
Il répète à qui veut l’entendre (par exemple France-Info, bien évidemment) que c’est son ami Lahoud, qui était directeur scientifique d'EADS, qui a trafiqué les listings afin d'y faire apparaître des noms fantaisistes d'industriels de l'armement, de professionnels du renseignement, et d'hommes politiques. En les mettant entre les mains de Gergorin, les deux amis étaient assurés que celui-ci ne serait que trop content de les exploiter en les envoyant où il fallait pour régler des comptes. L’intention des deux compères n’était pas de rendre service à Gergorin, mais de l’utiliser à leurs propres fins.
Or, l’existence des faux documents fut connue dès 2003, apprend-on, mais ils étaient tenus en sommeil : Le but recherché par les manipulateurs Robert-Lahoud n’était pas de les garder sous le coude ! Il fallait les exploiter avant les élections de 2007.
Denis Robert fut donc contraint de jeter le pavé dans la mare en publiant un bouquin

Alors il fallut bien accuser Villepin. La presse le déclara coupable de ne pas avoir informé les victimes que des faux les accusaient. Ce fut interprété comme un coup bas contre Sarkozy. Et la rumeur s’amplifia grâce à la fureur théatralisée des élus du PS qui sont si sourcilleux en matière d’argent douteux (cf. l’affaire de la MNEF, dans laquelle Cambadélis a été condamné, par exemple). Pourtant, quel était l’intérêt de mettre en alerte Sarkosy et les autres d’un complot sans fondement. Villepin est touché, mais non coulé : 2° flop !
Le missionnaire trotskiste repart à la charge. L'auteur prolifique , au regard franc comme l'or -et désintéressé-, de surcroît, publie un nouveau livre dans la

Le moment est venu de s’intéresser de près aux sources de Lahoud : il est mis en

Initialement, dans une déposition devant les juges, Denis Robert avait expliqué avoir remis les listings sans noms à Imad Lahoud en mars 2003. Comment étaient-ils parvenus à Robert?
Robert se voit désormais cerné et accuse son compère Lahoud d’escroquerie. Le manipulateur

Lahoud, accusé, aurait alors été amené à livrer le nom de Florian Bourges, un jeune auditeur du cabinet d’audit Arthur-Andersen, qui avait travaillé sur Clearstream pour le compte de cette société. Il était également entré en contact avec Denis Robert, qui était déjà en possession des listes non trafiquées de Clearstream. Pourquoi ? Comment ? Il ne le dit pas ...
Une autre version indique que Bourges les aurait proposées sans succès (!) à Denis Robert, avant de les remettre en 2003 à Imad Lahoud, selon la version de Denis Robert. Pourquoi ? Comment ? Il ne nous le dit pas ... On comprend seulement que cette déclaration de Robert est faite pour sa propre défense et sans être méchant, pour son blanchiment…
Florian Bourges serait également entré en contact avec Imad Lahoud, à qui, cette fois, il aurait donné les listings. Alors là on comprend mieux pourquoi : charger Lahoud. Il aurait également rencontré le juge Renaud Van Ruymebeke, qui l’aurait entendu, à titre d’information et hors procédure, en octobre 2004. Le Nouvel Observateur présente ainsi les faits : on notera que sa version est favorable à Robert qui est dépositaire des originaux des listes, dont ne profite pas son ami Lahoud, lequel n’aurait dû compter que sur Bourges. Convaincant !! Merci au Nouvel Obs de sa contribution à l’éclatement de la vérité…
L’accusation de Robert, soutenu par le Nouvel Obs., est un nouveau rideau de

Mais l’étau se resserre, le journaliste est cerné et il va devoir rendre des comptes. Il pourrait être mis en examen pour "faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse". Logiquement…
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