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lundi 15 juin 2020

"Je ne crois pas qu'il y ait un problème noir en France," reconnaît Kofi Yamgnane

Cette opinion n'est audible que parce qu'elle est celle d'un homme noir...

Le 'Comité pour Adama' et Mélenchon peuvent-ils entendre cette voix autorisée ? 

Yamgnane, quand il est en France

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Intégration de François Mitterrand dénonce la polémique actuelle qui vise à accréditer l'idée que la France serait un pays raciste

Il a été le premier maire noir élu dans l'Hexagone, à la tête de la petite commune bretonne de Saint-Coulitz dans le Finistère. Il fut aussi le premier Africain naturalisé français à siéger au gouvernement, comme secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à l'Intégration, sous François Mitterrand. Après une carrière comme député et conseiller général, ce socialiste a embauché un collaborateur socialiste, Richard Ferrand – l'actuel président LREM de l'Assemblée nationale –. Septuagénaire deux fois père et quatre fois grand-père, il coule une retraite paisible entre Togo et Bretagne.

Né à Bassar au Togo et naturalisé français à l'âge de 32 ans, Yamgnane récuse l'idée un racisme français développée par une minorité de gauche extrême qui crée une polémique exploitant des violences policières sur délinquants violents et visant à éclabousser l'ensemble de la police et des Blancs français. 

Cet élu de la nation qu'il a choisie
[et qui l'a reçu] défend une République française "inclusive", et condamne avec fermeté les prises de position d'éléments du showbusiness comme le comédien noir établi à Los Angelès, Omar Sy [ci-contre flanqué d'Assa Traoré], l'écrivaine blanche Virginie Despentes ou la chanteuse arabe Camélia Jordana, petite fille de cadre du FLN algérien.
"Maintenant, il faut parler", nous a dit Kofi Yamgnane au magazine Le Point, désolé de la confusion actuelle du débat. 

Le Point : La France de 2020 est-elle un pays raciste ?
Kofi Yamgnane : Non, non, non ! Pas plus en 2020 qu'auparavant. Nous n'avons aucune institution, aucun organisme, aucune loi qui prône la ségrégation raciale [la France n'est pas un pays d'apartheid !]. Intrinsèquement, la République française est une République inclusive. Mais avoir la nationalité française [ou britannique], cela se mérite. Il faut être plus blanc que blanc. N'avoir rien à se reprocher. Connaître la littérature française. Ce n'est pas donné d'être français. 

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?
Une bonne chose ! Un pays est souverain. C'est lui qui établit ses lois, qui propose un contrat à celui qui veut faire partie de cette communauté. Si vous souhaitez devenir citoyen, voter, vous devez vous conformer à ce que vous propose votre pays. Il faut se montrer digne d'avoir la nationalité. 
Je suis arrivé en France en 1964 en venant du Togo à 18 ans pour étudier à l'Ecole des mines de Paris, et j'ai obtenu la nationalité en 1977. Cette carte d'identité, on me l'a donnée de façon incroyable. Après des démarches qui ont duré un an, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres une enveloppe Kraft où il était simplement écrit : "A partir de maintenant, vous êtes français." Quand je suis devenu secrétaire d'Etat à l'Intégration, j'ai institué une cérémonie au moment de l'attribution de la nationalité. Pour moi, il était important que ce moment soit solennisé.

Que pensez-vous de ces mouvements de "racialisme" et d' "indigiénisme" qui se manifestent bruyamment dans la société française ?
Tout cela n'a aucun sens. Je veux bien croire que l'accueil des travailleurs qualifiés en France n'est pas bon. Aucun Malien, aucun Togolais, aucun Tchadien ne vient pour envahir la France. Ils suivent tous des projets individuels. Mais, quand ils arrivent, la République [à vrai dire, les associations subventionnées co-gestionnaires] les met dans des départements, des quartiers où ils se regroupent [c'est le cas actuel des migrants qui n'arrivent pas par hasard Porte de La Chapelle]. Tout cela n'a aucun sens. Nous n'agissons pas bien avec eux. Il faut laisser les gens s'installer où ils veulent et, surtout, faire en sorte qu'ils se mélangent. Avoir fait des études d'ingénieur, m'être marié avec une Bretonne, être baptisé et avoir passé mon enfance à la campagne ont favorisé mon intégration. [KY se distingue donc des autres Français que par sa couleur de peau et encore ne l'essentialise-t-il pas... Il n'en fait pas un argument de décolonisation et de conquête] 
Je ne comprends pas que des ressortissants étrangers puissent décider de se regrouper entre eux en excluant les autochtones. Le Cran, les Indigènes de la République, tous ces mouvements, je ne les comprends pas [ce sont précisément des organisations indigénistes, racisées et racistes anti-Blancs]. 
La lutte contre le racisme est devenue une légitimation du communautarisme. Or, la République [qui encourage le multiculturalisme] ne reconnaît pas le communautarisme, mais les individus. 
Le racisme est une idéologie, une posture qui va à l'encontre des principes de la République. Tous les Français [quelle que soit leur origine ethnique] qui sont dignes de la République doivent combattre cela. On ne peut pas lutter contre le racisme par des combats particularistes. 
Nous ne pouvons pas vivre ensemble en renonçant à la mixité sociale et raciale. Sinon, on se regarde en chiens de faïence [attitude passive, distincte des mouvements actuels de haine de rue], comme cela se passe actuellement. 
Il faut que les étrangers qui viennent en France entrent de plain-pied dans la société française, qu'ils en acceptent les lois, je le dis en particulier pour mes compatriotes musulmans : la loi de la République est supérieure à celle d'Allah ! 

Avez-vous lu la tribune d'Omar Sy dans L'Obs dénonçant les violences policières en France, liées au racisme ? 
Oui, je l'ai lue et je la trouve très exagérée. Il est dommage qu'Omar Sy se soit laissé aller à une telle polémique. Il ne fait pas mieux qu'Eric Zemmour, qui souffle sur les braises et allume des incendies. Si l'on continue ainsi, on ne réussira jamais à vivre ensemble. Evidemment qu'il y a des racistes en France, mais comme au Togo ou en Algérie [ou Los Angelès, selon les quartiers..., et au Sénégal ou en Mauritanie]… Et des racistes, on en trouve dans tous les corps de métier [de même que des antisémites et des violents]. Au nom de quoi la corporation des policiers échapperait-elle à une telle dérive ? Les policiers et les gendarmes ne sont pas des extraterrestres. On trouve parmi eux des racistes comme ailleurs [et parmi les anti-racistes racisés qui ont la haine du Blanc et  du Noir, de l'Arabe ou du Gitan, en fonction de leur quartier]. Comme ils sont les bras armés de l'Etat, ils doivent dans leur formation recevoir des cours de déontologie poussés, ils se doivent d'être des personnes d'élite [et capables de faire face à la violence grandissante des petits délinquants comme des "grands frères" des quartiers ou des caïds de l'économie souterraine]. Maintenant, comment peut-on affirmer que la police française est raciste ? Il faut souligner la gravité de cette accusation.
[le boxer guadeloupéen, double champion du monde et délégué régional aux quartiers populaires de la région Ile-de-France depuis 2019, Jean-Marc Mormeck : "Non, en France tous les policiers ne sont pas violents ni racistes"]

"En France, nous ne sommes pas racistes, mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j'ai 50 ans [le journaliste du Point, Jérôme Cordelier], j'en ai vu, des gouvernements." Avez-vous lu aussi cette lettre ouverte de l'écrivaine Virginie Despentes diffusée sur France Inter qui commençait par ces mots ? 
Oui, je l'ai lue aussi (rires). Il est étonnant que Virginie Despentes ait écrit cela, car elle n'est pas la première venue. Elle devrait savoir qu'avant les indépendances de leur pays respectif l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny [] et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor [ministre 1959-1961, écrivain, promoteur de la "négritude", mais auteur auteur de l'article fondateur "le français, langue de culture, premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française, en 1983, au fauteuil du duc de Lévis-Mirepoix, ce qu'ignorent les petites têtes de pois chiche de banlieue], furent ministres français. Elle devrait se souvenir qu'il y eut, après, au gouvernement, notamment, des hommes comme Roger Bambuck [recordman du monde du 100 m - peut-on dire Guadeloupéen, différenciation qui le distinguerait de Blancs d'Auvergne en métropole ?] -, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux sports de 1988 à 1991], puis moi qui venais d'Afrique, et plus récemment Laura Flessel ou Sibeth Ndiaye [sans oublier Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme de 2007 à 2009, secrétaire d'Etat chargée des Sports jusqu'en 2010 dans le gouvernement Fillon II, puis ambassadrice de la France à l'UNESCO]. Faut-il rappeler que l'actuelle porte-parole du gouvernement est née au Sénégal [et qu'elle n'a pas demandé sa naturalisation avant 2016, pour avoir la charge des relations de presse de Macron durant sa campagne présidentielle de 2017]?

Existe-t-il en France un problème "noir" ? 
Un problème, je ne crois pas. Même si l'on rencontre sans doute davantage de difficultés pour trouver du travail, un logement dans les mêmes conditions que nos collègues blancs. Je l'ai moi-même subi quand je cherchais un logement à Châteaulin [dont Kofi Yamgnane fut plus tard le conseiller départemental], en Bretagne, en 1973. Ma femme, une Bretonne pure sucre, ou plutôt pure beurre [attention à la notion de pureté raciale !...], faisait une première visite. Puis elle revenait avec moi, et alors on nous disait : " Désolé, mais depuis que vous êtes passée, l'appartement est loué." Combien de fois l'ai-je entendu cette phrase ! [une aventure qui peut arriver à toute personne en recherche d'un appartement. En revanche, depuis, les bons éléments des quartiers sensibles - quand ils travaillent et ne rejettent pas le système -  bénéficient du privilège de voies d'accès fléchées et balisées aux grandes écoles, dont SciencePo, lesquelles discriminent les candidats blancs, en plus des bourses et aides diverses qui échappent aux autres Français, comme les allocations familiales retirées à certaines familles de couleur, mais blanche]

Considérez-vous l'intégration plus ou moins difficile aujourd'hui qu'à votre époque ? 

Plus difficile, je pense. J'ai reçu récemment un jeune Métis [la majuscule s'impose-t-elle?] brestois, un gars solide de 20 ans, très baraqué [comme le football en recherche et en recrute de manière préférentielle?]
Film stigmatisant
la société française,
avec de bons sentiments
Il m'explique qu'il habite à côté de Paris, à Ivry-sur-Seine. Je lui dis alors qu'il doit bien profiter des sorties dans la capitale. Et il m'explique qu'après le travail il rentre directement chez lui. Je m'étonne. Il me rétorque que dès qu'il sort, il se fait contrôler. Il tombe sur une première brigade, doit sortir ses papiers, puis il parcourt 500 mètres, et une deuxième brigade lui demande de nouveau ses papiers. Et ainsi de suite [l'exception devient la règle dans les récits issus des ghettos créés par les associations, dont la plupart sont noires]. Alors, il me confie : "J'ai peur à la longue de m'énerver, de soulever le flic qui me demande mes papiers, de lui fracasser la tête sur un trottoir
[car la colère et la haine sont les mots communément véhiculés par les media, premier vecteurs de banalisation de la violence]. Son collègue, alors, me tirera dessus. Et cela fera deux morts pour rien."

Kofi, quand il est au Togo (2010)
<br>En octobre 2014, l'ancien secrétaire d'Etat PS, Kofi Yamgnane, a été placé en
garde à vue dans le cadre de l'affaire de corruption qui a valu une mise en examen à Christophe Rocancourt, surnommé "l'escroc des stars", indiqua l'AFP.
Les juges Roger Le Loire et Charlotte Bilger, du pôle financier de Paris, soupçonnent notamment M. Rocancourt d'avoir tenté, contre paiement, de faire régulariser des situations administratives en lien avec des titres de séjour, selon une source proche du dossier.
Le Monde écrivait que M. Yamgnane aurait également été approché pour intervenir auprès des autorités françaises pour faciliter une régularisation.
Ancien secrétaire d'Etat aux Affaires sociales et à l'Intégration (1991-1992) puis à l'Intégration (1992-1993) dans les gouvernements Cresson et Bérégovoy, M. Yamgnane avait ensuite été élu député PS du Finistère de 1997 à 2002.
M. Yamgnane, qui possède la double nationalité française et togolaise, avait également tenté de se présenter à la présidentielle togolaise en 2010, mais sa candidature avait été rejetée par la cour constitutionnelle togolaise.

lundi 24 juillet 2017

Omar Sy dénigre la France; sa femme se plaint de ripostes racistes

Le racisme des uns diffère-t-il du racisme des autres ?

L'acteur issu de la diversité crache dans la soupe française

Bien que la France ait fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, le comique du duo Omar et Fred (Testot), qui se sont rencontrés en bac professionnel chauffage et climatisation, estime qu'avant de juger ses voisins, la France devrait balayer devant sa porte. C'est en quelque sorte le message qu'Omar Sy a voulu faire passer, mardi 2 février, sur France Info qui lui a tendu la perche sur un manque de diversité parmi les nommés aux Oscars.
"Avant d'aller regarder ce qui se passe là-bas, [...] on a des choses à faire ici", a réagi un petit gâté, Omar Sy. L'acteur est à l'affiche du film 'Chocolat' dans lequel il campe le rôle de Rafaël Padilla, alias Chocolat, un esclave noir devenu clown avant de tomber dans l'oubli et l'aigreur. "L'exception qu'était Chocolat sur la scène française existe encore sous une certaine forme. Il n'y a encore pas assez de diversité représentée sur la scène artistique en général", a jugé l'acteur, véhiculant un poncif que les faits contredisent : en août 2016, un sondage IFOP pour le Journal du dimanche l'a en effet désigné il est dans comme étant la "personnalité préférée des Français", qui plus est à la suite de Jean-Jacques Goldman... La mentalité des nantis du microcosme parisien a de quoi irriter la France profonde et laborieuse.

En fait, les délocalisés du spectacle reproduisent les exemples de l'Outre-atlantique qui les fascinent. En janvier, de nombreuses personnalités d'Hollywood, comme Will Smith et sa femme Jada, avaient en effet assuré qu'elles boycotteraient la cérémonie des Oscars 2016 à cause du manque de diversité parmi les nommés. Et les artistes français arrivés croient juste (et bon pour leur carrière) de leur emboîter le pas, tout en se donnant des airs d'initiateurs d'une lutte franco-française commencée ailleurs. La liste des nommés aux César 2016 a mis en avant une plus grande diversité que celle des Oscars. Mais "on a toujours des problèmes" chez nous, regrette l'acteur de Chocolat. Peu importe si les artistes endogènes sont chocolats, pas assez femmes, de couleur ou différents.  

Omar Sy prend parti pour Théo contre les forces de l'ordre

L'affaire Théo serait "une barbarie", selon l'acteur.
Bien que Théo, grand gaillard sportif de 1,93m, livre différentes versions de son affaire, des people choisissent de braver la présomption légale d'innocence. Le jeune majeur de 21 ans soutenait la thèse de la pénétration anale au moyen d'un bâton de police ou tonfa, mais sa dernière audition met à mal la version du pantalon volontairement baissé par les policiers : il aurait été grièvement blessé d'un coup de matraque télescopique, le 2 février 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), mais sans le viol allégué, lors d'une interpellation à laquelle il se refusait.

L'accusation de cet éducateur de quartier a choqué la France, entraînant la mise en examen de 4 policiers dont un pour viol et provoquant plusieurs nuits d'émeutes dans les banlieues. Les célébrités Théo balaient d'un revers de la main la version des policiers qui affirment que Théo s'est vivement interposé pendant que l'unité procédait à l'interpellation d'un dealer, qui aurait donc pu s'enfuir. Selon cette version des faits, l'immobilisation du jeune homme aurait eu lieu après que celui-ci aurait donné, entre autres, un coup de poing au visage de ce policier.
Fin mars 2017, la presse annonce que Théo a modifié son témoignage: lors de ses premières déclarations, il affirmait que les policiers lui avaient "volontairement" baissé son pantalon. Or, le 3 mars, devant le juge d’instruction, il déclare : "Si tu ne serres pas ton pantalon avec le cordon, logiquement il se descend tout seul. Et puis je prends mes pantalons en XL, ce n'est pas ma vraie taille", suivi de " Mon pantalon n’était pas bien attaché, il tombait. Ils tiraient vers le bas quand même, mais je ne pense pas que c’était volontaire. Ils essayaient de me maîtriser.'
Alors que, le 30 mars 2005, l'actrice Agnès Soral lui a reproché de faire de l'humour à propos du viol dont elle a été victime, le comique Stéphane Guillon parle de "barbarie" à propos de Théo, 
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ainsi que le réalisateur Mathieu Kassovitz (tweet ci-dessous) et l'acteur Vincent Cassel (photo ci-contre) du film anti-flics "La Haine" sur la banlieue y voient une "honte nationale". "Pas d'excuse pour les bâtards. Flic ou racaille, même combat", écrit l'acteur. 
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Les rappeurs Kaaris (né en Côte d'Ivoire) et Gradur (famille originaire du Congo) ont appelé à la justice pour Théo. Le rappeur Youssoupha (né en République démocratique du Congo) : "C'est extrêmement grave, honteux et insupportable, ce qu'il se passe dans ce pays." 
La chanteuse Imany fait le procès de la police "Pourquoi? Des flics violent et ils essaient de minimiser... ça ne vous dégoûte pas vous? Ils salissent l'uniforme et leur fonction, non?", s'interroge-t-elle sur Twitter. Booba (né d'un père sénégalais et d'une mère française) a choisi Instagram pour soutenir le témoignage du jeune homme, un émoji poing levé en guise de commentaire. La haine est visiblement politique.
Sur Twitter, Omar Sy a ainsi posté une photo du blessé, citant en légende Martin Luther King. "Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier." 

Son épouse, Hélène Sy, ne fait pas dans la littérature:

Le règlement du réseau social doit être respecté par tous les utilisateurs du média. Le document comporte notamment la mention "conduite haineuse", qui explique clairement que l’internaute ne doit pas "attaquer ni menacer d’autres personnes, ni inciter à la violence envers elles sur la base des critères suivants : race, origine ethnique, nationalité, orientation sexuelle, appartenance religieuse, âge, handicap ou maladie". 'Connards' est probablement de ces insultes tolérables selon l'envoyeur ou le destinataire. De même que la notion de 'race', pour le CRAN.
La femme d'Omar Sy se dit pourtant victime de propos racistes au créneau

Omar et Hélène Sy, le 10 octobre 2016.
Des airs de respectabilité hautaine que ne corrobore pas le langage
Bien qu'elle le pratique elle-même, Hélène, la femme du comique est bien décidée à dénoncer le racisme dont le couple a été victime sur Twitter mercredi 18 juillet 2017. Furieuse, elle réclame aujourd'hui la suppression du message posté par un certain twitto. Paris Match publie les termes de son tweet : "Le mélange des races est une abomination sur le plan de la Création divine", opinion illustrée d’une photo d’Omar Sy et de sa femme.

Omar et Hélène Sy sont déterminés à dénoncer ces propos politiquement incorrects.
Mercredi 18 juillet dernier, l'homme qui se dit directeur de service à la DGSE. Aucune des deux parties n'est défendable.

Depuis, les Californiens ont obtenu la censure du message en question
et une certaine presse, par ailleurs jalouse de sa propre liberté d'expression, signale que le compte de l'auteur n'a pas été bloqué. 
N'oubliez jamais ces photos lorsqu'on vous fera culpabiliser sur la sécheresse en Afrique !
Ce gaspillage de l'eau, ce n'est pas en Mauritanie,
mais en France, par solidarité citoyenne vertueuse
Née en 1979, Hélène Sy est maman de quatre enfants avant de convo­ler en 2007 à Trem­blà la téay-sur-Mauldre. Elle n'est pas que l'épouse du créa­teur du SAV des émis­sions et de l'acteur du film français 'Intou­chables' (2011) dont le succès lui permet de vivre entre Paris et Los Angeles. Elle est aussi la prési­dente de l’as­so­cia­tion CéKeDuBon­heur qui vise à rendre meilleur le quoti­dien des enfants hospi­ta­li­sés, et elle s’im­plique égale­ment pour l’Afrique de l’Ouest : marraine d’un petit garçon au Niger, elle super­vise à travers diffé­rentes ONG l’en­voi de caisses alimen­taires en Mauri­ta­nie ou au Mali. En effet, le père de ses enfants est le fils d'une mère mauritanienne et d'un père sénégalais, ce qui n'a pas été une entrave à sa réussite en France.

dimanche 18 juin 2017

"Fief" de Hamon : des mamans en révolte contre l'insécurité à Trappes

Yvelines : le collectif Mamans de Trappes demande la protection de leurs enfants 


Ce collectif  de Trappes a organisé samedi une marche contre la violence qui gangrène plusieurs quartiers de la ville de Benoît Hamon. 


Une trentaine de mamans a répondu à l'appel. 
Certaines vêtues de boubous africains chamarrés, toutes équipées de bouteilles d'eau, elles ont manifesté sous un soleil de plomb entre Albert-Camus et Léo-Lagrange, deux quartiers où les jeunes se font la guerre depuis des années. 
Le 1er mai 2015 lors d'une fusillade entre bandes rivales, Moussa, un adolescent de 14 ans sans histoire, avait été tué d'une balle perdue sur le square Albert-Camus.  "J'en ai ras le bol, je ne comprends pas cette mentalité, cette guéguerre entre quartiers, Camus contre Lagrange, c'est de la folie !" dit Assa, mère de trois enfants. 
Emeutes de Trappes : 19-20 juillet 2013

"C'est pas une vie de s'entre-tuer comme ça entre jeunes"... 
Marie-Claude a assisté à une rixe fin mai. "Je promenais le chien de ma voisine et on est tombé sur les émeutes. Quelqu'un avait un flingue, il a tiré en l'air, puis le lendemain il y avait du sang partout". Un jeune de 20 ans, victime d'un tir de mortier, a perdu la vue lors de ces affrontements. A 20 ans, on est un adulte. 

Des zones de non-droit, comme à la Chapelle-Pajol 
Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, la présence des femmes est à risques dans certaines rues de La Chapelle-Pajot où de jeunes migrants peinent à maîtriser leurs pulsions et où une pétition a donc été lancée en mai contre le harcèlement. Or, des activistes , notamment des ...féministes contestent les faits, telle que l'incohérente et violente Caroline de Haas, une tête pensante proche de Najat Vallaud-Belkacem,  qui suggère d' "...élargir les trottoirs" ! Candidate du PS à la législative du 19e et proche de Hamon, elle s'est faite balayer au premier tour...
Lire PaSiDupes





A Trappes, "Y a des quartiers ici où la police ne peut même pas passer" 
Madame Suma est la mère de famille à l'origine de cette marche contre la violence. "C'est à nous, aux parents de dire stop à nos enfants. Qu'ils soient noirs, blancs, chocolats ou violets, on s'en fout. Je suis ta mère, tu dis ça à un enfant, je t'ai mis au monde, mais si tu déconnes, si tu manques de respect aux gens, je te massacre ! S'il n'y a pas l'éducation, il n'y a rien." Exemple de non-violence ?
L'acteur Omar Sy, né à Trappes, a apporté "tout son soutien et son admiration" à cette initiative. 

Profil Instagram Omar Sy (capture d'écran) - Aucun(e)

L'artiste Omar Sy, admiratif mais absent 
Sur le réseau social Instagram, l'acteur, "enfant de Trappes", a partagé l'appel à manifester du collectif des Mamans. "Comme le disait le grand Martin Luther King Jr., que l'on soit issu de n'importe quel endroit, pays, culture, que l'on soit de n'importe quelle couleur ou religion : "nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"  
Profil Instagram Omar Sy (capture d'écran) - "Tout mon soutien et mon admiration envers ce collectif des Mamans de Trappes qui se battent pour la paix entre tous, écrit Omar Sy. Rejoignez-les pour cette grande marche solidaire à Trappes"

vendredi 22 juillet 2016

Beaumont-sur-Oise: Adama Traoré, mort lors d’une interpellation, avait "une infection très grave"

Des habitants de Beaumont-sur-Oise s'en sont pris aux forces de l'ordre

Mercredi, des proches d'Adama Traoré ont crié à la bavure policière 

Lors d'une interpellation de police, un délinquant est décédé. Mardi 19 juillet, Adama Traoré, 24 ans, est interpellé dans une commune voisine d’où il est originaire (quoi qu'en dise le BondyBlog), mais décède quelques heures plus tard, dans le véhicule de gendarmerie qui le conduit à la caserne de Persan (Val d’Oise). A 40 kilomètres de Paris, près de Pontoise, les habitants du quartier de Boyenval suspectent une "bavure" comparable à celle qui avait causé la mort de Zyed et Bouna à Clichy, en octobre 2005. 
"J’ai pleuré toute la nuit. On est très énervés," racontent des résidents du quartier de Boyenval, depuis le décès de leur "frère" Adama Traoré, dans des circonstances jugées suspectes. Tel est l’état d’esprit dans ce quartier populaire de Beaumont-sur-Oise (près de 10.000 habitants), DVG jusqu'en 2014où le taux de criminalité est supérieur à la moyenne nationale. "C’est pas le 93, ici !", plaisante Nabil, 35 ans, le 'grand frère' - ou caïd - de la cité. Sans misérabilisme, BondyBlog décrit en effet une petite ville "principalement pavillonnaire, ressemblant davantage à un patelin de province avec son centre-ville et ses pavés, son petit pont et ses ruelles étroites."
“Avec ce qui s’est passé hier, la ligne D a terminé son service à 16h !, explique un chauffeur de bus. “Du coup, , un habitant commente: " On met plus de temps pour se rendre dans la capitale qu’un Ch’ti qui fait Lille-Paris”... Mais la mauvaise foi des plaignants trouve une oreille compatissante auprès du BondyBlog, toujours prompt à faire de la littérature.

"Sur place, trois journalistes de [la mal-aimée] BFMTV campent devant l’hôtel de ville, caméra toujours sur pied. Seul stigmate d’une nuit agitée [hormis un mort...], une voiture calcinée pour décor [sic] devant laquelle ils enchaînent les duplex. Témoin de ce cirque sensationnaliste [sic], Walid, un proche de la victime, finit par les apostropher, excédé. "Vous n’en avez pas marre de dire de la merde ?". Les journalistes se défendent. Dialogue de sourds. "Vous racontez de la merde à la France entière, s’emporte Walid. Vous ne savez faire que ça : parler de la violence, mettre des étiquettes. C’est tout ce qui vous intéresse". Des passants s’arrêtent: tous approuvent les propos du jeune homme. Le fossé est béant [style], la tension monte de plusieurs crans. Le traitement médiatique de ces derniers jours a complètement décrédibilisé la profession. Entre les 22 secondes accordées dans le 20h de TF1 au lendemain de la mort d’Amada Traoré, les "déformations" et les clichés, "plus personne n’a confiance, plus personne ne veut parler", explique Walid [accusateur]. "Mettez pas les pieds dans le quartier", menace-t-il. On en a marre de la désinformation". Désinformation : ce mot reviendra plusieurs fois dans les remarques outrées des habitants," [insiste le BondyBlog]
Ce media en ligne de la diversité ethnique, qui a prospéré sur les émeutes de 2005 dans les banlieues, est hébergé par le journal Libération depuis le 1er janvier 2015. Les émeutes de 2005 ont commencé à Clichy-sous-Bois à la suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna ...Traoré, le 27 octobre 2005, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique dont ils avaient forcé l'entrée pour échapper à un contrôle de police]. Des parallèles qui incitent certains à assimiler les deux faits divers à 11 ans d'intervalle.
Le BondyBlog construit la légende du délinquant. 
"Lorsque les proches, ceux qui l’ont connu décrivent Adama Traoré, les mots sont à chaque fois les mêmes. "C’était un grand gaillard, le genre de mec costaud que tu viens pas embêter". "Un bloc", disent certains. Trois jours avant le drame, le jeune homme, qui a eu 24 ans le jour de son décès, a joué "un foot de huit heures sous 35 degrés samedi, sans aucun souci de santé [jusque là], nous assure-t-on. Il était en forme !" [insiste le blog]. "Toutes les histoires de maladies, infections et malaise cardiaque, personne n’y croit". "Adama était quelqu’un de souriant," raconte encore un proche. Un ami d’enfance parle toutefois d’un "gars plutôt bagarreur". Les raisons de son passage en prison ? "Violences", nous dit-il. 
"Deux jours après le drame, la ville de Beaumont-sur-Oise est toujours sous le choc, raconte le très communautaire BondyBlog, suggérant un sentiment de culpabilité de la police. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des violences ont éclaté pour la deuxième soirée d’affilée.  Du côté de la gendarmerie, c’est motus et bouche cousue. Il suffit de passer la tête par la grille du bâtiment pour sentir une certaine fébrilité. Derrière la grande barrière, sept militaires sont comme barricadés, cachés derrière le mur. Aucun commentaire, "merci, y’a rien à voir !" Plus loin, un habitant d’une quarantaine d’années veut bien témoigner, mais anonymement. Il est originaire de la même cité que le défunt. Il nous montre des photos de la nuit dernière : des flammes, des voitures qui brûlent, des vitrines explosées. "Une réaction normale" [des casseurs], selon lui. Mais il n’en dira pas plus, il se sent surveillé."
Deux versions s’opposent sur l'interpellation du contrevenant, en compagnie de son frère, par les gendarmes de la Brigade territoriale autonome de Persan, ville limitrophe de Beaumont-sur-Oise. Côté habitants, on parle comme à chaque fois de "bavure policière". Côté officiel, on fait état d'un malaise cardiaque. Et cette explication est rejetée par l'entourage et une vingtaine de personnes prises en mains par les agitateurs habituels s'est dirigée, mercredi 20 juillet, en fin de journée, devant la gendarmerie de Persan, aux cris de "Justice pour Adama". Ils ont été repoussés par des gaz lacrymogènes. 

Dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20, des violences avaient éclaté dans les communes voisines de Beaumont-sur-Oise, Persan et Bruyères-sur-Oise. Les forces de l'ordre avaient été prises pour cible par des tirs d'armes au plomb et des cocktails Molotov. Plusieurs véhicules avaient été incendiés et neuf personnes placées en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Des forces de l’ordre étaient mobilisées en nombre – plus de 200 militaires et fonctionnaires de police. Ces affrontements ont néanmoins fait "six blessés légers parmi les gendarmes et la police, des dégradations de bâtiments publics, des incendies de voiture", selon la préfecture.

Au cours de la nuit du 20 au 21 juillet, neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour des faits "d'attroupements armés, incendies volontaires et jets d'objet incendiaire sur les forces de l'ordre", a indiqué le directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise.
Quinze véhicules ont été incendiés et 35 feux sur la voix publique ont été recensés, ainsi que deux tentatives d'incendie, contre la mairie et une école maternelle de Beaumont-sur-Oise, a en outre précisé la préfecture. La situation a été "tendue de 22h30 à 4h30 [à Persan et Beaumont-sur-Oise], mais maîtrisée grâce au robuste dispositif mis en place", a-t-elle ajouté. Les forces de l'ordre comptaient cette nuit-là 180 agents, pour faire face à environ 200 personnes.

A Boyenval, on parle surtout de "meurtre"

Il fait une chaleur caniculaire ce mercredi-là, mais une trentaine d’habitants est cependant descendue au pied des immeubles de ce quartier composé de petites tours blanches, animés par le besoin de dire leur 'ras le bol' des "media et des institutions", "qui ferment les yeux sur les crimes raciaux." Adama était Noir et l'actualité américaine a échauffé les esprits. 
Cinq policiers ont été tués à Dallas, jeudi 7 juillet au soir, lors d’une manifestation contre les bavures policières, quelques heures après la mort de deux hommes noirs abattus par des policiers filmés au moment des faits. Le président métis, Barack Obama, s’était exprimé sur les tensions entre une partie de la population américaine et les forces de l’ordre, dénonçant un "grave problème" de la société américaine.
"La police tue, en France. Avant, on voyait ça qu’à la télé, et maintenant ce sont des petits à nous qui se font tuer", crie presque l’un des agitateurs, reprenant une thèse d'extrême gauche. Pour lui comme pour les autres, le scénario du malaise cardiaque ne tient pas une seconde la route.  La longue partie de foot du samedi précédent, sous un soleil de plomb, est évoquée comme une preuve qu'il était en très bonne santé et non pas comme un élément expliquant le malaise de la victime.
Selon les meneurs, la vérité, c'est que le jeune homme serait mort sous les coups des gendarmes, qui l’auraient "tabassé". Tous prennent pour exemple le témoignage partisan d’un frère du défunt, également contrôlé par la police et interpellé: il aurait vu arriver vivant Adama au commissariat, puis "un tee-shirt de policier plein de sang", réfutant ainsi la version officielle. 

"Ce sera à l’enquête de déterminer les causes exactes de la mort," rappelle François Capin-Dulhoste, le procureur adjoint de la République de Pontoise, précisant que "ce n’était pas le jeune homme qui était visé à la base par l’interpellation [comme cela a d’abord été écrit par certains media], mais son frère. Adama Traoré s’est interposé, puis a dû être maîtrisé par trois gendarmes et emmené au poste."  C’est la section de recherche de la gendarmerie de Versailles et l’Inspection générale de la gendarmerie nationale qui sont chargées des investigations. 

Une autopsie a eu lieu le 21 juillet

L'homme est mort des suites d’une grave infection respiratoire
, "touchant plusieurs organes". Le médecin légiste n'a pas relevé de "traces de violence significatives" sur le corps, explique ce rapport d’autopsie. Traoré n’a donc pas subi de violences policières. Le rapport complet devrait être livré dans les prochains jours. 
Pour rendre hommage au jeune Noir d'origine malienne, une marche blanche a rassemblé plusieurs centaines de personnes ce vendredi, à Beaumont-sur-Oise. Dans la foule des marcheurs, un jeune polyglotte porte un t-shirt sur lequel on peut lire "No justice, No peace". "Comme d’habitude, le mec qui a fait ça sera muté dans le Sud, et on en parlera plus." 

L'avocat de la famille Traoré a demandé une contre-autopsie
L’avocat de la famille a donné une conférence de presse dans l’après-midi. Il demande une contre-expertise et une contre-autopsie.

Hawa Traoré,
la sœur jumelle d'Adama, qui dit ne pas croire aux conclusions du rapport d'autopsie, a lancé un appel au calme après les violences consécutives à la mort de son frère : "on va trouver la vérité, calmez-vous les jeunes", a-t-elle demandé.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui va examiner l'affaire, a lui aussi lancé "un appel solennel au calme". "Un seul objectif doit prévaloir, partagé par toutes les personnes impliquées : la recherche de la vérité", a-t-il dit dans un communiqué.

Les proches déclarent par avance qu’ils se font peu d’illusions.
 
Dans le quartier de Boyenval, les noms de Zyed Benna et Bouna Traoré, ces deux adolescents morts en 2005 à Clichy-Sous-Bois alors qu’ils tentaient de se soustraire à un contrôle de police, sont sur toutes les lèvres, avec insistance.