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jeudi 6 février 2020

Pour un Français sur deux, le blasphème n'est pas un droit et 53% des Français "sont Mila"

Un Français sur deux s'oppose au droit nouveau de blasphémer !

Un sondage Ifop commandé par Charlie Hebdo assure que la question divise la France en deux

Résultat de recherche d'images pour "Charlie Hebdo du 1er novembre 2017, avec une caricature de Tariq Ramadan par Juin"

Avant l'affaire Mila, les Français ne se posaient pas la question de ce nouveau droit à l'irrespect.  Le second degré en matière d'humour a ouvert une brèche dans les égards dus à toutes et tous, partout et en tout lieu, mais les religions feraient exception, comme la vie embryonnaire.

Le sondage, technique sournoise éventée pour faire évoluer les mentalités à leur corps défendant. A en croire les libertaires de Charlie hebdo, les Français seraient désormais taraudés  par le besoin d'un nouveau droit, celui de baver, salir et insulter son voisin : en somme, les réseaux sociaux n'y suffiraient pas...

Les Français sont divisés sur la question du droit au blasphème. 

Preuve que cet outrage marginal n'est pas leur principal sujet de préoccupation. 
Il faut donc qu'elle le devienne: telle est la mission idéologique de Charlie hehdo, connu pour ses caricatures, singulièrement anti-cléricale, mais à spectre large, s'attaquant au fait religieux, croyance et croyants mêlés partout sur cette planète désorientée par le réchauffement climatique supposé, comme  par la perte avérée de tout repère, offrant une voie royale à la haine.

Telle une pub commerciale créant un besoin de consommation, un sondage Ifop financé par Charlie Hebdo est publié ce mardi, à la faveur de l'affaire Mila pour instrumentaliser les propos échangés entre cette adolescente virulente et un agresseur verbale musulman qui la traitait de "sale lesbienne", déclenchant un flot de menaces homophobes, sorte d'appel au caillassage de la lycéenne, à la suite de ses répliques frontales sur les réseaux sociaux: dommage collatéral non assumé des campagnes féministes qui entretiennent la guerre des sexes après l'avoir rallumée au détour d'affaires de harcèlement sexuel et d'agressions sexiste et homophobe. 

Ce sondage partisan est réalisé quinze jours après la publication sur les réseaux sociaux d'une vidéo de cette lycéenne iséroise de 16 ans.
Elle y riposte à l'agression homophobe dont elle est victime et critique l'islam crûment, sans crainte d'une escalade de l'irrespect. 
La militante de la cause LGBT a depuis été menacée de mort et de viol, et n'a toujours pas pu réintégrer son établissement scolaire, ni aucun : en classe de seconde, cette lycéenne de l'école de la République laïque est déscolarisée.

56% en désaccord avec Belloubet, ministre de Macron 

Les sondés savent-ils ce qu'est le blasphème ?

D'après TF1 qui a cartonné avec son émission-choc "Stars à nu", les hommes de France applique strictement le principe "Ton corps t'appartient" et avoue de sévères réticences à faire pratiquer un examen de leur prostate.
Une émission a priori racoleuse, mais bon enfant au final. Et salutaire.


A la question
"êtes-vous favorable à ce droit de critiquer - ce qui est jusqu'ici un droit fondamental (dans le respect) -, Charlie hebdo introduit une extension : "même de manière outrageante, une croyance [sectaire, complotiste, etc], un symbole [républicain ?] ou un dogme religieux [nous y voilà !] ?", les personnes interrogées répondent à tout juste 50% y être favorables (21% "tout à fait favorables" et 29% "plutôt favorables"), et à 50% "pas favorables" (33 % "plutôt pas favorables" et 17% "pas du tout favorables").

Par ailleurs, 58% des sondés estiment que les propos tenus par Mila ne relèvent pas de la "provocation à la haine à l'égard d'un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée". Le parquet de Vienne avait initialement ouvert une enquête pour ce motif, avant de la classer sans suite.
En revanche, le sondage IFOP n'évoque à aucun moment l'insulte homophobe.

Autre objectif du sondage pour Charlie hebdo: 56% des personnes interrogées ne sont "pas d'accord" avec les propos de Nicole Belloubet


La garde des Sceaux avait d'abord déclaré que "l'insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience", avant de plaider la maladresse.

70% ne sont pas non plus d'accord avec les déclarations du CFCM.
Le délégué général du Conseil français du culte musulman - proche des Frères musulmans -  avait critiqué les menaces dont l'adolescente lesbienne était la cible, tout en affirmant entre autres, "qui sème le vent récolte la tempête", un appel à la lapidation.

53% des Français se sont déclarés #jesuisMila

Les Musulmans interrogés ne sont que 18%.

Un Français sur deux est contre le droit au blasphème.
Mila "regrette la vulgarité" de ses propos sur les réseaux sociaux.
Blanquer assure "aider" l'adolescente toujours déscolarisée.

mardi 4 février 2020

L'offense de Ségolène Royal à Mila, adolescente "encore en crise d'adolescence"

Mila, accusée d'insulte à l'islam et menacée de mort, n'est pas un "parangon de la liberté d’expression", juge la battue à la présidentielle

D'une part, Mila ne pose pas en "parangon de la liberté d'expression", mais d'autre part, Royal n'est pas juge des élégances



Ségolène Royal refuse son soutien à l'adolescente de 16 ans en classe de seconde, bien qu'elle soit menacée de mort, au motif qu'elle a violemment critiqué l’islam. Ainsi, pour la socialiste, dénoncer les excès de l'islam serait inconcevable en république laïque. En conséquence,  elle milite en clamant qu'elle n’aurait "absolument pas" posté le hashtag ”#Jesuismila” sur les réseaux sociaux. L’ancienne pourfendeuse du string à l'école estime que "cette adolescente qui manque de respect”, ne doit pas être érigée en "parangon de la liberté d’expression.

La religion peut être critiquée, mais dans le respect des personnes.
"Il y a une liberté de critiquer la religion. Mais, moi, je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d’une adolescente de quinze ans, affirme l'ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin (1997-2000). Ce n’est pas à partir de comportements comme ceux-là qu’on peut poser sérieusement la question de la laïcité”, a ainsi estimé Ségolène Royal ce dimanche 2 février sur France 3, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Et l’ancienne battue de la présidentielle de 2007 humilie l'adolescente

Elle estime que la lycéenne est peut-être “encore en crise d’adolescence.” "Revenons à des choses sérieuses. Si cette adolescente (...) avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine, on aurait dit simplement 'un peu de respect'", a ajouté la magistrate dans ses attendus, bien que partisane des conseils municipaux des jeunes dès le collège.

L'ex-ministre à la famille porte sur les jeunes des jugements à géométrie variable.
Paradoxalement, en septembre dernier, Ségolène Royal disait tout le bien qu'elle pense de la jeune militante suédoise Greta Thunberg et de son combat pour le climat.
"Je la trouve formidable" et "extrêmement brillante", s'est-elle exclamée. "Je trouve scandaleux les attaques qui sont dirigées contre elle même par certains intellectuels", a-t-elle ajouté. Selon l'ancienne ministre, "ce que ne supporte pas un certain nombre d'adultes c'est qu'elle soit très jeune (16 ans) et qu'elle sache parfaitement ce qu'elle dit. (...) On la tacle soi-disant de lire des choses qu'on lui a préparé, pas du tout", affirme-t-elle.
"
C'est comme des parents qui ne tolèrent pas que leurs enfants leur disent leur quatre vérités. Elle vient, elle dit ses quatre vérités, elle arrive à soulever des lycéens à travers la terre entière", constate Ségolène Royal. (émission On n'est pas couché, samedi 14 septembre)
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect"

A la question de savoir si la liberté de critiquer les religions doit être totale, l’ancienne ministre de la Transition écologique élude. 
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect, ça n’empêche pas d’avoir de l’éducation, de la connaissance, d’être intelligent et certainement pas d’ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression", a-t-elle glosé sans répondre.

Mila, elle, est toujours empêchée de retourner dans son établissement scolaire.
Plus de dix jours après avoir publié sa vidéo polémique, la séquence en question reste virale sur les réseaux sociaux, attirant un déferlement de menaces, de soutiens et un lot de polémiques impliquant jusqu’à des ministres.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est confirmée de parti-pris en assimilant la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience", avant d'être contrainte à un piteux rétro-pédalage en plaidant la maladresse...

La secrétaire d’Etat à l’Egalité des femmes, Marlène Schiappa, s’en est prise aux déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri qui déclarait notamment: "qui sème le vent récolte la tempête". "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait fustigé Marlène Schiappa.

Ni l'appel à la lapidation lancé par le CFCM, ni l'insulte homophobe du jeune musulman qui traita Mila de "sale lesbienne" n'émeut l'amère Royal.


vendredi 31 janvier 2020

Dans l'affaire Mila s'opposent religion et préférences sexuelles, liberté de conscience et liberté d'expression

Après l'incitation à la haine religieuse, les attaques contre les croyants sont interdites 

Mila, lycéenne de 16 ans, est menacée de mort depuis plusieurs jours

Résultat de recherche d'images pour "sale lesbienne"
L'aspect homophobie de l'affaire est évacué
Sa faute est d'avoir réagi à des insultes homophobes par des insultes contre l’islam sur les réseaux sociaux, après une vidéo virulente postée sur Instagram. 
Deux enquêtes parallèles sont ouvertes, toutes deux visant la lycéenne (lien PaSiDupes).

Et la plaie de la laïcité est ré-ouverte...
Parmi les acteurs politiques, le CFCM, le premier, déclenche l'incitation à la haine le jeudi 23 janvier. Le délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, lance : "cette fille [sic] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", déclare-t-il au micro de Sud Radio.

Marlène Schiappa lui donne raison : ""Des propos criminels, des propos coupables," qui appellent des sanctions, réagit sur France Inter la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes.

De nombreux politiques s'emparent de l'affaire, qui relance le débat autour de la notion de blasphème

Dans une tribune au Figaro, des juristes s'inquiètent du "basculement de tous les dangers pour la liberté d'expression," à la suite de l'ouverture de plusieurs enquêtes à l'encontre de la jeune Mila, une mineure.

Un avis que ne partage visiblement pas la ministre de la Justice. 

Toute ancienne rectrice d'académie qu'elle fut,
 Nicole Belloubet tend le débat. "Dans une démocratie [pas ailleurs ? Et sans doute au 21e siècle...], la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", a estimé la ministre sur Europe 1 le mercredi suivant.

A gauche comme à droite, ces déclarations ont soulevé l'indignation.
Ex-ministre socialiste et sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, a décerné un "0/20 en droit constit" à la juriste. "En France, il est interdit d'insulter les adeptes d'une religion, s'esclaffe-t-elle, mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles", a-t-elle souligné dans un tweet visant l'ancienne membre du Conseil constitutionnel (2013-2017).

"Nicole Belloubet invente le délit de blasphème (...) Scandaleux!", a estimé le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

Face à la polémique, la garde des Sceaux est revenue sur ses propos en reconnaissant une expression juste "maladroite" et en jurant qu'elle n'a pas tenté de remettre en cause "le droit de critiquer la religion".

"Les insultes et les discriminations à raison de l'appartenance religieuse sont des infractions. C'est ça que j'ai voulu dire", a rétro-pédalé Nicole Belloubet, tout en polémiquant, puisqu'elle dénonce une polémique... "ridicule", le sujet lui paraissant tout-à-fait subalterne. 
"Je n'ai absolument pas justifié le délit de blasphème", a-t-elle affirmé. Les Français, Macron ne cesse de le dire, ne comprennent rien à rien des propos de l'exécutif.

Son collègue de l'Intérieur, bien connu pour la finesse de ses analyses, a enfoncé le clou.
"Il n'existe pas dans ce pays et il n'existera jamais - sous l'autorité de ce gouvernement - de délit de blasphème", a assuré Christophe Castaner devant les sénateurs, à l'occasion de la séance des questions au gouvernement.

"Nous devons refuser qu'au nom d'une pseudo dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas dans ce pays critiquer une religion", a-t-il ajouté.

La lycéenne a sa scolarité brisée.

Affaire Mila : l'adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l'islam

Mila, lycéenne harcelée après avoir usé de sa liberté d'expression sur les réseaux sociaux  

Elle a été aussitôt déscolarisée

Résultat de recherche d'images pour "Mila"

Le 20 janvier, 
en réaction à sa stigmatisation comme "sale lesbienne" par un jeune musulman, Mila, 16 ans, poste des vidéos sur Instagram où elle tient des propos critiques sur l'islamLes images sont enregistrées et massivement diffusées sur Twitter. 
"Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine […] Votre religion, c'est de la merde, votre dieu je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci au revoir", peut-on l'entendre dire.

S'en suivent un déferlement de haine et des menaces de mort. 
Son identité et son adresse sont révélées. 

Les autorités décident de déscolariser temporairement la jeune lycéenne. 
Un soutien psychologique lui est apporté. Une plainte est déposée.

Ouverture de deux enquêtes

L'ampleur que prend l'affaire pousse la justice à s'en saisir.
Une enquête est ouverte pour "menaces de mort, menace de commettre un crime et harcèlement". "La propagation virale sur les réseaux sociaux d'une vidéo postée par une jeune fille mineure, exprimant dans le fil d'une discussion personnelle des propos virulents et hostiles à la religion musulmane, a suscité une multiplication de réactions prenant la forme de menaces de mort et de crimes", explique le procureur de la République.

En parallèle, le Parquet ouvre une seconde information judiciaire. 
Le gouvernement que représente le procureur inquiète Mila pour "provocation à la haine religieuse"Le procureur veut "vérifier si les propos tenus sur la vidéo" sont "de nature à recouvrir une qualification pénale ou s'inscrivent dans la liberté d'expression reconnue à chacun et constituant un principe à valeur constitutionnelle".

En revanche, le Procureur ne demande pas à entendre le jeune musulman qui jette l'anathème sur la lycéenne pour son homophobie puisqu'il lui reproche ses préférences sexuelles supposées.


La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes d'abord et les hommes prend fait et cause pour le musulman : "Des propos criminels, des propos coupables" juge aussitôt Schiappa sur France Inter.

L'exécutif s'aligne ainsi sur la position d'Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui jette le jeudi 23 janvier la première pierre du caillassage qui s'en suit. "Cette fille [terme lapidaire et péjoratif qui aurait dû indigner la sous-ministre] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", assène-t-il au micro de Sud Radio, appel à la haine et à la lapidation.



mardi 29 octobre 2019

Port du voile: LR propose une loi d'encadrement des sorties scolaires

Le Sénat examine une proposition de loi LR sur les accompagnants de sorties scolaires

Ce dossier est ouvert par l'apparition d'accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires

Parodie !
L'islam pose un nouveau problème avec l'intrusion de femmes voilées dans le monde de l'école laïque. On ne remarquait pas les mères juives ou chrétiennes qui encadraient les enfants à l'appel des enseignants, mais  le voile islamique s'impose au regard et ne passe pas inaperçu. Il ne serait pas dérangeant qu'une mère musulmane qui adopterait une tenue banalisée accompagnât des scolaires, mais leur radicalité et leur volonté de se distinguer, voire de se hausser au-dessus de leurs congénères européennes, leur interdit la liberté de quitter le voile ostentatoire pour quelques heures, pendant lesquelles elles ne sont pas exposées aux yeux supposés concupiscents des hommes, a priori sexiste, mais aussi désobligeant et discriminant.   
Le débat est faussé : le sujet n'est pas la laïcité, mais la remise en cause et a fortiori le rejet des us et coutumes de la majorité de la population du pays. 
Il n'est pas de savoir où commence et où finit le monde laïc, s'il est plat ou rond ou en forme d'étoile ou de croissant, ni de s'interroger sur le droit d'une Européenne à déambuler dans Téhéran cheveux aux vents. 
Il est de savoir si la république a les moyens de sa survie, par la lutte contre les agressions des minorités politiques ou religieuses. En l'occurrence, l'islam politique, arrogant et conquérant. La voix de la démocratie est-elle bien toujours celle de la majorité ? S'impose-t-elle aux communautés et aux groupes marginaux, les écologistes radicaux, les associations LGBT ou racistes de l'anti-racisme, les antifas et autres anarchistes et révolutionnaires, particules fines et perturbateurs endocriniens qui assaillent Marianne ? 
Après une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, l'Assemblée nationale, dans sa résolution adoptée le 11 mai 2010, "considère que les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".
Le 19 mai 2010, le gouvernement français déposa un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 11 avril 2011.
Devenant ainsi le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l'espace public,
la France a finalement renoncé à la verbalisation des contrevenantes. Selon le Ministère de l'Intérieur, entre avril 2011 et le 31 mars 2016, les services de police auraient procédé à 1.726 contrôles qui auraient donné lieu à 1.644 verbalisations et 82 avertissements. Où en est-on de ces statistiques officielles ?...
Dans un contexte politique explosif qui n'est "pas l'affaire" du président Macron...
Le Sénat, qui représente la France profonde et fait chaque jour la démonstration de son incontournable utilité, examine mardi une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux accompagnant(e)s de sorties scolaires.

Pour commencer par le commencement, les sénateurs poseront-ils cette règle fondamentale que les papas et les mamans n'ont aucun droit à l'intérieur de l'école qui ne leur soit conféré par les enseignants, seules personnes y ayant autorité 
Et que lorsqu'ils interviennent, c'est sous la responsabilité de l'enseignant, fonctionnaire de l'Etat placé sous l'autorité de son inspecteur primaire ou de son recteur d'Académie? A l'école élémentaire, les pressions municipales ou syndicales ne sont pas tolérables en matière éducative.  

La proposition de loi est antérieure au contexte sensible de l'examen du texte, au lendemain d'une attaque contre une mosquée qui a fait deux blessés à Bayonne. L'"homme", comme on dit dans la presse s'agissant d'un agresseur musulman, est un ex-candidat du Front national. Agé de 84 ans, il passe pour caractériel, voire "déséquilibré".

Suite à cette attaque, l'une des sénatrices des Bouches-du-Rhône a appelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau à renoncer à l'examen de cette proposition de loi.

samia ghali
"Ce serait un geste de sagesse", a déclaré la Franco-algérienne Samia Ghali sur franceinfo, d'autant que cette socialiste en campagne (qui "reste au groupe PS" mais a créé son micro-parti, "Marseille avant tout") a jugé la proposition de loi "déjà dangereuse et haineuse".

Un autre ex-socialiste et franc-tireur LREM est sur la même ligne. "Les Républicains devraient peut-être s'interroger sur l'opportunité aujourd'hui d'avoir ce débat-là", a également estimé sur LCI le député LREM Aurélien Taché, représentant de l'aile gauche de la majorité et farouche opposant du texte.
Mais Bruno Retailleau n'attendait pas mieux d'eux et leur a opposé une fin de non-recevoir, estimant dans un tweet que mettre le texte "sous le tapis serait la pire des choses à faire".

La proposition vise à répondre à une situation dégradée par la montée de tous les intégrismes
Déposée en juillet, la proposition de loi "tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes qui participent au service public de l'éducation", si modérée soit-elle, intervient maintenant sur terrain miné.  Depuis, la polémique sur le port du voile a été relancée par une militante voilée de Belfort qui est venue au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté à Dijon avec de jeunes scolaires d'âge primaire, à l'occasion d'une séance plénière de cette assemblée, provoquant la réaction espérée d'un  élu du RN. Alors que les gauches banalisent la provocation, la droite républicaine presse Macron - qui se dérobe - d'ouvrir le dossier qui empoisonne toute la vie publique, comme le quotidien des Français, selon un sondage IFOP.

Le chef de l'Etat tergiverse, refusant de "céder à la précipitation".
Macron était ce jeudi 24 octobre en déplacement à La Réunion. Lors d'un entretien accordé à la chaîne Réunion 1ère, le président a bravement affirmé que la question du port du voile dans l'espace public "n'est pas [son] affaire". Et il s'en est allé faire un tour d'avion présidentiel au-dessus du volcan du Piton de la Fournaise...
BFMTV obtempère aux injonctions de l'Elysée
et retire de sa plateforme la preuve sonore 



Il s'est une nouvelle fois défaussé en exhortant lundi les représentants du culte musulman à "combattre" davantage l'islamisme et le communautarisme.

Examiné dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg à partir de 14h30. le texte vise à modifier le code de l'éducation pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi de 2004.

Si la proposition de loi portée par la sénatrice du Val d'Oise Jacqueline Eustache-Brinio est adoptée en première lecture par le Sénat, elle ne pourra pas prendre effet puisque la majorité présidentielle ne la votera pas dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle.

La sénatrice socialiste donneuse de leçons de sagesse envenimera le climat
Au moment du débat, S. Ghali a prévu d'accueillir au Sénat un groupe d'une quarantaine de femmes des quartiers populaires de Marseille, dont certaines porteront ostensiblement le voile. "Geste dangereux et haineux" ? 
"Ce n'est pas un fait exprès, assure-t-elle, la visite est prévue depuis 4 mois", clame l'entourage de la sénatrice, candidate présumée à la mairie de Marseille.

Il s'agit de combler "un vide juridique", fait valoir Mme Jacqueline Eustache-Brinio, et d'éviter ainsi de laisser aux chefs d'établissements la responsabilité de trancher.
Maire UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise), aux abords de la Seine-Saint-Denis, Jacqueline Eustache-Brinio a été agressée dans la rue en 2009 "au seul motif apparent qu'elle mène un combat contre la délinquance dans sa commune", avait déclaré Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP. L'élue a été agressée par un homme de 25 ans à la sortie du centre culturel Camille-Claudel, situé dans le quartier sensible des Raguenets de Saint-Gratien. Blessée à un genou et à une main, elle avait été transportée au centre hospitalier d'Argenteuil. Condamné à trente mois de prison pour l'agression d'une élue de la République, l'individu - dont l'identité est dissimulée et qui entendait probablement défendre  son trafic de stupéfiants  - avait bénéficié de quinze avec sursis.
Alors que les centristes sont partagés, socialistes et communistes voteront contre le texte. 
Pour David Assouline, sénateur PS né à Sefrou (Maroc) et figé à jamais dans son passé trotskiste (d'abord militant à l'Organisation communiste internationaliste, OCI, puis dirigeant de la Ligue ouvrière révolutionnaire, LOR), relancer le débat renforce deux forces, le Rassemblement national et les islamistes.

"Chaque fois qu'on arrive en période électorale", on réduit "les maux de la France" à "l'islam" et aux "musulmans", avait systématisé dimanche Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM, lequel "ne représente pas les musulmans, mais le culte musulman," observe Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis 1992 et président sortant, en 2015, du CFCM) et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, reçu par Macron, lundi 28, pour "voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République".

"La sortie scolaire est-elle un temps éducatif ? 




 Oui. Celui qui accompagne une classe est donc un acteur de service public et ne peut pas porter de signes distinctifs", souligne le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Je veux bien que le collaborateur occasionnel du service public soit tenu par l'ensemble des obligations de l'agent public. Mais dans ce cas, si j'étais collaborateur occasionnel du service public, je demanderais à être payé !", rétorque un ministre qui ne se dévoile pas...

"Et après, vous aurez d'autres problèmes. Vous aurez la mère voilée qui vient au conseil de classe. Et on dira quoi? Que le conseil de classe ce n'est pas une activité scolaire? C'est moins scolaire que la sortie au cinéma ou à la piscine?", prévient-il.

Les 50 nuances de laïcité, selon les intellos-bobos radicaux.
Le rapporteur du texte, Max Brisson (LR), souligne que l'interdiction de tenues ou de signes manifestant "de manière ostensible" une appartenance religieuse ne s'appliquerait pas aux parents participant à la fête de l'école, qui n'est pas une activité liée à l'enseignement, ni lorsqu'ils viennent à l'école pour rencontrer les enseignants. 
Sans doute viennent-ils à l'école pour parler couscous ou jambon-beurre avec les enseignants... Maintenant, s'ls viennent à l'école pour apprendre à lire et écrire le français, en dehors des heures de cours, bienvenue...

vendredi 28 juin 2019

Attaque à la mosquée de Brest : plusieurs blessés, dont l'imam controversé, et un mort, l'islamiste kamikaze

Le mort est l'islamiste kamikaze, auteur présumé des tirs 

Deux blessés par balles, dont l’imam. 

L’auteur présumé a été retrouvé mort près de son véhicule, en début de soirée :
la piste du suicide est privilégiée.
La mosquée Sunna à Brest, le 15 avril 2016.

Les deux blessés, dont l’imam, Rachid Eljay, plus connu sous le nom de Rachid Abou Houdeyfa pour ses prêches controversés sur les réseaux sociaux il y a quelques années ont été transportés à l’hôpital de la Cavale-Blanche. Leur pronostic vital ne serait pas engagé.

Quatre balles dans le ventre.
Selon le Conseil français du culte musulman (CFCM), Rachid Eljay – qui ne prêche plus qu’occasionnellement dans la mosquée – a reçu quatre balles, deux dans l’abdomen, deux dans les jambes. Le fidèle (son cameraman) a reçu deux balles dans les jambes.




C’est le pharmacien le plus proche qui a porté les premiers soins.Le périmètre est bouclé à proximité de la mosquée de Pontanezen, rue de Gouesnou à Brest. La police judiciaire est saisie. La police scientifique est également présente.

L’auteur présumé des coups de feu a pris la fuite dans un premier temps.

Il se serait vanté de son attaque sur les réseaux sociaux. La plaque d'immatriculation de sa voiture, une Clio grise, arborait le logo du département de la Manche. 
En début de soirée, à Guipavas, une commune limitrophe de Brest, il a été retrouvé mort près de son véhicule, avec une balle dans la tête, selon la police, qui privilégie la thèse du suicide.
Résultat de recherche d'images pour "Pontanezen"L'individu, âgé d'une vingtaine d'années, ne résidait cependant pas dans ce département. Il n'était pas non plus de la région brestoise, selon une source proche de l'enquête.

"Il est inconnu des services de police, n'est pas fiché, et n'est pas connu comme appartenant à un mouvement d'extrême droite », a précisé une source policière. Selon une autre source - non identifiée - il est déjà présumé ..."déséquilibré", qualificatif très tendance dans les milieux gouvernementaux. 

Etait-il seul pour commettre son attaque ou avait-il un complice ? 
Les témoignages divergent aux abords de la mosquée Sunna, située dans le nord-est de la ville. 
Selon un témoin, un "individu avec une casquette a demandé à faire des photos et a tiré"
Selon certains autres témoins, deux individus attendaient dans une voiture, une Clio grise. Quand l’imam et son cameraman sont sortis du bâtiment, un individu est sorti du véhicule et c'est lui qui aurait tiré avec un pistolet.
Mais selon un autre témoin, sur un chantier à proximité, le tireur, "de type européen - une indication discriminante qui n'est pas fournie lorsqu'il n'est pas caucasien -, était seul. Ce témoin a entendu "au moins six coups de feu". Il a cru que " c’était des pétards"... 

La section antiterroriste de Paris

Le maire PS, François Cuillandre, est sur place,
avec Hosny Trabelsi, l’adjoint du quartier.
Le Parquet est sur place et travaille "en lien avec la section antiterroriste du parquet de Paris", selon Jean-Philippe Récappé, procureur de la République. Il précise : "Très rapidement, on s’est aperçu que cela avait d’autres connotations qu’un règlement de comptes".


Hosny Trabelsi, ci-contre, conseiller départemental du Finistère et adjoint chargé du quartier de l'Europe qui assurait que "les habitants de Pontanezen sont une chance pour notre métropole", mais déclare aujourd'hui : "C’est un acte que tous les habitants condamnent, de s’attaquer ainsi, lâchement, à une personne innocente." 
Il rappelle, fournissant probablement une clé aux enquêteurs  : "Depuis 2015, cet imam a condamné les actes odieux contre Charlie Hebdo, de façon énergique et sincère. Il a obtenu un diplôme de laïcité à la faculté de théologie de Rennes. Ses prêches mesurés se déroulent aujourd’hui dans la sérénité." Sauf que les pressions perdurent et qu'il ne prêche plus que très rarement.

Dans le "quartier prioritaire" de Pontanezen, au nord de Brest, les anciennes casernes de Lambézellec-Pontanézen (Finistère) connues comme le "camp des nègres" et occupées en 2019 par la gendarmerie, servaient au XVIIIe siècle à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, au tri des 1500 bagnards – dont au moins 800 guadeloupéens - en transit avant leur installation définitive au bagne de Brest, avant leur transfèrement en Corse, à l’île d’Elbe (camp de Porto Ferrajo) ou à Mantoue pour être employés aux fortifications. Elles furent utilisées à partir du printemps 1802 et surtout pendant l’automne et l’hiver 1802-1803, comme un camp de triage pour les déportés des Antilles débarqués à Brest.
En décembre 2014,  des "jeunes" du quartier "sensible" de Pontanézen ont choisi
Noël pour incendier leur centre social "Horizons", anciennement 'L’Escale', suite à des tensions de plusieurs mois entre animateurs, travailleurs sociaux et racailles du quartier, un animateur ayant même été menacé par un individu armé d’un couteau. Les racailles squattaient ainsi en toute impunité LEUR centre social, fumant et se livrant à divers trafics au vu et au su de la municipalité socialiste, la directrice du centre s’estimant "obligée de laisser faire".

En 2014, comme depuis plusieurs années, la municipalité de Brest avait pourtant attribué des centaines de milliers d’euros de subventions au Centre Social, notamment pour acheter le 'vivre ensemble' cher à la gauche. La CAF – qui a une convention avec le centre Horizons, tout comme le Conseil "général" socialiste du Finistère, attribuent également chaque année moult subventions.
485 000 euros en subventions de fonctionnement en 2014, des dizaines de milliers d’euros pour diverses opérations  du Centre Social, n’avaient donc pas suffi à acheter la "paix sociale" dans le quartier.
"Le quartier de Pontanézen est quasiment devenu une zone de non droit où des bandes règnent et se livrent à leurs trafics en toute impunité," expliquait un policier brestois. "L'Etat ayant déserté le terrain, ce sont désormais les responsables de la mosquée salafiste et leur influence croissante sur les jeunes du quartier qui permettent actuellement d’éviter une véritable explosion?" concluait-il.
Le maire (PS) de Brest est dépassé. Après avoir condamné "avec la plus grande fermeté l’incendie volontaire" qu’en langue de bois il a jugé d'"inacceptable", François Cuillandre a déclaré dans un communiqué "ensemble nous allons reconstruire les modalités (sic) pour permettre rapidement la reprise des activités. La ville engagera prochainement la rénovation des locaux touchés par l’incendie". La ville, c'est le travailleur et contribuable.
Le périmètre est interdit
Vers 17 h 45, Ivan Bouchier, le sous-préfet, est venu réconforter la communauté musulmane et l’informer de la "ferme intention des services de police de retrouver les auteurs".

Vers 18 h 15, le préfet du Finistère a demandé aux personnes "de ne pas se rendre sur site pour permettre le bon déroulement des opérations ".

L’émotion est vive dans le quartier où vit une importante communauté musulmane. 
Pour Medhi : "C’est horrible ! Ça me fait penser à l’attentat de Nouvelle-Zélande commis dans des mosquées. Heureusement, ce n’est pas vendredi, jour de forte affluence. Et il n’y avait pas de prêches à cette heure-là." 
Pour Turker : "On est choqué de vivre ça, à Brest. Sous le choc ! On se sent autant visé que les victimes. On est né ici, on a grandi ici, on a vu la vie en rose quand on était petits, c’est fini…"

Qui est l'imam Rachid Eljay, alias Abou Houdeyfa ?


Capture d'écran Youtube de l'un des cours de religion de l'imam de Brest Rachid Abou Houdeyfa.

Il est ce religieux qui exhorta des enfants à ne plus écouter de musique. Face à la polémique naissante, ce dernier assura que ses propos avaient été sortis de leur contexte. "Ceux qui aiment la musique écoutent le diable. Videz vos téléphones et vos MP3 !" avait-il pourtant déclaré, selon une vidéo Confortablement installé dans un fauteuil, le prédicateur s'adresse à une foule de jeunes enfants dont l'âge ne semble pas dépasser les 12-13 ans. Ces derniers l'écoutent attentivement et boivent chacune de ses paroles, en dépit de l'invraisemblance du discours. "Ceux qui aiment la musique, c'est ceux qui voudraient être transformés en singe ou en porc! Ils seront engloutis par la terre", martèle le barbu, suscitant des "Oh!" de dégoût chez les petits. 


Cette étrange scène est tirée d'une vidéo révélée par le site Breizh-info. Elle a également été publiée - à l'époque de l’effarant Salon musulman du Bourget, Val d’Oise - par le militant nationaliste breton Boris Le Lay sur sa page Facebook. Ils apportent la preuve que le prédicateur de la séquence est "un imam salafiste soutenu par la mairie socialiste de Brest". Sollicité par L'Express a voulu apprendre de l'entourage de Boris Le Lay des détails sur la provenance de la vidéo et les raisons de sa diffusion, plutôt que de s'interroger sur le fond et le formatage des jeunes esprits en situation de faiblesse face à l'adulte. Mais l'effarement général provoqué par ces propos a suffi à mobiliser le journal suisse de centre-droit libéral  Le Temps - 'quality paper' et co-propriété du quotidien Le Monde - reprenne l'information.
Un ancien salafiste, comme on peut être un "ancien trotskiste"...
L’homme de 40 ans est tristement connu pour avoir tenu des propos sulfureux sur les réseaux sociaux. Des vidéos restées inconnues jusqu’en 2015. On est alors au lendemain des attentats du 13-Novembre, à Paris, et ce qu’on découvre sur son compte passe très mal. Outre ses prises de position sur les femmes, dont il prônait plutôt la soumission, c'est un prêche filmé devant des enfants qui va provoquer la colère. Il explique alors qu’écouter de la musique revient à écouter "le diable". "Il y a un risque qu'Allah le transforme soit en porc, soit en singe", assurait-il ainsi dans cette vidéo. Déterrée des mois après sa publication, la séquence est ensuite retirée des réseaux sociaux par l’imam, qui exprime des excuses. Il avait par la suite publié un communiqué sur son site internet, affirmant que ce n’était qu’une "métaphore" [de l'humour au second degré ?] et qu’elle n’était pas à prendre au premier degré.
Le président François Hollande demandera l’ouverture d’une enquête préliminaire sur cet homme aux propos salafistes. Mais, ouverte en avril 2016, elle ne vise pas ses propos mais ses activités, comme les dons reçus pour financer une école coranique ou les revenus générés par les ...vidéos postées sur internet. Elle sera classée sans suite en février "faute d'infraction établie".
En même temps, c'est aussi un détracteur du djihad guerrier et du terrorisme islamiste, qu’il décrit comme "salissant l’islam". Le Télégramme, quotidien régional de Bretagne, titrait ainsi en 2015 : "L’imam brestois qui hérisse les djihadistes". Après les attentats de novembre, il avait notamment appelé à être solidaires des victimes des attaques afin d’éviter les amalgames en "agissant concrètement". Voilà pourquoi il était notamment dans le viseur d’Omar Omsen, un proche de la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui lui reprochait d'encourager les musulmans à s'intégrer en France, terre "mécréante". Et qui lui aura valu d’avoir son nom inscrit à côté de la mention "rechercher l’imam mort" dans le journal de propagande de Daech "Dar al-Islam". 
Détenteur d'un diplôme universitaire sur l'islam et la laïcité.
Depuis, le jeune prédicateur aux lunettes fines et au qamis blanc fait profil bas, disant même en décembre 2016 à l’AFP observer un islam "du juste milieu". Il a délaissé sa longue barbe noire pour les bancs des classes. De quoi lui permettre, en juin 2017, d’être diplômé du cursus "Religions, Droit et Vie sociale" à l'université de Rennes, comme le notait alors l'agence. Un diplôme universitaire (DU) souhaité par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur à l'époque, qui permet d’apprendre, en 125 heures de cours, les relations entre l’Etat et les religions, l'individu et la liberté de religion, le Droit des organisations religieuses, l'éthique ou encore la fiscalité des cultes, et de former des référents laïcité...
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