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mercredi 5 février 2020

Perte d'un enfant, perte de la macronie

Une majorité parlementaire à vau-l'eau

A cinq semaines des municipales, le bateau de Macron prend de la gîte. 

Résultat de recherche d'images pour "turner navire orage""Et les élus LREM ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes : ni les Gilets Jaunes, ni la CGT et Sud ne peuvent êþre incriminés.
Le Medef favorable à l’allongement du congé de deuil pour enfant mort, contre l'avis de Pénicaud, la sous-ministre Schiappa qui tacle la ministre Pénicaud, Macron qui accuse ses députés d'inhumanité et qui attribue à sa ministre Pénicaud le sens politique d'une palourde, la majorité, comme l'exécutif, est aux abois.
Jeudi, les députés de la majorité ont repoussé la proposition de ses alliés UDI de faire passer de 5 à 12 jours le congé en cas de mort d’un enfant, au seul motif qu'il n'émane pas du parti du président ! Réflexe de Pavlov qui met en lumière un sectarisme parlementaire de type stalinien. 
Après l'adoption en commission la semaine dernière, la proposition du groupe centriste UDI-Agir visait à allonger de cinq à douze jours le congé en cas de décès d'un enfant.

La ministre Muriel Pénicaud avait prétexté un risque de peser sur les entreprises, alors que, selon le rapporteur du texte soi-même, chaque année en France, seulement 4.500 enfants meurent à travers la France avant d’avoir atteint la majorité.  La ministre du Travail défendait plutôt l’idée du don de RTT, à l'initiative des entreprises. 

Ce texte avait été rejeté à seulement deux voix près, jeudi, par des députés conditionnés d'astreinte, dans un hémicycle aux trois-quarts vide et en l'absence de Gilles Le Gendre, président fantoche de groupe, appelé à la rescousse, qui avait répondu qu'il avait mieux à faire : un dîner en ville !

Sous la pression de l'opinion, la majorité présidentielle a dû retoquer le texte après un long débat houleux. 
Un situation de sauvetage en urgence qui a  d'autant plus scandalisé l'ensemble de l'opposition que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, faisait obstacle à l'extension du congé, alors que, de surcroît, la proposition excluait les familles des professions indépendantes et les fonctionnaires...  

Vendredi, le Medef, syndicat des patrons mécontent d'être pointé par Pénicaud comme récalcitrant, a demandé un nouveau vote à l'Assemblée. Autrement dit, le syndicat fait savoir que le veto de la majorité n'est pas de son fait et que les entreprises seraient ouvertes à participer, par solidarité, au financement de ce congé.  "C'est une évidence et c'est lancé", a répondu Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'organisation patronale, dans un tweet adressé à Laurence Parisot. L'ancienne patronne du syndicat avait estimé un peu plus tôt que "le MEDEF s'honorerait à demander un nouveau vote de cette proposition".

Schiappa - en campagne des municipales - se désolidarise de Pénicaud

Dans la soirée, la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes d'abord et des hommes, Marlène Schiappa, a ouvertement condamné la ministre Muriel Pénicaud. Sur BFM TV, l'ex- blogueuse et fondatrice du réseau d'entraide 'Maman travaille' a été cinglante : "Je souhaite que le gouvernement reconsidère sa position, qu'il y ait un nouveau vote, qui soit plus digne. Je crois que la seule réponse "entendable" (en Moyen français de blogueuse bobo)  c'est de dire à une personne qui vient de perdre son enfant 'Prenez le temps dont vous avez besoin." Le Medef et les syndicats se sont exprimés en faveur de cet allongement."
Après avoir ménagé Pénicaud en assurant qu'elle a "une grande admiration pour Muriel Pénicaud, pour sa trajectoire et ce qu'elle fait en tant que ministre du Travail", la secrétaire d'Etat a avoué : " là, j'ai une divergence, je ne partage pas son avis"

Un appel général à "l'humanité" des députés

"Honte sur eux", s'est exclamé le député LFI François Ruffin à la tribune.

Le rapporteur de la proposition de loiavait jugé que "cinq jours ne sont pas à la hauteur" pour "reprendre pied, suite à la mort d'un enfant", Guy Bricout (UDI-Agir) appelant à l'"humanité" de ses collègues.
En réponse, Sereine Mauborgne (LREM) avait défendu la "possibilité pour l'employeur de créer un compte de don", et la ministre du Travail Muriel Pénicaud lui avait emboîté le pas en surjouant la repentance et en appelant avec le don de RTT pour un collègue endeuillé à un "élan de solidarité".

Un amendement de la députée Michèle de Vaucouleurs (conseillère savoyarde en en insertion professionnelle, MoDem) avait tenté de tirer Pénicaud de son mauvais pas, remplaçant l'extension des congés liés au deuil d'un enfant mineur (de parents salariés du privé, exclusivement) par la possibilité d'offrir ses RTT à un collègue en cas de décès d'un de ses enfants: rien qui puisse mettre en péril les finances des PME-PMI ! Cette dernière proposition de loi a finalement été adoptée en première lecture par 46 voix et... 37 abstentions. 


Selon Le Gendre, Macron n'a pas nié "l'humanité" des députés LREM
La majorité LREM se rebiffe. L'ambiance est à la mutinerie dans l'armée de PlayMobil au Palais Bourbon. La tension est aussi forte qu'inédite entre le gouvernement et sa majorité après l'"erreur" sur le congé de deuil parental. Les députés robots respectueux des consignes repassent la patate chaude à l'exécutif qui les téléguide. 

La presse contredit de déni de Le Gendre qui reste à son poste:
VOIR et ENTENDRE la synthèse de BFMTV:
Les élus LREM insistent pour faire savoir qu'ils ont tout simplement suivi les consignes du gouvernement et refusent d'être montrés du doigt. Le député LREM du Vaucluse, Jean-François Césarini ne mâche pas ses mots. "Sur le plan politique, c’est une catastrophe. Le fait que le gouvernement dise 'votez contre ça', les députés votent contre. Et ensuite, c’est le gouvernement lui-même qui nous dit 'Non, vous êtes des imbéciles, vous êtes des inhumains.' C’est in-entendables [audible] pour nous.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe tentent de désamorcer la crise

Pour tenter de désamorcer la grogne qui monte dans la majorité? cour des miracles inédite sous la Ve République, Macron n'a pas hésité à s'ingérer directement dans le débat, en dépit du principe de séparation des pouvoirs, en passant un coup de téléphone à Gilles Le Gendre. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale - que, le mardi 31 juillet 2018, à propos de l'affaire Benalla, le député PCF du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, a décrit: "simples digéreurs, intestins silencieux de la bouche élyséenne" - a confié les propos du chef de l'Etat. Macron avait pris la parole samedi et demandé de "l'humanité" aux députés. 

"Il n’a jamais dénié aux députés La République en Marche le fait d’êtres humains, prétend Gilles Le Gendre.
Il a souhaité que le principe d’humanité guide la solution que nous devons apporter pour sortir de la mini-crise dans laquelle nous nous trouvions," en conséquence de leur inhumanité constitutive et de partisans : nombre d'entre eux sont issus de la société civile et défendent leurs propres intérêts. 

VOIR et ENTENDRE Gilles Le Gendre soutenir que le président Macron n'a pas mentionné le défaut d'"humanité" des députés de sa majorité:
Dans l'après-midi, c'est le premier ministre qui est passé la nouvelle consigne en réunion du groupe majoritaire à l'Assemblée et "assume" [devant qui? Terme vide de sens] pleinement [tant qu'à faire !] la part de responsabilité qui provient du gouvernement. Par devoir - et avant de partir au Havre pour y rester après les municipales, à la surprise générale, en rupture avec le scénario qu'il a lui-meme  - Edouard Philippe a volé au secours de sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s'est déconsidérée, justifiant les appels à sa démission : "Tous ceux qui iront chercher la responsabilité ailleurs, sur Muriel, en interne ou en externe, je leur dis merde !"  Parole de premier ministre grossier qui se prévalait d'une maîtrise de soi sans faille ! En juin dernier, dans le Journal du dimanche, l'Edouard se flattait de sa capacité à garder son sang-froid malgré la crise des Gilets Jaunes...

Pas un problème d'argent, selon Muriel Pénicaud...
La ministre du Travail, que les présidents de Région traitent de "menteuse" à propos de performances de sa politique en direction de l'apprentissage (lien PaSiDupes), raconte désormais qu'il n'a jamais été question d'un "problème d'argent", mais plutôt de connaître les modalités de financement de ce congé. 

Pénicaud avait rencontré dans la journée deux associations de parents d'enfants décédés auxquelles elle avait promis un "plan d'action" allant "de l'accompagnement psychologique aux frais d'obsèques"Le temps qu'un plan soit élaboré et mis en oeuvre il aura coulé des torrents de larmes sous les ponts.

Syndicats et patronat ont été reçus au ministère pour "trouver une solution" en vue de l'examen du texte au Sénat le 3 mars, qu'elle espère - désormais - adopté "à l'unanimité".

La proposition centriste, examinée dans le cadre d'une journée dédiée à ses propositions ("niche parlementaire", espace temps réservé à l'émergence de propositions de dernière minute), avait déjà été vidée  la semaine dernière de sa mesure phare consacré à l'extension du temps de récupération des familles. 

Surfant sur l'émotion, un co-fondateur d'En Marche! et actuel secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, la fameuse "triple buse" Agnès Buzyn, Adrien Taquet fait de la surenchère en proposant maintenant un accompagnement psychologique...

mercredi 7 mai 2014

Le Français dépend toujours plus de sa famille

La solidarité nationale n’aide pas tous les Français équitablement

Il peut s’agir d’un soutien moral, matériel et/ou financier.
"Pouvoir mobiliser l’aide de ses proches en cas de besoin est un élément important de la qualité de la vie", écrit l’INSEE (Institut national de la statistique), dans une étude publiée mercredi. 
Engagé dans une processus de banalisation de l’abandon de certains Français sur le bord de la route socialiste, l’INSEE montre que 40% des personnes de plus de 16 ans ont reçu un soutien de la part de la famille, qu’il soit moral (35%), matériel (11%) et/ou financier (10%). Et l’assistance des proches ne cesse de se répandre depuis 2011.

Aide financière aux jeunes


Sans surprise, l’étude montre que 
“ce sont les moins de 30 ans qui reçoivent le plus souvent le soutien de leurs proches (54% contre 37% pour les personnes de 30 ans ou plus)”. Une situation qui est particulièrement vraie en ce qui concerne l’aide financière (22% contre seulement 7% pour les plus de 30 ans) et qui s’explique par leur statut d’étudiant ou de jeune précaire, alternant périodes d’activité et de chômage.

Les chômeurs et les plus de 75 ans doivent également être soutenus

Au-delà de 75 ans, la proportion de personnes bénéficiant d’un soutien repart à la hausse
(39% contre 29% pour les 60-74). Il est davantage moral (38%), que financier (moins de 10%) ou matériel (11%).
Autre catégorie de personnes bénéficiant d’une aide des proches: celle de ceux en recherche d’un emploi. Elles arrivent juste après les étudiants et les apprentis. Il y a deux ans, 51% déclaraient en avoir bénéficié. Là encore, ce soutien est avant tout moral (44%), même si 22% déclarent avoir reçu une aide financière et/ou 16% une aide matérielle.


jeudi 20 février 2014

Bartolone n'est pas imposable sur 70 % de ce qu'il empoche

Un président socialiste bien peu solidaire !


Deux des indemnités perçues par le président de l'Assemblée nationale ne seraient pas soumises à l'impôt, révèle "Siné mensuel" 
L'indemnité de fonction du président de l'Assemblée nationalen'est pas imposable, dénonce le magazine satirique "Siné mensuel" du mercredi 5 juin.  L'actuel titulaire du poste, Claude Bartolone (PS), l'a réduit de 30%, de 10.000 à 7.000 euros, lors de son élection en juillet dernier, mais le socialiste a veillé à ce que son montant soit défiscalisé.

Le président de l'Assemblée perçoit en outre l'indemnité de député
Or, si l'indemnité de base d'un montant de 5.514 euros brut (4.082 euros net), est imposable, l'indemnité représentative de frais de mandat net (IRFM) est en revanche épargnée. Sujette à de nombreuses critiques pour son opacité, elle s'élève à 5.570 euros. Elle a certes subi une réduction de 10% décidée en septembre par le bureau de l'Assemblée, mais elle est également non imposable...

Cette esbrouffe est une arnaque à la solidarité nationale 

Siné mensuel dénonce que  "le président de l'Assemblée nationale perçoit un salaire de 5.500 euros. Mais en tout il empoche plus du triple tous les mois, dont deux tiers non imposables [...] 70 % de ce qu’il touche échappe au fisc". Et d'ajouter sur Facebook : "Du grand art. Pas tout à fait la transparence promise." 

Interrogé, l'entourage de Claude Bartolone ne peut nier que l'indemnité de fonction du président de l'Assemblée n'est pas imposable, "ce qui a toujours été le cas" et ce qui perdure malgré l'annonce de changement. Mais, souligne les collaborateurs de l'intéressé, "en la réduisant de 30% dès son entrée en fonction, Claude Bartolone a beaucoup plus perdu que si elle avait été rendue imposable" !
"En décidant cette réduction, il participait à un signal donné par toute la majorité", puisque les indemnités du président et des ministres avaient aussi été réduites de 30%, insistent les bouffons du cabinet de Bartolone.
Et de dénoncer les camarades députés: l'indemnité de fonction des autres députés, d'un montant de 1.420 euros, n'est pas non plus imposable, selon les données consultables sur le site internet de l'Assemblée.
Il reste que l'annonce était assurément politique, mais que Bartolone ne sait pas pour autant saigné aux quatre veines...

lundi 14 mai 2012

Les dangers du droit de vote donné aux étrangers


Le droit de vote ne s'achète pas avec le paiement de l'impôt 

La conception française de la nationalité, liée à une adhésion, à un lien charnel entre le citoyen et son pays se différencie d’autres conceptions, notamment allemande, liant nationalité et droit du sang, laquelle fut combattue par Ernest Renan qui disait de la Nation qu’elle est " un plébiscite de tous les jours ". 

Cette définition retrouve tout son sens lorsque l’on aborde aujourd’hui la question du droit de vote des étrangers.




Voulu par la gauche, le droit de vote donné aux étrangers est absurde et dangereux.

Notre pays a, de tout temps, eu une politique d’accueil des étrangers avec la volonté de les intégrer, voire de les assimiler, ce qui est naturel, dès lors qu'ils ont choisi de demander leur naturalisation. 
Mais la crise, avec ses conséquences sur l'emploi et le logement de tous, rend plus lourd l'effort de solidarité nationale et plus précaires les conditions de cet accueil. Le défi est rendu plus insupportable à relever lorsqu'il s'agit de prendre en compte des étrangers qui, non seulement imposent leur présence tout en refusant la nationalité française, mais revendiquent les mêmes droits, tout en refusant les charges. Nous ne pouvons plus garantir aux étrangers les conditions décentes d'accueil que nous peinons à maintenir pour les nationaux. 

Comble de l'aberration, il est permis aux binationaux de faire le choix indécent d'avoir tous les avantages du pays d'origine et du pays d'adoption, sans en avoir les contraintes et les charges communes. 

Aux étrangers qui vivent régulièrement sur notre sol, nous devons en revanche à la fois la protection à laquelle nous nous sommes engagés et la plus grande fermeté à l’égard de l’immigration irrégulière, dont ils sont les victimes les plus exposées. La France est parfaitement cohérente en offrant la possibilité d' acquérir la nationalité française par un acte volontaire. 


Le droit de vote en France est lié à la nationalité et doit le rester 

L'impôt ne confère pas le droit de vote 

Ceux qui affirment que ce droit de vote est la contrepartie du paiement de l’impôt se trompent lourdement au regard de cette histoire singulière. Ils se trompent également sur la nature même de l’impôt. 

Le droit de vote confère le droit de participer à la solidarité nationale 

En son article 13, la déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen de 1789 est claire à cet égard. 
Il stipule en effet que " pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses de l’administration, une contribution commune est indispensable "

L’impôt est donc bien la contrepartie au bénéfice individuel du bon fonctionnement des services publics et équipements collectifs, dont les étrangers bénéficient tout autant que les Français.

Ouvrir le droit de vote aux contribuables étrangers, c’est renier les principes de notre droit. 

C’est en fait détruire la citoyenneté. Si tout le monde est éligible aux droits liés à la citoyenneté, sans en avoir les devoirs, personne n'est plus citoyen français, sauf à penser comme la gauche internationaliste et anarchiste que nous sommes tous des citoyens du monde. 

Sur ce sujet, comme sur bien d’autres, refusons donc d'entrer dans le processus suivi par certains pays artificiellement constitués, sans histoire propre ni culture rayonnante exemples d’autres pays qui ont une histoire et une culture différentes de la nôtre.

Seule la nationalité -exclusive de tout autre- confère le droit de vote. 


jeudi 26 avril 2012

1er Mai: la fête du travail, pour les "vrais travailleurs"

La polémique sur la "fête du vrai travail"
La gauche dénie à Nicolas Sarkozy le droit d'organiser un "très grand rassemblement" le  1er mai

Le thème du "vrai travail" le jour de la  fête syndicale du travail a provoqué une levée de boucliers à gauche et chez les syndicats.

 
C'est quoi d'abord le "vrai travail"?
Selon le président sortant, candidat de l'UMP, le rassemblement sur le Champ-de-Mars s'adresse à "ceux qui travaillent dur, ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille".
Le ministre chiraquien Bruno Le Maire a apporté des précisions:  "Le vrai travail, ça veut dire les gens qui prennent leur voiture le matin pour se rendre dans leurs entreprises, leurs usines, leurs exploitations, qui travaillent toute la journée, rentrent le soir et ont encore mille choses à faire pour leur famille, pour eux-mêmes, pour gérer leur foyer. C'est la différence avec ceux qui vivent des revenus de l'assistance" à qui "nous voulons demander des contreparties". Une définition qui rétablit la légitimité d'une fête qui porterait bien son nom, car dédiée au travail et non au travail virtuel ou chômage et son cortège de pénalités sociales. L'hypocrisie consistait en effet à faire du non-travail une fête et à faire croire que les chômeurs sont à la fête. D'autant que, sans obligation de contrepartie, la solidarité nationale permet à la plupart d'entre eux de percevoir  un revenu issu  d'une part de l'assistance chômage et d'autre part de l'assurance dont le montant des polices est évalué pour tous en fonction du nombre de cotisants au chômage.

Pourquoi Nicolas Sarkozy lance-t-il une telle proposition?
Valoriser le travail effectif est une manière pour Nicolas Sarkozy de ne pas encourager l'assistanat et, plus largement, de ne pas banaliser les prestations sociales et les minimas sociaux. Un hommage évident aux  salariés fragilisés par la crise et craignant le déclassement - les ouvriers, les artisans, petits commerçants, les employés, de droite comme de gauche.
La gauche soupçonne le candidat de l'UMP d'aller chercher les électeurs frontistes (18,3% des votants au premier tour) comme si le  chômage ne frappait que les frontistes et tente d'accréditer l'idée que  sa campagne d'entre-deux tours excluerait les militants du PCF ou du NPA en recherche de travail.
En somme, Nicolas Sarkozy refuse que le 1er Mai reste une chasse gardée de la gauche et oppose  les travailleurs de gauche au travailleurs de droite.

Nicolas Sarkozy poursuit par ailleurs son bras de fer avec  les "corps intermédiaires et le monopole des syndicats.  Le président-candidat a dénoncé à plusieurs reprises le parti-pris de la CGT qu'il accuse de "faire de la politique" plutôt que de "défendre les intérêts des salariés". De fait, la CGT et de ses alliés, la FSU et Solidaires, ont appelé à battre Nicolas Sarkozy le 6 mai. Le secrétaire général de l’UMP a donc dénoncé mercredi un syndicat qui sort de son rôle syndical à l'occasion de l'élection suprême et Jean-François Copé a en conséquence demandé que le temps de parole de la confédération syndicale soit décompté de celui du candidat PS, François Hollande.
La gauche vertueuse défend sa manière oblique de manifester son anti-sarkozisme en soulignant qu'elle ne se prononce pas ouvertement pour un candidat! Enfin, si le candidat socialiste  défilait au côté de la CGT le 1er mai, François Hollande s'afficherait partisan et écornerait un peu plus encore son image de président de tous les Français, chercheurs ou non d'emploi.

Comment ont réagi les syndicats?
Les totalitaires voient dans la proposition de Nicolas Sarkozy une provocation et une tentative de récupération politique de LEUR journée nationale de défilés en faveur du travail. La CGT dénonce la concurrence  " d'un rassemblement de ses partisans [Nicolas Sarkozy], à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du vrai travail ".
A la façon de journalistes qui défendraient les manipulations de l'opinion par leur confrère Libération, la CFDT est tombée dans le panneau,  en publiant un communiqué jugeant "inquiétant d'entendre des responsables politiques s'auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l'objet du premier mai". Le sens de la priorité est trèsrépandu à gauche... "L'autonomie des syndicats et le sens du premier mai sont un marqueur dans une société démocratique", a affirmé le syndicat solidaire.
Quant à FO, dont les sympathisants pencheraient à droite - elle renvoie dos à dos tous les politiques: "On est en plein marketing politique du côté des deux candidats et des partis politiques", a déclaré ce matin sur France Info Jean-Claude Mailly. " Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça. Le 1er mai, c'est une journée internationale de solidarité et de revendications en France et dans tous les pays du monde", a souligné le responsable de Force ouvrière.
Thibault et Hollande, pétainistes ? 

Ce n'est pas la première fois que le 1er mai est politique?
Personne n'a oublié le 1er mai 2002, qui s'était transformé en manifestation géante anti-FN. Toutes les organisations politiques s'étaient associées aux centrales syndicales pour faire de ce 1er mai une journée de mobilisation contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. 
Ce fut un précédent récupéré par le PS et, depuis, le PS a toujours appelé ses militants à se joindre aux cortèges syndicaux pour s'opposer à la politique du gouvernement (réforme Fillon des retraites en 2003, premier anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2008, non à la crise en 2009). Pour autant, les leaders syndicaux sectaires ne voient pas toujours d'un bon oeil cette récupération politique. En 2010, en plein combat contre la réforme des retraites, ils avaient refusé la présence des dirigeants socialistes à leurs côtés.
Réponse du berger à la bergère en conséquence de cette dérégulation socialiste, les syndicats récupèrent désormais les campagnes électorales.

Que va faire la gauche cette fois-ci?
L'extrême gauche politique, Front de gauche communiste et NPA trotskiste, a clairement appelé à manifester aux côtés des syndicats. Ce n'est pas une surprise.
Jean-Luc Mélenchon, grand cocu des sondages de la présidentielle (11,1%), a déjà plusieurs fois appelé à se ranger derrière les syndicats pour un "1er mai stupéfiant d'unité et de puissance". Il a violemment réagi à la polémique en dénonçant "une radicalisation du combat" par Nicolas Sarkozy, voyant dans les manifestations unitaires "le meilleur anti-poison dont on dispose".
Le NPA, le parti révolutionnaire du candidat Philippe Poutou (1,15%, mais auteur de blocages répétés et pénalisants de l'activité économique), a appelé à faire du 1er mai "un raz-de-marée antiraciste et antifasciste contre la droite", malgré son fiasco électoral.
Le PS et les Verts radicaux en campagne ont également vivement critiqué la position de Nicolas Sarkozy. Avec la numéro un du PS, Martine Brochen-Aubry, ils ont le sentiment récent et partisan que "c'est vraiment une honte d'utiliser le 1er mai", estimant 'objectivement' que le président sortant, à lui tout seul, a "augmenté d'un million" le nombre de chômeurs sur son quinquennat qui a pourtant essuyé quatre crises successives en quatre ans.
Pour autant, le PS devrait jouer la prudence pour ne pas avoir l'air d'instrumentaliser les syndicats et 'LEUR' 1er mai. Le parti devrait se contenter d'envoyer, comme chaque année, une petite délégation dans le défilé parisien. François Hollande pourrait d'ailleurs fuir et ne pas y participer. Il envisage de se rendre ce jour-là  à Nevers, sur la tombe de Pierre Bérégovoy, ce ministre de l'Économie et des Finances et premier ministre (de père  ukrainien, un capitaine blanc, anti-bolchévique) de François Mitterrand qui est mort dans des circonstances non élucidées, après avoir réalisé trois dévaluations du franc et soupçonné de corruption : un signe fort adressé aux électeurs !...
Le candidat socialiste s'est encore donné bravement le beau rôle, assurant qu'il n'entendait pas faire du 1er mai "une fête des uns contre les autres". Les mauvaises langues rapportent qu'il aurait peur de se faire huer (avec Robert Hue??)  - ou entarter - sous l'oeil des caméras...

Cette stratégie va-t-elle réussir à Nicolas Sarkozy?
Dans leur immense objectivité, des analystes très bien relayés par la presse 'indépendante' assurent que le président-sortant stigmatise en fait les fonctionnaires: le PS n'oublie pas de traumatiser cette catégorie qui  traditionnellement vote massivement socialiste lui faisant craindre d'être désignés comme "ceux dont le travail est protégé de la crise". Inversement, l'équipe Hollande instrumentalise  la fragilité des chômeurs et des bénéficiaires des minima sociaux en les persuadant d'être menacés par un vote sarkozyste majoritaire. Les exégètes assurent enfin que le thème du "vrai travail" peut avoir un écho positif dans l'électorat lepéniste qui, a priori et étrangement, puisque déclaré "en souffrance " par Hollande,  ne seraient pas frappés par le chômage et bénéficiaires de l'assistanat.
La propagande anti-sarkozyste assure que le candidat de la majorité présidentielle élargie  donne  une déclinaison nouvelle à la "valeur travail", déjà mise en avant durant sa campagne de 2007, tout en évitant de souligner l'impact des crises économiques et financières internationales sur les chiffres du chômage.

Les mêmes incohérents qui dénoncent un supposée droitisation de la campagne du président-sortant, pourtant fustigé pendant cinq ans pour sa politique "sécuritaire" et de maîtrise de l'immigration clandestine, déclarent aussi bien  que la revalorisation de la fête du Travail voulue par Nicolas Sarkozy pourrait déplaire fortement aux électeurs du FN, qui organise comme chaque année sa propre célébration le 1er mai, la fête de Jeanne d'Arc. "Il ne veut pas venir défiler à la statue Jeanne d'Arc, non?", a raillé Marine Le Pen.

Les mêmes malveillants veulent ignorer que la droite a ses travailleurs et souffre aussi du chômage. En déclarant le 1er mai chasse gardée de l'extrême gauche, bien que braconnée par le PS, et enjeu électoral, ils rétablissent la lutte des classes, et insultent les participants.  Ils les qualifient de "faux travailleurs" et de militants UMP, de retraités et de jeunes, comme si les grévistes dans la rue n'étaient pas pour une large part des retraités, des membres permanents d'associations et de réseaux radicaux... Il est d'ailleurs osé de pointer les jeunes manifestants, alors que Hollande donne officiellement priorité à la jeunesse...
A l'inverse, ce défi lancé par Nicolas Sarkozy aux syndicats pourrait entraîner une mobilisation plus forte qu'attendue non seulement dans la population syndicale, mais dans l'ensemble de l'électorat de gauche. Et créer une dynamique favorable à François Hollande le 6 mai prochain. Les sectaires n'imaginent pas que les travailleurs révoltés par la dictature de la gauche pourraient apprendre à manifester leur indignation dans la rue lors du 1er mai 2012.  
  

jeudi 2 février 2012

La sénatrice EELV qui se trouvait pauvre et réclamait plus

L'assistanat réflexe coûte à certains mais rapporte à d'autres

Ce que le "politiquement correct" interdit de dénoncer

Avec des revenus supérieurs à 10 000 euros par mois, la sénatrice Europe-Écologie Les Verts, Alima Boumediene-Thiery exigeait plus de la solidarité nationale
Elle voulait convaincre les services de l'Etat que sa situation financière est précaire et contourner les critères sociaux d'admission dans un internat public afin que son fils y soit accepté...

Si, pour François Hollande, on doit être considéré comme riche à 4000 euros par mois, pour la sénatrice Europe-Écologie, Alima Boumediene-Thiery, 10 000 euros par mois ce n'est pas encore assez !

Cette élue défavorisée a, en effet, écrit le 26 mai 2011 au ministre de l’Education, Luc Chatel, pour lui demander d’intervenir en faveur de son fils dont la demande de placement en internat dans un collège public sur Paris a été rejetée selon des " critères sociaux ". Pour tenter d'influencer son jugement, elle a utilisé du papier à en-tête du Sénat à l'attention du Ministre de l'Éducation nationale avec copie au Recteur de l'Académie de Paris, bien qu'il s'agisse d'une correspondance privée.

" Avis négatif de l’assistante sociale ", s'indigne Alima Boumediene-Thiery dans son courrier où elle s’emploie à expliquer qu’ une sénatrice, dans sa situation familiale, a besoin de l’aide de l’Etat pour s’en sortir. " Je reverse chaque mois 1200 euros au parti politique auquel j’appartiens; je paie également un crédit immobilier à hauteur de 1500 euros (…) In fine, je dois vivre avec près de 2000 euros ".

En vérité, le salaire net d’un sénateur s’élève à 5400 euros par mois et surtout, Mme Thiery oublie de rappeler qu’elle bénéficie de 6240 euros de frais de mandat non imposables, hors dépenses de taxis prises en charge par le Sénat. Ne reculant devant aucun argument pour convaincre le ministre, elle confie plus loin ne pas être certaine d’être reconduite dans son mandat au mois de septembre et donc de se " retrouver sans revenus ".

Pour mémoire, le salaire moyen en France est légèrement supérieur à 2000 euros nets selon l'INSEE. Quant au salaire median, il est de 1500 euros nets (50% des Français gagnent moins, 50 autres % gagnent plus).
1-
Doc. 1
2- Doc. 2

Le candidat PS jugera-t-il juste d'exiger de la vertueuse Ch'tite Brochen-Aubru de mettre de l'ordre dans la pétaudière rose ?

Ce qu'il faut retenir de cette sénatrice dissidente d'EELV

Alima-Boumediene-Thiery (1956, les Verts) est sénatrice depuis 2004 et membre du groupe socialiste. Elle a appelé à boycotter les produits israéliens dans un supermarché de Montigny-les-Cormeilles, le 30 juin 2010. Elle est mise en examen pour " incitation à la discrimination en raison de l'appartenance à une nation " et reçut de nombreux soutiens : celui de parlementaires algériens, celui de Juifs de l'UJFP (Union juive française pour la paix, organisation juive laïque, universaliste pro-palestinienne) et de l’A.M.F (Association de Marocains de France) et devait comparaître au tribunal de grande Instance de Pontoise le jeudi 14 octobre 2011, avec Omar Slaouti (NPA).
Cette élue de gauche prétend représenter largement sa circonscription et l'ensemble de la population française dignement.

mardi 15 novembre 2011

Nicolas Sarkozy déclare la guerre à la fraude

Oui à la solidarité, non à la fraude qui pénalise la collectivité
Sarkozy évaluera la politique gouvernementale de lutte contre la fraude sociale

Le Chef de l'Etat dressera un bilan ce mardi à Bordeaux de ce qui pourrait s'imposer comme un des grands débats de la campagne électorale de 2012. Cette politique est en effet revenue sur le devant de la scène à l'UMP sous l'impulsion de la Droite populaire et, avec la crise économique, le gouvernement a dû prendre des mesures fiscales supplémentaires dans le cadre de la lutte contre les déficits.

A Bordeaux, Nicolas Sarkozy visitera différents services de la Caisse d'allocations familiales de la Gironde avant de rencontrer les responsables du comité départemental de lutte contre la fraude.
Il prononcera ensuite un discours sur la "préservation du modèle social" français et "l'importance de la lutte contre la fraude dans ce domaine".

Les caricatures et polémiques politiciennes de l'opposition

Les socialistes en profitent pour désigner les victimes qui les arrangent.
Sous couvert d'anonymat, un responsable du parti socialiste PS voit en effet dans les efforts du gouvernement une "lutte contre les pauvres". Au prétexte qu'elle serait plus coûteuse pour les finances publiques, le PS ne veut avoir à connaître que de la fraude fiscale. Il accuse le gouvernement d'échec pour l'une et détourne l'attention de l'autre, parce que sociale, mais pourtant non négligeable. Le PS a une vertu de classe.

Autre démagogue en campagne, le Front national (FN) a pour sa part dénoncé lundi une "explosion de la fraude sociale liée à une explosion de l'immigration", par la voix de sa présidente, Martine Le Pen.

Le fléau de la fraude sociale

A Bordeaux, le Président Sarkozy sera accompagné notamment du député UMP des Bouches-du-Rhône Dominique Tian, auteur cette année d' un rapport chiffrant à plus de 20 milliards d'euros par an la fraude aux prestations et cotisations sociales.

Sur ce total, les services de l'administration ont -les premiers- détecté 458 millions d'euros en 2010, pour commencer. La "majorité plurielle" des gouvernements Jospin (1997-2002)avait laissé courir : les ministres de l'Economie n'étaient autres que Dominique Strauss-Kahn (à ses heures libres), puis Laurent Fabius, tandis que celui de l'Emploi et de la Solidarité était dévolu à Martine Aubry, avant Elisabeth Guigou, avec Jean-Claude Gayssot (PCF) à l'Équipement, aux Transports et au Logement, où la fraude sociale n'est pas la moins pénalisante !

Le PS est injustifié à proférer ses accusations démagogiques
Le rapport désigne en effet le travail au noir comme principal responsable des 20 milliards de fraudes. Viennent ensuite les prestations (indemnités d'arrêts maladie, allocations familiales, RSA...) pour 2 et 3 milliards. Le PS a les moyens de fermer les yeux sur 10% de la fraude tout en luttant contre les déficits publics...

Le gouvernement ne connaît pas de "bons fraudeurs"
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a déclaré ce week-end que la mise en place d'ici la fin de l'année d'un fichier central permettant de croiser les différentes données permettrait de s'assurer d'une "bonne utilisation de l'argent public, de l'argent de la solidarité", selon le souhait des Français témoins de nombreus abus.
L'idée du fichier central a été défendue cet été par le ministre des Transports Thierry Mariani, chef de file de la Droite populaire et élu de terrain à l'écoute de la population, à partir d'une des propositions du rapport de Dominique Tian, membre du même mouvement. La gauche n'a pas manqué de détourner cette volonté d'assainissement du gouvernement en désignant par avance les fraudeurs comme les plus démunis, au risque de les stigmatiser à l'aveugle, jugeant sans doute ce procédé discriminant politiquement rentable.

" Lutter contre la fraude, c'est populaire à une condition : c'est qu'on attaque les fraudeurs quel que soit leur statut ", a opposé le ministre aux socialistes, annonçant en outre un renforcement de la lutte contre les arrêts maladie.

La représentation nationale ne reste pas les "bras ballants"

Le gouvernement a pris le problème à bras-le-corps

Le Ministère du Budget, en collaboration avec la Sécurité Sociale, a tenté de mettre un frein aux fraudes qui plombent les économies déjà bien entamées de l'État, à travers une grande campagne nationale de sensibilisation. Du 29 août au 18 septembre 2011, les radios ont diffusé de courts spots mettant en scène différentes situations de fraudes au gouvernement telles que 'la sous-déclaration d’heures travaillées, le personnel non déclaré, les fraudes à l’impôt sur le revenu et à la TVA ainsi que les fraudes aux prestations sociales' a expliqué le gouvernement.
Selon les chiffres alors avancés par le gouvernement, le recours à la fraude sociale a augmenté de 40 % depuis 2007 ! Rien que pour l'année 2010, ce sont 3,4 milliards d’euros de fraudes fiscales, sociales et douanières qui ont été détectées. Les caisses de la Sécurité Sociale étant déjà à découvert, inutile donc de creuser davantage ce déficit.
Les députés UMP ont fait voter plusieurs nouvelles dispositions anti-fraude lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2012.

L'idéologie de la lutte des classes est vivace
A l'extrême gauche du PS, Benoît Hamon, a fait porter la responsabilité de l'essentiel du problème sur les "fraudes des employeurs qui ne paient pas leurs cotisations".

L'extrême gauche syndicale a interpellé le chef de l'Etat en termes similaires. A la CGT, le secrétaire régional de en Aquitaine, Philippe Mediavilla, l'a accusé lundi d'avoir " toujours eu plus d'empressement à stigmatiser les bénéficiaires des prestations sociales comme étant des fraudeurs potentiels qu'à vous intéresser à ceux qui grèvent le plus les comptes sociaux (...), les employeurs ".

A l'extrême droite, Marine Le Pen a lié de son côté l'"explosion" de la fraude sociale à celle de l'immigration, se fondant sur un rapport récent faisant apparaître que 4% à 6% des documents d'identité sont des faux.

" D'une part, les clandestins fraudent pour obtenir des papiers leur ouvrant droit à des prestations sociales, d'autre part des immigrés légaux multiplient les papiers d'identité et touchent ainsi plusieurs fois les prestations sociales ", a-t-elle dit dans un communiqué.

lundi 7 novembre 2011

La CGT refuse le plan de rigueur, avant d'en connaître les termes

Bernard Thibault: "hors de question d'accepter cette nouvelle austérité"



La CGT en est toujours à la croissance...




Hostilité de principe et a priori

Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, a prévenu dimanche 6 novembre, à la veille de l'annonce de nouvelles mesures de rigueur budgétaires, qu'il était " hors de question d'accepter cette nouvelle austérité", et en particulier " une nouvelle journée de travail gratuit ".

Dénonciation malhonnête
" On reste avec des gouvernements englués sous ce diktat des marchés financiers et des agences de notation et cela devient tout à fait insupportable ", a déclaré M. Thibault sur RTL.
Or, le gouvernement a renoncé à cette mesure dimanche en fin de matinée. Il en a donc rendu le rejet public avant que Bernard Thibault n'exprime ses idées préconcues. La CGT compte-t-elle donc maintenant parler de reculade du gouvernement ?
Imperturbablement alarmiste, Thibault a poursuivi son délire, livrant son interprétation : "Une journée de solidarité, une journée de la dette, on aura peut-être d'autres jours si on laisse ce principe du travail gratuit s'instaurer", a-t-il encore imaginé, dans son .

Refus de solidarité nationale
" Les salariés ne sont en rien responsables de cette crise et ne doivent pas en payer le prix ", selon le patron de la CGT, proche du Part communiste.
Le PCF (et la CGT) annoncent-ils ainsi leur refus de participation à un gouvernement PS en 2012, puisque les gouvernements socialistes grec et espagnol se sont rendus coupable de collusion avec les banques qui ont mené leurs pays à la déroute financière ?

La CGT rejette tout en bloc et à l'aveugle
Interrogé sur les pistes envisagées par la presse, Bernard Thibault a dénigré sans attendre la déclaration du Premier ministre et sans savoir de quoi il parle.
" Dans certains pays, on baisse les salaires, nous on généraliserait le travail gratuit ce qui est particulièrement scandaleux, " a-t-il lancé a priori.

Quant à la hausse de la TVA, Thibault se reprend tout à coup à ignorer le contexte économique et financier international depuis 2008. Ce serait donc, selon lui, " la progression de l'impôt le plus injuste par un gouvernement qui a pris des mesures pour alléger l'impôt sur le revenu des plus fortunés ".

Bien que peu représentative, la CGT se croit aux responsabilités


Thibault a réitéré les "exigences" de son syndicat.

Il a notamment stigmatisé "le contrôle des aides publiques aux entreprises" et "la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires".

Le dirigeant syndical a polémiqué
Thibault a accusé le gouvernement de porter davantage de "considération" au triple A qu'"au niveau du chômage et de l'exclusion, ce qui pour des responsables politiques est assez aberrant".

Thibault a donné dans le populisme
Il a en effet dénoncé l'absence de "concertation".
" Les organisations syndicales, comme les autres acteurs, comme les citoyens, sont pour l'instant confinés dans l'ignorance ", a-t-il estimé. Et d'ajouter: " On est condamné à scruter les différentes pistes au fur et à mesure que le gouvernement les distille auprès de la presse ".
Ce qui ne l'a jamais empêché de prendre la parole, bien que dans l'ignorance.

C'est en fait notre fiabilité sociale qui est en cause
Elle est mise à mal par les syndicats hostiles au dialogue.
Ce sont les clients qui font -ou non- confiance à nos ports et se détournent -ou non- de nos compagnies aériennes.


dimanche 18 septembre 2011

Les fraudeurs au RSA rendent gorge dans les Alpes Maritimes

600.000 euros récupérés et restitués à l'assurance solidaire

Roselyne Bachelot ne reste pas les "bras ballants"

La ministre des Solidarités et de la cohésion sociale s'est rendue à Nice le vendredi 16 après-midi. Deux heures de visite ministérielle bien mises à profit pour la lutte contre la fraude sociale. Lors de sa participation à une réunion de travail en préfecture, la ministre a exprimé sa satisfaction sur la fraude sociale, " priorité gouvernementale ".

La visite s'est d'abord déroulée au Conseil général

Son président, Éric Ciotti, et ses équipes ont présenté à Roselyne Bachelot-Narquin les 16 agents de la « brigade anti-fraude au RSA » mise en place il y a deux mois
, " une dénomination martiale mais finalement légitime ", a souri Roselyne Bachelot.

Ils ont aussi dressé un premier bilan " encourageant ".
Le président du Conseil général s'est félicité de son action sur les deux premiers mois d'expérimentation, soit "
une économie de 600 000 euros, en phase avec nos prévisions d'économies de 3,5 millions par an ", a-t-il souligné.
" Je le redis avec force, le RSA est une très bonne loi, mais la contrepartie des droits de ceux qui le touchent, c'est que ce soit sur la période la plus brève possible
", a réaffirmé Éric Ciotti. " Nous avons ainsi engagé un combat déterminé contre la fraude, moralement insupportable lorsque le produit des cotisations, du travail et de l'impôt est ainsi détourné de son objectif initial. "

Le président du Conseil général a illustré son propos de l'exemple d'un gérant de SARL et de SCI, employant 7 personnes… et inscrit au RSA. Préjudice pour la collectivité : 17 000 euros. Comme neuf autres gros fraudeurs débusqués, il a d'ores et déjà fait l'objet d'une plainte en justice, le Conseil général se portant partie civile.

Pour Roselyne Bachelot, cette lutte contre la fraude est aussi " une ardente obligation si l'on veut préserver notre système de protection sociale qui permet à un Français sur deux de bénéficier d'une prestation pour un coût de 60 milliards d'euros par an.

5,1 % de notre PIB est ainsi consacré aux politiques familiales quand la moyenne des pays disposant des mêmes richesses que les nôtres est de 2,6 %… Notre modèle est unique, incomparable", poursuivait la ministre, mais il nous oblige si l'on veut respecter le pacte républicain. "

Éric Ciotti veut faire encore mieux.

Il suggère à Roselyne Bachelot la possibilité d'assermenter ses contrôleurs du CG, comme le sont ceux de la CAF, pour qu'ils puissent mener des investigations à domicile. Tout comme il aimerait que ses services aient accès au fichier Cristal des allocataires de la CAF, voire même utiliser le futur répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS).

Des propositions accueillies avec intérêt par la ministre qui mentionna l'obstacle actuel de légalité: "
l'assermentation relève du domaine législatif et l'accès à certains fichiers nécessite un avis favorable de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). "

En préfecture se déroula ensuite le deuxième acte de cette visite

Le préfet Jean-Michel Drevet présida une réunion de travail dans le cadre du Comité opérationnel départemental anti-fraude
(CODAF) avec tous les acteurs de la lutte contre la fraude, au sens large. Roselyne Bachelot a pu y rencontrer de nombreux directeurs d'organismes de prestations sociales, mais aussi les autorités judiciaires. Avec la même détermination. "Il faut faciliter le dialogue entre CAF et Départements et améliorer la transmission d'informations entre les différents organismes, les services de l'État et les collectivités ", a-t-elle insisté.

lundi 1 août 2011

La richesse de l'islam de France interpelle à Strasbourg

La solidarité sociale est-elle bien employée ?

Signes extérieurs de richesse de la communauté

La deuxième plus grande mosquée en Europe
Les musulmans de Strasbourg, pourront prier sous la coupole de 16 m de diamètre qui coiffe la nouvelle grande mosquée de la ville, pour la première fois ce soir, à l’occasion du début du ramadan.

Cette communauté compte 50.000 personnes environ, soit près de 10% de la communauté urbaine (650.000), dans des proportions à l'échelle de la Norvège; un seuil fatidique donc, à en croire l'exaspération d'Anders Behring Breivik, qui marqua son opposition à la politique socialiste norvégienne d'immigration massive par un attentat et un carnage de plus de 70 personnes.
Les musulmans avaient besoin d’un lieu symbolique et visible qui leur donnerait le sentiment d'être acceptés par la population, selon Saïd Aalla, président de l’association qui a porté ce projet.
Image de synthèse

Implanté à moins de 2 km de la cathédrale, au bord de l’Ill, le nouveau lieu de culte peut accueillir 1500 fidèles, lorsqu'on veut en minimiser l'ampleur, mais 2000, en fait. Conçue par l’architecte italien Paolo Portoghesi, déjà auteur de la mosquée de Rome (la plus grande d’Europe), celle de Strasbourg est donc surmontée d’un imposant dôme de cuivre entouré d’éperons ornés de croissants, mais pour l’instant sans minaret, faute de consensus et de crédits, pour ménager la population.
Dans l'attente d'une intégration de la mosquée au Parlement européen...






Parlement européen + mosquée = eurabien











Le terrain est offert par la mairie socialiste, soit 20.332m2
Avril 2009 : la subvention de la ville de Strasbourg pour la mosquée passa à 858 000 €, soit quelque 10% du montant total.
Le président de la Région Alsace, Adrien Zeller (UMP), s’était réjoui que « la société multiculturelle, multi-religieuse s’inscrive maintenant dans la pierre ».
Selon le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), « c’est à nous qu’il revient d’aider les musulmans à construire leurs lieux de cultes, comme pour les autres confessions », afin, a-t-il estimé, « d’inviter la religion musulmane à la table de la République ». Bon appétit !

Un important centre culturel islamique en devenir
L'inauguration solennelle aura lieu à l'automne, en principe en novembre, lorsque les plafonds seront peints et les mosaïques marocaines placées.
Aux locaux administratifs et techniques et aux salles d’ablutions viendront s'ajouter une bibliothèque et un salon de thé, grâce au retour du PS à la mairie.

L’ensemble a coûté 8,7 M €

Le financement est assuré principalement par des pays étrangers
comme le Maroc - pour 1 million d'euros-, l’Arabie saoudite -pour 5 millions de riyads- et le Koweït et accessoirement par des dons de musulmans.

Un quart de la somme provient toutefois des collectivités locales, ce qui n’est possible en France qu’en Alsace et dans le département de la Moselle.

Plus de huit millions qui auraient pu être affectés à l'aide sociale

Mais les associations, collectifs et réseaux d'aide aux immigrés, mal logés ou sans abri et chercheurs d'emploi n'ont encore rien trouvé à redire.

Jugeraient-ils naturelle cette répartition au détriment des collectivités locales et de l'équilibre de la solidarité sociale d'un état laïc ?

On ne peut en outre exclure que ce centre islamique devienne un foyer terroriste, sur le modèle de la mosquée de Lyon: lien PaSiDupes