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jeudi 31 décembre 2015

Le vent de la révolte souffle sur l'Etat-PS: la cacophonie est à son comble et le PS au bord de l'implosion

Hollande envoie le poseur de bombes Valls en opération déminage  
Les bras cassés de l'exécutif mettent le chaos dans les rangs de la majorité
Valls, l'oeil droit
 morne, voire mort
Les contradictions et les règlements de comptes ont déjà volé en escadrille pendant les deux ans de Jean-Marc Ayrault à Matignon. L'une des missions de Manuel Valls était de remettre de l'ordre dans le gouvernement. La méthode pour imposer la nouvelle ligne et s'y tenir consiste depuis à mettre tout le monde au pas, du sol au plafond, du gouvernement aux parlementaires de la majorité. Des coups de balais ont chassé les autonomistes Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon et donné le ton d'un serrage de boulons qui épargna Christiane Taubira. Cette bande des quatre n'était que les premiers sacrifiés, visibles et spectaculaires, à l'autoritarisme en marche du pouvoir...
Sans doute sa couleur de peau aurait-elle été un mauvais signal dans une majorité, qui stigmatise la "race blanche" dans la bouche du président de l'Assemblée nationale, et aussi dans un pays totalement orienté vers la diversité, les migrants ou la menace du terrorisme islamiste, mais ce travail mal fait ancra définitivement l'image forte de faiblesse originelle d'un pouvoir qui se donne par le seul verbe l'illusion de gérer, mais ne trompe personne, pas même les hommes du rang, comme le révèle maintenant la bronca des élus et militants suscitée par un pouvoir socialiste porteur d'un projet de droite sur la réforme constitutionnelle introduisant la déchéance de nationalité...  

Le courroux Royal

Pas de trêve des confiseurs: la cacophonie gouvernementale bat son plein. Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a signé mardi le renouvellement pendant six ans de l'autorisation, donnée à la société Alteo, de rejeter des boues rouges au cœur du Parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône.

Quinze jours après la tenue de la COP21 à Paris, dont on n'a cessé de nous dire qu'elle a été un succès -moins pour les décisions prises et applicables que pour une prise de conscience mondiale-,  les dangers du réchauffement climatique et de la pollution généralisée restent entiers, mais les hypocrites au pouvoir n'ont pas tardé à balayer les urgences du début du mois.

Ségolène Royal a eu un coup de sang. "L'ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct," a-t-elle accusé. Et s'est désolidarisée: "Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis : je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi." Royal n'a que faire des demandeurs d'emploi et pilonne donc le Premier ministre. Il ne lui arrivera rien: la numéro trois du gouvernement est la mère des enfants de François Hollande et ne saurait subir le même courroux que celui qui s'est abattu sur Delphine Batho, alors ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie qui critiquait en juillet 2013 le budget dévolu à son ministère, ou sur le gracieux ministre de l'Industrie (Redressement productif), Arnaud Montebourg, boutte-feu du précédent gouvernement, impuissant à redresser la courbe de l'emploi et répudié. On avait alors pris une tapette pour écraser un éléphant...

Valls, le terroriste de l'Etat-PS

Hollande a fait se lever un vent de révolte à gauche avec son projet de révision constitutionnelle nécessaire à l'introduction d'une loi autorisant la déchéance de nationalité. Plastronnant sur une radio publique algérienne, Christiane Taubira avait jeté un sort au projet depuis l'étranger, assurant que le projet était enterré.  Moins de 24 heures plus tard, bien que la promesse soit tenue par la droite, notamment le FN, Hollande faisait confirmer exactement le contraire et Le Point lui faisait écho,  écrivant, bien informé, le 22:
"A l'issue d'une journée de débat, les conseillers d'État se sont prononcés par un vote positif aux deux tiers: la France peut déchoir de leur nationalité des binationaux, y compris ceux nés en France, à condition de réviser la Constitution. François Hollande, qui a subi depuis la pression des écologistes et de nombreux socialistes, préfère enterrer cette révision constitutionnelle." N.B. L'article était réservé aux abonnés, mais taxé pour les défavorisés...
Depuis, la gauche et large partie de la droite s'écharpe. Plusieurs ministres ne sont pas mécontents que les fêtes de Noël et du nouvel an leur permettent de sortir des radars et de ne pas prendre partie, en attendant que la tendance se précise. Hollande a disparu de la circulation depuis une semaine, Valls affiche un encéphalogramme plat, mais les Cazeneuve et Le Drian ont refait surface: le premier, pour se rendre en Corse, six jours après l'agression raciste et xénophobe de pompiers et les représailles des îliens sur un lieu de culte musulman clandestin, et le second, en marge d'une visite aux soldats de l'opération Sentinelle à Paris. L’Armée française est "déployée" depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 pour faire face à la menace terroriste et protéger les points sensibles du territoire. Elle est renforcée lors des assassinats islamistes de masse du 13 novembre 2015 en Ile-de-France: 11.000 forces de l'ordre (policiers, gendarmes et pompiers) sont sur le pied de guerre à la veille du Réveillon, soit 2.000 de plus que l'année dernière, dont 6.500 militaires.
Soumis au Parlement dans cinq ou six semainesle texte a provoqué la bunkerisation du gouvernement et la balkanisation de la majorité présidentielle. 

Manuel Valls hier espoir de la gauche est aujourd'hui l'homme à abattre

Le premier ministre est aux abonnés absents 
Premier ministre sous la menace 
de l'état d'urgence et 
du délit de sale gueule
L'illusion de sa présence n'est entretenue que par des tweets et des entretiens avec la presse écrite, mais comme Kim Jong-un, le président  du Comité de défense de Corée du Nord, Valls est introuvable. Il était apparu amaigri et taciturne, si bien que le bruit court que, malgré le climat de fronde généralisée, il serait en soins. Arc-bouté sur ses positions intransigeantes, mais détesté et solitaire, Valls concentre toutes les critiques des membres du gouvernement et des élus hier sous sa férule, le Premier ministre - chancelant et désemparé-  ne peut même pas compter sur le soutien du président.

Le déchaînement de camarades socialistes contraste avec l'indifférence de l'occupant de l'Elysée et le silence du locataire (en fin de bail)
de Matignon. 
Que reste-t-il de l'hyperactivité de Valls au lendemain des attentats du 13 novembre et de la posture de François Hollande en sauveur de la planète un mois plus tard à la COP21 ? C'est ainsi au quotidien La Parisien que Manuel Valls, ou un conseiller, a juré: "L'Etat n'abandonnera jamais la Corse". 
Quel était son agenda officiel, ces derniers jours: 
Lundi 21 décembre 2015
09h30 : Entretien avec Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon
13h00 : Déjeuner avec le président de la République
Palais de l’Elysée
17h00 : Entretien avec Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget
Hôtel de Matignon

Mardi 22 décembre 2015
17h00 : Entretien avec Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Hôtel de Matignon
18h00 : Entretien avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Hôtel de Matignon
Mercredi 23 décembre 2015
09h00 : Entretien avec le président de la République
Palais de l’Elysée10h00 : Conseil des ministres 
Palais de l’Elysée
Aucune apparition publique du 20 décembre au 4 janvier: de soudains huis clos qui interpellent.

Le pr
ésident, quant à lui, ne s'est plus exprimé sur les affaires de l'Etat depuis les élections régionales, en novembre, et a mis un coup d'arrêt à la frénésie de ses déplacements bi ou tri-hebdomadaires dans les régions, confirmant ainsi son ingérence dans les élections (si inutile qu'elle ait pu se révéler). Gagné par la morosité dans laquelle il a plongé le pays, Hollande ne lâche donc plus de petites phrases, stupides ou méchantes, sur les "sans-dents" ou les rivaux qu'on ne reverra plus ... Et Valls, quand le reverrons-nous ? 

Rechute au yoyo des sondages

Valls a perdu six ou seize kilos
Le traditionnel pensum des voeux du 31 décembre le contraindra à reprendre le chemin des caméras. On imagine déjà son discours/ il parlera de 2015 comme d'une "annus horribilis" , exhortera les Français à ne pas se laisser diviser et à se rallier à son panache rose, déclarera la guerre aux intégrismes religieux, répétera que la menace terroriste est partout mais que les forces de sécurité veillent sur les braves gens.

Peut-être osera-t-il une fois encore affirmer que la croissance est là, que l'activité économique repart, que les six millions de chômeurs (toutes catégories confondues) doivent patienter encore un peu... et que les "sans dents" s'offrent -s'il en ont les moyens- un joyeux Noël ! 

Aucune activité -même factice-
depuis le 23 décembre:
faut-il s'en inquiéter?
Un langage qui fait gronder la colère. Un sondage Harris Interactive note une perte de quatre points de confiance en François Hollande et de six à Manuel Valls. En un an, le Premier ministre chute lourdement tandis que, sur la même période, le chef de l'État fait le yoyo... 

Et l'état d'urgence" autorise-t-il que nous ayons un bulletin de santé
(même officiel) de Manuel Valls ?

Gardanne: combat de ministres dans les boues rouges toxiques

Royal et Valls se déchirent sur les rejets de déchets industriels dans les Calanques de Cassis

Valls humilie la troisième du gouvernement, 
Ségolène Royal


La ministre de l'Écologie accuse Valls d'avoir donné l'ordre d'autoriser le rejet de métaux lourds dans le Parc national des Calanques: une attaque frontale du premier ministre. Elle clame que le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) a pris la  décision avec l'accord du premier ministre. Il a signé mardi le renouvellement pour six ans de l'autorisation, donnée à la société Alteo, de rejeter des boues rouges au cœur du Parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône. 

La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est désavouée. 
Depuis un an, Ségolène Royal avait commandé à des experts choisis des études et analyses pour démontrer la dangerosité environnementale de ces rejets de métaux toxiques, contenant notamment de l'arsenic, du fer et de l'aluminium.

"Chantage à l'emploi", hurle l'offensée 

"L'ordre est venu du premier ministre au préfet, direct", a réagi mardi, très remontée, l'ex-concubine présidentielle répudiée qui décidément compte pour du beurre des Charentes. 
"Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis: je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi", a-t-elle poursuivi, en faisant référence aux 400 salariés de l'entreprise de Gardanne, dont les postes ne seront pas menacés. 

Une réaction agressive peu appréciée de Matignon qui a rapidement livré sa version
"Il n'y a pas eu d'ordre du premier ministre au préfet. La procédure est claire", a assuré un membre anonyme de l'entourage du premier ministre. Cet illustre haut fonctionnaire mystérieux rappelle que la décision avait été prise sur "avis consultatif" d'un conseil indépendant composé "d'experts rattachés administrativement au ministère de l'Écologie". "Consultatif", donc non contraignant... 

France, pays où les experts prennent les décisions gouvernementales ?
C'est le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT), présidé par le polytechnicien Jacques Vernier et réuni à partir du 22 décembre,
qui a donné un avis favorable au renouvellement de l'autorisation de rejet dans la mer de ces effluents, accordée pour la première fois il y a près de cinquante ans à la société industrielle. 
Depuis 1966, le site de production d'Alteo, situé à Gardanne, près d'Aix-en-Provence, a donc le droit de rejeter en mer, au large de Marseille et Cassis, des résidus  de la production d'alumine. Plus de 20 millions de tonnes de boues rouges ont ainsi été déversées sur les fonds marins de la fosse de Cassidaigne, malgré l'indignation des groupements de pêcheurs et des associations environnementales. 

La santé publique, comme les jeunes, la dette publique, la croissance et l'emploi
"Un scandale sanitaire", en dépit de 21 COP plus ou moins "historiques"...  
Renouvelé une première fois en 1996, l'accord devait arriver à son terme le 31 décembre 2015. Ces dernières années, l'entreprise avait investi dans une première tranche de travaux pour réduire le volume de pollution déversé en mer, ce qui a rendu les rejets plus clairs, mais non moins toxiques. 
Elle avait, en contrepartie, demandé un prolongement de l'accord pour continuer à évacuer les effluents dans la Méditerranée, provoquant la colère des opposants. 

"C'est un scandale sanitaire, c'est un permis de polluer et d'empoisonner qui a été délivré", déplore Alain Matesi, président de l'association CoLLecT-IF environnement. "Le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire démontre la toxicité et la nocivité de la pollution. Aujourd'hui ce ne sont plus des écologistes ou des défenseurs de l'environnement qui sonnent l'alarme mais un organisme officiel. C'est une décision inacceptable", ajoute-t-il, espérant que la situation ne se répète pas dans six ans. 

Pour apaiser les tensions, Frédéric Ramé, le président de l'entreprise pollueuse Alteo, a encore promis que tout sera mis en œuvre "pour améliorer la qualité des rejets liquides" dans les... années à venir. Un objectif qui sera scruté de près par les nombreux opposants. Et les commissions d'experts ?

Valls rejette le principe "pollueur-payeur" avec les boues rouges
Adopté en 1972 par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et en 1986 par la CEE, le principe pollueur-payeur (PPP) est un principe économique qui vise à internaliser dans l’économie les coûts environnementaux cachés (externalités).
Ce principe stipule que les coûts de prévention, de réduction de la pollution, de dépollution et de restauration doivent être supportés par le pollueur à l’origine du sinistre.

Les limites du principe pollueur-payeur

Le principe pollueur-payeur a cependant des limites :
  • tout d’abord, il faut être capable d’évaluer le coût économique des dégradations environnementales: avec tous ces experts auprès du gouvernement, cela devrait être un jeu d'enfants ;
  • ensuite, il y a la difficulté d’identifier le responsable, comme l’ont montré par le passé les exemples des marées noires où capitaine de pétrolier, propriétaire et affréteur se renvoyaient la balle, alors qu'en l'espèce le pollueur n'est pas un navigant mais un industriel installé sur le plancher des vaches ;
  • enfin, le coût environnemental peut dépasser les capacités de paiement du pollueur. Dans ce cas, d’autres mécanismes -comme les assurances (attention à l'augmentation des primes !) ou la solidarité nationale (et l'Etat, ce n'est ni Hollande, ni Valls ou Royal...) doivent se substituer au pollueur.

Les applications du principe pollueur-payeur

Dans son application, le principe pollueur-payeur prend de nombreuses formes telles que des normes, des redevances et des taxes (taxes pigouviennes), des assurances, des marchés de quotas ou encore des dommages et intérêts suite à une action en justice.
De quoi se traiter de tous les noms d'oiseaux

Et l'augmentation du prix du gazole -alors que celui du pétrole brut dégringole- sera-t-elle supportée par les propriétaires de véhicule au diesel, deux fois solidaires ?

Hollande peut-il appeler à l'union nationale contre le terrorisme islamiste quand l'ayatollah à la tête du gouvernement se comporte en terroriste de la majorité présidentielle ? L'art de vivre à la française est clairement visé ! A la Culture, Fleur Pellerin ne devrait-elle pas mettre nos chefs d'oeuvre hors de portée, au sec ?

mercredi 30 décembre 2015

Guillaume Larrivé (LR) ne votera pas "en l'état" la réforme constitutionnelle

Le député Les Républicains démonte le projet

Une "manipulation politique" et "brouillon juridique"

Réaffirmant son souhait de voir la déchéance de nationalité étendue aux auteurs de délits terroristes, quelque soit leur motivation, islamo-fasciste ou révolutionnaire, Guillaume Larrivé, député LR de l'Yonne, ne votera pas "en l'état" la réforme constitutionnelle proposée par l'exécutif.
Membre de la commission des lois, il a dit sur Europe 1 : "Je ne voterai pas en l'état la révision de la constitution proposée par François Hollande, parce que c'est une manipulation politique et un brouillon juridiqueune sorte de tract improvisé et mal écrit".

Ce maître des requêtes au Conseil d'État ne menace pas tous les Français, indistinctement.

"Je veux que tous les terroristes étrangers puissent être expulsés définitivement en dehors du territoire national," a précisé ce maître des requêtes au Conseil d'État . 

C'est la double peine que veut Hollande pour les binationaux...
Le député dénonce une sanction bidon : "Sur la question de la nationalité, le texte que propose François Hollande ne s'appliquerait qu'aux criminels, c'est-à-dire à des individus déjà condamnés par une cour d'Assises". "Moi je veux par exemple,  qu'un djihadiste qui a porté les armes dans la zone irako-syrienne et qui passe devant un tribunal correctionnel comme auteur d'un délit terroriste (...) soit aussi déchu de la nationalité française".

Ex-secrétaire national chargé de la réforme des institutions, au temps de l'UMP, et désormais à l'immigration, il a déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, qu'il défendra également sous forme d'amendements au projet gouvernemental. Il souhaite également inscrire la notion d'assimilation dans la constitution.

mardi 29 décembre 2015

Accablantes révélations de l'enquête sur les assassinats islamistes de Paris

L'enquête sur les tueries de Paris révèle des faits stupéfiants 

Le sang de 130 personnes a été versé par des fanatiques d'Allah
,
Les tueurs, certes radicalisés, 
voire drogués, mais de bons musulmans
des centaines d'autres innocentes victimes ont été marquées dans leur chair et leurs esprits dans les carnages visant la culture française réduite à son art de vivre par les éléments de langage propagés par l'exécutif socialiste. Et dans ces massacres, l'odieux côtoie l'abracadabrantesque de certains éléments livrés par l'enquête sur les sanguinaires branquignols.

L'enquête démontre que le modèle français n'enseigne pas que l'humanisme dans les écoles
Outre le principal suspect en fuite, Salah Abdeslam, toujours recherché mais resté introuvable comme plusieurs de ses complices, quelques notes de xylophone résonnent chacune comme une terrible provocation, plus d'un mois après les attentats de Paris. Au Bataclan, selon les derniers éléments révélés par le Figaro, lundi 28 décembre, l'un des terroristes se serait mis à jouer de la musique, au milieu des cadavres et des tirs en rafales. "Comme dans un scénario d'épouvante, lit-on. En effet, l'un des terroristes va même au xylophone pour jouer, selon (une) rescapée, "avec un rire sadique". Les juges qui les auront en face d'eux un jour leur accorderont les circonstances atténuantes, pou "désordres mentaux"... "Il est où le chanteur ? Ils sont où les Ricains ? C'est un groupe américain [Eagles of Death Metal]. Avec les Américains, vous bombardez, donc on s'en prend aux Américains et à vous...," se justifiait cet aigle de la mort islamiste.

Abaaoud, le buisson et les baskets oranges 

Toujours selon le Figaro, un élément important a permis de confondre Abdelhamid Abaaoud, ses baskets oranges. On se souvient que le coordinateur présumé des attentats de Paris était rentré tranquillement en métro après les tueries. On avait ensuite appris qu'il avait passé "quatre jours et trois nuits" caché dans un buisson", en contrebas de l'A86, à Aubervilliers" en Seine-Saint-Denis. 
D'après le Parisien, cette fois,  cette cache était pourtant "une planque végétale" que connaissaient les enquêteurs de police, lesquels auraient donc laissé le djihadiste filer avec sa cousine en taxi jusqu'à l'assaut final. 
On sait désormais, écrit le Figaro, qu'Abaaoud a été reconnu grâce à "la paire de baskets orange qu'il portait pendant les fusillades, sur les bandes de vidéosurveillance qui le montrent fraudant à la station Croix-de-Chavaux à 22h14 avec un inconnu, (...) ainsi que sur son cadavre après le siège de sa planque de Saint-Denis par le Raid."

L'aplomb que Jawad a forgé en zone de non-droit

La petite frappe endimanchée est rapidement devenu la risée d'internet pour avoir, avait-il expliqué, voulu "rendre service." 
Un type d'explications qui a dû marcher cent fois auprès des forces de police. Autrement dit, sans se poser de questions, il a logé trois inconnus, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine et un complice, après qu'ils aient fait les morts en pleine nature,  dans un logement insalubre de Saint Denis, "sans eau courante," mais néanmoins équipé d'une porte blindée, non loin du stade de France où le président de la République se trouvait en tribune officielle. L'air parfaitement innocent, il avait affirmé qu'il "ne savait pas" que c'étaient des terroristes. "Si je savais, vous croyez que je les aurais hébergés ?" interrogea même l'intéressé devant les caméras de BFMTV lors de l'assaut. 
Or, selon les éléments publiés la semaine dernière par Le Monde, il s'avère que Jawad Bendaoud n'a pas tout à fait dit la vérité. "J’ai douté, il y avait un truc pas clair, mais je ne vais pas prendre vingt ans pour ça. (…) Je m’en doutais, mais je voulais l’argent", aurait-il en effet reconnu en audition devant les enquêteurs. "Mélange de bêtise, d’appât du gain et d’idéologie", conclut le Monde. Les assassins du Bataclan étaient, nous suggère-t-on, des malades mentaux et Le Monde tente de nous faire comprendre que Jawad, un repris de justice, serait un oublié de l'ascenseur social qui n'aurait d'autre issue que d'exploiter la détresse de ses frères en faisant le marchand de sommeil. 

A y bien regarder toutefois, ce rigolo  a pourtant de drôles de contacts, comme en témoignent les "recoupements" des enquêteurs, notamment intrigués par le fait qu'il est entré en contact le 3 novembre avec un numéro belge, lui-même en contact avec un individu dont le téléphone a été localisé la veille des attentats dans "le 11e arrondissement de Paris et dans le 18e arrondissement, à des heures correspondant au parcours funeste des terroristes".

Abdeslam, exfiltré de Bruxelles dissimulé dans un meuble

C'est la télévision publique belge, la RTBF, qui a révélé l'information, mi décembre. Profitant d'un déménagement, Salah Abdeslam, recherché par tous les polices du monde, DGSI, CIA, NSA, FBI, MI6, le Mossad, etc... des complices l'auraient caché dans un... meuble, comme du shit dans un paquet de clopes. Une cachette qui lui aurait permis de quitter Bruxelles et d'échapper aux contrôles.

La revendication des épouses 
Aussi radicalisées que leurs maris, mais présentées comme soumises, les épouses souvent décrites comme soumises deviennent des messagers de la mort et de la guerre. C'est d'abord un simple texto laconique - "Ton fils est mort en martyr avec ses frères le 13 novembre" - qui a permis d'identifier le dernier des trois kamikazes du Bataclan, Foued Mohamed-Aggad, un Alsacien de 23 ans rentré du djihad en Syrie, le troisième homme qui s'est fait exploser le 13 novembre 2015 dans la salle de spectacle du Bataclan à Paris.
Rendu public le 10 décembre dernier, ce SMS d'une soixantaine de signes à peine, a été envoyé depuis la Syrie par l'épouse du terroriste à la mère de ce "gamin influençable", mais fils "aimant"... Le Monde pourrait nous le vendre comme une victime du quartier de la Meinau à Strasbourg. On connaît d'ailleurs les responsables: né en France d'un père algérien divorcé de sa mère marocaine, il aurait été refusé au concours d'entrée dans la police et aussi par l'armée, mais c'est peut-être aussi qu'il était colérique et fracassait tout ce qu'il trouvait à portée.
C'est également grâce aux courriels de l'épouse de Samy Amimour, un autre terroriste du commando du Bataclan, que les enquêteurs ont pu en apprendre un peu plus sur le degré d'embrigadement du couple. Ainsi, aux dires de cette adulte de 18 ans, est-il aussi important de "tuer" tous ceux qui "offensent l'islam et les musulmans" comme de préciser pour les éventuels candidats au djhad combien la vie est "belle" sous le califat. Belle ? C'est bien simple, l'appartement qu'elle occupe à Mossoul, en Irak, explique-t-elle a une "cuisine équipée, deux salles de bains toilettes" et même "trois chambres !"
Le jeu de dominos des "printemps arabes" n'était-il pas une succession de soulèvements sociaux, sans lien religieux, selon les experts et autres décrypteurs, avec la guerre d'influence entre Sunnites et Chiites ?

lundi 28 décembre 2015

Ce que la chute des cours du pétrole doit à l'exploitation du gaz de schiste

Pour Hollande, la baisse du prix du pétrole, c'est gagner de l'argent en dormant

Le prix du pétrole a continué de s’effondrer en 2014


Les prix de l’or noir ont crevé les planchers,
Il est trop fort, Hollande !
atteignant leurs plus bas niveaux depuis 11 ans, alors qu'explosaient les plafonds de la crise financière et que le show médiatique de la conférence sur le climat COP21 polarisait dernièrement l'attention.
Le pétrole s’est enfoncé dans un spirale baissière et le WTI, référence américaine, a franchi la barre symbolique des 35 dollars. Sur l'année, il a perdu près de 39 %. Le baril est passé de 60 dollars en début d’année à environ 36,70 dollars fin décembre 2015.
La chute est encore plus prononcée pour le Brent de mer du Nord, référence européenne, qui accuse une baisse de plus de 44 %. Fin décembre, le baril de Brent s’échangeait contre 36,65 dollars alors qu'au début de l'année, il fallait 65 dollars pour le même baril. Ce dernier s'est même retrouvé au plus bas depuis juillet 2004 ! Il est passé, mardi 8 décembre, sous la barre des 40 dollars à la Bourse de Londres, pour la première fois depuis plus de six ans.

Le WTI a continué de s'effondrer en 2015 après le début de la chute des cours en 2014

3040506070809010002/01/201301/03/201329/04/201325/06/201321/08/201317/10/201313/12/201312/02/201410/04/201409/06/201405/08/201401/10/201426/11/201427/01/201525/03/201521/05/201520/07/201515/09/201510/11/2015en dollars
Les explications sont les mêmes qu’au moment où le pétrole a amorcé sa chute mi 2014. Une offre surabondante et une demande en baisse (liée entre autres au ralentissement de la croissance mondiale), créant un déséquilibre de nature à provoquer un effondrement des prix.

Il faut le dire, la production américaine s’est envolée grâce aux hydrocarbures non conventionnels. 

Bien qu'attaquée, cette dernière a mieux résisté que prévu à la baisse des cours. Le point mort (c’est-à-dire le prix d’équilibre entre le coût de production et le prix de vente d’un baril) s’est affaissé. Par ailleurs, les pétroliers américains se sont concentrés sur les zones les plus rentables.
Pour ne rien arranger, l’Opep, menée par l’Arabie saoudite, a poursuivi sa stratégie de défense de ses parts de marché en ne réduisant pas sa production. L’Arabie saoudite serait aussi motivée par la nécessité de gagner des parts de marché pour compenser la baisse de ses revenus. Lors de la dernière réunion de l’Opep, le 4 décembre, la mention d’un niveau de production a même disparu. Mais ce qui a vraiment plombé les cours en fin d’année, c’est la perspective d’un retour de l’Iran sur les marché après la levée des sanctions occidentales.

Est-ce que les cours vont remonter? Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, le marché devrait rester saturé au moins jusqu’à fin 2016. De fait, les acteurs du marché sont résolument pessimistes. A titre d’exemple, Goldman Sachs prévoit un baril à 20 dollars, certains investisseurs parient même sur un baril à 15 dollars. Hollande ne renonce pas pour autant à taxer les propriétaires de véhicules au diesel. 

Cette analyse dissimule un tabou 

Le terme global et flou d' "
hydrocarbures non conventionnels" est utilisé par les tenants de la 'pensée unique', dominante et hypocrite.

Sur BFMTV, Mathieu Jolivet souligne que "la baisse des prix du pétrole est une véritable aubaine pour les entreprises et les ménages". Cette année, le "contexte" a été favorable à la reprise économique, non pas grâce à la politique menée par Emmanuel Macron, si brillant ministre de l'Economie soit-il désormais dans la presse en quête d'espoir(s), mais du fait des comportements des trois indicateurs clés internationaux que sont l'euro, les taux d'intérêt et le pétrole qui mettent du beurre dans les épinards de Hollande. Même l'Allemagne d'Angela Merkel, par où devait venir la reprise, n'y est pour grand chose. Mathieu Jolivet souligne d'ailleurs que l'euro a été très bas tout au long de l'année et que l'achat dans la devise européenne devient alors très intéressant pour les investisseurs étrangers.


La baisse des prix du baril, quant à elle, a favorisé une hausse de 250 à 500 euros du pouvoir d'achat des ménages - lesquels ont profité d'environ 8 milliards inespérés - et des entreprises, mieux que le CICE et la baisse des impôts pour un petit nombre. Inutile donc que Michou Sapin enfile ses chaussettes de cardinal et Pruneau Le Roux débite ses contre-vérités coutumières, Hollande n'a rien eu à faire. Mais Valls ne va pourtant pas tarder à lui en attribuer les mérites. Va-t-il respecter un délai minimal de décence ? 


Pourquoi cette chute du pétrole ?

Le retour du pétrole iranien sur le marché explique-t-il à lui seul cette aubaine pour les ménages et les entreprises
, à la faveur du début de la levée des sanctions occidentales en juillet 2015, par six grandes puissances (dont la France et les Etats-Unis)? Il a certes permis à l'Iran - où les coûts de production sont moindres, notamment par rapport à ceux de l’Arctique - de vendre à nouveau son brut sur le marché international, mais les effets ne seront pas sensibles avant janvier 2016. Alors?
Le développement des énergies renouvelables (éolien, solaire...) est-il tel que leur impact serait décisif ? En fait, on a compris dès décembre 2014 que cette dégringolade du prix de l'or noir risque aussi de ralentir la progression de ces énergies propres, malgré les engagements pris à la COP21.

L'exploitation du gaz de schiste n'apporte-t-il donc aucun bénéfice?
Ni Les Echos, ni Le Point ne brise le tabou des retombées de la production du gaz de schiste aux USA. Et pourtant l'hebdomadaire note "une forte hausse des stocks de brut aux États-Unis", sans en rechercher les causes, si ce n'est "une augmentation des puits de pétrole en activité dans le pays, avec 17 puits de plus que la semaine précédente"... Difficile (mais non impossible à Hollande) d'imposer un relèvement du prix du gazole, carburant de très loin le plus vendu en France, alors qu'il y a une semaine il valait en moyenne 1,0018 euro le litre, soit 4,59 centimes de moins par rapport à la semaine précédente, d'après les relevés hebdomadaires du ministère.

C'est le site Mediapart qui, 
dans la fièvre des derniers achats du 24 décembre, fait allusion à
cette production qui "avait fortement contribué à la baisse des cours du baril ces derniers mois," mais pour suggérer que la production des gaz et pétrole de schistes américains baissera nécessairement à partir de la mi-2016." Pour des raisons de techniques d'extraction jugées encore agressives, ce gaz naturel n'a pas l'heur de plaire aux écologistes et il est convenu qu'on ne doit pas lui reconnaître le moindre avantage.

Le gaz de schiste fait trembler le cartel du brut
L'Opep n'a pas annoncé de réductions de production de brut : la production réelle des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole se situerait autour de 32 millions de barils par jour (mbj), soit nettement plus que l'objectif officiel de 30 mbj. Le cartel n'a même pas pris la peine d'établir un nouvel objectif chiffré et cette démarche est volontaire : "Le cartel veut faire baisser les cours pour contrer le gaz de schiste américain, décourager les Etats-Unis de produire de l'or noir et tuer cette concurrence. A moins de 50 dollars le baril, certains forages ne sont plus rentables aux Etats-Unis, en Sibérie ou encore en mer du Nord."
Le gaz de schiste est tabou, mais il occupe tous les esprits.