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samedi 9 novembre 2019

"Contre-tribune" : 101 musulman(e)s clament leur opposition au port du voile

"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public" 

101 musulman(e)s affirment que le voile n'est pas un pilier de l'islam

L'équipe d'Iran pose avec le voile avant de déclarer forfait lors de son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011.
Equipe féminine d'Iran avant de déclarer forfait
pour son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011



Pour affirmer leur respect du principe républicain de laïcité en France,ils ont signé une tribune dans le magazine Marianne, le 22/10/2019, en réponse à la lettre ouverte véhémente publiée dans Le Monde par 90 personnalités qui appelaient à stopper la haine [sic] contre les musulmans.
"Les auteurs de "la tribune des 90" parue dans Le Monde [parmi lesquelles le comédien Omar Sy, la réalisatrice et compagne d'Adèle Haenel Céline Sciamma, la sociologue marxiste et féministe Christine Delphy, la boxeuse franco-malienne Aya Cissoko, le sociologue militant d'extrême gauche et signataire d'une précédente tribune... "Contre la pénalisation du harcèlement de rue" Eric Fassin, la cofondatrice de l'association antiraciste et féministe Les Indivisibles (qui soutient l'"intégrisme religieux", selon Caroline Fourest), Rokhaya Diallo…] demandent à Emmanuel Macron de condamner l’"agression" (interpellation par un élu) d’une accompagnatrice scolaire arborant le voile islamiste et venue avec de jeunes enfants d'âge primaire -moins de 10 ans- de Belfort à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté], ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l'amalgame. Démarche qui part d'un bon sentiment. Cependant, nous affirmons ici que c'est bien le voile qui stigmatise les femmes". "Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l'amalgame entre "des" musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et "les" musulmans tout court." 
Voile islamiste: 101 musulmans de France dénoncent « Le voile est sexiste et obscurantiste »Dans le magazine, les signataires observent que "notre pays se déchire depuis trente ans au sujet du port du voile de certaines Françaises de confession musulmane", observant que "ces femmes sont de plus en plus nombreuses, tant l'influence des prédicateurs extrémistes est très forte". Ce que nient les 90 signataires (parmi lesquels, citons encore Marina Foïs, Mathieu Kassovitz et Géraldine Nakache, l’animatrice Alessandra Sublet, la réalisatrice Tonie Marshall, les artistes DJ Snake, Nekfeu, Hakim et Mustapha Amokrane (du groupe Zebda), l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo, l’universitaire Pascal Boniface, les sociologues Zahra Ali et Sylvie Tissot, l’humoriste Guillaume Meurice, ou encore la députée La France insoumise Danièle Obono…)
En tant que "Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes", ces 101 personnes ont décidé de  "prendre la parole publiquement". "Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l'unanimité, chez 'les' musulmans", affirment-ils, ajoutant qu'il "ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes".

"Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux"

"Le port du voile est le signe ostentatoire d'une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran," affirment-ils "haut et fort". 
"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public. Faire d'elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de "subordonnées au désir supposé des hommes", ajoutent les signataires. 
"Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d'égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".
LIRE PaSiDupes - "L'humoriste Belattar menace le ministre de l'Education de Macron : Macron fait la sourde oreille : "Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93", lance l'islamiste à son ministre, impunément "

Les signataires ajoutent avoir décidé de faire désormais entendre leur voix.
Résultat de recherche d'images pour "France musulmanes voilées"
Le voile est un pilier de l'islam politique
"Les événements [les] obligent à prendre [leurs] responsabilités". "Nous ne pouvons plus rester spectateurs lointains et désabusés d'un débat qui a tant d'importance", ajoutent-ils.

Ils demandent à leurs concitoyens de soutenir "les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans". 

Ils souhaitent enfin que ne soit plus confondus "CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire [et politique] que religieux, avec tous LES musulmans".

vendredi 8 novembre 2019

Proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes", déposée par Retailleau (LR)

Quand les sénateurs prennent l'initiative que refusent les députés de la majorité présidentielle

Les listes communautaristes vont devoir avancer voilées


Les parlementaires vont devoir se dévoiler.
Le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a déposé une proposition de loi visant à interdire les "listes communautaristes" aux élections, a-t-on appris de son entourage, vendredi 8.

Déposée à quatre mois et demi des municipales, cette proposition de loi "tendant à assurer le respect des valeurs de la République face aux menaces communautaristes" avait été annoncée il y a quelques semaines par B. Retailleau, qui doit être reçu la semaine prochaine par le ministre apparent de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Le texte vise notamment à empêcher le dépôt de listes ou le financement de candidats soutenant des revendications "fondées sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse" et menant une "campagne communautariste", selon l'exposé des motifs.
Concrètement le matériel électoral devra bannir toute revendication communautariste, et le préfet pourra "faire procéder au retrait des affiches" contrevenant à ce principe, précise la proposition de loi. 
L'élu aura aussi "obligation de respecter les valeurs de la République". Ce qui semble être le minimum, mais qui valait d'être précisé.

Déposée avant LE dimanche 10, jour de la "marche contre l'islamophobie" dont sont accusés les mécréants blancs de France et les auteurs de "lois liberticides" contre les musulmans, selon l'extrême-gauche et les agitateurs de l'islam politique, cette proposition de loi attendue arrive, alors que le débat s'enflamme sur les sujets du port du voile et d'une certaine idée de la laïcité, revisitée par les musulmans intégristes. 

"Si la religion musulmane a naturellement toute sa place dans notre pays, le fondamentalisme islamique ne saurait en aucun cas trouver la sienne dans notre vie politique", détaille l'exposé des motifs.

Castaner devra recevoir B. Retailleau, accompagné du président de la région Hauts-de-France (ex-LR), le franc-maçon Xavier Bertrand qui a lui aussi appelé à interdire les listes de ce type.

Le texte s'inquiète de "l'essor de l'islam radical", projet "ouvertement sécessionniste" visant notamment "à isoler les musulmans du reste de la communauté nationale et à substituer des lois religieuses [la charia] aux lois de la République".

Retailleau a appelé le chef de l'Etat à "sortir de l'ambiguïté"

Suite au rejet de ses responsabilités par le chef de l'Etat qui s'est dédouané en ces termes : "ce n'est pas mon affaire !", le patron des sénateurs Les Républicains fait valoir, dans un entretien avec Le Figaro vendredi, qu"'il vaut mieux prévenir que guérir car lorsque nous aurons des listes communautaristes élues, il sera trop tard". 

Objets de toutes les inquiétudes, les listes communautaristes restent en France un phénomène marginal selon certains experts, dont on attend pas, semble-t-il, qu'ils soient vigilants. Ils estiment que personne ne revendique ce terme et que le risque n'existe donc pas... 
Ces "experts" anonymes inventés par la presse partisane (sous couvert du "secret des sources"?) ne peuvent pourtant pas ignorer que l'Union des démocrates [alors, tout va bien!] musulmans français, UDMF, se revendique anti-impérialiste, anticolonialiste et antisioniste, et souhaite le développement du halal, ainsi que le droit au port du voile à l'école, et on en passe et des meilleures (telles la PMA et la GPA) 

Ô surprise, l'UDMF réfute cette étiquette dont elle s'est affublée. Il reste que, dès sa création en 2012, ce parti a suscité une opposition radicale des différents partis de droite comme de gauche (lien PaSiDupes).

mardi 29 octobre 2019

Port du voile: LR propose une loi d'encadrement des sorties scolaires

Le Sénat examine une proposition de loi LR sur les accompagnants de sorties scolaires

Ce dossier est ouvert par l'apparition d'accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires

Parodie !
L'islam pose un nouveau problème avec l'intrusion de femmes voilées dans le monde de l'école laïque. On ne remarquait pas les mères juives ou chrétiennes qui encadraient les enfants à l'appel des enseignants, mais  le voile islamique s'impose au regard et ne passe pas inaperçu. Il ne serait pas dérangeant qu'une mère musulmane qui adopterait une tenue banalisée accompagnât des scolaires, mais leur radicalité et leur volonté de se distinguer, voire de se hausser au-dessus de leurs congénères européennes, leur interdit la liberté de quitter le voile ostentatoire pour quelques heures, pendant lesquelles elles ne sont pas exposées aux yeux supposés concupiscents des hommes, a priori sexiste, mais aussi désobligeant et discriminant.   
Le débat est faussé : le sujet n'est pas la laïcité, mais la remise en cause et a fortiori le rejet des us et coutumes de la majorité de la population du pays. 
Il n'est pas de savoir où commence et où finit le monde laïc, s'il est plat ou rond ou en forme d'étoile ou de croissant, ni de s'interroger sur le droit d'une Européenne à déambuler dans Téhéran cheveux aux vents. 
Il est de savoir si la république a les moyens de sa survie, par la lutte contre les agressions des minorités politiques ou religieuses. En l'occurrence, l'islam politique, arrogant et conquérant. La voix de la démocratie est-elle bien toujours celle de la majorité ? S'impose-t-elle aux communautés et aux groupes marginaux, les écologistes radicaux, les associations LGBT ou racistes de l'anti-racisme, les antifas et autres anarchistes et révolutionnaires, particules fines et perturbateurs endocriniens qui assaillent Marianne ? 
Après une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, l'Assemblée nationale, dans sa résolution adoptée le 11 mai 2010, "considère que les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".
Le 19 mai 2010, le gouvernement français déposa un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 11 avril 2011.
Devenant ainsi le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l'espace public,
la France a finalement renoncé à la verbalisation des contrevenantes. Selon le Ministère de l'Intérieur, entre avril 2011 et le 31 mars 2016, les services de police auraient procédé à 1.726 contrôles qui auraient donné lieu à 1.644 verbalisations et 82 avertissements. Où en est-on de ces statistiques officielles ?...
Dans un contexte politique explosif qui n'est "pas l'affaire" du président Macron...
Le Sénat, qui représente la France profonde et fait chaque jour la démonstration de son incontournable utilité, examine mardi une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux accompagnant(e)s de sorties scolaires.

Pour commencer par le commencement, les sénateurs poseront-ils cette règle fondamentale que les papas et les mamans n'ont aucun droit à l'intérieur de l'école qui ne leur soit conféré par les enseignants, seules personnes y ayant autorité ? 
Et que lorsqu'ils interviennent, c'est sous la responsabilité de l'enseignant, fonctionnaire de l'Etat placé sous l'autorité de son inspecteur primaire ou de son recteur d'Académie? A l'école élémentaire, les pressions municipales ou syndicales ne sont pas tolérables en matière éducative.  

La proposition de loi est antérieure au contexte sensible de l'examen du texte, au lendemain d'une attaque contre une mosquée qui a fait deux blessés à Bayonne. L'"homme", comme on dit dans la presse s'agissant d'un agresseur musulman, est un ex-candidat du Front national. Agé de 84 ans, il passe pour caractériel, voire "déséquilibré".

Suite à cette attaque, l'une des sénatrices des Bouches-du-Rhône a appelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau à renoncer à l'examen de cette proposition de loi.

samia ghali
"Ce serait un geste de sagesse", a déclaré la Franco-algérienne Samia Ghali sur franceinfo, d'autant que cette socialiste en campagne (qui "reste au groupe PS" mais a créé son micro-parti, "Marseille avant tout") a jugé la proposition de loi "déjà dangereuse et haineuse".

Un autre ex-socialiste et franc-tireur LREM est sur la même ligne. "Les Républicains devraient peut-être s'interroger sur l'opportunité aujourd'hui d'avoir ce débat-là", a également estimé sur LCI le député LREM Aurélien Taché, représentant de l'aile gauche de la majorité et farouche opposant du texte.
Mais Bruno Retailleau n'attendait pas mieux d'eux et leur a opposé une fin de non-recevoir, estimant dans un tweet que mettre le texte "sous le tapis serait la pire des choses à faire".

La proposition vise à répondre à une situation dégradée par la montée de tous les intégrismes
Déposée en juillet, la proposition de loi "tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes qui participent au service public de l'éducation", si modérée soit-elle, intervient maintenant sur terrain miné.  Depuis, la polémique sur le port du voile a été relancée par une militante voilée de Belfort qui est venue au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté à Dijon avec de jeunes scolaires d'âge primaire, à l'occasion d'une séance plénière de cette assemblée, provoquant la réaction espérée d'un  élu du RN. Alors que les gauches banalisent la provocation, la droite républicaine presse Macron - qui se dérobe - d'ouvrir le dossier qui empoisonne toute la vie publique, comme le quotidien des Français, selon un sondage IFOP.

Le chef de l'Etat tergiverse, refusant de "céder à la précipitation".
Macron était ce jeudi 24 octobre en déplacement à La Réunion. Lors d'un entretien accordé à la chaîne Réunion 1ère, le président a bravement affirmé que la question du port du voile dans l'espace public "n'est pas [son] affaire". Et il s'en est allé faire un tour d'avion présidentiel au-dessus du volcan du Piton de la Fournaise...
BFMTV obtempère aux injonctions de l'Elysée
et retire de sa plateforme la preuve sonore 



Il s'est une nouvelle fois défaussé en exhortant lundi les représentants du culte musulman à "combattre" davantage l'islamisme et le communautarisme.

Examiné dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg à partir de 14h30. le texte vise à modifier le code de l'éducation pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi de 2004.

Si la proposition de loi portée par la sénatrice du Val d'Oise Jacqueline Eustache-Brinio est adoptée en première lecture par le Sénat, elle ne pourra pas prendre effet puisque la majorité présidentielle ne la votera pas dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle.

La sénatrice socialiste donneuse de leçons de sagesse envenimera le climat
Au moment du débat, S. Ghali a prévu d'accueillir au Sénat un groupe d'une quarantaine de femmes des quartiers populaires de Marseille, dont certaines porteront ostensiblement le voile. "Geste dangereux et haineux" ? 
"Ce n'est pas un fait exprès, assure-t-elle, la visite est prévue depuis 4 mois", clame l'entourage de la sénatrice, candidate présumée à la mairie de Marseille.

Il s'agit de combler "un vide juridique", fait valoir Mme Jacqueline Eustache-Brinio, et d'éviter ainsi de laisser aux chefs d'établissements la responsabilité de trancher.
Maire UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise), aux abords de la Seine-Saint-Denis, Jacqueline Eustache-Brinio a été agressée dans la rue en 2009 "au seul motif apparent qu'elle mène un combat contre la délinquance dans sa commune", avait déclaré Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP. L'élue a été agressée par un homme de 25 ans à la sortie du centre culturel Camille-Claudel, situé dans le quartier sensible des Raguenets de Saint-Gratien. Blessée à un genou et à une main, elle avait été transportée au centre hospitalier d'Argenteuil. Condamné à trente mois de prison pour l'agression d'une élue de la République, l'individu - dont l'identité est dissimulée et qui entendait probablement défendre  son trafic de stupéfiants  - avait bénéficié de quinze avec sursis.
Alors que les centristes sont partagés, socialistes et communistes voteront contre le texte. 
Pour David Assouline, sénateur PS né à Sefrou (Maroc) et figé à jamais dans son passé trotskiste (d'abord militant à l'Organisation communiste internationaliste, OCI, puis dirigeant de la Ligue ouvrière révolutionnaire, LOR), relancer le débat renforce deux forces, le Rassemblement national et les islamistes.

"Chaque fois qu'on arrive en période électorale", on réduit "les maux de la France" à "l'islam" et aux "musulmans", avait systématisé dimanche Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM, lequel "ne représente pas les musulmans, mais le culte musulman," observe Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis 1992 et président sortant, en 2015, du CFCM) et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, reçu par Macron, lundi 28, pour "voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République".

"La sortie scolaire est-elle un temps éducatif ? 




 Oui. Celui qui accompagne une classe est donc un acteur de service public et ne peut pas porter de signes distinctifs", souligne le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Je veux bien que le collaborateur occasionnel du service public soit tenu par l'ensemble des obligations de l'agent public. Mais dans ce cas, si j'étais collaborateur occasionnel du service public, je demanderais à être payé !", rétorque un ministre qui ne se dévoile pas...

"Et après, vous aurez d'autres problèmes. Vous aurez la mère voilée qui vient au conseil de classe. Et on dira quoi? Que le conseil de classe ce n'est pas une activité scolaire? C'est moins scolaire que la sortie au cinéma ou à la piscine?", prévient-il.

Les 50 nuances de laïcité, selon les intellos-bobos radicaux.
Le rapporteur du texte, Max Brisson (LR), souligne que l'interdiction de tenues ou de signes manifestant "de manière ostensible" une appartenance religieuse ne s'appliquerait pas aux parents participant à la fête de l'école, qui n'est pas une activité liée à l'enseignement, ni lorsqu'ils viennent à l'école pour rencontrer les enseignants. 
Sans doute viennent-ils à l'école pour parler couscous ou jambon-beurre avec les enseignants... Maintenant, s'ls viennent à l'école pour apprendre à lire et écrire le français, en dehors des heures de cours, bienvenue...

samedi 19 octobre 2019

Une musulmane sur trois est voilée en France, révèle Castaner

"30% des femmes musulmanes portent le voile" en France ?

L'exécutif dispose de plus de statistiques qu'il ne veut bien le dire
La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage

Elles sont voilées pour passer inaperçue en milieu européen : une gageure ! 
Et pour ne pas exciter la concupiscence des hommes, tous lubriques: sexisme ?

Lors de l’émission 'Vous avez la parole' sur France 2, diffusée jeudi soir, Christophe Castaner et l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui ont estimé qu'en France "à peu près 30% des femmes musulmanes décident de porter le voile". Mais le décident-elles ? Et librement ? 
Au delà de cette nuance importante, ce taux grandissant correspond à celui calculé par l'Institut Montaigne dans un rapport datant de 2016. "Je pense qu’aujourd’hui il y a, à peu près, 30% des femmes musulmanes qui décident de porter le voile." 
On observe que les plus âgées d'entre elles, qu'on a pu côtoyer habillées à l'européenne, se sont alignées sur la tendance actuelle, plus rigoriste. Toujours librement...

Ce même chiffre a été repris par Marlène Schiappa, la ministre secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes (dans l'ordre d'égalité!) et de la lutte contre les discriminations, le 18 octobre sur LCI. "Il peut y avoir plusieurs sens. Ça peut être la manifestation d'une foi : il a été rappelé hier que ça concerne environ 30% des femmes musulmanes en France. Ça peut aussi avoir un sens lié à de l'islam politique", a-t-elle explicité.

Transparents à l'instar des journalistes, ces acteurs politiques ne citent pas leur source
C'était ça ou le pantalon. Mais ça ne suffit plus...
Mais ce pourcentage de femmes voilées en France est connu pour être celui du rapport 'Un islam français est possible', rendu par un ancien de la banque Rothschild, le géographe et ex-président de l’Institut des cultures d’islam, Hakim El Karoui (Young Mediterranean Leaders) et publié par l’Institut Montaigne, en partenariat avec l’institut de sondage Ifop et affichée en Une du JDD, il y a déjà trois ans, en septembre 2016, et correspondant à la période d'étude datant de quatre. A l'époque, la presse intéressée à l'opacité de l'information s'inquiéta de que cette publication - qui se voulait un moyen de "se préparer à répondre aux polémiques venues de tous les camps tant cette question est sensible, complexe et sujette à manipulation en ces temps de campagne électorale" pour "construire un islam français", selon l’auteur de l’enquête, - puisse au final fournir les armes d'une relance des débats sur les statistiques basées sur la religion, et risquer de stigmatiser une population, à contresens des ambitions affichées par l’étude. Depuis quatre ans, la montée de l'islamisation en France a rendu cette étude obsolète : elle sert encore de base toutefois à la contradiction de la gauche qui tente de minimiser les chiffres et de banaliser le phénomène. 

Après avoir interrogé (aidé par l’Ifop) un échantillon de 499 femmes "de culture musulmane" (c’est-à-dire des femmes se déclarant musulmanes ou qui ne se déclarent pas comme telles, mais dont l’un des parents au moins est musulman), le think tank notait que "la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile. Ainsi, les deux tiers des femmes de culture musulmane déclarent ne pas porter le voile. 57% déclarent ne l’avoir jamais porté et 8% déclarent l’avoir déjà porté, mais ne plus le faire aujourd’hui". 
L’étude détaillait ensuite les 35% de femmes qui déclarent porter le voile de manière constante ou épisodique : "23% des femmes déclarent "toujours" porter le voile ; 7 % déclarent le porter sauf sur le lieu de travail ou d’étude ; 5% déclarent le porter "rarement"."

En septembre 2016, Libération pointait "une enquête 'pionnière' mais limitée" 
Cette enquête visait à "mieux connaître les musulmans", "afin d’être à même ensuite de proposer des solutions susceptibles d’accélérer la sereine insertion de la majorité silencieuse, mais aussi des mesures destinées à combattre le fondamentalisme, tout en ramenant le plus grand nombre possible de musulmans tentés par l’intégrisme vers des croyances et des idées en phase avec les valeurs républicaines." Que disait cette l’enquête qui préoccupait la gauche ? 

Selon l’Institut Montaigne, les musulmans comptent pour 5,6% des habitants de... métropole. Soit un pourcentage "moins important que ne l’avancent bon nombre de chiffres fantaisistes", souligne Hakim El Karoui qui détourne les yeux des Françaises de l'Outre-Mer... Ce chiffre grimpe à 10% dans la catégorie des moins de 25 ans. Signe, selon le think tank, de "la prégnance croissante de la seconde religion du pays auprès des jeunes générations". Autre information sur le profil démographique des personnes se déclarant musulmanes : elles ont en grande majorité (72%) deux parents également musulmans. La transmission religieuse familiale joue donc fortement, là où les conversions restent minoritaires (ils sont néanmoins 7,5% à n’avoir aucun parent musulman). Autres enseignements : trois musulmans sur quatre sont Français (dont 50% de naissance). 30% ne fréquentent jamais la mosquée et 60% ont "un rapport distancié ou inexistant aux lieux de culte".

Résultat de recherche d'images pour "femmes voilees en France"En déclarant qu’en France, "à peu près 30% des femmes musulmanes décident de porter le voile", le ministre de l’Intérieur reste dans l’ordre de grandeur des estimations de l’Institut Montaigne, une étude critiquée pour sa méthodologie.

Si les résultats de l’étude de l’Institut Montaigne ont été largement diffusés par les media et les personnalités politiques, la gauche la dénonce, notamment sur le terrain de la méthodologie. Dans une tribune parue dans... Le Monde, le socio-démographe et directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined) Patrick Simon -co-coordinateur d'une enquête centrée sur les processus  de discrimination des immigrés et de leurs descendants en France - considérait l’étude comme "entachée d’approximations et d’opacité méthodologique", car "pour identifier les personnes musulmanes, l’Ifop a exploité un panel de 15.459 personnes où la question de la religion est posée pour tirer un échantillon de 874 musulmans et 155 personnes "de culture musulmane". Il contestait aussi la prise en compte des 155 non-musulmans issus de familles musulmanes. Une intégration pourtant susceptible d'abaisser les taux. L'Institut Montaigne consacrait un graphique à ces 155 personnes de culture musulmane qui ne se définissent donc pas comme musulmanes. Parmi ces 155 personnes dont au moins un parent est musulman, 10% avaient un "profil religieux" de "sans religion", 3,4% de "chrétien" et 84,9% de "musulman". Soit des personnes qui ne revendiquent pas comme étant musulmans, mais qui ont un profil religieux de musulmans. Difficile à comprendre de ceux et celles que l'intégration des Français de milieu musulman dérange.

Résultat de recherche d'images pour "manifestation musulmanes contre education sexuelle ecole"
Quand les petites musulmanes sont
retirées de l'école de la République
Un autre reproche formulé ["Les musulmans imaginaires de l’Institut Montaigne", dans Mediapart, ce qui semble un détail subalterne à Libération] par la militante féministe (revendiquée, ce que Libération occulte) antiraciste Mélusine 2 était celui de la représentativité. Son avis partisan ne vaut que pour information, en terme de pluralisme, mais sujet à caution du fait de ses partis-pris. Ainsi, bizarrement, les minorités ne la concernent pas ici. Selon elle, donc, si les 15.459 personnes sont bien représentatives de la société française, qu’en est-il des 874 musulmans ? Dans une note de blog, elle estimait que "rien n’assure que ce sous-échantillon [comme on parle de "sous-chiens" (souchiens)], extrait d’un échantillon plus grand réalisé par la méthode des quotas, soit lui-même représentatif de la population qui intéresse les auteurs du rapport – c’est-à-dire des musulmans de quinze ans et plus vivant en France". L'enquête ne le prétend pas : elle intègre tous les cas de figure, sans discriminations, quand notre féministe antiraciste choisie par Libération tendrait à faire croire que les femmes voilées dans notre paysage quotidien serait un mirage dans le désert... 

L’auteur distingue "deux réalités très différentes"
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"Une majorité silencieuse, très souvent pratiquante mais sans conflit majeur avec les normes de la société française, d’une part ; une minorité, attirée par le fondamentalisme, qui utilise l’islam pour dire sa révolte, d’autre part." Si ce n'est son objectif de prise du pouvoir, comme l'indique l'apparition de listes communautaristes aux municipales de mars 2020, après l'infiltration du tissu associatif, suivie de la création d'un réseau d'associations musulmanes. 
Mais, entre les deux, les chiffres mettent surtout en lumière une grande diversité de situations, notamment sur la question du port du voile (du foulard au niqab) : 65% des hommes musulmans – de religion ou de culture – se déclarent favorables au fait de le porter. 24% se disent également favorables au principe du port du voile intégral, même le niqab, le plus couvrant : il ne laisse apparaître que le regard. 

Le port du voile n'est qu'un indicateur parmi d'autres. 
Les résultats montrent par ailleurs que les femmes - interrogées par téléphone entre le 13 avril au 23 mai 2016, dans leur milieu familial - y seraient plus attachées que les hommes : le port du voile est approuvé ou préconisé par trois hommes musulmans sur quatre : il n'est rejeté que par 26% des hommes et seulement par 18% des femmes. Rien d'étonnant donc à ce que l'institut Montaigne, Castaner et Schiappa s'accordent pour évaluer à 30% le nombre des musulmanes soumises à cette pratique. 
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Ce qui hérisse les féministes. Pourtant, approbation ne signifie pas nécessairement usage, puisque, précise l’enquête de 2016, "la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile". Ainsi, il y a quatre ans, les deux tiers des femmes de culture musulmane déclaraient ne pas le porter. Et 57% ne l’avoir jamais porté. Même chose sur la question de la mixité : s’ils sont une écrasante majorité, plus de 92% de répondants (hommes et femmes confondus), à accepter de se faire soigner par un médecin de sexe opposé, 30%, en revanche, ne feraient pas la bise à une personne du sexe opposé et 33% refusent de se rendre dans une piscine mixte.

Qu'en est-il en 2019, quatre années plus tard ? 
A l'époque, le think tank admettait que "les enseignements qu’elle [l'enquête] indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction". 
Ensuite, la marge d’erreur moyenne est d’environ 3% pour un sondage effectué auprès d’un échantillon de 1.000 personnes. Elle s’élève même à entre 6 et 8% pour l’analyse d’un sous-groupe de ce même échantillon. L’écart peut donc être significatif. Ainsi quand l’enquête établit que 28% des femmes musulmanes – de religion ou de culture — acceptent le voile intégral - signe d'une radicalisation affichée - ce chiffre peut en fait osciller entre 20% et 36%. D’où la prudence de l’Institut Montaigne qui évoque "une première analyse exploratoire (e "pionnière"), qui devra être précisée et affinée ultérieurement" et la possibilité forte que ces chiffres soient actuellement dépassés. 

D'où la montée au créneau de la gauche partisane du port du voile hors de la sphère publique

Les gauches internationaliste, communautariste et anarchiste ont aussitôt craint la récupération de ces informations pour combattre leurs idéologies. Plutôt que d'éclairer leur jugement, elles ont vilipendé cette enquête exploitée par des personnalités de droite également extrême  contre "l’islam politique". Le port du foulard est déjà un signe distinctif et discriminant la population majoritaire, mais le voile islamique est par essence anti-républicain, en ce qu'il est un choix du Coran et de la charia contre loi républicaine.

Des responsables  de droite ont pallié l'absence de vigilance de la gauche
Sur Europe 1, le candidat François Fillon a ainsi alerté "qu’un tiers des musulmans français sont radicalisés ou en voie de radicalisation, et que cela augmente". 
Même mise en garde chez la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, qui fait état du chiffre de "28% de radicaux", mais en gardant pour hypothèse (controversée: cf. ci-dessous) qu’il y aurait 6 millions de musulmans en France, alors que les données de l'enquête de 2016 adoptent une estimation basse de 3 millions - aujourd'hui encore plus invraisemblable -  de ceux de 15 ans et plus vivant en... Métropole.
La fourchette des estimations va en fait de 4,1 millions (selon l'Observatoire de la laïcité en 2019) à 8,4 millions de musulmans en France (estimation du professeur au Collège de France élu à la chaire 'Migrations et sociétés', François Héran, en 2017) en fonction des méthodes de calcul retenues pour les estimations. L'INED et l'Insee comptent  en outre 70.000 à 110.000 convertis.
Mayotte fait partie de la France et environ 95 % de la population mahoraise (260.000) est musulmane. Outre la centaine de musulmans antillais du Val-d'Oise où  l'AMA (Association Musulmane Antillaise) a son siège, la Martinique possède sa première mosquée depuis 2013 et la population de confession musulmane est estimée à près de 3.000). Pour certains, l’islam serait apparu sur l’île dans les années 70, mais d'autres sources affirment que les premiers musulmans martiniquais, arrivés dans les années 30, seraient Palestiniens pour la plupart. 


"28% de radicaux ? Si il y a 6 millions de musulmans en France cela fait 1,5 million !"



Image associéeL’étude de référence permet à certains un distinguo subtile (et hautement manipulateur) entre les "radicalisés" et musulmans ayant "des attitudes autoritaires" et les "sécessionnistes", lesquels useraient  l’islam pour "signifier leur révolte" dans l'islamisme politique et sa branche armée terroriste. On aurait de "gentils radicalisés" et de "méchants islamistes" que les fachos tenteraient d'amalgamer.

Libération interdit ainsi de soupçonner les premiers d'être des "terroristes potentiels". Qu'ont-ils fait de leurs chevaux de bataille, casaque rouge et toque noire, vigilance et prévention ?

"Une étude révèle qui ils sont, ce qu’ils pensent et comment ils vivent".
C'est en ces termes que Elodie Hervé - une voix autorisée ? - confie son malaise: selon cette journaliste indépendante, l'enquête contribue à présenter les musulmans comme des citoyens à part.
Les obscurantistes font le procès de la connaissance.