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lundi 22 juin 2020

Sibeth, porte-parole qui provoque les policiers

Son malaise éclabousse l'exécutif et provoque la fureur des policiers

Ndiaye a jeté de l'huile sur le feu en exprimant des hésitations racisées révélatrices de son retour à ses origines
 

La question se pose désormais de savoir si la porte-parole du gouvernement est solidaire de l'exécutif ou des anti-racistes racisés, depuis qu'elle a commenté l'interpellation de l'infirmière violente à Paris, lors de la manifestation des soignants du 16 juin dernier, ont suscité la colère des syndicats de police.

Sibeth Ndiaye n'a pas clairement et fermement condamné les violences envers les forces de l'ordre. Elle a en effet avoué ne pas savoir "expliquer" à ses enfants "s’il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l’ordre"...

Cet aveu en dit long sur son appartenance à une collectivité plutôt qu'une autre. Dans l’émission Dimanche en politique ce dimanche 21 juin sur France 3, cette collègue de Christophe Castaner a révélé ses incertitudes, quand, d'une porte-parole de gouvernement, on attend des convictions.

Le pouvoir macronien s'est placé sous la dictature de l'émotion  

"Moi je comprends l’émotion qu’a suscitée l’image qu’on a vu de son arrestation mais, en même temps, je ne saurais pas expliquer aujourd’hui à mes enfants s’il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l’ordre", a-t-elle tergiversé. "Ces propos, tenus par la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sont indignes de ses fonctions", a réagi le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), sur Twitter.

"Nous en appelons désormais au président Emmanuel Macron ou au Premier ministre Edouard Philippe : de tels propos tenus par des ministres du gouvernement sont contraires aux valeurs de la République et contribuent au désordre sécuritaire de notre pays. Cela ne peut plus durer", s'est indigné le syndicat.

Ça n’est pas à la porte-parole du gouvernement de décider quelle doit être la décision de justice qui doit être prise

Interrogée sur Farida, cette infirmière en blouse blanche qui s'était comportée en anti-raciste racisée lors d'une manifestation de soignants, insultant la police, lui adressant des injures et doigts d'honneur, tout en jetant des morceaux de pavés sur les forces de l'ordre, la porte-parole du gouvernement avait tout dit et son contraire. La presse pro-gouvernementale et qui fait le buzz en privilégiant les conséquences plutôt que les causes, ne retient qu'une partie des propos de Sibeth Ndiaye. Si elle a assuré en début d'entretien que "la justice doit s’exercer de manière normale, comme pour n’importe quel citoyen", ajoutant: "Je ne vois pas en quoi il faudrait l’absoudre", Sibeth Ndiaye est pourtant une porte-parole du gouvernement qui avoue ne pas savoir comment expliquer à ses filles qu'il ne faut pas caillasser cette police....  
"Moi je comprends évidemment l'émotion qu'a suscitée l'image qu'on a vue de son arrestation, confie Sibeth Ndiaye, mais en même temps, je ne saurais pas expliquer aujourd'hui à mes enfants, par exemple : est-ce qu'il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l'ordre ?"
"Je crois que la justice, qui est parfaitement indépendante dans notre pays, doit juger en droit ce qu’il s’est passé. Ça n’est pas à la porte-parole du gouvernement de décider quelle doit être la décision de justice qui doit être prise", a finalement déclaré la porte-parole du gouvernement, tentant de rétablir un soupçon de neutralité sur l'affaire, dans laquelle elle a manifestement commis une grave erreur en ne condamnant pas clairement et fermement les violences à l'encontre des forces de l'ordre, sans cet  "en même temps" scandaleux et offensant qui la range du côté des indigénistes. 

"A un moment donné il faut qu’on soit capable de considérer que la justice est la même pour tous. Il peut y avoir des circonstances atténuantes, ça ne m’appartient pas de le dire", juge Sibeth Ndiaye qui, à l'instar de son maître, ne sait pas parler quand c'est utile, mais se taire quand elle n'a pas les idées claires.
"On peut tous être amenés, dans des circonstances particulières, à être à bout de nerfs, est-ce que pour autant ça justifie qu’on jette des pierres sur les forces de l’ordre ? Que dirions-nous au fils ou à la fille du CRS qui reçoit cette pierre dans le visage ? Que c’est pas grave, non on peut pas le dire", a-t-elle toutefois estimé. Sans qu'on sache au final si ses enfants peuvent s'y retrouver dans ce galimatias.
La porte-parole diarrhéique s'est salie sur elle et conclut d'une phrase creuse qui n'essuie rien: "Il faut que la justice se fasse en toute indépendance. Nous verrons ce que les juges auront à dire de cela". 
Ce qu'en pensent les policiers est tout vu.

Quant à elle, il est plus que temps qu'elle aille se faire embaucher par LVMH...

dimanche 21 juin 2020

Les Indigénistes réclament la contextualisation partout mais ne se l'appliquent pas sur TF1

Pascal Praud pointe "Quotidien" : "Je suis très étonné que le groupe TF1 laisse perdurer cette émission"

Sur RTL, le journaliste a livré son opinion sur Yann Barthès et son équipe
 

Il pointe la "malhonnêteté intellectuelle" de l'émission.
Barthès ne respecte pas les fondamentaux du journalisme, souligne Pascal Praud. Ce n'est pas parce que l'animateur de divertissement politique n'est pas le seul de son espèce et qu'ils sont pour la plupart contrevenants à la déontologie de la profession, qu'il fallait épargner Barthès, en effet.
Animateur de L'heure des ProsPascal Praud a par la suite confié qu'il avait son propre style et qu'il ne souhaiter pas ressembler aux autres animateurs : "Je ne suis pas Yves Calvi, je ne suis pas Anne-Elisabeth Lemoine qui fait du talk. Je ne suis pas C dans l'air, Caroline Roux. Je fais avec ma personnalité, avec mon passé, je suis au plus près de ce que je suis, moi. Alors, il y a des gens, je comprends qu'ils n'apprécient pas (...) Ce que j'essaye souvent de faire c'est de me mettre à la place des téléspectateurs, de poser les questions que se posent les téléspectateurs, d'être un relais parfois de ce que pense et dit le téléspectateur et d'éviter cette espèce de politiquement correct qui dégouline."
Un programme émission dont il dénonce les effets pervers. 

L'émission "On refait la télé" a tendu la perche à Pascal Praud,samedi sur RTL.
Eric Dussart et Jade l'ont soumis au jeu du "plateau télé" dans lequel il devait justifier son choix entre deux émissions. A la question de savoir s'il regarderait plutôt "Quotidien" de Yann Barthès lundi, au hasard, ou l'émission de Cyril Hanouna "Kiffons l'été !", il n'a pas beaucoup hésité, rappelant en une phrase toute la sympathie que lui inspire le trublion de C8. Il s'est montré en revanche beaucoup plus sévère à l'encontre du talk show de TMC avec lequel il a déjà eu l'occasion de dire sa façon de penser, fin 2019.

"Je n'irai pas chez Barthès, parce que je pourrais imaginer qu'il me tende un piège", a-t-il expliqué. 
Le journaliste s'est justifié par la façon dont "Quotidien" a reçu Assa Traoré au début du mois, une activiste anti-raciste racisée dont le frère a trouvé la mort à l'issue d'un contrôle de police qu'il a violemment refusé en 2016, se rebellant contre les gendarmes. "J'ai été très étonné qu'on ne mette pas en perspective la personne que tu reçois (sic), ce qui est le minimum journalistique", a-t-il expliqué, dénonçant par la suite "une interview d'une complaisance incroyable"
"Sur l'affaire Assa Traoré, quand tu la reçois, tu dois mettre en perspective la personne que tu reçois".  Le journaliste a ensuite ajouté : "Je trouve que les cibles sont toujours les mêmes, ceux qui sont épargnés sont toujours les mêmes et je trouve qu'il y a une absence de courage intellectuel qui est totale chez cette petite troupe-là. Parfois, ils ont parlé de notre émission d'une manière très malhonnête (...) Je suis très étonné que le groupe TF1 laisse perdurer cette émission qui me paraît de temps en temps en-dehors des simples règles journalistiques."


Dans "L'Heure des Pros" sur CNews, Pascal Praud avait déjà qualifié l'équipe de TMC de "plus grands donneurs de leçon de la planète" au lendemain de cette entretien pourtant marqué par un échange tendu avec la journaliste de "Quotidien" Salhia Brakhlia.

Cette journaliste rejoindra la station de radio publique France Info à partir du 30 août prochain et conduira l'entretien politique du matin, le "8h30 franceinfo", jusqu'ici assuré par Marc Fauvelle et Renaud Dély, et diffusé également sur la chaîne de télévision France Info, a annoncé le présentateur de l'émission, le 16 juin 2020. 
Née dans le Nord de la France de parents algériens et embauchée dès 2008 pour Le Petit Journal produit et animé par... Yann Barthès sur Canal+, formule libertaire et universaliste précédente, Salhia Brakhila cumulera toutefois avec la saison 5 de Quotidien pour intervenir dans une rubrique le vendredi.
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lundi 15 juin 2020

"Je ne crois pas qu'il y ait un problème noir en France," reconnaît Kofi Yamgnane

Cette opinion n'est audible que parce qu'elle est celle d'un homme noir...

Le 'Comité pour Adama' et Mélenchon peuvent-ils entendre cette voix autorisée ? 

Yamgnane, quand il est en France

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Intégration de François Mitterrand dénonce la polémique actuelle qui vise à accréditer l'idée que la France serait un pays raciste

Il a été le premier maire noir élu dans l'Hexagone, à la tête de la petite commune bretonne de Saint-Coulitz dans le Finistère. Il fut aussi le premier Africain naturalisé français à siéger au gouvernement, comme secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à l'Intégration, sous François Mitterrand. Après une carrière comme député et conseiller général, ce socialiste a embauché un collaborateur socialiste, Richard Ferrand – l'actuel président LREM de l'Assemblée nationale –. Septuagénaire deux fois père et quatre fois grand-père, il coule une retraite paisible entre Togo et Bretagne.

Né à Bassar au Togo et naturalisé français à l'âge de 32 ans, Yamgnane récuse l'idée un racisme français développée par une minorité de gauche extrême qui crée une polémique exploitant des violences policières sur délinquants violents et visant à éclabousser l'ensemble de la police et des Blancs français. 

Cet élu de la nation qu'il a choisie
[et qui l'a reçu] défend une République française "inclusive", et condamne avec fermeté les prises de position d'éléments du showbusiness comme le comédien noir établi à Los Angelès, Omar Sy [ci-contre flanqué d'Assa Traoré], l'écrivaine blanche Virginie Despentes ou la chanteuse arabe Camélia Jordana, petite fille de cadre du FLN algérien.
"Maintenant, il faut parler", nous a dit Kofi Yamgnane au magazine Le Point, désolé de la confusion actuelle du débat. 

Le Point : La France de 2020 est-elle un pays raciste ?
Kofi Yamgnane : Non, non, non ! Pas plus en 2020 qu'auparavant. Nous n'avons aucune institution, aucun organisme, aucune loi qui prône la ségrégation raciale [la France n'est pas un pays d'apartheid !]. Intrinsèquement, la République française est une République inclusive. Mais avoir la nationalité française [ou britannique], cela se mérite. Il faut être plus blanc que blanc. N'avoir rien à se reprocher. Connaître la littérature française. Ce n'est pas donné d'être français. 

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?
Une bonne chose ! Un pays est souverain. C'est lui qui établit ses lois, qui propose un contrat à celui qui veut faire partie de cette communauté. Si vous souhaitez devenir citoyen, voter, vous devez vous conformer à ce que vous propose votre pays. Il faut se montrer digne d'avoir la nationalité. 
Je suis arrivé en France en 1964 en venant du Togo à 18 ans pour étudier à l'Ecole des mines de Paris, et j'ai obtenu la nationalité en 1977. Cette carte d'identité, on me l'a donnée de façon incroyable. Après des démarches qui ont duré un an, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres une enveloppe Kraft où il était simplement écrit : "A partir de maintenant, vous êtes français." Quand je suis devenu secrétaire d'Etat à l'Intégration, j'ai institué une cérémonie au moment de l'attribution de la nationalité. Pour moi, il était important que ce moment soit solennisé.

Que pensez-vous de ces mouvements de "racialisme" et d' "indigiénisme" qui se manifestent bruyamment dans la société française ?
Tout cela n'a aucun sens. Je veux bien croire que l'accueil des travailleurs qualifiés en France n'est pas bon. Aucun Malien, aucun Togolais, aucun Tchadien ne vient pour envahir la France. Ils suivent tous des projets individuels. Mais, quand ils arrivent, la République [à vrai dire, les associations subventionnées co-gestionnaires] les met dans des départements, des quartiers où ils se regroupent [c'est le cas actuel des migrants qui n'arrivent pas par hasard Porte de La Chapelle]. Tout cela n'a aucun sens. Nous n'agissons pas bien avec eux. Il faut laisser les gens s'installer où ils veulent et, surtout, faire en sorte qu'ils se mélangent. Avoir fait des études d'ingénieur, m'être marié avec une Bretonne, être baptisé et avoir passé mon enfance à la campagne ont favorisé mon intégration. [KY se distingue donc des autres Français que par sa couleur de peau et encore ne l'essentialise-t-il pas... Il n'en fait pas un argument de décolonisation et de conquête] 
Je ne comprends pas que des ressortissants étrangers puissent décider de se regrouper entre eux en excluant les autochtones. Le Cran, les Indigènes de la République, tous ces mouvements, je ne les comprends pas [ce sont précisément des organisations indigénistes, racisées et racistes anti-Blancs]. 
La lutte contre le racisme est devenue une légitimation du communautarisme. Or, la République [qui encourage le multiculturalisme] ne reconnaît pas le communautarisme, mais les individus. 
Le racisme est une idéologie, une posture qui va à l'encontre des principes de la République. Tous les Français [quelle que soit leur origine ethnique] qui sont dignes de la République doivent combattre cela. On ne peut pas lutter contre le racisme par des combats particularistes. 
Nous ne pouvons pas vivre ensemble en renonçant à la mixité sociale et raciale. Sinon, on se regarde en chiens de faïence [attitude passive, distincte des mouvements actuels de haine de rue], comme cela se passe actuellement. 
Il faut que les étrangers qui viennent en France entrent de plain-pied dans la société française, qu'ils en acceptent les lois, je le dis en particulier pour mes compatriotes musulmans : la loi de la République est supérieure à celle d'Allah ! 

Avez-vous lu la tribune d'Omar Sy dans L'Obs dénonçant les violences policières en France, liées au racisme ? 
Oui, je l'ai lue et je la trouve très exagérée. Il est dommage qu'Omar Sy se soit laissé aller à une telle polémique. Il ne fait pas mieux qu'Eric Zemmour, qui souffle sur les braises et allume des incendies. Si l'on continue ainsi, on ne réussira jamais à vivre ensemble. Evidemment qu'il y a des racistes en France, mais comme au Togo ou en Algérie [ou Los Angelès, selon les quartiers..., et au Sénégal ou en Mauritanie]… Et des racistes, on en trouve dans tous les corps de métier [de même que des antisémites et des violents]. Au nom de quoi la corporation des policiers échapperait-elle à une telle dérive ? Les policiers et les gendarmes ne sont pas des extraterrestres. On trouve parmi eux des racistes comme ailleurs [et parmi les anti-racistes racisés qui ont la haine du Blanc et  du Noir, de l'Arabe ou du Gitan, en fonction de leur quartier]. Comme ils sont les bras armés de l'Etat, ils doivent dans leur formation recevoir des cours de déontologie poussés, ils se doivent d'être des personnes d'élite [et capables de faire face à la violence grandissante des petits délinquants comme des "grands frères" des quartiers ou des caïds de l'économie souterraine]. Maintenant, comment peut-on affirmer que la police française est raciste ? Il faut souligner la gravité de cette accusation.
[le boxer guadeloupéen, double champion du monde et délégué régional aux quartiers populaires de la région Ile-de-France depuis 2019, Jean-Marc Mormeck : "Non, en France tous les policiers ne sont pas violents ni racistes"]

"En France, nous ne sommes pas racistes, mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j'ai 50 ans [le journaliste du Point, Jérôme Cordelier], j'en ai vu, des gouvernements." Avez-vous lu aussi cette lettre ouverte de l'écrivaine Virginie Despentes diffusée sur France Inter qui commençait par ces mots ? 
Oui, je l'ai lue aussi (rires). Il est étonnant que Virginie Despentes ait écrit cela, car elle n'est pas la première venue. Elle devrait savoir qu'avant les indépendances de leur pays respectif l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny [] et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor [ministre 1959-1961, écrivain, promoteur de la "négritude", mais auteur auteur de l'article fondateur "le français, langue de culture, premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française, en 1983, au fauteuil du duc de Lévis-Mirepoix, ce qu'ignorent les petites têtes de pois chiche de banlieue], furent ministres français. Elle devrait se souvenir qu'il y eut, après, au gouvernement, notamment, des hommes comme Roger Bambuck [recordman du monde du 100 m - peut-on dire Guadeloupéen, différenciation qui le distinguerait de Blancs d'Auvergne en métropole ?] -, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux sports de 1988 à 1991], puis moi qui venais d'Afrique, et plus récemment Laura Flessel ou Sibeth Ndiaye [sans oublier Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme de 2007 à 2009, secrétaire d'Etat chargée des Sports jusqu'en 2010 dans le gouvernement Fillon II, puis ambassadrice de la France à l'UNESCO]. Faut-il rappeler que l'actuelle porte-parole du gouvernement est née au Sénégal [et qu'elle n'a pas demandé sa naturalisation avant 2016, pour avoir la charge des relations de presse de Macron durant sa campagne présidentielle de 2017]?

Existe-t-il en France un problème "noir" ? 
Un problème, je ne crois pas. Même si l'on rencontre sans doute davantage de difficultés pour trouver du travail, un logement dans les mêmes conditions que nos collègues blancs. Je l'ai moi-même subi quand je cherchais un logement à Châteaulin [dont Kofi Yamgnane fut plus tard le conseiller départemental], en Bretagne, en 1973. Ma femme, une Bretonne pure sucre, ou plutôt pure beurre [attention à la notion de pureté raciale !...], faisait une première visite. Puis elle revenait avec moi, et alors on nous disait : " Désolé, mais depuis que vous êtes passée, l'appartement est loué." Combien de fois l'ai-je entendu cette phrase ! [une aventure qui peut arriver à toute personne en recherche d'un appartement. En revanche, depuis, les bons éléments des quartiers sensibles - quand ils travaillent et ne rejettent pas le système -  bénéficient du privilège de voies d'accès fléchées et balisées aux grandes écoles, dont SciencePo, lesquelles discriminent les candidats blancs, en plus des bourses et aides diverses qui échappent aux autres Français, comme les allocations familiales retirées à certaines familles de couleur, mais blanche]

Considérez-vous l'intégration plus ou moins difficile aujourd'hui qu'à votre époque ? 

Plus difficile, je pense. J'ai reçu récemment un jeune Métis [la majuscule s'impose-t-elle?] brestois, un gars solide de 20 ans, très baraqué [comme le football en recherche et en recrute de manière préférentielle?]
Film stigmatisant
la société française,
avec de bons sentiments
Il m'explique qu'il habite à côté de Paris, à Ivry-sur-Seine. Je lui dis alors qu'il doit bien profiter des sorties dans la capitale. Et il m'explique qu'après le travail il rentre directement chez lui. Je m'étonne. Il me rétorque que dès qu'il sort, il se fait contrôler. Il tombe sur une première brigade, doit sortir ses papiers, puis il parcourt 500 mètres, et une deuxième brigade lui demande de nouveau ses papiers. Et ainsi de suite [l'exception devient la règle dans les récits issus des ghettos créés par les associations, dont la plupart sont noires]. Alors, il me confie : "J'ai peur à la longue de m'énerver, de soulever le flic qui me demande mes papiers, de lui fracasser la tête sur un trottoir
[car la colère et la haine sont les mots communément véhiculés par les media, premier vecteurs de banalisation de la violence]. Son collègue, alors, me tirera dessus. Et cela fera deux morts pour rien."

Kofi, quand il est au Togo (2010)
<br>En octobre 2014, l'ancien secrétaire d'Etat PS, Kofi Yamgnane, a été placé en
garde à vue dans le cadre de l'affaire de corruption qui a valu une mise en examen à Christophe Rocancourt, surnommé "l'escroc des stars", indiqua l'AFP.
Les juges Roger Le Loire et Charlotte Bilger, du pôle financier de Paris, soupçonnent notamment M. Rocancourt d'avoir tenté, contre paiement, de faire régulariser des situations administratives en lien avec des titres de séjour, selon une source proche du dossier.
Le Monde écrivait que M. Yamgnane aurait également été approché pour intervenir auprès des autorités françaises pour faciliter une régularisation.
Ancien secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à l'Intégration (1991-1992) puis à l'Intégration (1992-1993) dans les gouvernements Cresson et Bérégovoy, M. Yamgnane avait ensuite été élu député PS du Finistère de 1997 à 2002.
M. Yamgnane, qui possède la double nationalité française et togolaise, avait également tenté de se présenter à la présidentielle togolaise en 2010, mais sa candidature avait été rejetée par la cour constitutionnelle togolaise.

dimanche 14 juin 2020

Des "anti-racistes" en flagrant délit d'antisémitisme dans la manifestation pour Adama Traoré

Des manifestants anti-racistes traitent de "sales juifs" des contre-manifestants: la préfecture saisit la justice

Jean-Luc Mélenchon accuse la préfecture de Police de colporter des "ragots antisémites"...
 
 
La séquence dure 1 minute et 6 secondes, mais n'a pas été spontanément relayé par la presse anti-sioniste.

VOIR et NE PAS ENTENDRE les insultes antisémites: Le Parisien les recouvre d'une musique guillerette, mais interrompt sa musique pour Assa Traoré...


La scène a été relayée sur le compte Twitter de l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Une information que la presse institutionnelle aurait volontiers dissimulée: Le Parisien (groupe LVMH) a tenté le coup, en accusant son confrère d'extrémisme...
On y voit la foule s’indigner de "la provocation" faite par le "groupuscule" Génération identitaire", écrit le HuffPost, venu "perturber" la manifestation "en hommage" à Adama Traoré," ce samedi 13 juin place de la République à Paris.
  
Au milieu du brouhaha et des cris de protestation, l’insulte “sale juif” est entendue à, au moins, six reprises. Qui l’ "assène" [?]? 
Impossible de le savoir. La vidéo ne permet pas de voir si ces insultes antisémites sont proférées par une ou plusieurs personnes et celle du Parisien ne simplifie pas la tâche de la justice.... 
En outre, impossible également de percevoir dans cette séquence la réaction des manifestants, "assène" le HuffPost. L’article publié sur le site de l’hebdomadaire [ne pas le nommer deux fois?] ne donne pas plus d’informations et attribue ces cris à “des manifestants” mêlés au reste de la foule. 

Le HuffPost passe à l'offensive, en soutien des indigénistes anti-sémites.
"Sans attendre davantage d’explications, la droite et l’extrême droite ont désigné l’ensemble des participants comme complices de ces insultes," mais le site du groupe Le Monde - dont Anne Sinclair fut un temps directrice éditoriale de cette version française de la maison-mère américaine (groupe Oath) -  n'observe pas que les anti-racistes ne tentent nullement de faire taire les brebis galeuses dans leurs rangs : sont-ils aussi indulgents, au Monde, s'agissant des policiers égarés?

“L’antiracisme qui hurle ‘sales juifs’ fait la preuve de son ignoble racisme! Et bravo aux jeunes de Génération identitaire qui ont le courage de dénoncer le racisme anti-blancs”, a tweeté l’eurodéputé RN, Gilbert Collard, indignant le journaliste Romain Herreros, beaucoup moins sévère avec les antisémites
"‘Sales juifs’, c’est ce qu’on peut entendre dans les fausses manifestations anti-racistes vrais rassemblements haineux d’extrême gauche", a "renchéri" [Herreros] le député LR Eric Ciotti.

A en croire le HuffPost, aucun acteur politique de gauche n'a condamné cette manifestation antisémite. 

De son côté, la préfecture de police de Paris a immédiatement réagi. 
"Le préfet de Police signale ces propos antisémites [le mot est faible] à la justice”, a tweeté la préfecture.  
 Préfecture de Police ✔@prefpolice "Sales juifs" scandé par les manifestants. Le préfet de Police signale ces propos antisémites à la justice. 5 803 17:27 - 13 juin 2020

VOIR et ENTENDRE la scène sans manipulation du document, avec le son litigieux, pour accéder à l'information que le HuffPost tente d'occulter:

Ce qui a fait perdre ses nerfs à Jean-Luc Mélenchon. 
"Un communiqué de la préfecture de police incite à la haine," assure-t-il... 
Et il accuse le ministère de l'Intérieur de "colporter des ragots antisémites". Méthodes indignes pour diviser, semer la haine et défigurer la marche pacifique des antiracistes”, a "réagi" [accusé ?] le leader de la France insoumise (LFI). 

Sur les réseaux sociaux, plusieurs participants à la marche s’offusquent de l’amalgame fait par leurs détracteurs, notent le journaliste Herreros.
Depuis son ordinateur, il souligne, comme les images du HuffPost en attestent, que ce sont surtout des chants antifascistes qui étaient scandés quand Génération identitaire déployait sa banderole. Dommage que la bande-son n'atteste pas le bien-fondé de cette accusation.      

"Reste maintenant à la justice de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé sur le parvis de la place de la République," note finement Herreros. 

Du côté des identitaires, 12 "activistes" (pour le coup !) ont été interpellés et placés en garde à vue après leur action menée sur le toit d’un immeuble, a indiqué une source policière à BFMTV. 

samedi 13 juin 2020

Démonstration de force ratée des anti-racistes racisés à Paris

Les indigénistes manipulés par l'extrême gauche n'ont pas mobilisé (15.000), un samedi, autant que précédemment (20.000)

La gauche anti-flic a manifesté samedi contre la violence et le racisme policiers supposés face aux fauteurs de trouble
 

Sur fond de colère des forces de l'ordre et à la veille d'une allocution du président Macron, des tensions ont d'ailleurs éclaté à Paris et la police a dû lâcher des gaz lacrymogènes après avoir reçu des projectiles après trois heures de rassemblement statique, les manifestants étant bloqués à leur point de départ.

Des milliers de personnes se sont rassemblées - 15.000 d'après les chiffres de la préfecture de police de Paris (PP) - place de la République à l'appel du comité Adama Traoré, délinquant noir mort en juillet 2016 après avoir fui plusieurs fois un contrôle de police et opposé de la résistance à son interpellation par des gendarmes en région parisienne.

Au tout début du rassemblement, la soeur du justicier noir de banlieue et du comité, Assa Traoré, a appelé la foule à "dénoncer le déni de justice", "la violence sociale, raciale, policière". Bien que le dossier soit à nouveau en cours d'instruction après quatre années, et qu'elle ne dispose d'aucune légitimité électorale, elle a de nouveau réclamé la mise en examen des gendarmes qui n'ont fait que leur devoir de maintien de l'ordre républicain en procédant à l'interpellation de son frère récalcitrant et violent.

"Quand le peuple français descend, c'est qu'on réclame tous la même chose, une justice juste pour tout le monde", a-t-elle fantasmé, faisant fi de la majorité silencieuse.
Dans la foule, de nombreux activistes vêtus d'un T-shirt noir floqué du slogan "Justice pour Adama" portaient la demande de la famille Traoré. Des pancartes menaçantes proclamaient: "Tant que nous n'aurons pas la justice, vous n'aurez pas la paix" et endossaient un engagement plus grand que leurs épaules:"On doit être la dernière génération à manifester pour ça".

Amalgames de militants instrumentalisés par les indigénistes racialistes
"Je suis ici pas seulement pour Adama, mais contre toutes les violences policières. Pour moi, la police est là pour maintenir l'ordre, pas pour abuser de ses fonctions [procès d'intention résultant du lavage de cerveaux par les manuels scolaires validés par les professeurs porteurs de la pensée dominante à l'Université]. Malheureusement, ils le font souvent [jugement de profiteur ingrat de l'échelle sociale]", explique N'guessan Dylan, 19 ans, en licence de droit (1ère année non validée). "Je suis là depuis le début, c'est compliqué d'être bloqué, je cherche mes amis, j'arrive pas à sortir", a-t-il ajouté, alors que la police nassait les manifestants sur la place.

Le 2 juin, le comité Adama avait mobilisé 20.000 militants devant le tribunal judiciaire de Paris; le 13, il n'étaient plus que 15.000

Ce comité familial aiguillonné par l'extrême gauche est le fer de lance de la lutte révolutionnaire sur le thème - récupéré des USA (candidat démocrate Joe Biden, genou à terre à Wilmington, le 30 mai, ci-contre)  - des violences policières. 

Le discours des Traoré s'est radicalisé, de la dénonciation de violences policières à celle d'un "racisme systémique", s'adossant  sur la mort de George Floyd, un homme qui se trouve être noir, et qui a été exploitée par la gauche démocrate en campagne présidentielle américaine suscitant une vague planétaire d'indignation, mais dans des circonstances sans rapport avec celles créées par Adama Traoré, rebelle contre l'ordre établi, qui a le soutien de Mélenchon (LFI), genou à terre (ci-dessous), singeant Joe Biden.

Estimant dimanche que c'est "odieux" comme façon de procéder, le chef de file de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon a demandé depuis la place de la République [à ce] qu'on "laisse les gens se déplacer".

Contre-manifestation de personnes de 'Génération identitaire' 

Ces personnes ont déployé une banderole rouge et blanche sur le passage du cortège anti-raciste. Du haut d'un immeuble, on pouvait lire l'inscription: "Justice pour les victimes du racisme anti blanc."

Les "anti-racistes" "non-violents" les ont traités de "sales Juifs 
La presse partisane estime que ces insultes antisémites ont été proférées "en marge" du défilé. 12 activistes ont été interpellés, selon la Préfecture de police (ils seraient en fait une bonne trentaine, seulement) 

D'autres défilés ont eu lieu à travers la France

A Bordeaux, dont Juppé fut le maire et où le successeur est en difficulté pour le second tour des municipales, environ 500 personnes ont défilé dans une atmosphère "bon enfant" pour ne pas effarouché l'électorat et préserver les chances. Nicolas Florian, tête de liste de la Droite juppéiste arrive en tête des suffrages avec 34,55 % des voix, contre Pierre Hurmic (Bordeaux Respire ! "I can't breathe !"), qui se classe deuxième avec 34,38 % des voix, tandis que Thomas Cazenave (La République en marche) obtient 12,69 % et - Philippe Poutou (extrême gauche révolutionnaire trotskiste , 11,77 %) .

"On n'a pas besoin d'avoir été victime pour être solidaires", affirmait dans le cortège Sarah, collégienne de 15 ans et membre de BlackLivesMatter-Bordeaux. "Rien que l'idée qu'il puisse y avoir du racisme et des abus dans la police qui est censée nous protéger, c'est affolant."

A Lyon, où environ 2.000 militants s'étaient rassemblées, la fin de manifestation s'est tendue entre quelques dizaines de manifestants et les forces de l'ordre, qui ont dû faire usage d'un véhicule lanceur d'eau et de gaz lacrymogène. Dans les prises de parole qui avaient précédé, l'attention s'est portée sur des jeunes de la région comme Mehdi, mort en 2016 mort dans sa fuite en scooter à Vénissieux pour tenter d'échapper à un contrôle de police. Ou Wissam, qui a perdu la vie en 2012 à Clermont-Ferrand après rebellé contre son interpellation dans des conditions controversées par l'entourage et des associations.

A Nantes, c'est un millier de personnes qui a défilé en fin d'après-midi, 

Dans l'Est, éprouvé par la CoVid-19 et plus responsable depuis le match de football organisé en plein confinement, de plus petits cortèges ont défilé dans Metz (200), Nancy (550) et Besançon (550). 

L'opposition veut en faire une révolte de jeunes

"Il ne faut pas perdre la jeunesse", s'est répliqué Macron jeudi.
De son allocution dimanche soir - la quatrième en deux mois -  les Français du "commun", selon Mélenchon, n'attendent rien, mais elle sera scrutée par une minorité d'entre eux - celle qui combat dans la rue les instances judiciaires qui "regardent" à nouveau le dossier "sur la table" -, comme les policiers écœurés d'être "jetés en pâture" par leur ministre de tutelle, Christophe Castaner, ex-voyou de Marseille (proche de Gaétan "Tany" Zampa, parrain de Marseille qui lança au maire socialiste de Marseille, Gaston Defferre, prédécesseur de Castaner à Beauvau: "Vous êtes en dette avec moi. Ne l’oubliez pas !"), qui a retrouvé ses réflexes d'étudiant "décrocheur".

Le racisme (comme l'homosexualité !?) est "une maladie [virale ?] qui touche toute la société", a affirmé Macron mercredi en Conseil des ministres, tout en défendant les forces de l'ordre "dont l'écrasante majorité ne saurait être salie".

Le ton est à l'apaisement après une semaine de mutisme reproché à l'Elysée (et non pas à l'exécutif, comme l'écrit la presse aux mains d'hommes d'affaires et prompte aux amalgames pour défendre son président, un ex-banquier choisi par la gauche (Le Drian, Belloubet ou trois autres qui, comme Castaner (1992, directeur de campagne de Jean-Louis Bianco, puis, en 2000, chef de cabinet de Michel Sapin !), ont été membres de cabinets ministériels socialistes, Marlène Schiappa, Elisabeth Borne et Muriel Pénicaud) gauche qui a traversé la rue pour retrouver un emploi...
 
Dans la précipitation, sous la pression de la rue et sans concertation, le ministre de l'Intérieur avait annoncé des sanctions de policiers en cas de "soupçon avéré" de racisme, avant de reconnaître une erreur: en démocratie, même autoritaire, on ne peut sanctionner sur la base de "soupçons" !.... 

Dans un communiqué vendredi soir, l'ancien proche du voyou Zampa a en revanche confirmé la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement", qui ne sera plus enseignée: ce qui revient à livrer les policiers aux mains des délinquants violents, voire armés et à exclure les femmes policières des "zones de non-droit".

Evoquant une lettre adressée par le ministre aux forces de maintien de l'ordre républicain, Frédéric Lagache, du syndicat Alliance, affirme que cela ne suffira pas à apaiser la colère de policiers "blessés et touchés dans leur honneur" et qui, zappant leur ministre disqualifié de tutelle, attendent d' "être reçus" par M. Macron. 
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Sibeth Nidaye veut-elle fausser les statistiques ethniques?

En plein contexte inflammable, Sibeth prétend rouvrir le dossier "de manière apaisée et constructive" !
Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme est en désaccord 

Un "grand débat national" avec Sibeth, tout le monde en rêve...

"A ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes,"
 a déjà jugé la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement. 

Faut-il rouvrir le débat autour des statistiques ethniques ? 
Ndiaye Sibeth a choisi le moment, alors que l'extrême gauche organise de nouvelles manifestations indigénistes ce samedi contre les violences et le racisme supposés dans la police. 
La porte-parole du gouvernement voit dans les statistiques ethniques un sujet de "débat" et interroge : "Pourquoi ne pas poser de manière apaisée et constructive le débat ?

Dans une tribune publiée dans Le Monde, précisément ce samedi, Sibeth suggère également de "revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales". De fait, la France, à l'inverse des pays anglo-saxons, a interdit les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques pour traiter tous les citoyens à égalité.

Le délégué à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine (sic) anti-LGBT se dit déjà "pas convaincu" qu'il faille rouvrir ce débat.

Frédéric Potier a déjà été membre à 32 ans du cabinet de Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée Nationale, puis au  cabinet de Manuel Valls à Matignon en tant que conseiller outre-mer, à 37 ans, avant de conserver les mêmes fonctions auprès de Bernard Cazeneuve nommé premier ministre. 
A l'arrivée de Macron, le sémillant jeune homme, ère de deux enfants, est promu préfet sans aucune affectation en préfecture. 
Il est associé de près à la préparation de la proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet priorité du plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme 2018-2020. Il dénonce la résurgence d'un "antisémitisme très virulent", réfute l'hypothèse d'un " racisme d’Etat" et souligne l’ambiguïté du terme 'islamophobie'. Certains l'accusent d'attiser la haine entre les communautés du fait d'une hiérarchisation des discriminations et des haines, ce qui, par les temps qui courent, n'est pas une mince responsabilité.
L'homme est en rose et porte le n° 8 

Il s'est prononcé pour l'interdiction de certains rééditions de livres (pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline) ou pour le retrait de la référence à Charles Maurras dans le Livre des commémorations nationales 2018. En août 2018, il participe à plusieurs épreuves des Gays Games Paris 2018 dont la DILCRAH est un des principaux partenaires.<br>Au cours de l'été 2019, il plaide en faveur de l'arrêt des matchs en cas d'injures à caractère raciste ou homophobe.


VOIR et ENTENDRE Frédéric Potier, préfet à 39 ans,  délégué interministériel rattaché à la fois au ministre de l'Intérieur et au premier ministre depuis le 
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"Nous avons fait de l'universalisme le fondement de nos lois, mais, à ne pas pouvoir mesurer et regarder la réalité telle qu'elle est, nous laissons prospérer les fantasmes", écrit Sibeth Ndiaye, elle-même franco-sénégalaise, qui dit avoir fait "l'expérience du racisme ordinaire"
<center><blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">« Les haines et les discriminations ne se hiérarchisent pas ; toutes doivent être combattues avec la même force. Toute discrimination est un coup de canif dans le pacte républicain » <br>🗞 A Lire dans <a href="https://twitter.com/leJDD?ref_src=twsrc%5Etfw">@leJDD</a> : la tribune de <a href="https://twitter.com/MarleneSchiappa?ref_src=twsrc%5Etfw">@MarleneSchiappa</a> et <a href="https://twitter.com/FPotier_Dilcrah?ref_src=twsrc%5Etfw">@FPotier_Dilcrah</a> contre le racisme 💪 <a href="https://t.co/9Ish3e9psx">https://t.co/9Ish3e9psx</a></p>&mdash; Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) <a href="https://twitter.com/LaetitiaAvia/status/1173132010933686272?ref_src=twsrc%5Etfw">September 15, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></center>
La priorité n'est pas, pour Sibeth, la relance de l'économie de la France.
"Il y a là quelque chose dont nous devons nous ressaisir urgemment, parce que nous ne devons pas renoncer à notre projet universaliste et républicain, sous peine de donner raison à ceux qui en détournent le sens et en exploitent sans vergogne les faiblesses", plaide cette ancienne socialiste proche du chef de l'Etat et naturalisée française depuis peu.


Il faut ainsi "nous reposer la question de la représentativité des personnes de couleur dans la vie publique, politique, économique et culturelle de notre pays," soutient Sibeth. 
Selon la porte-parole du gouvernement, "nous devons revenir avec force aux outils de lutte contre les discriminations raciales sans les confondre avec les moyens de lutter contre la discrimination sociale"
"Le problème du racisme en France n'est pas réglé. Mais nous pouvons le faire refluer au prix d'un combat inlassable, économique et social, démocratique et républicain, qui doit redevenir l'honneur de la France", en appelle-t-elle. 
"Osons débattre publiquement de certains sujets hier encore discutés, aujourd'hui devenus tabous, sans sombrer dans les habituels procès d'intention", conclut Sibeth Ndiaye.

En 2015, l'ancien premier ministre Manuel Valls avait relancé  la question des statistiques ethniques, mais François Hollande s'était montré beaucoup plus réticent. 
Durant sa campagne présidentielle, Macron s'était déclaré plutôt "favorable de manière pragmatique à multiplier le testing, la réponse pénale, et le 'name and shame'" (nommer et blâmer) pour les entreprises pratiquant la discrimination à l'embauche.

Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme (DILCRAH) n'est "pas convaincu" qu'il faille rouvrir le débat des statistiques ethniquesSamedi matin, sur Europe 1, Frédéric Potier  a estimé qu'"on peut tout à fait mesurer les discriminations avec les textes actuels", citant notamment une étude commandée par la LICRA sur la discrimination envers les musulmans.