce qu'ils n'aurait pas fait d'eux-mêmes ?


Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, s'est dit "solidaire" du conducteur agressé, mais a jugé que l'interruption du trafic "ne peut constituer la bonne réponse". 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. "L'interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n'est pas une réponse appropriée à ce genre de situation", avait-il déclaré plus tôt, présentant ses "excuses" pour la "gêne occasionnée aux voyageurs", tout en condamnant "fermement" une "inadmissible agression".
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n'est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l'opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes...  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d'une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
"J'ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux", a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d'arriver à son travail à Boissy. "Si ce soir il n'y en a pas dans l'autre sens, j'aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi".
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: "les gens n'avançaient pas parce qu'il y avait trop de monde. J'ai mis un quart d'heure là où je mets trois minutes normalement", raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C'est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d'affaires de La Défense à l'Ouest de Paris et Disneyland Paris à l'Est de la capitale, transporte plus d'un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu'à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.


Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n'était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.
Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n'ont d'autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.


samedi 15 novembre 2014

Dépassement des frais de campagne de Jean-Paul Huchon: les contribuables paient, toujours pas l'Etat !

Le candidat socialiste aux Régionales de 2012 doit rembourser 1,6 million d'euros.

Le PS est riche: il prend en charge le montant, avec des conseillers régionaux nantis.
Régionales 2014: le président Hollande valida 
la candidature du président sortant, J.-P. Huchon
On comprend maintenant pourquoi le PS n'en fait pas des tonnes sur les pénalités de Nicolas Sarkozy. En juillet 2011, le Conseil d'État invalidait les comptes de campagne de Jean-Paul Huchon, tête de liste PS aux élections régionales. 
Une "phobie administrative" de plus au PS
La plus haute juridiction administrative estimait en effet que le président du Conseil régional sortant avait "oublié" d'intégrer 1,5 million d'euros dans ses dépenses. En conséquence, le candidat socialiste était contraint de rembourser 1,6 million d'euros perçus au titre du remboursement de ses frais de campagne: l'argent de l'Etat, même si, selon Hollande, quand l'Etat paie, le contribuable ne paie rien... 
Le Parti socialiste, alors dirigé par Harlem Désir, décidait après d'âpres négociations et l'insistance de Huchon qui se plaignait d'être ruiné (Bartolone a déjà fait le coup, après s'être fait avoir sur les "emprunts toxiques" !) - son appartement était hypothéqué - de prendre en charge 800.000 euros. Quant aux conseillers régionaux élus sur la liste Huchon et encartés au PS, ils s'acquittaient de l'autre moitié, qu'ils continuent de payer encore aujourd'hui.
58 élus à son secours: une "souscription" qui ne dit pas son nom...

"On a remboursé avec de l'argent public : les 800.000 euros du PS sont prélevés sur la dotation publique aux partis, les indemnités des élus, c'est l'argent de l'État. Toute affectation à d'autres dépenses est une pénalité au bon fonctionnement des institutions. A moins qu'ils soient superflus...

Or, et surtout, leur contribution est défiscalisée, elle est considérée comme un don aux partis politiques !" révèle un membre de la direction du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis n'a pas répondu aux multiples sollicitations de la presse, dont - sans doute - celles de Libération, Le Monde ou L'Obs. "Je ne comprends pas son silence. Tout cela a été décidé sous la direction d'Harlem Désir. Martine Aubry, elle, n'avait pas osé ce montage", continue la même source, dont la sensibilité "frondeurs" ne semble pas faire de doute.
Les socialistes bénéficient d'un délai de trois années... Un échéancier pour rembourser a en effet été établi avec le Trésor public jusqu'en 2017. 58 élus se sont sentis obligés de venir au secours de Jean-Paul Huchon et il leur est prélevé chaque mois en moyenne 200 euros, la cotisation étant proportionnelle au montant de l'indemnité qui varie selon le rang de l'élu. 
Ainsi, le Parti socialiste s'est lui aussi substitué à son candidat pour rembourser le dépassement du plafond de ses dépenses de campagne. "À la différence près, précise-t-on chez Jean-Paul Huchon, qu'il s'acquitte de sa part du remboursement et qu' il n'a pas eu à payer de pénalités." Et c'est bien là le plus étonnant. En effet, selon l'article L52-15 du code électoral, "dans tous les cas où un dépassement du plafond des dépenses électorales a été constaté par une décision définitive, la commission fixe alors une somme égale au montant du dépassement que le candidat est tenu de verser au Trésor public."
A titre de comparaison et selon les modalités d'allègements décidés par le gouvernement en août dernier, "la réduction ne peut donner lieu à remboursement, contrairement au crédit d’impôt. Si vous aviez 200 euros d’impôt à payer, l’administration ne va pas vous rembourser la différence entre 200 et 350 €. Votre impôt sera simplement réduit de 200 € à zéro. En revanche, si votre impôt était de 400 €, vous allez en bénéficier à plein pour ne plus devoir que 50 euros".
Pas de pénalités

Et pourquoi Jean-Jaul Huchon n'a t-il pas eu de pénalités à verser ? "Seule la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est habilitée à prononcer des pénalités. Dans le cas de M. Huchon, la Commission avait validé ses comptes que le Conseil d'État a retoqués par la suite (une décision définitive). J'ignore la raison pour laquelle l'affaire s'est arrêtée là", répond-on à la Commission nationale des comptes de campagne et de financement publiques (CNCCFP).
Interrogé sur un éventuel délit opposable à Jean-Paul Huchon, le Parquet de Paris affirme "ne pas avoir eu à connaître des faits relatifs à la campagne de M. Huchon". "S'il n'a pas été diligenté d'enquête, c'est parce qu'aucun signalement ne nous est parvenu au contraire des commissaires aux comptes de l'UMP" concernant la campagne de Nicolas Sarkozy. La question est donc: à l'inverse, qui a "diligenté une enquête" contre Sarkozy?...

C'est le Parquet qui décide de l'opportunité des poursuites, dans un cas et pas dans l'autre, c'est-à-dire qu'il peut s'auto-saisir indépendamment d'une plainte ou d'un quelconque signalement. Et si Christiane Taubira n'est au courant de rien, ça arrange tout le monde au PS !

De même qu'il ne s'est jamais penché sur le cas de Jean-Paul Huchon, le Parquet ne s'est pas non plus appesanti sur celui de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État, assujetti à l'ISF et compagnon de route de Manuel Valls à la MNEF (ex-mutuelle étudiante et pompe à fric du PS), soupçonné de fraude fiscale après avoir durant des années minoré son patrimoine...

Pour mémoire, concernant Huchon-la-vertu

L'épouse Huchon a bénéficié d'un emploi fictif
(lien PaSiDupes) Il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le Conseil régional et les sociétés de communication employant sa conjointe. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité en février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, peine confirmée en appel en novembre 2008, hormis l'inéligibilité... 
Coupable, mais éligible et réélu !