POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est mépris de classe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mépris de classe. Afficher tous les articles

dimanche 19 janvier 2020

Arrestation de Taha Bouhafs: Danièle Obono accuse le macronisme "de racisme"

L'exécutif et ses élus sont-ils racistes ?

Ndiaye se reconnaît caution de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "Obono Bouhafs racisme"

La dernière polémique en date divise la diversité multiculturelle 
L’affaire Taha Bouhafs tire son nom de celui d'un détenteur de carte de presse qui assistait vendredi soir à une représentation dans un théâtre parisien et qui a révélé sur Twitter que les Macron étaient installés bien en évidence dans les premiers rangs du parterre, plutôt que dans une loge. "Je suis actuellement au théâtre des Bouffes du Nord (Métro La Chapelle), 3 rangées derrière le président de la république [le journaliste ne s'embarrasse pas de majuscules]. Des militants sont quelque part dans le coin et appelle tout le monde à rappliquer. Quelque chose se prépare... la soirée risque d’être mouvementée", a-t-il ainsi posté dans la lignée d’autres Twittos. La formulation est un appel à peine voilé à venir manifester aux lieux indiqués avec précision.

Informés, les détracteurs du président et de sa  réforme des retraites se sont rendus sur place et ont "tenté" d’entrer dans le théâtre, provoquant une exfiltration du président et de sa femme, qui ont été hués et dont la voiture a été caillassée. Redite de la visite nocturne de Macron au Puy-en-Velay.

Mais
cet appel à la mobilisation a valu à Taha Bouhafs d’être placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations" et "organisation d’une manifestation non déclarée". Sans mention de menace sur la personne du président. 

Pour son avocat, Me Arié Alimi, qui s’apprête à déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse, "ce n’est pas une affaire d’Etat, mais c’est grave: c’est un aveu de faille du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)", en charge de la sécurité du président désigné sous de nom de code 'Vega'. 
Le jeune homme, qui assume être "journaliste des luttes" dans sa biographie Twitter, a été défendu par de nombreux militants, parmi lesquelles Danièle Obono, députée La France Insoumise

Le "jeune homme" avait été arrêté par racisme, a estimé la députée d'extrême gauche Danièle Obono (LFI)

Image illustrative de l’article Taha BouhafsInvitée samedi de BFM TV, cette dernière a ainsi estimé : "Informer n’est pas un délit, manifester non plus. Monsieur Taha Bouhafs est un journaliste, je sais que ça en défrise beaucoup qu’un jeune homme arabe, sans être sorti des grandes écoles [sans bénéficier d'aucune filière réservée aux quartiers], puisse avoir ce statut mais il l’est". Depuis décembre 2018, sur le site web d’information 'Là-bas si j’y suis'. Problème des critères de l'attribution d'une carte de presse...
Cet activiste franco-algérien participe à différents mouvements protestataires depuis 2016, notamment à 19 ans, en tant que militant du comité Adama. Il est un des déclencheurs de l'affaire Benalla - c'est lui qui filme la première vidéo publiée, place de la Contrescarpe à Paris - et, en tant que journaliste, couvre différents mouvements protestataires.

Elue naturalisée française en 2011, Obono a poursuivi en envoyant un tacle à BFM TV et autres chaînes d’info en continu. 
Appelée par la chaîne privée du franco-israélo-libanais Patrick Drahi à réagir sur la garde-à-vue du journaliste Taha Bouhafs, né en Algérie et pourtant français, Danièle Obono, députée La France Insoumise, n'a pas épargné BFM.
"Il n’est pas plus militant que tous les éditorialistes que l’on voit sur votre plateau et qui prennent des positions politiques sans assumer qu’il s’agit de positions politiques", a-t-elle lancé, avant d’être coupée par la journaliste de BFM TV,  Sandra Gandoin.
"C’est de notoriété publique que des journalistes ont des points de vue politiques (...) [La "notoriété publique est bonne juge, comme la rumeur] J'imagine Madame que vous avez des points de vue politiques. Certains de vos collègues se sont retrouvés candidats et même eurodéputés pour la République en marche. (...) A moins de souscrire à un mépris de classe et de racisme, c'est un journaliste", a malgré tout ajouté Danièle Obono.

Se prenant en exemple d'intégration, la porte-parole franco-sénégalaise du gouvernement soutient que le pouvoir ne peut être taxé de racisme 

Résultat de recherche d'images pour "ndiaye accoutrement" Ndiaye s'est invitée à l'émission politique de BFM Politique ce dimanche pour défendre les siens contre les accusations de racisme proférées par la députée, mais au prétexte de dénonciation des actions menées contre les lieux et personnes emblématiques de la macronie, lesquelsà mesure que l'avant-projet se précise, sont de plus en plus ciblés par les opposants à la réforme Macron des retraites, comme les permanences d'élus de la majorité par des Gilets Juanes
La majorité diffuse un élément de langage faux sur la base d'une soi-disant légitimité du projet que les électeurs du président auraient appelé de leurs voeux dans les urnes. Or, en choisissant Macron - d'ailleurs par défaut - les Français n'ont pas pu voter pour cette réforme des retraites, puisque les discussions ont duré deux ans à compter de 2017 son contenu est resté flou jusqu'en décembre 2019 et qu'il ne contenait pas la notion d'âge pivot. 
La porte-parole du gouvernement s'est notamment exprimée sur la manifestation qui a eu lieu vendredi soir au théâtre des Bouffes du Nord, où le couple Macron faisait de la provocation en prenant du bon temps, pendant que les Franciliens galéraient dans les grèves, notamment des transports. L'ex-chargée des relations du locataire de l'Elysée avec la presse s'est aussi exprimée sur l'arrestation du journaliste militant Taha Bouhafs, interpellé, puis placé en garde à vue pour avoir partagé une vidéo montrant le couple présidentiel assistant au spectacle de ce théâtre du 10e, un arrondissement populaire, La Mouche, histoire, pour l'ex-banquier Rothschild, de se faire voir partageant quelques minutes avec des Bidochon.

Sibeth Ndiaye a asséné que le racisme de l'exécutif n'a "aucun sens".
"Honnêtement [ça commence mal !], accuser le Macronisme de racisme, je crois que c’est un non-sens évident", a-t-elle lâché, en se montrant. "Je me montre moi même parce que dans le gouvernement, vous avez eu Mounir Mahjoubi, vous avez Cédric O, Sibeth Ndiaye... C’est ridicule. Il y a plus de députés noirs car il y a eu un élan important de renouvellement porté par La République en marche (...) Ce n'est pas à la hauteur de Danièle Obono", a conclu la porte-parole.


Cette dénonciation d'un racisme de la macronie est-elle la réponse de la bergère au berger qui accusait les Gilets Jaunes de "fascisme" dans ses évocations des "heures les plus sombres de notre Histoire"



BHL les avait assimilés au nazisme avant d'appeler à soutenir Macron. "la peste brune qui a manifesté" sur les Champs-Elysées à Paris, selon Gérald Darmanin, faisant écho à Macron qui le premier remonta le temps de l'Histoire.



Taha Bouhafs est ressorti libre samedi soir sans être mis en examen, mais l'enquête se poursuit. Il a été placé sous le statut de témoin assisté.

samedi 13 janvier 2018

Fake news: une traduction partisane et approximative enflamme les adversaires de Trump

Le problème de l'objectivité et de la décence des traducteurs des propos de Donald Trump est soulevé 

Il était temps que soit mise en cause la fidélité des traductions

Image associée
Les paroles traduites couvrent les propos rapportées: il doit bien y avoir une raison qui n'est pas seulement technique  et le harcèlement débridé de la presse de gauche sur le vainqueur de sa candidate Démocrate fournit l'occasion de démasquer les traducteurs engagés. Pourquoi ne fournit-il pas le texte des termes incriminés, si le correspondant de presse ne prend pas les lecteurs pour des ignares ?... 

En France, la presse est par ailleurs mal placée pour critiquer avec virulence tel ou tel  mot de Trump qui, nous dit-elle, ne passe pas, quand elle-même affiche des indulgences coupables pour les adjectifs méprisants et cinglants utilisés par le président Macron.

Dès le 29 juin 2017 à Paris, lors de l’inauguration jeudi 29 juin, du plus grand incubateur de start-up au monde, Station F, Emmanuel Macron a prononcé une phrase qui a aussitôt indigné : "Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien", a lancé le président de la République, s’attirant une vague de protestations aussi bien à droite qu’à gauche. 
La droite exprima une forte indignation. Thierry Mariani (Les Républicains), dénonça un véritable "mépris". Au Front national, le vice-président Florian Philippot dénonce enfin des "propos honteux".
En revanche, Sud Ouest déclara : "C’est ce qu’on appelle une 'boulette' "...
 
Quand il traite d' "illettrées" les employées de Gad, le Huffington Post parle de "petite polémique du jour", le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, y voit un "mot malheureux" (bien qu' "extrêmement blessant", il prétend pourtant qu'il n'y avait "aucun mépris envers les salariés") et la féministe Caroline de Haas se roule-t-elle par terre ?
Si on se souvient que Macron a servi le socialiste Hollande pendant cinq années à l'Elysée, puis à Bercy), l'Etat PS était particulièrement blessant, puisqu'il y a récidive : le 18 février 2014, au Sénat, le ministre des Finances, Michel Sapin, à l'époque ministre du Travail, avait déjà employé ce terme, comme le rappelle le journaliste politique de L'Humanité Lio Venturi:
Les journalistes engagés de Rue89 [Nouvel Obs) avaient justifié les propos de Macron, dont ils ne soupçonneront pas les signes avant-coureurs d'une déficience mentale, indiquant que l'illettrisme représente "un vrai problème au sein de cette entreprise, où un salarié sur cinq serait concerné (20%, contre 7% dans toute la France). Depuis 2010, des formations sont même dispensées au sein des abattoirs". 

Les excuses que Macron avait présentées aux Bretonnes ne lui avaient guère coûté. "J'ai des regrets parce que j'ai blessé des salariées et que je ne le voulais pas. Je ne m'en excuserai jamais assez", avait-il déclaré sous les sifflets de l'UMP. 

Fort bien, mais Macron président avait repiqué.
En septembre 2017, depuis  la Grèce, il jugea les Français "fainéants, cyniques, extrêmes"... Le Figaro estima simplement que Jupiter "brocardait sévèrement" les adversaires de sa réforme sur le Code du travail, mais l'opposition dénonça "un mépris de classe". La presse était à nouveau du côté du manche.
Macron épingla encore les adversaires de sa réforme, ceux du front social des 12 et 23 septembre 2017, les désignant comme "les égoïstes" et "les pessimistes". Macron ne leur adressa pas de regrets...
Mélenchon réagit sobrement:
"Je pense à mon pays. Je trouve que c'est une situation, inouïe: Le chef de l'État s'en prend aux Français régulièrement, d'un pays à l'autre. En Roumanie, il les a traités d'une chose, en Angleterre d'autre chose, de même en Autriche... Mais là nous en sommes carrément réduits aux injures. Mais qui sont ces fainéants, ces extrémistes, ces cyniques?", s'est encore indigné Jean-Luc Mélenchon. Invité sur France 3 ce dimanche, il dit se sentir visé et souligne que le président de la République française ne doit pas commenter la vie politique française depuis l'étranger. C'est une règle que l'on s'est toujours donnée (…) Et je note que l'on dit de moi que je parle cru et dru (…), eh bien je n'ai jamais empilé les injures comme ils l'ont fait eux", selon le député parachuté sur Marseille.

Lors de son déplacement d'octobre à Egletons en Corrèze, les salariés de GM&S, qui manifestaient ce jour-là, en ont pris à leur tour pour leur grade. Le président s'est encore emporté, s'en prenant à "ceux qui foutent le bordel"...

Sur Mediapart, on lit : "Tel un seigneur de l'Ancien Régime, le Président de la République affiche son mépris pour les manants." Mais les commerçants du sondage servile sortiront des enquêtes (!) pour convaincre que les manants apprécient d'être insultés...

Bref, Macron peut se permettre d'insulter à tours de bras, que ce soit toute une catégorie socio-professionnelle, la masse des mécontents de sa politique sociale  ou l'ensemble de la population, la presse couchée devant les annonceurs et les instituts mercantiles de sondage lui apportent leur soutien obligé.  
Ce parti-pris d'indulgence des media participe du mépris général des salariés dans le parti du président. Plusieurs preuves nous ont été assénées en 2017. 
Dès les premiers jours du quinquennat, le 30 juin, Sibeth N'Diaye, la conseillère presse de l'Elysée, se fit épingler pour sa vulgarité dans le Canard Enchaîné. Elle avait envoyé un texto "un brin particulier", selon Closer, le jour de la mort de Simone Veil. "Yes, la meuf est dead." C'est en ces termes insolents que la pauvre femme avait confirmé à un journaliste la mort de Simone Veil. La protégée d'Emmanuel Macron, 37 ans, est devenue depuis la honte de l'Elysée. "Sibeth a pris l'habitude d'appeler les rédactions pour commenter les articles mais la campagne est terminée, une nouvelle ère commence, c'est fini la bande de potes qui dégomme tout ce qui bouge", raille un informateur dans les colonnes du Canard Enchaîné. Le journal satirique écrit que "le manque d'habileté de la jeune chargée de com'" commencerait sérieusement à "agacer" l'Elysée. Justement pas, puisque c'est l'atmosphère - jeune et branchée, voire vulgaire - qui y règne, et qu''elle est toujours en poste.
Closer osera écrire que la protégée de Macron est devenue une "cible" du fait de nombreuses critiques sur son manque de tact [sic] envers l'ancienne [sic] grande figure de la politique française" !

Côté traducteurs, la situation n'est pas plus brillante

L'expression 'shithole countries' employée par Donald Trump est dite délicate à traduire dans certaines langues, sans choquer la sensibilité des lecteurs, alors que plusieurs choix se présentent à eux, tel que "pays pourris". Mais l'intention des interprètes est-elle de restituer fidèlement les propos, d'épargner les âmes sensibles ou plutôt de braquer le plus grand nombre contre le tombeur de leur candidateHillary Clinton, victime d'une perte d'équilibre en public, lors de la cérémonie de commémoration du 11-Septembre à New-York en septembre 2016, suite à un AVC ?

Donald Trump est un président 
venu de la "société civile", ce qui a de quoi inquiéter les Français qui se sont mis dans le même cas de figure. Et on l'a vu, si on exclut du langage de Macron  la "poudre de  perlimpinpin", il reste le monceau d'injures qu'il nous a déversés dessus et qui n'ont rien de "croquignolesques", selon ses termes de quadra venu de la banque.

L'un et l'autre, Macron et Trump sont atypiques et souvent sujets à controverses. 
Trump a démentis les propos qui lui sont prêtés, jeudi à la Maison Blanche: s'ils ne correspondent pas à sa pensée, il ne peut les reconnaître et les assumer. A propos d'immigration, il aurait qualifié Haïti et les pays africains de "shithole countries". Une expression vulgaire qui fait référence au point d'évacuation naturelle des déchets du corps humain. A dessein, Les Echos est plus trivial et ajoute : "désignant un endroit bardé d'excréments". Et qu'on n'a pas l'habitude d'entendre dans la bouche d'un président. Sauf en 'off', car chaque pays possède son "trou du cul du monde", en France, entre Clermont-Ferrand et Limoges... Pour l'archaïque Brigitte Macron, ce serait Trifouillis-les-Oies.

Et pour certains media du monde - les merdia, en l'occurence - , le sujet n'était pas de trouver la meilleure équivalence possible à la trivialité du langage de Trump et surtout pas de ménager le public, mais bien de le choquer. Les traducteurs ont suivi leur pente jusqu'à l'insulte, quand ils auraient pu traduire par "trou perdu", trop 'clean' à leur narine...

Les pays où les choses de la vie sont les moins naturelles se pincent le nez.
C'est en Asie que la presse semble pousser le plus fort pour produire le mot juste et éviter d'évoquer ce sur quoi ils sont assis, comme tout un chacun. 
Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de "pays crasseux", tandis que l'agence Jiji a osé un terme familier: "pays ressemblant à des toilettes", mais pas assez injurieux pour soulever le coeur des délicats
Les media chinois se contentent en général de parler de "mauvais pays", évitant d'évoquer la dégoûtante réalité de l'expression. 
Mais la version la moins allusive et la plus chic revient sans conteste à l'agence taïwanaise CNA, qui visualise des "pays où les oiseaux ne pondent pas d'oeufs". L'autre palme de la censure revient à la presse serbe usant de l'allégorie animalière - non pas "trou à rats" - avec l'expression "vukojebina", signifiant "l'endroit où les loups copulent"... Il est des traductions qui font obstacle à la transmission du message.

En France, les media - comprendre des media hostiles - semblent s'être accordés sur la traduction "pays de merde", les plus puritains - mais, par ailleurs, partisans du mariage pour tous - laissant parfois place à l'imagination du lecteur en remplaçant le mot vulgaire par des points de suspension. Cette traduction est proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump, mais ne renvoie pas au 'trou de balle', 'asshole', en anglais. 

Les journalistes partisans - communément appelés "shithole sniffers" (renifleurs ou fouilleurs de m**de, justement) - ne veulent pas connaître les dictionnaires bilingues de référence qui offrent des alternatives moins provocantes. Ainsi le Harrap's propose-t-il "porcherie", "taudis" ou "trou paumé". Mais alors, pas de quoi créer la  polémique escomptée.
La presse espagnole est à l'unisson de ses confrères français avec "paises de mierda", des media grecs introduisant quant à eux une nuance : "pays de chiottes". 
Aux Pays-Bas, protestants, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme "achterlijke", ou "arriéré". 

Donald Trump fracture la presse en deux et tout est bon pour aider les journalistes à creuser le sillon "merdique" ou "merdeux". Ils pourraient s'interroger aussi sur la richesse de la langue française, en la matière, sur cette  zone innommable.

jeudi 14 septembre 2017

Poussée du réformisme syndical face aux syndicats extrémistes et à Mélenchon

FO se joint à la CFDT contre la CGT et SUD

Les Français "favorables à la transformation du pays" selon Castaner

Cette déclaration péremptoire de Castaner mériterait d'être 'fact checkée'. 
Quel spécialiste des media dans l'administration du sérum de vérité des vrais chiffres aux déclarations des acteurs politiques -style A. Krempf-  a osé contredire le porte-parole de Jupiter ?
Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pourtant réalisé pour Le Figaro et Franceinfo auprès de 995 personnes, les Français étaient - de peu- majoritairement favorables à la réforme du Code du travail : seulement 52% d'entre eux estimaient qu'une telle réforme favoriserait l'emploi et l'activité économique des entreprises. 
D'une part, c'était les 30 et 31 août et, d'autre part, 52% n'autorise pas à pavoiser. Enfin, le sondage ne pose pas la question de la méthode et du recours - après le 49.3 - aux ordonnances qui ne font pas confiance à la représentation nationale. Qui s'indigne qu'à propos de ses insultes à ses contestataires l'opposition dénonce un "mépris de classe" et, en même temps, ne s'inquiète pas que le souverain républicain exerce un pouvoir personnel, dès le début de son quinquennat ?
  
Le porte-parole du gouvernement a assuré ne pas craindre la manifestation de mardi mais les "débordements".  
Opération déminage tous azimuts du gouvernement à la veille des mobilisations contre les ordonnances sur le droit du travail, le mardi 12 septembre et alors que l'action de l'Etat est critiquée pour son manque d'anticipation face aux ravages annoncés de l'ouragan Irma sur les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin. 


Deux jours plus tôt, Christophe Castaner s'est fait inviter au Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews, dimanche, et le porte-parole du gouvernement, face à la détresse des habitants confrontés seuls aux destructions et les pillages, a assuré ne pas "nier ce sentiment d'insécurité, il est réel" et a promis que des renforts supplémentaires finiraient par arriver très rapidement. Mais il a aussi défendu mordicus l'action de l'Etat, soulignant sa "mobilisation immédiate", en dépit de son manque de réactivité à un cataclysme prévu - l'ouragan Irma s'est formé le 29 août 2017 - , tandis que le président Trump s'est immédiatement rendu en Floridebalayée par le gigantesque ouragan Irma, avec son épouse (Brigitte Macron a préféré garder ses petits-enfants) et a aussitôt déclaré l’état de catastrophe naturelle, dans le but de débloquer des moyens supplémentaires pour venir en aide à la péninsule où trois millions de foyers et entreprises étaient plongés dans le noir. 

La trajectoire de l’ouragan Irma
En France, l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les deux îles a été publié le samedi 9 septembre au Journal officiel, trois jours après le passage de l'oeil du cyclone (d’environ 50 km de diamètre), le 6 septembre, après être resté environ une heure et demie sur Saint-Barthélemy avant de frapper Saint-Martin. Le président Macron n'a pas déclenché le Plan ORSEC (dispositif polyvalent de gestion de la crise, permettant l'organisation des secours sous une direction unique). Il s'est satisfait d'une "alerte violette" pour un cyclone de catégorie 5 qui a détruit à 95% l'île française de Saint-Martin dans les Caraïbes,
et de l'annonce d'un plan national de reconstruction.

Le péroreur Macron a enfumé la presse à Athènes sur ses propos visant les "fainéants".
 
Le méprisant Macron passe son temps en exégèses de sa "pensée complexe", truffées d'insultes de la population (cf. libellés "illettrés", "costard", "kwassa-kwassa" ou "fainéants"), pour ne pas hésiter ensuite à mettre en cause l'incompréhension des analystes et autres décrypteurs. 
Vendredi, l'Élysée a tenté un décryptage hasardeux du choix du terme "fainéants" prononcé (avec "cyniques" et "extrêmes") et depuis la Grèce, allusion à la politique domestique que le candidat Macron s'était promis de ne pas pratiquer à l'étranger : le président visait "ceux qui n'ont pas fait les réformes pendant 15 ans, pas les Français"raconte son service de presse. Une mise en cause de l'ensemble de la classe politique à laquelle il appartient depuis plus de cinq ans au coeur de l'exécutif.


"FO ne participera pas aux manifestations du 12 septembre"
(
Jean-Claude Mailly)

Le secrétaire général de Force ouvrière a pris la décision de ne pas se joindre à la mobilisation appelée par la CGT et SUD le 12 septembre contre la réforme du droit du Travail.
Code du travail : "FO n'appelle pas à manifester le 21 septembre"
Jean-Claude Mailly, FO,
à la croisée des chemins
Jean-Claude Mailly avait dit qu'il attendait de pouvoir lire le texte des ordonnances dans leur version définitive pour se positionner sur une éventuelle mobilisation contre la loi travail XXL. Or, dans un entretien avec Les Échos, il avait déclaré le 30 août que le bureau confédéral de Force ouvrière avait déjà décidé à l'unanimité de ses treize membres de ne pas participer aux manifestations du 12 septembre avec la CGT et SUD, tout en affirmant qu'il ne soutiendrait pas le projet dans son intégralité : "Je suis sûr qu'il y a des choses sur lesquelles nous serons en désaccord fort demain. Mais nous allons peser le pour et le contre."

Interrogé par le journaliste des Echos sur la participation annoncée de certaines unions départementales de Force ouvrière, comme celle du Finistère, à cette journée de mobilisation, le secrétaire général a mis cette décision sur le compte du positionnement "anarchiste" de certains militants de FO : "Force ouvrière, il y a des gens qui se disent anarchistes; ils sont très critiques de manière générale."

L'annonce de Jean-Claude Mailly mettait fin à un suspense entretenu depuis le début des "concertations" sur la participation de FO à cette nouvelle mobilisation anti-loi travail, ainsi qu'à l'illusion de voir s'élargir un arc syndical alors restreint, pour l'essentiel, à la CGT et Solidaires.

La CFDT, proche du Parti Socialiste, supplante la CGT aux élections professionnelles dans le privé.
C'est historique :
en mars 2017, la CFDT est devenue la première organisation syndicale des salariés du privé, à l’issue du deuxième cycle de représentativité. Avec 26,37 %, elle progresse ainsi de 0,37 point, mais surtout de 62.741 voix, devançant la CGT qui, à 24,85 %, est reléguée en deuxième position. 
FO prend acte de la tendance actuelle.
A la date du 31 mars 2017, la CGT conserve sa place de première organisation en termes d’audience (secteurs privé et public réunis), mais les organisations dites contestataires marquent plus ou moins le pas : la CFE-CGC progresse ainsi de 1,25 point à 10,67 %, la CFTC de 0,19 point à 9,49 % et l’Unsa de 1,21 point à 5,35 % ; dans le même temps, Sud reste stable à 3,46 % (–0,1 point), mais FO perd 0,42 point à 15,59 %.
Dans un éditorial particulièrement tendancieux du 1er avril 2017, le quotidien Le Monde titrait un très libéral "La CFDT risque et gagne" et concluait au "couronnement d’une stratégie résolument réformiste.
Les mobilisations syndicale et politique annoncées - le 21 septembre, Mélenchon et ses Insoumis veulent dépasser les syndicats comme la CGT et, le 3 octobre prochain, un rassemblement de plus de 10.000 militants satisferait la CFDT - nous diront quels sont les plus représentatifs, entre les réformistes et les extrémistes.
Jean-Claude Mailly n'appelle encore pas ses troupes à combattre la transformation du droit du Travail. Outre qu'il déclare ne pas regretter de ne pas avoir manifesté mardi 12 au côté de la CGT, il annonce que "le bureau confédéral de FO n'appelle pas à manifester le 21 septembre". 
De son côté, le syndicat Solidaires (SUD) se joint à l'appel de la CGT à manifester le 21 septembre après le "large succès" de la mobilisation de mardi.
Mais FO appelle les routiers à une grève reconductible, dès le 25 septembre, avec la CGT.

lundi 3 juillet 2017

Emmanuel Macron humilie les "gens qui ne sont rien"

Emmanuel Macron est-il vraiment le président de tous les Français ? 
Résultat de recherche d'images pour "Macron Station F"
Macron, de tréteaux en tréteaux
Le président a opposé "les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien"

Le président Macron a un grand besoin de fraîcheur au quotidien et le trentenaire en crise de la quarantaine recherche désespérément la jeunesse. Aussi a-t-il répondu à l'invite du patron de Free à inaugurer sa Station F à Pariscampus géant destiné à l'accueil d'un millier de start-ups, mais il a dérapé dans ses propos, gâchant une nouvelle fois la fête.  
Le binaire Macron n'a pas hésité en effet à se livrer à une discrimination grossière entre les Français, suscitant des réactions d'anonymes et de personnalités politiques.

VOIR et ENTENDRE le banquier Macron humilier "les gens qui ne sont rien":  

Lors de cette inauguration jeudi de la Station F, qualifiée de "plus grand incubateur de start-ups du monde" et initiée par Xavier Niel, patron de presse - investisseur dans l'information en ligne (Mediapart, Bakchich), la technologie (Ateme) ou la musique (Deezer), il pèse aussi sur l'information et la presse (Le Monde ou Atlantico), l'orgueilleux ex-banquier Rothschild tenu établir un parallèle entre son parcours politique et celui d'un entrepreneur, mais il n'a réussi qu'à opposer les Français entre eux, fournissant à ses détracteurs de nouvelles raisons de se méfier d'un tel arrogant. "Une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien", a affirmé Emmanuel Macron à la Halle Freyssinet, un ancien dépôt ferroviaire de 310m de long sur 72m jusqu'en 2006, construit dans les années ...1920 (qui porte le nom de l'ingénieur qui conçut le béton précontraint) et réaménagé au côté de la gare d'Austerlitz.

Le président de la République a révélé sa nature méprisante. 
"Ne pensez pas une seule seconde que, si demain vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non, parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare, c'est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, parce que c'est un lieu où on passe, parce que c'est un lieu qu'on partage", a assuré ce trentenaire délicat qui ne se mêle pas facilement et utilise des lingettes après avoir serré des mains, tant il se méfie du peuple.

Et le pompeux de conclure, à pas lourds : "N'oubliez jamais, en faisant changer" votre pays, "que vous devez le faire changer pour longtemps, que vous avez à chaque instant cette responsabilité d'être né ou d'avoir grandi aussi dans cette gare, à Paris, en France, en Europe, quelque part dans le monde, et que cela vous l'emmènerez tout au long de votre vie."
 
Ces propos clivants lui valent de vives critiques

De nombreux internautes et politiciens ont sursauté et partagé leur indignation
Sur Twitter, Martine Billard, secrétaire nationale du Parti de gauche, a évoqué la «morgue de classe» d'Emmanuel Macron.  «Ce n'est pas un dérapage, c'est une honte», a également attaqué le psychanalyste médiatique Gérard Miller, soutien de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle.


Florian Philippot et Miller partagent le même sentiment de honte


Quand Macron parle de ceux qui réussissent (sous-entendu comme lui) et de ceux qui ne sont rien, ce n'est pas un dérapage, c'est une honte.
Le petit gars a reçu une volée de bois vert.
L'ancien ministre Thierry Mariani a dénonce le "mépris du président", tout comme l'ancienne ministre Christine Boutin, Julien Bayou, porte-parole d'EELV ou Pascal Durand, eurodéputé EELV, pour qui ce discours "illustre parfaitement la pensée macronienne".




Mais aussi bien Julien Bayou, porte-parole du parti Europe Écologie Les Verts, à l'autre bout de l'échiquier politique :



en passant par Christine Boutin :



Invité de France 3 ce dimanche, Nicolas Dupont-Aignan a de son côté estimé qu'Emmanuel Macron "devrait s'excuser" pour ces propos "profondément méprisants". "Qu'est-ce qu'on aurait dit" dans la presse partisane et "indépendante", interroge l'ancien candidat de Debout la France, "si Nicolas Sarkozy avait dit cela".

Les "gens qui ne sont rien" ont légitimement riposté sur les réseaux sociaux réagi.
Les messages d'internautes sont sans appel. Les propos désobligeants de l'hyper-président ont été re-tweetés plusieurs centaines de fois. Au nombre de ces moins que rien, le journaliste Aymeric Caron, recueilli par Politis, a également critiqué un "mépris de classe", dans un style 'émasculé': comme les gens qui ne sont rien, il déclare en quelque sorte "qu' "il n'y a pas de mots"...



Mélenchon dit "matheux", les médias en parlent pendant 3 jours. Macron opposent "ceux qui réussissent" à "ceux qui ne sont rien": silence.

Écouter attentivement à 0:17
"Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien"
"Les gens qui ne sont RIEN"

Macron est un malade mental 



Le président pharaonique est-il la perfection que nous vante la presse ?

BFMacron TV nous serine que Macron a fait jusqu'ici un sans faute. 
Les fact checkers oseront-ils affirmer que c'est "plutôt vrai" ? Comme le rappelle pourtant un internaute, le président de la République a déjà provoqué des sursauts de la population au fil de ses manifestations de mépris. 
Alors tout juste nommé ministre de l'Économie, Emmanuel Macron avait évoqué, en 2014, les salariées pour beaucoup "illettrées" des abattoirs Gad, dans le Morbihan. La Bretagne a encore massivement voté Macron et peut-être cherchent-ils à lui donner raison.


Deux ans plus tard,
ses propos tenus lors d'un déplacement dans l'Hérault avaient de nouveau été révélateurs de son mépris: "Vous n'allez pas me faire peur avec votre T-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler", avait-il rétorqué à un salarié gréviste. 

Plus récemment,
son accusation d' "alcoolisme et  tabagisme" dans le Nord lui a également valu une série de réactions outragées. Cette fois, il n'avait exprimé ni excuses ni regrets, maintenant ses insultes sur le fond dans un communiqué. 

Peu après son élection, il a encore suscité l'indignation
en ironisant sur les kwassa-kwassa, des embarcations régulièrement utilisées par des migrants de l'archipel des Comores. 


C'est kwassa, ce président ?