POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est harcèlement moral. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est harcèlement moral. Afficher tous les articles

vendredi 31 janvier 2020

Affaire Mila : l'adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l'islam

Mila, lycéenne harcelée après avoir usé de sa liberté d'expression sur les réseaux sociaux  

Elle a été aussitôt déscolarisée

Résultat de recherche d'images pour "Mila"

Le 20 janvier, 
en réaction à sa stigmatisation comme "sale lesbienne" par un jeune musulman, Mila, 16 ans, poste des vidéos sur Instagram où elle tient des propos critiques sur l'islamLes images sont enregistrées et massivement diffusées sur Twitter. 
"Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine […] Votre religion, c'est de la merde, votre dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir", peut-on l'entendre dire.

S'en suivent un déferlement de haine et des menaces de mort. 
Son identité et son adresse sont révélées. 

Les autorités décident de déscolariser temporairement la jeune lycéenne. 
Un soutien psychologique lui est apporté. Une plainte est déposée.

Ouverture de deux enquêtes

L'ampleur que prend l'affaire pousse la justice à s'en saisir.
Une enquête est ouverte pour "menaces de mort, menace de commettre un crime et harcèlement". "La propagation virale sur les réseaux sociaux d'une vidéo postée par une jeune fille mineure, exprimant dans le fil d'une discussion personnelle des propos virulents et hostiles à la religion musulmane, a suscité une multiplication de réactions prenant la forme de menaces de mort et de crimes", explique le procureur de la République.

En parallèle, le Parquet ouvre une seconde information judiciaire. 
Le gouvernement que représente le procureur inquiète Mila pour "provocation à la haine religieuse"Le procureur veut "vérifier si les propos tenus sur la vidéo" sont "de nature à recouvrir une qualification pénale ou s'inscrivent dans la liberté d'expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle".

En revanche, le Procureur ne demande pas à entendre le jeune musulman qui jette l'anathème sur la lycéenne pour son homophobie puisqu'il lui reproche ses préférences sexuelles supposées.


La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes d'abord et les hommes prend fait et cause pour le musulman : "Des propos criminels, des propos coupables" juge aussitôt Schiappa sur France Inter.

L'exécutif s'aligne ainsi sur la position d'Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui jette le jeudi 23 janvier la première pierre du caillassage qui s'en suit. "Cette fille [terme lapidaire et péjoratif qui aurait dû indigner la sous-ministre] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", assène-t-il au micro de Sud Radio, appel à la haine et à la lapidation.



lundi 6 janvier 2020

Harcèlement sexuel: les députés ne s'épuisent pas surtout au travail

L'Assemblée reconnaît de "nombreuses" situations

Face à des conditions propices au harcèlement moral ou sexuel,
 

Les ronflements de députés alimentent l'antiparlementarisme 

travail de nuit, promiscuité, relation de pouvoir, etc..., l'Assemblée nationale muscle son dispositif. Mais, deux ans après #MeToo, les collaborateurs s'alarment de situations encore "nombreuses et préoccupantes". Et encore, seul(e)s sont en cause des adultes.

"Un cas de harcèlement, c'est déjà trop, il faut que ça s'arrête," s'étrangle d'emblée Brayen Sooranna, représentant CFDT des quelque 2.000 "petites mains", hommes et femmes vaccinés qui assistent les élus du Palais Bourbon, sur place ou en circonscription : bien évidemment, ils ne sont recrutés qu'au vu de leurs seules compétences, mais la plupart ont des ambitions politiques et nombreux sont les députés qui ont commencé comme collaborateur ou collaboratrice d'élu. Les moyens mis en oeuvre par les uns pour parvenir à leurs fins, comme ceux exigés par les autres, renvoient au monde interlope de la nuit qu'imaginent les électeurs et qu'évoquent les carrières de starlettes soi-disant tombées aux mains de tous les Harvey Weinstein ou Gabriel Matzneff qui n'ont qu'à se baisser pur ramasser des Adèle Haenel et autres Vanessa Springora, qui vingt et trente ans plus tard crient leur dégoûts d'elles-mêmes. Les unes et les autres font tout-à-coup oeuvre de salut public, quand, lesbiennes ou féministes, elles ne sont pas mues, avant tout, par la haine du sexe opposé. 

La presse se fait rarement mais régulièrement l'écho de procédures aux prud'hommes à l'encontre de députés 

Comme dans les cas de pédérastie ou/et de pédophilie - on pense à Daniel Cohn-Bendit et Gabriel Matzneff ou Frédéric Mitterrand - , les dossiers ne sont qu'entr'ouverts et traités de manière allusive, tel celui de la LFI Muriel Ressiguier dernièrement (en novembre 2019, deux anciennes attachées parlementaires de la communiste Muriel Ressiguier, leur bourreau au Parti de gauche, l'attaquent aux prud'hommes pour motif de licenciement abusif et de harcèlement moral) ou, plus ancien, de Clémentine Autain, fille d'actrice (et petite-fille du fondateur du Front national pour l'Algérie française) et de chanteur, victime d'un viol à l'âge de 23 ans, et collaboratrice d'un sénateur, puis d'une conseillère de Paris. 

Des accusations démenties à chaque fois par les intéressés, certains portant plainte pour "dénonciation calomnieuse", comme cet ex-Cap21 toulousain, Pierre Cabaré (62 ans, LREM), vice-président de la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.

Il n'existe pas de statistiques du harcèlement à l'Assemblée.
En matière de sexualité, la transparence n'est pas du voyeurisme et encore moins qu'ailleurs à l'Assemblée. Le 30 janvier 2019, dans son rapport annuel remis au Président et au Bureau, la Madame Déontologie du Palais Bourbon avait pourtant indiqué avoir en moyenne deux rendez-vous par mois avec des personnes se disant victimes, principalement de harcèlement... moral. L'honneur est-il sauf ?

Depuis 2013, cette personnalité indépendante - on peut donner son nom, Agnès Roblot-Troizier (non pas sexologue, ni psychologue, mais juriste) : elle n'est pas islamiste -  a en sus de ses attributions (conflits d'intérêts, contrôle des frais de mandat...) une mission de lutte anti-harcèlement, avec un "référent". 

Au vu d'un dispositif "insuffisant" de son propre aveu, et après des alertes répétées, une cellule "de prévention et d'accompagnement", avec un médecin, un psychologue et un juriste spécialisé - c'est du lourd ! - est lancée en janvier, conformément à un vote des députés au printemps. En accord avec la victime, la cellule pourra transmettre son analyse à la déontologue.

En matière de harcèlement sexuel, la collaboratrice parlementaire de la députée Danièle Obono (LFI), Mathilde Julié-Viot, du collectif "Chair collaboratrice" (un jeu de mots malin qui en dit long du sérieux du problème), qui a lancé un site recensant les cas de sexisme en politique et qui avait dénoncé fin mars la persistance de ces phénomènes, estime que les choses n'ont pas évolué en dépit de la vague #MeToo: "messages à connotation sexuelle" et agressions "comme des mains aux fesses" restent d'actualité. Tous les députés ne sont pas des Brad Pitt...

Des harceleurs sont même "promus ou maintenus", s'offusque la collaboratrice. "Je ne vois aucun mec grillé !", s'étonne-t-elle, alors que "dès qu'une femme bouge un neurone cil, il y a une plainte".  Ainsi, bonne nouvelle, les "pots à tabac" seraient-elles également portées sur la bagatelles: simplement, elles réclament l'impunité ?

Le harcèlement moral a "explosé sous cette législature"
Résultat de recherche d'images pour "deputés endormi bancs Assemblée"
Surmenage de député (ou ministre) : est-ce crédible ?
Astrid Morne (UNSA-USCP, Union Syndicale des Collaborateurs Parlementaires) le dénonce, évoquant "une constante malheureuse" en matière de harcèlement sexuel, plusieurs groupes étant concernés.
De février 2018 à octobre 2019, "34% des collaborateurs sont partis", souligne un autre responsable syndical. "Ceux qui font la loi ne la respectent même pas" et la "seule échappatoire est de partir" face à un supérieur hiérarchique qui a "droit de vie ou de mort sur votre contrat de travail". 

Dans la majorité, on renvoie certains conflits député-collaborateur à un enjeu de "compétences" et de "compréhension" de la fonction. Un jeune collaborateur, qui ne pointe aucun sexe en particulier - toutes les options sont ouvertes -, raconte avoir subi un processus "toxique": ce sont des "petites remarques", puis "on vous rabaisse" et ensuite viennent des "brimades en public"... aboutissant à une "perte de confiance". Et, très "fashion", le burn-out ? On se croirait chez Orange...

De Rugy et Ferrand successivement auraient des verges à donner à fouetter
Les syndicats déplorent un certain manque d'allant au plus haut niveau de l'institution, qui n'est pas employeur des députés. Ils espèrent que la nouvelle cellule ne sera pas "de l'affichage", déplorant ne pas y être associés.

"Deux points essentiels" manquent, affirme en outre l'assistant parlementaire Les Républicains Gonzague de Chantérac (CFTC Parlement): un lien avec l'inspection du travail, qui ne peut pas intervenir à l'Assemblée, et la capacité de saisir la justice. "Si c'est une marche supplémentaire pour atteindre la déontologue (...), c'est décevant", abonde Mathilde Julié-Viot.

La Fondation Jean Jaurès (PS) a épinglé l'Assemblée mi-décembre pour la "lenteur" de sa réponse, soulignant que l'institution "ne paraît pas déterminée" à des sanctions en interne, contrairement au Parlement européen et au Sénat.
"On privilégie le droit commun avec une saisine de la justice plutôt que des petits accommodements pour régler en interne des sujets de nature pénale", rétorque l'entourage du président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM). Et de souligner que la cellule, "parfaitement indépendante", pourra aider les potentielles victimes à porter plainte.

Co-signataire en 2008 d'une proposition de loi visant à interdire la chasse à courre, le député LFI de l'Ariège Michel Larive, qui a présidé un groupe de travail consacré notamment à ces questions, pousse - comme les syndicats - pour une meilleure formation des députés-employeurs. Il note une volonté des députés "d'essayer de réagir". "Pas d'omerta", assurent des élus de divers bords.

samedi 10 juin 2017

Escroquerie, homophobie, antisémitisme,... : des candidats En Marche ! pas très "exemplaires"

Pas plus que Ferrand, Sarnez ou Bayrou, la Commission nationale d'investiture ne les a détectés

Certains d'entre eux ont trébuché en marche

Résultat de recherche d'images pour "dessin moralisation vie publique"
La République en marche voulait faire croire à l'exemplarité de ses candidats aux législatives. Macron promettait de tout avoir sous contrôle. 529 candidats investis sur 19.000 candidatures, après un examen minutieux de leur profil : entretien, vérification des casiers judiciaires... La République en marche (REM) avait reculé la date de parution des noms de ses candidats, mais même en mettant le temps pour que le compte et la qualité y soient, le parti du président n'a pas pu trouver en nombre suffisant les représentants annoncés bien sous tout rapport. Macron et Delevoye ont dû se rabattre sur des centristes du MoDem d'abord écartés avant d'être validés. En dévoilant ces raretés au compte-gouttes, la République en marche n'est pourtant parvenu à sélectionner ces perles rares sorties de nulle part qui devaient faire regretter les anciens, connus et expérimentés. L'équipe du président ne devait rien laisser au hasard... 

Toutes ces précautions dissimulaient une difficulté à trier le bon grain de l'ivraie.
L'exemplarité ne se trouve pas sous les sabots d'un cheval et En marche! a rapidement trouvé les limites à ses belles intentions. 


Des candidats sanctionnés pour homophobie, escroquerie, antisémitisme... 

Bayrou bugue sur la loi de moralisation :
c'est la faute des autres...
Certains candidats font parler d'eux pour des affaires qui alignent le parti du président sur les autres.
   
Des tweets antisémites 
Qui ? Christian Gerin
Résultat de recherche d'images pour "Christian Gerin Macron"
journaliste et producteur de télévision, producteur d'émissions aussi célèbres que "Faites entrer l'accusé" sur France 2 (actuellement sur BFMTV depuis 2012, Dominique Rizet est le chroniqueur régulier de l'émission depuis l'origine en 2000) et "le Magazine de la santé", sur une autre chaîne du service public, France 5, candidat dans la 5e circonscription de Charente-Maritime, face au maire LR de Royan, lequel a soutenu Bruno Le Maire, actuellement ministre de l'Economie de ...Macron. 
Juste après la publication de la liste des candidats investis, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) ont dénoncé ceux de ses tweets qui s'en prenaient à la politique d'Israël, au Crif ou à Manuel Valls. "A quand la séparation du Crif et de l'Etat ?", avait notamment tweeté Christian Gerin, après avoir accusé Manuel Valls d'être "viscéralement sioniste, raciste et islamophobe". Selon les deux organismes, en appelant, par exemple à la "'séparation du Crif et de l'Etat', c'est 'juif' qui est sous-entendu". 
Christan Guerin s'est défendu d'antisémitisme, déclarant seulement qu'il est hostile à la politique du gouvernement israélien actuel. La commission d'éthique de REM a été saisie et Christian Gerin désinvesti ce 31 mai, ce qui ne l'empêche pas de faire campagne. 
En Charente, par exemple, cinquante postulants s'étaient présentés, pour seulement trois circonscriptions  : il faut être particulièrement amateur pour tomber sur le plus mauvais !...

Condamné pour inéligibilité 
Qui ? Pierre Cabaré
Résultat de recherche d'images pour "Pierre Cabaré"
artisan prothésiste dentaire, ici avec le candidat Cédric Villani, dans la 1ere circonscription de Haute-Garonne. La Dépêche du Midi a révélé que le candidat du président a été condamné à un an d'inéligibilité en 2003. Le Conseil constitutionnel lui reprochait de ne pas avoir pris de mandataire financier lors d'une de ses campagnes législatives. Celui qui se présentait alors sous la bannière Cap21, le mouvement politique de Corinne Lepage, avait vu ses comptes de campagne rejetés. 
Le candidat de REM assume cette inéligibilité mais s'étonne que "cette histoire" remonte à la surface quatorze ans après. A la Dépêche du Midi, il explique : "Il y a inéligibilité et inéligibilité. A l'époque, j'ai péché par inexpérience. C'est vrai, je n'avais pas ouvert de compte de campagne, mais mes seules dépenses se résumaient à trois pots de colle que j'avais achetés environ 100 euros sur mes propres deniers et qui ne m'ont jamais été remboursés." 
Le parti présidentiel a symboliquement retiré son investiture dimanche 28 mai, mais dans les faits, les délais ne permettent plus à La République en marche d'investir un autre candidat et de retirer le matériel de campagne. Pierre Cabaré a annoncé son intention de continuer. 

Des propos homophobes 
Qui ? Olivier Serva, vice-président du Conseil régional de Guadeloupe 
Résultat de recherche d'images pour "Olivier Serva"
présidé par Ary Chalus, un des porte-parole d'Emmanuel Macron pour la campagne présidentielle. Il est candidat dans la 1ere circonscription de Guadeloupe. 
C'est 'StreetPress' (soutenu notamment par certains media : Metronews, So Foot, Radio Campus, Radio Nova, Mouv' ou Arte) qui a déniché la vidéo qui met le candidat en difficulté. En octobre 2012, dans un débat autour du mariage pour tous, organisé par l'émission "Buzz Première", il se retrouve face à David Auerbach Chiffrin, porte-parole de Total Respect, une association de lutte contre l'homophobie. L'actuel candidat de Macron n'y alla pas de main morte : "Etre tolérant, ce n'est pas accepter l'intolérable. Pour le chrétien que je suis, quand je lis la Bible, il est écrit qu'un homme qui couche avec un homme ou une femme avec une femme, c'est une abomination." Et d'ajouter : "Bien sûr que c'est un péché. La Bible le dit." 
Contacté par France info, Olivier Serva avait déclaré que les propos étaient sortis de leur contexte et qu'il n'était pas homophobe. "J'ai beaucoup d'amis homosexuels", avait-il expliqué. Avant de présenter ses excuses : "Je peux comprendre que les propos que j'ai tenus en 2012 aient pu blesser et je m'en excuse. [...] Ce sont des propos que je regrette profondément et qui ne correspondent plus à mes convictions." Il a ensuite publié un communiqué sur Facebook, dans lequel il dit s'être exprimé en tant que "simple citoyen en 2012". "Je m'excuse auprès des personnes que j'ai pu blesser pour cette prise de parole outrancière et je retire ces propos qui ne correspondent pas à mes convictions. C'était une faute.
Du côté de La République en marche, le président de la Commission nationale d'investiture Jean-Paul Delevoye, un proche de Raffarin, n'excluait pas de maintenir la candidature d'Oliver Serva si ce dernier récusait ses propos. C'est désormais chose faite. 

Harcèlement moral 
Qui ? Romain Grau, camarade de promotion d'Emmanuel Macron à l'ENA
Résultat de recherche d'images pour "Romain Grau"
est directeur général de EAS Industries, l'entreprise de maintenance aéronautique à l'aéroport de Perpignan. Il est candidat dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales. 
Selon 'France Bleu Roussillon', Romain Grau est visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Perpignan, pour harcèlement moral au sein de son entreprise. Toujours selon France Bleu, au moins 10% des 200 employés de l'entreprise seraient en arrêt maladie pour "surmenage, burn-out et cadences infernales"D'autre part, la société aurait une dette de 100.000 euros envers l'aéroport de Perpignan. 
Le candidat a réagi auprès de France Bleu Roussillon : "Je réagis par l'étonnement. […] Il y a encore des choses à améliorer. Certes, ça n'est pas parfait. Mais il n'y a pas grand monde de parfait. […] Il n'y a pas de pression [dans l'entreprise]. […] Je n'ai été ni informé, ni convoqué par la justice. Je me tiens bien sûr à la disposition de tous, si c'est nécessaire." 
Il s'est également indigné de l'ouverture d'une enquête à quelques jours seulement du premier tour des législatives : "Je ne vais pas me mêler de chicayas politiques. Je dérange énormément le petit monde politique qui était habitué à vivre paisiblement en se partageant le gâteau sur le dos des citoyens." Deux représentants syndicaux de l'entreprise ont de leur côté organisé une conférence de presse, pour défendre leur patron: la CGT, l'UNSA ou FO ?... Ils accusent ses adversaires politiques qui "se servent de la boite pour attaquer un candidat". 

Optimisation fiscale 
Qui ? Bruno Bonnell, ex-président des sociétés Infogrames, 
Résultat de recherche d'images pour "Bruno Bonnell"
puis Atari et fondateur de plusieurs sociétés spécialisées dans la robotique, est un proche de Gérard Collomb. Il est candidat à Villeurbanne dans la 6e circonscription du Rhône, face à Najat-Vallaud Belkacem. 
Sur Bruno Bonnell, gourou des robots, le site antilibéral Mediapart révèle dans une enquête publiée ce mercredi ...7 juin (à trois jours du premier tour) qu'il a été sanctionné par l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour avoir artificiellement fait varier le cours du titre de sa société "en achetant et revendant des paquets d'actions" entre 2002 et 2003. Il est également propriétaire de deux sociétés dans le paradis fiscal du Delaware, aux Etats-Unis. L'une d'elles a été créée en 2007, mais n'a jamais eu d'activité... Rien d'illégal, a priori... mais pas très citoyen ! 
Bruno Bonnell répond aux accusations du site trotskiste : "Il s'agissait de protéger la marque. Le Delaware n'est pas qu'un paradis fiscal; c'est aussi un lieu où l'on peut monter des sociétés rapidement." L'administration Obama a en effet adopté un règlement pour réformer le régime fiscal opaque du Delaware, considéré jusque là comme un paradis fiscal, mais ce règlement ne date que de décembre 2016 ! 

Détournement de fonds 
Qui ? Buon-Huong Tan, figure charismatique de la communauté asiatique 
Résultat de recherche d'images pour "Buon-Huong Tan"
et conseiller municipal du 13e arrondissement de Paris (quartier asiatique), candidat dans la 9e circonscription de Paris (quartier de l'Opéra). 
D'après Le Parisien, le candidat est visé par une plainte de la vice-présidente du Conseil représentatif des associations asiatiques de France (Craaf), une association qu'il a présidée jusqu'en 2014. Une lettre aurait été envoyée au parquet de Paris, dénonçant un possible détournement de fonds. Deux chèques de 3.000 et 13.500 euros auraient été adressés en mai 2014 respectivement une association locale de tennis de table et une association culturelle (dont le trésorier est le beau-frère de l'élu). Le trésorier du Craaf est, depuis, décédé, mais l'affaire couvait au sein du Craaf depuis deux ans. 
Le candidat Buon-Huong Tan s'est dit "étonné" de cette "non-affaire". Il dit ne pas avoir été contacté par la justice. Il a déclaré au Parisien : "C'est n'importe quoi et je n'hésiterais pas à déposer plainte car le courrier dont vous me parlez relève de l'instrumentalisation politique à quelques jours du premier tour de scrutin.

Marchand de sommeil 
Qui ? Véronique Avril, chargée de mission à la Ville (PS) de Paris 
Résultat de recherche d'images pour "Véronique Avril"
et ancien membre du conseil d'administration de Médecins sans frontières, candidate dans la 2e circonscription de Saint-Denis, celle du communiste Patrick Braouezec (Saint-Denis), celle qui ne vote qu'à reculons mais accepte les subventions et allocations en tout genre. 
Une enquête de Mediapart révèle qu'en 2011, la candidate a acheté un appartement à Saint-Denis pour le mettre en location. Or, l'immeuble est insalubre et a fait l'objet d'un arrêté de péril en 2004, puis de nouveau en 2008... Or, il est interdit de louer un appartement dans un immeuble touché par ce type de mesure. Les copropriétaires sont mis en demeure de réaliser une série de travaux. Visé par 15 arrêtés en 20 ans, l'immeuble n'a finalement pas bénéficié de la réhabilitation attendue, estimée en 2012 à 3,5 millions d'euros, explique Le Parisien. Car les copropriétaires n'ont jamais voté les travaux... Véronique Avril a elle réalisé 20.000 euros de travaux dans son appartement de 23 m2 et loue les lieux à une première famille, puis à une deuxième famille de cinq personnes, pour 650 euros par mois... un loyer bien supérieur aux prix pratiqués à Saint-Denis. Sauf que l'arrêté n'a jamais été levé, selon Mediapart, et qu'un arrêté de péril prévoit que les locataires ne payent aucun loyer. La famille a fini par quitter les lieux. 
Contrairement à la candidate, d'autres propriétaires de l'immeuble ont été inquiétés par la justice, souligne Le Parisien" qui suggère des protections haut placées à la Mairie de Paris. Anne Hidalgo était alors première adjointe, chargée de l'urbanisme et de l'architecture, Jean-Marie Le Guen, chargé de la Santé Publique et Jean-Yves Mano, chargé du logement.
Véronique Avril confirme les faits mais plaide la bonne foi. Citée par Mediapart, elle assure que la mairie lui avait dit que les travaux seraient faits et l'arrêté levé. Elle s'estime donc "victime" de cette affaire : "La famille locataire ne voulait pas partir. Ils ont été violents, ont changé la serrure. Je m'estime victime." 
Lundi 29 mai, dans un communiqué, La République en marche a tenu à préciser "qu'à sa connaissance la candidate n'a pas été condamnée et qu'à ce jour aucune plainte n'a été déposée contre elle". "Néanmoins, dès qu'elle en a été informée, La République en marche a saisi le comité d'éthique qui statuera dans les meilleurs délais sur la situation de madame Avril." 

Fraude à la Sécurité sociale  
Qui ? Emilie Guerel, professeur d'anglais de 33 ans 
Résultat de recherche d'images pour "Emilie Guerel"
au collège Les Eucalyptus à Ollioules, candidate dans la 7e circonscription du Var. 
Jean-Pierre Colin, candidat de la droite et du centre, a déposé plainte pour "escroquerie et fraude à la Sécurité sociale". Il accuse la candidate de s'être mise en arrêt maladie pour pouvoir faire campagne, d'abord pour la présidentielle en étant présente à plusieurs meetings d'Emmanuel Macron, puis pour sa propre campagne aux législatives. "Il est avéré des informations que nous avons recueillies que madame Guerel s'est placée en arrêt maladie pour pouvoir faire campagne, d'abord lors de la présidentielle puisqu'elle a assisté à la plupart des meetings de monsieur Macron, et ensuite pour sa propre campagne législative", a déclaré Me Lionel Moroni, l'avocat du plaignant. 
Emilie Guerel s'est exprimée sur les réseaux sociaux, justifiant son arrêt maladie et annonçant qu'elle allait "lancer les démarches nécessaires pour attaquer en diffamation le candidat", qui serait déçu de ne pas avoir été investi par le mouvement En Marche !. Elle assure que son arrêt maladie s'est terminé le 12 mai. 

Falsification de diplôme 
Qui ? Houmria Berrada, ex-conseillère de quartier PS de Fivesn, candidate dans la 2e circonscription du Nord. 
D'après La Voix du Nord, Houmria Berrada a été condamnée à huit mois de prison avec sursis pour faux et usage de faux d'un document administratif en février 2011. Elle avait en effet été exclue en 2010 de l'école d'avocats de Lille, appelée aussi l'IXAD, pour avoir présenté un faux diplôme, censé venir de l'Institut d'études judiciaires (IEJ) de Strasbourg et des identifiants, tous usurpés à une étudiante bourguignonne
Houmria Berrada a affirmé que cette condamnation ne figurait pas sur son casier judiciaire, dont elle avait fourni un extrait aux responsables de La République en marche : la Commission nationale d'investiture de "La République en marche" 
Jean-Paul Delevoye a expliqué à France 3 Nord Pas-de-Calais : "Nous demandons à la personne concernée de bien vouloir consulter son casier judiciaire et nous faire parvenir une attestation sur l'honneur qu'il n'y a pas d'instruction sur le casier judiciaire. Au vu de cette attestation, nous maintenons l'investiture. Dans l'hypothèse où nous apprendrions que contrairement à ce qui avait été affirmé le casier judiciaire révélait une condamnation, immédiatement nous suspendons l'investiture."

Moralisation et ambition sont-ils compatibles ?
Le gamin s'est mis dans de mauvais draps, car les recrues de Macron ont certes les dents longues, mais un sens moral à ré-éduquer... Confier cette tâche à Bayrou serait-il une autre de ses bonnes idées ?

samedi 20 février 2016

Nouvelle sortie de route de Bachelot en surdosage de son vaccin anti-grippe H1N1

Le dernier coup de fièvre de l'ex-ministre recyclée dans le divertissement

Le virus H1N1 a été trouvé chez des mammifères marins
(ex. les éléphants de Mer du Nord), mais pas que...


Invitée le jeudi 18 février sur BFMTV, Roselyne Bachelot s'en est prise violemment à Nicolas Sarkozy, mis en examen par un seul des trois juges de l'affaire dite "Bygmalion". Comme s'ils étaient profondément déçus, la presse et ses adversaires au sein des Républicains continuent de l'y associer abusivement. 
Le tribunal a pourtant renoncé aux accusations d'escroquerie, complicité et recel de ces délits et, dans cette affaire, Sarkozy n'est plus que témoin assisté pour le dépassement de frais de campagne 2012, sur lesquels le Conseil constitutionnel s'est déjà prononcé et qui a été largement réglé par les militants et sympathisants du Sarkothon.
Ceux qui trouvent un intérêt politique à lui refuser la présomption d'innocence continuent de le présumer coupable, la presse militante proche du pouvoir socialiste et certain(e)s de ses adversaires, légalistes puisque parlementaires, voire anciens ministres, mais pourtant irrespectueux de la loi qu'ils font et votent ou sont censés appliquer.

"Si Nicolas Sarkozy me demandait conseil, mais je doute qu'il me le demande, je lui déconseillerais d'être candidat à cette primaire et à la présidentielle", a estimé celle qui est désormais chroniqueuse dans Le Grand 8 (groupe Canal+), invitée de la très partiale Nathalie Levy, arrivée de la radio française de Jérusalem et Radio J au côté de la franco-marocaine Ruth Elkrief (une journaliste star aux méthodes peu scrupuleuses) dans News & Compagnie (en franglais!), sur BFMTV, chaîne d'Altice et Patrick Drahi (homme d'affaires franco-israélien et cumulard de presse, également propriétaire à crédit de L'Express et L'Expansion, notamment).


Selon cette proche de Fillon, l'ex-chef de l'Etat est, comme tout candidat à une élection, "personnellement et indéfiniment responsable de ses dépenses"
, à la différence d'une ministre qui ne serait pas personnellement et indéfiniment responsable de ses 95 millions de doses de vaccin pour lutter contre la grippe A (H1N1) et du coût global de la campagne de vaccination mise en place. Un titre de gloire qui, à l'instar de Laurent Fabius impliqué dans l'affaire du sang contaminé par le virus du sida, la prédestinequi sait, à la présidence du Conseil Constitutionnel.

La gauche persiste à juger Nicolas Sarkozy coupable

Cet acharnement obsessionnel se manifeste par des titres de presse, des débats entre soi et des questions récurrentes qui distillent la suspicion. Aucun tribunal ne l'a jugé coupable de tous les soupçons qui courent sur lui, mais les polémistes partisans discutent sur des regrets: "Doit-il encore être candidat à la primaire des Républicains ?" La manipulation de ceux, nombreux, qui ne sont pas au courant, n'a pas cessé avec la décision du tribunal. Ils assurent que "c'est la question que beaucoup se posent." 

Parmi les plus malsains, 
son ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a un avis tranché sur la question, puisqu'elle soutient F. Fillon. 

François Fillon n'est pas aussi brut de décoffrage que Bianca, sa protégée. 

"Une épée de Damoclès au-dessus de la tête des candidats, c'est pas bon pour ceux qui ont cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et puis c'est pas bon pour le climat général de la primaire" à droite, programmée en novembre 2016, a ensuite lâché François-le-fourbe, ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, déjà en lice pour cette élection et qui, pour i-télé lors d'un déplacement en Isère, prétend ne pas vouloir jeter de l'huile sur le feu.

L'indécente amnésique a estimé que c'était avant tout une affaire "de principe," au-delà de ses démêlés avec la justice. 
L'ex-ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale de 2010 (et non politique, visiblement) s'est déchaînée, faisant parler les Français, bien qu'elle ne détienne plus aucun mandat électif depuis quatre ans et qu'elle gravite dans la sphère microcosmique des bobos branchés et délirants: "Est-ce qu'on va entendre, à un moment, le message des électeurs ? Qu'est-ce qu'ils ont redit aux dernières élections régionales ? Ils ont dit [à Nicolas Sarkozy] : 'Dégage! Dégage!' Si l'on n'est pas capable d'être ça, c'est que ça ne va pas !", s'est insurgée la Castafiore.

Le virus Zika n'a pas chômé.

vendredi 24 avril 2015

France Télévisions: le pouvoir a fait nommer la première femme présidente qu'il voulait

Delphine Ernotte est la nouvelle présidente de France Télévisions 

L'ancienne DG d'Orange a été élue présidente du plus grand groupe audiovisuel français


par les membres du CSA présidé par un homme du président Hollande. Elle prendra ses fonctions dès le mois d'août prochain. Après avoir rêvé d’être archéologue, mais avoir fait toute sa carrière dans les télécommunications, Delphine Ernotte-Cunci, à quarante-neuf ans, se retrouve au sommet d’une pyramide nommée France Télévisions.

Delphine Ernotte-Cunci succède à Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions, pour cing ans. Après des mois d'attente et de folles rumeurs, les huit sages du CSA ont rendu ce jeudi leur verdict en faveur de la candidate d’Olivier Schrameck, Et c’est une femme, ce qui, en ces temps de parité, est un handicap pour les hommesCette centralienne,  était déjà arrivée en tête lors du premier vote organisé mercredi 22 avril en fin d'après-midi
Directrice générale chez Orange France, où elle a fait toute sa carrière –elle a rejoint l’opérateur sitôt son diplôme de Centralienne en poche–, elle a gravi toutes les étapes de la course aux honneurs. Entrée en 1989, en pleine gloire du minitel, elle a fini par devenir la directrice générale d’Orange France, un poste qu’elle occupe depuis 2011. En un quart de siècle, elle a démarré à la responsabilité des boutiques parisiennes pour arriver à la communication, en passant par la gestion d’une région, le commercial ou le sponsoring. Qui a dit que les femmes n'ont pas toutes les chances de réussite à égalité avec les hommes ? Et mieux.

Les syndicats auraient-ils de bonnes raisons de défiance ?
Quand en 2008 elle fut directrice commerciale France, elle faisait partie de l’équipe de Louis-Pierre Wenès, aujourd’hui poursuivi pour harcèlement moral pour son rôle dans la "crise des suicides", en 2009. Schrameck est-il l'homme avisé qu'on nous décrit ?... 


Les syndicats l’attendent de pied ferme. "Elle ne connaît rien à l’audiovisuel ", disent-ils en substance: elle n'est pas pas X-Télécom... Mais c’est surtout un capitaine d’industrie que cherchait le CSA. Cela, personne ne peut décemment le lui enlever. Chez Orange, elle dirige aujourd’hui 80.000 salariés. A France Télévisions, Delphine Ernotte devra toutefois se défaire de son image de bonne élève d’apparence assez discrète. Avec l’aide de son mari comédien ? 
Elle parle avec légèreté du contraste sur leurs feuilles de salaire entre sa carrière exceptionnelle dans les télécoms et celle du père de leurs deux adolescents, Marc Ernotte. "Mon mari plaisante parfois en disant aux enfants que si ça continue il travaillera pour acheter le liquide de vaisselle."  Ou le Lexomil...

Delphine Ernotte, première femme présidente

En compétition face à Pascal Josèphe et au PDG sortant Rémy Pflimlin, Delphine Ernotte devient la première femme à occuper ce poste. Devançant d'autres postulants comme Nathalie Collin (La Poste), Cyrille du Peloux (Veolia), Robin Leproux (ex-M6), Christophe Beaux (la Monnaie de Paris) ou encore Marie-Cristine Saragosse (France Médias Monde), favorite évincée le 17 avril dernier, Delphine Ernotte a créé la surprise mais répondu aux attentes de son prédécesseur. En juillet 2013, celui-ci avait en effet annoncé vouloir "renforcer la place des femmes" dans le service public . Aujourd'hui c'est chose faite.

D. Ernotte n'est pas non plus une grande spécialiste des media


Selon BFMTV, Delphine Ernotte aurait été aidée dans sa campagne par Xavier Couture et David Kessler -deux bons connaisseurs de l'audiovisuel travaillant aujourd'hui chez Orange- et par les communicants Anne Hommel et Denis Pingaud. Ce dernier avait également conseillé Mathieu Gallet, aujourd'hui à la tête de Radio France.
La nouvelle PDG de France Télé est par ailleurs déjà très critiquée, notamment par le syndicat CGC qui la pointe du doigt pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange. Mais aussi et surtout pour son manque d'expérience dans les media, elle qui a effectué toute sa carrière au sein de l'opérateur téléphonique.
Le CSA ne pousse pas au crime:
il fait de l'idéologie politique 
Delphine Ernotte doit "faire mieux avec moins"

Or, de réelles compétences en la matière sont requises pour remettre à flots le lourd paquebot France Télévisions. Et ce puisque la future direction va devoir faire mieux à moindre coût, comme le préconise la feuille de route établie par le gouvernement. Delphine Ernotte aura la responsabilité d'être plus audacieuse dans ses programmes afin d'attirer un jeune public. Mais aussi de promouvoir la culture, de développer le numérique et surtout de réformer France 3. Tout cela avec un budget en baisse, les subventions allouées au groupe étant passées de plus de 420 millions d'euros en 2012 à 115 en 2014.
France Télévisions doit se réformer avec un budget réduit : une lourde tâche qui incombe désormais à Delphine Ernotte.

Une élection troublée par son opacité


Mais les attaques ne se concentrent pas exclusivement sur Delphine Ernotte. Le mode de désignation du patron du groupe audiovisuel français par le CSA a largement été pointé du doigt ces derniers jours. En cause : le mystère, ou plutôt le manque de transparence, qui planait autour de la décision du conseil.
Des noms révélés au compte-goutte, des refus de candidatures inexpliquées, un processus de nomination obscur... Didier Quillot, l'ex-patron de Lagardère Active et d'Orange France, était en lice pour la présidence de France Télévisions mais il n'a pas été retenu. Dans Libération il s'étonnait de n'avoir reçu, en retour, aucune explication : "Tout cela se fait dans l'opacité la plus complète et le débat démocratique et ouvert que l'on devait aux Français sur l'avenir de leur télévision publique a été confisqué."
Il a été rejoint dans son insatisfaction par les rédactions de France 2 et France 3 qui dénonçaient le "règne de l'opacité" dans une tribune parue mardi 21 avril dans Le Monde.

Rachid Arhab, ex-membre du CSA de 2007 à 2013, a lui fait part du manque de clarté de la mécanique CSA. Interrogé sur Radio Classique en début de semaine, il dénonçait le fait qu'au Conseil supérieur de l'audiovisuel, tout "se fasse en catimini."


jeudi 22 mai 2014

Mise en garde à vue du premier secrétaire PS de Gironde

Ludovic Freygefond est inquiété pour harcèlement moral  

Plainte déposée par son ancien directeur de cabinet
Premier secrétaire fédéral du Parti socialiste de la Gironde et ancien maire PS du Taillan-Médoc, Ludovic Freygefond a été placé en garde à vue après avoir été convoqué le mercredi 21 mai au commissariat central de Bordeaux.

Il fait l'objet d'une enquête pour harcèlement moral déclenchée à la suite de la plainte de son ancien directeur de cabinet (en septembre 2012) qui l'accuse d'être sorti du champ politique et professionnel pour gagner le terrain plus personnelSaisie par le Parquet de Bordeaux, la division des Affaires criminelles de la division interrégionale de la police judiciaire de Bordeaux travaille toujours dans le cadre d'une enquête préliminaire. Afin de ne pas interférer dans la campagne électorale, les enquêteurs ont donc attendu la fin des élections municipales de mars dernier pour entendre l'ancien maire

Quand amour rime avec harcèlement
Feltesse-Freygefond-Hollande
Après avoir longuement auditionné le plaignant et divers témoins de l'époque de leur collaboration, les policiers cherchent à vérifier les explications de Ludovic Freygefond sur le harcèlement dont il est accusé par Alexandre Metzinger, 28 ans en 2012, qui a dû quitter ses fonctions en mars, après trois années passées au côté du maire.
Dans l'un des échanges, le maire lui aurait proposé de prendre sa place aux élections municipales du Taillan en 2014, en échange d'une relation avec l'intéressé. "Alexandre Metzinger tente de contenir les avances et essaie de stabiliser les relations au strict champ de la vie professionnelle", poursuit son avocat, Me François de Contencin. Le jeune homme est peu à peu devenu le collaborateur quasi unique de le patron qui s'appuie sur l'élu de son coeur dans ses nombreux mandats, au sein du parti, à la mairie, à la Région, à la CUB.

Des milliers d'e-mails directs et directifs
 
Alexandre Metzinger
L'ancien directeur de cabinet du maire a en effet fourni des preuves matérielles aux enquêteurs prouvant que les relations avec Ludovic Freygefond avaient dépassé le champs politique et professionnel pour gagner le terrain plus personnel et que ses conditions de travail s'en sont trouvées dégradées. Dans pas moins de 5.000 mails adressés, dont 1.500 sur sa boîte personnelle (les enquêteurs ont saisi l'intégralité de la correspondance), Ludovic Freygefond y avouerait de manière explicite son attirance et son amour.

En décembre 2012, quand l'affaire avait été portée sur la place publique, Me Jean Gonthier, l'avocat de Ludovic Freygefond qui envisageait de porter plainte pour diffamation, expliquait que son client estimait n'avoir rien fait de répréhensible  et qu'il s'agissait là d' "une relation complexe où se joue un jeu d'ambition et de rivalité politique".