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mardi 1 décembre 2015

Où est Salah Abdeslam ? CNN en sait plus que François Hollande

CNN affirme que Salah Abdeslam est bien en Syrie

Le Drian ordonne des raids aériens sur la Syrie, mais Cazeneuve est toujours à la recherche du terroriste islamiste français...
 
Cet islamiste français a tranquillement fait ce qu'il avait à faire
entre Paris, Bruxelles, l'Italie, la Grèce et la Syrie...
Après deux nouvelles perquisitions de la police belge à Molenbeek qui n'ont pas permis de mettre la main sur l'un des suspects clés des assassinats de masse islamistes du vendredi 13 novembre à Paris, CNN affirme lundi que Salah Abdeslam se trouve désormais en Syrie. CNN souligne aussi que  l'hypothèse d'un départ définitif d'Abdeslam en Syrie avait déjà été plusieurs fois évoquée.

Occupée à divertir son opinion publique en multipliant de vaines opérations, comme dimanche encore, la police belge se fait également balader: les informations étaient "délibérément" fausses, a admis lundi la justice locale. 
La police fédérale était descendue dimanche soir à deux adresses de Molenbeek à la suite d'indications provenant d'un habitant de la commune selon lesquelles Salah Abdeslam se cachait dans une maison inoccupée. Ces perquisitions n'avaient donné aucun résultat, selon le Parquet fédéral, chargé des affaires de terrorisme en Belgique. "Selon toute probabilité, on a consciemment transmis de fausses informations aux services de police", a précisé lundi dans un communiqué le parquet de Bruxelles, qui traite, lui, des affaires de droit commun.

Or, la chaîne américaine CNN affirme que Salah Abdeslam a regagné la Syrie sans encombres


L'Obs, hebdomadaire français, se fait l'écho de la chaîne américaine CNN lundi. L'homme le plus recherché d'Europe se trouverait en Syrie. "Selon une source proche de l'enquête et une source au sein de l'antiterrorisme, les services de renseignement français pensent que le suspect des attaques de Paris a fui en Syrie". Autrement dit, après ses allers et venues entre la Belgique et la France, il a échappé aux contrôles policiers de Cazeneuve.

En octobre, Salah Abdeslam, né à Bruxelles et de nationalité française, 26 ans, aurait acheté à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) un dispositif d'allumage qui pourrait avoir servi à équiper les gilets explosifs des kamikazes. L'islamiste est notamment soupçonné d'avoir convoyé les kamikazes du Stade de France le 13 novembre, avant de revenir à Paris, puis d'avoir regagné la Belgique, ni vu ni connu, à trois dans la nuit, avec la complicité de deux comparses en direction de la Belgique où il a disparu.

Salah Abdeslam court toujours, plus de deux semaines après les attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 130 morts et 352 blessés. Frère de Brahim, 31 ans, un kamikaze qui s'est fait exploser, il paraît avoir lui-même joué un rôle logistique dans les attentats. Sa trace s'est perdue quelques heures après les attaques dans la capitale belge, où plusieurs personnes sont inculpées pour l'avoir pris en charge à bord de leur véhicule.

L'individu à l'origine de ces fausses informations a été interpellé dimanche soir en Belgique

Il était auditionné lundi en tant que "suspect", selon le parquet. D'autres personnes étaient entendues comme témoins. "Il s'agit maintenant de savoir si la personne qui se fait auditionner est bien celle qui a délibérément mis la police sur le mauvais chemin", explique le parquet, qui doit déterminer s'il doit être entendu par un juge d'instruction pour une éventuelle inculpation ou s'il sera remis en liberté.

En droit belge, diffuser ce type de fausses informations est
passible d'une amende et d'une peine de 15 jours à deux ans de prison, précise le communiqué. 

Une conversation du Français avec Abaaoud ?

S. Abdeslam aurait convoyé les kamikazes du Stade de France
le soir des attentats, avant d'abandonner sa Clio
dans le 18e arrondissement de Paris et de prendre la fuite.
Le magazine Valeurs Actuelles a ainsi publié plusieurs extraits d'un procès-verbal rédigé dans le cadre de l'enquête, d'après lesquels Abdelhamid Abaaoud aurait eu une conversation téléphonique avec Salah Abdeslam. 48h après les attentats, ce dernier aurait déclaré au djihadiste tué peu après à Saint-Denis qu'il se trouvait en Syrie, en sécurité. L'information n'a pas été confirmée par les autorités.

Par ailleurs, la chaîne américaine ABC News a rapporté que Salah Abdeslam se serait caché à Schaerbeek dans les environs de Bruxelles après les attentats et avant de contacter des proches pour l'aider à rejoindre la Syrie. "Tu ne me reverras jamais", aurait-il aussi lancé avant de disparaître à un homme qui l'a conduit durant sa cavale. Enfin, selon 7sur7 et autres media belges il y a quelques jours, la baisse du niveau de la menace terroriste à Bruxelles pourrait être liée à des informations sur ce possible départ.

Autre raison de penser que Salah Abdeslam ait pu rejoindre la Syrie, le pays pourrait lui être familier. L'Express souligne qu'il "a été contrôlé plusieurs fois entre la Grèce et la ville italienne de Bari (jumelée avec Corfou et Patras, en Grèce), sur la côte adriatique, où, se faisant passer pour un réfugié, il aurait pris un ferry" en août, avec un homme récemment arrêté en Turquie pour soupçons de complicités dans les attentats. Selon une source ministérielle citée par l'hebdomadaire, il y a "de fortes raisons de penser que Salah Abdeslam revenait à ce moment-là de Syrie".

Mission suicide ratée ou mise en scène ?

"Même si Salah Abdeslam a raté, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas le bienvenu à Raqqa, estime par ailleurs David Thomson, journaliste à RFI et spécialiste du djihadisme. Il ne serait pas considéré comme un déserteur vu qu'il a participé à l'opération", selon le journaliste.
David Thomson explique que l'EI "accepte le repentir des gens", mais l'organisation réprime sévèrement toute personne qui tente de quitter ses rangs.

D'après le spécialiste, un autre scénario est à envisager, celui d'une mise en scène savamment orchestrée. "Sa mission était peut-être de rentrer en Syrie comme Abdelhamid Abaaoud l'a fait [cerveau présumé des attentats] pour narguer les services de renseignements européens", avance David Thomson. Le djihadiste serait en effet parvenu à faire l'aller-retour entre la Syrie et la Belgique en janvier dernier pour organiser les attentats -ratés- de Verviers. Il s'était ensuite vanté auprès d'un magazine de propagande d'avoir échappé à la vigilance des autorités alors même qu'il était visé par un mandat d'arrêt international. 

Mais depuis les attentats ratés de Verviers, Salah Abdeslam ne semble pas avoir bénéficié d'un billet de retour. Une ceinture explosive supposée lui appartenir a d'ailleurs été retrouvée à Montrouge, abandonnée.  "Ce n'est pas parce qu'il en portait une qu'il devait se faire sauter", estime le spécialiste du djihad. "Tous les djihadistes en portent une en Syrie. Les ceintures servent avant tout à ne pas être pris par la police si cela dérape. Se faire arrêter est le pire des scénarios." Un mystère entoure encore ladite ceinture de l'énigmatique Salah Abdeslam, frère de Mohamed, détrousseur de cadavres (lien PaSiDupes). Selon Le Parisien, elle a été découverte dans un amas d'encombrants dix jours après les attentats, alors que la société chargée de faire la collecte assure être passée entre temps.

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