POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

jeudi 29 juin 2006

Jospin atomise le PS.
Le panier à crabes socialiste est en émoi à l’annonce du retour de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin sur la scène politique pour les Présidentielles. Au lendemain de la publication d'une longue tribune dans le quotidien Le Monde, où il avait défini "les enjeux" du scrutin de mai prochain, il est sorti de sa tanière pour apparaître, sur TF1, chez Bouygues. Le marigot PS commence à s’agiter et les camarades à se dévoiler…
Réactions de candidats socialistes : ils ne cachent pas leur joie!
- L’ineffable Maréchale Royal-Me Voilà-M’As-tu-Vu ne manque pas de souffle. "Les socialistes sont en train d'adopter leur projet, voté à plus de 80%. Lionel Jospin, qui est une voix autorisée, est bienvenu en appui de ce projet comme il le fait". Elle ajoute sans faiblir : "En 2007, on aura besoin de tout le monde pour faire en sorte qu'une page soit tournée "
Elle révèle ainsi le fond de sa pensée en indiquant que le PS n’a pas partie jouée, puisque personne ne sera de trop pour la conquête du pouvoir, comme le souligne aussi le subjonctif et considère donc Yo-Yo comme un supplétif pour faire nombre.
Il ne faut pas que le ‘vieux sage’ –c’est elle qui le dit, sans le penser- se fasse d’illusion, car "c'est celui ou celle qui sera le mieux placé le moment venu qui remportera les suffrages des militants du Parti socialiste", ajoute-t-elle. Or, tous les socialistes sont d'accord pour estimer que M. Jospin ne peut être candidat à l'investiture que si François Hollande lance un appel en sa faveur. Il va y avoir du tirage entre les concubins républicains…
- D’jack Lang parle encore pour ne rien dire : "C'est un homme dont l'autorité morale compte et comptera", avant l'intervention de Lionel Jospin lors du journal de 20h sur TF1. Ce qui sonne comme un éloge funèbre.
- Dominique Strauss-Kahn : "Je ne fais pas de commentaire sur ce que je n'ai pas vu et je ne l'ai pas vu", a-t-il déclaré en descendant de l'estrade tendue de rouge de son meeting au Gymnase Japy du XI° arrondissement. Mais son principal lieutenant, Jean-Christophe Cambadélis, ex-mis en examen amnistié comme DSK, s'est chargé du coup en vache confraternel. Lionel Jospin envisage d'être candidat, "vous parlez d'une nouvelle!", s'est exclamé le député de Paris, visiblement agacé. Il dit même mieux encore : "Il y a des gens qui l'envisagent et puis il y a des gens qui combattent pour" […] "En attendant la campagne continue".
La gauche est plurielle, à commencer au PS:
- Le député européen socialiste Pierre Moscovici "ne souhaite pas son retour". Reconnaissant, l'ancien ministre chargé des Affaires européennes de Jospin a martelé que "ce n'est pas un acte de candidature qu'il a fait: il a expliqué que, si les circonstances l'exigeaient, il pourrait l'être". Mais "je ne sais pas de quelles circonstances il parle". Il n’est pas vif !
« Tous ensemble ! » Comme si ce n’était pas clair, le camarade socialiste surenchérit sur ses propres amabilités : Le vice-président du Parlement européen "a la conviction que si c'était un de ses anciens ministres des Finances Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius, ou le Premier secrétaire du PS qui étaient en leadership, il [Jospin] ne se serait pas exprimé de cette façon-là". "Ce n'est pas un problème personnel mais c'est parce qu'il a la sensation que l'offre politique n'est pas la bonne". Que voulez-vous ajouter à ça?
Avant l’arrivée du camarade Lionel dans le fief du brillant Balou-Daniel Vaillant, l'un de ses plus fidèles alliés socialistes, Bertrand Delanoë, Elisabeth Guigou s’étaient éclipsés du restaurant de la Rue Sainte Rustine (ou Saint-Rustique, à vrai dire) à Montmartre après qu’il ait fait sa déclaration à TF1. « Tous ensemble ! » Ah, ce n'est plus l'heureux temps du CPE...
- Jean-Pierre Chevènement, le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a estimé mercredi que "Lionel Jospin aura de la peine à représenter l'électorat de gauche" à la présidentielle 2007. Ce qu’il démontre illico : "J'en reste aux déclarations qu'il a faites au soir du 21 avril 2002, je ne m'aventure pas dans les spéculations" sur un retour de l'ancien Premier ministre socialiste, a-t-il souligné sur France-2. Il a pris un coup de vieux.
Et pour ne pas être de reste : L'ancien député a répété qu'il "n'exclut pas" de se présenter à la présidentielle "pour porter le projet républicain qui seul peut sortir le pays de la très grande difficulté dans laquelle il se trouve". Et un de plus !
Les ravis de la "Jospinie"
Une quarantaine de dirigeants PS, dont Jean Glavany –qui l’avait si bien conseillé (photo), Annick Lepetit, Claude Alègre ou encore Manuel Valls, ancien porte-parole de Lionel Jospin à Matignon, sont tombés en pamoison.
Le député de la Drôme, Eric Besson, et Pierre Schapira, député européen et conseiller de Paris, dont le soutien est précieux (!), reprennent goût à la vie …
"On était une petite dizaine à entretenir la flamme", confie le député de l'Isère, André Vallini, membre PS de la commission parlementaire dans l’affaire d’Outreau. C'est honorable, à peine 10 sur 150!... "Moi, je n'ai jamais fait mon deuil de Lionel Jospin. J'ai toujours pensé qu'il pouvait revenir". Au secours, Jospin revient!
Pourquoi Jospin? "Il a une histoire, comme François Mitterrand l'avait et ça, ça compte", explique Bernard Poignant, député européen également recasé par Jospin (photo). Pourquoi maintenant? "Il est probablement l'homme qui aujourd'hui peut assurer le meilleur passage d'une France à une autre". Il a en effet une histoire trotskiste et aussi un bilan : c’est poignant ! Il ajoute : il faut "à tout prix" utiliser la popularité de Ségolène Royal pour "faire gagner la gauche". Marie-sEGO, royal tremplin de Yo-Yo !
"Il ne faut pas griller les étapes", dit-il prudemment. Comment faire? Il est déjà grillé !
C'était "une rencontre conviviale amicale avant les vacances, voilà c'est tout, il n'y pas de conclusion autre à en tirer", lance Balou-Daniel Vaillant, sans rire.
L'ancien Premier ministre, qui avait annoncé au soir de sa défaite du 21 avril 2002 qu'il se retirait "définitivement de la vie politique française", tient parole... et se pose ainsi en challenger potentiel de Ségolène Royal, candidate favorite des médias, selon les sondages qui par ailleurs donnaient Jospin vainqueur!
Conflagration générale annoncée au PS! Ce n'est pas une rumeur: ce sont eux qui le disent.
PS: avec Jospin, on fait du neuf avec du vieux.
Il l'a annoncé, battu et ravi, il en redemande:
YO-YO est de retour...

Hallucinant! Il incarne la France battante et...gagnante, le 'désir d'avenir' annoncé par la Maréchale Royal Me-Voilà-M'As-tuVu(e); la jeunesse socialiste se reconnaît déjà en lui, l'espoir renaît.

mercredi 28 juin 2006

Qui finance la Maréchale Me-Voilà-M'as-tu-Vu?
On sait déjà qu'elle n'a pas d'idées personnelles et que Jacques Attali est l'un des souffleurs de son texte.
Elle n'est qu'en pré-campagne et déjà le chiffrage de ses frais doit être impressionnant. Qui finance ses déplacements, sa garde-robe, son teinturier expert-ès-détartage et son esthéticienne?
"Réussir ensemble le changement"? Affligeant!
Ils sont incompétents et ça se sait...
Le projet du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007 n’est jugé ni réaliste, ni ambitieux, ni imaginatif par les électeurs, selon un sondage BVA pour L’Express rendu public mercredi.
L’ensemble des sondés porte un jugement
Défavorable : 65% déclarent qu’il ne donne pas envie de voter ; tandis que les sympathisants du PS sont favorables à seulement 55% ; d’ailleurs, 37% d’entre eux pensent qu’il ne donne pas envie de voter ;
L’ensemble des sondés trouve qu’il est :
- Différent de celui de la droite ?
-Très peu : 52%
-Très différent : 36%
-Pas Réaliste : 60%, contre 58% pour les sympathisants ;
-Pas ambitieux : 65%
-Pas imaginatif : 65%
(La sondage BVA a été réalisé par téléphone les 23 et 24 juin auprès d’un échantillon de 956 personnes sélectionnées par la méthode des quotas.)
Le projet validé le 23 juin par les militants socialistes propose notamment de
-généraliser la réduction du temps de travail,
-porter le salaire minimum à 1.500 euros bruts en cinq ans,
-se prononce pour le droit au mariage et l’adoption pour les couples homosexuels.

Le gouvernement y a trouvé du grain à moudre à l’Assemblée Nationale, cet après-midi.
Ainsi, Xavier Bertrand, le ministre de la Santé, a ironisé en jugeant ce sondage "intéressant" et a ajouté qu’ "en matière de santé si on veut avoir des informations sur les projets des socialistes, il ne faut certainement pas se tourner vers le projet socialiste, parce qu'il n'y a rien dans ce projet sur la santé!".
Or, le gouvernement prouve ce qu’il avance, ce qui change des procédés socialistes : "Nous, on baisse la dépense publique en finançant nos priorités, pendant que le projet socialiste nous annonce 115 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires", a renchéri le ministre délégué au Budget Jean-François Copé.
Il a enfoncé le clou en lançant que le PS "allait faire ce matin une conférence de presse pour dire que j'avais tort" sur ce chiffrage. "Et bien figurez-vous que la conférence de presse du Parti socialiste pour dire que j'avais tort, elle a été annulée!". MALAISE…
François Goulard (Enseignement supérieur et Recherche) devait "constater" à son tour "qu'en période de préparation d'un programme électoral socialiste, vos élans dépensiers ne connaissent aucune limite".
Car le sondage BVA n’indique pas que l’une des causes de l’insatisfaction des électeurs, comme des militants, est le chiffrage irresponsable du projet croupion :base consensuelle faite pour être violée, il est pourtant fort peu étoffé. Qu’adviendra-t-il lorsque le candidat sera désigné, qu’il ne se sentira pas lié et se lâchera ?

lundi 26 juin 2006

TOUS les combattants de Verdun à l'honneur.
Sur le site de Verdun hier dimanche, le Président de la République a rendu hommage à la nation française diverse dans ses origines, mais rassemblée pour "faire face, tenir jusqu'au bout" lors de cette bataille emblématique des horreurs de la guerre moderne.
Le président a souhaité saluer les combattants musulmans engagés dans la défense de la République en inaugurant un mémorial dédié "Aux soldats musulmans morts pour la France". Ce mémorial de style mauresque et surmonté d'une Koubba (coupole) est édifié près du carré comprenant 592 tombes musulmanes orientées vers la Mecque, devant l'ossuaire de Douaumont, symbole de la bataille de Verdun où périrent en 1916 quelque 300.000 soldats français et allemands, tandis que quelque 70.000 -sur les 600.000 tirailleurs, goumiers et spahis, venus du Maghreb, d'Afrique noire et de Madagascar, enrôlés sous l'uniforme français- ont péri sur les champs de bataille de 14-18.
Le président du Conseil français du culte musulman, Dalil Boubakeur, s'est félicité de cette "réponse officielle, d'avenir, pour une plus grande intégration de la communauté musulmane, une communauté française à part entière, au moins par le sang versé".
"Cette cérémonie nous rappelle aussi qu'à ce moment de son histoire, à Verdun et pour Verdun, la nation française a su se rassembler, faire face, tenir jusqu'au bout", a dit M. Chirac. "Le citadin et le paysan. L'aristocrate et l'ouvrier. L'instituteur et le curé. Le républicain et le monarchiste. Celui qui croit au ciel et celui qui n'y croit pas. Toutes les conditions, toutes les opinions, toutes les religions sont à Verdun (...) toutes les provinces de France et toutes les origines", a-t-il souligné.
Il a affirmé que "l'armée de Verdun, c'était l'armée du peuple". "Tout le peuple y prenait sa part. C'était la France dans sa diversité", a-t-il dit, ajoutant: "La République a résisté au choc inouï de la Première guerre mondiale grâce à la volonté admirable de ses soldats-citoyens".

samedi 24 juin 2006

Exemple de parti-pris de L’EXPRESS.
Ecoutez simplement le commentaire à l’emporte-pièce du site internet de L’EXPRESS, pour noter le ton et l’accentuation de certains mots, ainsi que le lexique partisan :
Pour ouvrir la video, CTRL+clic gauche (Sinon, copier-coller) :
provoquer’ et ‘déclencher’ sont des termes arbitraires : le Premier secrétaire du PS pose une question provocatrice en accusant sans honte le gouvernement sur EADS (le cas Forgeard et le retard de l’Airbus A380). Il suscite la réaction naturelle de Villepin qui oppose la vérité des faits, sur le ton légitime de l’indignation. En effet, EADS est une entreprise de droit néerlandais dans laquelle , à la date de janvier 2004, plus de 34 % des parts sont détenues par des investisseurs privés : Daimler Chrysler et le holding français Sogeade (regroupant le groupe Lagardère et l'État français) chacun en possédant plus de 30%, tandis que le holding d'État espagnol Sepi possède environ 5,5 % des actions. EADS n’est donc pas une entreprise française nationalisée. Le gouvernement exerce une responsabilité non pas pleine et entière, mais partagée, à hauteur de moins de 1/3 seulement. Hollande ne connaît pas ses dossiers et L’EXPRESS aurait pu -et dû- relever son incompétence ; mais le magazine est-il lui-même aussi incompétent que partisan ?
colère’ et ‘violemment’ sont des termes subjectifs considérant la mascarade socialiste sous les caméras. Cette terminologie à nouveau simpliste et partisane est elle-même violente. Elle trahit la confiance de l‘internaute en occultant la vérité, orientant et biaisant son jugement avant qu’il puisse prendre du recul. Ca s’appelle de la manipulation.
La mission du journaliste consiste enfin à engager les députés UMP à la fronde comme cinq foireux frileux parmi eux qui sont très incertains dans leurs circonscriptions.
Ni le Premier secrétaire PS, ni L’EXPRESS, le magazine godillot, ne savent que le pacte d’actionnaires EADS a été défini par le gouvernement Jospin, en 2000. Les compères ignorent tout de l’action passée du gouvernement socialiste qu’ils soutiennent aveuglément, mais portent des accusations et des jugements qui engageraient leur responsabilité, si le mensonge et la calomnie étaient haïssables dans la morale politique socialiste. La couardise et/ou le calcul des élus de la majorité, qui ne se mouillent pas, favorisent cet état de chose et risquent de coûter très cher, les élections venues.
Rappelons que L’EXPRESS sert de niche à des chroniqueurs ‘non engagés politiquement’, tels Claude Allègre ou Jacques Attali ((photo gauche) conseiller officieux de la Maréchale Royal) qui ont servi Mitterrand ou Jospin, et à des journalistes ‘neutres’, tels Jean-Marie Pontaut (photo droite) et Gilles Gaetner, auteurs poursuivis pour leur livre à charge Règlement de comptes pour l'Elysée. Aucun rapport donc avec le réglement de compte agressif du commentaire de cette video commise par un magazine manifestement indépendant!

Le commentaire est un stratagème de nature à distraire l’opinion de ce qui importe, c’est-à-dire le fond mensonger des propos inconséquents du leader PS. L’EXPRESS est coupable de collusion et de désinformation. Mais la liberté de la presse couvre ce genre d’exaction.
Il est symptomatique du déshonneur de l’opposition socialiste qu’il faille souligner contre les médias que le gouvernement a deux exigences que le PS ne partage pas : ‘l’exigence de vérité’ et ‘l’exigence de bonne gestion’.
Les deux mamelles du PS sont en revanche la calomnie et la démagogie.

vendredi 23 juin 2006

PS: Cambadélis profère des menaces au Premier ministre en pleine Assemblée nationale

Cambadélis, des manières de voyou
Etre élu n'est pas nécessairement une garantie: cet élu est un type dangereux. Il ne se maîtrise pas: nous l'avons déjà vu, au nom de la démocratie, menaçant le chef du gouvernement de son poing républicain!
Une autre photo, que voici, le montre pointant un doigt vengeur sur le Premier ministre.

Vengeur, car ce socialiste se croit des droits que le peuple n'a pas: rappelons-nous qu' il plumait la MNEF et qu' il a été reconnu coupable: c'est la morale socialiste! Et nous n'avons pas le son!

Il faut regretter que Riton Emmanuelli s'emporte vite et se croie encore au temps des actions anti-CPE, qu'il a animées ; mais l'Assemblée n'est pas la rue, Monsieur l'élu de la nation... L'Ariégeois du PS dénommé Bonrepaux (le mal-nommé -photo de gauche!), qui se donne volontiers en spectacle, n'était pas mal non plus dans le genre pitbull: vous le voyez vociférer et a besoin d'une bonne cure de repos à AX-les-Thermes. Mais, à en croire les médias, Villepin n'a aucunement été agressé, il n'a aucune raison de prendre le PS pour ce qu'il n'est pas: républicain! On en a la démonstration et nous pouvons croire la presse sur parole.

Aucune mesure disciplinaire à l' encontre de ce démocrate n'est encore annoncée... Son exemple ne va pas manquer de susciter des vocations d'incivilité dans les quartiers et les lycées. Les profs n'ont plus qu'à ouvrir l'oeil. La Maréchale Marie-sEGOlène Royal M'As-tu-Vu(e)-Me-Voilà va-t-elle saisir l'occasion de passer de l'incontinence verbale à l'action?

Hollande, provocateur outragé.
Plutôt que de lire les papiers partisans de la presse française, observons-les dans leurs oeuvres.
Tentative de putsch?
On remarque que le meneur des agitateurs est le premier secrétaire et non pas un des agités pathologiques qui se distinguent habituellement.
J.M.Ayrault, son porte-documents président de groupe, se tient respectueusement -et prudemment- derrière: il fallait suivre le mauvais exemple du boss et l'empreinte du CPE est encore palpable...


Les propos du chef du PS ne tiennent pas la route: ils sont démentis dans l'instant par son comportement irrespectueux des institutions. Voilà -comme il l'affirme sans rire- des élus qui valent nettement mieux que tel ou tel membre non élu du gouvernement...

jeudi 22 juin 2006

Provocations,calomnies et agressivité du PS: VOYEZ..
Si vous souhaitez vous faire une idée personnelle sur les incidents de l'Assemblée Nationale du 20 juin 2006, voici les preuves des provocations de Hollande. Vous noterez qu'il accuse le Premier ministre de la France -comme dirait Fabius- d'irresponsabilité: ça valait bien une réaction appropriée.
Vous constaterez que l'arrogance du Premier secrétaire justifie parfaitement la réaction de fermeté du Premier ministre qui ne peut laisser le PS aligner des contre-vérités et des affirmations subjectives qu'il conviendrait de démontrer! Les chiffres pourtant publiés démontrent à l'évidence, sauf à être autiste ou de mauvaise foi, que le gouvernement obtient des résultats tout à fait positifs.
Vous noterez que le PS est irrité que des journalistes proches et troubles puissent avoir à se justifier de leurs publications sur l'affaire Clearstream. Le PS ne supporte pas qu'on lui résiste... Hollande manque de maîtrise de soi et perd son sang-froid!
Le film des événements (9mn24) est visible avec un double clic sur le lien hypertexte en rouge ci-dessous. Si ce lien ne fonctionnait pas, l'adresse (les espaces doivent être comblés avec des 'underscores' : _) peut être copiée-collée, puis placée dans la fenêtre habituelle http:// avant de cliquer OK.
Le document souligne l'injustice des commentaires hostiles dont fait l'objet le gouvernement.

http://permanent.nouvelobs.com/dossiers/documents/hollande_villepin_incident_assemblee.wmv
Si maintenant vous voulez des preuves en photos de l'agressivité des députés "démocrates et républicains" du PS, ouvrez bien les yeux.
Pas d'agressivité socialiste stigmatisée par la presse, n'est-ce pas; seulement les propos d'un Premier ministre responsable de l'action de son gouvernement qu'il ne doit pas en solidarité laisser traîner dans la boue par la calomnie négationniste des assoiffés de pouvoir.

Pourtant celui qui menace du poing le chef du gouvernement est le "démocrate" socialiste Cambadélis. Une sanction disciplinaire s'impose, Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale.
Voyez et n'oubliez pas que les médias portent leurs projecteurs où il veulent et où ça arrange la gauche, sans aucune moralité professionnelle....

Liberté de la presse, qu'ont-ils fait de toi?

mercredi 21 juin 2006

Lyncheurs PS paranos.
François Hollande
donne des coups, mais se plaint à la maîtresse quand il rencontre de la résistance : il confond cour de récréation et Assemblée Nationale. Irresponsable, nous le savions, mais il est clair désormais, qu’il est susceptible.
Faits et réactions :
Dominique de Villepin a fait de la peine au P’tit Hollande et ses petits camarades députés socialistes en dénonçant "la lâcheté" d'un Premier secrétaire qui l'interpellait sur le supposé délit d’initié du patron français de l’européenne EADS. Le PS réclame désormais des "excuses" au Premier ministre et menace de boycotter les prochaines séances de questions au gouvernement –la politique du PS se réduit à la menace et au chantage systématiques.
Hollande ne se sent plus. "Il a parlé d'irresponsabilité générale, il en a appelé à la démission du gouvernement, il a mis en cause personnellement le président (Jacques Chirac) et le Premier ministre sur la seule affaire de la gouvernance d'EADS".
"Il est des moments dans la démocratie où on ne peut pas dire n'importe quoi", lui a rétorqué M. de Villepin. Quoi d’extraordinaire ? […]"Je dénonce, M. Hollande, la facilité et je dirais même en vous regardant la lâcheté qu'il y a dans votre attitude".[…] "Je le redis: la lâcheté", a-t-il répété. Les Français ne pensent pas autrement. Ils ont remarqué que le PS utilise les mêmes ficelles et crée des problèmes là où il n’y en a pas. Le harcèlement continue grâce aux médias qui ont cause commune : nous notons les adjectifs ‘violemment’, ‘brutalement’ qu’ils appliquent systématiquement au Premier ministre.
Le Nouvel Observateur décrit la scène: Son discours est alors devenu quasiment inaudible au milieu du tumulte déclenché par les parlementaires socialistes qui ont quitté leur banc pour se presser devant celui du gouvernement. Plusieurs députés furieux ont tenté de s'approcher du Premier ministre, protégé par un cordon d'huissiers. "Démission! Démission!", ont scandé les députés socialistes.
"Il a perdu ses nerfs, perdu le contrôle et fait une faute grave pour la démocratie". Qui parle ? Villepin ? Vous avez tout faux : C’est le bonhomme Hollande !
Méthodes démocratiques du PS ? Perte de maîtrise individuelle et collective ? Les députés PS donnent de la représentation nationale une hallucinante image et ce spectacle d’intimidation physique est un encouragement à la révolte populaire. Grave !
"Vous n'avez jamais cessé de brader le service public (...) Vous n'avez jamais été au rendez-vous de la politique de la nation" et "sur les entreprises publiques, vous n'avez pas fait le nécessaire", a néanmoins poursuivi M. De Villepin.
Les députés refusèrent de regagner leur place ou de quitter l'hémicycle : les incivilités ne vont pas manquer de reprendre dans les quartiers difficiles, sans que le PS n’y voie sa responsabilité.
Le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré décida d'interrompre la séance des questions au gouvernement qui n'aura duré qu'une demi-heure. Il ne pouvait pas envoyer les députés incivils en pensionnat de rééducation. Va-t-il logiquement leur sucrer leurs allocations-indemnités de députés. La Maréchale Me-Voilà-M’As-tu-Vu devrait être d’accord pour leur désigner des tuteurs !
L'entourage du Premier ministre a assuré en fin de journée que Dominique de Villepin "a voulu dénoncer une attitude consistant à se livrer à des attaques personnelles au lieu d'aborder les défis majeurs de notre pays". "Le Premier ministre souhaite que le débat politique soit tout entier tourné vers les réponses à apporter aux préocccupations des Français", selon son entourage. Le désoeuvrement du PS fait peine : ne peuvent-ils pas s’occuper utilement ?
De leur côté et en bons démocrates républicains ouverts à la discussion et à la contradiction, les députés socialistes ont quitté l'hémicycle et François Hollande a demandé des excuses au Premier ministre. Ils en sont au psycho-drame… Ce qui serait seulement pathétique.
Mais ce qu’ils ont visiblement en tête, c’est le coup d’état. Qui vont-ils envoyer en première ligne ? Les transports ? Les infirmières ? L’air de ne pas y toucher.
Commentaires de députés :
- au PS, non sans aplomb, le porte-parole professeur-chercheur Julien Dray a accusé, sur France-3, M. de Villepin, affaibli par la crise du CPE, l'affaire Clearstream et plus récemment les critiques de sa majorité contre le projet de fusion GDF-Suez, d'avoir eu recours à "une provocation pour essayer (...) de ressouder sa majorité derrière lui".
La provocation étant de mentir sur le mouvement anti-CPE qu’il a créé artificiellement mettant le pays en conflit pendant trois mois, et sur la fusion GDF-Suez que la majorité des employés EDF souhaite en désavouant la grève CGT. Mais là où le fourbe Juju pousse le bouchon un peu loin, c’est dans son outrecuidante compassion pour la majorité et ses dissensions : l’hypocrite ignore tout de l’existence de courants multiples du PS en plein déchirement !
- au PCF, le président du groupe communiste Alain Bocquet s’est aligné sur le PS : "Il est temps qu'il parte". Réaction très argumentée…
- à l'UDF, François Bayrou réclamait carrément des "élections anticipées" pour "mettre un terme à cette lente décadence". Il est le Président que la France entière attend…
- à l’UMP, et à la différence de l’excellente Boutin qui lâche : "En entendant cette réponse, j'ai eu envie de pleurer sur la France (...) ,
le président du groupe UMP Bernard Accoyer a accusé François Hollande d'avoir "créé de toutes pièces un incident". C'était une "réponse très vive, très sèche mais à la hauteur de ce qu'il avait entendu", a également estimé Georges Tron. "On ne peut pas donner des coups et ne jamais accepter d'en prendre".
Commentaires de ministres :
- Jean-François Copé, le ministre délégué au Budget et porte-parole du gouvernement, souligne sur Europe 1 que "François Hollande a porté sur la question de l'entreprise EADS des accusations super-agressives à l'encontre du Premier ministre". Un Premier ministre est-il moins digne de respect qu’un Premier secrétaire de parti ? Au PS, on considère qu’on peut faire aux autres ce qu’on ne veut pas qu’on nous fasse.
Jean-François Copé a rappelé les faits. "La réponse du Premier ministre était tout simplement de dire que le fonctionnement même des choses, le pacte d'actionnaires dans lequel se trouve l'Etat a été décidé par (un) gouvernement de gauche et que donc il était quand même bien d'arrêter le double langage". Dérangeant, devant les caméras ?
- François Goulard, en responsabilité des Universités, a précisé utilement sur France-Inter ce mercredi, face aux contre-vérités du PS, colportées par les médias, que le délit d’initié dont il est question dans le dossier EADS, d’une part n’est pas démontré et, d’autre part, n’est pas imputable au gouvernement. Prétendre le contraire, ou le donner à croire, est irresponsable : nous sommes, comme dans l’affaire Clearstream, en situation de calomnie. Les socialistes ne respectent pas les électeurs et les manipulent. Seront-ils dupes ? Le PS va-t-il réussir à tromper l’opinion une fois encore ?
Le ministre souligne les amalgames du Premier secrétaire, qui, élu –lui– n’a jamais été choisi comme Premier ministre –lui… Amertume, rancœur, jalousie et haine! La liste des calomnies est longue au PS. Il faut ajouter au problème EADS les amalgames sur le retard de l’Airbus A380 comme si les membres du gouvernement étaient ingénieurs EADS et sur des suppressions d’emploi en pleine période de baisse du chômage. Le ministre en responsabilité souligne beaucoup de mauvaise foi et d’irresponsabilité au PS. C’est le moins qu’on puisse dire. Il était même temps de le dire et si les UMP avaient le courage, ils repasseraient une couche !
Ce mercredi :
Suite à la ‘montée d’huile’ au PS, dixit F.Goulard, Dominique de Villepin a apaisé le débat. Prenant la parole dès le début de la séance des questions à l'Assemblée, le Premier ministre a déclaré « regretter » (comme Jospin en 1998, sur les points sensibles de l'esclavage et de Dreyfus) et « retirer » ses paroles de la veille, « si certains mots ont blessé » François Hollande. On ne savait pas le premier secrétaire du PS aussi sensible. Le milieu social d’origine ? L’éducation bourgeoise ? A-t-il quitté l’adolescence? Ce qui lui manque, c’est de n’avoir jamais travaillé pour de vrai, a fortiori jamais mis les mains dans le cambouis, d’où cette délicate susceptibilité romantique.
Comme le ministre, les députés UMP sont libres de développer les thèmes de la démagogie et de l’irresponsabilité : le cas actuelde EDF-Suez est symptomatique. Même les employés d’EDF ne gobent pas les sottises ringardes de la CGT : seulement 14% d’inconditionnels se sont alignés. Ils ont compris que la gauche archaïque leur fait du tort. Pourquoi désespérer des autres Français? Ils vont avoir un sursaut.
La Maréchale Me-Voilà-M’As-tu-Vu(e) avait encore séché la séance de l’Assemblée ce mercredi (chez le coiffeur ?) : a-t-elle une raison médicale, un mot de ses parents ? Et, si on lui retenait ses allocs de députée, bénéficierait-elle d’un passe-droit démocratique?
Sans attendre, le P’tit Rond en a profité pour s’émanciper : il nous a fait sa petite crise : "Y m’a traité", a-t-il rapporté à J.L. Debré. On lui manque de respect –comme tout le monde, d’ailleurs. Est-ce vraiment plus grave que ce que les enfants et les élèves font subir à leurs parents et à leurs profs ? Dominé par sa compagne à la maison comme au boulot, il avait envie de s’affirmer en montrant son autorité. Mais personne ne le prend vraiment au sérieux, vu les sondages…Pas de quoi, p’tit Hollande, nous faire tout un fromage…

lundi 19 juin 2006

Villepin poursuit 3 journalistes pour diffamation.
Peut-on fabuler, la carte de presse au poing levé?
Les juges de l’ESM sauront-ils juger ragots et rumeurs avec impartialité ?
L’une comme l’autre vont-elles nous donner encore la nausée ?

Les faits :
L’affaire Clearstream a été le prétexte à montage politique contre le pouvoir et à harcèlement médiatique : à la justice de juger !
Dominique de Villepin a en effet décidé de porter "plainte pour diffamation envers un membre du gouvernement" en vertu des dispositions des articles 29 alinéa 1, 30, 31 alinéa 1 et 48 1° bis de la loi du 29 juillet 1881. C’est un droit trop peu usité.
Matignon demande des comptes aux auteurs de deux ouvrages portant sur l’affaire Clearstream. Cette plainte vise les journalistes Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, auteurs de "Règlements de comptes pour l’Elysée", et Denis Robert, auteur de "Clearstream, l’enquête" - deux ouvrages parus en juin.
1- Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner, journalistes à L’Express, prétendent, dans "Règlements de comptes pour l’Elysée", démonter "la manipulation Clearstream", fruit, selon eux, de la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007. Telle est la thèse ; pour autant la réalité pourrait bien être différente. Il est grand temps de passer de la subjectivité des affirmations des fabulateurs à l’objectivité des faits.
Les passages incriminés semblent être les suivants:
"C’est aussi cela, l’affaire Clearstream : un président de la République incapable de régler le conflit entre son favori d’aujourd’hui et son chouchou d’hier. Deux hommes qui se haïssent", écrivent-ils. Les preuves ? Des interprétations de regards ?
"Chacun n’ayant qu’une obsession : être le candidat de leur parti à la présidentielle de mai 2007. Seulement voilà : l’un des deux, dans sa quête effrénée du pouvoir, n’hésite pas à transgresser les règles du jeu", poursuivent-ils, mettant en cause Dominique de Villepin dans l’affaire des faux listings de la société Clearstream.
Les preuves ? Des faux !
2- Le livre du journaliste Denis Robert, "Clearstream, l’enquête", dont la diffusion avait été reportée par la justice, a notamment révélé le nom d’un ex-informaticien du cabinet Arthur Andersen, Florian Bourges, qui avait participé à un audit au sein de la chambre de compensation Clearstream.
Ses fichiers auraient été utilisés par l’ancien cadre d’EADS, Imad Lahoud, pour créer les faux listings Clearstream sur lesquels figuraient les noms de plusieurs personnalités, dont celui de Nicolas Sarkozy et DSK, accusées à tort de détenir des comptes occultes au sein de la société luxembourgeoise.
Nous demandons à savoir comment l’ex-journaliste Denis Robert, et permanent de l’agitation politique trotskiste, a obtenu les faux listings. La justice répondra-t-elle ?


Villepin rompt avec la pleutrerie des politiques qui ont habitué la presse à l’impunité et les Français à l’écoeurement. Il montre qu’il n’est pas prêt à encaisser les coups sans broncher : Voilà qui peut le faire remonter dans l’estime des Français qui découvriront que le portrait qu’en fait la presse militante n’est pas fidèle à l’original et que le Premier ministre vaut mieux que les députés uniquement inquiets de ne pas retrouver leurs sièges à l’Assemblée.

Bien sûr, le PS et ses vassaux vont encore sortir leurs principes à la graisse d’oie avec l’air d’y croire, la presse va s’indigner d’une atteinte à la sacro-sainte liberté de la presse de dire n’importe quoi et les juges partisans vont rendre une justice politique qui paradoxalement satisfera l’entartée à la fraise qui réclame une société juste… Mais dans l’avenir. On ne se refait pas.
On peut déjà les voir défiler devant les accueillants micros et caméras et entendre J.M. Ayrault, professeur d’allemand sans élèves et porte-voix du P’tit Rond, sonnant le tocsin du haut de la tour de Nantes, les gracieux St-Just-Montebourg et Vincent Peillon criants au viol avec volupté et Julien Dray-Eureka, un autre professeur-chercheur (où ça ?) trouvant enfin quelque chose : les Premiers ministres ne sont plus ce qu’ils étaient. Seront-ils encore grillés sur le poteau par la Maréchale-Me Voilà-M’As-tu Vu ? On dit qu’à l’heure qu’il est, l’entartée campe déjà sur le trottoir de France 2 pour coiffer Djack Lang sur le poteau -ce n'est pas gagné-, se nourrissant de tarte aux fraises offerte par un admirateur de La Rochelle. Message : il paraîtrait qu’elle en redemande.
Villepin va-t-il redonner à ses confrères leur honneur perdu ?

dimanche 18 juin 2006

Appel du 18 juin 1940 .
Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940.
Texte:
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser unjour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Chirac et Villepin commémorent le 18 juin au Mont Valérien .
Le 19 mars 2006 a été publié au Journal officiel un décret instituant le 18 juin "Journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi".
Le président de la République Jacques Chirac et Dominique de Villepin, son Premier ministre, se sont rendus au Mont Valérien à Suresnes pour commémorer le 66e anniversaire de l'appel à la résistance lancé le 18 juin 1940 sur la BBC par le général de Gaulle.

samedi 17 juin 2006

Marie-sEGOlène Royal, une tête à tartes.
Gaulée comme une pelle à tarte, elle a ce qu'elle mérite.
On ne se moque pas... on rigole!

Royal Marie-sEGOlène: entartage.
Un fraisier en pleine poire!

Excellent pour le teint en application hebdomadaire : avis aux amateurs et trices.

Pendant qu'il est temps, la video de l'entartage est visible:

Ségolène Entartée

et/ou téléchargeable en copiant-collant les trois lignes de l'adresse suivante:
rtsp://a988.v101995.c10199.e.vr.akamaistream.net/ondemand/7/988/10199/3f97c7e6/
ftvigrp.download.akamai.com/10199/sgv/diff/videotheque/regions/lpc/info/
EE274_l17a_actu_160606_sego.rm
Pas de temps à perdre...
Les médias ont eu deux approches différentes.
- A la quasi-unanimité, la presse s’est montrée extrêmement discrète. France-Info, sur une heure et des bulletins toutes les 7 minutes, a consacré 5 à 10 secondes au crime de lèse-majesté sur Marie-sEGOlène 1ère.
Le traitement de ses confrères de la presse écrite est très variable.
- Les thuriféraires laïcs n’ont vu que son tailleur blanc maculé et sa bonne humeur dans l’adversité :" Elle a pris la chose à la rigolade." s’exclamèrent-ils béatement. Considérant la gravité exceptionnelle de l’événement, les plus dévots osèrent pourtant braver le principe d’objectivité qui les caractérise et qualifièrent d’ ‘intempestif’ l’acte de l’outrecuidant lanceur de tarte.
- Les autres ont entendu quelque chose qui a échappé aux premiers !
Mme Royal, qui était venue faire un petit coucou au comité de soutien local à son site Web, se dirigeait vers des élus et sympathisants réunis sur le parvis…de la gare (on est républicain, oui ou non ?) de La Rochelle lorsque l'ancienne ministre socialiste fut approchée par un sympathisant plus sympathique que la moyenne des sondages, qui lui fit goûter la pâtisserie locale. Surprise par cette délicate attention, elle dégusta l’instant avec volupté et en guise de remerciement lui tint à peu près ce langage :" Je ne sais pas qui vous êtes, mais ce que vous avez fait, ça n'est pas un acte de courage, c'est une agression'". Confrontée à l'incivilité au quotidien dans ses provinces, Marie-sEGOlène 1ere ne manqua donc pas de saisir l’opportunité de ‘délivrer’ (anglicisme) la leçon citoyenne de circonstance à l’audacieux prole (prolétaire d’Orwell).
Immédiatement interpellé par la police, le jeune précaire fut placé en garde à vue au commissariat de la ville et probablement passé au kärcher. Marie-sEGOlène I a fait part de son intention de porter plainte contre le manant. La rigolade est terminée !
Ainsi, La Rochelle a démontré sa capacité de résistance et la candidate préférée des sondages en a fait la salutaire expérience. La Maréchale MeVoilà-M’as-t-vu a le sens de l'humour, nous disait-on! Nous avons constaté... Les électeurs qui la voient apparaître partout dans leur quotidien connaissent-ils désormais sa vraie nature ?

vendredi 16 juin 2006

La Maréchale Royal-Me Voilà-M’as-tu Vu.
La paranoïa nous guette.
Hier soir, passant devant une télé allumée, je suis frappé d’hallucination. Une figure blafarde en occupe tout l’écran : elle est blanche, elle incline la tête vers la droite et esquisse un vague sourire à la Joconde. Ce n’est pas une pub ? Je porte, je crois, la main à mon front et pense défaillir.
Je reprends mes esprits et ouvre les yeux. Elle est là, elle est toujours là : c’est elle, c’est bien elle, que je le veuille ou non. Ses lèvres bougent, mais je ne l’entends point. Si, bien sûr, elle parle. Mais que dit-elle ? Peu m’importe : un malaise m’envahit. Le pétrin en noyer roux est à portée de main ; je m’y appuie.
C’est bien çà. Mais que fait-elle chez moi ? Je ne l’ai pas, que je sache, invitée, ni ce soir ni jamais. L’ogresse est entrée sans sonner. Et de chercher autour de moi quelqu’un qui serait témoin, qui voie ce que je vois. Je me frotte les yeux et observe que le démon est en effet encore à la télé et que je n’en suis pas protégé par les portes fermées à double tour. Instinctivement, j’avance la main pour me protéger et éteindre la machine du diable. On se sent vulnérable tout à coup et trop peu maître de sa vie. Le destin s’acharne et vous nargue. La révolte monte en soi. Nous ne sommes nulle part à l’abri.
Mais, là où la vision m’était apparue montrant une face entourée de longs crins jais, lisses et tombant tristement, de la couleur du deuil, apparaît une image familière acceptée avec indulgence. Je devrais dire une moquette mitée à usage intensif. Non, c’est maintenant une moumoute de poils rares, courts et vaguement crépus, couleur fauve. Celle-ci rappelle une touffe pelée de poils pubiens et celle-là une queue de vache parée pour les comices agricoles. Ne manquent que des noeunoeuds roses. Un plan élargit me révèle le Poivre et la Maréchale et ne suis qu’à moitié rassuré, car la vue de la moitié noire et blanche me fait venir des papillons devant les yeux. La nausée va me reprendre et c’est cette fois le SAMU qui va envahir mon humble demeure. Se ressaisir… Il faut lutter !
Ainsi, elle pénètre partout sans crier gare, quand elle veut. Pas le temps de rentrer les enfants. Inutile de faire le 15 ou quel numéro ? Dans l’urgence, on ne sait plus. Il ne reste qu’à zapper en priant l’enfer de se la garder et de ne pas lui laisser occuper une autre chaîne. Incrédule, je passe malgré moi sur le service public : elle n’y est pas ? Décidemment, je me sens mal. Si elle n’est pas sur France 2, il se passe vraiment quelque chose et j’ai quelque raison de me faire du souci. Peut-être qu’eux non plus n’en peuvent plus ? Après tout les journalistes-fonctionnaires ont peut-être une part d’humanité. L’envie de tester cette idée folle m’envahit et j’envisage de vérifier sur la radio. Il se peut parfaitement qu’elle soit partout, n’est-ce pas ? La fatigue m’a gagné et il faut renoncer : ne pas céder à cette psychose. Il ne faut pas qu’elle arrive à ses fins.
Mais il reste qu’elle est forcément quelque part. Oui, c’est vrai, je perds la tête ; c’est elle que j’ai vue au 20 heures de TF1. Incroyable ! Voilà qu’elle ne répugne plus à se montrer chez Bouygues. Nous sommes perdus : elle gagne du terrain. C’est la marée noire. C’est ça ; il faut déclencher le plan ORSEC. Non : au secours ! Je ne veux pas être confiné chez moi, tout seul avec elle. Son François Flamby la laisse errer ici et là et apprécie chaque minute qu’elle passe loin, très loin de lui : c’est de la lâcheté. Là où la télécommande ne peut plus rien pour nous en débarrasser, il reste le compteur électrique. Coupons-le… Vade retro satanas ! Sauvés !
Notre équilibre est-il menacé ? La Maréchale, c’est la Big Sister de1984 par George Orwell. Elle est partout et nous voit : elle vous voit, où que vous soyez. Elle nous prend pour ses ‘proles’. Chut ! Les murs ont des oreilles ; elle écoute et vous entend… La bête immonde était tapie, elle est sortie de sa tanière. L’oie blanche s’est transmutée en monstre qui mange les petits enfants. Et leurs parents. C’est un cauchemar.

mardi 13 juin 2006

Royal, responsable dans l’affaire d’Outreau.
Quoi qu’en dise le juge Burgaud, quoi qu’en dise la corporation, le juge N’EST PAS SEUL.
D’abord il est placé sous l’autorité du magistrat qui est son supérieur hiérarchique et qu’il peut consulter, ce que le juge Burgaud n’a pas consenti à faire.
Ensuite, il n’a pas été abandonné aux mains de la bienveillante commission parlementaire. Il a été encadré, cornaqué par deux conseillers qui lui soufflaient les réponses devant et hors caméras. A la place de l’accusé, il s’est fait plus modeste et moins arrogant : il les écoutait et répétait ce qu’il fallait dire. Le lendemain, les
médias le décrivirent comme embarrassé, peu convaincant et écrasé par l'énorme pression et les menaces. En réalité, il fut plutôt dur d’oreille –on saura pourquoi, ci-dessous…-, lent à reproduire les propos de ses tuteurs et fort peu spontané. Et la vérité dans tout cela ? La main sur la Bible…
Pour faire bonne mesure, malgré les dérapages de la procédure, la police de la justice» absout les juges d'Outreau. La coupe est pleine.
On le dit jeune et inexpérimenté. Il est né le 23 octobre 1971 à Niort (Deux-Sèvres) et a tout de même 30 ans au début de l’affaire. Faire confiance aux jeunes et leur donner des responsabilités : ne pas leur manquer de respect, entendait-on au moment du CPE. Le jeunisme aurait-il des inconvénients ?
- Après Sciences Po, Bordeaux il a travaillé dans une société de conseil. Il s’orienta ensuite vers l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) en janvier 1996, et en sortit en 2000 (91e sur 161 ): sujet moyen : que dire des suivants…
- Nommé le 1er septembre 2000 juge d'instruction au
tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), il fut chargé par hasard de l'enquête sur l'affaire de pédophilie dite d'Outreau, quelques mois après son arrivée, le 22 février 2001. Il ne doute pas alors de ses capacités, de pouvoir maîtriser l’affaire et de s’imposer aux personnes. Il ne redoute de rien : il est le représentant de la Justice.
- Avant que le scandale d'Outreau ne soit réglé, Fabrice Burgaud fut … promu au
parquet de Paris, où il fut muté à Paris et affecté, le croirez-vous ? à la prestigieuse section …antiterroriste, en juillet 2002. Au Palais de justice de Paris, certains découvrent alors les travers du jeune juge d'instruction. « Il a cette rigidité qui s'inscrit dans sa structure mentale et dont il ne se départ pas », remarque un vice-procureur.
L'Ecole nationale de la magistrature (ENM, à Bordeaux) partage la responsabilité du scandale d’Outreau pour n’avoir pas détecté un dangereux psycho-rigide et pour l’avoir laché dans la nature en prenant la responsabilité de le diplômer. C’est comme les pédophiles des séminaires et des IUFM. Avant de stigmatiser l’institution judiciaire, prenons le problème à sa source. Les magistrats de l’ENM ont-ils cautionné le recrutement intensif de magistrats formés au rabais pour faire face aux besoins et créer les postes réclamés à cor et à cri? Le juge Burgaud serait ambitieux, froid, dur, obstiné, partial, arrogant, provocateur. Et donc, incompétent et irresponsable. Et ça ne se remarque pas ? Les profs de l’ENM ne connaissent-ils donc pas individuellement chacun de leurs auditeurs ? Les professeurs de l’ENM sont-ils compétents et impliqués?
Burgaud a eu en outre ‘un désir d’avenir’ (!) et la volonté de plaire à la ministre Marie-sEGOlène Royal, pour faire carrière. Dans un souci idéologique de parité, Jospin avait placé Marie-sEGOlène aux ministères de l'Enseignement scolaire, puis de la Famille (2000). Mère de la nation, puritaine et pudibonde, celle qui devait prendre du galon dans l’opposition et devenir la Maréchale Royal, s’est illustrée sur de fameux champs de bataille en faisant campagne:
- en 2002 contre la pornographie,
- en 2003 contre le string des jeunes filles («Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles.».
Au ministère de l'Enseignement scolaire, elle fit parler d'elle en bataillant non pas contre les violences urbaines (déjà importantes à l’époque) tels les dommages à abribus (cf. son fils défavorisé, Julien), mais contre…le bizutage et… la pédophilie. Et nous y voilà, et voilà le résultat !
Le Fabrice Burgaud-del Dongo est né à Niort, dans la zone d’influence de la Maréchale, et le jeune arriviste colle à l’action de la ministre locale pour se faire remarquer, sortir de l’anonymat. Elle est en croisade contre les pédophiles; qu’à cela ne tienne, il va en serrer quelques-uns et sa carrière sera assurée, à condition de ne pas les lâcher.
Certes, le jeune homme n’est pas le héros de Stendhal ; il ne suscite pas spécialement l’amour de tous ceux qui le croisent et sa vie privée ne semble pas peuplée de belles Gina : Niort n’est pas Parme et la duchesse Gina n’est pas la Maréchale. Si sa silhouette frêle d’adolescent, son teint blafard, ses yeux cernés et ses traits tirés évoquent davantage la Veuve Poignet, ne nous étonnons pas que l’adolescent demeuré soit resté sourd, sourd à ses victimes et claquemuré dans la citadelle de ses certitudes et le donjon de son ambition. Toute forteresse a ses douves et eaux troubles, mais chacun ses turpitudes. Marie-sEGOlène peut être fière de lui, pense-t-il: elle va le distinguer. Mais c’est Waterloo ! La Commission d’enquête parlementaire veut lui accorder de bons moments de solitude sur le Lac de Côme : l’opinion n’est pas d’accord.
Quelle est la responsabilité de la ministre qui lance une campagne de chasse aux pédophiles?
Elle l’a initiée. Marie-SEGOlène Royal et Claude Allègre ont diffusé une circulaire, le 4 septembre 1997. Ce texte de 27 pages sur les violences sexuelles a provoqué un déferlement de plaintes, mais aussi un vrai malaise dans le corps enseignant, qui s'estime outrageusement soupçonné. Les affaires de mœurs qui ne dépassaient pas jusque-là une vingtaine par an, s’envolent à 175 dans l’année qui suit.
Enfin, pourrait-on penser, l’Education nationale fait le nécessaire pour protéger les élèves et dénoncer ceux qui les agressent. Malheureusement, ce n’est pas si simple que cela. Car 73 % de l’ensemble de ces affaires ont finalement fait l’objet d’un classement sans suite, d’un non-lieu ou d’une relaxe (contre une moyenne de 5 % de relaxe, tous délits confondus). C’est que le soupçon s’est installé, le moindre geste devenant suspect. Personne n’est plus à l’abri d’un réglement de compte ou d’une rumeur malveillante. Et la moralité de certains élèves de l’école républicaine, qui plus est formés à la citoyenneté, est si rudimentaire, que ce n’est pas un problème d’accuser un éducateur d’agression sexuelle, pour rire, pour montrer à ses pairs de quoi on est capable. Une chance que ça ne se filme pas pour diffusion sur mobiles !
Des enseignants et des religieux ont eu en effet à souffrir des enfants mythomanes qui ont appris dans les médias qu’ils pouvaient impunément régler des comptes avec ceux dont c’est le métier de les côtoyer, parce que cette maman candidate à l’Elysée, mère de quatre enfants, n’a manifestement pas une bonne connaissance des ados actuels : elle ne leur est pas assez proche. A preuve un fils majeur de 19 ans qui casse le mobilier urbain. La Maréchale va-t-elle nuire encore dix ans?
Pour éradiquer le fléau de la pédophilie, tous les moyens sont bons, même ceux qui peuvent frapper des innocents. Jean-Michel Hayat, conseiller technique de Marie-SEGOlène Royal alors ministre déléguée chargée de l’Enseignement scolaire, déclara : « Mes ministres m’ont dit qu’ils préfèrent que neuf enseignants innocents soient poursuivis en justice, si cela permet de sauver un enfant de la pédophilie. » Pourtant, ils n’ignoraient pas qu’à Montmirail, le 2 juin 1997, le mensonge d’un collégien avait été mortel : un professeur accusé d'attouchements, Bernard Hanse, 50 ans, s'était suicidé. Il a été retrouvé dans sa voiture, une balle dans la tête.
Il faut savoir qu’en revanche, en droit français et en bonne justice, la jurisprudence protège le mineur reconnu coupable de dénonciation calomnieuse ou mensongère car il bénéficie d’une relaxe (ce qu’on appelle un acquittement, au pénal) : dissuasif ou stimulant ? Mis en examen, Joachim, le charmant ‘jeune adolescent’, avait d'abord reconnu avoir menti devant les gendarmes avant de se rétracter. En juin 2001, le collégien accusateur est relaxé. La Maréchale Me Voilà-M'as-tu vu(e)? va essayer de recruter des enseignants électeurs socialistes en masse. Qu’ils y réfléchissent à deux fois. Une signature dans l’Education Nationale peut être fatale.
Les ministres socialistes avaient-ils mesuré la portée de leurs mesures démagogiques ? L’intention est certainement louable, mais c’est le réalisme qui manque le plus quand on brasse des concepts du style de son credo laïc et politicien: la famille n'est pas le monopole de la droite… Il faut faire ce qu’on sait faire ! Que de ravages au nom de l‘idéologie de la récupération! Marie-sEGOlène cherche des créneaux pour se faire remarquer, et advienne que pourra… Plutôt que de choisir la précipitation, a-t-elle pris la précaution de tester ses dispositions et d’assurer des périodes probatoires ? Il y avait urgence à graffiter son nom au bas d’un maximum de circulaires et à se créer un bilan, dont nous subissons maintenant les conséquences.
La vaniteuse Maréchale a plus de goût pour micros et caméras que pour l’obscur travail d’élaboration de circulaires et de décrets d’application sensés et équilibrés. C’est une chose d’étudier les fiches qu’on se fait préparer pour les présenter à la presse ébaubie et s’en est une autre de réfléchir à deux fois et en profondeur. Elle avait pourtant, sur des sujets simples, l’occasion de faire la démonstration de ses aptitudes. Las ! Elle est vaine, OK ! mais surtout superficielle et centrée sur elle-même.
Elle n’a pas le sens du service de l’Etat : c’est rédhibitoire dans la course à l’Elysée. Pourtant mère de quatre enfants, la Maréchale Cognac-Jay est-elle si loin des contingences de la société que ses conseillers découvrent fugitivement dans leurs déplacements et qu’elle ne connaît que théoriquement par ouï-dire, ou par fiches, qu’elle n’ait pas imaginé les malheurs qu’allaient semer partout ses circulaires irréfléchies?
Ainsi,
- comment peut-on être assez niaise pour croire que les enfants ne mentent jamais ;
- comment ne pas prévoir que tout le monde prendrait peur et que les "signalements parapluie", destinés à protéger les institutions, et les fausses allégations se multiplieraient;
- comment peut-on être ministre de la Famille et assez cruche pour méconnaître l’aspect sordide des relations entre conjoints désunis:
LE FIGARO du 31 mai 2004 s’interrogeait: Comment en arrivons nous là ? Un père de 52 ans est condamné sur plainte de son ex-épouse rendue furieuse par le refus d’augmenter la pension alimentaire. Le père a été relaxé, mais l’histoire ne dit pas ce qu’il est advenu de la mère pourtant à l’origine de cette incarcération. A-t-elle été condamnée ? La Maréchale-ministre vit en union libre et doit sortir du Couvent de la Sainte Famille…
- comment être assez simple pour ignorer que les gentilles mamans peuvent être indignes. Le tribunal correctionnel de Pontoise a prononcé un jugement plutôt inhabituel. Il a condamné une mère qui avait porté plainte contre son mari pour attouchements sexuels sur leur fille de 2 ans à... 5 000 francs d'amende et 1 franc symbolique. Motif: dénonciation calomnieuse. «Mme K., dont le seul but était de séparer définitivement son époux de ses enfants, avait connaissance de la fausseté de ces graves accusations», indique le verdict, dont elle a cependant fait appel. Le père, Philippe Marchal, un ingénieur de la région parisienne, est loin de pavoiser. «J'ai été sali, montré du doigt, privé de mes enfants pendant des mois, lâche-t-il amèrement. Rien ne peut vraiment réparer ça.»
Un inquiétant phénomène semble donc gagner les prétoires français: des centaines de pères se voient accuser, parfois à tort, du pire des crimes. Certains y perdent leur emploi, leur honneur et l'amour de leurs enfants. Trop facile de s’imaginer que seuls les éducateurs sont des victimes potentielles ; ce sont tous les conjoints qui sont en sursis…
Certes, les Marc Dutroux et l’affaire actuelle d’Angers existent, mais combien de présumés coupables par les médias étaient innocents, ont connu la honte, mais ont été relaxés par la justice : les juges ne sont pas tous des Burgaud… Il reste que les adultes victimes de ces fausses allégations, en basculant dans la catégorie infamante du pédophile, ont subi de plein fouet les dérives d’une machine judiciaire qui en est arrivée à inverser la charge de la preuve et à remplacer la présomption d’innocence par la présomption de crédibilité de la parole de l’enfant. Il est impossible de se sortir d'une dénonciation calomnieuse de pédophilie, c'est insupportable.

Les médias, perplexes et peu courageux dans leur ensemble, ne savent pas comment faire bon usage de la myope liberté de la presse et de sa jumelle borgne, la liberté d’expression. La terrible Maréchale leur fait peur : et si jamais elle arrivait au pouvoir ? Il faut la ménager, car elle n’est guère tolérante : on lesait dans sa région… Alors ils en ont perdu la mémoire. Seront-ils libres ( ?) de fouiller leurs archives pour nous rappeler de combien de victimes la candidate favorite des médias est responsable.
Le rôle des médias est plus trouble encore que celui de la justice. Exemple : En 2001, Jack Lang était ministre de l'Education. Et, à cette époque, le mari d'une institutrice de maternelle, dans le Pas-de-Calais, avait été accusé de pédophilie sur des enfants dont sa femme avait la charge. La justice a prononcé un non-lieu qui a blanchi Alain Hodique, 60 ans, qui avait toujours affirmé son innocence.
De plus, Jack Lang avait été poursuivi en violation de la présomption d'innocence devant le tribunal correctionnel d'Arras. Le tribunal s'était déclaré incompétent en avril 2002 et avait renvoyé l'affaire devant la Haute cour de justice, Jack Lang étant protégé par sa fonction ministérielle.
Si la relaxe d’Alain Hodique a été quelque peu sous-traitée par les médias -à part dans Le Figaro du 15 décembre 2005- le rôle de Jack Lang a été bien souvent carrément occulté : privilège de la liberté de la presse partisanne. Cela n’a pas été le cas dans
Le Figaro du jeudi 22 décembre 2005
qui nous apprenait que l’affaire n’était pas close puisque le parquet général s’est pourvu en cassation contre Alain Hodique. Le quotidien national n’a, cette fois-ci, pas oublié de rappeler le rôle de Jack Lang dans cette affaire.
Peut-on alors imaginer que les autres médias ont subi des pressions ou se soient autocensurés, et n’aient pas cité la contribution malheureuse de l’ancien ministre de la Culture à ce lynchage médiatique, afin de ne pas l’irriter ? On peut à juste titre s’interroger sur ce silence dans une affaire où l’honneur d’un homme a été sali par les médias et par le ministre de tutelle de l’époque.
Bien que des voix stigmatisent l’irresponsabilité de la presse, des institutions ou des parents d'élèves et parce que la société permissive et perverse donne à voir et entendre aux enfants plus qu’ils ne peuvent supporter, les éducateurs sont quotidiennement exposés aux dénonciations calomnieuses: «Certains instituteurs n'osent même plus poser la main sur l'épaule d'une gamine, de peur d'être inculpés pour attouchements sexuels.»
Pascal, un maître de cours élémentaire, raconte 447 jours de calvaire en trente minutes face à la caméra: mis en examen pour attouchements sexuels sur l'une de ses élèves, ce père de famille a finalement été relaxé. «On veut nous faire passer pour des pédophiles en puissance, alors que 90% des agressions sexuelles sont le fait du père, du beau-père ou du grand-père de l'enfant», souligne une institutrice parisienne.
Peu importe à la ministre si des professions sont menacées d’infamie. Les électeurs enseignants de la Maréchale s’en souviendront-ils en 2007 ? Jack Lang, en revanche, devenu ministre de l’Éducation nationale, alerté par les enseignants d’éducation physique sur qui se sont mises à pleuvoir des dizaines de plaintes plus fantaisistes les unes que les autres, rectifie le tir et signe alors une nouvelle circulaire en appelant les responsables hiérarchiques à leur capacité de discernement (mais seulement pour les professeurs de sport) : c’est implicitement admettre qu’ ils en ont passablement manqué !
La ministre n’a pas non plus envisagé un instant que dans certaines des luttes qui opposent père et mère les accusations de pédophilie les faits ne sont pas aussi souvent avérés que les flashes radio et les articles de presse ne le laissent penser. Faire du sensationnalisme sur un tel sujet justifie évidemment mal le mépris de certains journaux et magazines pour la presse caniveau ! Légère, la ministre ! Une fois Maréchale-Présidente, imaginez les dégâts.

Le PS n’a encore pas su se taire.
Badinter -et Guigou-la-sinistre qui soutient la Royale candidate en est solidaire, …avec des réserves !- se sont cru obligés de nous faire connaître leur avis : parler, ça va ( ?); mais agir, on n’a pas remarqué, ou alors on a à le regretter! Il ne fait pas avancer les choses sur ce sujet pas plus que sur de nombreux autres.
Deux dérives sont pourtant apparues:

- faire repasser la protection de l’enfant au second plan derrière les droits élémentaires des professionnels (qu’en pensent les syndicats ?)
-ou continuer à prendre le risque de traîner des innocents dans une terrible épreuve dont tous ne sont pas sortis vivants.
Le plus inquiétant et symptomatique, c’est que la haute administration a pu sereinement penser qu’il valait mieux sacrifier des adultes innocents que de risquer de passer à côté d’un enfant victime. La société face à la monstruosité de la pédophilie n’a pas su éviter de réagir parfois d’une manière monstrueuse, au gouvernement socialiste même. Il est temps de redresser la barre. Peut-on compter sur la vaniteuse figure de mode candidate à la Présidentielle par la grâce des médias? Lang a démontré sa capacité à redresser une situation, mais la Maréchale Royal n’admet pas ses torts : un de ses défauts avérés.

lundi 12 juin 2006

L’affaire d’Outreau.
Les faits:
● Les services sociaux de Boulogne-sur-Mer signalent en décembre 2000 des soupçons d'abus sexuels sur des enfants -pédophilie, dans un quartier populaire d'Outreau.
● En février 2001, le dossier est confié au juge Fabrice Burgaud. Arrestation de Thierry Delay et de son épouse, Myriam Badaoui. Des voisins sont aussi mis en examen.
● En novembre 2001, six nouveaux suspects, présumés innocents, dont un huissier et son épouse, un chauffeur de taxi et un prêtre-ouvrier sont arrêtés, essentiellement sur la base des déclarations de Myriam Badaoui.
● En mai 2004, 17 personnes mises en examen, comparaissent devant la cour d'assises du Pas-de-Calais. A l'audience, Myriam Badaoui avoue le viol de ses enfants, mais disculpe la plupart des accusés.
● En juillet 2004, Myriam Badaoui et Thierry Delay sont respectivement condamnés à quinze et vingt ans d'emprisonnement pour viols. Deux voisins sont également reconnus coupables. Ils ne font pas appel. Mais pour les autres, le verdict suscite l'incompréhension. Sept personnes sont acquittées et six autres condamnées à des peines de prison ferme ou avec sursis. Elles font appel.
● En décembre 2005, procès en appel à Paris : les six accusés d'Outreau sont acquittés.
● A la suite de l'acquittement général au procès en appel, l'Assemblée nationale décide fin décembre 2005 de créer une commission d'enquête parlementaire.

La commission d’enquête parlementaire:
● Le 8 février 2006, Fabrice Burgaud est auditionné par les parlementaires pour faire le point sur ses actes en tant que juge d'instruction durant l'affaire d'Outreau. L'événement est relayé par plusieurs chaînes de télévision et les radios. Les foules seront édifiées : panem et circenses (JUVÉNAL, satire X, vers 81). Voilà tout ce que demandaient les Romains de la décadence, du pain et les jeux du cirque, c'est-à-dire du blé au forum et les spectacles gratuits. Quant à la liberté, on n'y pensait plus.
Le juge Burgaud déclare dès le début : « Aujourd'hui, peut-être plus que tout autre, je peux sentir leur souffrance [des acquittés, dont certains étaient présents dans la salle d'audition], me représenter ce qu'ils ont vécu, l'enfermement, la séparation d'avec des êtres chers, leur honnêteté contestée… Je suis entièrement responsable de mon instruction et je ne souhaite pas éluder ma responsabilité ». Regrets tardifs et suggérés...
● On le fait beancoup parler et il estime donc, au risque de choquer, « avoir effectué honnêtement son travail sans aucun parti pris d'aucune sorte ». Il a également insisté, en livrant des détails édifiants, sur la gravité des faits dénoncés, sur le caractère horrible des témoignages des enfants décrivant des sévices épouvantables. Serait-il accessible à des sentiments?
● Le magistrat s'est dit choqué d'avoir été présenté comme une machine à appliquer le droit. « Je ne suis pas la personne qu'on a décrite et je n'ai pas tenu certains propos qu'on m'a prêtés. Avec le recul et la connaissance que j'ai aujourd'hui de l'affaire, j'aurais pu instruire autrement. J'ai peut-être commis des erreurs d'appréciation mais quel juge d'instruction n'en commet pas ? » Nous sommes atterrés : les risques du métier de juge sont pour le justiciable.
● Et d'insister, évoquant au passage la pression médiatique qui a pesé sur lui, le caractère solitaire de la mission du juge et le fait qu'aucun membre de sa hiérarchie ne lui a dit qu'il faisait « fausse route à l'époque de l'instruction »
● Il avoue également ses faiblesses et son manque d'expérience pour prendre en charge une affaire d'une telle ampleur, mais n'estime pas être le seul coupable dans ce dysfonctionnement. Nous voilà rassurés !
Mais jamais il ne présente d'excuses ou ne demande pardon!!
A l'ESM, on enseigne encore l'infaillibilité des juges;
on apprend à ne jamais reconnaître ses fautes,
et cette fois les mentors du juge restent cois...
Le parlons pas de dommages et intérêts décents!

Suite au scandale judiciaire d'Outreau, Fabrice Burgaud, juge d'instruction français et âme damnée de la Maréchale Marie-sEGOlène Royal, a été élevé au rang d’incarnation d’un système pénal français supposé défaillant. Il est seulement inapte à l'exercice de la fonction, malgré l’onction de l’ESM. La corporation fait du camouflage de preuves de ses défaillances, sert les rangs, déplace les responsabilités et fait une fixation sur les faiblesses de l’institution, plutôt que de reconnaître ses propres insuffisances : l’Ecole Supérieur de la Magistrature est en première ligne. Elle a révélé ses carences tant professionnelles que déontologiques et psychologiques. Sa politisation fait obstacle à la sérénité de la justice.
L’IGSJ (Inspection générale des services judiciaires) a estimé que le juge Burgaud et le procureur Lesigne avaient agis de bonne foi et n’avaient pas délibérément (!) et gravement (!) porté atteinte aux droits de la défense. Corporatisme? Circulez, il n’y a rien à voir…

Un petit détail, pour l’IGSJ et l’ESM : 13 personnes ont été acquittées, après avoir été emprisonnées pour 12 d'entre elles, mais une 14e victime INNOCENTE est décédée en détention.
Dormez bien, messieurs les juges et MADAME LA MINISTRE bien-aimée des médias, responsable de la chasse aux sorcières : vous n’avez rien à vous reprocher !
Justice est faite ?
(à suivre: lire le prochain 'post')