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samedi 29 février 2020

Cesar 2020: la colonisation africaine de la France ne progresse pas assez vite

Le discours d’Aïssa Maïga embarrasse Vincent Cassel et interpelle les internautes 

Les malheurs d'Adèle Haenel occultent l'essentiel aux César 2020

Le 'Grand remplacement', de la théorie à la réalité en marche. 
Résultat de recherche d'images pour "Aïssa Maïga"La comédienne sénégalo-gambo-malienne née à Dakar, Aïssa Maïga, a revendiqué plus de diversité aux César, ce 28 février, vendredi pourtant noir pour le cinéma. Des tensions politiques multiples avaient assombri la 45ème cérémonie des César avant même son ouverture avec la cabale féministe de starlettes prêtes à tout pour un rôle : hier, alors que leurs promoteurs leur ont fait percer le plafond de verre de l'anonymat, elles se tenaient prêtes à cracher sur le réalisateur Roman Polanski, pour l'exemple (il est poursuivi pour des accusations de viol), comme furent exécutés les soldats de la Grande guerre pour des actes d'insoumission, de révolte individuelle ou de désertion inspirée par les intellectuels opposés à la guerre qui auraient fait que, sans les patriotes, nous serions aujourd'hui allemands et "no border"...

Si la presse, telle des PlayMobil de la majorité LREM, n'a pas bronché, des internautes n'ont pas hésiter à lui rappeler qu'elle n'est pas à Dakar. Et qu'elle peut exercer sa profession grâce à ce pays de mâles blancs et de fils de colonisateurs, résolument ouverts, à sa différence, à toutes les cultures et couleurs de peaux: le César du meilleur film 2020 a été décerné à un réalisateur noir venu du Mali, Ladj Ly, pour "Les Misérables" revisitant une bavure policière sur un Noir à Montfermeil en Seine-Saint-Denis, le 14 octobre 2008. 
Son discours déplacé a même embarrassé Vincent Cassel, lequel ne passe pourtant pas pour un intellectuel capable de penser autrement que l'entourage professionnel.qui le fait vivre et un proche de Cédric Klapisch, issu d'une famille réfugiée de Pologne arrivée en France en 1913 et établie à Neuilly-sur-Seine.

Ce réalisateur malien récompensé par les César a fait de la prison.


Des manifestants protestent devant la salle Pleyel.
La veille de sa condamnation, le 1er mars 2011, il est condamné à 400 € d’amende pour "un fait divers", selon Libération, des "commentaires outrageants" contre des policiers dont il avait filmé une intervention musclée sur des délinquants refusant de se plier à la loi et la publication en ligne d'un montage d'images.

En 2012, Ladj Ly est encore condamné, cette fois pour des faits de violence sur personne chargée d'une mission de service public, le maire UMP de Montfermeil (ville PCF de 1944  à 1983), Xavier Lemoine, réélu en 2014. L’outrage est consécutif à l’incendie qui avait coûté la vie à un bébé de 9 mois, le 22 novembre 2010 dans le quartier des Bosquets, où réside Ladj Ly, qui  avait vivement interpellé le maire à propos des conditions de relogement des sinistrés.
  
Scénario d'un prochain film: les condamnations d'un misérable en 2011 et 2012.
Un proche de Ladj Ly, Amad Ly, avec qui il n'a aucun lien de parenté directe, apprend au Sénégal que sa sœur entretient des relations sexuelles avec le mari de leur cousine. De retour en France, il demande des explications à sa sœur, qui nie cette relation. Dans la nuit du 13 au 14 janvier 2009, il la frappe, lui casse un doigt et lui cause un traumatisme crânien. Avec son frère Mamoudou, ainsi que Ladj, le trio retrouve ensuite le compagnon de sa cousine. L'homme est enfermé dans le coffre d'une voiture, amené dans une forêt, frappé et menacé, mais parvient à s'échapper.
La victime est retrouvée le lendemain matin par un fermier. Blessé notamment au visage, une incapacité totale de travail de 10 jours lui est prescrite. Le 2 mars 2011, les suspects sont jugés. Le Parquet requiert 4 ans de prison pour Amad Ly, 2 ans pour Mamoudou Ly et 1 an pour Ladj Ly, mais les peines sont plus sévères, Amad étant condamné à 5 ans de prison, alors que Mamadou et Ladj sont condamnés à 3 ans de prison ferme. La condamnation de Ladj Ly est confirmée en appel l'année suivante, mais sa peine réduite à deux ans de prison ferme et un an avec sursis. Il est alors maintenu en détention pour "tentative de meurtre", complicité "d’enlèvement" et "séquestration"
Le 19 décembre 2019, son avocat militant pousse Ladj Ly à porter plainte pour "diffamation" et "diffamation raciale" contre les magazines Causeur et Valeurs actuelles qui avaient apporté leurs propres éclairages.

Ce 28 février, la comédienne était invitée à remettre le prix du meilleur espoir féminin
Face aux renoncements de plusieurs dans ce contexte de haine à tout propos, l'actrice immigrée de 44 ans a choisi de faire un discours sur le thème de la diversité dans le cinéma français, en écho à la tribune signée par de nombreuses personnalités dans Le Parisien.
 Sonia Rolland, Stomy Bugsy, Aïssa Maïga et Mathieu Kassovitz font partie des signataires de cette tribune.
#BlackCesars : une tribune qui dénonce un soi-disant manque de diversité dans le cinéma français.Une trentaine de personnalités du 7e art réclame une meilleure inclusion des artistes issus des Outre-mer et de l’immigration africaine et asiatique. A  quel titre?
Le texte est signé d'Olivier Assayas, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Julien Leclercq, Firmine Richard, Olivier Marchal, Aïssa Maïga, Eriq Ebouaney, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure… et... dénonce l'"invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs" issus des DOM TOM et de l'immigration africaine et asiatique dans le cinéma français. Profitant de la prochaine cérémonie des César, ce vendredi 28 février,
la tribune regrette que la France "maintienne ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César".

Tout en critiquant les "rôles secondaires et stéréotypés" auxquels sont cantonnés les acteurs issus de l'immigration, les signataires espèrent que le renouvellement annoncé de la direction de l'Académie des César permettra d'inclure des artistes issus de ce qu'on appelle la « diversité".



C'est la tribune des stars du cinéma contre le fonctionnement des César qui a motivé l'auteur de ce texte, Eriq Ebouaney, rôle principal du film Lumumba ! "La tribune publiée dans Le Monde réclame plus de parité au sein de l'Académie des César, assure l'acteur français d'origine camerounaise. J'aurais aimé qu'elle réclame aussi une meilleure inclusion des professionnels du cinéma issus des DOM TOM et de l'immigration africaine et asiatique." Ce comédien aigri a joué dans "Femme fatale", "Les Rivières pourpres 2" ou "Hitman", mais il n'en a pas assez et voudrait profiter du vent nouveau qui souffle sur les César pour "inclure les artistes afro-descendants dans la photo de famille". Bref, il y a trop de Blancs français en France, notamment au cinéma. Mais comme il  n'y a pas non plus assez de femmes, il nous faut Firmine Richard à  Matignon ou  à l'Elysée. 
Eriq Ebouaney a donc écrit le texte ci-dessous, qui a été signé par une trentaine d'artistes et que nous publions en exclusivité.



« Dans quelques jours, au cours de la 45e cérémonie des César, nous célébrerons la grande famille du cinéma français. Le cinéma ! Un art éminemment populaire qui rassemble dans une célébration partagée toutes les couches de la population sans distinction de classe sociale, de genre ou d’origines. Le cinéma est un puissant outil de transmission d’une culture, un outil de facilitation de l’intégration des populations de notre pays. Il est aussi un outil de transmission de valeurs communes partagées d’une société. Notre cinéma devrait donc être, comme Stendhal le disait du roman, un miroir dans lequel se reflète la société dans sa réalité et sa diversité.
Il y a vingt ans, à la 20e cérémonie des César, le Collectif Egalité fustigeait déjà l’absence d’inclusion de nos concitoyens issus des Outre-mer et des immigrations dans le cinéma français. En 2018, l’essai collectif Noire n’est pas mon métier dénonçait aussi les discriminations et les stéréotypes dont sont victimes les actrices afro-descendantes.
Nous voulons ici pointer du doigt les paradoxes d’un pays, la France, qui nomme Spike Lee, un réalisateur et producteur afro-américain, président du jury du prochain Festival de Cannes, et qui en même temps maintient ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César.
Notre cinéma, en ce siècle de globalisation, en ces temps de métissage des cultures et de brassage des populations, nous donne-t-il à voir la réalité et la diversité de la société française ? Nous rend-il compte des histoires entrecroisées et mêlées de notre histoire commune qui n’en font pas moins partie du roman national ? L’histoire de France est celle de tous ses habitants sans exclusive. Une tribune parue récemment dans Le Monde a fustigé l’organisation des César en mettant en cause son fonctionnement et son opacité. Ces griefs sont légitimes et nous ne pouvons que les faire nôtres ! On aurait cependant apprécié que les signataires incluent dans leurs reproches à la direction des César l’absence des acteurs et réalisateurs issus de ce que l’on appelle par paresse et frilosité du langage la diversité !
Cette invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs issus de cette frange de la population accentue le malaise et le sentiment d’exclusion déjà vécu dans la vie réelle. A quand l’inclusion ? La démission collective du conseil d’administration des César va-t-elle changer la donne ?
Aujourd’hui, il n’est plus question, pour tous les professionnels du cinéma issus des immigrations et d’Outre-mer, d’être assignés aux rôles secondaires et stéréotypés auxquels on les a longtemps cantonnés. Le cinéma anglo-saxon confie des rôles de premier plan à tous ses acteurs sans distinction de couleur ou d’origine et sans que cela ne nuise à sa qualité, bien au contraire !
Les succès au box-office des films Il a déjà tes yeux de Lucien Jean-Baptiste, Les Misérables de Ladj Ly, et les records d’audience sur Netflix des films de Kery James Banlieusards et Le Gang des Antillais de Jean-Claude Barny sont significatifs des attentes d’un public qui est bien plus en avance sur cette question de la représentation des minorités sur nos écrans que les institutions du cinéma français.
L’adoption de mesures d’inclusion est urgente si on ne veut pas laisser à ces professionnels du cinéma français qu’une seule option : l’engagement dans la voie du communautarisme à l’américaine pour s’exprimer et s’épanouir dans leurs métiers. Il est temps d’ouvrir les portes et les fenêtres du cinéma français. Car le talent, comme l’émotion, n’a pas de couleur.
#BlackCesars ?! (avec un 's' à Cesar si ils veulent.
Jusqu'ici, les Français ne mettaient pas de marque du pluriel aux noms propres, mais désormais la "diversité" fait loi, en attendant la charia...)
Signataires : Eriq Ebouaney, Olivier Assayas, Olivier Marchal, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Euzhan Palcy, Julien Leclercq, Firmine Richard, Aïssa Maïga, Greg Germain, Nathalie Marchak, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure, Reza Pounewatchy, Salim Kechiouche, Jean-Claude Barny, Vanessa Djian, Kentaro, Sam Bobino, Issaka Sawadogo, Marie-Philomène Nga, Fanny Bastien, Mata Gabin, Mehdi Nebbou, Beatriz Levin, Annouchka de Andrade, Alex Ogou, Yasmine Chouaki…

Combien de Blancs dans le 'Black Panther' (Ciné+Frisson, TF1)
Résultat de recherche d'images pour "Black Panther affiche"
Une pyramide laissant peu de
place aux Blancs:
diversité exemplaire ?
L'objectif de ce film est de "contribuer à faire évoluer les mentalités". 'Black Panther', long métrage racial réalisé par Ryan Coogler, un Noir, a eu un succès planétaire en 2018 et s'est rapidement imposé comme un véritable phénomène de société qui a fait bouger les lignes à Hollywood. Pour la première fois, une superproduction parlant de l'Afrique et interprétée par un casting majoritairement afro-américain est devenue un monument de la culture populaire. Le film n'en finit pas de susciter des discussions, de provoquer la réflexion et d'inspirer ses spectateurs : les Blancs y sont sauver par des sommités noires de la médecine d'avant-garde et tout à l'avenant. Nos aigris des César n'ont plus qu'à se mettre à l'anglais américain, un "challenge" !

Malheureusement, l'assimilation pose problème à l'actrice, jusqu'à son texte ! Et il n'y a pas plusieurs prises et le rendu était plutôt confus. "A chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle”, a-t-elle dit, avant de se tourner vers Vincent Cassel. "C’était toi le renoi du cinéma français avant la diversité ! Je te mets dans le quota; ça te va ou pas ?”, lui a t-elle demandé, tandis que le compagnon de Tina Kunakey (métisse d'un père togolais), qui n'a pas le sens de la réplique sans son texte, a enchaîné en se défilant: “J’ai pas compris" ! En noir ou blanc, le cinéma va mal...

Franck Riester, ministre inexistant de la Culture

Etait-il présent comme annoncé?
On trouve tout sur Twitter et donc des internautes (de couleur et pas que !) pour estimer que l’actrice a eu le courage d’évoquer le manque de diversité dans le cinéma français. "Elle a OSÉ prendre la parole pour nous les noirs !”, “Je salue le grand courage d'Aïssa Maïga. Au moins c’est dit ! Bravo”. Les chiffres de la population de couleur sont un totem français, mais les Noirs sont en vérité sur-représentés dans les films (et les pubs) diffusés à la télévision. Comme les femmes qui restent vautrées dans le canapé pendant que le mari en cuisine est moqué de toute la famille pour avoir loupé un plat, les Noirs, hommes et femmes, occupent désormais les rôles de chefs : dans nos films policiers, les flics sont des hommes, mais les femmes, des commissaires. Et si l'inspecteur est une femme noire, la critique est bonne... Les personnes de petite taille devraient rédiger des tribunes : dans Fort-Boyard, Passe-Partout est pourtant traité comme un Omar Sy dans "Service après vente des émissions" et dans "Joséphine, ange gardien",Mimie Mathy  est cantonnée aux rôles comiques "stéréotypés"... 
 Nombreux sont les internautes qui n'ont rien compris au discours d’Aïssa Maïga: “Quelqu'un a le GIF de la réaction d'incompréhension de Vincent Cassel face au discours d'Aïssa Maga ? Priceless" (ça n'a pas de prix), "Je suis en train de regarder le passage catastrophique d’Aïssa Maïga... digne de malaise TV ! Même les personnes de couleur dans la salle ont l’air mal à l’aise face à son speech". 
Et si elle revendiquait un discours d'introduction à l'Académie française?
Chez eux aussi, trop de Blancs et pas assez de femmes de couleur...

Pourquoi l’absence de rôles féminins dans ce film et de femmes sur cette photo ne gêne t elle pas? Cela dit quoi de la vision masculiniste des quartiers ? Et de notre acceptation? Tant que vous pensez faire une bonne action en regardant et louant un film, vous insultez le cinéma. https://t.co/mRve6Zw5F8
Pourquoi l’absence de rôles féminins dans ce film et de femmes sur cette photo ne gêne t elle pas? Cela dit quoi de la vision masculiniste des quartiers ? Et de notre acceptation? Tant que vous pensez faire une bonne action en regardant et louant un film, vous insultez le cinéma. https://t.co/mRve6Zw5F8

L'arrogance n'est pas affaire de peau
Comme le sexe, la notion de race a été abolie, mais les gens de couleur continue de l'instrumentaliser : elle continue à agiter les vertueux, les mauvais et les méchants qui réclament la fin de la méritocratie. 
Allez, à l'année prochaine, pour de nouveaux délires !
En 2014, le Ministre de la Culture et du Patrimoine du Sénégal, Abdoul Aziz Mbaye a passé un accord avec Mawrah Studios. Ensemble, ils devaient mettre en place une Académie de formation cinématographique "SUNU-WOOD". Grâce au travail pédagogique et d'accompagnement qui devait être conduit par les professionnels et les partenaires culturels, cette formation a dû permettre d’initier le public sénégalais à la l’art.
2021 sera-t-elle l'année de la remise de 'Césaire' 'Cédar' (Senghor) à des comédiens mâles blancs, des mains de Ladj Ly ?

dimanche 19 janvier 2020

Arrestation de Taha Bouhafs: Danièle Obono accuse le macronisme "de racisme"

L'exécutif et ses élus sont-ils racistes ?

Ndiaye se reconnaît caution de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "Obono Bouhafs racisme"

La dernière polémique en date divise la diversité multiculturelle 
L’affaire Taha Bouhafs tire son nom de celui d'un détenteur de carte de presse qui assistait vendredi soir à une représentation dans un théâtre parisien et qui a révélé sur Twitter que les Macron étaient installés bien en évidence dans les premiers rangs du parterre, plutôt que dans une loge. "Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle), 3 rangées derrière le président de la république [le journaliste ne s'embarrasse pas de majuscules]. Des militants sont quelque part dans le coin et appelle tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d’être mouvementée", a-t-il ainsi posté dans la lignée d’autres Twittos. La formulation est un appel à peine voilé à venir manifester aux lieux indiqués avec précision.

Informés, les détracteurs du président et de sa  réforme des retraites se sont rendus sur place et ont "tenté" d’entrer dans le théâtre, provoquant une exfiltration du président et de sa femme, qui ont été hués et dont la voiture a été caillassée. Redite de la visite nocturne de Macron au Puy-en-Velay.

Mais
cet appel à la mobilisation a valu à Taha Bouhafs d’être placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "organisation d’une manifestation non déclarée". Sans mention de menace sur la personne du président. 

Pour son avocat, Me Arié Alimi, qui s’apprête à déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse, "ce n’est pas une affaire d’Etat, mais c’est grave: c’est un aveu de faille du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)", en charge de la sécurité du président désigné sous de nom de code 'Vega'. 
Le jeune homme, qui assume être "journaliste des luttes" dans sa biographie Twitter, a été défendu par de nombreux militants, parmi lesquelles Danièle Obono, députée La France Insoumise

Le "jeune homme" avait été arrêté par racisme, a estimé la députée d'extrême gauche Danièle Obono (LFI)

Image illustrative de l’article Taha BouhafsInvitée samedi de BFM TV, cette dernière a ainsi estimé : "Informer n’est pas un délit, manifester non plus. Monsieur Taha Bouhafs est un journaliste, je sais que ça en défrise beaucoup qu’un jeune homme arabe, sans être sorti des grandes écoles [sans bénéficier d'aucune filière réservée aux quartiers], puisse avoir ce statut mais il l’est". Depuis décembre 2018, sur le site web d’information 'Là-bas si j’y suis'. Problème des critères de l'attribution d'une carte de presse...
Cet activiste franco-algérien participe à différents mouvements protestataires depuis 2016, notamment à 19 ans, en tant que militant du comité Adama. Il est un des déclencheurs de l'affaire Benalla - c'est lui qui filme la première vidéo publiée, place de la Contrescarpe à Paris - et, en tant que journaliste, couvre différents mouvements protestataires.

Elue naturalisée française en 2011, Obono a poursuivi en envoyant un tacle à BFM TV et autres chaînes d’info en continu. 
Appelée par la chaîne privée du franco-israélo-libanais Patrick Drahi à réagir sur la garde-à-vue du journaliste Taha Bouhafs, né en Algérie et pourtant français, Danièle Obono, députée La France Insoumise, n'a pas épargné BFM.
"Il n’est pas plus militant que tous les éditorialistes que l’on voit sur votre plateau et qui prennent des positions politiques sans assumer qu’il s’agit de positions politiques", a-t-elle lancé, avant d’être coupée par la journaliste de BFM TV,  Sandra Gandoin.
"C’est de notoriété publique que des journalistes ont des points de vue politiques (...) [La "notoriété publique est bonne juge, comme la rumeur] J'imagine Madame que vous avez des points de vue politiques. Certains de vos collègues se sont retrouvés candidats et même eurodéputés pour la République en marche. (...) A moins de souscrire à un mépris de classe et de racisme, c'est un journaliste", a malgré tout ajouté Danièle Obono.

Se prenant en exemple d'intégration, la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement soutient que le pouvoir ne peut être taxé de racisme 

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye accoutrement" Ndiaye s'est invitée à l'émission politique de BFM Politique ce dimanche pour défendre les siens contre les accusations de racisme proférées par la députée, mais au prétexte de dénonciation des actions menées contre les lieux et personnes emblématiques de la macronie, lesquelsà mesure que l'avant-projet se précise, sont de plus en plus ciblés par les opposants à la réforme Macron des retraites, comme les permanences d'élus de la majorité par des Gilets Juanes
La majorité diffuse un élément de langage faux sur la base d'une soi-disant légitimité du projet que les électeurs du président auraient appelé de leurs voeux dans les urnes. Or, en choisissant Macron - d'ailleurs par défaut - les Français n'ont pas pu voter pour cette réforme des retraites, puisque les discussions ont duré deux ans à compter de 2017 son contenu est resté flou jusqu'en décembre 2019 et qu'il ne contenait pas la notion d'âge pivot. 
La porte-parole du gouvernement s'est notamment exprimée sur la manifestation qui a eu lieu vendredi soir au théâtre des Bouffes du Nord, où le couple Macron faisait de la provocation en prenant du bon temps, pendant que les Franciliens galéraient dans les grèves, notamment des transports. L'ex-chargée des relations du locataire de l'Elysée avec la presse s'est aussi exprimée sur l'arrestation du journaliste militant Taha Bouhafs, interpellé, puis placé en garde à vue pour avoir partagé une vidéo montrant le couple présidentiel assistant au spectacle de ce théâtre du 10e, un arrondissement populaire, La Mouche, histoire, pour l'ex-banquier Rothschild, de se faire voir partageant quelques minutes avec des Bidochon.

Sibeth Ndiaye a asséné que le racisme de l'exécutif n'a "aucun sens".
"Honnêtement [ça commence mal !], accuser le Macronisme de racisme, je crois que c’est un non-sens évident", a-t-elle lâché, en se montrant. "Je me montre moi même parce que dans le gouvernement, vous avez eu Mounir Mahjoubi, vous avez Cédric O, Sibeth Ndiaye... C’est ridicule. Il y a plus de députés noirs car il y a eu un élan important de renouvellement porté par La République en marche (...) Ce n'est pas à la hauteur de Danièle Obono", a conclu la porte-parole.


Cette dénonciation d'un racisme de la macronie est-elle la réponse de la bergère au berger qui accusait les Gilets Jaunes de "fascisme" dans ses évocations des "heures les plus sombres de notre Histoire"



BHL les avait assimilés au nazisme avant d'appeler à soutenir Macron. "la peste brune qui a manifesté" sur les Champs-Elysées à Paris, selon Gérald Darmanin, faisant écho à Macron qui le premier remonta le temps de l'Histoire.



Taha Bouhafs est ressorti libre samedi soir sans être mis en examen, mais l'enquête se poursuit. Il a été placé sous le statut de témoin assisté.

lundi 3 juin 2019

Le message insultant d’une élue de la France insoumise (LFI), révélateur d'une haine raciste anti-Blancs

Manon Monmirel est la suppléante du député (LFI) Eric Coquerel

Résultat de recherche d'images pour "Coquerel monmirel"
Manon Monmirel, la suppléante du député de la France insoumise Éric Coquerel, a posté dimanche soir sur les réseaux sociaux un message insultant à l’égard de la France et des Français. Pour Anne-Sophie Chazaud, philosophe, haut-fonctionnaire et auteur d’un livre à paraître consacré à la liberté d’expression, même si l’élue a regretté son message, il s’agit d’un lapsus très révélateur.

Dans un message publié le soir des élections européennes, qu’elle a ensuite retiré, mais qui a toutefois rapidement enflammé les réseaux sociaux. Depuis dimanche, une capture d'écran d'un de ses posts Facebook est relayé sur les réseaux sociaux, car Manon Monmirel suggérait que "la France et tous les Français aillent niquer leurs mères" (sic).  

Et ce n'est pas tout car, malgré les tentatives de rétention de l'information d'une certaine presse, le message intégrale traite en effet la France de "pays de fascistes".

Résultat de recherche d'images pour "Coquerel monmirel"La "jeune militante" n'a ensuite pas hésité à se chercher des excuser longuement dans un message circonstancié, manifestement sincère - "au moins en apparence", comprend qui peut l'AFP. D'une part le militantisme n'excuse rien et, d'autre part, l'excuse de la jeunesse, quand on est assistante parlementaire, puis suppléante de député ne tient pas.

LFI est devenue indigéniste
Cette mutation historique et durable s'accompagne d'éléments langagiers très connotés. Manon Monmirel est une Française née à SaintOuen, mais d'un genre particulier, une Française racisée. La bave et l'injure lui son faciles: je crache ou je tweete et j'efface. L'indigène et le révolutionnaire enragent, constatant que les banlieues ne votent pas plus aux européennes qu'aux législatives, démontrant que, nés ici, ils sont et restent d'ailleurs. C'est ainsi que Mélenchon et ses élus issus de la diversité se sont retrouvés les fesses dans le caniveau.

La parole et l’engagement publics à l’heure Les réseaux sociaux sont villipendés parce qu'ils sont sans filtres, permettant une spontanéité et une réactivité qui laisse la presse institutionnelle démunie et amère. Ce, d'autant plus, quand s'y affiche ce qu'ils se sont évertués à dissimuler. D'où son dépit, son mépris et ses anathèmes définitifs.

Le problème provient de ce que ce message révèle politiquement, de ce dont il est l’expression.
Décrédibilisée auprès de la classe ouvrière que le RN tente de ranimer, la gauche extrême se rabat sur les "racailles". C'est ainsi que le niveau de langue employé par cette élue n’a rien à envier à la prose des chansons de Nick Conrad, le rappeur qui appelle "à tuer des Blancs" et à "baiser la France". 
Lien PaSiDupes - "France : "Pendez les blancs !": une incitation à la haine raciale du rappeur Nick Conrad: Les associations anti-racistes (LDH, SOS Racisme ou MRAP) ne bronchèrent pas, le CRAN ou le PIR étant statutairement borgnes "
Ce faisant, ils ne sont pas créatifs : ils sont sous influence des rappeurs de NTP qui se firent un nom sur leur haine du policier blanc et avec le titre 'Nique ta mère', ou Houria Bouteldja ('Nique la France', ZEP, 2009), autre 'opus' de haine raciste contre la France, tandis que la Franco-algérienne Rockhaya Diallo ne se renouvelle pas. Et le 25 mars 2005, un certain nombre de personnalités, notamment de gauche, comme Alain Finkielkraut, Ghaleb Bencheikh, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont néanmoins lancé, un "Appel contre les "ratonnades anti-Blancs... Mais la triade SOS Racisme, le MRAP et la Ligue des droits de l'homme (LDH) fustigèrent un appel "irresponsable".
Mieux, les soutiens de Macron se sont alignés. Ainsi son ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen a un problème avec "les mâles blancs"

L’appauvrissement du langage mais aussi la connotation "racaille" qui le caractérise, en disent long sur le poids et la fascination exercés par cet imaginaire et ce registre sémantique anti-Blancs sur tout un pan de la gauche. Il y a quelques jours, l’obscur rappeur partageait son désir manifestement irrépressible de "baiser la France jusqu’à l’agonie"… Là, un résultat d’élection qui déplaît et c’est toute "la France et tous les Français" qui sont sommés d’aller "niquer leurs mères". Elus, mais débiles.

Ce n’est pas sans évoquer la dérive indigéniste caractéristique de La France Insoumise de Mélenchon, telle qu’elle a été précisément dénoncée par Djordje Kuzmanovic pour expliquer son désaccord, puis son départ de la formation de l'ex-socialiste en novembre dernier, reflétant l’avis de nombreux sympathisants déçus voire rebutés: Pire, le choix de ne s’appuyer, parmi les classes populaires, que sur "les quartiers" a amené LFI à laisser s’installer une approche quasi communautariste, proche du modèle anglo-saxon et profondément contraire au républicanisme français. La complaisance des segments gauchistes de LFI à l’égard des thèses indigénistes, le mépris affiché pour les forces de l’ordre, la négation du problème posé par l’islamisme et le refus de regarder en face les défis posés par l’immigration ont produit des ravages dans l'électorat , faisant apparaître LFI comme la vieille gauche à peine repeinte, coupable du même angélisme, incapable de réalisme et de fermeté.

S’il avait fallu illustrer la justesse des propos de l’ancien conseiller aux affaires internationales de Jean-Luc Mélenchon, on n’aurait pas pu s’y prendre mieux qu’avec ce tweet qui ressemble dans le fond à un gigantesque lapsus politique.

C’est bien parce que La France Insoumise s’est indigénisée, communautarisée et auto-caricaturée dans les pires errements du gauchisme culturel qu’elle a perdu une partie importante de ses soutiens. Entre 2017 et 2019, LFI a chuté de 19% à 6,3%.

Plus amusante est la cécité des personnalités qui incarnent cette dérive suicidaire de La France Insoumise et qui, telle Clémentine Autain, invoquent une insuffisante gauchisation du mouvement pour tenter d’expliquer la débâcle des élections de dimanche dernier. Fustigeant la méchante "haine" qui aurait gagné la ligne politique du mouvement, il faut comprendre par ce terme  le populisme de gauche et une vision trop républicaine du combat politique, la députée France Insoumise regrette une insuffisante gauchisation du parti, selon elle, pas assez rassembleur, alors même que l’évidence des chiffres démontre l’inverse.

C’est bien parce que LFI s’est indigénisée, communautarisée et auto-caricaturée dans les pires errements du gauchisme culturel qu’elle a perdu une partie importante de ses soutiens tant militants que votants. Et c’est à l’absence de courage politique et de discours clair sur ce point de la part de Jean-Luc Mélenchon que la formation doit son inexorable déclin. Manifestement, la ligne républicaine de la présidentielle avait drainé vers elle tout un électorat de gauche qui s’est enfui lorsque le militantisme gauchiste a repris la main, et, comme l’indique Djorde Kuzmanovic, lorsque le sociétal a repris le dessus sur le social, laissant le peuple endogène et travailleur sur la touche.
Gageons que ceux qui viennent d’être sommés d’aller "niquer leur mère" pour avoir mal voté ne sont pas près de revenir à La France Insoumise…

Désigner tout un pan de l’échiquier politique non plus comme des adversaires mais comme des ennemis, est une technique profondément intolérante, propre à la gauche française ("pas de liberté pour les ennemis de la liberté"), qui permet commodément de disqualifier l’adversaire tout en s’arrogeant l’onction d’une hypothétique justesse morale. 
Mais il faut noter "en même temps" que le député européen Gilles Boyer, ex-LR aujourd’hui LREM, a expliqué clairement, vendredi sur Europe 1, la ligne intolérante de la majorité présidentielle : "un maire qui sera élu avec l’apport de LREM et du MoDem sera un allié du président pour 2022, un maire qui sera élu sans leur apport, ce sera un ennemi du président pour 2022", a-t-il menacé.

Depuis la défaite de la droite aux européennes,
les maires sortants LR sont dans le viseur de la majorité présidentielle. A commencer par ceux qui ont pris position pour la liste LR. Outre les 804 signataires d’une tribune de soutien à François-Xavier Bellamy dans Le JDD, citons Arnaud Robinet à Reims, Jean-Luc Moudenc à Toulouse.

La rhétorique macronienne est de ce point de vue strictement identique à celle qui structure l’interprétation insoumise du vote en faveur du Rassemblement National. On se souvient des embrassades de Mélenchon et Macron sur le Vieux Port de Marseille en septembre dernier. Le président, avec l’aval flatté du député des Bouches-du-Rhône, déclarait: "J’ai toujours du plaisir à discuter avec Monsieur Mélenchon. On n’a pas toujours les mêmes idées… c’est toujours respectueux et intéressant. On a des confrontations politiques mais ce n’est pas mon ennemi", désignant le mouvement emmené par Marine Le Pen qui avait recueilli plus de 10 millions de suffrages, non plus comme un adversaire politique que l’on respecte et avec qui l’on débat loyalement, mais bel et bien comme un ennemi.

Rappelons enfin qu’Eric Coquerel, dont Manon Monmirel est la suppléante, avait participé et appelé à l’occupation de la basilique de Saint-Denis, nécropole des Rois de France, par des migrants et des sans-papiers en mars 2018 - ce qui, en ces temps d’attaques, de profanations, d’incendies, de pillages et de destructions d’églises catholiques est particulièrement lourd symboliquement. Indigéniste anti-Blancs, mais aussi laïc anti-Chrétien.

dimanche 28 avril 2019

Nathalie Loiseau, "soulagée" de la suppression de l'ENA, une école qu'elle a dirigée

Qu'est-ce que c'est que cet oiseau rare déniché par Macron pour les Européennes ?

A la tête de la liste présidentielle aux élections européennes, LREM, Nathalie Loiseau s'est déclarée "soulagée" dimanche de la suppression de l'ENA - école qu'elle a dirigée entre 2012 et 2017... 

Résultat de recherche d'images pour "nathalie loiseau"Jeudi, lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat a confirmé son intention de supprimer l'Ecole nationale d'administration - dont il est diplômé, à la différence de Mme Loiseau - et expliqué vouloir mettre fin aux "grand corps" de la fonction publique. Il a raté Normal Sup (il compense désormais par sa pédanterie), mais a fini 5ème de la promo Senghor de l'ENA de Strasbourg en 2004 à l'age de 27 ans, dont Wauquiez est sorti major de la promotion Mandela en 2001, à 26 ans. 

"Je suis soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", a lancé Nathalie Loiseau sur Radio J.
"Je sais ce que j'ai pu faire pendant cinq ans à essayer de réformer cette école, il y a des choses que j'ai réussies, dont je suis fière, mais je sais aussi les limites auxquelles je me suis heurtée", a-t-elle développé, en pointant notamment "le manque de diversité" des élèves, mais éludant le sujet du dette accumulée par l'école, singulièrement du fait de sa gestion. 
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA"

La tête de la liste Renaissance, qui agrège La République en marche, le MoDem et leurs alliés (dont les juppéistes d'Agir), a encore mis en exergue un "entre-soi social", en appelant à ce "qu'il n'y ait pas de discrimination sur l'origine, qu'elle soit sociale, qu'elle soit géographique, qu'elle soit culturelle". 

"Qu'on ait des gens de talent de partout : c'est ça la promesse républicaine"
C'est ce qu'elle a fait valoir, en visant "toute la chaîne de l'éducation depuis le primaire, le secondaire, le supérieur, qui doit se mettre en ordre de marche pour lutter contre les discriminations," a-t-elle martelé.

Par ces mots, la tête de liste LREM exprime son allégeance à la pensée dominante imposée aux milieux universitaires (Université, SciencesPo, ENA et autres grandes écoles) par les lobbies indigénistes qui substituent à la lutte des classes la dictature de l'anticolonialisme réchauffé et de la diversité ordinaire.  

Aristocratie et tiers-état

"On se pose tous les mêmes questions : est-ce qu'on recrute vraiment tous les talents, ou est-ce qu'il y a une distorsion avant que les gens arrivent jusqu'à nous ?", a-t-elle interrogé. 

"La sélectivité, c'est pas un gros mot, l'élite, c'est pas un gros mot", a-t-elle répondu, "mais sans autre distinction que celle de leur vertu et de leur talent". 

A propos du classement de l'ordre de sortie de l'ENA, l'une des plus régulières et virulentes critiques contre l'école, Nathalie Loiseau a considéré qu'"il y a là un sujet" : "qu'il y ait une aristocratie et un tiers-état à la sortie des écoles de service public, poser la question, c'est y répondre", a-t-elle fait valoir.
Finalement, à LREM, la lutte des classes n'est pas enterrée.

vendredi 19 avril 2019

Hamon avoue enfin être celui qui accorda à Benalla le badge d'accès au Palais Bourbon

Pourquoi Hamon a-t-il autant tardé à avouer sa complicité ?

Cet ancien candidat PS à la présidentielle a-t-il cédé par sympathie pour la diversité ?
Résultat de recherche d'images pour "Hamon et Benalla"
Hamon a-t-il fait entrave à la manifestation de la vérité
et aux commissions parlementaires
en ne communiquant pas sur ses rapports avec Benalla ?
En octobre 2014, dès le retour de Benoît Hamon dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, sur le banc des frondeurs, après deux années au gouvernement (mai 2012-août 2014), Benalla sollicita le député PS des Yvelines - pourquoi lui ? - pour obtenir un droit d'accès au coeur de la sphère politique, révèle la cellule d'investigation de Radio France.

L'ancien collaborateur de l'Elysée, aujourd'hui mis en cause par la justice, Alexandre Benalla passa le voir dans son bureau. "On se connaissait par le service d'ordre du PS, se justifie l'ex-ministre éphémère de l'Education nationale. Il m'a demandé si je pouvais lui accorder un badge pour qu'il ait un accès à la salle de sport de l'Assemblée. Je n'y voyais pas d'inconvénient, j'ai accepté," avoue l'ancien candidat à la présidentielle de 2017, jusqu'ici silencieux sur son laxisme.

Un passe-droit : peut-on refuser à un Maghrébin ?

En théorie, ces laissez-passer sont accordés uniquement à des membres de la famille, à des assistants rémunérés ou à des collaborateurs des partis politiques et au compte-gouttes. Alexandre Benalla n'est rien de tout cela pour le député des Yvelines. Benoît Hamon n'hésite pourtant pas à lui ouvrir à nouveau la voie politique. 

"J'ai été enfumé"! Tels sont les propos de ce "responsable" politique

L'ancien candidat PS à la présidentielle se décide à parlerracontant comment l'ancien garde du corps du président Macron faisait pour accéder aux lieux de pouvoir, et ce dès l'année 2014.

"J'ai été enfumé", admet l'ancien candidat PS à la présidentielle. 

Le socialiste connaît le mode opératoire de l'ancien garde du corps de Macron  pour accéder aux lieux de pouvoir, mais le fondateur de Génération.s et cède.

Hamon ne sait rien refuser à la diversité.
"J'ai adoré le Mélenchon de Marseille sur l'immigration", a déclaré Hamon, en référence à un discours d'avril 2012 de Mélenchon vantant le "métissage" de la France, mais "il y a un vrai changement entre le discours du Prado et ce que dit Jean-Luc maintenant", a estimé M. Hamon. "Sauf à être naïf sur le bonhomme, quiconque ne voit pas la différence et ne voit pas qu'il a maintenant un côté à dire: "les migrants je les prends quand ils sont docteurs, les autres il vaut mieux les nourrir là-bas plutôt qu'ils viennent chez nous...'"  
Hamon les prend tous.

L
e Parquet de Paris a déjà ouvert une enquête pour "entrave à la manifestation de la vérité".
La justice veut savoir s'il y a pu avoir des "dissimulations de preuves" dans le cadre des différentes enquêtes visant Alexandre Benalla et son entourage. Cette enquête judiciaire ouverte en février dernier vise notamment des propos tenus en garde à vue par l'ex-chargé de mission à l'Elysée sur son coffre-fort, qui n'a jamais été retrouvé par les enquêteurs. Des propos d'Alexandre Benalla en garde à vue cet été puis de récents articles de presse ont laissé entendre qu'il avait sollicité un tiers pour le faire disparaître. Cette armoire-forte "a dû être emmenée dans un lieu sûr par une personne mais ce n'est pas moi qui me suis occupé de cela", avait-il argué face aux enquêteurs le 21 juillet.