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jeudi 25 janvier 2018

Essonne : un pitbull lancé sur deux policiers lors d’une interpellation

Le monde à l'envers : des policiers attaqués dans l'Essonne

Deux policiers ont été agressés lors d'une interpellation
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Tout commence dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (PCF pendant 36 ans, 1959-1995), des lieux réputés sensibleslorsque la BAC (brigade anti-criminalité) "repère deux jeunes hommes qui se mettent à courir à leur arrivée"mercredi après-midi  aux alentours de 16h00. Les représentants de l'ordre se lancent à la poursuite des suspects, ce qui les amène au premier étage d’un immeuble. 
Depuis 2012, bien que rénové entre 2004 et 2008 (pendant la mandature de Serge Dassault, UMP), ce quartier est classé en ZEP (zone de sécurité prioritaire), avec renforcement des effectifs de la police nationale. En effet, le quartier "souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée" et "connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité", selon le Ministère de l'Intérieur du gouvernement Jean-Marc Ayrault, permettant ainsi à ce territoire de bénéficier de policiers supplémentaires.
Un pitbull "vraisemblablement dressé pour attaquer" lâché sur un policier. 
Les fonctionnaires tentent de procéder à l’interpellation des deux jeunes hommes âgés de 27 et un mineur de ...15 ans, deux individus déjà défavorablement connus des services de police, qui ne veulent pas se laisser interpeller et se serait débattus à coups de pied et poings. 
C'est alors qu'un voisin de palier ouvre sa porte, pour visiblement lâcher un pitbull sur l’un des fonctionnaires. L’animal, d’après une source policière, avait "vraisemblablement [été] dressé pour attaquer". 

Tentative de prise d'otage

Dans la confusion et avec l’aide de personnes qui pourraient être ses parents, l’un des deux délinquants tente d’entraîner l’autre policier dans l’appartement familial. En bloquant l’entrée de la porte avec son pied, l'autre policier empêche que la porte se referme sur son collègue et qu'il reste aux mains de la famille. 

L’arrivée de renforts a permis plusieurs interpellations.
Les deux fuyards, mais aussi le propriétaire du chien, par ailleurs connu de la police, et le couple de sexagénaires. 

Ces fonctionnaires se sont vu prescrire plusieurs dizaines de jours d'ITT chacun. 
Le policier le plus gravement atteint a obtenu 30 jours d’ITT (incapacité totale de travail) pour des entorses graves de la cheville et du genou et l'autre, 21 pour un épanchement au genou et de multiples traumatismes aux poignets.

Où en est la mise en oeuvre de la 'police de sécurité du quotidien', selon Macron ?

"Je fais ce que j'ai dit"...
Annoncée le 16 août 2017 par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour satisfaire la promesse électorale du président Macron élu en mai 2017, cette nouvelle doctrine devait être mise en place avant la fin 2017, mais elle fut reportée au début 2018, probablement au cours du premier trimestre.

Le président Macron avait confirmé le 18 octobre 2017 la création de la PSQ consacrée à la sécurité intérieure.

mercredi 24 janvier 2018

Méthode Macron : les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie

La ministre du banquier Macron ne réussit pas à acheter les personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie 

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La ministre de la Justice était arrivée, sûre de son affaire
: mardi, à la table des négociations, elle a déposé une enveloppe de 30 millions d'euros, ce qui n'évite pas de mettre les problèmes sur la table. 
Une heure plus tard, les syndicats ont rompu les négociations, promettant de reconduire le mouvement de blocage des établissements, dès mercredi. La méthode Macron, c'est ça ?

Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, n'a pas la méthode...

Mardi, les organisations syndicales ont fait connaître les raisons de leur insatisfaction, dans l'heure qui a suivi le début des négociations place Vendôme, en présence de la garde des Sceaux et du directeur de l'Administration pénitentiaire. 

Macron refuse catégoriquement de revenir sur le statut des personnels et de leur accorder le passage en catégorie B, une condition sine qua non pour Force ouvrière et la CGT

L'Ufap-Unsa, le syndicat majoritaire chez les surveillants, est en désaccord sur plusieurs points. Sa base s'est durcie en l'espace de quelques jours sur tous les sujets, qu'il s'agisse des volets sécuritaire et autorité des surveillants ou celui relatif aux conditions indemnitaires, qui, au départ, ne figuraient pas dans les revendications. 
 a 'diva' de la Place Vendôme est arrivée à la table de négociation avec . De quoi 
L'enveloppe de 30 millions d'euros pour octroyer des primes aux personnels, ne s'adresse pas à toutes et tous. Elle veut bien accorder une prime annuelle de 1.400 euros aux plus jeunes surveillants nommés dans des établissements où personne ne veut aller. Macron ne fait pas ce qu'il dit puisqu'il ne le renouvelle pas les pratiques: comme dans l'Education nationale, les personnels les plus inexpérimentés - et vulnérables -  sont envoyés au casse-pipe des établissements à risques. 
Cette prime aurait pu également concerner les surveillants intervenant dans les quartiers pour détenus violents, terroristes et radicalisés. Mais Macron développe les égalités entre les surveillants qui perçoivent cette discrimination comme extrêmement choquante. 

La 'diva' de la Chancellerie aggrave le climat social en pleine période de luttes syndicales

Résultat de recherche d'images pour "Belloubet diva"Lors des questions au gouvernement, le premier ministre, Edouard Philippe, avait en effet promis des "mesures indemnitaires spécifiques et ciblées" à la représentation nationale. Personne n'avait pu imaginer qu'elles excluraient certain-e-s.
 
La ministre a opposé une non-réponse à la revendication de réforme de l'article 57 de la loi pénitentiaire. Elle interdit les fouilles systématiques et oblige les personnels à un tombereau de paperasserie pour les justifier. Un malaise d'autant plus embarrassant que "l'essentiel du dispositif est imposé par les textes européens et qu'il sera bien difficile d'y revenir."
 
La garde des Sceaux a encore tout faux sur les quartiers pour détenus violents et radicalisés, mais elle estime avoir fait des avancées... Elle a promis de mettre en place des quartiers parfaitement ..."étanches". Or, depuis des années, à l'exception de la CGT, toutes les organisations syndicales plaident en faveur d'établissements dédiés. 
Plus largement, elles militent pour une plus grande diversité des établissements, afin de ne pas mélanger les populations pénales. Or, la Chancellerie n'est pas disposée à aller plus loin. Dans son discours de rentrée, lundi, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes a d'ailleurs exhorté Emmanuel Macron à ne pas se comporter en cigale, mais en fourmi...

En attendant que la 'diva' se mette au diapason des personnels, le mouvement est reconduit, et la question se pose, pour certaines organisations, de savoir si c'est vers Matignon qu'il faut désormais directement se tourner pour obtenir des avancées plus concrètes. 

La sexagénaire, qui paraît apeurée, semble également dépassée. "Décidée à gérer ce dossier", quand il est question d'êtres humains, Nicole Belloubet ne veut pas perdre la face et s'est dite "pas absolument certaine qu'un médiateur s'impose à ce stade", comme le réclame la CGT-Pénitentiaire qui considère la ministre "disqualifiée". 

Selon le secrétaire général de l'Ufap-Unsa (majoritaire) Jean-François Forget, la ministre a par ailleurs jugé "absolument pas acceptable" la volonté des surveillants de la prison de Fresnes, de bloquer le transfert de Jawad Bendaoud, jugé mercredi à Paris pour avoir logé des djihadistes du 13-Novembre.
L'aura supposée du président-soleil à l'étranger pourrait s'en trouver ternie.

vendredi 19 janvier 2018

Macron dit "service national universel", mais fait un "parcours citoyen" ...à l'école !

Le service national universel, "sera mené à son terme", raconte Macron

Le service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, "sera mené à son terme"

Emmanuel Macron et des soldats français de l'Otan en Estonie au mois de septembre.
C'est une nouvelle promesse lancée vendredi par le président. Le service militaire promis par Macron pourrait être remplacé par un "parcours citoyen" à l'école, a-t-on appris, lors de ses voeux aux armées, à Toulon. Au service national annoncé par surprise par le candidat à la mi-mars 2017 un "service national" obligatoire d'un mois pour tous les jeunes - , le président Macron pourrait donner la forme d'un "parcours citoyen" d'une semaine par an au collège et au lycée, plutôt que le retour du service militaire
C'est une version édulcorée recommandée par les députés dans un rapport qui sera rendu public à la fin du mois de janvier. Leurs travaux mettent en avant trois grandes étapes qui concerneraient tous les élèves du collège au lycée, lesquels seraient encadrés par des enseignants et des volontaires du service civique. Ce système présenterait l'avantage d'être beaucoup moins coûteux pour l'Etat.
Emmanuel Macron avait estimé son coût à 2 à 3 milliards d'euros "en rythme de croisière" après un investissement initial important. Le Sénat avait fait les comptes : la mesure coûterait entre "20 et 30 milliards d'euros sur cinq ans".
"Il aura un financement ad hoc, qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militaire" 2019-2025 qui doit être prochainement présentée, a-t-il déclaré. 

Le projet de service national universel suscite la méfiance générale. 

"Ce temps de service militaire universel devra intervenir dans les trois ans suivant le 18e anniversaire de chacun", déclarait jusqu'ici Macron. 
A la dernière des trois sétape de ce dispositif serait la remise d'un passeport citoyen en fin de seconde. Il permettrait à tous les élèves l'ayant reçu de poursuivre leur engagement au delà de leurs 16 ans, s'ils le souhaitent.

"Il entrera à bon port, il sera conduit par l'ensemble des ministères concernés, et pas simplement par le ministère des Armées. Le budget de l'Education nationale sera lourdement impacté. 
Il ne doit pas, en outre, être confondu avec le "parcours citoyen de l'élève" mis en place en 2015 par l'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

"Je veux rassurer chacun, il sera mené à son terme"
Et, en plus, Macron se paie la tête des militaires et des Français ! 
Mais ce parcours citoyen là serait mis en oeuvre dans plus de quatre ans et à la charge du prochain président...
Foutage de gueule ?

jeudi 18 janvier 2018

NDDL: le président renie son engagement et ne "fait pas ce qu'il dit"

Le président vibrion est dépassé par les événements

Macron se tient en retrait, envoyant Philippe au front.

Macron, fossoyeur de projets d'aménagement,
fait faire la sale besogne par Edouard Philippe
Que reste-t-il du président qui "fait ce qu'il dit" ? 
L'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes est le premier d'une série de reniements d'Emmanuel Macron  à l'épreuve de la réalité. Tandis que le camp présidentiel s'en défend et qualifie son abandon du combat de capacité "à trancher", les rebelles bretons célèbrent une "victoire historique" et les collectivités locales indignées se repassent la patate chaude.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron s'était déjà lavé les mains de cette guerre de 50 ans, se retranchant derrière la nécessité de respecter les résultats du référendum départemental de juin 2016 favorable au projet d'aéroport régional.
"Je prends l'engagement de faire respecter ce vote, avec ma méthode", déclarait-il sur France 2, le 6 avril 2017. "Mon souhait, c'est de respecter le vote qui a eu lieu", avait-il insisté.

Macron n'est pas parvenu à "apaiser les choses."
Mais il précisait aussi son souhait de nommer, s'il était élu, un médiateur pour six mois maximum. "Je regarderai la situation, j'essaierai d'apaiser les choses. Si je n'y arrive pas, je prendrai mes responsabilités", expliquait-il.

Emmanuel Macron ne s'est pas mis en scène, mercredi
 
Le référendum sur l'aéroport du Grand Ouest a eu lieu le 26 juin 2016,
S. Royal étant ministre de l'Environnement (avril 2014-mai 2017)

Soucieux de faire oublier son engagement à "prendre ses responsabilités", Jupiter s'est retiré au sommet de sa montagne, laissant en première ligne son factotum Edouard Philippe, après avoir pris la décision solitaire d'abandonner le projet et avoir fixé la répartition des rôles, lors d'un tête-à-tête à l'Elysée, lundi soir.

"On ne peut pas parler de reniement", se défend l'Elysée. 
"Il avait annoncé durant la campagne qu'il fallait mettre les choses à plat, prendre le temps de la réflexion, avant de trancher", se justifie-t-on dans l'entourage du monarque-président.
Par ailleurs, "lorsqu'il s'était exprimé, l'option d'un développement de l'aéroport de Nantes n'était pas sur la table, prétend-on à l'Elysée. Elle est arrivée avec le rapport des médiateurs", souligne-t-on de même source.

"On ne déchire pas une consultation publique mais (...) je me donnerai six mois avec une personnalité indépendante, dépassionnée, pour mettre sur la table les éléments de comparaison qui éclaireront ma décision finale", entre le projet de Notre-Dame des Landes et le réaménagement de l'aéroport actuel, avait-il  expliqué en février au directeur de WWF, Pascal Canfin, ex-ministre écologiste délégué au Développement de Hollande au gouvernement Ayrault (2012-2014), ancien député-maire PS de Nantes. En novembre 2013, démentant les rumeurs concernant une possible suppression de l'écotaxe faisant suite aux manifestations contre celle-ci, Canfin (ex-compagnon de l'ex-députée EELV Eva Sas, ex-concubine de Jean-Vincent Placé) avait affirmé qu'elle serait bien appliquée...
"Passer outre le référendum serait un déni de démocratie", avait estimé Jean-Marc Ayrault, en décembre 2017.

Condamnations politiques du repli de Macron face aux activistes d'extrême gauche

Les chantres de la macronie tentent de préserver l'image du général qui bat en retraite en rase campagne. "Sur ce dossier, Emmanuel Macron est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel", estime Philippe Moreau-Chevrolet, un ancien journaliste à La Tribune (actionnaire majoritaire à 37%, le groupe international de nettoyage et de services Atalian, avec Lagardère, 28%) et L'Express, détenu par SFR Group (Altice Media Group, de NextRadioTV et de l'actuel SFR), également propriétaire du quotidien Libération.
Mais, avec cette décision, "il montre son grand pragmatisme", clame froidement le flagorneur mou, col ouvert à la guillotine de l'opinion. De ce fait, "cet échec pour l'Etat est aussi une victoire pour le président, car sa grande vertu est qu'il prend une décision, et vite, contrairement à ses prédécesseurs. On lui en sait gré" [sic]. Ainsi lui en saurait-ON gré de sacrifier l'intérêt supérieur de l'Etat, donc des Français... Les crevures ne se sentent plus !
Et d'expliquer que Macron n'en fait "pas une question de principe : il considérait que ce dossier pouvait lui pourrir son quinquennat et affaiblir durablement l'autorité de l'Etat, que l'opinion publique était fatiguée", insiste-t-il, justifiant une lâcheté politique d'intérêt personnel.
C'est d'ailleurs cet argument que martèlent les enflures de la majorité. "Enfin une décision, après 40 ans d'hésitation - dont un quinquennat socialiste auquel Macron a participé, d'abord à l'Elysée, puis au ministère de l'Economie -  (...) Ce gouvernement prend ses responsabilités et assume", s'est évidemment félicité Christophe Castaner, le patron de LREM (et ex-socialiste), tandis qu'Edouard Philippe dénonçait 50 ans de "décisions, de reculades et de non-décisions" qui ont mis l'Etat "face à un dilemme impossible" sur ce dossier.

Profitant de sondages actuellement favorables du fait de la faiblesse de l'opposition, l'Elysée espère ainsi étouffer un "dossier empoisonnant", dans lequel Macron s'efface piteusement et dangereusement, créant un précédent sur d'autres projets contestés d'aménagement et de développement, à la veille de batailles réformes politiques délicates. "A l'évidence, il ne s'agit pas de faire une pause et se dire que l'essentiel a été fait. Au contraire, il y a encore beaucoup de pain sur la planche", avait reconnu Edouard Philippe à l'issue du séminaire gouvernemental de rentrée début janvier.

L
e président n'a pas tenu parole, 
dénoncent d'ailleurs les partisans de l'aéroport. 
"C'est la première fois qu'il renie sa parole, car il avait dit qu'il ferait l'aéroport", a dénoncé le président socialiste du Conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, tandis que Ayrault, désavoué, se tient en retrait.

Emmanuel Macron "désavoue la victoire du 'oui' au référendum, souligne l'ancien ministre et député LR Eric Woerth (...) et ce alors qu'il s'était engagé à respecter ce choix lors des débats à la présidentielle".
 
"Le président avait pris un double engagement devant les Français : celui d'évacuer et surtout celui de respecter le vote", se souvient Bruno Retailleau, ancien président du Conseil régional des Pays-de-Loire et farouche partisan de l'aéroport.