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jeudi 2 juillet 2020

Les écologistes d''Extinction Rebellion' ont fabriqué une fausse information, non vérifiée par l'AFP

Ces écologistes rouges ont menti sur la fin des investissements d'un fonds de pension suédois dans les énergies fossiles

Les activistes du groupe Extinction Rebellion se sont fait passer pour un fonds suédois.

Un homme avec le symbole du groupe Extinction Rebellion dans le dos manifeste à Berlin, le 6 octobre 2019. (Photo illustration)

Ces activistes écologistes ont élaboré un dispositif mensonger visant à encourager la cessation des investissements dans les énergies fossiles.
L'Agence France Presse a participé à la campagne  en envoyant une dépêche lundi 29 juin à midi. Intitulée 'Le principal fonds de pension suédois se retire des énergies fossiles". Inventée de toutes pièces, la nouvelle a aussitôt circulé dans les principaux media qui, pas plus que l'AFP, n'ont vérifié leurs sources. 
Ce qui a circulé:

SUÈDE: AP7 SE RETIRE DES INDUSTRIES FOSSIBLES

Stockholm – Le principal fonds de pension suédois, AP7, qui pèse plus de 60 milliards d’euros, va se retirer des industries fossiles afin d’apporter sa pierre à la lutte contre le réchauffement climatique, a-t-il annoncé ce lundi.

« Nous estimons que le risque d’investissement dans les énergies fossiles augmentera considérablement » à l’avenir, a indiqué AP7 dans un communiqué.

« La décision de se désengager des combustibles fossiles s’inscrit également dans le cadre d’une sensibilisation croissante au climat et d’une demande d’investissements de fonds durables parmi les clients d’AP7 », a-t-il poursuivi.

AP7, qui finance les retraites de plus de 4 millions de Suédois, investissait jusqu’à présent dans des entreprises fossiles comme le géant pétrolier britannique BP, son concurrent Royal Dutch Shell, ou encore les Américains ExxonMobil et Chevron.

En Norvège voisine, le fonds souverain, le plus gros au monde, avait annoncé en 2019 se désengager de certaines compagnies pétrolières pour réduire l’exposition de ce pays scandinave à l’or noir. Une décision qui épargnait toutefois les majors comme ExxonMobil et Total, venant d’un pays lui-même important producteur d’or noir.

En mai dernier, le fonds norvégien a placé sur sa liste noire 12 nouveaux groupes, dont des géants miniers comme le Suisse Glencore et le Britannique Anglo America – et énergétiques comme l’Allemand RWE, l’Australien AGL Energy et le Sud-africain Sasol, à cause de leur présence importante dans le charbon.

Au Danemark, le plus gros fond de pension ATP se targue d’être vert et de contrôler l’intensité carbone des sociétés dans lequel il investit. En février, il a annoncé renoncer à de nouveaux investissements dans des opérations liées à des combustibles fossiles – mais il ne se retirait pas de ses investissements précédents.


Mardi, le groupe activiste Extinction Rebellion (XR) a revendiqué avoir monté cette tromperie. 

Les militants écologistes du groupe Extinction Rebellion se sont fait passer pour un fonds suédois.

Extinction Rebellion revendique la diffusion d’une fausse information 
Les militants ont justifié leur action par le fait qu'ils avaient "diffusé le communiqué de presse que AP7 [principal fonds de pension suédois] aurait dû envoyer", souhaitant ainsi "mettre sous les projecteurs ces investissements risibles et pousser AP7 à les vendre". La fausse nouvelle était en effet inspirée des décisions similaires prises par d'autres fonds, en Scandinavie et dans le monde. En mars, AP1, un fonds frère d’AP7, avait annoncé son retrait des énergies fossiles.
  
Une action de désinformation

Le communiqué diffusé à plusieurs media en Suède menait à un faux site internet (ap-fonderna.se), copie absolument conforme au véritable site des fonds publics suédois (apfonderna.se). A l’exception de deux communiqués en anglais et en suédois, bien rédigés et présentés avec la charte graphique du site, prétendant faussement que le fonds sortait des énergies fossiles.

Un militant joint par l’AFP s’est même fait passer pour le vrai porte-parole du fonds AP7 Johan Florén. Il a fourni des indications jugées crédibles par l'agence de presse. 
Le fonds usurpé, qui va porter plainte auprès de la police, a condamné l’action de désinformation, préparée par une cellule suédoise du mouvement écologiste.
 
Quand la désinformation devient une méthode ordinaire, avec de faux sites, de faux communiqués et même des gens usurpant l'identité de quelqu’un d’autre, le journalisme va devoir démontrer qu'il est peuplé de spécialistes prétendument experts. Déjà suspicieux, les citoyens vont renforcer leur méfiance et, quand plus personne ne saura ce qui est faux ou non, cesser de prendre des décisions faute de confiance. 
"Nous comprenons que nous avons causé de la confusion et nous sommes désolés si certains d’entre vous se sont sentis trompés. Nous avons un grand respect pour le journalisme et nous n’avons jamais voulu affecter la confiance dans les media, écrit le mouvement sur le site utilisé pour la duperie. Anna, une militante de Extinction Rebellion qui a refusé de donner son vrai nom, a confirmé par téléphone avoir participé à l’opération avec une cellule suédoise du mouvement.

Lorsque AP7 a démenti l’information, l'AFP prise au piège a dû annuler une dépêche inspirée du faux communiqué
L'agence de presse n'a pas su déjouer cette tentative "malhonnête" de manipulation. Elle condamne cette manipulation malhonnête des media exposés au mensonge par leur incompétence. Ce genre d’action met à mal la presse paresseuse et sûre d'elle qui prétend expliquer aux citoyens ce qu'elle ne maîtrise pas. 

Un groupe écologiste sans foi ni loi

Le mouvement XR a aussitôt scandalisé avec faux sang déversé, mer de déchets, cercueils déambulant dans les rues… 
Ses actions sont régulièrement relayées dans les media sans être vraiment incarnées par des personnalités fortes, pas plus que le 'Black bloc'...

Le mouvement XR a aussitôt scandalisé avec faux sang déversé, mer de déchets, cercueils déambulant dans les rues… 
il est né à la suite des blocages dans le centre de Londres par la faction britannique, qui a donné naissance au mouvement international en novembre 2018. 

Les profils des participants sont divers: la plupart ont entre 25 et 45 ans. Amandine, 16 ans, a participé aux marches et aux sit-in du mouvement Youth for climate' de la ...Suédoise Greta Thunberg, tandis que Jean*, 60 ans, est un ancien trotskiste qui n’avait pas milité depuis les années 1980. D'autres sont déjà actifs dans des associations telles qu'ANV-COP21 (qui a badigeonné de savon noir - représentant du pétrole - la façade de la Caisse des dépôts et consignations à Bordeaux) ou ATTAC, qui soutient Pierre Hurmic à la mairie de Bordeaux.

Dimanche 28 juillet dernier, ses militants ont bloqué à vélo le périphérique parisien. "On est juste des gens normaux qui avons peur pour la suite et nous sommes déterminés à forcer les gens qui ont les clés du pouvoir à agir", affirma Claire Lejeune, 24 ans, présente dans leurs rangs depuis les débuts.

"Désobéissance civile non violente" ?

Vendredi 26 juin, 28 militants ont envahi les pistes d’Orly pour une action avec pour message l'interdiction des vols intérieurs dès maintenant!  

A la mi-juin, les activistes lyonnais du mouvement écologiste ont saboté et mis hors-service 360 trottinettes électriques en libre-accès dans la ville. Ils ont ainsi voulu dénoncer "le désastreux impact social et environnemental" de ces moyens de transport. Jeune pousse implantée à Amsterdam par deux français, Dott, l'opérateur de trottinettes agressé, contredit par ailleurs les critiques environnementales et sociales :
"Nos trottinettes ont un impact écologique. Comme toute production, dire le contraire serait mentir. Elle est pourtant aujourd'hui une alternative pour réduire les moteurs thermiques en ville", explique la société qui assure que les émissions CO2 de ses trottinettes sont "inférieures ou égales à celles des transports en commun".

dimanche 14 juin 2020

Des "anti-racistes" en flagrant délit d'antisémitisme dans la manifestation pour Adama Traoré

Des manifestants anti-racistes traitent de "sales juifs" des contre-manifestants: la préfecture saisit la justice

Jean-Luc Mélenchon accuse la préfecture de Police de colporter des "ragots antisémites"...
 
 
La séquence dure 1 minute et 6 secondes, mais n'a pas été spontanément relayé par la presse anti-sioniste.

VOIR et NE PAS ENTENDRE les insultes antisémites: Le Parisien les recouvre d'une musique guillerette, mais interrompt sa musique pour Assa Traoré...


La scène a été relayée sur le compte Twitter de l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Une information que la presse institutionnelle aurait volontiers dissimulée: Le Parisien (groupe LVMH) a tenté le coup, en accusant son confrère d'extrémisme...
On y voit la foule s’indigner de "la provocation" faite par le "groupuscule" Génération identitaire", écrit le HuffPost, venu "perturber" la manifestation "en hommage" à Adama Traoré," ce samedi 13 juin place de la République à Paris.
  
Au milieu du brouhaha et des cris de protestation, l’insulte “sale juif” est entendue à, au moins, six reprises. Qui l’ "assène" [?]? 
Impossible de le savoir. La vidéo ne permet pas de voir si ces insultes antisémites sont proférées par une ou plusieurs personnes et celle du Parisien ne simplifie pas la tâche de la justice.... 
En outre, impossible également de percevoir dans cette séquence la réaction des manifestants, "assène" le HuffPost. L’article publié sur le site de l’hebdomadaire [ne pas le nommer deux fois?] ne donne pas plus d’informations et attribue ces cris à “des manifestants” mêlés au reste de la foule. 

Le HuffPost passe à l'offensive, en soutien des indigénistes anti-sémites.
"Sans attendre davantage d’explications, la droite et l’extrême droite ont désigné l’ensemble des participants comme complices de ces insultes," mais le site du groupe Le Monde - dont Anne Sinclair fut un temps directrice éditoriale de cette version française de la maison-mère américaine (groupe Oath) -  n'observe pas que les anti-racistes ne tentent nullement de faire taire les brebis galeuses dans leurs rangs : sont-ils aussi indulgents, au Monde, s'agissant des policiers égarés?

“L’antiracisme qui hurle ‘sales juifs’ fait la preuve de son ignoble racisme! Et bravo aux jeunes de Génération identitaire qui ont le courage de dénoncer le racisme anti-blancs”, a tweeté l’eurodéputé RN, Gilbert Collard, indignant le journaliste Romain Herreros, beaucoup moins sévère avec les antisémites
"‘Sales juifs’, c’est ce qu’on peut entendre dans les fausses manifestations anti-racistes vrais rassemblements haineux d’extrême gauche", a "renchéri" [Herreros] le député LR Eric Ciotti.

A en croire le HuffPost, aucun acteur politique de gauche n'a condamné cette manifestation antisémite. 

De son côté, la préfecture de police de Paris a immédiatement réagi. 
"Le préfet de Police signale ces propos antisémites [le mot est faible] à la justice”, a tweeté la préfecture.  
 Préfecture de Police ✔@prefpolice "Sales juifs" scandé par les manifestants. Le préfet de Police signale ces propos antisémites à la justice. 5 803 17:27 - 13 juin 2020

VOIR et ENTENDRE la scène sans manipulation du document, avec le son litigieux, pour accéder à l'information que le HuffPost tente d'occulter:

Ce qui a fait perdre ses nerfs à Jean-Luc Mélenchon. 
"Un communiqué de la préfecture de police incite à la haine," assure-t-il... 
Et il accuse le ministère de l'Intérieur de "colporter des ragots antisémites". Méthodes indignes pour diviser, semer la haine et défigurer la marche pacifique des antiracistes”, a "réagi" [accusé ?] le leader de la France insoumise (LFI). 

Sur les réseaux sociaux, plusieurs participants à la marche s’offusquent de l’amalgame fait par leurs détracteurs, notent le journaliste Herreros.
Depuis son ordinateur, il souligne, comme les images du HuffPost en attestent, que ce sont surtout des chants antifascistes qui étaient scandés quand Génération identitaire déployait sa banderole. Dommage que la bande-son n'atteste pas le bien-fondé de cette accusation.      

"Reste maintenant à la justice de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé sur le parvis de la place de la République," note finement Herreros. 

Du côté des identitaires, 12 "activistes" (pour le coup !) ont été interpellés et placés en garde à vue après leur action menée sur le toit d’un immeuble, a indiqué une source policière à BFMTV. 

mardi 5 mai 2020

"Désinfox Coronavirus": aucun journaliste de la "bande des cinq" n'a donné sa démission

France Info, Libération, 20 Minutes, Le Monde et l'AFP, presse "libre et indépendante" marquées au fer rouge de l'infamie

Qui sont ces suppôts du pouvoir macronien ?

Les crevures dénoncées par leurs maîtres n'ont pas jugé déontologique de donner leur démission:
leurs colliers d'esclave du pouvoir ne leur pèse pas ?

1984 - George ORWELL - Fiche livre - Critiques - Adaptations ...

France Info: Vincent Giret 


Achilli JF            Bertolus JJ         
  Carbonne F    
Marc Fauvelle      Renaud Dély     Emmanuel Langlois
David Dauba    Olivier de Lagarde      Stéphane Milhomme
Matthieu Mondolini     Jonathan Parienté   Catherine Pothier
Sophie Auvigne   Jérôme Jadot    Célyne Baÿt-Darcourt
Julie Marie-Lecomte       Louise Bodet    Isabelle Chaillou 
Simon Le Baron   Marie Colmant   Sandrine Etoa-Andegue
Mathilde Lemaire    Lucie Barbarin    Yannick Falt
Thomas Snégaroff   Matteu Maestracci   Jean Leymarie 
   
Main basse sur l'information - Home | Facebook

Libération : Laurent Joffrin...

Les "grandes" signatures ont quitté ce journal, telle Dominique Simonnot, qui a préféré Le Canard enchaîné, ou Olivier Bertrand.
On en serait réduit à citer les morts comme Guy Hocquenghem qui a contribué à la renommée du journal et à son infamie...

Le très respectable Le Figaro qui ne fait pas de vagues estimait qu'"à première vue, l'idée de séparer le bon grain de l'ivraie journalistique peut paraître louable", s'est fait étiqueter nuisible...

20 Minutes : Armelle Le Goff

Laurent Bainier            Mathilde Cousin             Marie-Laetitia Sibille


Le Monde : tout le monde y est directeur, en plus de Luc Bronner...

Les gogos girls de Macron
: rédacteur en chef, Marie-Pierre Lannelongue (M le magazine du Monde), Philippe Le Coeur & Michaël Szadkowski (rédaction numérique), Christophe Ayad (International), Caroline Monnot & Nicolas Chapuis (France), Anne Eveno (Economie), Auréliano Tonet (Culture)


Citons Les 13 décodeurs du Décodex, "outil de vérification de l'information", prétention dénoncée par les journalistes Vincent Glad, Elisabeth Lévy et Daniel Schneidermann qui y voient une volonté du quotidien à jouer un rôle de juge arbitre "impartial et transparent", s'instituant "juge et partie" - diffuseur d'informations et vérificateur de leur fiabilité -, comme le fait actuellement Macron avec son 'Desinfox Coronavirus', une amorce de liste maccarthyste.Dans... LibérationDaniel Schneidermann ('Arrêt sur images') dénonce le reclassement du site Doctissimo - créé par les drs Laurent Alexandre, groupie hystérique de Macon, et Claude Malhuret, ex-directeur du développement... éthique de... Korian (EHPAD), et propriété de TF1, donc de Bouygues - d'orange en vert, dès qu'il conclut un accord d'association avec le groupe Le Monde: conflit d'intérêts ?

En juillet 2019, Malhuret qui fut en charge des Droits de l'Homme pendant la cohabitation avec Mitterrand, demanda l'interdiction des chaînes de télévision russes Russia Today et de Sputnik, probablement au nom du pluralisme de l'information, avançant que "ce ne sont pas des media, ce sont des organes d’influence", et se faisant le porte parole de Macron : "c’est le président de la République qui l’a dit très clairement." S'il a jamais dit quoi que ce soit de clair, cela mérite d'être mentionné...

L
e journaliste Vincent Glad pose la question : "Qui décodexera le Décodex ?". Pour lui, Le Monde publiant également à l’occasion de fausses informations, le quotidien est difficilement crédible dans ce rôle de censeur et fait face de même manière que les autres media traditionnels "à une immense défiance des citoyens". 

L'une des plumes les plus médiatiques de France, Charlotte d'Ornellas, journaliste et chroniqueuse, s'interroge sur la légitimité du Monde et note que Russia Today est affublé d’une pastille orange quand Al Jazeera se présente en vert

Quelques noms de ces larbins, 
"filtres idéologiques" chargés de nier les mensonges du pouvoir et de stigmatiser ses contradicteurs Samuel Laurent, collabo au Monde et initiateur du Décodex en mars 2017 bien qu'il ne soit ni chercheur, ni diplomate, ni journaliste, ni analyste, ni ancien espion, mais "Consultant international"..., dénoncé par Libération pour "attentat à la rigueur", ou William Audureau et Assma Maad, laquelle peut nier que "les pharmacies ont eu interdiction d’acheter et de vendre des masques, comme l’affirme une vidéo virale, sachant que la plupart signent bravement... 'Les Décodeurs'...


Agence France Presse
: son PDG, Fabrice Fries, n'est pas un journaliste.

C'est un haut fonctionnaire (ULM et ENA), un gestionnaire passé par la Compagnie Générale des Eaux (ex-Vivendi), avant d'arriver directeur général adjoint, en charge des divisions presse et informations professionnelles, avec des marques comme... L'Express, L'Expansion, Courrier international, L'Etudiant ou le Quotidien du Médecin, lequel appartient au Groupe Profession Santé, une marque déposée de la société Janus contrôlée par Gerard Kouchner !

AFP Factuel a des méthodes radicales

[THREAD] Nouveau coronavirus, infos & infox
⬇️
"Des captures d’écran circulant sur les réseaux sociaux font état de plusieurs nouveaux cas en France" Etait-ce faux ?? C'est faux (et on vous explique comment repérer les fausses captures d'écran) u.afp.com/34j8 #CoronaVirusFacts #AFP [1/7]

A partir de là 
est bouclée la boucle de la lutte du gouvernement contre les révélations sur les rivalités et conflits d'intérêts entre scientifiques du secteur médical vérolé par le Covid-19
Que peut-on ajouter ?

Le SNJ s'élève contre "Desinfox Coronavirus", la page de tri des sites "fiables" selon le gouvernement

La presse saisit le Conseil d'Etat contre le gouvernement et son offensive de sélection des media 

Le Syndicat national des journalistes demande que soit retirée du site du gouvernement la nouvelle rubrique 'Desinfox Coronavirus'

Macron installe la France - "pays des droits de l'Homme" -
au rang de "république bananière"
Ce site s'est en effet donné pour mission d'ostraciser certaines sources d'information, en dressant la liste verte des liens vers des articles "de media français luttant, contre la désinformation, dans le cadre de la crise sanitaire". Un nouveau pas vers le rétablissement d'un ministère de l’Information, de l'ORTF ?
Les journalistes dénoncent une "ingérence manifeste des autorités publiques dans la liberté de presse".

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a déposé lundi un recours devant le Conseil d'Etat. 
Il veut ainsi que le gouvernement supprime de son site la page "Desinfox Coronavirus" qu'il a créée pour lutter contre "la prolifération" de " fausses informations", selon lui, sur la crise sanitaire, a annoncé sur Twitter cette organisation syndicale professionnelle révolutionnaire syndiquant exclusivement les journalistes professionnels, membre fondateur de l'Union syndicale Solidaires, acronyme SUD (anciennement Groupe des Dix) et de la Fédération internationale des journalistes (FIJ).
Dans son référé-liberté (recours en urgence), le SNJ demande au juge d'enjoindre le Premier ministre à supprimer cette page et de "faire cesser immédiatement l'atteinte grave et manifestement illégale portée aux principes de pluralisme dans l'expression des opinions et de neutralité des autorités publiques".

Une nouvelle rubrique du site gouvernement.fr !
Mis en ligne fin avril, en catimini, il distingue des "mauvais", les "bons" liens vers des articles "de médias français luttant, dans le cadre de la crise sanitaire, contre la désinformation". Mais cette initiative a aussitôt suscité la polémique.
Les média qui ont l'agrément de Macron et que les démocrates boycottent depuis sont franceinfo, Libération, 20 Minutes, Le Monde et l'AFP (Agence France-Presse
Ils appartiennent, dans l'ordre, à France Télévisions, à Bruno Ledoux et Patrick Drahi (avec aussi BFM, ainsi que L'Expansion ou L'Etudiant du Groupe L'Express); au groupe SIPA-Ouest-France et au groupe Rossel, La Voix du Nord, le Courrier Picard et la chaîne régionale WEO; aux hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse (avec aussi Télérama et Courrier international), ainsi que L'Obs, et l'agence de presse, largement financée par l'Etat, bien que n'étant pas une entreprise publique.
Selon La Voix du Nord, soutien du "centralisme démocratique", le gouvernement serait une victime:


La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a raconté ses salades.

Image
"Depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, le gouvernement travaille à garantir à l'ensemble de nos concitoyens l'accès aux informations les plus fiables possibles, en temps réel", a affirmé la menteuse assumée, samedi. 
"Nous assistons à une prolifération, que je qualifierai d'inouïe, de fausses informations, (...) et qui peuvent entraîner des conséquences sanitaires lourdes", a-t-elle expliqué pour tenter de justifier la main mise de Macron sur la bien-pensance médiatique, ajoutant, sans garanties, que cette page scélérate a "vocation à être supprimée une fois la crise terminée".


Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE qui sont les auteurs de de l'infox officielle, comment la doctrine officielle a changé et qui se fait porteur servile des nouveaux messages:






Levée de boucliers : l'Etat n'est pas l'arbitre de l'information"

Une trentaine de Sociétés des journalistes et Sociétés des rédacteurs a dénoncé l'opération d'une seule voix, estimant, dans un texte publié dimanche, que "l'Etat n'est pas l'arbitre de l'information" et qu'il "donne l'impression, dans un mélange des genres délétère, de labelliser la production de certains médias".

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Le SNJ dénonce une "ingérence manifeste des autorités publiques dans la liberté de presse", disant, dans son recours, ses craintes, notamment, que cette initiative introduise "dans l'esprit du lecteur de la suspicion quant aux relations entre la presse et le monde politique".

L'étranger s'émeut de cette dérive autoritaire de l'Elysée.