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lundi 11 mai 2020

Quand Ndiaye fume sa clope sur BFMTV...

...la bavure n'est pas celle de la chaîne de télévision


Curieusement, le comportement de cette membre du gouvernement ne choque pas la presse

Les internautes attendent mieux des ministres qui leur donnent des ordres et des leçons. Et ils le disent ! 

Ce membre du gouvernement se croit partout
sur le 
tabouret haut d'un zinc gras de routier 
La caméra de BFMTV a surpris Sibeth Ndiaye la cigarette au bec en direct. 

Alors que cette proche que Macron a faite porte-parole du gouvernement se trouvait en plateau pour s'exprimer en cette veille de déconfinement, la poissarde a été filmée en flag, au naturel quelques minutes avant son intervention, pianotant sur son téléphone et cigarette au coin de la bouche.




Remarquant la gaffe de la régie, la journaliste a enfoncé pesamment le clou: "Vous avez vu, elle est en train de se préparer. Elle était dans son bureau, peut-être pas tout à faire consciente qu'elle était filmée".


Quelques minutes plus tard, la chaîne a fait l'erreur de présenter des excuses.

L'arrogante sous-ministre exemplaire n'a pas eu ce réflexe : pour cela, il aurait fallu qu'elle eût de l'éducation. 

Les internautes ont été nombreux à réagir sur Twitter

La vulgaire se fait attendre et Apolline de Malherbe rame:



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Le respect de la loi, c'est pour les autres...
Faites ce que dit la loi, pas ce que je fais:

Les Français en ont assez des contraventions et aussi de la légèreté des macroniens



Faut-il craindre pour sa santé?...


Bilan

Sans oublier Elisabeth Borne au Maroc...
Vous pouvez en ajouter en commentaire !

samedi 4 avril 2020

L'exécutif fait taire les ministres spécialistes des bavures verbales

Les membres du gouvernement devront obtenir l'autorisation de parler

Matignon leur accorde ou non la permission, uniquement dans leur domaine de compétence

Ils ne pourront plus s'exprimer sur tous les sujets et enfiler couacs sur bavures.
Ndiaye, la première porte-parole priée de la boucler... Elle a dû s'excuser pour avoir déclaré que les enseignants ne travaillent pas pendant le confinement,
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, s'est pareillement vu privé de la parole, après avoir appelé les Français à aller travailler dans les champs en plein confinement... 
Après une semaine de mensonges (carabistouilles, dans le langage daté du promoteur d'un "monde nouveau" à son image, et de couacs de membres de son gouvernement, le premier ministre a appelé ses ministres à plus de vigilance, voire de maîtrise de leurs propos.
En Conseil des ministres, ce vendredi, Edouard Philippe a sommé ses troupes d'arrêter de dire n'importe quoi. Les ordres sont clairs, selon Le Figaro: à Olivier Véran seul l’expression sur les sujets sanitaires, et une parole restreinte pour les autres ministres. "Plus vous multipliez les canaux de communication, plus vous êtes dans le risque de la contradiction. Or, nous n’avons aucun droit à l’erreur", abonde un député anonyme de La République en marche. "Il faut concentrer la parole sur Edouard Philippe et Olivier Véran, c’est le système mis en place", valide Erwan Balanant, député MoDem du Morbihan.

Les divagations des uns et des autres passent d'autant plus mal en temps d'épidémie mortelle. 

Plusieurs "imbéciles heureux" dans le viseur

Épinglé sur city
Immaturité ou infantilisation ?
En visio-conférence, le locataire de Matignon a coupé le sifflet aux prétentieux je-sais-tout: c'est le cas de la secrétaire d'Etat Sibeth Ndiaye, qui commence toutes ses phrases par un "nous" semblant l'inclure, en toute modestie, dans la prise des décisions du gouvernement, mais qui n'a pas craint d'avoir à présenter des excuses après plusieurs prises de parole foirées.
Ou Jean-Michel Blanquer qui change son fusil d'épaule à vue: le matin, il menace d'un zéro les bloqueurs d'une quarantaine de lycées où enseignants, parents et élèves s'opposent aux épreuves du nouveau baccalauréat, les E3C (épreuves communes de contrôle continu), en vigueur dans les classes de premières, mais l'après-midi, il lève la sanction de "bulle".
Le même, qui s'était cru maître de ses décisions à l'Education nationale, a dû revoir sa copie. Le 13 mars, il a d'abord refusé d’envisager une fermeture des écoles, mais ne les fermait plus quelques heures plus tard... "Il y a eu une réunion de scientifiques autour du président de la République et ils ont estimé qu’il fallait qu’on passe à une nouvelle étape, qui nécessite de fermer les écoles, les collèges, les lycées et les universités. C’était une façon de mettre fin à l’accélération de l’épidémie." Pour lui, du point de vue de l’école, "on est au stade 3, on a changé de paradigme". 

A chaque fois, ces déclarations ont déstabilisé et désorienté les Français. "Il était temps d’y mettre bon ordre", s’agace un conseiller ministériel anonyme, qui déplore que ces sorties de membres du gouvernement brouillent le message de l'exécutif qui se veut 'déflouté', à défaut de transparence réelle. Les règles sont désormais claires : seul Olivier Véran évoque les sujets santé, les autres ministres doivent se cantonner à leur champ  de compétence supposée.

Pas de place pour le 'stand-up" ministériel

Les membres du gouvernement doivent attendre les arbitrages avant de faire des annonces: Edouard Philippe n'est pas un adepte de l'improvisation. Il s'agissait d'un rappel en urgence de Macron que les conseillers d’Edouard Philippe ont relayé sans délai auprès de leurs homologues dans tous les ministères.



Brigitte Macron, personne vulnérable, n'est plus mobilisable
Après le couac du refus par la majorité présidentielle de l'allongement du  congé parental consécutif au deuil d'un enfant, en février dernier, les députés de la majorité et le gouvernement ont fait de la surenchère : le président avait en effet stigmatisé le "manque d'humanité" de ses députés. 
En déplacement à Metz, après l'épisode catastrophique de ce rejet du bout du pied, Brigitte Macron en avait profité pour se propulser sur le devant de la scène. A l'Institut national des jeunes sourds, l'ex-prof de théâtre a incarné le rôle de la bonne fille - air penché et tête dans les épaules, dans l'attitude cauteleuse de l'hypocrite, livrant un message de soutien à... la majorité insensible! 
Confinée, elle ne se montre plus. Mais pourvu qu'elle aussi se taise. 

samedi 14 décembre 2019

La ministre des Sports de Macron, exfiltrée sous les huées d'opposants à la réforme des retraites

Maracineanu s'est fait chahuter par des supporteurs de foot

"Ici, il n'y a personne pour Macron; alors tu prends la voiture et tu t'en vas", lui signifie un mécontent

Vendredi soir, à Saint-Ouen - ville de Seine-Saint-Denis prise par l'UDI au PCF (depuis 1945) -, elle était venue assister à la rencontre entre le Red Star et Quevilly. Mais Roxana Maracineanu a été contrainte de quitter le stade Bauer, sous les cris hostiles des supporteurs. 

Ex-candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (élue des Hauts-de-Seine, au 15e rang), l'ex-championne est élue au Conseil régional d'Ile-de-France le 21 mars 2010. Mais elle s'est ralliée à Macron et a découvert que les électeurs n'ont pas la mémoire courte. La ministre des Sports a dû quitter le stade sous la pression de locaux, après avoir "bu un coup avec des amis". 

VOIR et ENTENDRE la scène, dont Le Point - propriété de la famille Pinault - censure le son:
A l'information pleine et entière, Le Point substitue son propre commentaire...

"Tout le monde déteste la ministre"

Une vidéo
- non expurgée - circulant sur les réseaux sociaux donne à voir des supporteurs prenant à partie l'ancienne nageuse la ministre de Macron. 

BFMTV produit le document sans en dissimuler les invectives lancées à la ministre du gouvernement...


Maracineanu avait déjà été interpellée par un supporteur dans les travées du stade à la mi-temps de la rencontre, avant qu'un attroupement ne se forme. 

En dépit des cris de haine essuyés, la ministre a malgré tout montré son intention de revenir à Bauer dans le futur. 
"J'étais venue pour une prise de contact avec un club qui défend des valeurs dans lesquelles je me reconnais. [sic] Il est situé à quelques pas du cœur des prochains JO de Paris 2024 et j'ai envie de le soutenir. Je reviendrai...", a défié la ministre.

lundi 16 septembre 2019

Macron a placé ses ministres sous le contrôle d'une application...

Le président a besoin de mesurer l'efficacité des ministres

Le président de la République veut contrôler l'avancée des réformes et donc le travail des ministres

Résultat de recherche d'images pour "oeil de Moscou"
 
Surveillance inédite dans le monde, de la Corée à Cuba, une application a été installée sur les téléphones des membres du gouvernement et consultable par Emmanuel Macron : les ministres ont accepté !
L'oeil de Moscou est posé sur les ministres ? Installée sur les téléphones du membre du gouvernement, comme le révèle Le Figaro et BFMTV, cette appli a été développée "sur mesure" et permettra de "suivre l'avancement des réformes clés". Une sorte de "tableau de bord de la transformation publique", est-il expliqué. 
"Surveiller l'avancée du travail des ministres en temps réel"
Macron n'a pas assoupli ses pratiques:
il les a radicalisées...
Les réformes y sont classées par domaine : éducation, chômage, 80km/h... 
Et une jauge se remplit en fonction de l'avancement ou non du ministre sur ces dossiers.

Une pression assumée (!) et même revendiquée par Jupiter. En particulier lors du séminaire en huis clos organisé le 11 septembre dernier à l’Elysée. "J’aurais pu changer tout le monde autour de la table", a lancé le président aux participants, révèle Le Figaro. 

Des résultats, pour répondre à la crise des...  Gilets jaunes.
"Je vous ai gardés mais je vous ai demandé de changer un peu. Si vous ne changez pas, je vous change ! Vous avez deux mois pour donner du sens à ce que vous faites, le communiquer, et suivre l’exécution des réformes", a-t-il poursuivi. Macron prend donc des moyens radicaux obtenir les résultats qui tardent et des résultats tangibles : l'aveu que l'exécutif rame depuis plus de deux ans. 

Le locataire de l'Elysée met tout sur le dos de la crise des Gilets Jaunes" : l'absence de résultats est, selon lui, imputable aux réfractaires à ses méthodes et à sa personnalité. 

Les vigilants voient venir une appli dans tous les secteurs de la vie publique

https://oparleur.fr/wp-content/uploads/2019/06/Oeil-de-Moscou-3.png
Pour l'heure, cette "application est destinée à un usage interne à l'exécutif", comme le souligne BFMTV. Pour l'instant, le KGB qui sommeille en Macron "a refusé de la rendre accessible au grand public, comme on le lui proposait, pour ne pas bloquer l'équipe gouvernementale".

Les salariés de la fonction publique sont attentifs à une possible généralisation du procédé.
Résultat de recherche d'images pour "efficacité sexuelle au lit"Son extension est-elle en cours, pour surveiller la rentabilité des fonctionnaires de police, de Bercy ou de l'Education nationale, pour commencer, mais aussi pour évaluer les employés des services hospitaliers et des institutions territoriales, avant un alignement équitable du secteur privé sur le public ?
Borneront-ils chez leurs amants et maîtresses ?

samedi 3 août 2019

- 4 points : la popularité de Macron et du gouvernement s'affaisse

Un sondage qui n'a pas d'écho dans la presse partisane


Affaibli par sa gestion suspecte de l’affaire Steve Caniço, le gouvernement enregistre une baisse de popularité, tout comme Macron


La façon dont le gouvernement peine à gérer les crises - la mort de Steve Maia Caniço ou les affaires de Rugy - a eu un impact sur sa popularité ainsi que celle du Président de la République. Bizarrement, la cote du premier ministre Edouard Philippe, quant à elle, est stable : apparaît-il comme un simple exécutant ?.
Au baromètre YouGov pour Le HuffPost, relevé entre le 29 et le 30 juillet dernier, la popularité d’Emmanuel Macron baisse de manière significative: elle passe de 26% d’opinions favorables le mois dernier à 22% ce mois-ci. Une chute de 4 points  observée dans toutes les tranches de l’opinion. 

Ainsi, Emmanuel Macron perd 2 points (78% d’opinions favorables) au centre, 2 points auprès des sympathisants de gauche (20% d’opinions favorables) et 5 points auprès des sympathisants d’extrême gauche (8% d’opinions favorables). Il perd 4 points auprès des partisans de droite (25% d’opinions favorables) et 7 points auprès de ceux de l’extrême droite (5% d’opinions favorables). 

La politique de Macron prête le flanc à la critique 

Cette rechute dans l'impopularité s'explique par sa gestion foireuse de plusieurs crises, suscitant du mécontentement de toutes parts, dans l’opposition, comme à l'intérieur de son propre mouvement. A droite comme à gauche, on fustige la manière dont a été traitée la charge mortelle de police qui a conduit Steve Maia Caniço à la noyade, dernière tragédie d’une longue série d'échecs qui ont achevé de rompre la confiance entre le pouvoir et la population française. 

Le pourcentage de "jugements favorables sur l’action du gouvernement" perd un point et passe de 22 à 21%. De son côté, les "jugements défavorables” montent de 3 points à 72%, par rapport aux 69% de juin. 

D’autres indicateurs sont à la baisse. 
Résultat de recherche d'images pour "caricature de M Macron"
En effet, près de la moitié des Français estime que le gouvernement est “prêt à prendre des décisions impopulaires et cela bien que la question soit orientée "si elles sont bonnes pour le pays" (43%, - 7 points par rapport au mois dernier.).
Enfin, moins d’un quart des Français déclare que le gouvernement est “composé de personnes compétentes” (-2 points), que "la société qu’il prône est globalement celle dans laquelle ils souhaitent vivre" (-2 points : 18%) et qu’il "protège les intérêts des personnes comme elles" (-2 points : 14%).

A l'instar de Brigitte, qui a subi une cure de rajeunissement, soit trois heures de chantier,
Manu a besoin d'un re-pulpage de sa popularité.
Pour les lèvres, il a toutefois ce qu'il faut: pas besoin d'injection d'acide hyaluronique... Il suffit de remonter le ressort !


vendredi 19 juillet 2019

Le domicile de Rugy vandalisé: le ministre ne s'en prend pas à lui-même

Au lieu de pointer les communistes révolutionnaires moïstes, il fait une fixette sur Mediapart

Les "vandales" du domicile de François de Rugy à Orvault (Loire-Atlantique) sont des militants communistes, précise Presse Océan. 

Résultat de recherche d'images pour "domicile de f de Rugy tag"La casserole du jour concerne à nouveau son logement "à vocation sociale"
(LExpress, reprenant la terminologie de Mediapart), en vérité un "logement à loyer préférentiel". L'agence de presse numérique 6Medias, qui assure la veille sur l'actualité et sa réactivité, mais aussi ...la création d'audience, estime que Rugy "se retrouve victime d'une vague de haine" ! 

Presse Océan rapporte que le domicile de l'ancien ministre de la Transition écologique et sociale a été vandalisé dans la journée du jeudi 18 juillet. Situé dans le quartier du Petit-Chantilly à Orvault (Loire-Atlantique), l'immeuble où se situe le logement a simplement été tagué, selon Presse Océan qui n'en fait pas des tonnes. 

On peut y lire "de Rugy escroc, on te fera payer !"

Image associéeCet acte d'hostilité n'a rien de nouveau dans la vie de l'homme politique. Ce logement nantais a déjà été stigmatisé à de nombreuses reprises par le passé. En décembre 2018, d'autres opposants avaient déjà tagué des slogans anti-gouvernementaux sur les murs de sa résidence secondaire située sur l'île d'Ouessant (photo ci-dessus).

Retour aux "années rouge sombre de notre histoire" avec un acte revendiqué par des militants maoïstes
Les services de police n'ont pas eu besoin de faire des recherches sur les auteurs de ces inscriptions. Elles sont signées d'une faucille et d'un marteau et donc revendiquées par le Parti communiste maoïste (PCM), communiste révolutionnaire marxiste-léniniste, défenseur des travailleurs étrangers en situation irrégulière. "Les parasites comme de Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l'argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus", s'insurge-t-elle dans un communiqué diffusé auprès de Presse Océan (Groupe Sipa-Ouest‑France, comme 20Minutes ou Actu.fr).

François de Rugy a rapidement réagi à cette condamnation populaire

Sur son compte Twitter, il a adressé un tacle de pleutre à Mediapart, media auteur des révélations l'ayant poussé à démissionner de ses fonctions au gouvernement : il le désigne d'un "on"... "On commence par jeter quelqu'un en pâture en expliquant qu'il 'profite d'un logement social ' (mensonge dénoncé par Ouest France, L'Obs et Le Parisien (Groupe Les Echos-Le Parisien propriété de LVMH). On notera que, tel Alain Delon, Rugy parle de lui-même à la troisième personne...



On se retrouve à faire de tous les habitants d'un immeuble les victimes d'une vindicte personnelle", affirme l'ancien président de l'Assemblée, passé ministre d'Etat et dégradé au rang de député, état qu'il n'aurait jamais du quitter  et qu'il n'est pas assuré de retrouver à la fin de la législature. 

La passe d'armes entre les deux protagonistes ne devrait pas s'arrêter là. 
Lors de sa démission, l'ancien ministre a annoncé déposer plainte contre Mediapart pour diffamation.

mercredi 17 juillet 2019

Castaner décore certains policiers contestés

Ces policiers sont soupçonnés de violences contre des Gilets jaunes

Le ministre de l’Intérieur de Macron a remis 9.000 médailles aux fonctionnaires de police mobilisés lors des manifestations des Gilets Jaunes 

Résultat de recherche d'images pour "castaner décorations policiers"La distinction, censée récompenser un comportement "honorable", semble avoir été dévoyée par le gouvernement, du point de vue du site d’investigation Mediapart, Christophe Castaner a remis le 16 juin des médailles à des fonctionnaires de police impliqués dans des affaires de violences policières, commises principalement lors des différentes mobilisations sociales pour la défense du pouvoir d'achat. Benalla - qui arbora un brassard de la police, le 1er Mai 2018 - n'en fait toutefois pas partie...

Ces médailles de la sécurité intérieure, habituellement remises les 1er janvier et 14 juillet, ont, cette fois, été décernées à titre exceptionnel dans le cadre de la " promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure Gilets jaunes". 
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur confirme, tout en précisant  que ces distinctions peuvent être retirées "en cas de condamnation définitive pour un crime ou un délit, ou de sanction disciplinaire du récipiendaire"...

Cette distinction, créée en 2012, récompense ainsi "les services particulièrement honorables", "un engagement exceptionnel", ou encore "des actions revêtant un éclat particulier", rapporte un décret cité par Mediapart. A titre de comparaison, il faut savoir qu'en mai, les pompiers actifs lors de l’incendie de Notre-Dame avaient déjà été récompensés lors d’une "promotion exceptionnelle".
Le texte précise que cette récompense, qui comporte trois échelons (bronze, argent et or), intervient dans les domaines suivants :
"La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes."
A cet égard, les gendarmes intervenus lors du crash de la Germanwings, qui a causé la mort de 149 passagers, dans les Alpes, en mars 2015, ont été récompensés.

Critères élargis

Résultat de recherche d'images pour "castaner décorations policiers"Le parcours de certains fonctionnaires distingués dans ce palmarès spécial Gilets jaunes serait bien moins honorable.

On trouve notamment Grégoire Chassaing, commissaire divisionnaire à Nantes, chargé des opérations de sécurité le 21 juin, lors de la Fête de la musique. Unité SGP-Police assure qu’il a donné l’ordre de disperser la foule à grand renfort de gaz lacrymogènes, entraînant la chute de quatorze personnes dans la Loire, dont Steve Maia Caniço, toujours porté disparu.

Egalement décoré, le capitaine Bruno Félix a été auditionné dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane, atteinte au visage par une grenade lacrymogène à la fenêtre de son appartement lors d’une manifestation de  Gilets jaunes  à Marseille, le 1er décembre.

Responsable des opérations de maintien de l’ordre, lors desquelles Geneviève Legay, une militante de 73 ans, a été gravement blessée à Nice, le commissaire Rabah Souchi a lui aussi reçu les félicitations de Christophe Castaner. Tout comme sa compagne, également commissaire, présente sur place le jour des opérations, et chargée des investigations sur les causes des blessures de la manifestante pacifiste.

Autre médaille : un commandant divisionnaire, membre de la brigade de policiers venue déloger à coups de matraques et à coups de pieds des manifestants retranchés dans un Burger King, lors de l’acte III des Gilets Jaunes ". "Là, on est sur de la bavure policière", avait ainsi reconnu le colonel Di Meo, interrogé sur BFM-TV.

Image associéeS’agissant du processus de recrutement de ces fonctionnaires récompensés d’une médaille de bronze, Mediapart fait savoir que plusieurs appels à candidature ont été passés, notamment par la direction des ressources humaines des CRS, recherchant en premier lieu des "fonctionnaires blessés dans le cadre du mouvement social, et ayant fait l’objet d’une incapacité totale de travail (ITT). Habituellement, cette distinction récompense des policiers "méritants", précise le décret.

Faute d’obtenir suffisamment de candidats, les critères ont été élargis, à plusieurs reprises, pour finalement arriver à une sélection très élargie, incluant les "non méritants". Seuls sont exclus les policiers ayant reçu un blâme ou étant passés en conseil de discipline. Pas ceux visés par des enquêtes de l’IGPN ou des procédures judiciaires. Sur ce point, le ministère de l’intérieur a précisé dans son communiqué : "Les enquêtes disciplinaires ou judiciaires s’effectuent de manière indépendante, à charge et à décharge, et il n’appartient pas à des tiers de désigner nommément des personnels pour des faits qui ne sont pas définitivement établis."

mardi 16 juillet 2019

de Rugy démissionne et Macron s'en débarrasse

Monsieur de Rugy rend son tablier, mais Macron n'assume pas son choix de ce ministre : 
il "respecte" cette "décision personnelle" !...

Dans l'affaire de Rugy: Macron avait assuré : "je prends mes décisions sur des faits, sinon cela devient la République de la délation"


Le président confirme-t-il donc aujourd'hui qu'il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Macron ?
Mediapart accuse l'écologiste d'avoir, entre autres, organisé des dîners de gala avec de l'argent public lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Lien PaSiDupes 
François de Rugy a fini par présenter sa démission, mardi 16 juillet, du fait de multiples pratiques douteuses révélées par Mediapart. "La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre, écrit-il sur son compte Facebook. Dès lors, j’ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin." 
Sa démission a été acceptée, a annoncé  la porte-parole du gouvernement. "Il s'agit d'une décision personnelle, [qu'Emmanuel Macron] respecte pour qu'il puisse se défendre pleinement et librement", a expliqué l'Elysée.

Une plainte annoncée contre Mediapart. 
Une plainte devrait être déposée contre l'ensemble de la presse macronienne qui a tu les exactions du protégé de Macron, mais c'est l'empêcheur de tourner en rond trotskiste qui est visé. Dans son message, l'ancien ministre annonce en effet avoir déposé plainte en diffamation "face aux contre-vérités de Mediapart". Son avocat, Pierre-Olivier Sur, a confirmé le dépôt de cette plainte à la mi-journée. De son côté, Mediapart assure n'avoir "fait que son travail et continuera de le faire". "La démission de Monsieur Rugy, qui n'appartient qu'à lui et au gouvernement, montre une chose: l'information a été plus forte que la communication", a commenté le journaliste Fabrice Arfi.

Le site dévoile de nouvelles révélations.
Mediapart affirme qu'en 2013 et 2014, lorsqu'il était député, Rugy a utilisé son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer une partie de ses cotisations à Europe Écologie-Les Verts (EELV). "Il est interdit d'utiliser l'IRFM directement ou indirectement pour concourir à l'organisation d'une campagne électorale. C'est la seule dépense juridiquement interdite", explique l'ancien déontologue de l'Assemblée nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, en 2015.
Des investigations lancées. 
A la suite des révélations de Mediapart, le ministre de la Transition écologique a dit ne vouloir laisser "aucun doute" et s'était engagé "à rembourser chaque euro contesté", notamment concernant les dîners fastueux donnés à l'hôtel de Lassay lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Il s'était également dit prêt à soumettre les frais à des "autorités de contrôle" de l'Assemblée nationale. Mais qui rembourserait pour une faute non commise ?
Parallèlement, le premier ministre avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter une "inspection" afin de vérifier que les travaux réalisés dans l'appartement de fonction du ministre se conformaient au "respect des règles".

Monsieur de Rugy a perdu le soutien de l'exécutif 

Hamlet
De Belgrade, où il était en visite, Macron avait dit avoir "demandé au premier ministre d'apporter toute la clarté" sur cette affaire afin de prendre des décisions sur la base "de faits", estimant que "sinon, ça devient la République de la délation". Mardi, le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, avait, en écho, pris sa défense en mettant en garde contre le "tribunal médiatique" qui "cloue au pilori" un responsable politique sur "une photo, un article plein de suspicion".

Twitter applaudit à cette disgrâce du monarque: 
il va pouvoir remonter dans les sondages !


franceinfo
#RUGY Avec ce départ, François de Rugy perpétue la malédiction [?) du ministère de l'écologie. France inter liste dans cet article les précédentes démissions des occupants de l'hôtel de Roquelaure.


16h01 : Effectivement , vous avez tout compris. Il est reproché à François de Rugy d'avoir utilisé ses frais de mandat – une enveloppe non imposable – pour payer sa cotisation à son parti politique alors que c'était "déontologiquement non recommandé" par l'Assemblée et de s'en être servi pour bénéficier dans la foulée d'une déduction fiscale. Cela lui avait permis de ne pas payer d'impôts en 2015.
15h56 : Le symbole des excès de @FdeRugy était déjà malheureux alors que les Français doivent faire toujours plus de sacrifices avec ce gouvernement. Mais les dernières révélations de @Mediapart ont rendu son cas indéfendable et sa situation intenable.
15h56 : Cette démission s'imposait. L'absence de transparence et le faste des réceptions abîment la confiance dans nos institutions. L'autre victime de cette situation c'est l'écologie : qui pour succéder a #derugy sur ce poste et cet enjeu si malmené par le gouvernement? https://t.co/ie0SfcmBrM

Des écologistes au RN, en passant par le PS, de nombreux responsables politiques commentent la décision de François de Rugy sur Twitter.

15h53 : "Il y a un mélange de plein de sujets différents qui s'entrechoquent et qui donnent le sentiment que l'exigence d'exemplarité sur laquelle on a été élu, on ne la respecte pas." (députée de la majorité qui regrette l'image projetée par les faits reprochés à François de Rugy).
15h50 : Sur franceinfo, la députée LFI Mathilde Panot réagit à la démission du ministre.

(FRANCEINFO)
15h44 : Il a été parjure après la primaire de gauche, comme Valls. Il a utilisé l'argent de l'Etat pour organiser des diners privés. Il arrive un moment où la multiplication des casseroles fait trébucher.

15h44 : Au vu de la difficulté à recruter des ministres intègres, je propose ma candidature. J'ai tous les atouts pour ce poste, n'ayant jamais été député, haut fonctionnaire ou élu local, n'ayant jamais occupé un logement social et ayant toujours payé mes impôts. 

15h44 : On a du mal a comprendre que ça sorte du chapeau comme ça. Mediapart fait la plus et le beau temps de la politique. Inquietant quand meme. [Il y en a que la vérité dérange ?]

15h44 : À qui la suite au gouvernement Mediapart fait un excellent travail. Nous découvrons un monde où nous demande toujours plus et eux vivent avec nos impôts.
[D'autres estiment en revanche que personne n'imagine que ces gens se nourrissent de pâtes-jambon et que leurs excès ne seraient donc pas une surprise. Et légitimes ?] 

15h49 : La démission de François de Rugy déchaine les passions dans les commentaires de ce direct. Voici l'une de vos réactions :
15h37 : François de Rugy n'est pas le premier ministre [et ça change quoi ?] à quitter le gouvernement pour des affaires. Avant lui, il y a eu :

• François Bayrou, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, à cause des soupçons sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

• Françoise Nyssen, écartée pour les travaux non déclarés de sa maison d'édition Actes Sud.

• Laura Flessel, pour des raisons liées à sa situation fiscale.


de Rugy et sa journaliste people aux goûts de luxe sont désormais sans domicile fixe à Paris et DAL pourrait donc les prendre en charge..., avec la participation d'Emmanuelle Béart et de Josiane Balasko, en garde alternée.