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lundi 29 juin 2020

Avec les municipales, Buzyn est-elle arrivée au bout de son calvaire à Paris ?

Le parcours imposé par Macron à son ancienne ministre, suppléante du détraqué sexuel Benjamin Griveaux, aura été un long calvaire

Les choix de Macron sont catastrophiques

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L’échec d'Agnès Buzyn à Paris est une baffe pour Macron
En plus d’être arrivée derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati, l'indigence de son score prive la candidate LREM de Jupiter du gîte et du couvert au Conseil de Paris

Loin de conquérir la capitale, malgré le bon score de l’élection présidentielle en 2017 – 34,83 % des Parisiens avaient soutenu le quasi inconnu Macron au premier tour –, puis aux législatives, avec 12 députés 'marcheurs' sur les 18, et enfin aux Européennes, où 32,92 % de Parisiens s'étaient accrochés à leurs illusions, en dépit de la personnalité controversée de Nathalie Loiseau, cette fois, pour les Parisiens qui vivent un enfer quotidien avec la succession de manifestations violentes incontrôlées, la coupe était pleine.. Avec seulement 13,30 % des suffrages, l’ancienne ministre de la Santé est tombée face contre terre contre ses adversaires crédibles, la maire socialiste sortante Anne Hidalgo et la maire LR d'arrondissement, Rachida Dati s, ce dimanche 28 juin.

Trois femmes envoyées au casse-pipe, c'est de la misogynie !

Cette défaite LREM publique en dissimule une autre, plus personnelle
Le sacrifice de Buzyn n'est pas encore consommé. Non seulement elle n’a pas été élue au Conseil de Paris, faute d’avoir suffisamment rassemblé voix, mais l'ex-numéro 4 du gouvernement Philippe - auquel aucun des trois ministres d'Etat  (Collomb, Hulot et Bayrou) ne s'est maintenu - "ne sera pas au Conseil de Paris, elle sera conseillère d’arrondissement et siégera seule", a indiqué Geoffroy Boulard, le maire LR sortant du 17e arrondissement, réélu avec 55,92 % des voix face à l'épouse du professeur Yves Lévy (13,02 %). 
Telle une pestiférée ou une malade de la Covid-19 pour une quarantaine de 24 mois...

C’est aussi une sévère défaite pour Macron et son parti.
La République en Marche ne finit en tête que dans deux arrondissements parisiens. 
Le 9e arrondissement, qui était susceptible de basculer, est conservé par la maire sortante LREM Delphine Bürkli, avec 43,67 % des voix. 
Idem pour le 5e, où la maire sortante Florence Berthout (soutenue par LREM, mais repassée à LR) a été réélue à 51,91 %. 

A 22 heures, dimanche, LREM n’aurait obtenu entre 6 et 9 sièges au Conseil de Paris, sur 163. La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, candidate sur la liste LREM dans le 14e arrondissement de Paris, et Gaspard Gantzer, candidat? quant à lui dans le 6e, et ancien proche de François Hollande à l'Elysée, ne décrochaient déjà pas de siège de conseiller de Paris.

Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher a également pris une gamelle: comme Marlène Schiappa, arrivée quatrième dans le 14e arrondissement, elle ne sera même pas conseillère d’arrondissement où elle était septième sur la liste soutenue par LREM, découvrant ce que sont les violences électorales.

"Ce soir, nous éprouvons une déception", a euphémisé la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye. "Il y a des endroits où notre propre division interne nous a conduits à des scores extrêmement décevants."
Ils en sont à la phase 'harakiri" ?

En l'état des dépouillements, Agnès Buzyn n'obtiendrait pas de siège au Conseil de Paris. Elle n'obtiendrait qu'un siège de conseillère d'arrondissement dans le 17e. #Municipales2020
10:27 PM · 28 juin 2020Twitter for Android 
<br>Coup de grâce: La France insoumise (LFI) obtient 1 siège sur 163.

Municipales à Paris: Schiappa, appelée à se taire

Les électeurs déclarent indésirable à Paris la parachutée LREM du gouvernement

Coup d'arrêt aux femmes En Marche! à Paris

Attal, Pannier-Runacher, Philippe, Schiappa

La ré-élection d'Edouard Philippe est l'arbre malade qui cache la forêt-fossile. 

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes n'obtient même pas un L'ansiège de conseillère d'opposition dans le 14e arrondissement de Paris. 
https://cdn-media.rtl.fr/online/image/2020/0109/7799863628_marlene-schiappa-est-l-une-des-figures-les-plus-mediatisees-du-gouvernement-macron.jpg
Ancienne adjointe au maire socialiste du Mans, Marlène Schiappa figurait pourtant en deuxième position sur la liste LREM, conduite à Paris par Eric Azière. Arrivée en troisième position au premier tour (15,7%), la majorité présidentielle a encore fait moins au second, avec 8,6% des suffrages, dans une quadrangulaire remportée par la liste d'union de la gauche de la maire sortante Carine Petit (47,9%).  Le 14e n'a pas les mêmes valeurs que Schiappa: elle repart avec ses rillettes sur les hanches...
Quant à Cédric Villani, qui avait décidé de se maintenir, il ne fait pas tellement moins (13,29%) et il ne siégera pas non plus au conseil municipal.

Les hommes avait bénéficié d'un temps de répit face aux attaques féministes de la sous-ministre: le virus s'est réveillé dimanche 28 juin et la deuxième vague de propagation va de nouveau menacer l'égalité entre les sexes. Les électeurs ont pourtant assuré une équité exemplaire entre les genres: à méditer !

La liste de la droite, emmenée par Marie-Claire Carrère-Gée, arrive devant le parti du président totalisant 30,18% des voix. 

Gabriel Attal conserve son siège de conseiller municipal dans l'opposition à Vanves

Il se présentait donc dans les Hauts-de-Seine.

  
Gabriel Attal est réélu conseiller municipal dans l'opposition au maire sortant UDI, Bernard Gauduchau. Seul membre du gouvernement à figurer sur une liste nuancée LREM, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse était en deuxième position sur la liste Vivre Vanves, menée par Séverine Edou. 
De la troisième, elle passe à la quatrième place au second tour, avec 19,87% des voix dans cette triangulaire remportée haut la main par le maire sortant Bernard Gauducheau (UDI), qui conserve son siège avec 53,35% des voix. 

La troisième liste, conduite par l'écologiste Pierre Toulouse et qui talonnait la liste LREM après le premier tour, lui est passé devant, avec 26,77% des voix au second. L'effet "membre du gouvernement" n'a pas opéré... 

En revanche, Vanves n'aura pas pour maire la femme de paille de Gabriel Attal: il forme avec Stéphane Séjourné un couple-pacsé et son échec à la prise de la mairie leur permettra de dégager du temps pour réaliser leur désir d'enfant via une GPA "éthique".

Ce score est toutefois suffisant pour que les trois premiers de la liste de Séverine Edou, dont l'ex-socialiste Gabriel Attal de Couriss, siègent au conseil municipal.

Agnès Pannier-Runacher échoue dans le 16e arrondissement à Paris

 
La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances se présentait dans le 16e arrondissement. Mais la liste Ensemble pour Paris avec Agnès Buzyn, menée par Hanna Sebbah ne glane que 23,79% des voix.

Elle est sèchement battue par celle de l'avocat Francis Szpiner, soutien de la candidate LR Rachida Dati (elle-même ré-élue dès le premier tour), qui obtient 76,2% des suffrages. 

Le bon score de LREM aux dernières élections européennes aura donc fait illusion et Agnès Pannier-Runacher, en septième position, ne siégera donc pas au conseil municipal de Paris. Adieu veaux, vaches, cochons...

Elle pourra "travailler" à la reprise de l'économie endommagée par la Covid-19: "regarder" les dossiers ne semblait pourtant pas être la tâche prioritaire de cette candidate de la majorité présidentielle.


lundi 9 mars 2020

Des manifestantes dénoncent la violence de l'intervention policière lors d'une marche féministe 

"C'était totalement disproportionné," selon des activistes féministes de la marche du 7 mars à Paris 

Les réseaux sociaux ont relayé des scènes que les organes de presse passaient sous silence

A quoi sert-il de s'abonner aux sites de la presse institutionnelle, si elle occulte  la vérité ?

Les réseaux sociaux ont relayé des images de charges des forces de l'ordre et de résistantes traînées dans le métro, samedi 7 mars, à l'issue d'une manifestation féministe qui, s'était "déroulée dans le calme", de l'aveu même de la préfecture de police.
A la veille du dimanche 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les images de violences physiques de policiers sur des femmes revendiquant d'être traitées comme les hommes sont finalement parvenues à recentrer Marlène Schiappa, en campagne municipale, sur ses fonctions gouvernementales pour l'égalité femmes d'abord et hommes.

Les réseaux sociaux ont alerté la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes et Marlène Schiappa s'est vue contrainte de réagir contre son camp. "Toutes les femmes doivent pouvoir manifester pacifiquement pour faire respecter leurs droits !", a-t-elle fait tweeter - froidement et en langue de bois - dimanche, avant de souligner que le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a demandé "un rapport (!) sur ce qui s'est passé en marge de la marche féministe" à Paris, samedi.
La journaliste FranceTélévisions (FranceinfoPlus) tweete:
La maire PS de Paris, Anne Hidalgo, n'a pas manqué elle aussi de se déclarer "choquée" par ces images.

"En marge" ? 
Ces mots de Marlène Schiappa s'opposent aux témoignages recueillis par franceinfo, qui font plutôt état d'un déploiement "disproportionné" de forces de police à l'arrivée de la manifestation. Déclarée et autorisée, la marche était partie dans une ambiance "joyeuse" de la place des Fêtes, dans le 19e arrondissement. "Il y avait de la musique, des femmes avec des tambours, dans une ambiance très joyeuse, avec des jeunes et des gens qui ne vont pas forcément beaucoup en manifestation", témoigne Marceline Samion, étudiante de 18 ans en première année de Sciences Po. On sait toutefois que l'ambiance résolument 'bon enfant' des manifestations de l'extrême gauche est une stratégie systématique de manipulation de l'opinion : offrir au public et aux caméras, d'activistes déterminés, l'image de gentils manifestants.
"On jouait des tambours dans un groupe de musique; ça dansait autour; on mettait de l'ambiance et ça marchait bien", lui fait écho Marie, qui appartient au groupe militant Guarichas cosmikas, "collectif politique de batucada [percussions brésiliennes] lesbo-trans-féministe".

"Nasse à Répu !”
En arrivant vers 22h30-22h45 aux abords de la place de la République, Marceline Samion repère le dispositif policier. "Une manifestante remonte la rue du cortège, où je me trouve, pour crier : 'nasse à Répu !'Les manifestantes étaient immobilisées, bloquées par la police place de la République.  Je monte sur une poubelle pour filmer la scène."

Elle se sent alors enfermée, oppressée. "Les policiers forment un barrage, un premier mur, explique-t-elle. Une rue perpendiculaire permettant de quitter la manifestation en tournant à gauche est bloquée par un mur de CRS avec des boucliers. Des fourgons arrivent pour nous encercler. C'était totalement disproportionné. Ils commencent à bloquer une petite rue à droite. On aura juste le temps de sortir par là avant, mais ça nous oblige à repartir en arrière, vers la gare de l'Est."

"Police, violeurs, assassins !"

Vers 23 heures, la journaliste Hélène Molinari [pigiste orientée sur la "fluidité du genre"], qui a participé à la manifestation avant de la quitter, se rend place de la République. "On arrive rue du Faubourg-du-Temple. Je vois des cordons de police, des policiers partout, les flics qui chargent, et des arrestations en cours, avec trois femmes arrêtées sur une rue parallèle à République", raconte-t-elle.
Au moment où je passe, un policier assez jeune se retourne et il me dit : 'Mademoiselle, elle est à qui, la rue ?' Je suis partie, choquée [juste susceptible]. Ils savaient qu'on ne pouvait pas répondre [parano?].

De son côté, Marie (collectif politique de batucada lesbo-trans-féministe) constate "l'ambiance de plus en plus électrique" lorsque le cortège se rapproche de la place de la République. "On a vu les flics commencer à balancer des lacrymos et on est rentrées [entrées] dans un bar pour se protéger. Les filles étaient encerclées à l'intérieur place de la République, c'étaient que des meufs. On les entendait chanter "dans le calme" : "police, violeurs, assassins !" De quoi énerver ? Le journaliste Brut, Rémy Buisine, a filmé cette séquence :


De nombreuses images montrent ensuite l'évacuation musclée d'activistes par la police dans le métro, dont celle-ci, signée @HZ_Press, et tweetée par 
David Dufresne, journaliste "indépendant" mais engagé (Libération, ITélé, Médiapart...) et auteur de livres (“Tarnac, Magasin général” ou “Maintien de l'ordre : Enquête”)  

Il a commencé à recenser les violences policières en 2018 et "utilise Twitter pour les dénoncer":



La manif est arrivée trop "tard", selon la préfecture de police.
Interrogée, la préfecture de police dit avoir procédé à neuf interpellations (une pour "jet de projectile", les autres pour "outrage et rébellion" ou encore "participation à un groupement en vue de commettre des dégradations et des violences"). 
"Sept personnes ont été placées en garde à vue et deux font l'objet d'une convocation en justice", précise le communiqué de la préfecture, qui reconnaît, par ailleurs, que cette manifestation, déclarée, de plusieurs milliers de personnes, s'est pour l'essentiel "déroulée dans le calme". "Mais les manifestantes sont arrivées très tard place de la République par rapport à l'heure prévue et ont refusé de se disperser", argue la préfecture.

Selon des témoignages anonymes, le dispositif de nasse rendait cependant difficile cette dispersion. Encore choquée du nombre de fourgons de police et d'unités de motos utilisé pour une manifestation pacifique, la féministe "forte, fière, radicale et en colère", "Marceline Samion assure qu'elle fait la révolution des femmes dans le calme parce qu'elle chante : "La seule violence était verbale: elle a consisté à crier 'toutes les femmes détestent la police', reprise genrée  de "Tout le monde déteste la police", slogan du défilé du 1er Mai 2019 à Paris où l'hostilité des Gilets Jaunes envers les forces de l'ordre fut affichée en musique dans le défilé parisien, comme dans les rangs du 'black bloc'... "Cela ne justifie pas de traîner des femmes par terre," selon M. Samion.

"Ça n'a pas de sens de montrer tant de violence face à des femmes qui réclament leurs droits," estime encore la jeune femme douce, comme de traiter les policiers de "violeurs"...

 

Municipale à Paris : Schiappa discrimine Dati

L'ex-blogueuse refuse de faire campagne pour l'ancienne garde des Sceaux, au second tour

Agnès Buzyn avait tenté de sauver la mise LREM en proposant une alliance à LR 

Résultat de recherche d'images pour "querelles de femmes"La candidate d'En Marche! a fait une reculade, renonçant à une alliance de partis: Les Républicains s'y est refusé et la secrétaire d’Etat justifie cette décision dans le XIVe.
Marlène Schiappa a posé des limites à Buzyn ce dimanche sur la stratégie à tenir avant le second tour des élections municipales. C'est un refus ferme et définitif, en effet: "Je préfère perdre une élection que perdre mes valeurs," a-t-elle opposé, cinglante et blessante, à Buzyn. La stratégie adoptée par LREM à Paris commence sérieusement à créer de sérieux remous dans le mouvement présidentiel.

L'ex-ministre de la Santé avait fait l'erreur fatale le 7 mars dernier sur BFMTV. Interrogée sur la stratégie de second tour, la candidate LREM avait tenté d'abuser sa concurrente LR, Rachida Dati qui, dans les sondages, partage avec Hidalgo (PS) la garde de la première place en alternance. "Je le dis, il n'y aura aucune alliance de partis. Il y aura, par arrondissement, des discussions avec ceux qui veulent me rejoindre sur un projet", avait rectifié la buse.

Elle lorgnait ainsi sur les arrondissements les plus décisifs - les plus peuplés qui fournissent le plus grand nombre de conseillers -  dont le XIVe, où Marlène Schiappa se présente sur la liste d'Eric Azière, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris et administrateur de la Regie Immobilière de la Ville de Paris au centre des critiques sur le logement adressées à Hidalgo.

Buzyn défend "une majorité de projet", projet qui n'est pas le sien...

Pour la numéro 2, comme pour la numéro 1 LR, il est tout bonnement inconcevable d'imaginer une fusion des listes. 
Parachutée du Mans sur Paris, Schiappa n'a rien à donner, mais est prête à prendre... "Si nous sommes en tête et que, sur le projet que nous portons, nous sommes rejoints par des gens qui étaient avec Rachida Dati, Cédric Villani, les Verts ou ailleurs, et qui disent votre projet pour le deuxième tour c'est celui qui nous convient, nous voulons faire campagne avec vous, nous les accueillerons avec plaisir. Mais je ne ferai pas la campagne de Rachida Dati", a lancé la marcheuse chargée de haine.

Gaspard Gantzer, tête de liste dans le VIe arrondissement, lui a emboîté le pas. Illustration des discordes à la tête de LREM à Paris, l'ancien désastreux conseiller en com' de Hollande affiche les tensions dans l'équipe :   "Je ne fais pas et ne ferai pas campagne pour Rachida Dati. Ça tombe bien, je fais campagne pour Agnès Buzyn et je vais tout faire pour qu'elle l'emporte et devienne maire de Paris" a expliqué monsieur 1% des intentions de vote.

L'équipe de campagne d'Agnès Buzyn a dû réagir avec vivacité à la déclaration de Marlène Schiappa, ce à quoi la ministre ne nous avait pas habitués. "Que les choses soient claires [certes !]: il n'y aura pas d'alliances d'appareils au soir du 1er tour entre Agnès Buzyn et Rachida Dati", a-t-elle répété dans un communiqué de presse diffusé plus vite qu'une sex-tape de Griveaux dont elle est le succédané.

mardi 11 février 2020

Schiappa se rend insupportable aussi à la plupart de ses collègues

Au gouvernement, les relations se tendent avec la sous-ministre

La secrétaire d'Etat polyvalente en charge des femmes ne communique plus avec certains de ses collègues

Résultat de recherche d'images pour "penicaud fauteuil roulant"
Qui a poussé Pénicaud dans les escaliers de l'Elysée ?
La rupture de faisceau est survenue lors de la manifestation d'inhumanité des députés de la majorité présidentielle autour de l'extension du congé parental pour deuil d'enfant.

Alors que Macron tente ce mardi de faire comprendre aux petits soldats de sa majorité en marche au pas cadencé qu' "unité" ne signifie pas "uniformité", des tensions internes couvent dans les rangs mêmes du gouvernement. Ainsi, le tableau que dresse Le Parisien de Marlène Schiappa n'est pas sans nuances: le passage de la brosse n'est plus autant visible et les détails soulignent l'usure profonde de l'image.

Si le journal de LVMH vante son allant sur les plateaux de télévision pour défendre l'exécutif, il laisse réapparaître la blogueuse. "Si j'étais désenchantée, je serais chez moi en train de regarder des replays d'Amour, gloire et beauté - soap télévisé diffusé depuis plus de 30 ans - , et pas en train d'affronter Eric Zemmour!", plaide la féministe de combat.

Avant l'épouse qui, chaque soir, débriefe la journée sur l'oreiller de Manu, Marlène Schiappa aurait été celle qui, mieux que Macron soi-même, aurait entrevu la portée du "manque d'humanité" et réussi à ouvrir les yeux et le coeur sec du président sur les  retombées négatives prévisibles du vote des députés LREM sur la proposition de loi UDI. De quoi exciter la jalousie des ministres en charge des dossiers sensibles et non de la politique du doigt mouillé dressé face au vent tumultueux de l'opinion. En charge de faire redémarrer le projet Macron bloqué de réforme des retraites, Muriel Pénicaud, particulièrement malmenée au plus fort de la crise, se plaindrait de se faire voler la vedette par une jeune maman qui laisse les enfants au père pour aller chercher les vagues porteuses de tous les spots sociétaux qui se déchaînent.

La skimboardeuse surfe sur l'écume des vagues et irrite... les femmes

Marlène Schiappa et Franck Riester à Bordeaux, le 8 septembre 2019.
En plus de Pénicaud qui ne peut plus la souffrir, la parvenue a tendu ses relations jusqu'à un
degré extrême de toxicité avec des collègues comme Agnès Buzyn (Santé) ou Franck Riester (Culture) dont l'amazone aurait tout simplement bloqué le numéro. "Elle commence à faire chier tout le monde", soupire un conseiller gouvernemental auprès de BFMTV.com. 

Son engagement au côté de Griveaux lui sera-t-il fatal ?
On trouve la secrétaire d'Etat au four et au moulin, un peu au gouvernement, au creux de la vague, et beaucoup dans les media, où mousse l'écume. Actuellement en campagne des municipales pour Griveaux, candidat dans le XIVe arrondissement de Paris pour les élections municipales, sur la liste de l'UDI Eric Azière, administrateur de l'entreprise Regie Immobilière de la Ville de Paris, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris et conseiller-sortant de Paris, ce n'est pas dans ses locaux de secrétaire d'Etat qu'on la voit. A défaut de travailler pour les Français, elle mène sa carrière personnelle, se décarcassant pour Macron, le seul qui pourrait assurer sa promotion.

Elle n'entend pas demeurer à ce poste jusqu'à la fin du quinquennat. 
A LREM, certains se sentent menacés dans leur fonction, telle Aurore Bergé, porte-parole du gouvernement, qui s'est grillée au 3e degré dans l'affaire du congé parental pour deuil d'enfant, ou Stanislas Guerini, au poste de délégué général de La République en marche, et Pierre Person, ex-président de Les Jeunes avec Macron (co-fondé avec Sacha Houlié, PS comme lui et proche de Cambadélis, puis bras droit de Castaner), nommé délégué général adjoint du parti par Guerini, jugés inaudibles. 
P. Person était au nombre des députés, a priori éméchés et surexcités, le 31 juillet 2017, - dont notamment Sacha Houlié, Jean-Baptiste Djebbari et Pierre-Alexandre Anglade - qui, au soir des législatives, ne se sont pas jetés seulement sur les petits fours et auraient commis quelques dégâts à la buvette du Palais Bourbon. Après quoi, un petit groupe se serait réuni dans le bureau du rapporteur général de la commission des Affaires sociales pour une sorte de troisième mi-temps entre garçons. Moment au cours duquel un député a débarqué en furie en défonçant la porte d'entrée. Un incident qui a dépêché les gendarmes de l'Assemblée. Toujours pas calmés, les "Macron Boys ont ensuite branché la hi-fi à fond dans le bureau de (Olivier) Véran, jusqu'à réveiller certains résidents de la très cossue place du Palais-Bourbon". Un voisin les aurait même invectivés de sa fenêtre. Cette fois, c'est la Brigade Anti-Criminalité (BAC), qui a débarqué pour mettre un terme définitif au tapage nocturne.
Ces "janissaires dévoués corps et âme au chef de l’Etat, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu’à lui," selon Le Monde, mais qui ne font pas l'affaire: autres erreurs de jugement du président. La Mancelle dément cette ambition. 

Une certitude demeure: au sein de la macronie, non seulement ses certitudes totalitaires et son comportement stalinien irritent  - et cela d'autant plus que le président confirme son coup de barre à droite -, mais  sa communication est contre-productive, à force de polémiques alimentant les clivages et la haine qui se développent partout en France. Elle se rend indispensable, mais  son omniprésence et sa rugosité ajoutent à la défiance et participe à la chute de Macron dans les sondages (24%). Les Français l'on assez vue.
Alors, ambassadrice des pôles ? Ca ferait des vacances à tous... 

mercredi 5 février 2020

Perte d'un enfant, perte de la macronie

Une majorité parlementaire à vau-l'eau

A cinq semaines des municipales, le bateau de Macron prend de la gîte. 

Résultat de recherche d'images pour "turner navire orage""Et les élus LREM ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes : ni les Gilets Jaunes, ni la CGT et Sud ne peuvent êþre incriminés.
Le Medef favorable à l’allongement du congé de deuil pour enfant mort, contre l'avis de Pénicaud, la sous-ministre Schiappa qui tacle la ministre Pénicaud, Macron qui accuse ses députés d'inhumanité et qui attribue à sa ministre Pénicaud le sens politique d'une palourde, la majorité, comme l'exécutif, est aux abois.
Jeudi, les députés de la majorité ont repoussé la proposition de ses alliés UDI de faire passer de 5 à 12 jours le congé en cas de mort d’un enfant, au seul motif qu'il n'émane pas du parti du président ! Réflexe de Pavlov qui met en lumière un sectarisme parlementaire de type stalinien. 
Après l'adoption en commission la semaine dernière, la proposition du groupe centriste UDI-Agir visait à allonger de cinq à douze jours le congé en cas de décès d'un enfant.

La ministre Muriel Pénicaud avait prétexté un risque de peser sur les entreprises, alors que, selon le rapporteur du texte soi-même, chaque année en France, seulement 4.500 enfants meurent à travers la France avant d’avoir atteint la majorité.  La ministre du Travail défendait plutôt l’idée du don de RTT, à l'initiative des entreprises. 

Ce texte avait été rejeté à seulement deux voix près, jeudi, par des députés conditionnés d'astreinte, dans un hémicycle aux trois-quarts vide et en l'absence de Gilles Le Gendre, président fantoche de groupe, appelé à la rescousse, qui avait répondu qu'il avait mieux à faire : un dîner en ville !

Sous la pression de l'opinion, la majorité présidentielle a dû retoquer le texte après un long débat houleux. 
Un situation de sauvetage en urgence qui a  d'autant plus scandalisé l'ensemble de l'opposition que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, faisait obstacle à l'extension du congé, alors que, de surcroît, la proposition excluait les familles des professions indépendantes et les fonctionnaires...  

Vendredi, le Medef, syndicat des patrons mécontent d'être pointé par Pénicaud comme récalcitrant, a demandé un nouveau vote à l'Assemblée. Autrement dit, le syndicat fait savoir que le veto de la majorité n'est pas de son fait et que les entreprises seraient ouvertes à participer, par solidarité, au financement de ce congé.  "C'est une évidence et c'est lancé", a répondu Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'organisation patronale, dans un tweet adressé à Laurence Parisot. L'ancienne patronne du syndicat avait estimé un peu plus tôt que "le MEDEF s'honorerait à demander un nouveau vote de cette proposition".

Schiappa - en campagne des municipales - se désolidarise de Pénicaud

Dans la soirée, la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes d'abord et des hommes, Marlène Schiappa, a ouvertement condamné la ministre Muriel Pénicaud. Sur BFM TV, l'ex- blogueuse et fondatrice du réseau d'entraide 'Maman travaille' a été cinglante : "Je souhaite que le gouvernement reconsidère sa position, qu'il y ait un nouveau vote, qui soit plus digne. Je crois que la seule réponse "entendable" (en Moyen français de blogueuse bobo)  c'est de dire à une personne qui vient de perdre son enfant 'Prenez le temps dont vous avez besoin." Le Medef et les syndicats se sont exprimés en faveur de cet allongement."
Après avoir ménagé Pénicaud en assurant qu'elle a "une grande admiration pour Muriel Pénicaud, pour sa trajectoire et ce qu'elle fait en tant que ministre du Travail", la secrétaire d'Etat a avoué : " là, j'ai une divergence, je ne partage pas son avis"

Un appel général à "l'humanité" des députés

"Honte sur eux", s'est exclamé le député LFI François Ruffin à la tribune.

Le rapporteur de la proposition de loiavait jugé que "cinq jours ne sont pas à la hauteur" pour "reprendre pied, suite à la mort d'un enfant", Guy Bricout (UDI-Agir) appelant à l'"humanité" de ses collègues.
En réponse, Sereine Mauborgne (LREM) avait défendu la "possibilité pour l'employeur de créer un compte de don", et la ministre du Travail Muriel Pénicaud lui avait emboîté le pas en surjouant la repentance et en appelant avec le don de RTT pour un collègue endeuillé à un "élan de solidarité".

Un amendement de la députée Michèle de Vaucouleurs (conseillère savoyarde en en insertion professionnelle, MoDem) avait tenté de tirer Pénicaud de son mauvais pas, remplaçant l'extension des congés liés au deuil d'un enfant mineur (de parents salariés du privé, exclusivement) par la possibilité d'offrir ses RTT à un collègue en cas de décès d'un de ses enfants: rien qui puisse mettre en péril les finances des PME-PMI ! Cette dernière proposition de loi a finalement été adoptée en première lecture par 46 voix et... 37 abstentions. 


Selon Le Gendre, Macron n'a pas nié "l'humanité" des députés LREM
La majorité LREM se rebiffe. L'ambiance est à la mutinerie dans l'armée de PlayMobil au Palais Bourbon. La tension est aussi forte qu'inédite entre le gouvernement et sa majorité après l'"erreur" sur le congé de deuil parental. Les députés robots respectueux des consignes repassent la patate chaude à l'exécutif qui les téléguide. 

La presse contredit de déni de Le Gendre qui reste à son poste:
VOIR et ENTENDRE la synthèse de BFMTV:
Les élus LREM insistent pour faire savoir qu'ils ont tout simplement suivi les consignes du gouvernement et refusent d'être montrés du doigt. Le député LREM du Vaucluse, Jean-François Césarini ne mâche pas ses mots. "Sur le plan politique, c’est une catastrophe. Le fait que le gouvernement dise 'votez contre ça', les députés votent contre. Et ensuite, c’est le gouvernement lui-même qui nous dit 'Non, vous êtes des imbéciles, vous êtes des inhumains.' C’est in-entendables [audible] pour nous.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe tentent de désamorcer la crise

Pour tenter de désamorcer la grogne qui monte dans la majorité? cour des miracles inédite sous la Ve République, Macron n'a pas hésité à s'ingérer directement dans le débat, en dépit du principe de séparation des pouvoirs, en passant un coup de téléphone à Gilles Le Gendre. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale - que, le mardi 31 juillet 2018, à propos de l'affaire Benalla, le député PCF du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, a décrit: "simples digéreurs, intestins silencieux de la bouche élyséenne" - a confié les propos du chef de l'Etat. Macron avait pris la parole samedi et demandé de "l'humanité" aux députés. 

"Il n’a jamais dénié aux députés La République en Marche le fait d’êtres humains, prétend Gilles Le Gendre.
Il a souhaité que le principe d’humanité guide la solution que nous devons apporter pour sortir de la mini-crise dans laquelle nous nous trouvions," en conséquence de leur inhumanité constitutive et de partisans : nombre d'entre eux sont issus de la société civile et défendent leurs propres intérêts. 

VOIR et ENTENDRE Gilles Le Gendre soutenir que le président Macron n'a pas mentionné le défaut d'"humanité" des députés de sa majorité:
Dans l'après-midi, c'est le premier ministre qui est passé la nouvelle consigne en réunion du groupe majoritaire à l'Assemblée et "assume" [devant qui? Terme vide de sens] pleinement [tant qu'à faire !] la part de responsabilité qui provient du gouvernement. Par devoir - et avant de partir au Havre pour y rester après les municipales, à la surprise générale, en rupture avec le scénario qu'il a lui-meme  - Edouard Philippe a volé au secours de sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s'est déconsidérée, justifiant les appels à sa démission : "Tous ceux qui iront chercher la responsabilité ailleurs, sur Muriel, en interne ou en externe, je leur dis merde !"  Parole de premier ministre grossier qui se prévalait d'une maîtrise de soi sans faille ! En juin dernier, dans le Journal du dimanche, l'Edouard se flattait de sa capacité à garder son sang-froid malgré la crise des Gilets Jaunes...

Pas un problème d'argent, selon Muriel Pénicaud...
La ministre du Travail, que les présidents de Région traitent de "menteuse" à propos de performances de sa politique en direction de l'apprentissage (lien PaSiDupes), raconte désormais qu'il n'a jamais été question d'un "problème d'argent", mais plutôt de connaître les modalités de financement de ce congé. 

Pénicaud avait rencontré dans la journée deux associations de parents d'enfants décédés auxquelles elle avait promis un "plan d'action" allant "de l'accompagnement psychologique aux frais d'obsèques"Le temps qu'un plan soit élaboré et mis en oeuvre il aura coulé des torrents de larmes sous les ponts.

Syndicats et patronat ont été reçus au ministère pour "trouver une solution" en vue de l'examen du texte au Sénat le 3 mars, qu'elle espère - désormais - adopté "à l'unanimité".

La proposition centriste, examinée dans le cadre d'une journée dédiée à ses propositions ("niche parlementaire", espace temps réservé à l'émergence de propositions de dernière minute), avait déjà été vidée  la semaine dernière de sa mesure phare consacré à l'extension du temps de récupération des familles. 

Surfant sur l'émotion, un co-fondateur d'En Marche! et actuel secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, la fameuse "triple buse" Agnès Buzyn, Adrien Taquet fait de la surenchère en proposant maintenant un accompagnement psychologique...