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lundi 2 mars 2020

Contre l'usage du 49.3: des mobilisations syndicales mardi partout en France

Réforme des retraites : l'intersyndicale appelle à des mobilisations  

Cet appel est lancé par la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants UNEF

Dès samedi, à Paris, la colère des citoyens s’est exprimée aux abords de l’Assemblée nationale. Julie Franchet/Hans Lucas/AFP








Les organisations syndicales attachées au système parlementaire et opposées recours à l'article 49.3 pour "faire passer en force son projet de régression sociale" - la  réforme des retraites -  appellent à des mobilisations, mardi 3 mars. Les syndicats mobilisés prévoient de "multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève".

Le gouvernement accusé d'épreuve de force pour cause d'impuissance"

 Une manifestante brandit une pancarte contre le recours à l'article 49.3
 pour adopter la réforme des retraites, le 1er mars 2020, à Paris


Le 49.3 "démontre l
'impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues", ajoutent la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants Unef. 
La CFE-CGC, qui a participé à quelques-unes des journées interprofessionnelles organisées par l'intersyndicale depuis le 5 décembre, cosigne le communiqué commun, mais n'appelle pas à la mobilisation de mardi.

Deux motions de censure séparées ont été déposées par l'opposition


Elles devraient être débattues "a priori mardi" à l'Assemblée nationale. Lundi matin, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à des mobilisations populaires "partout dans le pays" après le vote des motions de censure. 

Les socialistes appellent également à la mobilisation mardi, a fait savoir, sur franceinfo, le député PS Boris Vallaud.

mardi 7 janvier 2020

Retraites: la CFDT et l'UNSA lancent un ultimatum à Macron

Ces syndicats "réformistes" veulent un retrait de l'âge pivot d'ici vendredi

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, ainsi que celui de l’Unsa, Laurent Escure, souhaitent que l’âge pivot soit retiré du projet

Résultat de recherche d'images pour "bras de fer"Ils fixent la date-butoir à vendredi, date de la réunion prévue sur la mise en place d’une "conférence de financement".
A l’issue d’une réunion multilatérale au ministère du Travail, ce mardi, Laurent Berger a déclaré : "Dans l’état de tension dans lequel est notre pays, ce serait de bon ton d’avoir une annonce que l’âge pivot est retiré du projet de loi actuel, sinon la CFDT ne s’inscrira pas durablement dans cette discussion."
"Si l’objectif de cette conférence de financement, c’est de recycler l’âge pivot, la réponse est non", a-t-il catégoriquement affirmé, alors que le secrétaire d'Etat Fesneau a révélé qu'un projet de loi est déjà rédigé et entre les mains du Conseil d'Etat (lien PaSiDupes)

Le coût de la réforme n'est pas chiffré; les financeurs ne sont pas désignés

Le numéro 1 de la CFDT résume la situation : "Ce que l’on demande, c’est que l’on prenne le temps de réfléchir au financement du système de retraite, au calendrier de l’équilibre recherché et que l’on regarde toutes les possibilités sur la table, mais qu’on ne s’inscrive pas dans une volonté d’équilibre de court terme qui consiste à travailler plus longtemps."

Sa confédération sera "mobilisée" en régions samedi prochain, a-t-il également précisé.  C'est la date de manifestation choisie par l’intersyndicale qui demande le retrait pur et simple du projet (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et organisations de lycéens).

Le secrétaire général de l’Unsa  a dit espérer "que vendredi on aura une réponse définitive", Laurent Escure laissant au gouvernement "trois jours" pour décider.

lundi 6 janvier 2020

La CFDT réclame "une conférence de financement" sur les retraites

La patate chaude est entre les mains de Macron

Le secrétaire général de la CFDT a fait des propositions en attente

Réforme des retraites : un faux calme avant une semaine cléLaurent Berger a de nouveau demandé dimanche le retrait de l’âge pivot, mesure "injuste" et "inutile", tandis que l'intersyndicale (FO, CGT, Solidaires, FSU, CFE-CGC) des opposants demande le retrait pur et simple de l'ensemble du projet. Lors de son discours du 12 juin 2019, le premier ministre a annoncé un " âge d’équilibre" ou "âge pivot" (64 ans) qui, sans remettre en cause l’âge légal de départ à 62 ans (65 ans en Belgique, en Italie, en Allemagne et en Espagne), inciterait les Français à partir plus tardivement à la retraite, via un système de décote (malus).
En 2018, l’âge moyen de départ à la retraite était déjà de 62,7 ans : 62,4 ans pour les hommes et 63 ans pour les femmes. En excluant les retraites anticipées, l’âge moyen était 63,3 ans, pour les femmes comme pour les hommes.
"C’est une mesure qui est d’abord injuste car cela va faire payer plus ceux qui ont commencé à travailler jeune, au bénéfice de ceux qui ont commencé à travailler plus tard", a estimé Laurent Berger, lequel ne prend pas en considération les étudiants qui ont fait des études longues et devront aller à 67 ans, sans que leur vie professionnelle ait été nécessairement un "long fleuve tranquille". 

C’est une mesure inutile et cela ne se justifie pas", a martelé Berger.
L’âge pivot à 64 ans, en dessous duquel il ne sera pas possible de partir avec une retraite à taux plein, est présenté par le gouvernement comme une manière de garantir l’équilibre financier du système. Si l'âge légal de départ à la retraite à taux plein est actuellement fixé à 62 ans (réforme de 2010), la moyenne des salariés n'obtient déjà pas ses 43 annuités avant l'âge de 63,3 ans...

La CFDT est favorable à un régime universel de retraites par points, mais ne veut pas de mesure "budgétaire". 
"Il faut retirer cet âge pivot du projet", a insisté Laurent Berger. Est-ce le préalable à toute discussion ? "Oui", a-t-il répondu, alors qu’une concertation doit se tenir mardi au ministère du Travail sur la pénibilité et l’emploi des seniors.

Sur la proposition de "malus temporaire", Laurent Berger a répondu : "tout se discute, mais pas dans ce projet de loi". 
"Si le gouvernement met l’âge pivot dans ce projet, ça veut dire qu’il mélange des choux et des carottes", a-t-il dit. Et Laurent Berger de proposer de " continuer à travailler sur le contenu du système universel des retraites", sur la " pénibilité" et "la pré-retraite progressive".


Les lignes bougent

Vendredi 3 janvier, l
e premier ministre Edouard Philippe a réuni plusieurs ministres concernés par le processus - les ministres du Travail Muriel Pénicaud, de la Transition écologique Élisabeth Borne, et de la Santé Agnès Buzyn, et les secrétaires d’État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari et aux retraites Laurent Pietraszewski. Objectif, selon son entourage : "faire le point sur la situation dans les transports publics" et un "état des lieux sur l’avancée des négociations".

Trop rigide et piètre négociateur, l'Edouard passe la main à Muriel Pénicaud.
Les discussions se poursuivront au ministère du Travail sous l’égide de la ministre, absente jusqu’alors de ce dossier. Sa présence s’explique par la nécessité de "discuter aménagement de la fin des carrières et emploi des seniors", explique une source gouvernementale anonyme.

Vers "une conférence de financement" du système de retraite distincte du projet de loi en préparation ?
Dans le même temps, sur la question financière, "on convoque une conférence de financement des retraites qui jusqu’à fin juillet travaille à des propositions sur l’équilibre du régime à moyen et long terme," a lancé L. Berger.


Lundi matin,
le ministre de l'Economie,
Bruno Le Maire, s'est dit favorable à la "conférence de financement" du système de retraite proposée par le leader de la CFDT Laurent Berger. Son homologue aux Relations avec le parlement, Marc Fesneau, a pour sa part assuré que le gouvernement allait examiner cette proposition. C'est "une très bonne proposition", a déclaré le ministre sur France Inter, ajoutant qu'il fallait "saisir la main qui a été tendue par la CFDT". Vers un report en février ?

Il a par ailleurs dénoncé un "vrai problème " et une "conception du dialogue très particulière" du nouveau Monsieur retraites du gouvernement.

Laurent Pietraszewski a en effet fermé la porte dimanche à toute réintégration des quatre critères de pénibilité retirés au début du quinquennat, une des demandes de la CFDT.
"Avec les critères reconnus, aujourd’hui c’est 180.000 personnes concernées, si on met les quatre autres critères (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimiques) c’est 800.000 personnes et là ca commence à avoir du sens", a-t-il expliqué.

La CFDT fait dépendre de la réaction du pouvoir sa décision de mobilisation, le samedi 11 janvier, a-t-il fait comprendre sur France 2, sachant que le 1er syndicat de France avait appelé à manifester le 17 décembre et que l'intersyndicale (FO, CGT, Solidaires, FSU, CFE-CGC) l'a déjà prise. Une pétition sera lancée pour demander le retrait, a-t-il annoncé.

jeudi 2 mai 2019

1er Mai : Castaner nie tout ciblage de la CGT, Martinez y était et maintient

Ministre contre syndicat: qui est le menteur ?  

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez n'a "en aucun cas été délibérément ciblé" par les forces de l'ordre

Résultat de recherche d'images pour "1er mai Martinez gaz"
Le secrétaire général de la CGT a été contraint de quitter temporairement la tête du cortège, mercredi 1er mai, au cours des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. Dans un communiqué le syndicat dénonce un scénario "scandaleux et jamais vu", Philippe Martinez affirmant que "la police a chargé la CGT".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a nié que 
le syndicat a pu faire l'objet de la "répression inouïe" dont l'accuse Philippe Martinez
, patron de la CGT. Selon des journalistes de Reuters, des dizaines d'individus violents se sont mêlés aux manifestants en tête de la manifestation parisienne du 1er mai et les forces de l'ordre sont intervenues, faisant notamment usage de gaz lacrymogène.

Philippe Martinez a quant à lui maintenu ses accusations ce jeudi matin sur France 2. 
Image associée"On a été isolés et les policiers sont venus comme on dit proche de nos moustaches (...) et ils ont tiré des gaz lacrymogènes en direction d'une camionnette (...). Il y a une grenade qui est tombée juste à côté de moi", a -t-il certifié, précisant qu'il va "envoyer au ministre des photos qui ont été prises". "Je ne comprends toujours pas (...) qu'on ne puisse pas isoler [le black bloc] du reste de la manifestation", a-t-il ajouté.

C'est pas moi, c'est les autres, selon le joueur de poker. 
"Ce sont les casseurs qui ont voulu voler ce traditionnel rassemblement syndical." Selon Castaner, le bilan de la journée du 1er mai "montre l'efficacité du dispositif mis en place à Paris mais aussi en province," à moins que ce ne soit dû au sens des responsabilités des manifestants. 
Alors que les autorités s'attendaient à voir affluer jusqu'à 2.000 activistes dans la capitale à l'occasion du 1er-Mai, ce sont finalement "au moins 800 personnes [qui ont] tent[é] de se constituer en black bloc", chiffres de la préfecture, assure le ministre de l'Intérieur. 
Les plus de 17.000 contrôles préventifs mis en oeuvre dans la capitale (et 3.777 hors Paris), ont été, selon lui, dissuasifs, n'en déplaise aux démocrates attachés à la liberté de manifester. D'après un bilan fourni par le Parquet de Paris, 315 personnes se trouvaient en garde à vue mercredi à 21h45, dont 303 majeurs et 12 mineurs.

Beaucoup de phrases creuses et d'auto-surestimation du reporteur...

Avant même le départ de la manifestation,
le cortège principal de la manifestation du 1er mai rassemblant syndicats, gilets jaunes et black block à Montparnasse a été durement réprimé par l'immense dispositif policier présent dès le début de la journée aux alentours du lieu de rassemblement.

Aux alentours de 12h30, les forces de police ont attaqué les cortèges présents boulevard Montparnasse, notamment le cortège syndical de la CGT, deux heures avant le départ prévu de la manifestation.  Après l'exfiltration temporaire de Philippe Martinez, agressé par les lacrymos que subissent les Gilets jaunes depuis maintenant 5 mois, le leader syndical a déclaré : "la police a chargé la CGT, une CGT bien identifiée". De même, avant même le début du cortège, des "coups de matraque sur la tête" ont visés des cheminots, comme l’explique une syndiquée à Sud-Rail, membre de l'Union syndicale Solidaires, révolutionnaire trotskiste. Le camion de Solidaires a été gazé, précise-t-elle.





Vidéo intégrée

"Coup de matraque sur la tête, gazage du camion Solidaires" témoignage d'une cheminote Sud Rail depuis la manifestation du
Les forces de police étaient à l'offensive, le président Macron ayant promis la plus grande fermeté". La réponse du gouvernement fut donc la répression d’un 1er mai hautement politique qui rassemble dans ces cortèges syndicats, gilets jaunes et black block en convergence à Paris.
Résultat de recherche d'images pour "1er mai Martinez gaz"
Les violences policières sont montées encore d’un cran aujourd’hui, puisque les cortèges syndicaux se sont fait directement matraquer et gazer par la police, ce sort étant traditionnellement réservé au cortège de tête et ses derniers temps plutôt aux Gilets jaunes.
Résultat de recherche d'images pour "1er mai Martinez gaz"
La courbe des dépenses publiques a encore bondi:
les contribuables recevront la note des gaz lacrymogènes
distribués sans compter !
 
Le dispositif de répression a lui-même été aménagé, la manifestation étant quasiment rythmée par les forces de police. Devenue habituel, les voltigeurs de la BRAV-M (Brigade de Répression des Action Violente Motorisé) étaient présents en masse. Un nombre effarant de contrôles préventifs avait d’ailleurs été réalisé depuis la veille dans la capitale et le nombre d’interpellations a atteint un nombre inédit. Après les Gilets jaunes, les manifestants du 1er-mai  traditionnel ont été ostensiblement réprimé.

Une autre victime syndicale de la répression gouvernementale


Résultat de recherche d'images pour "1er mai Martinez gaz"Outre le secrétaire général de la CGT qui a dû quitter le cortège du 1er mai sous l'effet des gaz lacrymogènes, la FSU a décidé de quitter la manifestation. Bernadette Groison, sa secrétaire générale, raconte au Parisien :
"J’ai essayé de rejoindre la tête de manifestation, vers le quartier Vavin, près de Montparnasse. Lorsque je suis arrivée, vers 13 heures, des projectiles volaient déjà et des lacrymogènes étaient tirées. Donc, évidemment, nous ne sommes pas allés plus loin. Nous avons tout de suite reculé. Nous nous sommes mis dans un café, en attendant que cela passe. Mais la situation empirait. Nous avons alors vu des images montrant le camion de la FSU - qui se trouvait à proximité de la place Montparnasse - bousculé, abîmé. Nous avons alors appris qu’il y avait eu une charge de CRS et que l’un de nos militants avait été légèrement blessé. Nous avons donc pris la décision de sortir le camion du cortège et de partir.

Pourquoi avoir pris cette décision ?

Lorsque la situation dégénère, quand les forces de l’ordre ne sont pas en capacité d’assurer la sécurité d’une manifestation, j’applique un principe simple : on ne prend pas de risque.

Lorsque votre camion et vos militants se sont retirés du cortège, des manifestants ont salué votre départ. Comment l’avez-vous pris ?

Nous sommes en colère. C’est le 1er mai, la fête du travail et nos militants ne peuvent pas manifester ! Des gens méfiants, voire hostiles aux organisations syndicales, sont venus profiter du parcours que nous avions déclaré et que nous nous étions engagés à respecter. C’est un peu le principe du coucou, certains viennent nicher dans la manifestation pour manifester d’une façon que nous ne partageons pas.

Ils vous ont « piqué » votre manif ?

Oui, on s’est fait voler notre manifestation. A Paris, tout du moins. Ailleurs en France, cela ne s’est pas passé ainsi. En province, les manifestations se sont bien déroulées, il y avait du monde. Mais ce qui s’est passé à Paris est grave.
Est-ce inédit ?
Pour la deuxième année consécutive, il y a un problème grave lors du 1er mai. On ne peut pas s’habituer à cela, à ce que les organisations syndicales ne puissent pas manifester le jour de la fête du Travail. Je veux comprendre : comment, après avoir mis autant de forces de l’ordre sur le terrain, est-il possible que nous n’ayons pas pu manifester ? Comment un camion, censé être sécurisé par les forces de l’ordre, a pu être chargé ? Je ne dis pas qu’il y a une recette miracle. Mais le gouvernement a tout intérêt à répondre à ces questions, sauf à s’habituer à ce que cela soit le bazar en permanence et que l’on ne puisse plus manifester.
Groison assurait pourtant encore ce matin sur France Info qu'il "n'était pas question de ne pas faire ce 1er-Mai". "Je crois que pour éviter de se faire voler ce 1er-Mai, c'est que nous parlions du 1er-Mai et que nous parlions des sujets dont nous, organisations syndicales, nous voulons parler", espérait-elle.
Conclusion de BFMTV : "Le cortège du 1er mai se fissure"...

mardi 9 avril 2019

Les retraités de nouveau décidés à manifester jeudi 10 contre le dédain de Macron

Les seniors dénoncent un gouvernement "qui reste "sourdingue" à leurs difficultés

Déjà la septième journée d’actions et de manifestations depuis l’élection de Macron

Image associée

Neuf syndicats et associations de retraités les ont appelés à une crier leur colère,  partout en France jeudi,  contre la politique du gouvernement "qui reste sourdingue" à leurs revendications. Plus de 130 initiatives sont recensées, ont indiqué les neuf organisations - CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR (Fédération Générale des Retraités), LSR (

Loisirs et Solidarité des Retraités

)
et UNRPA (Union Nationale des Retraités et des Personnes âgées ) - lors d’une conférence de presse, lundi.

"Le printemps des retraités va se manifester dans les rues à travers de nombreux rassemblements et manifestations", a affirmé Olivier Jouchter, de la CGT. Les organisateurs espèrent un sursaut après plusieurs mobilisations en demi-teinte : depuis le point d’orgue de mars 2018, qui avait poussé le gouvernement à revenir en partie sur la hausse de la CSG, les cortèges de retraités se sont clairsemés.

Le gel des pensions, moteur de la fronde

Résultat de recherche d'images pour "manifestation retraites"
Cette année, c’est le quasi-gel des pensions qui alimente la colère, mais l’exécutif a déjà ouvert la porte à un aménagement en faveur des ménages modestes. Le "groupe des 9" syndicats prévoit de se réunir le 18 avril pour décider des "prolongements utiles" à la journée du 11.

Signe que d’autres mobilisations sont envisagées, les revendications se sont étendues au sujet de "la prise en charge de la perte d’autonomie", au cœur de la future réforme de la dépendance, et à " l’amélioration des pensions de réversion", point sensible de la réforme des retraites.

dimanche 7 octobre 2018

Appel à la grève générale le 9 octobre contre la politique sociale du gouvernement

Public et privé en grève et dans la rue

Plusieurs syndicats ont validé fin août cette première date de mobilisation...

Le gouvernement se lance dans une offensive d’ampleur : suppressions d’emplois massives dans les services publics, baisses de salaire, statut détricoté, destruction des CHSCT, mise en place de la machine de tri social Parcoursup, réformes rétrogrades du système éducatif… Le 9 octobre, à l’appel de Solidaires, la CGT, FO, tous les secteurs seront impactés.

Suppressions massives d’emplois dans la fonction publique
Le gouvernement envisage la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Il compte les supprimer dans la santé, dans les services des impôts, mais aussi, bien sûr, dans l’Education nationale. Le nombre de postes aux concours est en chute libre. Les réformes du lycée professionnel conduiront à la suppression de nombreux enseignements de spécialité, aboutissant à 7.000 suppressions de postes. Au lycée, la mutualisation des enseignements, les projets de visio-conférence pour les options et la semestrialisation des cours projetée aboutira à de nombreuses suppressions de postes.

Dégradation des conditions de travail
Le dédoublement des classes en CP et CE1 en REP, les effectifs actuels ne le permettent pas. Nos conditions de travail, qui n’ont déjà rien de brillant, seront amenées à se dégrader encore dans une période de hausse démographique. Et le gouvernement s’apprête à essayer de dissoudre les commissions paritaires et surtout les CHSCT !

Une université du tri social
Dans les universités, Parcoursup s’est donné à voir pour ce qu’il est : une machine à broyer les étudiant-e-s, en particulier des classes populaires. Avec Parcoursup, qui a réussi l’exploit d’être moins efficace encore qu’APB, les mécanismes de ségrégation sociale ont joué à plein. Le projet politique est clair : empêcher les classes populaires d’entrer à l’université.

Le gouvernement s’en prend sans cesse aux fonctionnaires
Les salaires stagnent depuis plusieurs années malgré le retour de l’inflation. Les augmentations de salaires promises par le gouvernement précédent, en échange d’une acceptation par certaines organisations syndicales, du PPCR ont été renvoyées aux calendes grecques. La seule réponse du gouvernement à la revendication d’une augmentation générale des salaires consiste à individualiser encore davantage les rémunérations en visant à faire du "mérite" un facteur déterminant dans le cadre du plan "Action publique 2022".

Un gouvernement qui privatise le service public ferroviaire, qui organise la faillite des universités, détruit les hôpitaux, qui en somme s’attaque à tous les services publics, est un gouvernement qui s’en prend à tous les mécanismes de solidarité.

Précarité au programme
Alors que près d’un personnel sur cinq est contractuel dans les trois fonctions publiques, cette proportion est d’un personnel sur quatre dans l’Education nationale, conséquence logique du refus d’ouvrir des postes au concours. Ces contrats sont bien souvent d’une durée inférieure à l’année scolaire, ce qui plonge les "intermittents" de l'enseignement dans la plus grande précarité. A travers les recrutements d’AESH uniquement en CDI et sans concours, le ministère expérimente à grande échelle des dispositifs de destruction du statut de fonctionnaire.

Faire cesser ces attaques.
Le 9 octobre, par une grève interprofessionnelle, les salariés se mobiliseront pour un service public de qualité, le statut de fonctionnaire, les conditions de travail et le déblocage des salaires et un rattrapage du pouvoir d'achat.

Le 9 octobre sera "une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne" pour protester contre la politique sociale jugée "idéologique" du gouvernement.

L’organisation de cette journée d’action contre "l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs" a été décidée par les syndicats de salariés CGT (Confédération générale du travail) et FO (Force ouvrière), l’Union nationale des étudiants de France (Unef, un temps présidée par Bruno Julliard aujourd'hui prêt à entrer au gouvernement Philippe) et l’Union nationale lycéenne (UNL), à l’issue d’une réunion au siège de FO.

L’union syndicale Solidaires en a approuvé le principe, mais doit valider la date du 9 octobre "lors de son instance nationale la semaine prochaine", selon un communiqué commun.

La prochaine grève est pour le lundi 12 octobre.

mercredi 2 mai 2018

1er Mai 2018 : des exactions syndicales déjà en 2009, Boulevard de l'Hôpital à Paris

"La mobilisation contre le CPE atteint une ampleur inégalée", titrait Le Monde

L'arrivée sur le Boulevard de l'Hôpital est le déclencheur traditionnel des débordements de l'extrême gauche

Les nervis de la CGT ne sont-ils pas vecteurs de violences ?
"Il est impensable que le premier ministre reste arc-bouté sur sa position", estima alors le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, place d'Italie en direction de la place de la République, avec les mêmes syndicats, pour la plupart : Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Bruno Julliard (UNEF), Jacques Voisin (CFTC), Gérard Aschieri (FSU), Alain Olive (UNSA), Annick Coupé (Solidaires) - avaient pris la tête de cortège, derrière une banderole réclamant le "retrait du contrat première embauche", rapportaient Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.03.2006 à 21h34 • Mis à jour le 28.03.2006 à 21h36

Dès le départ du cortège,
une centaine de casseurs avaient tenté de pénétrer dans un supermarché du boulevard de l'Hôpital et brisé les vitres d'un café adjacent. D'autres heurts étaient à déplorer, vers 16 heures, à l'arrivée du cortège, place de la République. 
Des manifestations qui rappelaient celles de mai 2002 et novembre 1995.

Les syndicats récidivent : la police n'a rien appris


Les casseurs ne sont pas que des"jeunes" révolutionnaires
Manifestation du 5 juillet 2016 à Paris contre la Loi Travail : situé à Paris sur le chemin des manifestants, l'hôpital de la Pitié Salpêtrière avait été protégé par des CRS. Des "casseurs" s'étaient attaqués à l'hôpital Necker-Enfants malades lors de la manifestation précédente du 14 juin. La façade avait été taguée et des vitres brisées.

14h16 - Quelques groupes refusent de se soumettre à la fouille obligatoire pour pénétrer dans la zone de la manifestation. La manifestation devait démarrer à 14h, il se peut que le coup d'envoi ait pris un peu de retard du fait du haut niveau de sécurité imposé [en 2016]. 
Si elle l'avait voulu, la préfecture de police de 2018 aurait pu renouveler son blocage de juillet 2016 :
Une manifestation sauvage a été bloquée par la police. Après une assemblée générale à la Bourse du travail à Paris, des opposants ont décidé de manifester entre la place Denfert-Rochereau et la place d'Italie pour protester contre la "mise en cage du droit de manifester", rapporte Libération (en juillet 2016).
5 juillet 1016, à 14h34 - Certains manifestants qui refusaient les fouilles ont finalement réussi à rejoindre le cortège sans être contrôlés, rapporta une journaliste du Monde présente sur place.

En 2016, les "casseurs" s'étaient déjà infiltrés entre les forces de police et la tête du cortège : rien de nouveau sous le soleil macronien :



Des violences avaient déjà été déclenchées par des  anti-capitalistes Boulevard de l'Hôpital 


Des fous furieux s'en étaient pris à l'hôpital Necker, donc aux enfants malades qui y sont soignés.
Comme toujours depuis le début des manifestations contre la loi Travail, des débordements ont émaillé le cortège parisien du mardi 14 juin. Abribus, horodateur et vitrines de magasins n'ont pas résisté au passage de quelques "milices de fascistes", aurait-on dit, si la droite extrême avait été impliquée, venus dans le seul but de tout briser sur leur passage entre la place d'Italie et les Invalides.

VOIR et ENTENDRE
l
e reportage sur les violences de manifestants anti-loi Travail du 14 juin (73 interpellations en France):

C'est cette attaque, très symbolique de l'esprit révolutionnaire, qui a scandalisé de très nombreux internautes. L'hôpital Necker a en effet été la cible de jets de projectiles, comme le montre la photo tweetée par ce journaliste du Monde. "Ne travaillez jamais", peut-on lire sur l'inscription anarchiste laissée sur la façade...
Cette gauche barbare française qui attaque un hôpital a sûrement des leçons d'humanisme à donner à propos du conflit israélo-palestinien, mais la France profonde réprouve totalement qu'ils s'en prennent à des enfants. 
D'autres, mieux informés, ont rappelé que c'est dans cet établissement que le fils du couple de policiers tués à Magnanville était hospitalisé.
hopital necker
Ces violences ont également été dénoncées par plusieurs responsables politiques. La ministre de la Santé a évoqué une "attaque insupportable" tandis que Philippe Vigier, patron des députés UDI, demande des "sanctions exemplaires". A-t-il déposé une proposition de loi dans ce sens ?
La direction des hôpitaux parisiens a annoncé que "15 baies vitrées ont été cassées". "Une plainte est déposée", a ajouté l'APHP. Peut-elle préciser quelles suites lui ont été données ? 
Quel "soutien aux professionnels de santé mobilisés auprès des patients", Marisol Touraine (PS) a-t-elle concrètement apporté ?
Quant au ministère de l'Intérieur, il n'a rien appris...