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mercredi 23 décembre 2015

Déchéance de la presse socialiste qui attaque l'opposition sur une réforme que Hollande décide

Son compromis de synthèse est à la hauteur de la cacophonie qu'il a créée...

Hollande décide de ne pas décider sur la privation de nationalité 

Pas de déchéance de la nationalité ? Wauquiez au pilori de la presse pour s'être inquiété d'une nouvelle reculade annoncée du gouvernement 
L'abandon de la déchéance de la nationalité, prématurément annoncé par Christiane Taubira, n'a pas manqué de faire réagir, comme si cette nouvelle incartade de la ministre était calculée pour. Le numéro deux des Républicains a en effet dénoncé "les reniements du gouvernement" à l'annonce intempestive de l'abandon de la déchéance de la nationalité.
En franc-tireur de l'exécutif, Taubira avait simplement pris son désir pour la réalité. Sur une radio publique - à Alger -, la ministre de la Justice avait pris sur elle d' annoncer que l'exécutif renonçait au projet d'inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité pour les auteurs d'actes terroristes. Laurent Wauquiez, numéro deux des Républicains, a donc condamné mardi "les reniements et les doubles discours du gouvernement". 

Hollande doit "prendre ses responsabilités" 
"Si tel était le projet présenté demain, je ne vois pas comment Les Républicains pourraient voter une telle réforme de la Constitution qui ne serait qu'une coquille vide", a-t-il ajouté. "La présence au gouvernement de Christiane Taubira et de son idéologie laxiste empêche la mise en oeuvre d'une vraie politique de sécurité", a affirmé Laurent Wauquiez à l'Agence de presse française. 
Selon lui, "c'est au président de la République de prendre ses responsabilités et d'entendre les propositions de bon sens de l'opposition. S'il ne le fait pas, il sera comptable de la rupture de l'unité nationale", fit-il valoir.

Sous le coup de l'émotion et en grande pompe, François Hollande avait récupéré l'émotion populaire consécutive aux assassinats islamistes de Paris le 13 novembre dernier pour annoncer dès le 16 novembre devant le Congrès l'inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité des terroristes binationaux nés français, trois jours après les attentats djihadistes de Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts.
Depuis, de nombreuses critiques s'étaient élevées à gauche contre ce projet impromptu. 
Le projet de révision constitutionnelle "ne retient pas" cette disposition, a confirmé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, dans un entretien sur la radio algérienne Chaîne 3 diffusé mardi. 

Taubira, la Guyanaise s'est un instant rêvée en rassembleuse de la gauche

C'est au moment où le site trotskiste Mediapart publie une accablante enquête sur la disparition de la sniper de la Place Vendôme.
"Elle a été l’icône de la gauche avec le mariage pour tous. Deux ans plus tard, la garde des Sceaux a tout accepté : le virage libéral, le virage sécuritaire avec l'état d'urgence, et une réforme de la justice a minima. En janvier, c’est même elle qui portera la réforme constitutionnelle annoncée après les attentats du 13 novembre."
Elle l'a pourtant combattue: est-elle donc la personne la mieux qualifiée pour défendre un projet dont elle disait qu'il "s'éteindrait de lui-même" ?

Cette ministre intermittente de la Justice -comme à l'Agriculture peut  l'être impunément Le Foll, également porte-parole obtus du gouvernement-, sur son silence face à Cazeneuve depuis le début de l'"état d'urgence" et la mise entre parenthèses de la Justice, sur sa réduction au rôle d'inlassable corneille, c'est à ce moment, donc, que ladite Taubira annonça à une radio algérienne que la mesure hollandienne de déchéance de nationalité va passer à la trappe. 


Mais la corneille a un régime très varié incluant invertébrés, graines, fruits et charognes. Elle peut piller les nids d'autres oiseaux.


Taubira est pour tous ce qu'on appelle un boulet

Elle se gonfle.
Vous voyez bien que j'existe, semble-t-elle rappeler, puisque c'est par ma voix qu'est évacuée une des mesures les plus critiquées par la gauche, la vraie gauche dont j'ai pour fonction d'être, au gouvernement, le totem survivant, la poétesse tutoyant ostensiblement les auteurs morts.
Ce couac de la corneille sera-t-il le dernier ? Ce n'est certes pas par inadvertance qu'elle nuirait contre sa nature profonde. Depuis que Libé l'a annoncé hier, mardi matin, de source sûre mais évidemment anonyme, le microcosme ne bruisse que de l'annonce de ce renoncement supplémentaire de Hollande à cette mesure reprise  à la droite en la tragique circonstance. En l'officialisant dans la journée au micro d'une radio algérienne publique, Taubira aura peut-être voulu étouffer ainsi l'impact de l'enquête de Mediapart. Mais si elle n'a pas eu d'autre souci que de rehausser sa petite personne, la cynique s'est surtout montrée piètre stratège, puisqu'au bout du compte elle a surtout réussi à placer Hollande dans l'obligation de prendre, pour ne pas se déconsidérer un peu plus encore au regard de tous, une décision dont sa collaboratrice ne voulait à aucun prix. 

Ainsi l'indignation de Wauquiez et la fureur de Ciotti ont-elles utilement forcé la décision qui met Hollande en difficulté avec sa gauche radicale,
dans et au-delà du PS.
D'ailleurs, sur le fond après six semaines, le bilan des perquisitions est maigre. D'après le bilan de l'Assemblée Nationale, un bilan par ailleurs peaufiné, tout plein de données géographiques détaillées et totalement inutiles, près de 3.000 perquisitions n'auront mené qu'à 51 incarcérations, la plupart pour trafic de drogue, d'armes, ou situations irrégulières (combien de trafic de drogue ?).
Combien de trafic d'armes ? Combien de situations irrégulières ? Le bilan omet malencontreusement de le préciser). A noter que certaines juridictions de l'est et du nord de la France sont surreprésentées. Exemple avec Colmar, Douai ou Amiens, où ont été menées respectivement 96, 160 et 91 opérations policières.
Il a perdu depuis poids 
et arrogance:
oeil éteint et apathie

Toute cette gesticulation de perquisitions et d'assignations à résidence est ainsi ramenée à sa vraie nature, comme le souligne Laurent Borredon, un journaliste du Monde employé par le gouvernement pour animer un observatoire de l'état d'urgence : l'indépendance de la presse n'est pas un vain mot !
 Ce déontoloque est le co-auteur (avec un confrère tout aussi libre et objectif à L'Obs) d'un ouvrage qui n'a pas eu le don de décoiffé Valls... De la graine d'impétrant au CSA !  

Et Taubira, dans cette embrouille? 
Elle n'est pas en veilleuse. Elle devrait proposer un projet de loi autorisant, hors état d'urgence, les perquisitions de nuit. Mais cette fois,  sous le contrôle des juges. On croyait la dictature des juges installée, mais Valls peut toujours faire pire. La corneille de la place Vendôme pourra, par exemple, twitter: 
"c'est au coeur de la nuit qu'ils ont sonné chez moi.
Mais le procureur avait signé le mandat.
Et le soleil, soudain, brilla". (poétesse inconnue)
Les Romains disaient de la corneille "Brevior est hominum vita quam cornicum", ce que la latiniste Najat Vallaud Belkacem traduit par: "la vie des hommes est plus courte que celle des corneilles". Encore une de ces rumeurs qui demandent à être vérifiées. Sans délai.

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