POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est islam. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est islam. Afficher tous les articles

mercredi 15 avril 2020

Confinement : une ville du Nord interdit de cracher dans la rue

L'épidémie est pour tous une occasion de (ré-)apprendre et respecter les consignes élémentaires d'hygiène dans l'espace public

Le maire de Marcq-en-Barœul, près de Lille, fait de la pédagogie

Il a pris un arrêté municipal interdisant de cracher dans l’espace public,

Fichier:Musées fourmies reconstitution rue defense de cracher.JPG ...notamment en présence des... forces de l’ordre. 

Nouvelle interdiction liée au confinement de protection face au Covid-19 et nécessité par le faible niveau de civisme d'une partie de la population. 

Cracher sur la voie publique, abandonner des masques ou des gants usagers en plus d'éternuer sans se couvrir le visage est désormais passible d’une amende de 68 euros dans les rues de Marcq-en-Barœul, une commune de la métropole de Lille, dans le Nord, 39.000 habitants.

Le maire (LR), Bernard Gérard, a pris un arrêté municipal, dès le 2 avril, visant à prendre des "mesures complémentaires d’hygiène et de propreté", explique cet ex-député, un avocat qui en est à son troisième mandat. Ces dispositions incluent aussi l’obligation de se "conformer aux gestes "barrière" et plus particulièrement, de couvrir son visage lors d’éternuement ou pour toute expulsion de salive (…) particulièrement lors des contrôles des forces de l’ordre ", a-t-on appris mardi.

La mairie de Marcq-en-Barœul avait également décidé, le 30 mars, de mener une opération de nettoyage, sans désinfectant, mais "en profondeur" de l’ensemble des corbeilles et bancs installés sur le domaine public. En pays minier, on a un sens aigu de l'hygiène.

Le crachat en islam

Ce qui est une évidence en Europe ne l'est pas au-delà de sa frontière sur le Maghreb. 
Défense de cracher par terre et de parler mooré - Solinter-Brest
Après des siècles d'éducation à l'hygiène publique, notre civilisation est toutefois menacée de régression et de mort. Une peur irraisonnée d'une droite malveillante aurait-on opposé avant la pandémie de Covid-19. Il n'est pourtant pas exclu qu'un Laurent Joffrin ou un Gérard Leclerc et un Mélenchon venu de Tanger s'insurgent encore et s'agitent...  

Certes, l'islam a un peu progressé et admet que l’absorption de sa salive par le jeûneur n’invalide pas le jeûne, fût-ce en grande quantité et de manière successive, dans une mosquée ou ailleurs. Toutefois, il ne faut pas avaler du crachat épais, car l’intéressé doit libérer ses bronches dans un mouchoir et pareillement s’il se trouve dans une mosquée.

C'est en réalité une pratique non pas bannie, mais encadrée.
Les hadiths du prophète Mouhammad sont précis, mais lacunaires. 
"Lorsque l’un de vous est en train de prier, il est en réalité en train d’invoquer son Seigneur: qu’il ne crache pas à sa droite, mais sous son pied gauche." 
" Qu’il ne crache ni en direction de la qibla [direction de la Kaaba, dans la cité de La Mecque], ni à sa droite, mais à sa gauche ou sous son pied !"

En dehors de la mosquée et du temps de prière, tout peut arriver !

C'est ainsi que nous avons tous vu cracher dans la rue et à notre passage. C'est une recommandation en temps de Ramadan, mais qui déborde cette période. Différentes formes de purifications rituelles, comme le 'Woudhoû' [ablution] et le 'Ghoussl' [ablution obligatoire de tout le corps, après rapport sexuel, accouchement, etc], ont un caractère rituel, mais aussi un rôle purificateur et hygiénique évident, surtout quand on sait que, dans leur milieu, les musulmans à qui ces commandements étaient d’abord adressés, vivaient dans un environnement désertique, où l’eau était relativement rare et la promiscuité réduite…
Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) avait aussi enseigné à ses Compagnons, lorsqu’il leur arrivait de cracher par terre (comme cela se faisait habituellement à l’époque), de prendre le temps de recouvrir leur crachat de terre [sable?] et de le dissimuler, et ce, afin qu’il n’atteigne pas le corps ou les vêtements de quelqu’un, ce qui ne manquerait pas de l’indisposer. (d’après 'Fiqh ous Sounnah')

Au Sénégal, on a compris que si la personne atteinte de la maladie crache en public, les risques de contamination sont réels...

Dans le sport, certains ont observé des crachats sur le terrain de football et on nous explique que les crachats ne sont pas des injures mais, tout de même, le moyen d'extérioriser la violence enfouie et de l'évacuer.
Clasico : Benzema étrillé sur les réseaux sociaux après avoir craché à la fin de la Marseillaise
Crachat à gauche !
Un crachat de Karim Benzema a indigné. Le joueur des Bleus a eu ce geste après une Marseillaise entonnée lors du match Real Madrid-Chakhtar Donetsk, samedi 25 novembre 2015, mais les mécréants qui  se sont sentis insultés se sont aussitôt vu taxer de racisme anti-arabe. 
Sur la toile, les internautes n'ont pas du tout apprécié le geste du buteur français et l'ont fait savoir comme le journaliste de Canal +, Pierre Ménès. "Benzema qui crache à la fin de la Marseillaise (il ne savait pas qu'il allait être filmé pauvre chou) il creuse encore?" Daniel Riolo, journaliste à RMC et autre grande gueule du sport, a interpellé un fan du Madrilène sur Twitter : "Voyons cessez de lui trouver des excuses en permanence !"
Le joueur d'origine algérienne a été soupçonné d’avoir ainsi voulu rendre hommage aux victimes des attentats terroristes du 13 novembre.
On ne ne devrait donc pas voir Sibeth cracher sur la moquette de l'Elysée, d'autant que le "geste technique" d'enfouissement à acquérir pourrait dépasser ses capacités.

mercredi 26 février 2020

Le chef de groupe du MoDem insulte l'opposition

"Vous n'êtes rien", éructe un député MoDem méprisant des Insoumis à l'Assemblée  

Les députés LREM ont fait leur cinéma un jour de retransmission des débats

Les députés de la majorité présidentielle sont des intolérants au travail, comme d'autres au gluten, et ne supportent pas la contradiction. Ils l'ont prouvé mardi soir, en fin de soirée, en se donnant en spectacle, désertant brièvement les bancs pour protester contre les amendements de l'opposition. 

Pendant une trentaine de minutes, ils ont protesté contre "l'obstruction" et une "litanie" d'amendements "sans aucun intérêt" des Insoumis et des communistes, lors de l'examen de la réforme à trous des retraites. 
L'article 44, alinéa premier, de la Constitution de 1958, dispose que « les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d'amendement », c'est-à-dire le droit de proposer des modifications à un texte (projet ou proposition de loi ou de résolution) dont est saisie une assemblée.
L'opposition a dénoncé une atteinte au droit d'amendement, "du cinéma" et "du grand guignol.
Résultat de recherche d'images pour "Patrick Mignola"Puis le ton est encore monté en toute fin de séance, en conclusion d'une "soirée mouvementée" achevée vers 01 heure du matin mercredi. Les PlayMobil de Macron sont sortis comme un seul homme prendre le frais une demi-heure: seuls les présidents de groupes, le tambour-major Gilles Le Gendre (LREM, ci-dessus à gauche) et le serre-file Patrick Mignola (MoDem) sont restés pour suivre la suite des opérations. "Nous venons d'engager une série d'amendements tous identiques, avec encore une fois la volonté manifeste de faire durer inutilement le débat", a estimé Gilles Le Gendre. "C'est notre droit de récuser la nature de ces débats, nous ne souhaitons pas y participer".
Les députés n'arrivaient pas à bout en effet de l'examen de l'article 2 du texte, sur les 65 du volet ordinaire de cette réforme des retraites.

Les  Républicains et les communistes ont rappelé les règles du bon fonctionnement démocratique de l'Assemblée nationale
Les amendements concernés proposaient une série de changements de date pour l'entrée en vigueur des différentes transitions de la réforme des retraites; ce qui n'est pas sans intérêt pour les pensionnés à venir, mais que la majorité traite par dessus la jambe. 
Les oppositions ont ensuite enchaîné les rappels au règlement pour dénoncer une "mise en scène" de la majorité, selon le député LR Stéphane Viry, ou du "cinéma" pour le communiste André Chassaigne.

Le co-rapporteur centriste du MoDem se croit au Soviet Suprême

Une déclaration du co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem de la Vienne) - député bénéficiaire d'un poste réserve -  a mis le feu aux poudres au retour des godillots de la majorité : "Certains ont dit la République, c'est moi (une allusion au LFI Jean-Luc Mélenchon); eh bien, la République, c'est nous et vous, vous n'êtes rien", a lancé à l'opposition le supplétif de LREM. S'il n'est pas président de groupe en titre, il s'y croit. Ni Bayrou, ni Mignola (pourtant ex-membre de plusieurs cabinets ministériels)  ne joue son rôle. 
Pour le centriste Nicolas Turquois, la jeune fille qui s'est permise de donner son opinion sur l'islam tel qu'il se fait connaître aurait reçu les mêmes menaces si elle avait attaqué la communauté catholique. Or, la comparaison ne passe pas, parce qu'elle est stupide d'injustice. . Convié à une émission sur CNews pour évoquer différents sujets, le député représentant les idées de Bayrou dans la Vienne, Nicolas Turquois était invité à réagir sur les menaces de mort reçues par Mila, une jeune fille qui dans le langage des jeunes de son âge, 16 ans, avait qualifié l’Islam de 'religion de merde', ce qui avait fait polémique. Ces propos lui avait valu notamment des menaces de mort. 
Face à l’éditorialiste du Figaro, Alexandre Devecchio, le député s’est attiré les foudres d’une bonne partie des invités sur le plateau : "Vous vous moquez du monde ? », rétorque Alexandre Devecchio, lui rappelant l’épisode du 10 janvier dernier où le chansonnier
Frédéric Fromet avait suscité l’indignation avec sa chanson "Jésus, Jésus, Jésus est pédé, j’vois pas pourquoi ça dérangerait…". Une agression qui n’avait pourtant pas été suivie de menace de mort. Les chrétiens sont passés au Nouveau Testament...
Nicolas Turquois, qui passe pour un modéré parce qu'il se fait élire comme MoDem de la Vienne, a osé proférer, sur CNews, une des plus énormes monstruosités entendues sur un plateau-télé depuis des semaines. C’est grotesque, c’est abject, c’est déshonorant. Cet homme se couvre de honte, et il faut que ça se sache.

Les oppositions ont alors tonné contre un "dérapage" d'un rapporteur qui a "perdu ses nerfs".Un temps pressenti pour gérer la ville de Paris à la place de la star du porno  amateur, Benjamin Griveaux, pris la main dans le caleçon caméra au poing et  contraint au retrait en rase campagne des municipales, le  président de séance, Hugues Renson, a reconnu des "propos excessifs" de Nicolas Turquois, qui a d'ailleurs présenté ses excuses. Le premier ministre Edouard Philippe - avec Griveaux, autre spécialiste du va-et-vient, mais entre Paris et Le Havre  - avait demandé mardi aux députés LREM de "tenir encore" face à "l'obstruction" de la gauche de la gauche.
Mise en scène d'un scénario annoncé

Si le projet de loi est lacunaire et défectueux, le synopsis de son examen est en revanche écrit et l'épisode de mardi soir s'inscrit dans la dramatisation du chaos d'un tournage voulu par la majorité.    
Le locataire de Matignon a en effet tombé le masque pour menacer de prendre ses "responsabilités" en recourant au 49-3, arme de la Constitutionpermettant d'adopter un texte sans vote, si besoin.

Dans l'hémicycle,pour justifier "le côté un peu absurde" et le "non-sens" de "ces amendements qu'on s'enfile en série",  François Ruffin (LFI) a fait valoir qu'il répond au "non-sens institutionnel" de la Ve République, avec une "telle concentration des pouvoirs entre les mains de l'exécutif, qui écrase complètement le législatif", lorsqu'il est dépendant et soumis à un président qui ne permet pas le libre fonctionnement des institutions.

"On ne peut répondre à une absurdité que par une autre absurdité. Face à un Parlement qui est une chambre d'enregistrement des désirs du président (Emmanuel Macron), la seule chose qu'on puisse faire c'est au moins de ralentir cet enregistrement", a-t-il expliqué. 

jeudi 6 février 2020

Pour un Français sur deux, le blasphème n'est pas un droit et 53% des Français "sont Mila"

Un Français sur deux s'oppose au droit nouveau de blasphémer !

Un sondage Ifop commandé par Charlie Hebdo assure que la question divise la France en deux

Résultat de recherche d'images pour "Charlie Hebdo du 1er novembre 2017, avec une caricature de Tariq Ramadan par Juin"

Avant l'affaire Mila, les Français ne se posaient pas la question de ce nouveau droit à l'irrespect.  Le second degré en matière d'humour a ouvert une brèche dans les égards dus à toutes et tous, partout et en tout lieu, mais les religions feraient exception, comme la vie embryonnaire.

Le sondage, technique sournoise éventée pour faire évoluer les mentalités à leur corps défendant. A en croire les libertaires de Charlie hebdo, les Français seraient désormais taraudés  par le besoin d'un nouveau droit, celui de baver, salir et insulter son voisin : en somme, les réseaux sociaux n'y suffiraient pas...

Les Français sont divisés sur la question du droit au blasphème. 

Preuve que cet outrage marginal n'est pas leur principal sujet de préoccupation. 
Il faut donc qu'elle le devienne: telle est la mission idéologique de Charlie hehdo, connu pour ses caricatures, singulièrement anti-cléricale, mais à spectre large, s'attaquant au fait religieux, croyance et croyants mêlés partout sur cette planète désorientée par le réchauffement climatique supposé, comme  par la perte avérée de tout repère, offrant une voie royale à la haine.

Telle une pub commerciale créant un besoin de consommation, un sondage Ifop financé par Charlie Hebdo est publié ce mardi, à la faveur de l'affaire Mila pour instrumentaliser les propos échangés entre cette adolescente virulente et un agresseur verbale musulman qui la traitait de "sale lesbienne", déclenchant un flot de menaces homophobes, sorte d'appel au caillassage de la lycéenne, à la suite de ses répliques frontales sur les réseaux sociaux: dommage collatéral non assumé des campagnes féministes qui entretiennent la guerre des sexes après l'avoir rallumée au détour d'affaires de harcèlement sexuel et d'agressions sexiste et homophobe. 

Ce sondage partisan est réalisé quinze jours après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo de cette lycéenne iséroise de 16 ans.
Elle y riposte à l'agression homophobe dont elle est victime et critique l'islam crûment, sans crainte d'une escalade de l'irrespect. 
La militante de la cause LGBT a depuis été menacée de mort et de viol, et n'a toujours pas pu réintégrer son établissement scolaire, ni aucun : en classe de seconde, cette lycéenne de l'école de la République laïque est déscolarisée.

56% en désaccord avec Belloubet, ministre de Macron 

Les sondés savent-ils ce qu'est le blasphème ?

D'après TF1 qui a cartonné avec son émission-choc "Stars à nu", les hommes de France applique strictement le principe "Ton corps t'appartient" et avoue de sévères réticences à faire pratiquer un examen de leur prostate.
Une émission a priori racoleuse, mais bon enfant au final. Et salutaire.


A la question
"êtes-vous favorable à ce droit de critiquer - ce qui est jusqu'ici un droit fondamental (dans le respect) -, Charlie hebdo introduit une extension : "même de manière outrageante, une croyance [sectaire, complotiste, etc], un symbole [républicain ?] ou un dogme religieux [nous y voilà !] ?", les personnes interrogées répondent à tout juste 50% y être favorables (21% "tout à fait favorables" et 29% "plutôt favorables"), et à 50% "pas favorables" (33 % "plutôt pas favorables" et 17% "pas du tout favorables").

Par ailleurs, 58% des sondés estiment que les propos tenus par Mila ne relèvent pas de la "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée". Le parquet de Vienne avait initialement ouvert une enquête pour ce motif, avant de la classer sans suite.
En revanche, le sondage IFOP n'évoque à aucun moment l'insulte homophobe.

Autre objectif du sondage pour Charlie hebdo: 56% des personnes interrogées ne sont "pas d'accord" avec les propos de Nicole Belloubet


La garde des Sceaux avait d'abord déclaré que "l'insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience", avant de plaider la maladresse.

70% ne sont pas non plus d'accord avec les déclarations du CFCM.
Le délégué général du Conseil français du culte musulman - proche des Frères musulmans -  avait critiqué les menaces dont l'adolescente lesbienne était la cible, tout en affirmant entre autres, "qui sème le vent récolte la tempête", un appel à la lapidation.

53% des Français se sont déclarés #jesuisMila

Les Musulmans interrogés ne sont que 18%.

Un Français sur deux est contre le droit au blasphème.
Mila "regrette la vulgarité" de ses propos sur les réseaux sociaux.
Blanquer assure "aider" l'adolescente toujours déscolarisée.

vendredi 31 janvier 2020

Affaire Mila : l'adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l'islam

Mila, lycéenne harcelée après avoir usé de sa liberté d'expression sur les réseaux sociaux  

Elle a été aussitôt déscolarisée

Résultat de recherche d'images pour "Mila"

Le 20 janvier, 
en réaction à sa stigmatisation comme "sale lesbienne" par un jeune musulman, Mila, 16 ans, poste des vidéos sur Instagram où elle tient des propos critiques sur l'islamLes images sont enregistrées et massivement diffusées sur Twitter. 
"Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine […] Votre religion, c'est de la merde, votre dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir", peut-on l'entendre dire.

S'en suivent un déferlement de haine et des menaces de mort. 
Son identité et son adresse sont révélées. 

Les autorités décident de déscolariser temporairement la jeune lycéenne. 
Un soutien psychologique lui est apporté. Une plainte est déposée.

Ouverture de deux enquêtes

L'ampleur que prend l'affaire pousse la justice à s'en saisir.
Une enquête est ouverte pour "menaces de mort, menace de commettre un crime et harcèlement". "La propagation virale sur les réseaux sociaux d'une vidéo postée par une jeune fille mineure, exprimant dans le fil d'une discussion personnelle des propos virulents et hostiles à la religion musulmane, a suscité une multiplication de réactions prenant la forme de menaces de mort et de crimes", explique le procureur de la République.

En parallèle, le Parquet ouvre une seconde information judiciaire. 
Le gouvernement que représente le procureur inquiète Mila pour "provocation à la haine religieuse"Le procureur veut "vérifier si les propos tenus sur la vidéo" sont "de nature à recouvrir une qualification pénale ou s'inscrivent dans la liberté d'expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle".

En revanche, le Procureur ne demande pas à entendre le jeune musulman qui jette l'anathème sur la lycéenne pour son homophobie puisqu'il lui reproche ses préférences sexuelles supposées.


La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes d'abord et les hommes prend fait et cause pour le musulman : "Des propos criminels, des propos coupables" juge aussitôt Schiappa sur France Inter.

L'exécutif s'aligne ainsi sur la position d'Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui jette le jeudi 23 janvier la première pierre du caillassage qui s'en suit. "Cette fille [terme lapidaire et péjoratif qui aurait dû indigner la sous-ministre] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", assène-t-il au micro de Sud Radio, appel à la haine et à la lapidation.



jeudi 30 janvier 2020

Rattrapée par sa critique partisane des religions, Nicole Belloubet fait marche-arrière

Plus qu'une imprudence politique, sa "phrase maladroite" sur l'affaire 'Mila' est une faute

Une petite jeune fille peut être plus nuancée qu'une ministre de la Justice



 La garde des Sceaux s'est mise en difficulté et l'opposition, trop peu à gauche, l'étrille pour des propos trahissant sa pensée. Elle a dû se défendre concédant une phrase "maladroite" remettant en cause le droit au blasphème. "Quand on est Garde des Sceaux on n'a pas le droit d'être maladroit avec le droit" a-t-elle admis à propos de l'affaire Mila, du nom de cette adolescente de l'Isère déscolarisée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos hostiles à l'islam radical.
Pour sa défense, après avoir assimilé mercredi matin la critique des religions à "une atteinte à la liberté", la ministre ne suit pas la méthode Macron consistant à accuser ses interlocuteurs d'inaptitude à comprendre sa "pensée complexe." "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr"', concède t-elle, à la suite du scandale provoqué par sa phrase sur la critique des religions.

La ministre de la Justice certifie maintenant qu'elle n'a pas l'intention de remettre en cause "le droit de critiquer la religion"

VOIR et ENTENDRE 
la repentance de Belloubet sur Radio Classique :

Après l'auto-flagellation de Benjamein Griveaux pour récupérer l'électorat parisien de Cédric Villani, La République en Marche ne manquerait-elle pas de dignité ? 

"Dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave [jugement moral], mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", avait déclaré la ministre, une ancienne... rectrice d'académie (à Toulouse, il est vrai !), sur Europe 1. "On peut critiquer les religions. Pas inciter à la haine", avait-elle ensuite ajouté.
Ce jeudi 30 janvier, la ministre - une ancienne encartée au PS - a choisi une radio du Groupe Les Echos-Le Parisien, dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault (l'homme le plus riche du monde, avec des actifs évaluésen janvier 2020, à 117 milliards de dollars), propriétaire du groupe LVMH : "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr", a t-elle reconnu à l'antenne de Radio Classique. "La phrase prise en tant que telle, c'est une erreur, évidemment, il n'y a aucun doute là-dessus". "Mon propos, il était et il est forcément général".

"On ne rétablit pas le blasphème. Jamais ni dans ma pensée ni dans mes propos on ne peut lire ça. On a le droit de critiquer une religion, c'est très clair, ça fait partie de la liberté d'expression et il n'est pas question de revenir là-dessus", a t-elle poursuivi. 
Pourtant, entre autres "anecdotes", AlloCiné cite un moment fort du film La Lutte des Classes (2019) qui contient, parmi les musiques originales "grand public" se trouve une chanson censée être l'oeuvre d'un personnage, Paul, interprété par Edouard Baer en "vieux punk", et intitulée "J'encule le Pape". Michel Leclerc, qui en est l'auteur, confie qu'avec sa compagne, la scénariste Baya Kasmi, il a réellement connu à Bagnolet en 2015, au moment de Charlie, dans cette même école Jean Jaurès où j’ai tourné La Lutte des classes…" Cette scénariste est notamment connue pour le scénario du film Le Nom des gens, inspiré de sa propre vie et pour lequel elle a remporté en 2011 le César du meilleur scénario original.



"Vous aggravez votre cas!"
lui répond  la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.



Le chef de file des députés LR Damien Abad n'a pas laissé passer la légèreté de Nicole Belloubet

Si la gauche colle à son laïcisme du 20e siècle, Les Républicains sont très critiques des partis-pris de Belloubet, malgré le devoir de réserve qui s'impose à tout ministre. "Cela laisse perdurer l'idée qu'il y aurait un délit de blasphème en France, ce qui est totalement faux: on a le droit de critiquer une religion, et heureusement, ça s'appelle la liberté d'expression", a réagi le modéré Damien Abad à l'antenne de France Inter. Les propos de la ministre, même si elle est revenue dessus par la suite, "montrent surtout une arrière-pensée avec une dérive assez dangereuse et inquiétante. Ce gouvernement aujourd'hui a du mal parfois à mettre des mots à une réalité: sur ce sujet, ce qui est d'abord condamnable en premier, même si on a eu les propos très vulgaires de Mme Mila, ce sont les menaces de mort qu'elle a encourues et qui sont inacceptables". Il a donc plaidé pour "lever l'anonymat sur les réseaux sociaux", pour tous, y compris les modérés, car cet anonymat "permet tout". Une position sans nuance qui met tout le monde dans le même sac, torchons et serviettes dans le même bain. "La loi du numérique ne doit pas être la loi de la jungle dans un Etat de droit". La presse se garde d'applaudir, mais elle boit du petit laid, elle qui adopte des comportements douteux, que ce soit pour faire le buzz ou pour meubler un temps d'antenne dont elle ne sait que faire. 
LR se place ainsi au côté du pouvoir de l'argent contre les réseaux sociaux, alternatives à la désinformation institutionnelle : intox contre intox, avatar de la liberté d'expression et stimulus au développement du jugement individuel. Tandis que la chaîne d'info en continu de l'homme d'affaires libano-israélo-et un peu français Patrick Drahi fait des économies sur le dos des internautes en leur demandant de lui livrer leurs clips d'amateurs, Le Parisien et Les Echos qui appartiennent au groupe de Bernard Arnault sont bien classés parmi les organes de presse subventionnés (respectivement 10e et 13e rangs) pour empocher une aide directe de l'Etat, tout en exigeant du lecteur particulier de leurs sites internet de contribuer à la fortune du groupe LVMH.

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau avait, lui, fustigé mercredi "une totale inversion du sens": "qui menace la liberté de conscience? Mila ou bien cet islam politique qui tord nos valeurs? Cessons d'être naïfs et surtout cessons d'être faibles !", avait-il grondé dans un tweet.




Le député Eric Ciotti avait de son côté dénoncé le gouvernement pour avoir "légitimer la haine des islamistes contre Mila", appelant sur Twitter "la République" à "se lever face à l'islamisme" et Emmanuel Macron à "sortir de sa torpeur et de son silence" sur ce sujet.





dimanche 19 janvier 2020

La PMA mobilise plusieurs milliers d'opposants dans la rue

L'examen au Sénat du projet de loi bioéthique occulté par les grèves contre la réforme Macron des retraites

26.000 personnes, presque trois fois moins que le 6 octobre dernier, dans un climat insurrectionnel contre la réforme des retraites


Les opposants à la PMA - seulement pour les femmes - rassemblés avenue de l'Opéra à Paris, dimanche 19 janvier 2020.

Au 47e jour de grèves des transports, les Parisiens reprennent des forces.

Et, à l'avant-veille de l'examen au Sénat du projet de loi bioéthique -dont l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires est la mesure phare -, les opposants au texte se sont à nouveau rassemblés ce dimanche à Paris. 
Selon le cabinet Occurrence, spécialiste des estimations médianes, 26.000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale: c'est presque trois fois moins que lors de la précédente mobilisation du 6 octobre, commente l'AFP, sans replacer l'événement dans son contexte, celui des grèves qui en étaient alors à plus de 43 jours d'affilée. 

L'AFP est pourtant capable de contextualisation, puisque, non sans malice, elle signale par ailleurs qu'"avec un trafic "normal" ou "quasi normal" dimanche pour les TGV et 7 Intercités sur 10, les perturbations à la SNCF liées à la grève contre la réforme des retraites n'ont pas empêché les manifestants de rejoindre Paris. 
Ainsi est-il juste politiquement malveillant et intellectuellement faible, de la part de l'AFP, d'insister  de surcroît sur les 74.500 personnes de la journée d'octobre, deux mois avant le départ de la mobilisation CGT-SUD contre la réforme Macron des retraites, le 5 décembre. D'autant que la préfecture de police compte 41.000 manifestants... 
Le collectif "Marchons Enfants!", à l'initiative du rassemblement, réunit 22 associations dont la Manif pour tous. 

Le cortège s'est élancé à 13 heures de la place de la Résistance (VIIe), en bord de Seine, pour rejoindre la place de l'Opéra. 

"Je pense que ce sera une manifestation très importante avec un public très conscient des enjeux derrière la loi bioéthique", avait déclaré la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère.

Près d'une centaine de cars, ainsi qu'une vingtaine de trains ont été affrétés pour rejoindre la capitale, selon les organisateurs. Sans doute les cheminots CGT et Sud ont-il veillé au bon acheminement des opposants, mais l'AFP ne va pas jusque là !... Quelque 1.000 volontaires étaient mobilisés avant l'examen mardi au Sénat

Les marcheurs voulaient ainsi manifester leur présence et exprimer leur opposition à la PMA que les députés ont déjà votée en première lecture - subrepticement, au milieu de la loi bioéthique - uniquement pour les femmes, toutes, pour raison médicale ou au motif de leur rejet de l'homme

Réunis en commission spéciale l8 janvier, les sénateurs ont déjà adopté le texte - dont l'article 1 sur la PMA -, à la faveur de la division de la droite, pourtant majoritaire au palais du Luxembourg.

Image
La PMA pour toutes sera "notre malédiction", estime François-Xavier Bellamy.L'eurodéputé met en garde "les apprentis sorciers de la condition humaine" contre son extension aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, dénonçant une "fuite en avant perpétuelle dans l'insatisfaction et la frustration" et une "nouvelle logique" qui "nous conduit directement au transhumanisme".
"Méthode cause toujours" du gouvernement

Puisque les parlementaires sont des suiveurs et que le processus législatif est engagé, les associations mènent un combat d'arrière-garde, en conscience. 
"Au lendemain de la manifestation du 2 février 2014, avait été retiré le projet de loi famille de la ministre Dominique Bertinotti", qui avait renoncé à y inclure la PMA pour toutes, a rappelé Ludovine de la Rochère. "Ce qui s'est passé au Sénat nous motive encore plus à nous mobiliser contre ce projet de loi qui ne mérite plus de s'appeler bioéthique", maintient pour sa part Caroline Roux, déléguée générale adjointe d'Alliance Vita.  


L'association pour la défense de la vie face à l'IVG a obtenu gain de cause début janvier devant la justice pour que soit ré-affichée dans les gares d'Ile-de-France sa campagne controversée, à laquelle s'opposait la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, axée sur le respect de la "paternité" et de la "maternité" en référence - mais sans mention explicite - à la PMA.
Cette semaine, l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a qualifié de "monstrueux" le fait d'"infliger volontairement (l'absence d'un père). L'Église met en garde contre une "procréation livrée à la manipulation médicale"

Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne (Rhône), s'est expriméé sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) , ainsi que les dons de sperme et la congélation des ovocytes en stock.
Que dit donc l’islam de la PMA ? Elle est autorisée uniquement chez les couples hétérosexuels mariés. Par ailleurs, le spermatozoïde et l’ovocyte doivent appartenir exclusivement aux deux conjoints.Le recours aux dons de spermes et d’ovocytes qui fait intervenir une tierce personne est radicalement interdit en islam, que les donneurs soient connus ou anonymes.
En effet, le fait que l’enfant ne soit pas issu du sperme du mari ou de l’ovocyte de l’épouse crée un « un mélange des filiations » tout à fait paradoxal en islam. Les dons d’embryons sont également interdits.
Que dit l’islam sur la GPA ?
La pratique de la mère porteuse est également interdite en islam, qui rejette toute maternité de substitution et tout contrat portant sur ce type de grossesse.
L’islam considère que la véritable mère de l’enfant conçu par procréation médicalement assistée est celle qui l’a enfanté et non la génitrice : « Ne sont leurs mères que celles qui les ont enfantés… » (Coran : 58/2)
Que dit l’islam sur la PMA, la GPA, le don de spermes et la congélation des ovocytes ?Les associations regrettent que leurs propositions lors des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 n'aient pas été pris en compte dans le projet de loi. "Et depuis quelques semaines, c'est le silence", affirment-elles.

"Au fond c'est une question de courage en politique et de convictions personnelles. Pas de couleur ou d'appartenance à tel parti", selon Bertrand Lionel-Marie, des Associations familiales catholiques (AFC), qui demande aux parlementaires d'aller contre "l'esprit du temps". Le collectif n'exclut pas d'autres manifestations "dans les prochaines semaines", en cas de statu quo du texte et de "non-ouverture d'un dialogue". 

Les béats nient que les hommes pourraient exiger l'accès à la GPA en vertu du principe d'égalité.
Face aux "demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP)", le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est prononcé en faveur de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, le mardi 27 juin 2017. Il s’est montré en revanche très hostile à l’auto-conservation ovocytaire. La question de la pratique des mères porteuses ou la gestation pour autrui (GPA) a aussi fait l’objet d’un avis négatif par le CCNE.

Qui dit procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes dit forcément gestation pour autrui (GPA). C'est l'une des craintes évoquées par les opposants à l'élargissement de la PMA, comme ils craignaient déjà que la loi autorisant le mariage pour tous - entre personnes du même sexe, donc - soit la porte ouverte à la PMA. Avaient-ils manqué de perspicacité ? 
Au nom du principe d'égalité, les couples d'hommes pourraient à leur tour revendiquer logiquement le droit d'accéder à la GPA, puisque les couples de femmes auraient, de leur côté, la possibilité d'avoir des enfants grâce à la science. Or, juridiquement, cet argument ne tient pas: il faudra juste modifier la loi !