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samedi 22 juin 2019

Critique du pouvoir, Laurent Ruquier est devenu la cible de la macronie

Le dictateur de la pensée parisienne est désormais sur un siège éjectable

L'animateur est critiqué par ses confrères de la presse

Ceux qui lui baisaient encore l'anneau il y a deux ans de ça estiment, pour commencer, que sa saison 13 n'a pas été sa meilleure. 
Quelle est la cause de ce retournement ? "Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa," a lâché Ruquier... La Raspoutine du gouvernement n'a pas goûté et décide de lâcher la meute.
"Ruquier est un exécuteur propret des basses œuvres, écrit Le Temps, un brin méprisant. Il lamine, mais présente aussitôt ses excuses. Il sermonne d’un ton paternaliste. Son émission est un énorme miroir dans lequel" le "pédé" - ses propres mots dans le JDD, puisque c'est tendance – "se regarde chaque semaine. Tout cela ne mérite pas d’être conspué. C’est le jeu de la télévision et l’homme, l’auteur, le théâtreux, mérite bien mieux que cette caricature de lui-même qu’il a fini par se sculpter. Un autre Ruquier a volé la personnalité du vrai Laurent. Pourquoi, au lieu de faire tourner ces intervieweurs à la saison prochaine, ne ferait-il pas simplement une pause télévisuelle?Marlène Schiappa est, elle aussi, enfermée dans sa caricature de "gendarme" de la pensée [elle s'y est murée et personne n'a tourné le verrou de l'extérieur : comment le faire d'ailleurs, puisque personne ne sait si elle est domiciliée au Mans, où elle prétend être dérangée nuitamment, à Montmartre, où elle médite de se présenter à l'une des mairie d'arrondissement, ou ailleurs !]. Elle prospère grâce aux anathèmes, alors que sa défense des femmes isolées avec enfants, en pleine crise des Gilets jaunes, lui a valu l’estime de beaucoup [?]. Marlène, réveille-toi! A quoi sert de se complaire ainsi dans un buzz pour ou contre On n’est pas couché? Il y a un Conseil supérieur de l’audiovisuel pour ça. Dommage, d’ailleurs, que ce CSA ne distribue pas de bonnets d’âne. Marlène et Laurent, au fond de la classe, le porteraient fort bien." 
Le 13 juin dernier, L'Obs, magazine de Niel et Pigasse, assure représenter l'avis général en prenant l'initiative du déglingage.

Il publie un article à charge consacré à la 13e saison d'ONPC, intitulé "On n’est pas couché ", l’année de trop pour l’émission de Laurent Ruquier"
Une productrice enfonce le programme, expliquant à l'hebdomadaire que le talk de France 2 est presque bon à jeter, qu'il est aujourd'hui "fossilisé". "Il n'y a plus d'arythmie. Que des ego !", s'exclame-t-elle. "Devenu la caricature de lui-même", le talk-show "emblématique de l’ère du clash" ne perdurera pas dans sa forme actuelle. 
 
Une énième polémique a lancé la meute. "C’est sur un parallèle victimaire du meilleur goût entre Shoah et esclavage, signé Christine Angot, que Laurent Ruquier tire le rideau d’ONPC dans sa version actuelle." Les réseaux sociaux ont grondé; par tweet, l’animateur a tenté, mais en vain, de calmer la polémique : "La Shoah fut une abomination. L’esclavage en Afrique […] fut une abomination. Aucun doute. Ceux qui tentent de nous faire dire ou penser le contraire, à Christine Angot ou à moi, cherchent à créer une polémique inutile", a écrit Ruquier, écartant, d'un clavier léger, toute implication  personnelle : responsable, mais pas coupable, selon la formule socialiste consacrée, depuis l'affaire du sang contaminé. 
S'en suivent un déferlement de signalements au CSA (un tir groupé de 5.000!) et des excuses d’Angot. "Sur le fond ? Non, pour avoir échoué "à [se] faire comprendre". Le 8 juin, l’émission a remis le couvert sur ce sujet poisseux, avant de se clore sur des adieux expéditifs aux deux chroniqueurs, Christine Angot et Charles Consigny. Ruquier n’a pas su éviter ce qui menace tout homme de spectacle : l’année de trop." 

Mercredi, sur le site suisse (déjà cité plus haut) de Le Temps - co-propriété du journal Le Monde détenu par, devinez, Niel et Pigasse - Laurent Ruquier en prend aussi pour son grade. 
"L'homme mord, moins pour faire mal à son invité que pour faire le buzz sur ces réseaux sociaux dont il dit, aujourd'hui, qu'ils façonnent une 'dictature' du politiquement correct. Ruquier est un sélectionneur d'intervieweurs à scandale - d'Eric Zemmour à Christine Angot - qui façonne son équipe pour provoquer et éviter à son public de roupiller. Ses assassinats cathodiques sont juste plus 'classe' que ceux de Cyril Hanouna [lequel ne se maintient sur C8 que parce qu'il est du bon côté du manche]. Mais ils procèdent de la même logique: un bon invité est un invité mort, si possible en direct sur son plateau."  La tauromachie, non! Le meurtre à minuit, oui!

L'ordre moral dénoncé hier s'installe en macronie

La chasse au sorcier prend de l'ampleur : 
"Fondamentalement malsain et nocif à la société"
Invité de Télé Loisirs, l'écrivain Marc Lévy annonce qu'il ne se rendra jamais dans l'émission produite par Catherine Barma. "C'est pas du tout une charge contre Laurent Ruquier qui, à côté de ça, fait d'autres émissions. Mais c'est parce que je pense que le principe de ce genre d'émissions est fondamentalement malsain et nocif à la société", lâche celui qui, dans Var-Matin en juin 2018, observa que Macron "a perdu une part d'humanité". 
A propos de Yann Moix et d'Eric Naulleau, Marc Lévy a aussi un avis bien tranché. "C'est la souffrance de leur non-réussite qui les rend méchants et agressifs à l'égard de ceux qui ont une réussite qu'ils jalousent." 

La liste de ceux qui ne se rendront pas dans l'émission de Ruquier ne cesse donc de s'allonger : outre Matt Pokora, on compte déjà Malik Bentalha, Jean-Pierre Foucault ou encore Leîla Slimani. Tous souhaitent éviter ce tribunal populaire, violent, souvent gratuit.

Thierry Ardisson qualifie carrément ONPC de "télé bulgare", sans moyens, "éclairée à la lampe de poche." Quand ce fils de pub, à qui on ne peut enlever le sens de la punchline, invite Ruquier sur son plateau de C8 peu après ses déclarations tonitruantes, Ardisson plaisante et lui propose des ampoules. Dans le JDD, Ruquier assume. "Mais est-ce qu'il vaut mieux un décor bulgare et continuer à faire une émission qui fait entre 15% et 20% de part de marché, ou avoir un très beau décor et voir son émission supprimée parce qu'elle ne fait que 2%?" 

Forme et fond, plus rien ne va

Cette treizième saison a été de nouveau émaillée de polémiques, mais n'étaient-elle pas jusqu'ici la raison sociale d'ONPC, émission intouchable, malgré ses débordements dignes d'attaques au LBD 40 ou de casse de vitrines par des 'black bloc' applaudis et filmés par la foule excitée ? Or, cette fois, ni Laurent Ruquier, ni sa productrice n'a su apprécier le caractère insupportable en 13e saison et deuxième année de macronie. Des polémiques ronflantes et polluantes de Charles Consigny, son nouveau cabriolet, ou Christine Angot, une grosse cylindrée en la matière, ont pollué l'antenne, quand les émissions de CO2 (ONPC ne produisant que peu de particules fines), sont devenues intolérables, comme chacun sait, à quiconque est resté un observateur un tant soit peu vigilant de notre société comme elle va). La plus marquante, peut-être, reste donc la dernière, sur l'esclavage, sujet sensible parmi tant d'autres : la chroniqueuse déjantée avait estimé, rappelons-le, qu'il s'agissait de garder les esclaves "en pleine forme, en bonne santé pour pouvoir les vendre et pour qu'ils soient commercialisables", propos sarcastiques ayant suscité plus de 900 signalements au CSA. 
Dans le couple moteur, les rapports n'étaient pas non plus bien huilés avec son méchant petit binôme précieux. Parfois tellement glaciaux que, devant les écrans, la couette n'était pas de trop. 

Une saison aux audiences moyennes qui passent sous la barre symbolique du million de téléspectateurs. 
La faute n'incombe pas aux Gilets jaunes, ni à Castaner, surpris en boîte en compagnie légère, au lieu de suivre ONPC au côté de sa légitime. A 74  ans, Catherine Barma, une fille de ...(Claude Barma) n'a pas vu venir les nouvelles façons de consommer la télé, ni l'essoufflement incontournable d'une émission qui dure depuis 13 ans, mais France 2 a senti faiblir ses rentrées publicitaires et, sans être libérale, s'en est émue. Et en période de disette budgétaire, de licenciements et de grève des personnels, la grille des programme ne supporte pas d'être secouée. 

A la rentrée, Laurent Ruquier, de toute manière, change tout : bien obligé, s'il veut, quant à lui, s'accrocher... Les fusibles ont déjà sauté: Barma licencie les titulaires et va faire le choix de chroniqueurs "tournants," bien qu'on dise que les impétrants se bousculent moins qu'à la mairie de Paris où Hidalgo est prenable. 
Un nivellement par le bas s'annonce, tandis que certains considèrent que le pire est passé. 

Le but est de se renouveler à n'importe quel prix.  

dimanche 5 mai 2019

France 2: du sexe dans les loges avec des invités

Catherine Barma, productrice, en ignorait évidemment tout !

"Quand on est désinhibé, il n'y a rien de plus rigolo"

Qui était la 'Madame Claude' de France 2 ?
Les loges de l’émission 'Tout le monde en parle' étaient très prisées de certains invités pour se livrer à des activités sexuelles, révèle Philipe Corti, le DJ du talk-show, qui balance sur les coulisses hot du services public de France Télévisions, dont la taulière est Delphine Ernotte, depuis août 2015

Si l'émission présentée par Thierry Ardisson (ci-dessus) et produite par Catherine Barma (fille du réalisateur Claude Barma) est devenue mythique, ce n'est pas seulement parce qu'elle a duré huit ans, du 19 septembre 1998 au 8 juillet 2006, avant d'être  remplacée par un autre talk-show 'On n’est pas couché' animé par Laurent Ruquier, .et qu'il arrivait parfois que les choses dérapent sur le plateau de Tout le monde en parle.
Animateur sulfureux, Thierry Ardisson s’est souvenu, dans les colonnes du magazine Society, de la fois où il n’avait pas hésité à virer une actrice du plateau en plein tournage de l’émission. Dans son numéro d’août, titré "Tout le monde en reparle", le magazine interroge longuement l’animateur de 69 ans sur l’époque où il était le boute-feu de l'émission. 
Il raconte notamment le jour où il avait failli faire exploser les couples de Jean Dujardin et Alexandra Lamy, alors qu'à l’époque, le 13 octobre 2001, ils avaient fondé une famille chacun de leur côté… Ardisson avait lancé à l'actrice de "Un gars, une fille" : "Il paraît qu’il vous embrasse plus souvent que votre Jules," Thomas Jouannet, le père de sa fille Chloé, alors que Jean Dujardin venait d’avoir son deuxième enfant avec Gaëlle Demars.
Ou encore pourquoi, pendant longtemps, Johnny Hallyday n’avait jamais voulu venir dans Tout le monde en parle. La grande spécialité de l'indélicat Thierry Ardisson est en effet de mettre les pieds dans le plat et de poser des questions autant que possible dérangeante, histoire de faire le buzz, ce qui explique que certains aient pu rechigner à venir dans son émission.
Une autre anecdote montre le côté odieux du présentateur sans filtre. Une actrice invitée sur le plateau de l’émission de France en avait fait les frais. "J’ai viré Marie Gillain du plateau, une fois", se flatte l'individu dans les pages de Society, avant d’ajouter : "Elle est là pour un film et je commence l’interview en abordant son histoire d’amour du moment. Elle me dit qu’elle n’est pas venue pour parler de ça. J’insiste. Elle refuse. Je prends la mouche". En plein tournage de l'émission, Thierry Ardisson vire l'actrice. : " Puisque c’est comme ça, tu te casses !". Pour racoler, le service public n'a pas besoin de pub. 
Les débordements du talk-show diffusé le samedi et en deuxième partie de soirée n'étaient que les préliminaires à l’ "after" de l'émission
 
Seuls les initiés, sélectionnés par Catherine Barma (ci-contre, verre à la main, avec Ruquier) et son animateur principal, Thierry Ardisson - d'abord en solo, puis co-animé avec Laurent Ruquier en 1999, Linda Hardy de 1999 à 2000, puis l'humoriste Laurent Baffie, de l'an 2000 jusqu'à la fin de l'émission en 2006 - savaient qu'on n'y consommait pas seulement de la drogue et de l’alcool. Une ancienne figure de l’émission vient de révéler que les loges étaient parfois le théâtre de parties qu'on dit fines. 

Dans un documentaire diffusé sur C8, à l’occasion des vingt ans de l'émission-lupanar, Philippe Corti, l’ancien disc jockey de l’émission, a retrouvé la mémoire. Interviewé par Télé-Loisirs, il a raconté ce dont il a été témoin dans les coulisses. "Il y avait une atmosphère incroyable dans les coulisses !", déballe Philippe Corti. Lui qui a gardé de bonnes relations avec son ancien patron se rappelle des invités qui "avaient conscience qu'ils allaient passer sur le grill sur le plateau, avec les questions de Thierry. Ils étaient préparés psychologiquement et savaient où ils mettaient les pieds, même les vedettes internationales !"

Ces stars qui couchaient dans les loges de Tout le monde en parle.
Résultat de recherche d'images pour "Ardisson et sa femme"
Il valait donc mieux être aguerri pour participer à l’émission, avant, pendant et après. Le passage par les loges était à lui seul une épreuve où il fallait payer sa redevance audiovisuelle: "Après, c'est vrai qu'il y avait une atmosphère très rock'n roll. Il y avait de l'alcool, certains fumaient". Mais ce n’est pas tout, puisque Philippe Corti balance également sur des orgies auxquels participaient certaines stars : "Il y avait du sexe dans les loges… Parfois avec des invités, mais je ne peux pas vous dire les noms !" Un bon souvenir pour le DJ, qui conclut : "Quand on est désinhibé, il n'y a rien de plus rigolo que de faire l'amour dans une loge !" 
Imaginiez-vous sous cet angle Ardisson et sa femme depuis dix ans, Audrey Crespo-Mara ?

jeudi 27 septembre 2018

Collomb porte plainte contre Yann Moix, mais "chie dans son froc" face au groupe Canal+

France 2, et Ruquier sont-ils solidaires de leur chroniqueur ?

Les propos anti-flics "injurieux et diffamatoires" tenus par Yann Moix dans l'émission 'Les Terriens du samedi' sur C8 ne resteront pas sans suites

Forçat des media
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, avait assuré qu'il allait porter plainte contre l'écrivain et chroniqueur Yann Moix. 
"Après avoir pris connaissance de l'analyse juridique réalisée par mes services, j'ai pris la décision de porter plainte contre Yann Moix pour les propos injurieux et diffamatoires qu'il a tenu à l'encontre de nos policiers", a tweeté le ministre ce jeudi 27 septembre, confirmant une promesse faite plus tôt dans l'après-midi devant des syndicats de police. 
Dimanche, Gérard Collomb avait déjà déploré des propos "intolérables", qualifiant le chroniqueur de "grossier sur la forme" et "indécent sur le fond".

Yann Moix avait insulté les forces de l'ordre avec une rare violence le samedi précédent, les accusant de "se victimiser" et de "chier dans leur froc" face à l'insécurité. Une ignominie en des termes qui plaisent aux bobos parisiens qui font du populisme à bon compte auprès du public des quartiers.

L'écrivain - qui a "chié dans son froc" depuis, regrettant "des mots grossiers" - était chargé, sur le plateau de Serge Khalfon et Didier Froehly,  de distribuer les Moix d'or, des récompenses en forme de sanctions. Ce samedi-là, il était face au grand reporter à l'hebdomadaire 'Marianne', Frédéric Ploquin, qui sort un livre 'La peur a changé de camp' et de deux policiers.
L'animateur de cet info-divertissement - qui n'a rien à envier au divertissement politique proposé par Laurent Ruquier sur France 2 au même moment - , Thierry Ardisson est entouré de divers chroniqueurs qui décryptent l'actualité comme le spécialiste de télé-réalité Jeremstar, l'avocate d’extrême-gauche Raquel Garrido, l'avocat de droite Gilles-William Goldnadel ou encore l'animatrice Hapsatou Sy.
Cette dernière, tout comme son compagnon Vincent Cerutti, lui aussi candidat, participa en 2017 à la huitième saison de 'Danse avec les stars', sur TF1, est surtout connue depuis le 16 septembre 2018, date d'une autre polémique, cette fois avec Eric Zemmour, déjà dans une émission de Thierry Ardisson, 'Les Terriens du dimanche ! 'sur C8. Eric Zemmour y estima que "sa mère avait eu tort de l’appeler par ce prénom" qui ne facilite pas l'intégration et que "plutôt que Hapsatou, elle aurait mieux fait de l’appeler Corinne. Ça vous irait très bien !". La suite de l'échange est coupée au montage sur instruction du service juridique de la chaîne. Pour Le Parisien, le producteur de l'émission, Stéphane Simon, détaille : "Ce n’était pas possible de laisser un échange aussi violent devant des centaines de milliers de personnes. Eric Zemmour flirtait avec la ligne jaune, il y avait un fort risque de condamnation juridique. C’est pour cela que nous avons fait notre travail en responsabilité, en coupant la séquence au montage."
Mais, le 18 septembre, Hapsatou Sy publia sur Instagram la partie coupée de l'échange, filmée clandestinement sur l'écran de contrôle de sa loge. Hapsatou Sy, préméditant manifestement d'exploiter par la suite tout propos contestable : "Jamais je n’ai entendu quelque chose d’aussi blessant. Parce que pour moi qui aime ma France, que j’aime ce pays, que ça vous plaise ou ça vous déplaise, je trouve que ce que vous venez de dire n’est pas une insulte à mon égard, c’est une insulte à la France". Noble réaction, que certains jugent toutefois surfaite. Eric Zemmour : "C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une Histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’Histoire de la France". Après avoir demandé une "sanction exemplaire" contre Eric Zemmour, Hapsatou Sy lança une pétition en ligne pour "interdire de médias les personnes portant des messages d'incitation à la haine".
Elle affirme aujourd'hui qu'elle n'a pas prémédité le scandale, en dépit des problèmes financiers qui lui sont prêtés. Elle met toutefois en garde que, si la séquence n'a pas été filmée dans son intégralité, elle dispose néanmoins d'images plus choquantes, promettant pour l'heure de ne pas les diffuser... Elle compte toujours porter l'affaire en justice et réfléchit au motif. Elle précise que son employeur C8 a fait son travail en supprimant la séquence et qu'elle a reçu de la chaîne un soutien absolu. Le 25 septembre, la Franco-sénégalaise (ses parents sont d'origines sénégalaise et mauritanienne, comme ceux de l'humoriste et acteur Omar Sy) annonça que Me Eric Dupond-Moretti s'honorerait d'être son avocat.
Quel vertueux totalitaire lancera une pétition pour exclure Yann Moix des media ?
Les coproducteurs de ONPC, Catherine Barma et Laurent Ruquier, qui emploient aussi le cumulard ? A défaut, le service public maintiendra-t-il le chroniqueur-insulteur ? 
France Télévisions a en effet des antécédents d'intransigeance idéologique. France 2 n'a-t-elle pas licencié son météorologue Philippe Verdier pour bien moins que cela, après la publication de son livre politiquement incorrect 'Climat investigation' ...

"Ces propos inacceptables devront être sanctionnés par la justice"

Dans cet ouvrage, il évoque le travail des policiers "la peur au ventre" sur fond d'insécurité. "Vous venez dire ici que les policiers ont peur (...), que vous chiez dans votre froc", avait réagi Yann Moix. "La peur au ventre, vous n'avez pas les couilles d'aller dans des endroits dangereux", avait-il ajouté.



"Si tous les policiers se doivent d'être irréprochables, une personnalité se doit de l'être tout autant. Ces propos inacceptables, inqualifiables devront être sanctionnés par la justice", a commenté Frédéric Lagache du syndicat Alliance, annonçant que son organisation se porte partie civile. 

Le secrétaire général d'Unité-SGP-FO, Yves Lefebvre s'est dit lui "satisfait" de la décision du ministre : "une marque de reconnaissance vis-à-vis de ses fonctionnaires". 

"C'était allé beaucoup trop loin. On ne peut pas tout dire pour faire son buzz personnel", a réagi pour sa part David Le Bras, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN-Unsa).

Après avoir riposté au ministre de l'Intérieur dans un premier temps, Moix a baissé son pantalon, s’excusant pour ses propos en affirmant qu’il a "manqué d’intelligence" et qu’il y est "allé un peu trop fort"...
"Je disais avec des mots grossiers que je regrette -parce que c'est jamais bien les mots grossiers- (...), que la police n'a pas à venir dire sur les plateaux qu'elle a peur puisque le signal envoyé n'est pas le bon pour être respecté", s'est justifié le quinquagénaire, mardi sur LCI. 

Moix est un récidiviste.
Il avait déjà accusé la police de "violence" dans les camps de migrants à Calais au début de l'année.

samedi 16 janvier 2016

Humour au second degré: Valls s'emporte contre un invité d' "On n'est pas couché"

La diva de Matignon ne supporte pas la critique

Pas moins de 5 heures d'enregistrement pour 1h30 de diffusion

Des bisous, des bisous !
Pour la première fois un Premier ministre s'invite sur une émission de divertissement politique. Le locataire socialiste de Matignon n'est donc pas de l'avis de Nicolas Sarkozy ou Gérald Darmanin qui ne mettront jamais les pieds sur le plateau de Laurent Ruquier, apprenait-on en octobre dernier. Quelques jours plus tôt, c'est François Fillon qui affirmait boycotter le talk-show. A noter qu'il s'agira de la troisième participation à On n'est pas couché pour Manuel Valls. La dernière en date remonte à avril 2013 lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur. A l'époque, aucun clash n'était survenu avec Natacha Polony ou Aymeric Caron.

La réquisition du service public
par Manuel Valls et le temps détourné des tâches gouvernementale par le premier ministre et consacré à sa communication personnelle dans l'émission On n'est pas couché (ONPC) sur France 2 rappellent les heures les plus sombres de notre...  ORTF.  Menée par le laquais socialiste Laurent Ruquier, l'entretien a été tourné jeudi soir pour être diffusé samedi 16 janvier: il aura été calibré, coupé et monté selon les volontés du chef du gouvernement. Mais si ce décalage de trois jours a permis de mettre au point un produit aseptisé, il a aussi donné lieu au fuitage de quelques informations...
 
A en croire Télé 7 Jours, Manuel Valls s'est accroché avec le chroniqueur et humoriste Jérémy Ferrari, un protégé -version jujitsu- de Laurent Ruquier depuis 2010 dans l'émission d'humour On n'demande qu'à en rire, et lui aussi invité de France 2 pour ses thèmes de prédilection, le racisme, la xénophobie, la misogynie, l’extrémisme religieux et d'autres formes de discrimination, qui auraient dû convenir au contexte de terrorisme islamiste et à l'état d'urgence. Contactée par le Scan Télé du Figaro, la société de production de l'émission -co-produite par France Télévisions- a confirmé l'altercation.

Manuel Valls a perdu son sang-froid lors d'un échange sur le thème de la politique française en Afrique. Ce moment d'affrontement verbal a eu lieu à la fin de l'intervention-fleuve, plus de 90 minutes, de Manuel Valls. Le passage ne sera pas (totalement) coupé au montage.

Les deux chroniqueurs attitrés n'ont pas égratigné la rose à épines de Matignon 

L'agression verbale est la "raison sociale" de l'émission, sorte de jeu du cirque, avec ou sans mise à mort, selon qu'on appartient ou non à la tendance-maison: socialiste (critique, mais point trop), progressiste, libérée, homophile et vulgaire. Au total, soixante-huitarde demeurée, trente ans plus tard. Catherine Barma, la fille de... Claude est septuagénaire épargnée par l'âge légal de la retraite. Or, si les producteurs, C. Barma et L. Ruquier, mettent systématiquement leurs hôtes en situation d'infériorité face aux trois permanents, assistés d'invités choisis pour leur hostilité à l'invité(e), cette fois, les deux chroniqueurs se sont, dit-on, allongés comme des carpettes. 
Malgré un temps de parole abondant, les chroniqueurs habituels de Laurent Ruquier, Léa Salamé et Yann Moix, n'ont pas trouvé les questions dérangeantes qu'ils savent pourtant décocher sur des interlocuteurs moins puissants qu'ils prennent  chaque samedi pour leurs âmes damnées. Si bien que, mercredi 13 novembre, lors des questions au gouvernement, le député Les Républicains Jean-Charles Taugourdeau a épinglé le Premier ministre en lui reprochant "de ne pas servir la grandeur de l'engagement politique" en passant cinq heures sur le plateau de Laurent Ruquier. L'annonce avait été faite le matin même par France 2.

Manuel Valls n'a pas supporté d'être chahuté.
 
Quel doigté !
"C'est justement tout l'intérêt de l'émission. On est davantage dans une forme de sincérité. C'est un exercice non policé, sans langue de bois", s'est justifiée au Figaro la société de production. L'accrochage sera conservé au montage, assure le quotidien, lequel ne précise pas si la totalité est préservée... 

"Voilà qui devrait susciter encore davantage l'intérêt des téléspectateurs pour ce moment de télévision," lâchent les polémistes malsains de l'hebdomadaire Le Point,  qui fait monter la sauce en accusant l'opposition d'avoir "déjà décrié" l'opération - au risque de souligner, à l'inverse, le silence complice de la majorité présidentielle - et confirmant ainsi que le fuitage est orchestré, en sorte de faire plus d'audimat que ce que Valls serait susceptible de réaliser sur son seul nom.
"Manuel Valls chutent lourdement en janvier," titre le HuffPost. Selon un sondage YouGov, le locataire de Matignon a en effet perdu 5 points de confiance en janvier avec 27% d'opinions favorables... Pour TNS Sofres-One Point, Valls perd même 7 points par rapport à décembre.

A cette manipulation, répondons par le boycottage de l'émission.
Arte propose Pink Floys et LCP, pour ceux qui ne souhaitent pas changer de sujet, Centres commerciaux : la grande illusion.

 

mardi 13 octobre 2015

Le journal officieux du PS mène la chasse contre Laurent Ruquier 

Le Monde a-t-il déjà condamné ONPC et Laurent Ruquier ?

La "Une" du Monde a dégainé: Raphaëlle Bacqué y exécute l'animateur
"En dix ans, le rendez-vous du samedi de Laurent Ruquier sur France 2 est devenu l'épicentre du débat politique, avec ce mélange de confusion et de simplisme qu'impose une émission de divertissement". "En près d'une décennie", écrit la journaliste, "Catherine Barma, qui assure se situer pour sa part "plutôt dans la tendance Valls et Macron" a ainsi accompagné, - "caricaturés, plutôt," accusent ses détracteurs -, les soubresauts d'une scène politique brouillée où grandes gueules de gauche et "nouveaux réacs de droite, philosophes médiatiques et experts en dérision tiennent avec aplomb le haut du pavé"

Le Monde prend une nouvelle fois le parti du gouvernement
La charge s'abat comme une masse sur une enclume forgée par la gauche de la gauche qui noyaute le service public. Le virement socio-libéral du gouvernement ne lui convient pas et elle s'en prend donc aux producteurs de l'émission qu'elle encensait hier. Sont également visés une partie des media et une poignée d'intellectuels supposés qui assomment le pouvoir de leurs critiques et railleries. 
Le passage de Nadine Morano sur son plateau a déclenché l'offensive. 
Cet animateur de show politique
est-il journaliste ?
La polémique a certes réjouit le Landerneau, mais l'hérétique a en fait donné le signal de la rébellion contre la politique spectacle où tout peut arriver, du déballage au lynchage, en passant par l'humiliation et l'insulte, sous les cris d'un public partisan obéissant au chauffeur de salle. 
Que n'aurait écrit en son temps Raphaëlle Bacqué quand Michel Polac animait ce grand Barnum qu'était Droit de Réponse ? Cette arène était le lieu de tous les excès verbaux et débordements physiques, mais classée aujourd'hui dans l'imaginaire cathodique, parmi les émissions phares de notre patrimoine audiovisuel. 
Excessive et décapante, mais souvent de parti-pris et de vulgarité, en raison de l'heure tardive, ONPC est un espace libertaire dans une société traumatisée par le chômage et l'austérité et qui ne supporte pas la légèreté et l'insouciance des people. Stupéfaite mais sévère, cette société n'est pas au diapason des réseaux sociaux fréquentés par les rigolards superficiels et dans l'air du temps. Ils semblent donner le "La" et régler la mire, mais ne sont pas représentatifs de la France profonde, contrairement à ce qu'en pense le petit monde des media. La meute leur emboîte le pas, mais la masse n'adhère pas et refuse en fait de s'encanailler : la vie quotidienne est trop dure, l'avenir trop incertain au plus grand nombre pour qu'il approuve le jeu de massacre auquel se livrent les plus favorisés. 

Les réseaux sociaux ont donné la parole à une majorité jusqu'ici silencieuse. 
Les media voient leur influence vaciller. Ils n'imposent plus leur point de vue. Trop souvent officiel et porteur des éléments de langage des puissants. Ils reprochent donc le ton débridé des internautes libérés de l'emprise officielle. Ils combattent donc l'audace que permet l'anonymat et dont leur position institutionnelle - longtemps avantageuse - les a privés. Ils les accusent de se planquer derrière des hashtags vengeurs. 

La démocratie n'est pas à la convenance des privilégiés de la République. 
Les vedettes du PAF apprennent, mais lentement, que leur popularité doit moins aux producteurs et annonceurs qu'au public. Un jour Maïtena Biraben, un autre jour Cyrille Hanouna ou Laurent Ruquier (ci-contre): la roue tourne. 
Si l'affaire Morano a pris une telle ampleur depuis huit jours, c'est bien à cause des producteurs, dont Laurent Ruquier, qui ont maintenu les passages polémiques au montage, et non par la faute d'Internet et des grands media qui n'ont fait que leur métier d'information sur une émission disponible sur les hébergeurs de vidéos. L'Internet n'a fait que prendre le relais, lui donnant une résonance démesurée, rendue possible par des questions posées avec insistance et malveillance, avec la volonté de nuire et de faire le buzz. 

Les Français, dans leur immense majorité, se contrefichaient de cet éternel débat qui profite au Front national. Les spectateurs ébahis par l'acharnement du meneur de ces jeux du cirque sur une Nadine Morano droite dans ses bottes savent, en tout état de cause, quoi penser de la question en leur fore intérieur. Une fois de plus, le service public a failli à ses obligations déontologiques de respect des personnes et servi les intérêts de Marine Le Pen en venant sur son terrain. France 2 n'a pas permis le débat serein qui aurait dû permettre à son invitée de développer ce qui la différencie fondamentalement de la candidate de l'extrême droite. Le service public a ainsi commis une faute sur la personne de son invitée, une femme de convictions qu'il sait (comme chacun) inflexible et qu'il a cherché à diaboliser par l'amalgame. 

ONPC, barraque de foire 

Doigt inquisiteur
François Fillon décrie "On n'est pas couché". "Vous ne me verrez jamais, même si vous me suppliez, dans des émissions people style Ruquier. Ce n'est pas la place des hommes politiques", assurait-il déjà en juin 2014.
En pleine tournée promotionnelle pour la sortie de son livre, l'ancien premier ministre fait en cette rentrée des apparitions sur de nombreux plateaux mais il ne compte toujours pas mettre les pieds chez Laurent Ruquier. Pourquoi pas chez Hanouna, aussi !  

Personne n'est obligé de regarder ce programme et chacun est libre de boycotter ce plateau. Cette émission ne fait plus recette: elle ne trouve plus des victimes expiatoires qu'à grand peine et comble tant bien que mal son agenda, samedi dernier, avec des volontaires comme Bartolone, forts de leur position de pouvoir et de leur capacité à faire tomber les têtes. Si chacun est responsable des propos qu'il tient, encore faut-il que le combat soit livré d'égal à égal. Or, la loyauté n'est pas la qualité première des media qui composent des plateaux notoirement déséquilibrés, voire à (haut) risque, selon que l'invité est, ou non, de la tendance affichée, en l'occurrence, par Catherine Barma.

Une certaine presse déplace, librement mais subjectivement, le curseur sur l'échelle du "choquant"... On aurait pu choisir le critère de la "cohérence" ou de la "qualité" de l'argumentaire, mais non, leur logique n'est pas celle du respect des convictions, mais du sectarisme officiel. 
Photo rappelant les 
"heures sombres de notre Histoire"
Cette presse-là jette le discrédit sur quiconque pense autrement et le qualifie d' "hurluberlu" et son opinion d' "élucubration." Les guet-apens et le parti-pris de Laurent Ruquier trouvent encore des supporteurs pour prétendre, malgré son lourd palmarès, que les invités seraient équitablement traités sur le plateau de ce socialiste proclamé mais déçu et qu'il serait innocent de tout traquenard, bien qu'il donne la main tour à tour à chacun de ses chroniqueurs (et certains invités) pour tourner la roue du supplicié. 

Cette prise de position "politiquement correcte" du journal "indépendant" Le Monde, propriété d'hommes d'affaires et bienfaiteurs du PS, illustre une fois encore la dérive de la presse. Cet article est à l'image du quinquennat, figé. A la cinquantaine bien sonnée, Raphaëlle Bacqué aurait-elle retrouvé le sens des valeurs républicaines d'équité, tolérance et respect, après bientôt dix années de sévices télévisuels d'ONPC ? Le Monde est-il le souteneur d'une politique-spectacle de la bien-pensance socialiste, au détriment de la liberté d'expression, du service public aux réseaux sociaux ? Assistons-nous à une reprise en main gouvernementale des media et de la presse déjà aux mains à 90% de sept multimillionnaires socialistes ?  Il est assurément confortable de ne pas irriter le prince: les colères et les sanctions de Valls sont en effet terribles. Mais, si  les élections sont perdues d'avance, faut-il que la télévision erre, bride sur le cou ?
Les idéologues sont incapables de juste mesure.