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mercredi 19 février 2020

Accusé de clientélisme, l'UDI Jean-Christophe Lagarde tente de se défendre

L'accusé s'en prend à l'hebdomadaire qui publie les bonnes feuilles du livre "Le Maire et les Barbares" de Seine-Saint-Denis.

Au moment de l'annonce de l'ouverture des hostilités contre le "séparatisme islamiste" à un mois des municipales, comme par hasard... 

Le patron de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a exprimé sa colère contre l’hebdomadaire Le Point, magazine de la famille Pinault, ce jeudi 13 février, à la suite de la Une sur laquelle l’élu apparaît sous le titre "Ces élus qui ont vendu leur âme". Son dernier numéro ouvre ses colonnes à Eve Szeftel, journaliste à l’AFP et auteure du livre 'Le Maire et les Barbares' (ci-contre), ouvrage dans lequel elle affirme que Jean-Christophe Lagarde a instauré un clientélisme auprès de criminels et d’islamistes pour bouter les communistes hors de la ville de Bobigny et se constituer une base électorale solide dans le 93. "Je n’ai jamais rien cédé aux intégrismes religieux," assure le maire sortant et candidat à sa propre succession.“Après un an d’enquête, je montre que, dans notre République, un pouvoir peut s’installer en pactisant avec la voyoucratie et le communautarisme”, accuse l'auteure.

Le député UDI a versé "pas loin de 400.000 euros de sa réserve parlementaire" à des associations locales "dont certaines sont des coquilles vides"

Savoir, donc, où sont allées ces sommes ?
Le magazine l'accuse en fait d'avoir ainsi pactisé avec des réseaux islamistes, les séparatistes dénonccés par Macron.

L'hebdomadaire publie en outre les bonnes feuilles de ce livre établissant un lien entre Jean-Christophe Lagarde et le "gang des barbares" qui désigne le commando crapuleux qui avait assassiné Ilan Halimi sur fond d’antisémitisme en janvier 2006.




De son côté, l’intéressé clame haut et fort son indignation et dément les intentions qui lui sont prêtées. “Je ne peux trouver les mots pour dire ma colère contre la Une aussi calomnieuse que grotesque du Point, en contradiction avec le combat de toute ma vie politique et personnelle”, se défend le patron de l’UDI, annonçant des poursuites judiciaires contre les journalistes.

"Tout montre que je n’ai jamais rien cédé aux intégrismes religieux. D’ailleurs, il faudrait être cohérent: comment pourrais-je être l’ami (pour ne pas dire vendu) aux salafistes alors que je subis la haine de ces derniers pour ma collaboration avec l’imam de Drancy, M. Chalgoumi, qu’ils appellent ‘l’imam des Juifs’ parce qu’il accepte le dialogue avec les autres religions?”, s’indigne-t-il.

Avant de conclure: “l’absence de cohérence échappe à des gens qui font honte au métier de journaliste”. Et de citer Goebbels, pour qui "plus le mensonge est gros, mieux il passe".


Je ne peux trouver les mots pour dire ma colère contre la Une aussi calomnieuse que grotesque du Point, en contradiction avec le combat de toute ma vie politique et personnelle.

J'ai chargé mon avocat d’engager des poursuites judiciaires pour rétablir mon honneur et la vérité.

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samedi 9 novembre 2019

"Contre-tribune" : 101 musulman(e)s clament leur opposition au port du voile

"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public" 

101 musulman(e)s affirment que le voile n'est pas un pilier de l'islam

L'équipe d'Iran pose avec le voile avant de déclarer forfait lors de son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011.
Equipe féminine d'Iran avant de déclarer forfait
pour son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011



Pour affirmer leur respect du principe républicain de laïcité en France,ils ont signé une tribune dans le magazine Marianne, le 22/10/2019, en réponse à la lettre ouverte véhémente publiée dans Le Monde par 90 personnalités qui appelaient à stopper la haine [sic] contre les musulmans.
"Les auteurs de "la tribune des 90" parue dans Le Monde [parmi lesquelles le comédien Omar Sy, la réalisatrice et compagne d'Adèle Haenel Céline Sciamma, la sociologue marxiste et féministe Christine Delphy, la boxeuse franco-malienne Aya Cissoko, le sociologue militant d'extrême gauche et signataire d'une précédente tribune... "Contre la pénalisation du harcèlement de rue" Eric Fassin, la cofondatrice de l'association antiraciste et féministe Les Indivisibles (qui soutient l'"intégrisme religieux", selon Caroline Fourest), Rokhaya Diallo…] demandent à Emmanuel Macron de condamner l’"agression" (interpellation par un élu) d’une accompagnatrice scolaire arborant le voile islamiste et venue avec de jeunes enfants d'âge primaire -moins de 10 ans- de Belfort à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté], ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l'amalgame. Démarche qui part d'un bon sentiment. Cependant, nous affirmons ici que c'est bien le voile qui stigmatise les femmes". "Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l'amalgame entre "des" musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et "les" musulmans tout court." 
Voile islamiste: 101 musulmans de France dénoncent « Le voile est sexiste et obscurantiste »Dans le magazine, les signataires observent que "notre pays se déchire depuis trente ans au sujet du port du voile de certaines Françaises de confession musulmane", observant que "ces femmes sont de plus en plus nombreuses, tant l'influence des prédicateurs extrémistes est très forte". Ce que nient les 90 signataires (parmi lesquels, citons encore Marina Foïs, Mathieu Kassovitz et Géraldine Nakache, l’animatrice Alessandra Sublet, la réalisatrice Tonie Marshall, les artistes DJ Snake, Nekfeu, Hakim et Mustapha Amokrane (du groupe Zebda), l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo, l’universitaire Pascal Boniface, les sociologues Zahra Ali et Sylvie Tissot, l’humoriste Guillaume Meurice, ou encore la députée La France insoumise Danièle Obono…)
En tant que "Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes", ces 101 personnes ont décidé de  "prendre la parole publiquement". "Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l'unanimité, chez 'les' musulmans", affirment-ils, ajoutant qu'il "ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes".

"Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux"

"Le port du voile est le signe ostentatoire d'une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran," affirment-ils "haut et fort". 
"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public. Faire d'elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de "subordonnées au désir supposé des hommes", ajoutent les signataires. 
"Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d'égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".
LIRE PaSiDupes - "L'humoriste Belattar menace le ministre de l'Education de Macron : Macron fait la sourde oreille : "Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93", lance l'islamiste à son ministre, impunément "

Les signataires ajoutent avoir décidé de faire désormais entendre leur voix.
Résultat de recherche d'images pour "France musulmanes voilées"
Le voile est un pilier de l'islam politique
"Les événements [les] obligent à prendre [leurs] responsabilités". "Nous ne pouvons plus rester spectateurs lointains et désabusés d'un débat qui a tant d'importance", ajoutent-ils.

Ils demandent à leurs concitoyens de soutenir "les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans". 

Ils souhaitent enfin que ne soit plus confondus "CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire [et politique] que religieux, avec tous LES musulmans".

jeudi 24 octobre 2019

101 musulman(e)s signent une tribune contre le port du voile islamique en France

Ces musulmans affirment que "voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public": sont-ils islamophobes ? 

Ces 101 personnalités musulmanes soulignent que le voile n'est pas un pilier de l'islam. 

Dans une tribune publiée par le magazine Marianne, en réponse à la lettre ouverte publiée dans Le Monde où 90 personnalités n'hésitent pas à accuser de haine contre les musulmans ceux de leurs pairs qui dénoncent le port du voile, 101 musulmans et musulmanes ont signé une tribune dans le magazine Marianne, pour expliquer pourquoi elles mettent en garde la société française
Les signataires constatent que "notre pays se déchire depuis trente ans au sujet du port du voile de certaines Françaises de confession musulmane" et observent observent que "ces femmes sont de plus en plus nombreuses, tant l'influence des prédicateurs extrémistes est très forte". Des femmes qui avaient cherché à s'intégrer, les mères et les grands-mères, auraient même repris le voile sous la pression des jeunes de leur quartier et des associations ou collectifs de la commune, une génération sous l'influence des imams, mais aussi de l'école (ses profs politisés et ses programmes orientés et sélectifs) et de l'Internet. Lire aussi dans Le Point :  Comment les salafistes endoctrinent

Ces 101 personnes ont décidé " de prendre la parole publiquement", en tant que "Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes" - c'est du lourd !. 

"Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l'unanimité, chez "les" musulmans", expliquent-ils, insistant sur le fait que ce linge "ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes".

"Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".
Ils affirment donc "haut et fort" que "le port du voile est le signe ostentatoire d'une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran". "Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public. Faire d'elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de "subordonnées au désir supposé des hommes", ajoutent les signataires, dont des féministes, rappelons-le. Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d'égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".

Les signataires en ont assez de l'emprise de l'islam radical sur la France

Préoccupés par l'imprégnation clivante de la société française, depuis  sa  vie publique quotidienne jusqu'aux sphères politique et médiatique, ils  ajoutent avoir décidé de faire entendre leur voix, car "les événements [les] obligent à prendre [leurs] responsabilités"

"Nous ne pouvons plus rester spectateurs lointains et désabusés d'un débat qui a tant d'importance", ajoutent-ils, appelant leurs concitoyens à 
soutenir "les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmanes qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans ". 
En conclusion, ils souhaitent que ne soit plus confondus "CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire que religieux, et tous LES musulmans".
"LES musulmanes ne portent pas le voile, sachez-le bien. Ce sont DES musulmanes qui le portent. DES musulmanes qui font une lecture patriarcale et faussement littéraliste du texte coranique. DES musulmanes et DES musulmans qui refusent l'intelligence de la foi, qui refusent d'allier la foi avec l'exercice de la Raison critique", précisent encore les 101 signataires.
Et d'ajouter :
"DES musulmans veulent figer l'islam dans le paradigme du VIIe siècle, celui du désert arabique, en y greffant le port d'un voile, par ailleurs inexistant dans le Coran. Ces musulmans donnent une telle importance à cet accessoire sexiste créé dans l'Antiquité, qu'ils en ont quasiment fait le 6e pilier de l'islam."

Les 101 signataires, pour qui "le voile est sexiste et obscurantiste", ne sont plus que 100

Un nom a été retiré de l'appel, l'un des signataires initiaux nous ayant informé qu'il n'avait pas donné son accord formel aux initiateurs du texte qui l'avaient inclus dans leur liste. Le texte devient donc "l'appel de 100 musulman(e)s de France" et non plus "l'appel de 101 musulman(e)s de France".

Leîla AJDIR

Aïda AKARI-CHERIF

Bahia ALAOUI

Kaoukab ALAOUI

Nader ALLOUCHE

Elise AMAIRI

Fatty AMINE

El Mahdi AOUS

Karim AZAIZ

Khadija AZZAOUI-IHDA

Habib BARKIA

Nadia BARO-IHIOUI

Naïma BELALOUZE

Rachida BELHAJ

Nadia BENABDALLAH

Aïcha BENABDELJALIL

Kamel BENCHEIKH

Messaouda BENIA LATRECHE

Nadia BENMISSI

Zaïnab BENSOUILAH

Nadia BENYOUCEF

Yassine BERRADA

Najiba BERRADA

Afafe Elyssa BESSA

Naëm BESTANDJI

Zohra BITAN, cadre de la fonction publique territoriale, et membre des 'Grandes Gueules', émission radiophonique de débat d'actualité, diffusée quotidiennement sur RMC

Samy Mahmoud BOUACHOUR

Nathalie BOUDHABAY

Fadela BOUHOUCHI

Catherine BOUNOUAR

Noura BOUNOURI

Leïla BOURAS

Kaci BOURICHE

Massi BOURIF

Nesrine BRIKI

Hassen CHALGHOUMI, religieux franco-tunisien, président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, qui gère la mosquée Al-Nour dont il est l'un des imams

Malika CHELALI

Mohamed Salah DJAROUD

Nassira DJENASSE-GUERID

Nadia DOGHMI

Hocine DROUICH

Lalia DUCOS

Redouan ELAB

Sylvette FERRARA

Jean-Marc Abderahmane FERRY

Myriam FILALI MAIN

Yasmina FLAIOU-KOUCHNIR

Rabia FRANOUX MOKHLESSE

Jiji GAYANEH

Nora GHEMMOURI

Smain GOUDANE

Ziad GOUDJIL

Omar GOUSMI

Mohamed GUERROUMI, coraniste et délégué régional à l'instance nationale de dialogue avec l'islam

Asmaa HACENE

Rachida HAMDAN

Hassan HAMITOUCHE

Keltoum HARMOUZ

Hinda HASNI

Sälin HELAR

Zahra HOUARI

Marie-Myriam IBN ARABI

Craima IKHLEF-GONZALEZ

Mehemet KAZ

Francoise KENNICHE

Nadia KONDREK-BAOUZ

Abla KOURZI

Julie KOURZI

Ibtissame Bentty LACHGAR

Faiza LAHLOU

Abdallah LAKROUF

Aziz LAMRANI

Eve LIVET, journaliste (affaire Omar Raddad)

Mohamed LOUIZI

Nadia LOUIZI

Fouziya MEDOUKALI

Abdelghani MERAH, militant algérien en lutte contre l'islam radical et frère aîné du terroriste Mohammed Merah

Samira MICHMICH

Fadila MIMOUNI

Chadia MLAHFI

Nadia NAIB

Nora NAIB

Saida NAIB

Kaoukab OMANI

Mohamed OMRI

Daouda OUATTARA

Dounia OUCHALLAL

Maria OUDGHIRI

Najoua RACHED

Malika Taous RAHMANI

Michel RENARD, historien

Fouad SAADY

Yassine SADJI

Hubert Youssef SAGE

Najet SAIDI

Djamila SANGAN

Wacyl SAOULI

Abdelaouhed SEDJARI

Mia SLAOUI

Mouna SLAOUI

Khaled SLOUGHI

Assia SMAIL

Zineb TIJANI

Mounia ZAIMI

Nadia ZIRI

vendredi 11 octobre 2019

Attentat à la Préfecture de police : quand Nuñez recadre Castaner en pleine audition parlementaire

Quand le sous-fifre met au pas son ministre, ou l'histoire de celui qui veut être calife à la place  du calife 

Dans la doublette Castaner-Nuñez, le sous-fifre est le pro


Depuis l'attentat islamiste commis au coeur de la préfecture de police de Paris, le ministre de l'Intérieur ne cesse de tenir des propos intempestifs ou approximatifs. Cette fois, c'est sur les classifications de fiches qu'il s'est fait reprendre par son secrétaire d'Etat, Laurent Nuñez, qui lui tenait la main pendant une audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, comme à la Délégation parlementaire au renseignement... 
Les auditions s'enchaînent et le bavard Christophe Castaner prête le flanc à un flot de critiques du fait de son amateurisme à propos de l'attentat au couteau à l'intérieur de la préfecture de police de Paris.

Une question sur les fonctions du terroriste infiltré au coeur du réacteur de la Défense intérieure a créé la confusion entre Castaner et son secrétaire d'Etat lors d'une séance tenue ce jeudi 10 octobre.
"Je crois qu'on va pouvoir vous communiquer la fiche de poste de l'auteur," a commencé le ministre de l'Intérieur, avant de se faire reprendre au vol par Laurent Nunez, ancien directeur de la Sécurité intérieure, le patron de la place Beauvau.


"Elle est forcément classifiée parce qu'elle touche à l'organisation, a rectifié Laurent Nunez. "Tout ce qui touche à l'organisation des services de renseignement est classifié, donc on pourra pas vous la communiquer, a expliqué l'acolyte. "Mais on peut en parler !", a-t-il concédé, un brin condescendant, si ce n'est goguenard.  
Et Christophe Castaner de poursuivre, hésitant : "Vous savez ce qu'on va faire? On va la communiquer à la mission... "
"A la délégation parlementaire au renseignement", corrige à son tour le président de la commission des lois, Philippe Bas, visiblement effaré par l'irresponsabilité du ministre.

Antillais converti à l'islam et pourtant agent administratif au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), Mickaël Harpon,  a assassiné quatre de ses collègues fonctionnaires, le 3 octobre. 

Brûlant la politesse au procureur, seul habilité à prendre la parole,
le ministre-fêtard de l'Intérieur a alors aussitôt présenté l'islamiste comme un "homme" ne présentant pas de "difficultés comportementales"
Mais la justice antiterroriste, puis les autorités politiques ont admis que le salafiste infiltré adhérait à l'islam radical. 

"Détail" accablant : selon un rapport de la DRPP,
des signaux qui auraient pu alerter sur sa probable radicalisation n'ont pas fait l'objet de signalement administratif en 2015, au moment des attentats du 13 novembre, revendiqués par l'organisation terroriste Daech (une série de fusillades et d'attaques islamistes, à Paris et dans sa périphérie, par trois commandos distincts et concomitants faisant 131 morts et de 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d’urgence absolue). Ils suscitèrent chez le fonctionnaire français de police ce commentaire de compassion: "C'est bien fait !"...

samedi 31 mars 2018

Peut-on croire Collomb sur des "expulsions d'étrangers", pour ne pas dire des islamistes dangereux ?

Le ministre de Macron assure que 20 étrangers ont été expulsés de France en 2017: un exploit?

Parce que "étrangers" ?


Vingt étrangers  - radicalisés, précise finalement l'AFP -  en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, a affirmé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb à Ouest-France dans un entretien paru samedi, un chiffre "jamais atteint auparavant", insiste la terreur des terroristes.

G. Collomb était interpellé sur les étrangers radicalisés présents sur le territoire par l'opposition non internationaliste, à la suite des attentats islamistes qui ont fait quatre morts, des hommes, dans l'Aude le 23 mars.

"Déjà le cas !", a-t-il aussi assuré sur Twitter samedi, qualifiant le chiffre de 20 expulsions de "record", sans donner plus de détails, notamment sur l'identité et la nationalité des expulsés, sans donc aucune possibilité de contrôle de ses dires.
Collomb cite la droite que l'AFP tente de discréditer: 
L'inscription est-elle une la preuve d'une intégration réussie
et la garantie d'un "risque 50%" pour la population? 

Et les expulsions se sont-elles bien passées ?
En août 2017, trois individus de nationalité marocaine, âgés de 37 à 41 ans et vivant à Trappes, dans les Yvelines, ont été expulsés vers le Maroc en raison des liens qu'ils entretiennent avec la mouvance islamiste radicale, un pléonasme, selon une information de BFMTV. Deux d'entre eux font partie d'une fratrie de six frères bien connue des services de renseignement: ils sont frères du détenu de la prison d'Osny qui avait agressé deux surveillants en septembre 2016. Lorsque la DGSI n'est pas face à ce type d'évidence, elle est désemparée. Deux autres frères ont rejoint Daech.  Deux autres frères de cette famille, Abdelhafid et Khalid, qui ont rallié les rangs de l'organisation djihadiste Etat islamique en Syrie, sont probablement morts. En dessous de six islamistes, la DGSI est impuissante et parle de 'loup solitaire'.
En janvier 2017, suspectés d'être en liens avec la mouvance islamiste en France, deux habitants des Yvelines ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour éviter l'expulsion dans leur pays, le Maroc, où, selon eux, ils risquent la torture. Cette requête a, pour l'heure, mis en suspens leurs départs.

L'insistance du ministre de l'Intérieur pour  affirmer que les attaques à Trèbes et Carcassonne étaient "difficilement prévisible(s)" pose question.
Elle jette un fort doute sur la réalité des faits : un sentiment, même asséné, ne fait ni un fait, ni une vérité. 
L'auteur des assassinats au nom de Allah, Radouane Lakdim, à 25 ans, était déjà inscrit au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste) depuis novembre 2015, mais les investigations n'auraient montré "aucun signe:  laissant présager un passage à l'acte".
Le couple Lakdim partageait le même signalement FSPRT.

La préfecture de l'Aude "souhaitait se consacrer à des objectifs considérés comme plus lourds" ? Combien d'entre eux menacent-ils encore - et bien davantage - la population du département, et au-delà?
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) lui avait toutefois envoyé en mars 2017 une lettre de convocation pour un entretien d'évaluation : "elle souhaitait s'assurer qu'il ne présentait plus de signe de radicalisation avant que son dossier ne soit éventuellement mis en veille", a raconté le ministre, soulignant ainsi les soupçons de la DGSI. Cette convocation a-t-elle accéléré chez l'islamiste le processus criminel en préparation chez ce soi-disant "loup solitaire" ? 

Et quelle(s) charge(e) pesai(en)t sur Lakdine incarcéré en 2016, à Carcassonne?
Collomb élude et l'AFP détourne l'attention de l'information finale contenue dans la video ci-dessous, et n'hésite pas à accuser l'opposition de ne pas se laisser facilement convaincre.

La droite vigilante demande des mesures plus sévères à l'encontre des individus fichés, mais Collomb a déjà avoué être dépassé : le septuagénaire estime que "mettre en prison les 26.000 fichés S, ou ceux qu'on jugerait dangereux" est "impossible".

Collomb dissimule que la compagne de Lakdim était fichée dangereuse

Cette femme de 18 ans est suivie pour radicalisation islamiste par les services de renseignement, qui la placent néanmoins à l'un des niveaux les plus bas de l'échelle de dangerosité, comme Radouane Lakdim. Il est donc permis de douter de la pertinence des critères et de l'adaptation des moyens de cette surveillance si elle est incapable d'anticiper un passage à l'acte.

Placée en garde à vue
après les attaques vendredi, la compagne de 18 ans du djihadiste franco-marocain est  'fichée S' (pour 'sûreté de l'Etat" !), ont indiqué une source policière et une source judiciaire "proches de l'enquête". 

Elle était suivie par les services de renseignement avant l'attentat.
Interrogée depuis vendredi par les enquêteurs, l'islamiste en jupon (et hijab, de peur d'être frôlée ?) "manifeste des signes de radicalisation", brode sur le sujet une source judiciaire. Peut-elle ajouter qu'elle était appréciée de sa crémière et estimée de l'assassin ?

Le signalement de sa compagne se situe également à un niveau "très bas du spectre" de dangerosité, raconte une source proche du dossier et surtout du gouvernement. 
Etre fiché au pied de cette échelle n'est-il pas déjà un signe de dangerosité ? Elle a crié 'Allah Akbar" lors de son interpellation, rapporte le procureur Molins.

Un complice de Radouane Lakdim avait été placé en garde à vue vendredi. 
Il s'agit de l'un de ses amis, âgé de 17 ans et habitant dans la même cité d'Ozanam, près de Carcassonne. Il a été relâché.
Le quartier de l’Ozanam, dans lequel Radouane Lakdim vivait aussi, est connu comme réactif à la propagande salafiste qui fabrique des terroristes islamistes. 
Lakdim y avait bénéficié d'un emploi à la Régie de quartiers de la ville, organisme d’insertion dont le label est présent sur l’ensemble du territoire dans les zones défavorisées. Ses contrats - à durée très courts, environ un mois - étaient destinés à un public en marge.Lakdim  fréquentait la petite mosquée et aurait fait partie d’un noyau d’une dizaine de Carcassonnais proche des réseaux djihadistes toulousains - celui des frères Clain et de Sabri Essid, qui aurait été tué le mois dernier en Syrie, écrivent les journalistes de Libération, Rachid Laïreche et Ramsès Kefi.
"Un bâti anachronique", selon Libération
Ces deux journalistes décrivent un quartier "dont les murs, de loin, font penser à un foyer de travailleurs Sonacotra resté figé dans les années 80 et des bâtiments "ridés" ce qui n'est pas corroboré par la photo ci-dessus...
La DGSI se satisfait qu'un islamiste ne se fasse pas remarquer avant de passer à l'acte...


"Petit" délinquant, Radouane Lakdim avait toutefois été condamné une première fois à un mois de prison avec sursis en 2011 pour port d'arme prohibé, puis une seconde fois à un mois de prison ferme pour usage de stupéfiants et refus d'obtempérer en 2015. Soumis à une surveillance des services de renseignement, régulière sans être permanente, il s'est révélé être proche de la mouvance islamiste radicale, notamment sur les réseaux sociaux. Lors de son passage en prison en août 2016, Radouane Lakdim ne se fait pas remarquer.

Vendredi, quelques heures après l'attaque, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a affirmé que le djihadiste a "agi seul" et serait passé à l'acte "brusquement". 
Même son de cloche, évidemment, de François Molins, le procureur de la République de Paris, qui a confirmé la thèse gouvernementale déclarant que son suivi par les services de renseignement en 2016-2017 "n'a permis de mettre en évidence aucun signe précurseur d'un éventuel passage à l'acte terroriste".

A 16 heures, vendredi 23, Daech revendiquait les quatre assassinats et les 16 blessés.