POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est obscurantisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est obscurantisme. Afficher tous les articles

samedi 9 novembre 2019

"Contre-tribune" : 101 musulman(e)s clament leur opposition au port du voile

"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public" 

101 musulman(e)s affirment que le voile n'est pas un pilier de l'islam

L'équipe d'Iran pose avec le voile avant de déclarer forfait lors de son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011.
Equipe féminine d'Iran avant de déclarer forfait
pour son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011



Pour affirmer leur respect du principe républicain de laïcité en France,ils ont signé une tribune dans le magazine Marianne, le 22/10/2019, en réponse à la lettre ouverte véhémente publiée dans Le Monde par 90 personnalités qui appelaient à stopper la haine [sic] contre les musulmans.
"Les auteurs de "la tribune des 90" parue dans Le Monde [parmi lesquelles le comédien Omar Sy, la réalisatrice et compagne d'Adèle Haenel Céline Sciamma, la sociologue marxiste et féministe Christine Delphy, la boxeuse franco-malienne Aya Cissoko, le sociologue militant d'extrême gauche et signataire d'une précédente tribune... "Contre la pénalisation du harcèlement de rue" Eric Fassin, la cofondatrice de l'association antiraciste et féministe Les Indivisibles (qui soutient l'"intégrisme religieux", selon Caroline Fourest), Rokhaya Diallo…] demandent à Emmanuel Macron de condamner l’"agression" (interpellation par un élu) d’une accompagnatrice scolaire arborant le voile islamiste et venue avec de jeunes enfants d'âge primaire -moins de 10 ans- de Belfort à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté], ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l'amalgame. Démarche qui part d'un bon sentiment. Cependant, nous affirmons ici que c'est bien le voile qui stigmatise les femmes". "Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l'amalgame entre "des" musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et "les" musulmans tout court." 
Voile islamiste: 101 musulmans de France dénoncent « Le voile est sexiste et obscurantiste »Dans le magazine, les signataires observent que "notre pays se déchire depuis trente ans au sujet du port du voile de certaines Françaises de confession musulmane", observant que "ces femmes sont de plus en plus nombreuses, tant l'influence des prédicateurs extrémistes est très forte". Ce que nient les 90 signataires (parmi lesquels, citons encore Marina Foïs, Mathieu Kassovitz et Géraldine Nakache, l’animatrice Alessandra Sublet, la réalisatrice Tonie Marshall, les artistes DJ Snake, Nekfeu, Hakim et Mustapha Amokrane (du groupe Zebda), l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo, l’universitaire Pascal Boniface, les sociologues Zahra Ali et Sylvie Tissot, l’humoriste Guillaume Meurice, ou encore la députée La France insoumise Danièle Obono…)
En tant que "Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes", ces 101 personnes ont décidé de  "prendre la parole publiquement". "Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l'unanimité, chez 'les' musulmans", affirment-ils, ajoutant qu'il "ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes".

"Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux"

"Le port du voile est le signe ostentatoire d'une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran," affirment-ils "haut et fort". 
"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public. Faire d'elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de "subordonnées au désir supposé des hommes", ajoutent les signataires. 
"Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d'égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".
LIRE PaSiDupes - "L'humoriste Belattar menace le ministre de l'Education de Macron : Macron fait la sourde oreille : "Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93", lance l'islamiste à son ministre, impunément "

Les signataires ajoutent avoir décidé de faire désormais entendre leur voix.
Résultat de recherche d'images pour "France musulmanes voilées"
Le voile est un pilier de l'islam politique
"Les événements [les] obligent à prendre [leurs] responsabilités". "Nous ne pouvons plus rester spectateurs lointains et désabusés d'un débat qui a tant d'importance", ajoutent-ils.

Ils demandent à leurs concitoyens de soutenir "les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans". 

Ils souhaitent enfin que ne soit plus confondus "CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire [et politique] que religieux, avec tous LES musulmans".

jeudi 24 octobre 2019

101 musulman(e)s signent une tribune contre le port du voile islamique en France

Ces musulmans affirment que "voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public": sont-ils islamophobes ? 

Ces 101 personnalités musulmanes soulignent que le voile n'est pas un pilier de l'islam. 

Dans une tribune publiée par le magazine Marianne, en réponse à la lettre ouverte publiée dans Le Monde où 90 personnalités n'hésitent pas à accuser de haine contre les musulmans ceux de leurs pairs qui dénoncent le port du voile, 101 musulmans et musulmanes ont signé une tribune dans le magazine Marianne, pour expliquer pourquoi elles mettent en garde la société française
Les signataires constatent que "notre pays se déchire depuis trente ans au sujet du port du voile de certaines Françaises de confession musulmane" et observent observent que "ces femmes sont de plus en plus nombreuses, tant l'influence des prédicateurs extrémistes est très forte". Des femmes qui avaient cherché à s'intégrer, les mères et les grands-mères, auraient même repris le voile sous la pression des jeunes de leur quartier et des associations ou collectifs de la commune, une génération sous l'influence des imams, mais aussi de l'école (ses profs politisés et ses programmes orientés et sélectifs) et de l'Internet. Lire aussi dans Le Point :  Comment les salafistes endoctrinent

Ces 101 personnes ont décidé " de prendre la parole publiquement", en tant que "Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes" - c'est du lourd !. 

"Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l'unanimité, chez "les" musulmans", expliquent-ils, insistant sur le fait que ce linge "ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes".

"Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".
Ils affirment donc "haut et fort" que "le port du voile est le signe ostentatoire d'une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran". "Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public. Faire d'elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de "subordonnées au désir supposé des hommes", ajoutent les signataires, dont des féministes, rappelons-le. Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d'égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".

Les signataires en ont assez de l'emprise de l'islam radical sur la France

Préoccupés par l'imprégnation clivante de la société française, depuis  sa  vie publique quotidienne jusqu'aux sphères politique et médiatique, ils  ajoutent avoir décidé de faire entendre leur voix, car "les événements [les] obligent à prendre [leurs] responsabilités"

"Nous ne pouvons plus rester spectateurs lointains et désabusés d'un débat qui a tant d'importance", ajoutent-ils, appelant leurs concitoyens à 
soutenir "les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmanes qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans ". 
En conclusion, ils souhaitent que ne soit plus confondus "CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire que religieux, et tous LES musulmans".
"LES musulmanes ne portent pas le voile, sachez-le bien. Ce sont DES musulmanes qui le portent. DES musulmanes qui font une lecture patriarcale et faussement littéraliste du texte coranique. DES musulmanes et DES musulmans qui refusent l'intelligence de la foi, qui refusent d'allier la foi avec l'exercice de la Raison critique", précisent encore les 101 signataires.
Et d'ajouter :
"DES musulmans veulent figer l'islam dans le paradigme du VIIe siècle, celui du désert arabique, en y greffant le port d'un voile, par ailleurs inexistant dans le Coran. Ces musulmans donnent une telle importance à cet accessoire sexiste créé dans l'Antiquité, qu'ils en ont quasiment fait le 6e pilier de l'islam."

Les 101 signataires, pour qui "le voile est sexiste et obscurantiste", ne sont plus que 100

Un nom a été retiré de l'appel, l'un des signataires initiaux nous ayant informé qu'il n'avait pas donné son accord formel aux initiateurs du texte qui l'avaient inclus dans leur liste. Le texte devient donc "l'appel de 100 musulman(e)s de France" et non plus "l'appel de 101 musulman(e)s de France".

Leîla AJDIR

Aïda AKARI-CHERIF

Bahia ALAOUI

Kaoukab ALAOUI

Nader ALLOUCHE

Elise AMAIRI

Fatty AMINE

El Mahdi AOUS

Karim AZAIZ

Khadija AZZAOUI-IHDA

Habib BARKIA

Nadia BARO-IHIOUI

Naïma BELALOUZE

Rachida BELHAJ

Nadia BENABDALLAH

Aïcha BENABDELJALIL

Kamel BENCHEIKH

Messaouda BENIA LATRECHE

Nadia BENMISSI

Zaïnab BENSOUILAH

Nadia BENYOUCEF

Yassine BERRADA

Najiba BERRADA

Afafe Elyssa BESSA

Naëm BESTANDJI

Zohra BITAN, cadre de la fonction publique territoriale, et membre des 'Grandes Gueules', émission radiophonique de débat d'actualité, diffusée quotidiennement sur RMC

Samy Mahmoud BOUACHOUR

Nathalie BOUDHABAY

Fadela BOUHOUCHI

Catherine BOUNOUAR

Noura BOUNOURI

Leïla BOURAS

Kaci BOURICHE

Massi BOURIF

Nesrine BRIKI

Hassen CHALGHOUMI, religieux franco-tunisien, président de l'association culturelle des musulmans de Drancy, qui gère la mosquée Al-Nour dont il est l'un des imams

Malika CHELALI

Mohamed Salah DJAROUD

Nassira DJENASSE-GUERID

Nadia DOGHMI

Hocine DROUICH

Lalia DUCOS

Redouan ELAB

Sylvette FERRARA

Jean-Marc Abderahmane FERRY

Myriam FILALI MAIN

Yasmina FLAIOU-KOUCHNIR

Rabia FRANOUX MOKHLESSE

Jiji GAYANEH

Nora GHEMMOURI

Smain GOUDANE

Ziad GOUDJIL

Omar GOUSMI

Mohamed GUERROUMI, coraniste et délégué régional à l'instance nationale de dialogue avec l'islam

Asmaa HACENE

Rachida HAMDAN

Hassan HAMITOUCHE

Keltoum HARMOUZ

Hinda HASNI

Sälin HELAR

Zahra HOUARI

Marie-Myriam IBN ARABI

Craima IKHLEF-GONZALEZ

Mehemet KAZ

Francoise KENNICHE

Nadia KONDREK-BAOUZ

Abla KOURZI

Julie KOURZI

Ibtissame Bentty LACHGAR

Faiza LAHLOU

Abdallah LAKROUF

Aziz LAMRANI

Eve LIVET, journaliste (affaire Omar Raddad)

Mohamed LOUIZI

Nadia LOUIZI

Fouziya MEDOUKALI

Abdelghani MERAH, militant algérien en lutte contre l'islam radical et frère aîné du terroriste Mohammed Merah

Samira MICHMICH

Fadila MIMOUNI

Chadia MLAHFI

Nadia NAIB

Nora NAIB

Saida NAIB

Kaoukab OMANI

Mohamed OMRI

Daouda OUATTARA

Dounia OUCHALLAL

Maria OUDGHIRI

Najoua RACHED

Malika Taous RAHMANI

Michel RENARD, historien

Fouad SAADY

Yassine SADJI

Hubert Youssef SAGE

Najet SAIDI

Djamila SANGAN

Wacyl SAOULI

Abdelaouhed SEDJARI

Mia SLAOUI

Mouna SLAOUI

Khaled SLOUGHI

Assia SMAIL

Zineb TIJANI

Mounia ZAIMI

Nadia ZIRI

vendredi 22 décembre 2017

Des associations imposent leur point de vue au festival de Dunkerque

'La Nuit des Noirs' du Carnaval de Dunkerque est menacée

L'obscurantisme s'étend sur la France

Communautarisme paramilitaire
Alors que le festival de Dunkerque célèbre les 50 ans de sa 'Nuit des Noirs', le 10 mars, la "brigade anti-négrophobie" a frappé en interdisant le grimage d'un groupe de "carnavaleux".
Un déguisement en noir du carnaval.
Le blackface  est tabou
Facebook a servi de support au lancement de la polémique par des associations anti-racistes, à laquelle participe l'extrême gauche et fait écho une certaine presse sous emprise du politiquement correct qui muselle les media et formate les esprits. 
Après le "blackface" d’Antoine Griezmann, qui a dû exprimer des excuses pour s'être grimé en noir, la "brigade anti-négrophobie" entend mater le festival en lui interdisant de se peindre le visage en noir. 

Menace sur une tradition en terre socialiste. 
Pascal Bonne, Tambour major, figure emblématique du carnaval de Dunkerque, ne comprend pas cette polémique. Il dit son écœurement par les accusations de racisme et s'inquiète des menaces de morts dont le groupe de "carnavaleux" a été la cible dans des commentaires sur les réseaux sociaux. "On se grime en noir, en blanc, ou en n’importe quoi. On ne s’est jamais moqué de qui que ce soit. Il y a quelqu’un qui a allumé la flamme et voilà, on nous tape dessus sans savoir ce qu’est notre tradition. Mais de quel droit ? C’est incompréhensible, je ne comprends pas."

Terrorisme vertueux
 
Le pire, ce sont les menaces", déplore-t-il. "On en est là, c’est bien bas. A ce moment-là, demandons-nous d’arrêter notre carnaval... C’est inimaginable, et on ne le fera pas. Il ne faut pas l’annuler pour ne pas laisser gagner ce genre d’individus. On fera tout pour que cette soirée existe".

Colère noire de Français aux traditions menacées par l'Afrique immigrée

Résultat de recherche d'images pour "negre blanc"
Jusque là méconnue, la Brigade anti-négrophobie s'est pourtant déjà illustrée en 2014 dans son combat contre l'exposition polémique "Exhibit B", exposition très controversée sur la reproduction d’un "zoo humain", tels qu’ils existaient au XIXe et début du XXe siècle, il y a donc plusieurs siècles.
Or, ce collectif radical, qui voit partout du racisme anti-Noir, n’a pas de locaux, pas d’adresse administrative et pas de site internet. Il Sans son compte Facebook, il serait clandestin. Il s'y accumule  des dizaines de messages et d’anecdotes répertoriant les actes racistes supposés dont seraient victimes des anonymes et des activistes grimés, en France et dans le monde. La Brigade anti-négrophobie, qui s'est choisi une dénomination militaire, est donc un collectif plutôt nébuleux, récemment propulsé sur le devant de la scène médiatique à la faveur de son engagement contre "Exhibit B".

Des militants antiracistes s’en prennent à un spectacle antiraciste !

Foulard pro-palestinien
En novembre 2014, en début de soirée, ses membres ont participé à une manifestation musclée organisée devant le théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis qui accueillait l’installation du plasticien  sud-Africain Brett Bailey,  un Blanc, alors montrée dans le monde entier depuis deux ans, mais en butte à une pétition demandant son annulation à Paris, après une polémique à Londres en septembre, avant que les pétitionnaires aient pu la voir.  
Une autre manifestation a eu lieu dans Paris 19e, le 7 décembre 2014.
Une actrice dans "Exhibit B" de Brett Bailey, lors d'une représentation au Festival d'Avigon en 2014Exhibit B, qui avait déjà scandalisé les spectateurs du Festival d'Avignon en 2012, était ainsi ressorti sous la présidence de François Hollande et avec l'assentiment de Fleur Pellerin, sa ministre, bien qu'il mette en scène dans des tableaux vivants, avec beaucoup d'émotion, des "indigènes" tels que les exposaient à l'époque en occident les foires et les expositions coloniales.

Quelle était la motivation des deux directeurs de théâtres 
qui ont programmé l'installation, le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis, PCF (27 au 30 novembre 2014) et le Centquatre à Paris 19e, PS, (rue d'Aubervilliers, du 7 au 14 décembre 2014), lourdement subventionné par la Ville de Paris, socialiste ?
Bien que ces lieux soient hautement communautaristes et peu fréquentés par les Blancs visés, "programmer Exhibit B est un acte responsable", soutinrent Jean Bellorini, directeur du TGP, et José-Manuel Gonçalvès, directeur du Centquatre. Ils avaient déclaré que ce manifeste anti-raciste "touche droit à l'âme, dans sa conscience et bien au-delà", clairement déterminés à faire le buzz, voire mettre le feu aux poudres en milieu sensible.

Cas d'albinisme africain
Aux côtés d'autres associations, ils se sont insurgés contre cette "performance artistique" ['performance' est un terme adapté en anglo-américain, mais incongru en langue française] mettant en cage des figurants noirs pour faire réfléchir l’homme blanc sur son passé colonial, période non vécue par la plupart des manifestants. 
Ce soir-là, plusieurs vitres du lieu culturel ont volé en éclats devant les caméras de télévision. Les InRocks écrivit le 9 décembre : "Deux cents personnes manifestent dans le calme et dans le froid devant le CentQuatre".

Se distinguer des autres associations antiracistes
"Nous avons parlé d'annulation, car nous avons voulu ouvrir le débat", clame Franco, porte-parole du collectif qui instrumentalise Exhibit B. Il dirige la Brigade anti-négrophobie, collectif qui s'est mobilisé aux côtés des 'Indigènes de la République' et de l'Ausar, Collectif des associations unies et solidaires pour l'Afrique et sa renaissance.
On connaît Les Indigènes de la République, association apparue en 2005,puis mouvement politique et parti politique, se définissant comme antiraciste et décolonial. L'hebdomadaire Marianne a accusé le mouvement de distiller un discours fondé sur "la rancœur et la haine". Différentes sources qualifient le PIR d'antiféministe, antisémite, homophobe identitaire, islamo-gauchiste, racialiste, ou encore racisteL'une de ses porte-parole, Houria Bouteldja, a reçu en 2014, le prix du "combat contre l'islamophobie" de l'Islamic Human Rights Commission, une organisation considérée comme islamiste et pro-palestinienne "proche du Hamas, tête de pont du lobby khomeiniste" selon plusieurs journalistes ou militants dont Caroline Fourest. 
Bouteldja est une salariée de l'Institut du Monde arabe. "Mohamed Merah, c'est moi, et moi je suis lui," a-t-elle pourtant déclaré.

Quant au BLMFrance (Black lives matter) 
Résultat de recherche d'images pour "BLMFrance"
qui organisa le 15 octobre 2016 des discussions, projections et lectures nous montrant "quel héritage pour nous, noirEs en France et comment faire le lien entre les différentes mémoires des luttes de la diaspora noire et afro-descendante", il fut au coeur névralgique du mouvement hostiles aux forces de l'ordre dans l'affaire Traoré.
Une interrogation de BLMFrance que ne renieraient pas les trotskistes
Les membres de la Brigade anti-négrophobie revendiquent ouvertement leur radicalitéjouant sur leur stature, leur uniforme noir de miliciens et leur nombre "intimidants", mais se défendent de toute violence. "On inspire la peur, oui, mais c’est normal. Tous les mouvements de révolte portés par les Noirs ont toujours été diabolisés", explique Franco, leader et porte-parole du collectif. "Prenez les Negmarrons [esclaves en fuite], par exemple. Ils étaient comparés au diable." Il s'agissait des "esclaves fugitifs" mais, avant eux, le terme désignait les Blancs qui fuyaient leurs mauvaises conditions de travail...
Franco, le meneur
Quel est donc ce mouvement qui se définit autant comme une association antiraciste que comme un "mouvement de révolte" ? Difficile de répondre à cette interrogation, car les membres de la "Brigade" (dont le nombre est lui-même gardé secret pour ne pas renseigner les services de renseignement), sont fuyants, une caractéristique commune à toutes les sectes et organisations révolutionnaires.

Paranoïaque, ce collectif ? "Non, vigilant, plutôt", corrige Franco. 
Résultat de recherche d'images pour "chocolat  omar sy"
Film français sorti en 2016
"On était pas bien placés dans l’échelle de la discrimination. C’est pour ça qu’on a décidé de créer le collectif", ajoute-t-il. Née en 2005 à la suite de plusieurs actes "négrophobes" - parmi lesquels l’affaire du texto raciste envoyé à l’ex-humoriste Dieudonné sur "les odeurs des Noirs" -, la Brigade anti-négrophobie a tout de suite voulu se distinguer des autres collectifs antiracistes (Cran, la Licra, SOS Racisme...), que le collectif dénigre, les qualifiant d’associations "de façade". Car Franco a une idée bien précise de son combat : il ne veut pas lutter contre le racisme, mais contre la "négrophobie". Le  communautarisme du collectif est donc revendiqué. "Comme si toutes ces associations comprenaient toutes les formes, toutes les composantes du racisme qui existent : anti-Arabes, anti-Noirs… Comme s’il n’y avait qu’un remède pour tous les maux." Aucun, hormis la révolution ?
DES MEMBRES DE LA "BRIGADE"
Représentation forte des femmes
Une association "dangereuse"
Le credo de Franco fait bondir la LICRA, association internationale de lutte contre le racisme et l’antisémitisme : trop généraliste et inclusive? Qu'en pense le MRAP, dont est dénoncée la dérive vers un communautarisme musulman ?

La Brigade anti-négrophobie, "c’est un collectif communautariste, et c’est là tout le problème.
Les associations antiracistes sont universalistes, elles ne hiérarchisent pas le racisme. La Licra, par exemple, est née en 1920 dans un contexte fortement antisémite, mais elle a ensuite évolué après-guerre. Les victimes avaient changé. Il y a eu la décolonisation, la guerre d’Algérie…", explique Alain Jabukowicz, son président, qui dénonce la douteuse compétition victimaire et mémorielle dans laquelle s’est engagée la Brigade.
"Est-ce que la mémoire des victimes de la Shoah est plus importante ou moins importante que celle des victimes de la traite négrière ? Cette association n’est pas illégitime mais elle est dangereuse. Elle conduit à ce genre de raisonnements. Elle ne tend pas au ‘vivre ensemble’ et elle ne s’appuie pas sur le modèle républicain", souligne Alain Jabukowicz.

Surtout, elle rejette le modèle républicain. 
La Brigade anti-négrophobie ne croit pas au modèle français puisqu’elle est intimement persuadée que la France est un État "fondamentalement raciste", lâche sans hésiter Franco, au bout du fil. "L’Education nationale, par exemple, est un outil de propagande qui met toujours les mêmes en haut de l’échelle des races et des classes et toujours les mêmes en bas […] en faisant disparaître les Noirs des livres d’Histoire," caricature-t-il. […] Ça ne nous intéresse pas d’être reconnus par un État qui ne nous considère pas.

Malgré sa haine, la Brigade reçoit le soutien de certains militants antiracistes. John Mullen, par exemple, porte-parole du collectif anti-Exhibit B, défend ce sulfureux mouvement. "Ils ont travaillé avec nous depuis deux mois; ils n’ont jamais été violents. Ils ont même donné l’ordre de laisser les visiteurs rentrer dans le théâtre [à Saint-Denis, jeudi 27 novembre, pour voir l’exposition Exhibit B]", explique l’universitaire anglais à Rouen, auteur d'une Histoire 'du syndicalisme britannique'. "Je suis déçu qu’on les présente comme des gens violents et extrémistes," susurre-t-il.

Qu’en est-il alors de ces "rencontres" de Franco, de ses "meetings", dans les années 2005, aux côtés de l’ex-humoriste antisioniste Dieudonné et du militant Kémi Seba, leader de Tribu Ka, prônant ouvertement la suprématie noire ? Franco les a bien côtoyés, mais il refuse de commenter ces entrevues : il ne les cautionne, ni ne les condamne. "Nous avons des accords et des désaccords mais je refuse de me prêter au jeu de la division avec le ‘bon Noir’ et le ‘mauvais Noir’, ça ne m’intéresse pas", répète-t-il.
Franco "fait le jeu de l’extrême-droite", s’inquiète le président de la Licra. Défendre la cause noire, ce n’est pas être anti-Blanc, mais défendre la cause noire sans condamner les relents antisionistes des uns et les idéologies douteuses des autres, c’est flirter avec l’idée nauséabonde qu’il existerait une possible incompatibilité raciale. "Et une possible incompatibilité de mémoire collective", met en garde Alain Jacubowicz. "C’est vraiment très inquiétant… Comme si l’antisémitisme n’était que l’affaire des juifs et l’esclavage que l’affaire des Noirs…"