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dimanche 26 mars 2017

Le pouvoir a fait fuiter l'interpellation du fils Pécresse pour détention de cannabis

Ils sont pour sa dépénalisation, mais instrumentalisent le cannabis : plaisir de nuire? 

Pécresse, stupéfaite que le pouvoir socialiste fasse fuiter l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis 

La presse dénonce la mise en cause du "cabinet noir" de l'Elysée par le candidat de la droite et du centre mais s'en prend, à l'inverse, à l'accusation de Valérie Pécresse sur le rappel - par le journal anarchiste Le Canard enchaîné - de l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis. En revanche, les journalistes de parti-pris n'évoquent pas l'arrestation du fils Touraine.  A preuve que l'intention politicienne des media est bien de déstabiliser les candidats d'opposition. 

A la lecture de l'ouvrage Bienvenue Place Beauvau,  Valérie Pécresse a accusé samedi la presse de l'Etat-PS d'avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation politique" après l'interpellation de son fils en septembre 2016 pour consommation de cannabis et entend porter plainte. 
Dans un message intitulé "La nausée", posté samedi 25 mars sur Facebook, la présidente LR de la région Ile-de-France dit avoir demandé à son avocat Thibault de Montbrial "de saisir la justice et de porter plainte notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l'enquête et violation du secret professionnel"
Il y a six mois, le fils de Valérie Pécresse avait été interpellé avec quatre grammes de cannabis sur lui, dans le 15e arrondissement de Paris,  le 22 septembre

Les auteurs du livre affirment que cette information est très vite remontée au sommet de la hiérarchie policière

Un des collaborateurs du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), battu par Valérie Pécresse aux régionales de décembre 2015, en a aussitôt informé "ses contacts journalistes", révèlent les journalistes du journal anarchiste Didier Hassoux et Christophe Labbé et leur consoeur Olivia Recasens.
Présentée comme "indépendante", Olivia Recasens, directrice adjointe pendant 10 ans de la rédaction de l'hebdomadaire Le Point, fut licenciée après 16 années, pour "déloyauté", selon le directeur du journal, Étienne Gernelle. Or, à la publication du bouquin, son conjoint, Christophe Labbé, un ancien enquêteur du Point, avait déjà rejoint Le Canard Enchaîné...
Dans Mediapart, Jean Stern - ex-chroniqueur sur le service public de France Inter, ancien chef d'édition à Libération, La Tribune, et l'un des fondateurs du magazine Gai Pied et collaborateur à Amnesty International - s'autorise ce parallèle avec un témoin suspect, sous couvert d'anonymat : "Je pourrais ainsi parler de X, ancien directeur d’un grand quotidien, dont la femme allait à la messe tous les matins. Cela faisait parfois ricaner dans les couloirs du journal, mais personne n’a jamais accusé cet homme d’être sous influence bigote." Car, toute laïcité mise à part, les Catholiques sont, par définition, des bigots, selon les trotskistes, internationalistes et révolutionnaires respectueux de l'islam, voire de la charia comme moyen de déstabilisation de la République ...laïque. 

"Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes" 

Les Dalton,
version 'socialistes exemplaires',
en représentation
Le renseignement aura mis moins d'une heure à être exploité politiquement"
, soulignent les anarchistes du Canard
, précisant que l'ancienne ministre du Budget avait fait de la lutte contre la consommation de cannabis un de ses thèmes de campagne des Régionales. 

Confirmant le bien-fondé des accusations du candidat Fillon, la présidente de la région Ile-de-France a été "frappée de stupeurà la lecture de ce livre de journalistes libertaires. Stupéfaction "d'apprendre que j'ai été victime d'une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée avec la complicité d'un directeur de la préfecture de police, proche de Monsieur Valls, Premier ministre à l'époque, et d'un conseiller de Monsieur Bartolone, président de l'Assemblée nationale"

"Messieurs Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre qui, s'ils sont avérés, déshonorent la politique et abîment la démocratie", ajoute-t-elle sur sa page Facebook.

La voiture volée de la ministre Touraine sentait le cannabis 


La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, a déclaré le vol de sa voiture dans la nuit du 30 au 31 août 2013. Or, la police peut être zélée quand une ministre socialiste se fait dépouiller et la Peugeot 407 de fonction a été retrouvée dans le 13e arrondissement de Paris, dès le lendemain.

Le Point nota toutefois que "le véhicule en stationnement avait été contrôlé quelques heures plus tôt, les clés sur le contact, sans chauffeur, mais avec deux jeunes passagers". Mais, interrogé à la suite du dépôt de la plainte, c'est la version du fils de la ministre qui intrigue les policiers. Celui-ci assure normalement remettre les clefs du véhicule dans la boite aux lettres de sa mère. Or, le fils, Gabriel Reveyrand de Menthon, raconte que "les voleurs" ont pu le suivre et s’emparer du trousseau. Bizarre.
"D'autant que les deux individus contrôlés à l'intérieur de la 407 avaient décliné de fausses identités aux forces de l'ordre" peut-on lire sur le site du Point. L'article assure aussi que de fortes odeurs de cannabis émanaient de la voiture au moment du contrôle. Mais l'enquête n'ira finalement pas plus loin...

Condamné à 3 ans ferme, le fils de Marisol Touraine incarcéré à La Santé
Robin des Bois ?

Le fils de la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a été incarcéré début septembre 2013 à la maison d'arrêt de La Santé à Paris, suite à sa condamnation, mi-mars, à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration.
Selon une source judiciaire, dont se flatte alors Le Parisien, Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, fils de Marisol Touraine, a bien été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris, son complice étant lui condamné à deux ans et demi d'emprisonnement. En mai 2011, les deux jeunes hommes s'étaient introduits dans l'appartement d'une femme de 59 ans situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, dans le même immeuble que celui qu'occupe Mme Reveyrand de Menthon-Touraine, redevable de l'ISF. Menaçant la victime d'une arme de poing factice, ils l'avaient alors contrainte de leur remettre sa carte bleue et à leur communiquer le code.

Gabriel Reveyrand de Menthon descendit alors dans la rue pour effectuer un retrait sur un distributeur de billets, mais n'y parvint pas du fait de l'erreur de la sexagénaire, sous le coup de l'émotion, et ne réussit qu'à se faire filmer par une caméra de surveillance de l'agence bancaire, ce qui permit son identification et son interpellation. La victime avait finalement  dû remettre aux deux agresseurs 990 euros en espèces qu'elle conservait chez elle, avant qu'ils ne prennent la fuite.

Passibles des Assises, les deux jeunes hommes ont finalement été jugés devant un tribunal correctionnel
, procédure dite de correctionnalisation qui nécessite l'accord de la victime et permet souvent de raccourcir les délais de jugement. Outre la peine d'emprisonnement, les deux agresseurs ont été condamnés solidairement à verser 3.000 euros à la victime au titre du préjudice moral, ainsi qu'à lui restituer les 990 euros.

L'
avocat de la victime, Me Emmanuel Raskin, révèle que, pour tout réconfort et dédommagement de ses agresseurs, la sexagénaire a reçu de Touraine une lettre de regrets. 
Contacté, l'entourage de la ministre a indiqué qu'elle ne souhaitait pas commenter cette "épreuve familiale". Un bon moment, sans doute, pour la victime...

samedi 26 décembre 2015

L'avenir des Français est une chose trop sérieuse pour être confiée à des comiques

Pour les insultes et les lapsus, Bartolone, plus fort que Stéphane Guillon et Sophia Aram 

Les acteurs politiques, langues de pute et langues qui fourchent

C'est le premier samedi de la trêve des confiseurs et les fêtes de Noël empâtent l'activité verbale de nos bourreaux de travail. Ils sont au vert et se terrent, tout en faisant croire qu'ils sont au travail...
En l'absence de Claude Bartolone, président meurtri de l'Assemblée national qui déprime depuis qu'il s'est fait carboniser à la Régionale d'Ile-de-France, les champions politiques en matière de bulles, bourdes et lapsus ont toutes leurs chances au Top 10 des orateurs malheureux. Et ravis...

Mais
le sicilien Bartolone, parrain du 93, s'est classé hors compétition depuis le reproche raciste adressé à sa rivale (et tombeuse) d'être de "race blanche"
VOIR et ENTENDRE un florilège des lapsus de l'année: 

Et Manu Valls nous a prévenus 
sur RTL: "Il faut lutter contre l’emploi".
 
VOIR et ENTENDRE  le premier ministre clamer sa détermination, en mars. 

Depuis, Rebsamen et Myriam el-Khomri se sont appliqués avec succès à suivre la consigne tombée d'en haut.

L'humoriste, Stéphane Guillon, militant grave

Dans 'Tout et son contraire' sur France Info, Philippe Vandel donne de l'importance  à Stéphane Guillon qui se défend d'avoir traité Martine Aubry de "pot à tabac" et balance Laurent Fabius. Il révèle aussi que l'air de Libération est irrespirable. Et un peu plus... 

Il démontre que l'humoriste a en outre beaucoup de pensées profondes à "délivrer", mais ce brillant cerveau de penseur ne fonctionne pas à 200 à l'heure et la livraison se fait dans la douleur. Sorti des sketches écrits par sa femme, il bredouille et enfile des "de, de, de" et autres "le, le, le" à la queue leu-leu. 
Mais c'est un de ses tweets stupides qui a cette année crevé le plafond bas de l'odieux, du fait de cet humoriste qui s'épanouit dans le "second degré". Le sujet du crash de l'Airbus A320 qui a fait 150 morts en mars dernier ne lui a pas paru intouchable. "On me dit que l'airbus de la compagnie GermanWings avait été affrété par TF1 pour la saison 2 de Dropped. C'est une connerie?" s'est froidement interrogé le chroniqueur déjà viré de France Inter et qui se demande toujours pourquoi. L'accident, qui interpelle le stupide sur sa propre connerie sans borne ni retenue, a coûté la vie à dix personnes, dont trois grands champions français: la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine.
Permalien de l'image intégrée
Le milieu qualifie ce tweet de "blague" et parle d'"ironie"... Bruno Solo vole à son secours.
L'humoriste, Sophia Aram, militante fétide
Elle est en effet d'une vulgarité juste inouïe sans le service public, car, comme son collègue, c'est France Inter qui l'appointe pour tacler dans le gras puant.
VOIR et ENTENDRE le billet d'humeur de Sophia Aram sur la taxe-tampon, dans le 7/9 du 19 Octobre 2015, Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT et moustache de beauf) étant l'invité et la victime, Christian Eckert, sous-fifre de Manuel Valls au Budget:

 
De l'humour de métallo cégétiste...

Au final, nos hommes politiques sont plus respectables que nos humoristes:
entre lapsus et dérapage de numéro comique fangeux, l'humour, en effet, s'enlise profond.

mercredi 7 octobre 2015

Bartolone se dit visé par un "campagne de calomnies"

Visé par une enquête, Bartolone dénonce une «campagne de calomnies»  

Le parquet de Bobigny s'interroge notamment sur l'embauche par le département d'un élu de Pantin, y voyant un possible emploi fictif.

Tête de liste du PS pour les régionales en Ile-de-France, l'actuel président de l'Assemblée a dirigé le Conseil général de Seine-Saint-Denis de 2008 à 2012. A quelques semaines des élections régionales, Claude Bartolone, candidat socialiste à la présidence de la région Ile-de-France doit se justifier dans une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Bobigny. Elle vise des soupçons de détournements de fonds publics entre les mains de la direction centrale de la police judiciaire, révèle le Monde ce mardi. Le parquet soupçonne l’existence d’un emploi fictif, à savoir l’embauche par le conseil général de Seine-Saint-Denis – présidé par Bartolone de 2008 à 2012 – de Didier Segal-Saurel, un élu de Pantin. 

Dans un communiqué transmis mardi, l'éléphant du PS a dit espérer que l'enquête préliminaire ouverte permettrait "de faire cesser cette campagne de calomnies". Assurant avoir reçu "cette information avec sérénité", il a ajouté que «tous les recrutements qui sont intervenus» lorsqu'il était à la tête du conseil général, "l'ont été dans le parfait respect de la loi". 

L’affaire est partie d’un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Ile-de-France, publié le 30 juin, portant sur la gestion du département de Seine-Saint-Denis depuis 2010. Dans un chapitre intitulé 'Le cas particulier d’un ancien vice-président du conseil général', les magistrats s’interrogent sur la nomination en 2012 de Segal-Saurel au poste de 'chargé de projet" à la direction de la Culture du département pour un contrat de trois ans. Une embauche validée par la présidence du Conseil général, donc par Bartolone lui-même. 

Un livre qui tarde à paraître

"Si la lettre de mission de ce collaborateur le chargeait de "contribuer à redonner à la Seine-Saint-Denis une place dans l’histoire métropolitaine et valoriser particulièrement son passé industriel et ouvrier" par l’édition "d’un ouvrage historique faisant référence sur le sujet", à la fin de l’année 2014, soit plus de deux ans après son recrutement, aucun ouvrage de cette nature n’avait encore été publié", écrit la Chambre régionale. 

Celle-ci s’interroge en outre sur le "recrutement […] effectué précipitamment" de l’intéressé et sur son niveau de diplôme (le baccalauréat), lequel ne correspondrait pas à "celui requis pour le recrutement d’un administrateur territorial" (au huitième échelon, rémunéré 3.400 euros brut par mois). 

Le département s’est défendu de tout emploi fictif, affirmant que Segal-Saurel était "bien un agent" de la direction de la Culture et que la rédaction de l’ouvrage "est en cours". Un plan du livre a été communiqué à la CRC. 

Jean-Luc Porcedo, qui dirigeait le cabinet de Claude Bartolone au Conseil général, a affirmé que "parler d’emploi fictif est à la limite de la diffamation. M. Segal-Saurel a effectué un vrai travail ; il était d’ailleurs à son poste tous les jours"... 

Porcedo conteste aussi l’accusation selon laquelle Didier Segal-Saurel aurait obtenu ce poste en contrepartie d’avoir laissé sa place éligible à Bartolone, dans le canton de Pantin-est, lors des élections cantonales de 2008. Ce désistement avait permis à l’actuel président de l’Assemblée nationale d’être élu et d’accéder à la tête du département.

lundi 10 août 2015

Régionales: le PS cherche un autre drôle d'oiseau pour le perchoir, en remplacement de Bartolone

Bartolone remplacé au perchoir dès la rentrée parlementaire de septembre

Valls diffère: "Je ne veux qu'il y ait de mélange d'images au cœur de la campagne",
 
déclare le président de l'Assemblée..." (tronche en biais, ci-contre)
alors que le premier ministre a déjà assumé qu'il continuera à faire campagne.

Mais la posture est plus acrobatique, voire tordue, qu'il y paraît. Claude Bartolone, président (PS) fébrile de l'Assemblée nationale, sera remplacé au perchoir par un vice-président "dès la rentrée parlementaire de septembre" pour mener campagne comme tête de liste des socialistes pour les élections régionales en Ile-de-France. "C'est l'attitude que je prendrai pour ne pas être au perchoir au moment où il y aura la télévision, pour être clair."

Le possible  successeur pourrait être une femme
David Habib serait un possible joker mais le charisme de cet ex-adjoint au maire communiste de Mourenx reste à découvrir et ce serait une occasion manquée de pousser une femme. Laurence Dumont et Sandrine Mazetier pourraient donc faire de parfaites doublures, mais les féministes devraient logiquement grincer des dents. 
Alors faut-il envisager Denis Baupin (député EELV parisien, ci-contre) qui consacrerait le retour en grâce des écologistes radicaux, mais, outre qu'il présente franchement mal, leur patronne, Emmanuelle Cosse, a décidé de se présenter face à... Bartolone et se trouve être sa concubine ! Quand ça ne veut pas, ça ne va vraiment pas. 
Restent Marc Le Fur ou Catherine Vautrin et, en termes d'ouverture, ce serait une audace inouïe  de Pépère: au bureau, sur les huit,  ils sont les deux seuls  Les Républicains !
Nous ne sommes pas à l'abri d'une crise de Mme Royal, prétendante refoulée au trône  perchoir en 2012, quand le cumulard masqué l'avait coiffée sur le poteau.

Bartolone n'est guère confiant en ses chances de réussite

Le socialiste se garde une solution de repli ! 
L'hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée,
fut celle de Madame de Montespan, 
maîtresse du roi Louis XIV 
"Je ne veux pas qu'il puisse y avoir un mélange d'images au moment où nous serons dans le coeur de la campagne", a déclaré sur Europe 1 l'altier Claude Bartolone, selon le cliché  en contre-plongée à sa gloire. 

Voyons de plus près combien est "éthique" la "conception" de l'individu
Le président de l'Assemblée a eu vite fait en effet de nuancer ses beaux sentiments, mais la ficelle est grosse: "mais je continuerai mon travail et toutes mes autres tâches de président de l'Assemblée. La loi ne le demande pas, mais c'est une conception éthique qui est la mienne, assure le 4e personnage de l'Etat socialiste.
Hôtel de Lassay: salon des Saisons

Bartolone estime d'ailleurs avoir répondu dans le détail aux "préoccupations justement mises en avant par le président du groupe UMP Christian Jacob" sur la non-utilisation des moyens de l'Etat à des fins de campagne électorale.

Une allusion aux déplacements du frénétique Valls à travers la France depuis plusieurs mois ? Claude aurait en effet préféré pantoufler encore 20 mois sous les ors du Palais Bourbon. Il aurait pu être le perdant du jeu de chaises musicales voulu par Valls pour remplacer Huchon qui a mis la région en grande précarité politique, mais c'était sans compter avec le pouvoir de nuisance de Bartolone. 
Bonjour l'ambiance ! 

dimanche 24 mai 2015

Présidentielle 2017: l'UMP Juppé est-il le joker du PS ?

Alain Juppé, dans quel camp êtes-vous?

Plan B: avec le soutien de Bayrou, l'ancien premier ministre pourrait aussi bien être candidat du PS

On entend peu Alain Juppé, mais c'était dernièrement lorsqu'il dénonça "les jugements de valeur" de son camp contre la ministre de l'Education de Hollande, joignant sa voix au PS la semaine dernière pour fustiger les déclarations de Nicolas Sarkozy.

Pour marquer une nouvelle fois sa différence avec le président de  l'UMP, Alain Juppé prend le risque de s'isoler dans son propre parti lequel est unanime contre la réforme du collège de Vincent Peillon portée par Najat Vallaud-Belkacem. L'ancien premier ministre ménage son coeur de cible centriste, mais s'il est bel et bien opposé au projet du gouvernement, il recommande aussi à sa famille politique, de se garder "d'attaques personnelles". Juppé emprunte en effet l'habit de vertu de Hollande. "Moi je ne porte pas de jugement de valeur sur telles ou telles personnes. Aborder la question (de la réforme du collège) sur des attaques personnelles sur telles ou telles ministres n'est pas la bonne méthode", susurre le candidat à la primaire sur RTL.

Un conseil dans la lignée des propos du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui, dans la semaine, avait taxé de "légèrement xénophobe" la prise de position du président de l'UMP contre la ministre de l'Education nationale. L'ancien chef de l'État venait de faire siffler Najat Vallaud-Belkacem lors d'un meeting à Pavillons-sous-Bois le maire est sénateur UMP) en... Seine-Saint-Denis (département PS longtemps géré vaille que vaille par l'actuel président de l'Assemblée): "Dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira [la ministre de la Justice] est en passe d'être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem."
Avril 2013
Il se trouve que
ces deux représentantes de la diversité cristallisent l'hostilité du seul fait de leurs réformes imposées par la force pour le mariage entre personnes du même sexe ou d'un décret pour la réforme du collège, en plus du 49.3 pour faire passer la loi Macron. Le mardi 23 avril 2013 à l'Assemblée nationale, son président, Claude Bartolone, avait hurlé qu'on sorte "les ennemis de la démocratie" qui manifestaient dans la tribune.

"L'école mérite mieux que ce débat très politicien", avait commenté le maire de Bordeaux, un instant sorti de la rédaction d'un nouveau livre. Depuis sa bulle bordelaise, il s'offusqua d'un tweet de Nicolas Sarkozy (60 ans) qui annonçait son intention de revenir sur la réforme du collège s'il accède de nouveau à l'Elysée en 2017. "Tout le monde est monté au créneau pour annoncer qu'on annulera cette réforme, ce n'est pas un projet en soi", dénigra Alain Juppé.

Des propositions à l'automne

L'ancien premier ministre surveille la refondation de l'UMP par Sarkozy mais travaille à son projet personnel.
Il estime qu'il "faut d'abord dire ce qu'on mettra à la place", mais il n'avance aucune proposition. "Il faut aussi revoir ce que j'appelle la gestion de cette ressource humaine essentielle que sont les professeurs. Il n'y aura pas de réussite du système éducatif au XXIe siècle si les professeurs ne sont pas bien dans leur peau," mais il se cantonne dans le confort du  flou. Il faut revoir la formation de nos profs [déjà réformée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était président de la République]. Comment ? Il faut revoir le déroulement de leur carrière, il faut revoir le fonctionnement de nos établissements. Vous voyez qu'on ne peut pas se contenter d'une polémique sur deux ou trois points majeurs qui ne permettent pas d'envisager l'ensemble du problème", estime l'édile bordelais dans un  vague survol de directions évidentes et qui reprend les tournures de phrases normatives et moralisatrices de Hollande, mais laisse à d'autres le soin de plonger les mains dans le cambouis.

Juppé se garde aussi bien de reprendre à son compte les propositions de Bruno Le Maire (ci-contre à gauche). A la différence du vieux sage sur sa dune, l'ancien ministre de 46 ans est monté en première ligne contre la réforme du collègeil a "un projet en soi" dont il a présenté samedi les propositions lors d'un entretien à Libération. 
Juppé en est encore à une esquisse de projet. "Je publierai à l'automne, au terme du travail que je suis en train de faire, une série de propositions sur ce sujet qui mérite approfondissement", annonce Alain Juppé (70 ans avant l'automne) qui craint fort de se laisser dépasser par ses cadets.

Les sondages ne peuvent qu'être favorables à Juppé 
qui se ménage et se réserve pour 2016. Quant à François Fillon, qui ne fait que de rares réapparitions dans les radars, s'il poursuit la même stratégie que Juppé, il pourrait représenter une menace dans la dernière ligne droite s'il surgit dans le virage.

mercredi 25 mars 2015

Départementales: le crash de l'A320 ne suffit pas à perturber la campagne de Valls

Valls donne la priorité à la campagne sur la tragédie des Alpes-de-Haute-Provence

Le premier ministre n'a fait que reporter son déplacement prévu à Fresnes dans le Val-de-Marne ce mardi en fin d'après-midi. 
     Dès le 23 mars 2015 à
Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis): "Nous appelons à faire barrage partout au Front national", a déclaré  le Premier ministre, venu faire campagne au quartier du Pavé Neuf à Noisy-le-Grand, en compagnie de l'ex-président PS du CG de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone
Valls se rendra mercredi en Val-de-Marne, avant d'aller faire campagne, jeudi, à Tours et vendredi à Vauvert, Gard.

Selon les éléments de langage, Valls aurait bouleversé son agenda !
"L'heure est (…) à la solidarité," a clamé Manuel Valls ce mercredi après-midi à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, à la suite du  crash de l'A320 Barcelone-Düsseldorf de la compagnie Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence.
En raison de ce drame, le premier ministre a été "contraint de bouleverser" son programme, a-t-il fait dire devant micros et caméras qui ont répondu à la convocation de Matignon, mais pas un seul organe de presse n'a jugé ce bouleversement dérisoire au regard du drame qui a fait 147 morts. 

Valls ne se rendra pas sur les lieux de la catastrophe
Alors que Hollande, président des chrysanthèmes, Merkel et Rajoy sont à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), au risque d'entraver les efforts des secouristes et d'encombrer les autorités locales, Valls n'a consenti qu'à retarder son déplacement de campagne dans le département du Val-de-Marne du mardi au mercredi pour soutenir le président communiste du Conseil général sortant, Christian Favier, menacé d'éjection de son fauteuil. 
Le Val-de-Marne fait partie de ces départements où l'appel au rassemblement pourrait fonctionner. "J'appelle à voter sans ambiguïté ni exception pour le candidat de gauche le mieux placé", avait indiqué Favier à l'issue du premier tour. Mais c'était avant...

En revanche,
le premier ministre en exercice était lundi à Noisy-le-Sec
Il y a retrouvé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.
La Seine-Saint-Denis fait en effet partie de ces départements que la gauche veut conserver à tout prix. Or, Noisy-le-Sec a été perdue par le PS en 2010, au profit du centre et la gauche a senti le souffle du boulet... Sur place, Valls a participé à une réunion avec les acteurs locaux à la Maison pour tous du Jardin des Sources, à 17h30, puis, à 17h50, à une déambulation dans le quartier du pavé neuf.
L'entourage du premier ministre n'exclut pas que Valls se rende également dans son fief de l'Essonne, en région parisienne, d'ici la fin de la semaine.

La détresse des autres n'a en effet que peu d'impact sur cet arriviste qui n'a de compassion que pour ceux qui servent ses intérêts. Or, les victimes sont allemandes et espagnoles. En France, elles ne sont pas  des électeurs... 

Le premier ministre met ses fonctions entre parenthèses pour maintenir la république des copains et des coquins
En Val-de-Marne, Valls soutiendra
plutôt L. Carvounas (PS)  que Ch. Favier (PCF) 

A la vérité, Valls va en effet soutenir son camarade Luc Carvounas. Comme il le fera à Vauvert (Gard), le chef du gouvernement socialiste fait campagne en faveur de son réseau d'élus locaux. Carvounas avait démissionné de son poste de conseiller général pour devenir maire d'Alfortville, puis sénateur du Val-de-Marne. C'est dire que les départementales le motivent. 
Or, Carvounas est un proche de Manuel Valls: il fut son directeur de campagne en 2011 dans le cadre des primaires du Parti socialiste pour la désignation du candidat de ce dernier à l’élection présidentielle de 2012: Valls avait fait 5,63 %... Secrétaire national aux relations extérieures en mai 2014 avec la désignation de Jean-Christophe Cambadélis comme premier secrétaire du Parti socialiste, Carvounas y relaie la ligne du nouveau Premier ministre Manuel Valls.

Sans délai, lundi après-midi,
le patron du PS 94 a annoncé l’union de toute la gauche pour le second tour. A ce stade, les autres déplacements du premier ministre dans le cadre de la campagne de l'entre-deux tours ne sont pas totalement déstabilisés. Lundi, le Gard, la Charente et les Pyrénées-Orientales avaient été choisis tant par Matignon que par le PS. "Mais, ce qui était vrai hier, ne l'est plus aujourd'hui", confie, souriant, un proche du premier ministre.

Valls devait se rendre dans deux départements où la gauche juge une victoire possible. Manuel Valls hésitait entre les Pyrénées-Orientales et la Charente (pour Michel Boutant, PS) entre mercredi et jeudi. Or, le meeting des Pyrénées-Orientales n'est plus assuré de la présence de Valls. Car, avec le souci de se faire mousser, seul est maintenu le "grand meeting départemental", près d'Angoulême (salle des fêtes de Gond-Pontouvre), en Charente - "incertaine mais gagnable," selon un proche. 
Manuel Valls ne pourra éviter de se rendre à Tours jeudi soir, puisque c'est à la demande de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, élue de l'Indre-et-Loire, qui a besoin d'aide, mais pourrait trouver des médecins en colère sur son chemin. 
A ce stade, le Gard est toujours programmé vendredi, en dépit des événements de la tragédie aérienne des Alpes-de-Haute-Provence.

samedi 13 décembre 2014

Bartolone, président PS de l'Assemblée en chef de parti

Crise au PS : "Maintenant, ça suffit !" pour Bartolone

Manuel Valls a provoqué un séisme dans la famille socialiste.
 
Dans un entretien donné à L'Obs mercredi 22 octobre, le Premier ministre a annoncé qu'il veut en finir "avec la gauche passéiste", estimant que cela passe notamment par un changement de nom pour le Parti socialiste. Dès le lendemain, jeudi 23 octobre 2014, le président de l'Assemblée nationale est revenu sur la fronde qui gronde au sein de Parti socialiste.

Cher Manuel, "Concentre-toi sur ton travail de Premier ministre"
"Halte au feu", réclame Claude Bartolone ce jeudi sur RTL. "Cher Manuel, c'est une faute, concentre-toi sur ton travail de Premier ministre", lui a lancé le président de l'Assemblée nationale qui souligne une récidive en rappelant qu'"une partie de ces propos n'est pas nouvelle" dans la bouche du locataire de Matignon.

Claude Bartolone préconisait la voie du compromis et de l'unité
Claude Bartolone a également tenu à relativiser la protestation des députés frondeurs. "Notre différence est de 5 milliards d'euros", assure-t-il, prétendant que "quand les socialistes n'ont pas de grandes différences, ils ouvrent ce genre de débat". Et de conclure : "Il faut faire vivre le débat", mais "il faut trouver la voie du compromis et de l'unité."

Sur son blog, Claude Bartolone renouvelle son appel à la trêve 

Le président l'Assemblée nationale renvoie dos à dos "les soi-disant modernes" et les "soi-disant archaïques". Dans une tribune publiée sur son blog et intitulée " Ca suffit ! ", le président PS de l'Assemblée nationale crie à nouveau  halte au feu dans la guerre des socialistes. L'élu de Seine-Saint-Denis n'épargne ni les contestataires, ni Manuel Valls, même s'il ne cite pas son nom.
"Ici, nous serions des passéistes, sommés de changer le nom du Parti socialiste - quelle étrange idée! Là, notre politique menacerait la République - rien de moins !", écrit-il en allusion aux formules employées la veille par Manuel Valls et par le député et ex-ministre Benoît Hamon. "Je n'établis pas d'échelle de Richter entre les mots qui blessent la gauche. Il est simplement temps de dire stop".

Bartolone dénonce les procès en "social-traîtrise"
"Ça suffit, d'amplifier artificiellement nos différences", clame-t-il. "J'ai beau retourner les propositions des uns et des autres dans tous les sens, nous sommes d'accord sur l'essentiel. Je mets au défi quiconque de me convaincre qu'il y a un schisme entre nous". Bartolone avoue-t-il un déni de la vérité? 

"Ça suffit, ces délits de faciès et ce procès lancinant en 'social-traîtrise' lorsque nous menons la politique qui doit être conduite dans l'intérêt du pays. Vous trouvez que nos 50 milliards d'économies - indispensables - sont de droite? Essayez donc les 120 milliards de l'UMP, vous verrez...", polémique le représentant du pouvoir législatif en défense de l'exécutif et dans une tentative désespérée de détournement de l'attention. Bartolone croit-il le gouvernement exemplaire et efficace ?

Mais "ça suffit, ce petit jeu des soi-disant modernes contre les soi-disant archaïques. Je ne connais d'ailleurs pas de discours plus daté que celui qui se prévaut du talisman de la modernité", poursuit ce propriétaire de toutes les pseudo-avancées de la gauche, en défense des parlementaires godillots. "Ça suffit, de stigmatiser les frondeurs. Et puis ça suffit, de les nommer comme cela. Au groupe socialiste de l'Assemblée nationale, je ne connais que des députés socialistes qui défendent des propositions politiques".

Le débat, ça suffit donc ? 
Bartolone n'a-t-il donc jamais assez d'inconditionnels ?

samedi 15 novembre 2014

Dépassement des frais de campagne de Jean-Paul Huchon: les contribuables paient, toujours pas l'Etat !

Le candidat socialiste aux Régionales de 2012 doit rembourser 1,6 million d'euros.

Le PS est riche: il prend en charge le montant, avec des conseillers régionaux nantis.
Régionales 2014: le président Hollande valida 
la candidature du président sortant, J.-P. Huchon
On comprend maintenant pourquoi le PS n'en fait pas des tonnes sur les pénalités de Nicolas Sarkozy. En juillet 2011, le Conseil d'État invalidait les comptes de campagne de Jean-Paul Huchon, tête de liste PS aux élections régionales. 
Une "phobie administrative" de plus au PS
La plus haute juridiction administrative estimait en effet que le président du Conseil régional sortant avait "oublié" d'intégrer 1,5 million d'euros dans ses dépenses. En conséquence, le candidat socialiste était contraint de rembourser 1,6 million d'euros perçus au titre du remboursement de ses frais de campagne: l'argent de l'Etat, même si, selon Hollande, quand l'Etat paie, le contribuable ne paie rien... 
Le Parti socialiste, alors dirigé par Harlem Désir, décidait après d'âpres négociations et l'insistance de Huchon qui se plaignait d'être ruiné (Bartolone a déjà fait le coup, après s'être fait avoir sur les "emprunts toxiques" !) - son appartement était hypothéqué - de prendre en charge 800.000 euros. Quant aux conseillers régionaux élus sur la liste Huchon et encartés au PS, ils s'acquittaient de l'autre moitié, qu'ils continuent de payer encore aujourd'hui.
58 élus à son secours: une "souscription" qui ne dit pas son nom...

"On a remboursé avec de l'argent public : les 800.000 euros du PS sont prélevés sur la dotation publique aux partis, les indemnités des élus, c'est l'argent de l'État. Toute affectation à d'autres dépenses est une pénalité au bon fonctionnement des institutions. A moins qu'ils soient superflus...

Or, et surtout, leur contribution est défiscalisée, elle est considérée comme un don aux partis politiques !" révèle un membre de la direction du Parti socialiste. Jean-Christophe Cambadélis n'a pas répondu aux multiples sollicitations de la presse, dont - sans doute - celles de Libération, Le Monde ou L'Obs. "Je ne comprends pas son silence. Tout cela a été décidé sous la direction d'Harlem Désir. Martine Aubry, elle, n'avait pas osé ce montage", continue la même source, dont la sensibilité "frondeurs" ne semble pas faire de doute.
Les socialistes bénéficient d'un délai de trois années... Un échéancier pour rembourser a en effet été établi avec le Trésor public jusqu'en 2017. 58 élus se sont sentis obligés de venir au secours de Jean-Paul Huchon et il leur est prélevé chaque mois en moyenne 200 euros, la cotisation étant proportionnelle au montant de l'indemnité qui varie selon le rang de l'élu. 
Ainsi, le Parti socialiste s'est lui aussi substitué à son candidat pour rembourser le dépassement du plafond de ses dépenses de campagne. "À la différence près, précise-t-on chez Jean-Paul Huchon, qu'il s'acquitte de sa part du remboursement et qu' il n'a pas eu à payer de pénalités." Et c'est bien là le plus étonnant. En effet, selon l'article L52-15 du code électoral, "dans tous les cas où un dépassement du plafond des dépenses électorales a été constaté par une décision définitive, la commission fixe alors une somme égale au montant du dépassement que le candidat est tenu de verser au Trésor public."
A titre de comparaison et selon les modalités d'allègements décidés par le gouvernement en août dernier, "la réduction ne peut donner lieu à remboursement, contrairement au crédit d’impôt. Si vous aviez 200 euros d’impôt à payer, l’administration ne va pas vous rembourser la différence entre 200 et 350 €. Votre impôt sera simplement réduit de 200 € à zéro. En revanche, si votre impôt était de 400 €, vous allez en bénéficier à plein pour ne plus devoir que 50 euros".
Pas de pénalités

Et pourquoi Jean-Jaul Huchon n'a t-il pas eu de pénalités à verser ? "Seule la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques est habilitée à prononcer des pénalités. Dans le cas de M. Huchon, la Commission avait validé ses comptes que le Conseil d'État a retoqués par la suite (une décision définitive). J'ignore la raison pour laquelle l'affaire s'est arrêtée là", répond-on à la Commission nationale des comptes de campagne et de financement publiques (CNCCFP).
Interrogé sur un éventuel délit opposable à Jean-Paul Huchon, le Parquet de Paris affirme "ne pas avoir eu à connaître des faits relatifs à la campagne de M. Huchon". "S'il n'a pas été diligenté d'enquête, c'est parce qu'aucun signalement ne nous est parvenu au contraire des commissaires aux comptes de l'UMP" concernant la campagne de Nicolas Sarkozy. La question est donc: à l'inverse, qui a "diligenté une enquête" contre Sarkozy?...

C'est le Parquet qui décide de l'opportunité des poursuites, dans un cas et pas dans l'autre, c'est-à-dire qu'il peut s'auto-saisir indépendamment d'une plainte ou d'un quelconque signalement. Et si Christiane Taubira n'est au courant de rien, ça arrange tout le monde au PS !

De même qu'il ne s'est jamais penché sur le cas de Jean-Paul Huchon, le Parquet ne s'est pas non plus appesanti sur celui de Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'État, assujetti à l'ISF et compagnon de route de Manuel Valls à la MNEF (ex-mutuelle étudiante et pompe à fric du PS), soupçonné de fraude fiscale après avoir durant des années minoré son patrimoine...

Pour mémoire, concernant Huchon-la-vertu

L'épouse Huchon a bénéficié d'un emploi fictif
(lien PaSiDupes) Il est jugé avec son épouse, Dominique Le Texier, pour prise illégale d'intérêts dans des marchés publics passés en 2002 et 2003, entre le Conseil régional et les sociétés de communication employant sa conjointe. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité en février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris, peine confirmée en appel en novembre 2008, hormis l'inéligibilité... 
Coupable, mais éligible et réélu !