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samedi 22 juin 2019

Critique du pouvoir, Laurent Ruquier est devenu la cible de la macronie

Le dictateur de la pensée parisienne est désormais sur un siège éjectable

L'animateur est critiqué par ses confrères de la presse

Ceux qui lui baisaient encore l'anneau il y a deux ans de ça estiment, pour commencer, que sa saison 13 n'a pas été sa meilleure. 
Quelle est la cause de ce retournement ? "Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa," a lâché Ruquier... La Raspoutine du gouvernement n'a pas goûté et décide de lâcher la meute.
"Ruquier est un exécuteur propret des basses œuvres, écrit Le Temps, un brin méprisant. Il lamine, mais présente aussitôt ses excuses. Il sermonne d’un ton paternaliste. Son émission est un énorme miroir dans lequel" le "pédé" - ses propres mots dans le JDD, puisque c'est tendance – "se regarde chaque semaine. Tout cela ne mérite pas d’être conspué. C’est le jeu de la télévision et l’homme, l’auteur, le théâtreux, mérite bien mieux que cette caricature de lui-même qu’il a fini par se sculpter. Un autre Ruquier a volé la personnalité du vrai Laurent. Pourquoi, au lieu de faire tourner ces intervieweurs à la saison prochaine, ne ferait-il pas simplement une pause télévisuelle?Marlène Schiappa est, elle aussi, enfermée dans sa caricature de "gendarme" de la pensée [elle s'y est murée et personne n'a tourné le verrou de l'extérieur : comment le faire d'ailleurs, puisque personne ne sait si elle est domiciliée au Mans, où elle prétend être dérangée nuitamment, à Montmartre, où elle médite de se présenter à l'une des mairie d'arrondissement, ou ailleurs !]. Elle prospère grâce aux anathèmes, alors que sa défense des femmes isolées avec enfants, en pleine crise des Gilets jaunes, lui a valu l’estime de beaucoup [?]. Marlène, réveille-toi! A quoi sert de se complaire ainsi dans un buzz pour ou contre On n’est pas couché? Il y a un Conseil supérieur de l’audiovisuel pour ça. Dommage, d’ailleurs, que ce CSA ne distribue pas de bonnets d’âne. Marlène et Laurent, au fond de la classe, le porteraient fort bien." 
Le 13 juin dernier, L'Obs, magazine de Niel et Pigasse, assure représenter l'avis général en prenant l'initiative du déglingage.

Il publie un article à charge consacré à la 13e saison d'ONPC, intitulé "On n’est pas couché ", l’année de trop pour l’émission de Laurent Ruquier"
Une productrice enfonce le programme, expliquant à l'hebdomadaire que le talk de France 2 est presque bon à jeter, qu'il est aujourd'hui "fossilisé". "Il n'y a plus d'arythmie. Que des ego !", s'exclame-t-elle. "Devenu la caricature de lui-même", le talk-show "emblématique de l’ère du clash" ne perdurera pas dans sa forme actuelle. 
 
Une énième polémique a lancé la meute. "C’est sur un parallèle victimaire du meilleur goût entre Shoah et esclavage, signé Christine Angot, que Laurent Ruquier tire le rideau d’ONPC dans sa version actuelle." Les réseaux sociaux ont grondé; par tweet, l’animateur a tenté, mais en vain, de calmer la polémique : "La Shoah fut une abomination. L’esclavage en Afrique […] fut une abomination. Aucun doute. Ceux qui tentent de nous faire dire ou penser le contraire, à Christine Angot ou à moi, cherchent à créer une polémique inutile", a écrit Ruquier, écartant, d'un clavier léger, toute implication  personnelle : responsable, mais pas coupable, selon la formule socialiste consacrée, depuis l'affaire du sang contaminé. 
S'en suivent un déferlement de signalements au CSA (un tir groupé de 5.000!) et des excuses d’Angot. "Sur le fond ? Non, pour avoir échoué "à [se] faire comprendre". Le 8 juin, l’émission a remis le couvert sur ce sujet poisseux, avant de se clore sur des adieux expéditifs aux deux chroniqueurs, Christine Angot et Charles Consigny. Ruquier n’a pas su éviter ce qui menace tout homme de spectacle : l’année de trop." 

Mercredi, sur le site suisse (déjà cité plus haut) de Le Temps - co-propriété du journal Le Monde détenu par, devinez, Niel et Pigasse - Laurent Ruquier en prend aussi pour son grade. 
"L'homme mord, moins pour faire mal à son invité que pour faire le buzz sur ces réseaux sociaux dont il dit, aujourd'hui, qu'ils façonnent une 'dictature' du politiquement correct. Ruquier est un sélectionneur d'intervieweurs à scandale - d'Eric Zemmour à Christine Angot - qui façonne son équipe pour provoquer et éviter à son public de roupiller. Ses assassinats cathodiques sont juste plus 'classe' que ceux de Cyril Hanouna [lequel ne se maintient sur C8 que parce qu'il est du bon côté du manche]. Mais ils procèdent de la même logique: un bon invité est un invité mort, si possible en direct sur son plateau."  La tauromachie, non! Le meurtre à minuit, oui!

L'ordre moral dénoncé hier s'installe en macronie

La chasse au sorcier prend de l'ampleur : 
"Fondamentalement malsain et nocif à la société"
Invité de Télé Loisirs, l'écrivain Marc Lévy annonce qu'il ne se rendra jamais dans l'émission produite par Catherine Barma. "C'est pas du tout une charge contre Laurent Ruquier qui, à côté de ça, fait d'autres émissions. Mais c'est parce que je pense que le principe de ce genre d'émissions est fondamentalement malsain et nocif à la société", lâche celui qui, dans Var-Matin en juin 2018, observa que Macron "a perdu une part d'humanité". 
A propos de Yann Moix et d'Eric Naulleau, Marc Lévy a aussi un avis bien tranché. "C'est la souffrance de leur non-réussite qui les rend méchants et agressifs à l'égard de ceux qui ont une réussite qu'ils jalousent." 

La liste de ceux qui ne se rendront pas dans l'émission de Ruquier ne cesse donc de s'allonger : outre Matt Pokora, on compte déjà Malik Bentalha, Jean-Pierre Foucault ou encore Leîla Slimani. Tous souhaitent éviter ce tribunal populaire, violent, souvent gratuit.

Thierry Ardisson qualifie carrément ONPC de "télé bulgare", sans moyens, "éclairée à la lampe de poche." Quand ce fils de pub, à qui on ne peut enlever le sens de la punchline, invite Ruquier sur son plateau de C8 peu après ses déclarations tonitruantes, Ardisson plaisante et lui propose des ampoules. Dans le JDD, Ruquier assume. "Mais est-ce qu'il vaut mieux un décor bulgare et continuer à faire une émission qui fait entre 15% et 20% de part de marché, ou avoir un très beau décor et voir son émission supprimée parce qu'elle ne fait que 2%?" 

Forme et fond, plus rien ne va

Cette treizième saison a été de nouveau émaillée de polémiques, mais n'étaient-elle pas jusqu'ici la raison sociale d'ONPC, émission intouchable, malgré ses débordements dignes d'attaques au LBD 40 ou de casse de vitrines par des 'black bloc' applaudis et filmés par la foule excitée ? Or, cette fois, ni Laurent Ruquier, ni sa productrice n'a su apprécier le caractère insupportable en 13e saison et deuxième année de macronie. Des polémiques ronflantes et polluantes de Charles Consigny, son nouveau cabriolet, ou Christine Angot, une grosse cylindrée en la matière, ont pollué l'antenne, quand les émissions de CO2 (ONPC ne produisant que peu de particules fines), sont devenues intolérables, comme chacun sait, à quiconque est resté un observateur un tant soit peu vigilant de notre société comme elle va). La plus marquante, peut-être, reste donc la dernière, sur l'esclavage, sujet sensible parmi tant d'autres : la chroniqueuse déjantée avait estimé, rappelons-le, qu'il s'agissait de garder les esclaves "en pleine forme, en bonne santé pour pouvoir les vendre et pour qu'ils soient commercialisables", propos sarcastiques ayant suscité plus de 900 signalements au CSA. 
Dans le couple moteur, les rapports n'étaient pas non plus bien huilés avec son méchant petit binôme précieux. Parfois tellement glaciaux que, devant les écrans, la couette n'était pas de trop. 

Une saison aux audiences moyennes qui passent sous la barre symbolique du million de téléspectateurs. 
La faute n'incombe pas aux Gilets jaunes, ni à Castaner, surpris en boîte en compagnie légère, au lieu de suivre ONPC au côté de sa légitime. A 74  ans, Catherine Barma, une fille de ...(Claude Barma) n'a pas vu venir les nouvelles façons de consommer la télé, ni l'essoufflement incontournable d'une émission qui dure depuis 13 ans, mais France 2 a senti faiblir ses rentrées publicitaires et, sans être libérale, s'en est émue. Et en période de disette budgétaire, de licenciements et de grève des personnels, la grille des programme ne supporte pas d'être secouée. 

A la rentrée, Laurent Ruquier, de toute manière, change tout : bien obligé, s'il veut, quant à lui, s'accrocher... Les fusibles ont déjà sauté: Barma licencie les titulaires et va faire le choix de chroniqueurs "tournants," bien qu'on dise que les impétrants se bousculent moins qu'à la mairie de Paris où Hidalgo est prenable. 
Un nivellement par le bas s'annonce, tandis que certains considèrent que le pire est passé. 

Le but est de se renouveler à n'importe quel prix.  

dimanche 10 mars 2019

Laurent Ruquier a une Elise Lucet aux fesses et c'est un homme

Laurent Ruquier, poursuivi par un "journaliste de rue : "Je vais te péter la gueule !"

Cet espèce d'ex-apôtre socialiste applaudissait quand une femme politique était harcelée par une journaliste du service public...




Laurent Ruquier a pris peur face à ce journaliste de rue qui le filmait à son insu pour la deuxième fois. "Je vais te péter la gueule. Tu te tires, tu te tires tout de suite," a menacé Laurent Ruquier, hystérique, en face à face avec Marc Rylewski qui se déclare "journaliste Gilet jaune". L'animateur qui agresse nombre de ses invités depuis treize ans (2006), dans l'émission que France 2 lui a confiée, On n'est pas couché, n'était pas préparé à ce retour de boomerang, puisqu'il est, plus sûrement qu'un internaute anonyme, à l'abri des ripostes, retranché derrière un important service d'ordre, une claque et une tribune de spectateurs acquis à son humour partisan.

C’est la deuxième confrontation entre Laurent Ruquier et Marc Rylewski, qui attire hors de leur zone de confort les célébrités qui combattent le mouvement social incarné par les Gilets jaunes. 

Le "journaliste des Gilets jaunes" n'apparaît brutal qu'à ceux qui le sont, tel Jean-Michel Aphatie, agressif, à la différence de Stéphane Guillon, qui a préféré la fuite, tandis que Laurent Ruquier, pris de panique, a proféré des menaces.

Mark Rylewski (alias Isadora Duncan sur YouTube) a tenté d'interroger l’animateur, sans fiches ni prompteur, mais, échaudé par une première expérience avec l’ex-paparazzo, Laurent Ruquier s’est emporté et a tenté de le frapper en le rattrapant par le bras : "Je vais te péter la gueule, tu te tires. Je vais appeler les flics" s’est-il écrié. Il a même demandé à deux hommes dans la rue de le protéger
Un troisième passant s’est interposé en se disant avocat : "Je suis avocat; vous n’avez pas le droit de filmer des gens à leur insu dans la rue", lui a-t-il lancé, alors que l’animateur poursuivait son chemin, visiblement encombré dans ses brailles.


Une récidive du faux journaliste, mais vrai homme de spectacle

Ce phénomène de contestation est une riposte adressée aux arrogants de la politique, de la presse et des media, connus, mais détestés.

L'entarteur qui s'en prenait aux acteurs politiques recueillait l'approbation des journalistes qui aujourd'hui soutiennent Ruquier, agitateur des media. 
Dans deux vidéos publiées le 18 février déjà, Marc Rylewski avait cueilli Laurent Ruquier à sa descente de taxi, le tutoyant [pensez donc : nous le payons à la télé depuis tant d'années  !] et le filmant avec son portable [cf. un précédent, ci-contre] sans son consentement, mais comme un vrai photo-reporter ou un journaliste d'investigation. 

Puisque, depuis juillet 2011, le co-producteur de ONPC est aussi propriétaire à 50 % des parts de la société de gestion du Théâtre Antoine-Simone-Berriau dans le 10e arrondissement de Paris, en partage avec Jean-Marc Dumontet, idolâtre de Macron et producteur de Canteloup, son interviewer lui avait notamment suggéré de faire des spectacles "à dix euros" pour les Gilets jaunes.

Ruquier s'était mis dans une colère folle : "Je connais très bien votre système, je vous ai vu avec Aphatie, tout ça… Je n’ai pas envie que vous me filmiez. […] Vous me virez ça, avait lancé le méprisant Ruquier. "vous n’avez pas le droit de me filmer [sans doute était-il déjà escorté du même pseudo-avocat !] et je n’ai pas à répondre à vos questions," avait-il encore expliqué, au bord de la crise de nerfs.

Un homme avait tenté de s’interposer lui demandant d’arrêter de "harceler" l’animateur de France 2, ce à quoi cet auteur de canulars 
avait répondu : "c’est mon amant". Et d’ajouter "pourquoi vous ne voulez pas reconnaître qu’on a couché ensemble il y a 20 ans ?". Des propos particulièrement décalés en ces temps de chasse aux homophobes, d'autant que l'humoriste  s’était rendu place de la République à Paris pour poser des questions dérangeantes lors d’un rassemblement anti-homophobie.

Très prolifique depuis quelque temps, puisqu’en moins d’une semaine, Marc Rylewski a publié 15 vidéos dans lesquels il aborde des personnalités médiatiques et politiques du moment, plus ou moins courtoisement.
"J’ai vécu pendant des années en Amérique et j’ai vu là-bas qu’ils peuvent pratiquer un journalisme autrement plus "in your face" [frontal, agressif], avait expliqué Marc Rylewski, en janvier dernier. Cette pratique, je pense, arrive à point nommé pour servir la cause des Gilets jaunes."

Le petit monde de la télé et de la presse se sert les coudes 


Au menu des vidéos de celui qui a notamment interpellé Jean-MIchel Aphatie: complotisme anti-élites, quenelle et "bétail goy qui se rebelle".



Ce qu'il trouvent acceptable de la part de la haineuse Elise Lucet, journaliste pro, est intolérable chez un humoriste s'improvisant "journaliste de rue".


Bien que les méthodes soient les mêmes, l'agresseur du sérail bénéficie de la solidarité de la profession, laquelle fait front, comme l'Elysée, dans un premier temps, autour de Benalla, ou les socialistes (tel le journaliste Jean-François Kahn) auprès de Dominique Strauss-Kahn dans son affaire d'agression sexuelle à l'hôtel Hilton de New-York, ou les islamistes au côté de Tariq Ramadan, leur prédicateur-violeur.

C'est déjà lui qui avait diffusé la vidéo dans laquelle le comédien Franck Dubosc prenait ses distances avec les gilets jaunes. Copieusement injuriée dans la foulée, la star populaire du film "Camping" avait dû revenir sur ses propos.

Sa vidéo consacrée à Jean-Michel Aphatie aurait eu "moins de succès", selon le HuffPost, beaucoup d'internautes saluant le calme et le sang-froid de l'éditorialiste - ce qui ne fait pas buzzer ! - face à un" interlocuteur ambigu et protégé par son anonymat" [la presse publie pourtant son nom plus volontiers que celui d'un terroriste islamiste]. Ce "journaliste en gilet jaune" serait, selon nos informations, un certain Marc Rylewski, inconnu du grand public et sans affiliation politique apparente. [On ne peut en dire autant des journalistes du Huffington Post...] 
Quant à vouloir tenter de discriminer les internautes [on les flatte ou on les salit en fonction de la thèse soutenue : le secret des sources de la presse ne s'applique pas à eux !], le HuffPost peut prendre l'exemple d'un confrère, pour faire utilement la différence. Olivier Truchot a réagi autrement plus calmement que Aphatie, pour dire la vérité.
Ce "journaliste de rue se présente sur le site Copains d'avant comme un photographe de 49 ans, divorcé mais "toujours vivant". En 2005, contrairement à ce qu'assure plus haut le méprisant Clavel, un article de presse américain de CBS décrit Marc Rylewski comme un "paparazzi bien connu" sur la place de Paris. Bien connu des Américains, déjà il y a 14 ans, quand Clavel assure le contraire, par mépris ?
Un autre article du Matin, il explique sa frustration. "J'aimerais créer un programme avec des gilets jaunes comme invités, une émission quotidienne un peu dans l'esprit de 'C dans l'air', avec une parole libre, mais autour du mouvement", expliquait-il alors. 
Sur sa chaîne Youtube, créée en mai 2018 avec pour mot d'ordre "Aller au coeur de la pensée du système" et sous le pseudonyme d'Isadora Duncan (du nom de la célèbre danseuse américaine), "l'individu" [c'est l'individu Clavel qui le dit, ce qu'il ne dirait pas d'Elise Lucet] s'est depuis un mois fait une spécialité d'interpeller des personnalités de tous bords, essentiellement des figures médiatiques et politiques, sur leur adhésion ou leur analyse du mouvement des gilets jaunes. Si on connaît les méthodes de Lucet, on n'a rien de plus à ajouter sur celles du cauchemar de Ruquier.

Dans la presse aux mains d'hommes d'affaires, l'argent est tabou.
Si on choisit de passer sur les accusations d'antisémitisme (l'antisionisme est en revanche de bon aloi) ou d'homophobie qui buzzent aujourd'hui très fort, on peut citer des répliques inconvenantes de Marc Rylewski ("Gilet jaune? J'en fréquente, ils sont moins cons que toi") ou l'humour de certaines victimes comme Enrico Macias qui, à la question "Vous êtes gilet jaune?", répliqua "Je suis déjà pied noir". Ruquier a des leçons à prendre.

Les salaires disproportionnés des haut fonctionnaire sont un sujet de colère chez les Gilets jaunes. On pourrait citer celui de Jacques Toubon, ou celui d'Alain Duhamel interpellé sur sa "grosse carrière au service du pouvoir"...mais c'est ce que touche Chantal Jouanno qui a suscité une question de Rylewski puisqu'il "représente celui de 176 gilets jaunes".

Bien que pris de haut et ciblé par la presse qui voit en lui une menace dans un contexte général de colère populaire envers la presse vendue aux puissants, cet empêcheur de tourner en rond autour de la gamelle n'a pas fini son action républicaine de salut public.  
Il reste encore à ce "journaliste de rue" d'interroger Clavel, Elkrief ou Aphatie sur leur abattement fiscal de 7.650 euros : que ces humanistes à la solde de patrons multi-millionnaires - au service du pouvoir, quelque soit l'alternance -lui disent donc si ils reversent cet avantage fiscal disproportionné à des oeuvres humanitaires...


L'entarteur qui s'en prenait aux acteurs politiques recueillait l'approbation des journalistes qui aujourd'hui soutiennent cet agitateur des media. 

Petit florilège d'entartrages célèbres, une pratique initiée par Noël Godin, un agitateur anarcho-humoristique belge:
Lorsqu'il a reçu le Grand Prix de l'humour noir en 1995 et le Prix de la dent dure en 1996, il s'est entarté lui-même.

En matière d'enfarinage, une variante de l'entartage,
outre celui de Manuel Valls, visionné ci-dessus, citons celui d'Adrien Taquet, LREM, à Toulouse, le 16 novembre 2018 :

Ce député a voté la loi ELAN du nouveau ministre du Logement Julien Denormandie - dont le père est directeur général de l'Institut du Bien Vieillir Korian, - , faisant passer le taux de logements neufs aux personnes à mobilité réduite de 100 à 10 %.
Et parce qu'il est aux taquets dans son soutien de la politique de régression de Macron, le 25 janvier 2019, le président a fait Taquet secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, A. Buzyn. 
C'est la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, MoDem, qui était chargée de la Ville et du Logement et de la Loi Elan, dans sa première version.
A qui le tour, farine sans gluten ou Chantilly ?


samedi 12 janvier 2019

Soupçons de fraude : le site "vente-privee.com", épinglé par Bercy

Sur le banc des accusés, un proche de Macron...

Le site est soupçonné d'avoir falsifié le prix de référence de ses articles pour donner l'illusion d'une bonne affaire


Janvier 2016 : GRANJON, PDG et fondateur de Vente-privée.com 
accueille Emmanuel MACRON pour l'inauguration 
du nouveau bâtiment de vente-privée à Saint-Denis

La DGCCRF soupçonne le groupe français de commerce en ligne d'avoir falsifié le prix de référence des articles,
à partir duquel est calculé le taux de réduction pratiqué.
Les réductions trop avantageuses sont parfois une arnaque...
"Il est reproché à l'entreprise d'avoir cherché à donner à ses clients l'illusion de faire une bonne affaire en mettant en place différentes stratégies frauduleuses visant à construire un 'prix de référence' fictif", indique le communiqué de l'organisme. 

Les conclusions de son enquête sur vente-privée.com ont été transmises à la procureure de la République de Bobigny, a annoncé ce jeudi la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Trop rose pour être honnête...



La vente en ligne surveillée de près

Des enquêtes régulières pour lutter contre ce type de pratiques commerciales frauduleuses ont notamment conduit la DGCCRF à ouvrir récemment des procédures contentieuses à l'encontre de 19 enseignes d'e-commerce, qui ont donné lieu au paiement de plusieurs millions d'euros d'amendes dans le cadre de transactions pénales.

L'enquête s'est appuyée sur des constatations effectuées sur le site internet de l'entreprise et sur l'analyse de documents saisis au cours de perquisitions, menées dans ses locaux, en juin 2016, il y a 18 mois, pendant la campagne présidentielle de Macron. "Des 'prix de référence' qui ne correspondaient dans les faits à aucune réalité économique étaient utilisés pour afficher des taux de promotion particulièrement attractifs", a constaté la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. 

La vente à distance sur internet, tout particulièrement sous forme de vente "événementielle", fait l'objet d'une "attention particulière" de la part des services de la DGCCRF, précise le communiqué. En effet, "des pratiques déloyales consistant à annoncer des réductions de prix trompeuses construites à partir de prix de référence illusoires biaisent les choix des consommateurs et perturbent le bon fonctionnement des marchés en induisant une concurrence déloyale", souligne l'organisme, qui contrôle la loyauté des prix affichés et des pratiques promotionnelles. 

Un entrepôt de vente-privée à Montagny-les-Beaune, le 17 avril 2015.
Un entrepôt de vente-privée à Montagny-les-Beaune, le 17 avril 2015
Granjon a les dents longues et la morale courte 

Le PDG à succès de Vente-privee.com investit dans le marché de la culture
Il vient d'acheter son troisième théâtre parisien. Ce n'est pas un hasard: il veut faire du spectacle et de la billetterie sur Internet l'un des axes de diversification de son entreprise.

Sa longue chevelure grasse, ses tee-shirts ouverts sur son poitrail velu et ses bagouzes de mac n'ont de lunaire que le look. Il ne faut pas se fier à ses airs de chanteur de rock des années 1970. Jusqu'au fond de ses poches, Jacques- Antoine Granjon reste un capitaliste de coeur. Si sa société-mère vient de mettre la main sur les Bouffes-Parisiens, Paris 2e, après avoir acheté le Théâtre de Paris (9e) - depuis 2013 - et celui de La Michodière, en 2014 -qu'on est en droit de boycotter tous, c'est  le fruit d'une stratégie mûrement réfléchie et d'une étude de marché. 

Que vient faire en effet le roi du "déstockage événementiel" sur Internet dans le spectacle vivant? Quel rapport entre les chaussures et la culture? En quoi un vendeur de meubles de jardin, de blousons et de poêles à frire est-il légitime pour programmer des "artistes" et des "auteurs" dans de grandes salles parisiennes? "Quand un spectacle ne fait pas salle pleine, que font en général les producteurs? interroge Granjon. Ils tentent de vendre les places restantes moins cher. Cela s'appelle du 'yield management" (avant lui, la SNCF et l'hôtellerie ont pratiqué ce type de gestion fondée sur la flexibilité tarifaire qui permet d'optimiser au maximum l'occupation des trains ou des chambres et le chiffre d'affaires des sociétés) et c'est exactement notre savoir-faire." 
 
Vente-privee.com est une réussite rapide. En quelques années, cette société surgie du néant est devenue un poids lourd de la vente sur Internet, avec 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 2.800 salariés et 30 millions de clients à travers l'Europe. C'est parce qu'il cherchait à étendre son champ d'activité que Granjon s'est intéressé à la culture, même si, comme souvent, l'idée est née d'un concours de circonstances. 
"Il y a quelques années, raconte-t-il, Alain Chamfort a annoncé dans un de ses clips qu'il n'avait plus de producteur - il venait de se faire sortir d'Universal. Je l'ai appelé, nous nous sommes rencontrés et je lui ai proposé de distribuer un nouvel album sur notre site. Nous en avons vendu 20.000 !" 
Très vite, Johnny Hallyday, Michel Polnareff et Patricia Kaas bénéficient à leur tour de la force de vente de Vente-privee.com. Pour ses 50 ans, Florent Pagny donne 32 concerts, vendus uniquement sur le site de Granjon. Quant à M. Pokora, il remplit quatre Bercy, dépassant les rêves les plus fous de son producteur. La participation de ces artistes à des "divertissements" télévisés a toutefois largement contribué à ce succès.

Car l'ambition de Granjon ne se limite pas à la gestion de ses seuls théâtres. A travers sa nouvelle filiale, Venteprivee Entertainment, c'est l'ensemble du secteur du spectacle vivant qui lui fait retrousser les babines. Son premier objectif consiste à devenir un géant de la vente de billets sur Internet. Mais il voit plus loin ou, plus exactement, plus large. Il propose aussi à des établissements et à des festivals d'éviter les commissions empochées par Carrefour ou TickeTac, en maîtrisant leur billetterie grâce à une société dont il est devenu actionnaire, Weezevent : curieusement, "les Vieilles Charrues" ont déjà topé avec le capitaliste. 
Il peut également jouer les producteurs ou les coproducteurs dans n'importe quelle salle de France et de Navarre (Dirty Dancing au Palais des Sports, par exemple). Enfin, il trouve en ce monde de paillettes une jolie publicité gratuite - le disque de chansons d'amour d'Iggy Pop, qu'il a produit, lui a valu d'innombrables retombées dans les media. 

Acheter la Michodière ou les Bouffes parisiens a donc pour lui un ultime intérêt. Ces investissements lui attirent  la ...confiance en lui apportant la notoriété, la crédibilité et les réseaux qui lui manquaient auprès des artistes et des producteurs. La rentabilité de ses théâtres ne lui est pas indifférente - "Ce n'est pas du tout une danseuse !" insiste-t-il, mais elle est relative. 

Soucieux de ne pas perdre d'argent, le fripier a toutefois pris soin de s'entourer de professionnels reconnus (Richard Caillat, Dominique Dumond, Stéphane Hillel) et fixe la ligne générale de la programmation : "Du divertissement intelligent. Quand vous voulez attirer 800 ou 1000 personnes chaque soir pendant quatre ou cinq mois, il n'y a pas de mystère: il vous faut de la qualité et du talent partout, des auteurs aux acteurs." A la rentrée, les Bouffes parisiens programmeront 'Acting', une pièce écrite par Xavier Durringer pour Niels Arestrup et Kad Merad. Il ne prend pas de risques : la pièce de 2012 a déjà tourné en régions. 

La suite? Le quinquagénaire a un autre objectif priorité désormais. "Il nous faudrait une salle de musique, plus polyvalente, un domaine où nous ne sommes pas présents." Officiellement, aucune transaction n'est en cours, mais il regarde tous les dossiers qui se présentent. Connaissant le personnage, le coup de théâtre aurait pu être retentissant, si la justice n'avait pas mis de la moralité dans son ascension... 

Granjon a pour un paradis fiscal une attirance fatale 

Ce promoteur du 'Made in France' ne boude pas le Luxembourg.
Comme d'autres dirigeants de ses filiales, notre Jacques- Antoine y a plusieurs actifs, à la fois à titre personnel, mais aussi pour le compte de la société, rapporte le site d'information Les Jours.
"Avec le concours de l'entreprise de domiciliation United Trust, il (Granjon) a créé au Luxembourg, à partir de 2009, une dizaine de Soparfi, des sociétés de participations financières. Certaines sont des filiales de Vente-privee.com, d'autres ont une vocation patrimoniale", explique le site.

Parmi elles, Orefa, propriété conjointe de Jacques-Antoine Granjon et de l'un de ses associés, Julien Sorbac, crée en 2009.
Elle a été fondée par Orefi, holding de contrôle de la société Vente-privée et a "pour objet l'acquisition et l'aliénation d'une collection d'oeuvres d'art" et ..."d'avions", ainsi que leur gestion et valorisation, peut-on lire  sur Legilux, le Journal officiel du Luxembourg.
Elle "a en outre pour objet l'acquisition, la gestion, la mise en valeur et l'aliénation de participations, de quelque manière que ce soit, dans d'autres sociétés luxembourgeoises et étrangères", précise Legilux.

Interrogé, Granjon a juré par mail "ne pas avoir de holding personnelle au Luxembourg". "Ma holding personnelle Orefi (...) est franco-française, mais elle dispose d'une filiale au Luxembourg, la société Orefa, consacrée aux investissements étrangers, dont les murs qui abritent nos sièges sociaux et tous nos bureaux à Luxembourg", a-t-il assuré, dénonçant un "article à charge destiné à nous porter préjudice"...

Or, selon Les Jours, Orefa s'est porté acquéreur d'un immeuble entier au Luxembourg, qui abrite une galerie d'art, mais Orefa sert surtout de "boite aux lettres" à plusieurs autres "holdings utilisées par les associés de Vente-privee.com, ainsi que celui de Jacques-Antoine Granjon".

Les Jours souligne qu'Orefa comme toutes les autres sociétés de l'immeuble "n'ont aucune activité, et ne comptent aucun salarié". Leur principal actif est une participation dans la SAS française Oredis, la maison-mère de Vente-Privée, ajoute l'article.
Enfin, le site luxembourgeois a pour fonction "d'abriter des filiales de Vente-privee.com pour lui permettre de se développer à l'international "sans frottements fiscaux" ", est-il écrit.

Granjon reconnaît que Vente-privée "dispose de plusieurs filiales dans l'Union Européenne, ainsi qu'au Luxembourg" et que "l'une d'elle a été utilisée pour les investissements" de la société aux USA.
Mais il souligne également que "toutes les activités de Vente-privee.com sont centralisées à St Denis en France où nous payons nos charges sociales et nos impôts sur l'intégralité de nos bénéfices et chiffre d'affaires". 

Nos start-ups sont à bonne école

Résultat de recherche d'images pour "Station F Macron  Niel"En 2011, ce proche de Macron a lancé l'Ecole européenne des métiers de l'Internet (EEMI) avec Xavier Niel (dirigeant du fournisseur d'accès à Internet Free, copropriétaire du groupe Le Monde et actionnaire principal de plusieurs start-ups, dont 'Tipeee', avec Laurent Ruquier, en novembre 2015, pour la rémunération des vidéastes), Marc Simoncini (site web de rencontre par internet Meetic) et Alain Malvoisin (Cours Fides, etc).

En octobre 2014, dans les media,est annoncée avec tapage la création du plus grand incubateur de jeunes pousses au monde, dans le treizième arrondissement parisien, à la Halle Freyssinet, Xavier Niel annonce. 
Le 29 juin 2017 à Paris, il inaugure en présence du président Emmanuel Macron le campus 'Station F' (ci-dessus). Et, parmi ses partenaires, on note l'entreprise Vente-privee.com...