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mardi 14 janvier 2020

Retraites : Macron interpellé par un enseignant à Pau

Ce professeur lui a demandé de se garder sa réforme des retraites

Lors de sa visite déjà reportée à Pau, le président élu par refus de Marine Le Pen a dû avoir un échange musclé, de ceux que Macron tente d'éviter en gardant secret les dates de ses déplacements

Pierre Coste, professeur de mathématiques, a dit  à Macron tout le mal qu'il pense de sa réforme des retraites
(Palais Beaumont à Pau, le 14 janvier 2020)





Macron s'est fait harponner par un intervenant imprévu par les services de l'Elysée, voire indésirable, à  peine arrivé à Pau, Pyrénées-Atlantiques, pour une table ronde au Palais Beaumont sur l’écologie, ce mardi 14 janvier.

"Vous patachonnez dans la tête"
Le président de la République a dû s'arrêter pour entendre Pierre Coste, professeur de mathématiques et membre du Snes-FSU, syndicat dominant d'enseignants, proche de la gauche extrême. Durant l'accrochage, rapporté par le quotidien Sud Ouest , l’enseignant a lancé à Macron : Ce n’est pas en donnant la légion d’honneur à BlackRock qu’on est exemplaire, faisant ainsi référence à la promotion dans la légion d’honneur du patron du gestionnaire d’actifs BlackRock France, Jean-François Cirelli. Vous mélangez tout, vous patachonnez dans la tête, lui a rétorqué l'ex-banquier.

"la réforme des retraites est un cadeau pour tous ces gens, assène Pierre Coste  assurant que les gens vont être obligés de cotiser à côté. Faux, selon Emmanuel Macron.

Une seule option : "le retrait complet de la réforme". 
Appelé par Sud Ouest à commenter l'échange, Pierre Coste confirme avoir voulu attirer l’attention de Macron sur sa réforme des retraites ainsi que sur les conditions de travail des enseignants et lui demander le retrait complet de la réforme.

L’enseignant n'aurait pas dû être là ! 
Il ne doit le privilège d'avoir pu exposer les raisons de son rejet au président qu'au fait d'être élu local. Il a pu accéder au Palais Beaumont grâce à une accréditation : "Je siège au syndicat des transports de l’agglomération paloise ,car je suis conseiller municipal à Morlaas," précise-t-il.

"Je ne le [Macron] crois pas un instant", gronde-t-il.
Quant au contenu de leur échange vif, le professeur de mathématiques dévoile : Emmanuel Macron m’a répondu que la situation des enseignants s’améliorait […] et qu’ils allaient être les grands bénéficiaires de cette réforme des retraites", mais "je ne le crois pas un instant". L’enseignant poursuit : "Il est resté sur ses positions. Je l’ai invité à venir voir comment ça se passe dans mon collège."

Le langage désuet du tenant paradoxal d'un "monde nouveau" 

Pratiquant d'une langue archaïque, le quadra marié à une sexagénaire recourt à un vocabulaire que les jeunes et les anciens n'emploient plus depuis des lustres et le président d'un autre âge a récidivé, ce mardi 14, à l'occasion d'un déplacement dans le Béarn de Bayrou, à Pau dont le centriste fut le maire MoDem, mais qui lui bat froid, lui aussi, depuis que le président en peau de lapin dépose ses propres coucous LREM dans ses nids MoDem.

Au conseiller municipal de Morlaas, où le professeur enseigne au collège, un gréviste d'extrême gauche qui l'apostrophait, le locataire de l'Elysée lui objecta : "Vous patachonnez dans la tête !  Vous mélangez tout, cela n'a rien à voir." Ce que ripostent aussi ses élus envoyés débattre sur les plateaux de radio et de télévision, mais pris au dépourvu et traités comme des "gens qui ne sont rien", puisqu'ils se voient accusés de ne rien comprendre et de se livrer à des amalgames. 

Internet indique que le verbe 'patachonner' renvoie à de très rares occurrences. Autrement dit, le mot est tombé en désuétude et n'est plus compréhensible que des passéistes. Le mot a bien existé dans la langue française, mais son usage remonte à la période dite de la 'Belle Epoque' , à la fin du XIXe  siècle, pour dire "errer".

En clair, Macron accuse l'enseignant de "divaguer"... 

"Patachonner signifie errer sans rationalité, traduit la sémiologue Mariette Darrigrand en français intelligible. Par extension, cela peut vouloir dire être un peu fou. Ce terme peut également avoir une connotation sexuelle : mener une vie de patachon, c'est être un jouisseur…"

Selon L'Observatoire Des Mots, l'expression a été principalement prisée dans le milieu journalistique et littéraire, par exemple chez les critiques de théâtre ou dans les chroniques de vie nocturne. "Ce n'est pas de l'argot, au contraire, rappelle-t-elle. La langue est tenue. En revanche, c'est extrêmement daté."

Le réformiste des retraites a-t-il puisé ce terme dans les expressions chères à sa grand-mère? On dit que c'est d'elle plutôt que de sa femme qu'il tient les termes surannés, déjà sortis du formol, de "carabistouilles" et "poudre de perlimpinpin".  

Tout interlocuteur en désaccord "zigzague dans sa tête," selon Macron
Le mathématicien béarnais "mélangeait beaucoup de choses", comme s'il était en incapacité de suivre les "chemins de la raison", commente la spécialiste. "Il zigzague en quelque sorte dans sa tête".

Sur le fond, le quadra apparaît déconnecté
Sa langue confirme qu'il est "à côté de la modernité, de la vraie vie, voire d'être arrogant et élitiste", estime Mariette Darrigrand. "La politique, ce n'est pas que de la raison : c'est aussi de l'émotion." 
Un terrain en friche, un terrain vague, sur lequel le quadra sans enfants n'a jamais appris les beaux sentiments, ni les mots pour les exprimer. Son lexique reflète le personnage, sec et stérile.

jeudi 13 juin 2019

Enfants turcs fauchés à Lorient : la passagère de la voiture s'est livrée à la police

Ce que la presse gouvernementale appelle une "interpellation"

L'homme ne s'est pas rendu; il n'a toujours pas été interpellé...
   

La "jeune femme" est une adulte de 21 ans


La passagère du conducteur de la voiture a été arrêtée mercredi soir dans le Morbihan et placée en garde à vue. Le conducteur, âgé de 20 ans, identifié, est pourtant toujours recherché, quatre jours après l'accident de Lorient - ville dont le socialiste Jean-Yves Le Drian fut le maire (1981-1998) - qui a coûté la vie à un enfant turc de 10 ans. 

Le dimanche 9 juin, vers 17 heures, un véhicule a percuté deux enfants sur un rond-point du nord-ouest de Lorient (Morbihan), non loin d'un McDonald's où les deux garçons se rendait seuls. Le plus jeune, sept ans, a survécu, mais est toujours dans un état grave à l'hôpital. Le second, dix ans, est mort de ses blessures.

Les deux automobilistes font l'objet d'une enquête pour "homicide involontaire aggravé et non-assistance à personne en danger". 
Killian, 20 ans, de type eurasien (possiblement indonésien) et sa passagère, âgée de 21 ans, ont pris la fuite après avoir fauché deux enfants en tentant d'échapper à un contrôle de police. L'appel à témoin, lancé mardi, est toujours en vigueur. L'enquête en cours s'étend maintenant à l'échelle nationale, puisqu'il est fort possible que le dernier suspect ait quitté le Morbihan, si ce n'est la France...
Les deux individus ont vécu une relation amoureuse tumultueuse qui a pris fin ou qui était en train de s'achever, d'après les témoignages de personnes qui ont pour habitude de les fréquenter. Une proche de la jeune femme parle de Killian comme une personne "dangereuse", évoquant même des violences conjugales. Décrite comme influençable et sous l'emprise de son ex-compagnon, la passagère aurait été forcée par le chauffard de le suivre dans sa cavale, certains témoins de la scène du drame affirmant l'avoir vu en train de lui tirer le bras, l'emportant de force avec lui après avoir abandonné le véhicule.
 
Ce mercredi 12 juin, une cérémonie en hommage au jeune de 10 ans tué a eu lieu à l'association culturelle turque de Lorient. Plus de 500 personnes, principalement des membres de la communauté franco-turque, se sont réunies. Mercredi, la France a pris en charge le rapatriement le corps du jeune Turc vers la Turquie, où il sera enterré vendredi dans la ville d'Agri, principalement peuplée de Kurdes depuis le massacre des Arméniens.

Killian serait un jeune délinquant originaire d'un quartier prioritaire de la ville de Lorient, le Petit-Paradis (216 foyers et 480 habitants), selon Le Parisien, et qui "mise sur le vivre ensemble, selon Ouest France. Il n'aurait ni emploi, ni de permis de conduire et aurait emprunté la voiture de sa mère le jour de l'accident. Il avait déjà été condamné pour conduite sans permis et était également connu des services de police pour des affaires de stupéfiants.
Killian et la passagère (21 ans) de la voiture risquent jusqu'à dix ans de prison.

L'état du second enfant percuté à Lorient était toujours "stable" mercredi soir.
Le petit cousin âgé de 7 ans a été transféré à l'hôpital de Brest dans un état critique. Mardi soir, le procureur expliquait que l'état de santé de l'enfant n'avait pas évolué et qu'il était toujours hospitalisée.

Où sont passé le chauffard ? 
Les perquisitions menées mardi matin dans le quartier de Kerguillette-Petit Paradis n'ont rien donné.
L’opération Sentinelle qui est une opération de l’armée française déployée au lendemain des attentats de janvier 2015, pour faire face à la menace terroriste sur le territoire national et protéger les "points" sensibles du territoire ne pouvait prévenir ce type d'accident dont le caractère terroriste n'est nullement démontré. Mais elle a été renforcée lors des attaques du 13 novembre 2015 en Ile-de-France et il paraît pour le moins surprenant qu'un tel déploiement d'effectifs militaires sur l'ensemble du territoire ne contribue pas à l'interpellation du criminel en fuite. Ironie de cette impuissance, Le Drian a été ministre de la Défence de Hollande ...
 

mercredi 7 février 2018

Corse : "rencontre-surprise" organisée entre la femme d'Yvan Colonna et Macron

Comment la femme d'Yvan Colonna a-t-elle pu interpeller le président Macron ?

La comédie du pouvoir : mise en scène d'une séquence humanitaire

La garde rapprochée du président s'est-elle laissée surprendre ?
Stéphanie Colonna interpelle Emmanuel Macron à la sortie du musée Fesch à Ajaccio.

"C’est une rencontre inattendue à la sortie de la visite du Palais Fesch," alors que quelques personnes attendaient le président de la République, raconte la presse corse. Stéphanie, la femme du tueur Yvan Colonna a pu interpeller le chef de l'Etat et lui demander le rapprochement de son mari dans une prison corse. 

Le dialogue surréaliste du scénario élyséen
"Bonjour [bonjour qui ?], je suis la femme d'Yvan Colonna". 
A la sortie de la visite du musée Fesch qui a duré une heure, Emmanuel Macron a été interpellé par Stéphanie Colonna qui lui a tendu la main et l’a supplié de rapprocher son mari qui est incarcéré à la centrale d'Arles, Bouches-du-Rhône, dans le Sud de la France. 
Condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre du Préfet Erignac, Yvan Colonna est emprisonné sous le statut de DPS (Détenu particulièrement surveillé) qui exclut tout rapprochement familial. Fin janvier, le Conseil d’Etat a rejeté un recours qui demandait la levée de son inscription sur le registre des DPS. 

"Mr le président, mon fils de six ans n'a pas vu son père depuis un an et demi. S'il vous plait, faites quelque chose… Ce n'est pas un animal, c'est un être humain… Il doit être près de sa famille", a-t-elle plaidé, éplorée. 

Jouant la surprise, le comédien formé au lycée par sa professeure de lettres et future épouse a lâché sa réplique: "Que votre enfant puisse voir son père, que les personnes qui sont détenues dans notre pays puissent voir leur famille, ça fait partie des choses que nous allons assurer". 

Le "dialogue" à la fois "surprise" et "sur le vif" avec un président Macron "mis au pied du mur" mais disponible intervient à point nommé, sous la caméra de LCI :  

La femme d'Yvan Colonna se dit "choquée" par les paroles prononcées par Macron

Le matin même, dans son discours d’hommage au préfet Erignac, Macron a en effet exclu toute amnistie pour les prisonniers corses.
"Personne n'oubliera ce qui s'est passé… Je ne parle pas d'amnistie, concède l'épouse éplorée dans le numéro de duettistes.

"Mais je vous en prie, mon fils est là. Faites quelque chose ! Je compte sur vous !".  La réponse de Jupiter tombe de l'Olympe: "Vous me regardez dans les yeux, je ne vous mens pas". Sur ce coup, l'auteur des dialogues a manqué d'habileté: il nous renvoie au mensonge effronté du ministre-fraudeur Jérôme Cahuzac, "les yeux dans les yeux" !...

Le psychodrame s'intègre à une vaste dramaturgie politique.
Cette requête de l'épouse du "berger" corse fait en effet écho au discours - sobre, celui-là - de la veuve du préfet de la République. 
Or, la supplique de l'épouse corse fait partie des revendications des nationalistes corses et, sur ce point précis - excluant l'amnistie, avec l'assentiment de la bergère - le président évoque  - Ô surprise encore ! - un éventuel geste d'ouverture sous les caméras lundi 6, la veille du "grand" discours du président à la Corse, ce mardi 7. 

A l'issue de ce "grand acte", Stéphanie Colonna se fondit, son fils dans les bras, dans les rues d'Ajaccio, côté jardin, côté gauche.

jeudi 25 janvier 2018

Essonne : un pitbull lancé sur deux policiers lors d’une interpellation

Le monde à l'envers : des policiers attaqués dans l'Essonne

Deux policiers ont été agressés lors d'une interpellation
.

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Tout commence dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (PCF pendant 36 ans, 1959-1995), des lieux réputés sensibleslorsque la BAC (brigade anti-criminalité) "repère deux jeunes hommes qui se mettent à courir à leur arrivée"mercredi après-midi  aux alentours de 16h00. Les représentants de l'ordre se lancent à la poursuite des suspects, ce qui les amène au premier étage d’un immeuble. 
Depuis 2012, bien que rénové entre 2004 et 2008 (pendant la mandature de Serge Dassault, UMP), ce quartier est classé en ZEP (zone de sécurité prioritaire), avec renforcement des effectifs de la police nationale. En effet, le quartier "souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée" et "connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité", selon le Ministère de l'Intérieur du gouvernement Jean-Marc Ayrault, permettant ainsi à ce territoire de bénéficier de policiers supplémentaires.
Un pitbull "vraisemblablement dressé pour attaquer" lâché sur un policier. 
Les fonctionnaires tentent de procéder à l’interpellation des deux jeunes hommes âgés de 27 et un mineur de ...15 ans, deux individus déjà défavorablement connus des services de police, qui ne veulent pas se laisser interpeller et se serait débattus à coups de pied et poings. 
C'est alors qu'un voisin de palier ouvre sa porte, pour visiblement lâcher un pitbull sur l’un des fonctionnaires. L’animal, d’après une source policière, avait "vraisemblablement [été] dressé pour attaquer". 

Tentative de prise d'otage

Dans la confusion et avec l’aide de personnes qui pourraient être ses parents, l’un des deux délinquants tente d’entraîner l’autre policier dans l’appartement familial. En bloquant l’entrée de la porte avec son pied, l'autre policier empêche que la porte se referme sur son collègue et qu'il reste aux mains de la famille. 

L’arrivée de renforts a permis plusieurs interpellations.
Les deux fuyards, mais aussi le propriétaire du chien, par ailleurs connu de la police, et le couple de sexagénaires. 

Ces fonctionnaires se sont vu prescrire plusieurs dizaines de jours d'ITT chacun. 
Le policier le plus gravement atteint a obtenu 30 jours d’ITT (incapacité totale de travail) pour des entorses graves de la cheville et du genou et l'autre, 21 pour un épanchement au genou et de multiples traumatismes aux poignets.

Où en est la mise en oeuvre de la 'police de sécurité du quotidien', selon Macron ?

"Je fais ce que j'ai dit"...
Annoncée le 16 août 2017 par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour satisfaire la promesse électorale du président Macron élu en mai 2017, cette nouvelle doctrine devait être mise en place avant la fin 2017, mais elle fut reportée au début 2018, probablement au cours du premier trimestre.

Le président Macron avait confirmé le 18 octobre 2017 la création de la PSQ consacrée à la sécurité intérieure.

jeudi 2 novembre 2017

Manuel Valls focalise toujours le ressentiment des Français et de Macron

L'ex-premier ministre socialiste plusieurs fois pris à partie dans les lieux publics ?

Macron savourerait ce détournement de détestation

Résultat de recherche d'images pour "macron valls""En ce moment, aucun homme politique ne suscite autant de crispations" que Manuel Valls, s'inquiètent les sphères policières, selon Le Parisien.

Le principal intéressé nie tout relâchement de la maîtrise de leurs sentiments. Rejeté dès à la primaire de la gauche, l'ancien premier ministre du président le plus impopulaire de la Ve République est désormais député apparenté, donc non désiré de la majorité présidentielle d'un Emmanuel Macron qu'il a de nombreuses fois critiqué. Un rôle qu'il doit assumer.

Valls isolé, humilié et abattu à l'Assemblée
Selon Le Parisien, Manuel Valls aurait même essuyé plusieurs fois des insultes en pleine rue cet été, "au point que ses officiers de sécurité ont dû intervenir pour maintenir les importuns à distance".

Son entourage confirme dans les colonnes du journal que le député de l'Essonne a été plusieurs fois pris à partie verbalement dans les lieux publics. "C'est devenu une préoccupation au ministère de l'Intérieur et parmi ses proches", écrit le quotidien le 2 novembre. "En ce moment, aucun autre homme politique, pas même François Fillon, ne suscite autant de crispations", observe-t-on dans les sphères policières. 

Contacté par Le Parisien, Manuel Valls a banalisé et démenti.
 
Il reconnaît seulement un seul incident, parce qu'il n'a pas échappé aux media. Le 19 octobre, un Portugais de 34 ans l'a importuné dans une brasserie "chic" proche de l'Assemblée nationale. "Cet homme était dans un état épouvantable, a-t-il raconté. Il n'y a pas eu de menaces directes. Mais ses propos concernant la tour Eiffel et des parlementaires ont été pris au sérieux". L'homme, visiblement sous l'emprise de la drogue 😁, avait été placé en garde à vue.
Il a été interpellé, menotté et fouillé, sans résistance, pour avoir affirmé qu'il était fiché "S" et qu'il avait fait 13 ans de prison à Fleury-Mérogis.

Ironie de l'aventure, Jean-Luc Mélenchon, qui ne le porte pas dans son coeur, se trouvait à l'intérieur de la brasserie "chic" pendant les faits. L'ancien Premier ministre a été très clair : "Moi, j'étais en terrasse. Je ne discute pas avec monsieur Mélenchon".

Ce n'est pas la première fois que Manuel Valls est menacé. Jeudi 19 octobre, un détenu a été condamné par le TGI d'Alençon à deux années de prison pour avoir proféré des menaces de mort l'an dernier contre l'ancien président François Hollande et son Premier ministre.
"Ça te coûtera au bas mot la vie d'un de tes enfants, Thomas", avait notamment fait dire, par l'intermédiaire de son épouse, le détenu lors d'un appel téléphonique à l'Élysée. 
"Je ne suis pas un clown, je vais m'en prendre à Valls, à sa famille", avait aussi menacé Mohamed Doumbia, détenu aux moments des faits à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon.

Le président de la République ne parvient pas à supporter la vue de l'ex-Premier ministre

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Sèchement battu lors de la primaire de la gauche qui fera 6% par Benoît Hamon à l'élection présidentielle, Manuel Valls n'a pas beaucoup d'amour propre.

Après avoir claqué la porte d'un PS qui ne l'a guère soutenu, l'ancien premier ministre est un paria. Il s'est présenté aux élections législatives avec l'étiquette de la majorité présidentielle, mais son intégration au parti du président a été envisagée avec répugnance par le camp Macron qui a refusé de l'accueillir.
Réélu député de l'Essonne et désormais apparenté La République en Marche, l'ex-chef du gouvernement doit désormais se faire une place parmi les 313 élus godillots de la majorité, dont plusieurs dizaines sont d'anciens socialistes. Un pari qu'il peine à remporter.

Considéré comme un "traître" par certains, le Catalan s'est retrouvé souvent seul à la buvette des députés devant son jus orange de Valence. "C'était limite insultant. Une espèce de mépris de l'ancien monde", feint de s'offusquer auprès du quotidien un député macronien qui jubile. D'autres commentent les efforts de l'élu de l'Essonne pour se faire accepter. "Il est dans une posture de sagesse, d'humilité. Il écoute beaucoup, prend la parole intelligemment pour faire part de son expérience", se réjouit Hugues Renson, député LREM du respectable 15e arrondissement de Paris, l'un des six vice-présidents de l'Assemblée et ancien conseiller de Jacques Chirac.

Il adopte un profil bas et tente de jouer les utilités, chaque semaine, à la réunion des députés LREM. Au début "il ne desserrait pas les lèvres, ne souriait jamais, un peu malheureux, un peu banni, comme au purgatoire. Depuis, il se laisse apprivoiser", raconte un illustre inconnu au Parisien. 

Il aurait notamment briefé le jeune élu Gabriel Attal, un ex-militant socialiste de 28 ans, parrainé à LREM par Benjamin Griveaux, avant son passage sur BFMTV pour parler de la crise en Catalogne, et le grand frère conseille aux novices de ne pas trop se préoccuper de la polémique sur l'impôt sur la fortune. "Il nous a dit que ce qui avait tué Hollande, c'est qu'à partir de 2013 les gens avaient vu leur feuille d'impôts augmenter. Il a été très applaudi", relate un député LREM." C'était humble", salue un autre, qui ne décèle aucun reniement, et prévient néanmoins : "Après, il sait qu'il faut faire attention."

Résultat de recherche d'images pour "macron valls"Sauf que Le Parisien n'est pas plus crédible que ses témoins anonymes, puisque le jeune homme a été désigné 'whip' des députés du groupe La République En Marche: s'il faut former les formateur, LREM est vraiment plus mal en point encore qu'on ne le dit... Aux États-Unis, le 'whip'  ['père fouettard'] est le député ou représentant chargé de veiller à ce que les élus de son parti soient présents et votent en fonction des consignes du parti.
Pour autant, la tactique de Valls n'agit pas sur ses anciens camarades du PS, qui le connaissent et le snobent dans les couloirs de l'Assemblée.

Macron, rancunier ?

Le président Macron ignore Valls. Alors que certains vallsistes s'impatientent de le voir revenir en cour. Ils le rêvent au gouvernement, à l'Intérieur occupé par un vieil homme, ou à la Défense, plutôt que Parly, pariant que "Macron aura besoin de gens d'expérience", Jupiter s'y refuserait "mordicus", écrit Le Parisien. "Valls, c'est Sarkozy en pire", lancerait-il en privé.  

Le chef de l'État aurait la rancune tenace. Les relations entre l'ex-locataire de Matignon et l'ex-ministre de l'Économie n'étaient guère chaleureuses avant qu'ils ne quittent le gouvernement pour se lancer dans la course à la présidentielle. "On se souvient quand les vallsistes disaient : On va lui couper les c... au petit marquis !", rappelle un ami du président.

Nicolas Sarkozy qui l'apprécie s'inquiète pour Macron.
"Il n'a pas d'emprise sur le pays. Il ne s'adresse qu'à la France qui gagne, pas à celle qui perd. Il est déconnecté...", s'inquiéterait-t-il en privé. Il craint que la politique d'Emmanuel Macron, "trop libérale à ses yeux, fasse le lit des populisme et pousse les Français dans la rue", écrit le quotidien. Il estime qu'il est trop sûr de lui et répète à tout le monde : "Ça va très mal finir".

vendredi 22 septembre 2017

Marseille : Macron face à la contestation populaire de sa politique

Macron reproche à son interlocutrice d'être de "ceux qui râlent tout le temps et pour tout"...

Le président contesté tente de se justifier auprès d'une opposante à la Loi Travail

De passage à Marseille pour présenter le site des épreuves de voile des Jeux olympiques 2024, Emmanuel Macron a été interpellé par une jeune quadra au chômage sur la réforme du Code du travail, alors que des dizaines de milliers d'opposants à la réforme du Code du travail ont défilé à Paris et en régions jeudi 21 septembre à la veille de la présentation en Conseil des ministres des cinq ordonnances qui contournent la représentation nationale.
Agée de 41 ans, la chômeuse en détresse lui a exposé ses difficultés à se faire financer une formation par Pôle Emploi. L'organisme ne prend en charge que 1.500 euros des 4.500 euros dont elle a besoin.
Ancien conseiller de Hollande à l'Elysée, puis maître de Bercy, le président a mis en accusation de quinquennat qu'il a servi. "Le budget 2017, ce n'est pas mon gouvernement qui l'a fait; il a été voté l'année dernière", s'est défaussé le chef de l'État.

Chaque contact avec le public est ainsi devenu une prise de risque pour Emmanuel Macron.
Déjà interpellé sur l'absence d'anticipation gouvernementale par des habitants de l'île de Saint-Martin frappée par l'ouragan Irma, annoncé particulièrement violent,  le président de la République a été de nouveau mis en question, cette fois à Marseille. 

VOIR et ENTENDRE un extrait de l'altercation, sur fond de "Macron, démission !" de la foule tenue à distance :



La contestataire ne lui a pas seulement posé des questions sur la réforme du Droit du travail

Après avoir exposé son cas personnel, elle lui a reproché de faire une politique trop "libéraliste" (sic). 
"Mon gouvernement va voter un budget en 2018 [sic : depuis quand les gouvernements votent-ils les budgets en France ?] et il sera à la hauteur de vos attentes (...) Vous avez un budget pour votre famille et vous ne pouvez pas faire des promesses que vous ne pouvez pas tenir. Je ne les ai jamais faites," s'est défendu le chef de l'Etat, contre "les gens" qui, selon lui, ne comprennent rien. 



Puis,
cette Française lui a lancé que les Jeux Olympiques, c'est "pourri !"
"Il y a des gens qui râlent tout le temps pour tout. Donc râlez ! Moi, je suis content..." lui a rétorqué Macron, méprisant, comme à l'accoutumée.

dimanche 26 mars 2017

Le pouvoir a fait fuiter l'interpellation du fils Pécresse pour détention de cannabis

Ils sont pour sa dépénalisation, mais instrumentalisent le cannabis : plaisir de nuire? 

Pécresse, stupéfaite que le pouvoir socialiste fasse fuiter l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis 

La presse dénonce la mise en cause du "cabinet noir" de l'Elysée par le candidat de la droite et du centre mais s'en prend, à l'inverse, à l'accusation de Valérie Pécresse sur le rappel - par le journal anarchiste Le Canard enchaîné - de l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis. En revanche, les journalistes de parti-pris n'évoquent pas l'arrestation du fils Touraine.  A preuve que l'intention politicienne des media est bien de déstabiliser les candidats d'opposition. 

A la lecture de l'ouvrage Bienvenue Place Beauvau,  Valérie Pécresse a accusé samedi la presse de l'Etat-PS d'avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation politique" après l'interpellation de son fils en septembre 2016 pour consommation de cannabis et entend porter plainte. 
Dans un message intitulé "La nausée", posté samedi 25 mars sur Facebook, la présidente LR de la région Ile-de-France dit avoir demandé à son avocat Thibault de Montbrial "de saisir la justice et de porter plainte notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l'enquête et violation du secret professionnel"
Il y a six mois, le fils de Valérie Pécresse avait été interpellé avec quatre grammes de cannabis sur lui, dans le 15e arrondissement de Paris,  le 22 septembre

Les auteurs du livre affirment que cette information est très vite remontée au sommet de la hiérarchie policière

Un des collaborateurs du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), battu par Valérie Pécresse aux régionales de décembre 2015, en a aussitôt informé "ses contacts journalistes", révèlent les journalistes du journal anarchiste Didier Hassoux et Christophe Labbé et leur consoeur Olivia Recasens.
Présentée comme "indépendante", Olivia Recasens, directrice adjointe pendant 10 ans de la rédaction de l'hebdomadaire Le Point, fut licenciée après 16 années, pour "déloyauté", selon le directeur du journal, Étienne Gernelle. Or, à la publication du bouquin, son conjoint, Christophe Labbé, un ancien enquêteur du Point, avait déjà rejoint Le Canard Enchaîné...
Dans Mediapart, Jean Stern - ex-chroniqueur sur le service public de France Inter, ancien chef d'édition à Libération, La Tribune, et l'un des fondateurs du magazine Gai Pied et collaborateur à Amnesty International - s'autorise ce parallèle avec un témoin suspect, sous couvert d'anonymat : "Je pourrais ainsi parler de X, ancien directeur d’un grand quotidien, dont la femme allait à la messe tous les matins. Cela faisait parfois ricaner dans les couloirs du journal, mais personne n’a jamais accusé cet homme d’être sous influence bigote." Car, toute laïcité mise à part, les Catholiques sont, par définition, des bigots, selon les trotskistes, internationalistes et révolutionnaires respectueux de l'islam, voire de la charia comme moyen de déstabilisation de la République ...laïque. 

"Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes" 

Les Dalton,
version 'socialistes exemplaires',
en représentation
Le renseignement aura mis moins d'une heure à être exploité politiquement"
, soulignent les anarchistes du Canard
, précisant que l'ancienne ministre du Budget avait fait de la lutte contre la consommation de cannabis un de ses thèmes de campagne des Régionales. 

Confirmant le bien-fondé des accusations du candidat Fillon, la présidente de la région Ile-de-France a été "frappée de stupeurà la lecture de ce livre de journalistes libertaires. Stupéfaction "d'apprendre que j'ai été victime d'une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée avec la complicité d'un directeur de la préfecture de police, proche de Monsieur Valls, Premier ministre à l'époque, et d'un conseiller de Monsieur Bartolone, président de l'Assemblée nationale"

"Messieurs Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre qui, s'ils sont avérés, déshonorent la politique et abîment la démocratie", ajoute-t-elle sur sa page Facebook.

La voiture volée de la ministre Touraine sentait le cannabis 


La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, a déclaré le vol de sa voiture dans la nuit du 30 au 31 août 2013. Or, la police peut être zélée quand une ministre socialiste se fait dépouiller et la Peugeot 407 de fonction a été retrouvée dans le 13e arrondissement de Paris, dès le lendemain.

Le Point nota toutefois que "le véhicule en stationnement avait été contrôlé quelques heures plus tôt, les clés sur le contact, sans chauffeur, mais avec deux jeunes passagers". Mais, interrogé à la suite du dépôt de la plainte, c'est la version du fils de la ministre qui intrigue les policiers. Celui-ci assure normalement remettre les clefs du véhicule dans la boite aux lettres de sa mère. Or, le fils, Gabriel Reveyrand de Menthon, raconte que "les voleurs" ont pu le suivre et s’emparer du trousseau. Bizarre.
"D'autant que les deux individus contrôlés à l'intérieur de la 407 avaient décliné de fausses identités aux forces de l'ordre" peut-on lire sur le site du Point. L'article assure aussi que de fortes odeurs de cannabis émanaient de la voiture au moment du contrôle. Mais l'enquête n'ira finalement pas plus loin...

Condamné à 3 ans ferme, le fils de Marisol Touraine incarcéré à La Santé
Robin des Bois ?

Le fils de la ministre des Affaires sociales et de la Santé Marisol Touraine a été incarcéré début septembre 2013 à la maison d'arrêt de La Santé à Paris, suite à sa condamnation, mi-mars, à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration.
Selon une source judiciaire, dont se flatte alors Le Parisien, Gabriel Reveyrand de Menthon, 22 ans, fils de Marisol Touraine, a bien été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris, son complice étant lui condamné à deux ans et demi d'emprisonnement. En mai 2011, les deux jeunes hommes s'étaient introduits dans l'appartement d'une femme de 59 ans situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, dans le même immeuble que celui qu'occupe Mme Reveyrand de Menthon-Touraine, redevable de l'ISF. Menaçant la victime d'une arme de poing factice, ils l'avaient alors contrainte de leur remettre sa carte bleue et à leur communiquer le code.

Gabriel Reveyrand de Menthon descendit alors dans la rue pour effectuer un retrait sur un distributeur de billets, mais n'y parvint pas du fait de l'erreur de la sexagénaire, sous le coup de l'émotion, et ne réussit qu'à se faire filmer par une caméra de surveillance de l'agence bancaire, ce qui permit son identification et son interpellation. La victime avait finalement  dû remettre aux deux agresseurs 990 euros en espèces qu'elle conservait chez elle, avant qu'ils ne prennent la fuite.

Passibles des Assises, les deux jeunes hommes ont finalement été jugés devant un tribunal correctionnel
, procédure dite de correctionnalisation qui nécessite l'accord de la victime et permet souvent de raccourcir les délais de jugement. Outre la peine d'emprisonnement, les deux agresseurs ont été condamnés solidairement à verser 3.000 euros à la victime au titre du préjudice moral, ainsi qu'à lui restituer les 990 euros.

L'
avocat de la victime, Me Emmanuel Raskin, révèle que, pour tout réconfort et dédommagement de ses agresseurs, la sexagénaire a reçu de Touraine une lettre de regrets. 
Contacté, l'entourage de la ministre a indiqué qu'elle ne souhaitait pas commenter cette "épreuve familiale". Un bon moment, sans doute, pour la victime...