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dimanche 7 octobre 2018

Appel à la grève générale le 9 octobre contre la politique sociale du gouvernement

Public et privé en grève et dans la rue

Plusieurs syndicats ont validé fin août cette première date de mobilisation...

Le gouvernement se lance dans une offensive d’ampleur : suppressions d’emplois massives dans les services publics, baisses de salaire, statut détricoté, destruction des CHSCT, mise en place de la machine de tri social Parcoursup, réformes rétrogrades du système éducatif… Le 9 octobre, à l’appel de Solidaires, la CGT, FO, tous les secteurs seront impactés.

Suppressions massives d’emplois dans la fonction publique
Le gouvernement envisage la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Il compte les supprimer dans la santé, dans les services des impôts, mais aussi, bien sûr, dans l’Education nationale. Le nombre de postes aux concours est en chute libre. Les réformes du lycée professionnel conduiront à la suppression de nombreux enseignements de spécialité, aboutissant à 7.000 suppressions de postes. Au lycée, la mutualisation des enseignements, les projets de visio-conférence pour les options et la semestrialisation des cours projetée aboutira à de nombreuses suppressions de postes.

Dégradation des conditions de travail
Le dédoublement des classes en CP et CE1 en REP, les effectifs actuels ne le permettent pas. Nos conditions de travail, qui n’ont déjà rien de brillant, seront amenées à se dégrader encore dans une période de hausse démographique. Et le gouvernement s’apprête à essayer de dissoudre les commissions paritaires et surtout les CHSCT !

Une université du tri social
Dans les universités, Parcoursup s’est donné à voir pour ce qu’il est : une machine à broyer les étudiant-e-s, en particulier des classes populaires. Avec Parcoursup, qui a réussi l’exploit d’être moins efficace encore qu’APB, les mécanismes de ségrégation sociale ont joué à plein. Le projet politique est clair : empêcher les classes populaires d’entrer à l’université.

Le gouvernement s’en prend sans cesse aux fonctionnaires
Les salaires stagnent depuis plusieurs années malgré le retour de l’inflation. Les augmentations de salaires promises par le gouvernement précédent, en échange d’une acceptation par certaines organisations syndicales, du PPCR ont été renvoyées aux calendes grecques. La seule réponse du gouvernement à la revendication d’une augmentation générale des salaires consiste à individualiser encore davantage les rémunérations en visant à faire du "mérite" un facteur déterminant dans le cadre du plan "Action publique 2022".

Un gouvernement qui privatise le service public ferroviaire, qui organise la faillite des universités, détruit les hôpitaux, qui en somme s’attaque à tous les services publics, est un gouvernement qui s’en prend à tous les mécanismes de solidarité.

Précarité au programme
Alors que près d’un personnel sur cinq est contractuel dans les trois fonctions publiques, cette proportion est d’un personnel sur quatre dans l’Education nationale, conséquence logique du refus d’ouvrir des postes au concours. Ces contrats sont bien souvent d’une durée inférieure à l’année scolaire, ce qui plonge les "intermittents" de l'enseignement dans la plus grande précarité. A travers les recrutements d’AESH uniquement en CDI et sans concours, le ministère expérimente à grande échelle des dispositifs de destruction du statut de fonctionnaire.

Faire cesser ces attaques.
Le 9 octobre, par une grève interprofessionnelle, les salariés se mobiliseront pour un service public de qualité, le statut de fonctionnaire, les conditions de travail et le déblocage des salaires et un rattrapage du pouvoir d'achat.

Le 9 octobre sera "une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne" pour protester contre la politique sociale jugée "idéologique" du gouvernement.

L’organisation de cette journée d’action contre "l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs" a été décidée par les syndicats de salariés CGT (Confédération générale du travail) et FO (Force ouvrière), l’Union nationale des étudiants de France (Unef, un temps présidée par Bruno Julliard aujourd'hui prêt à entrer au gouvernement Philippe) et l’Union nationale lycéenne (UNL), à l’issue d’une réunion au siège de FO.

L’union syndicale Solidaires en a approuvé le principe, mais doit valider la date du 9 octobre "lors de son instance nationale la semaine prochaine", selon un communiqué commun.

La prochaine grève est pour le lundi 12 octobre.

mardi 15 mars 2016

Loi Travail: la semaine de quatre jours, une avancée sociale, selon EELV...

L'intérimaire à la tête d'EELV réclame une semaine de quatre jours 

Une "réduction du temps de travail" à 32 heures, telle est la proposition du secrétaire national intérimaire du parti écologiste.

La sortie du secrétaire national intérimaire d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), David Cormand, ajoute au chaos à gauche. Opposé à la réforme du droit du travail voulue par Valls (et abusivement intitulée 'loi El Khomri' parce que le projet du premier ministre socialiste fracture la classe politique déchirée en deux camps sur le sujet, surtout à gauche), il a appelé à "réfléchir au travail du XXIe siècle" en se fondant sur "deux piliers": "la réduction du travail choisie et le revenu universel".
"Il faut faire la réduction du temps de travail. Elle existe déjà aujourd'hui, ça s'appelle "le chômage". Donc, soit c'est (cette) réduction du temps de travail subie, soit c'est une réduction du temps de travail choisie; et ça, c'était les 35 heures, pourquoi pas demain les 32 heures"
"A partir du moment où il n'y a plus de travail dit "productif" pour tout le monde [et les migrants], il faut limiter (et) baisser, la durée légale, a-t-il expliqué sur Sud Radio et Public Sénat. Après, en fonction des branches, il peut bien entendu y avoir des exceptions", a-t-il toutefois concédé. 

EELV plaide pour une réduction du nombre de jours travaillés 

"Moi, je suis même pour que la semaine de quatre jours soit la norme générale. Après, en fonction des métiers, il peut y avoir des adaptations", a encore nuancé le conseiller municipal de Canteleu (Seine-Maritime). "Il y a des métiers, comme la restauration - vous savez, j'ai été saisonnier d'été pendant un certain nombre d'années -,
où franchement, 35 heures, ça n'a pas tellement de sens", a finalement conclu David Cormand, 41 ans, apparatchik vert proclamé "homme politique" sans aucune expérience professionnelle connue, ni d'autre mandat électif qu'interne à Europe Ecologie-les Verts. "Je ne vois pas quelle révolution politique pourrait conduire ce porte-flingue qui a été tour à tour proche de Jean-Vincent Placé, Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot", dit méchamment Daniel Cohn-Bendit de cet invertébré, flexible et polyvalent.
"C'est quelqu'un qui a fait toute sa carrière dans l'appareil du parti, raconte l'ex-EELV François de Rugy. Il y est entré avec une petite liste qu'il avait monté: 'Forever les Verts', c'était amusant. A l'époque, il était plutôt proche de la mouvance niniste, ni-droite ni-gauche, d'Antoine Waechter. Petit à petit il s'est beaucoup rapproché de Jean-Vincent Placé, presque jusqu'à devenir l'homme de Jean-Vincent Placé. Et puis, il y a eu cette rupture sur la sortie du gouvernement où il a rejoint Cécile Duflot. David s'est toujours plié à l'avis majoritaire des militants, parfois par anticipation. Ce qui fait qu'on ne sait pas trop de quoi il est fait."
Une avancée sociale qui rappelle la France de 1882, quand le jeudi était jour de repos pour tous les écoliers.
Alors, puisqu'EELV rase gratis, quand passons-nous à  la "semaine des quatre jeudis" ?...
Demain jeudi 17 mars, l'UNEF, syndicat de jeunes assistés, appelle les étudiants à une nouvelle journée de mobilisation, et la CGT a déposé un préavis de grève de quinze jours, du 17 mars au 31 mars. va-t-il falloir se lever ?

dimanche 6 mars 2016

La ministre du Travail fait des malaises à répétition

Myriam El Khomri ridiculisée dans On n'est pas couché pour ces malaises

Soit elle a un problème de déséquilibre, soit elle ment
Au coeur d'une tempête à cause du projet de loi qui porte son nom, la ministre du Travail se fait un peu souvent porter pâle. Sa santé paraît décidément très chancelante, mais la bande à Ruquier manquant cruellement de compassion, ses supposés malaises ont fait rire le public de l'émission de France 2 'On n'est pas couché' où le public applaudit, rit et siffle à la demande.

Accident diplomatique ou domestique ?
Samedi soir, Laurent Ruquier s'est interrogé -en direct et sans coupe au montage- sur la nature réelle de ce soudain coup de mou que Hollande et Valls ont tenté de déminer. Mais les deux têtes de l'exécutif peinent à se concerter et tandis que l'un, le président de la République, évoquait un malaise, l'autre, le premier ministre, accusait un "accident domestique" de Myriam El Khomri, la ministre du Travail. Pour faire encore plus vrai, Valls n'a pas craint de mettre en cause une chute dans la salle de bain, rapporte Le Parisien. Mais les deux accréditaient l'idée de son hospitalisation...
 
Tant de divergences n'ont pas manqué de susciter des doutes.
En pleine polémique autour de son projet de réforme du droit du travail, et après les insultes adressées à Hollande ('fumier', 'pauvre con' ou 'feignant') ou l'étiquette de "petit zizi" épinglée à Manu Valls par des agriculteurs du Salon de l'Agriculture, Ruquier a repassé une couche sur les trois protagonistes de cette farce du mensonge. "On ne sait pas si elle a glissé vraiment ou si c'était une excuse diplomatique qui tombait bien au moment où elle devait expliquer le recul de la loi sur le travail et qu'elle avait besoin d'un peu de temps pour réviser un peu plus longuement," a ainsi demandé Laurent Ruquier pendant l'émission de samedi soir sur la chaîne de service public. 

Le doute de l'animateur s'explique par un antécédent fâcheux
Si grande soit la détermination que Valls lui prête, c'était l'excuse d'un soi-disant 'malaise' que Myriam El Khomri avait déjà invoquée pour annuler une participation à l'émission politique du matin 'Les 4 vérités' sur France 2. 
Vite rétablie, la ministre avait bénéficié du désistement d'un invité pour pouvoir finalement venir sur le plateau le 3 mars, au détriment de plusieurs autres rendez-vous professionnels.
"Le malaise ? Elle nous a déjà fait le coup!" rappela Laurent Ruquier

Laurent Ruquier et sa chroniqueuse ont taclé l'exécutif pour ses mensonges sur l'état de santé de la ministre. Hilare, Léa Salamé ne s'est pas privée de révéler que la ministre du Travail a une fâcheuse tendance à tourner de l'oeil dans la tourmente et se défiler en dernière minute.

Et de trois !
"Est-ce qu'on dit la vérité? Est-ce qu'on dit que nous aussi elle devait venir? Il y a un mois, elle devait être là et elle a fait un malaise," a-t-elle lâché, alors que Revanchard, Ruquier a surenchéri : "Elle nous a déjà fait le coup !".

Tant de fragilité dans ce corps hommasse crée un... malaise, alors que le projet de réforme du Code du Travail que Valls fait endosser à sa jeune ministre suscite une révolte de la gauche à travers tout le pays. Une pétition en ligne a d'ailleurs déjà enregistré plus d'un million de signataires contestant cette loi considérée comme trop favorable pour les employeurs. Une manifestation de la étudiante est prévue le mercredi 9 mars. Et  la première grève intersyndicale d'envergure est organisée le 31 mars.

Seul un Français sur cinq veut de la loi Travail en l'état

Près d'un Français sur deux (48%) souhaite que le gouvernement apporte des modifications "significatives" à son projet de réforme du Code du travail et un tiers (33%) veulent qu'il soit retiré dans son intégralité, selon un sondage Elabe pour Les Echos, Radio Classique et l'Institut Montaigne publié jeudi 3 mars. Les sympathisants du Front de gauche (Parti communiste et Parti de gauche, 58%) et du Front national (56%) sont les plus nombreux à réclamer le retrait pur et simple du projet de loi de réforme du Code du travail que Valls et Hollande font endosser à leur frêle ministre Myriam El Khomri.

Après un premier report, la présentation de ce projet est prévue en conseil des ministres le 24 mars (contre le 9 mars initialement), le projet va être "retravaillé" sous la pression des syndicats, mais aussi des intellectuels de gauche. En fait, les syndicats les plus hostiles réclament une mise à plat, c'est-à-dire une refonte du texte. Le Premier ministre Manuel Valls s'est résigné à la concertation et recevra une à une les organisations syndicales et patronales représentatives à partir du lundi 7 mars.

Avant même que les députés et sénateurs aient eu connaissance du texte du projet
autrement que par des fuites, "P'tit zizi" avait commencé par faire le gros dur en annonçant qu'il ne mollirait pas et recourrerait si besoin au 'Viagra' à l'article 49.3 qui courtcircuite les parlementaires et permet le passage en force.
Interrogée le 17 février sur les inquiétudes des Français face à un projet donnant plus de flexibilité aux entreprises et sur l'hypothèse d'un 49.3, la ministre avait affirmé que le gouvernement prendrait "ses responsabilités". "Nous voulons convaincre les parlementaires de l'ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités", avait-elle lâché. Les décrypteurs avaient conclu à la menace du 49.3, déjà utilisé en 2015 sur la loi Macron.
Or, la ministre du Travail est revenue sur ses propos, lundi 21 février à Mulhousejugeant "ni souhaitable, ni nécessaire" le recours à l'article 49.3 (adoption d'un texte sans vote) sur son projet de réforme du Code du travail, contesté par la gauche politique et par les syndicats. "Il faut qu'on avance et je n'ai jamais parlé du 49.3", a assuré la ministre lors d'un déplacement en Alsace avec Manuel Valls et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.
Quand l'exécutif a une mise au point à faire, il organise une visite d'entreprise et il est de plus en plus souvent sur le terrain pour ajuster sa communication...

mardi 7 septembre 2010

7 septembre 2010: réouverture de la saison des grèves

Lutte syndicale pour le rétablissement des régimes spéciaux de retraite

Le délire des estimations du nombre de participants

1.1 million (ministère) => 2.5 millions (CFDT) => 2.7 millions (CGT)

La presse rivalise de rigueur militante:
Pour Libération: « Retraites: entre 1,1 million et 2,7 millions de manifestants »
LePost ne faillit pas à sa réputation lamentable et titre:
« Entre 1,1 et 3 millions de manifestants: le gouvernement pourra-t-il l'ignorer ? »
Un seul fait l'unanimité: ce doit être le plus réaliste.

La presse étrangère nous confirme le n'importe quoi des estimations de la gauche française
The Guardian (quotidien britannique clairement à gauche) titre en effet:
"France: Protests over pensions bring over a million onto boulevards"

"Plus d'un million", ça peut faire 3 millions en Franc
... Le pire, c'est qu'ils y croient ! A partir de là, il devient impossible de contester, lorsque Reuters (britannique) valide les chiffres des syndicats et les transmet à ses confrères français pour intoxication de l'hexagone.

Quelques comparaisons

C'est toujours 'mieux' que le mouvement social de jeudi 24 juin dernier
Il fut jugé assez faible puisque moins des deux-tiers (64%) des Français l'ont jugé “ justifié ”. lien PaSiDupes

Le 7 septembre 2010
Selon BVA, l’approche de l’été, les divisions syndicales, le manque de succès des précédentes manifestations étaient autant d’éléments qui expliquaient cette poussée de l’impuissance, du désabusement, plutôt que de la colère . » Pour PaSiDupes, c'est cette fois la conjonction de l'effet festival estival et de l'effet convivialité de la rentrée des camarades !

Nostalgie de la gauche:
les grèves de 1995
Elles restent la référence comme étant les plus importantes depuis 1968.

VOIR et ENTENDRE d'ailleurs le trotskiste Alain Krivine (NPA, LCR de sa jeunesse) haranguer les manifestants, chemise noire, megaphone en main et poing levé.
On notera que la moyenne d'âge des manifestants est en effet élevée !...

VOIR et ENTENDRE aussi des exemples de liberté d'expression des usagers français de toutes origines, ravis des transports en commun, un jour de grève:


De nouvelles actions syndicales sont annoncées
, pouvant aller jusqu'à la grève, dans la quinzaine à venir: ils parlent du 15 septembre.
A nous de tout mettre en oeuvre pour nous organiser et contrer les syndicats en allant travailler !

lundi 6 septembre 2010

Education nationale: trop de personnels pour les semaines à deux jours de grève

Disons NON à la mensualisation des grèves

La république "des copains et des coquins" socialistes nous affaiblit

Le SNES-FSU appelle même à deux jours de grève la semaine de la rentrée !
Les cours seront bloqués les 6 et 7 septembre.

Afin de ne pas laisser les syndicats de l’Education Nationale et l’UNEF (proche du PS), la FIDL (émanation de SOS Racisme) et de l’UNL (émanation de l’UNEF) empêchant les écoliers, collégiens et lycéens de suivre les cours, mobilisons-nous pour encourager les lycéens à étudier et les travailleurs à travailler !

Le mardi 7 septembre, je riposte aux syndicats et à la gauche perdue

Je m'oppose
à la mobilisation intersyndicale interprofessionnelle des syndicats:

Le 7 septembre, je travaille !

Et chaque mois que les syndicats perturberont comme l'an passé, je refuserai la dictature des syndicats:

le bouleversement de ma vie familiale ;
les fatigues inutiles ;
la perte de journées de travail ;
la mise en péril de l'économie de mon pays.

Unissons nos volontés de résistance

A l'initiative de S T O P__ L A__ G R E V E

rejoignons la page

Facebook, Le 7 septembre, je travaille !

en cliquant
ICI

Stop à la chienlit...


samedi 26 juin 2010

24 juin -Petite grève mensuelle dans les transports et le primaire

Pas de quoi bloquer la réforme des retraites

Photo d'archives de France Info:
romantique et nostalgique ?

Les transports en commun et les services publics étaient perturbés jeudi par un nouveau mouvement de grève.
Propagande de France Info

Voici le texte de son article de mobilisation

"Avec 200 manifestations prévues en France, la grève pour protester contre la réforme des retraites s’annonce très suivie. L’intersyndicale veut fortement mobiliser. Des perturbations sont à prévoir, notamment dans les transports et l’éducation nationale.
Premier secteur touché par cette nouvelle grève contre la réforme des retraites, les transports. La SNCF prévoit de fortes perturbations. Elles ont déjà débuté hier soir et elles s’achèveront demain matin 8 heures..."

La grève réelle dans les transports
SNCF: 60% de non grévistes
Environ quatre cheminots sur dix étaient en grève jeudi matin, selon la SNCF. Les prévisions de trafic faisaient état d'un TGV sur deux en moyenne en France et à l'international, comme pour les TER et les Transilien - en heure de pointe.

RATP: 75% n'ont pas fait grève
La Régie a fait état de la circulation de trois métros sur quatre en moyenne, tout comme sur le RER A. Elle ne prévoyait en revanche qu'un train sur cinq sur la section Paris-Aéroport Charles de Gaulle 2.

En effet, le RER B est géré par la SNCF et le Conseil Régional PS.

Cette ligne souffre régulièrement de problèmes techniques (trois recensés entre fin mars et mi-avril 2009) : rupture de caténaires, problèmes électriques... L'insuffisance des travaux de modernisation par le Conseil régional présidé par Huchon-ronron est aussi une cause de perturbations.

Enfin, des incendies dans des campements roms bloquent régulièrement le trafic à Saint-Denis, comme en 2007 et 2009.

A l'Education nationale

Dans les écoles, la moyenne pondérée sur l'ensemble des enseignants s'établit à 19,96% de grévistes, dont 31,87% dans le premier degré - un taux plutôt inférieur à l'habitude - et seulement 10,27% dans le secondaire.

La grève a été très peu suivie dans les lycées, où les enseignants sont moins réactifs: 3,49% dans les établissement professionnels et 1,39% dans les lycées d'enseignement général et technologique.

Fonction publique

Selon le ministère du travail, 18,7% des fonctionnaires étaient en grève.

Ces évaluations ne contribuent pas à crédibiliser le chiffre de 2 millions voulu par les syndicats.

Les estimations officielles - 800.000 – paraissent nettement plus raisonnables.

mardi 15 juin 2010

Retraites: les réactionnaires ont le choix entre deux journées d'action syndicale

FO commence le 15 juin, les autres continuent le 24 juin

Chacun sait que l'opposition attend le gouvernement au tournant de la rentrée de septembre: lien PaSiDupes. Mais les syndicats cherchent à redorer leur image dès juin.

FO, louve solitaire

L'unité syndicale "n'est pas une fin en soi" s'il n'y a pas de "revendications claires et communes", affirme Force ouvrière, qui appelle mardi 15 juin à la grève et à une manifestation à Paris, juste avant l'annonce de la réforme des retraites.

Force ouvrière refuse tout en bloc
La troisième confédération française (15,81% aux élections prud'homales de 2008) fait des blocages:
- sur le report de l'âge légal de départ à la retraite après 60 ans,
- mais aussi sur tout nouvel allongement de la durée de cotisation
- ou encore toute remise en cause du Code des pensions de la Fonction publique.
Quel pays peut se vanter d'avoir un syndicat plus conservateur ?

FO fait cavalier seul
Les autres syndicats ont appelé à une journée de mobilisation le 24 juin.
FO avait déjà défilé seule, le 1er mai. Une démarche "pragmatique", selon son secrétaire général, Jean-Claude Mailly. "En 2003, on avait été ensemble sur des déclarations ambiguës, ça n'avait pas marché. Et l'année dernière, on avait fait toute une série de manifestations à répétition avec le risque d'user les salariés".
Depuis la fin du printemps 2009, lorsque les protestations massives dans la rue ont commencé à s'étioler, FO a quasiment boudé (« déserté », selon la CGT) toutes les réunions de l'intersyndicale.

La CFDT est passée jeudi au feu orange

Malgré de vives résistances minoritaires, le Congrès de la confédération a dit
- oui à un éventuel allongement de la durée de cotisation pour la retraite,
- mais non à la fin de la retraite à soixante ans.

Le gouvernement a reçu "un ferme soutien de la CFDT dont les congressistes, par 58,9% des voix, viennent d'accepter l'augmentation du nombre d'annuités de cotisations", a d'ailleurs critiqué vendredi la fédération FO Communication Ile-de-France, avec la non moins ferme volonté de stigmatiser la CFDT.

Les accrocs appellent à la grève le 24 juin

Après une première journée de grève et de manifestations moyennement suivie, le 27 mai, la CGT et la FSU, la CFDT et l'Unsa, Solidaires dont SUD, ainsi que la CFTC ont appelé lundi à faire grève et à manifester le 24 juin pour protester contre le projet gouvernemental. Lire PaSiDupes sur le fiasco de la grève du 27 mai

La journée du 24 juin ne devait porter que sur la défense du droit à la retraite à 60 ans. Selon une déclaration commune du 31 mai, "la remise en cause de l'âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste". "En particulier, elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs et travailleuses les plus précaires", argumentait l'intersyndicale CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires, rejointe par la CFTC depuis.

Le gouvernement doit présenter mercredi son avant-projet de réforme des retraites.

Le Premier ministre François Fillon a réaffirmé samedi son intention de toucher au "symbole" de l'âge légal de départ à 60 ans, tout en trouvant de nouveaux financements. Fixé à 60 ans depuis 1983, l'âge légal serait ainsi repoussé à 62 ou 63 ans.

Le ministre du Travail Eric Woerth a confirmé lundi sur Radio Classique qu'il y aurait des "ressources supplémentaires" pour financer les retraites venant "des entreprises" et "des ménages les plus aisés". Le gouvernement aurait en outre renoncé à l'idée, un temps envisagée, de taxer les revenus supérieurs à 11.000 euros.

dimanche 15 mars 2009

19 mars: les syndicats luttent contre la crise par la grève

Le coulage du bateau France

La journée intersyndicale de grèves et de manifestations devrait affecter fortement le service public, mais aussi le privé, comme chez Total ou les constructeurs automobiles. Le point complet.

SECTEUR PUBLIC

Fonction publique - L'intersyndicale appelle les 5,2 millions d'agents de la fonction publique d'Etat, territoriale et hospitalière à manifester, notamment pour demander «l'arrêt de la politique aveugle de suppressions d'emploi et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009».

Education nationale - Sept fédérations appellent
les personnels de la maternelle à l'université à faire grève pour demander l'arrêt des suppressions de postes ou le non maintien du fait, par exemple, des départs à la retraite et des baisses d'effectifs: 13.200 dans les écoles, collèges et lycées, 900 dans l'enseignement supérieur et la recherche en 2009) et dénoncer les orientations éducatives du gouvernement (depuis que la FSU n'est plus associée à la co-gestion...)
-> La Ville de Paris est-elle par ailleurs bien dans son rôle en demandant jeudi dernier aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe le 19 mars, à l'occasion de la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations, malgré l'application du Service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles.

SNCF - Tous les syndicats appellent à une grève de mercredi 20h à vendredi 8h, en rejetant les «multiples réorganisations» en cours. L'Unsa et la CFTC se sont ralliées au mouvement. Les prévisions de trafic n'ont pas encore été communiquées.

RATP - Quatre syndicats sur huit (CGT, CFDT, FO et Sud) appellent à se joindre au mouvement contre six organisations le 29 janvier. Les autres privilégient le transport des manifestants en Ile-de-France. Le préavis de grève de la CGT court du mercredi 22h30 au vendredi 6h30. Pas de prévisions de trafic disponibles pour l'instant

Air France - Huit syndicats invitent à la grève mais la direction ne prévoit «a priori aucune perturbation» du trafic. Le 29 janvier, la grève d'une partie des aiguilleurs du ciel avait conduit à l'annulation de nombreux vols.

France Télécom - Tous les syndicats ont déposé des préavis de grève car «la crise ne doit pas être le nouveau prétexte utilisé pour opérer de nouvelles restructurations».

La Poste - L'intersyndicale (CGT, CFDT, Sud, FO et CFTC) appelle à la grève, entre autres, contre la future transformation en société anonyme.

Energie (EDF, GDF-Suez, etc.) - CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC, Unsa et Solidaires se joignent à la mobilisation de jeudi.

SECTEUR PRIVÉ

Total - CGT
et CFDT seront présents jeudi dans les cortèges. Elles critiquent l'annonce de 555 suppressions d'emplois en France après un profit record de 13,9 milliards d'euros en 2008.

Rhodia - La CGT appelle à la grève contre des «mesures de flexibilité». Des cars partiront de l'usine de Saint-Fons (Rhône) pour rejoindre des salariés d'autres groupes chimiques, Bluestar et
Arkéma.

Automobile -
Des appels à cesser le travail sont lancés chez Renault et Peugeot, allant d'un syndicat sur certains sites à une intersyndicale complète sur d'autres.

Banques - Toutes les fédérations syndicales lancent des appels à la «mobilisation» en demandant «les moyens de rendre un service digne de ce nom».

Secteur médico-social privé - Quatre fédérations (CGT, CFTC, FO et CFE-CGC) appellent à la grève en exprimant leur colère contre les projets de révision de leur convention collective.

Commerciaux - CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FO demandent aux VRP, technico-commerciaux, cadres de la vente, vendeurs à domicile et autres commerciaux de se mobiliser pour le «développement de vrais emplois face à la précarité».

Journalistes- L'intersyndicale souhaite la mobilisation d'une profession «croulant sous le travail». Appel à la grève toutes catégories dans l'audiovisuel public.

D'autres géants du privé
sont visés par des appels à la grève : Saint-Gobain, Auchan et Carrefour. Des usines sont déjà en grève en raison de licenciements annoncés, comme GlaxoSmithKline à Evreux et Faurecia dans le Pas-de-Calais.
Quel autre pays d'Europe a des syndicats destructeurs d'emplois ?