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mardi 22 décembre 2015

La question de la déchéance de nationalité soulève la question de la binationalité

La double nationalité est-elle morte dans les tueries islamistes ?

La presse socialiste s'en prend à la droite plutôt qu'à la reculade !


"Déchéance de nationalité: la droite critique déjà une reculade", titre le Huffington Post, apparemment convaincu que Hollande restera ferme sur son engagement suscité par les circonstances.
Rien n'est officiel, mais la droite est déjà ulcérée, polémique le site d'information du groupe Le Monde, propriété des hommes d'affaires socialistes Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse. Le HuffPost en veut pour preuve l'affirmation de Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, ce mardi matin que rien ne sera annoncé sur la déchéance de nationalité avant la présentation de la réforme constitutionnelle devant le conseil des ministres mercredi 23 décembre. 
Or, malgré le parti-pris critique de la presse militante, François Hollande et Manuel Valls envisagent effectivement d'abandonner l'extension de la mesure aux binationaux nés en France et son inscription dans la Constitution, comme le rapportent plusieurs media.

Le président de la République en avait pris l'engagement solennel devant le Congrès

Devant les deux chambres du Parlement réunies à Versailles le 16 novembre, le président socialiste avait réagi sous le coup des massacres islamistes, trois jours après les attentats de Paris et Saint-Denis.  


Le HufffPost détourne l'attention de l'opinion de la reculade présidentielle
Ce site confidentiel soutenu par l'argent du capital s'en prend aux responsables du parti Les Républicains "nombreux à ne pas avoir attendu l'officialisation du renoncement présidentiel pour critiquer ce choix." On ne peut être plus amer que cette presse officieuse du PS des renoncements d'un président qui agit sous la dictée des circonstances.

"Un message désastreux envoyé aux terroristes"
Il y a ceux qui  soutiennent la mesure de déchéance de leur nationalité française des terroristes, y compris s'ils sont nés en France, mais à la condition qu'ils aient deux nationalités. Rappelons que le député Philippe Meunier, membre de la Droite populaire, avait déposé une proposition de loi en ce sens après les attentats de janvier. 

"C'est
une mesure symbolique pour dire qu'à un moment donné, un Etat comme la France ne peut pas tout accepter. La déchéance de nationalité est un message au monde", a répété le secrétaire général du parti Eric Woerth sur France Inter. 
Pour Eric Ciotti, soutien de François Fillon, renoncer reviendrait à envoyer "un message désastreux aux terroristes".


Bernard Debré veut "supprimer la binationalité" en France

Alors que le débat sur la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés en France agite la gauche,
le député LR de Paris va plus loin et reprend une proposition défendue par le Front national.

C'est une proposition de bon sens que ce gaulliste est l'un des rares à porter dans son camp, alors que la gauche radicale dénonce pourtant l'"état d'exception", même qualifié d'"état d'urgence", que le pouvoir socialiste a décrété pour combattre les djihadistes français, trop souvent bi-nationaux. Le député les Républicains (LR) de Paris, Bernard Debré, est revenu dimanche sur la question de la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés en France. Proposée de longue date par la droite et reprise par François Hollande au lendemain des tueries islamistes de Paris, cette mesure - qui agite la gauche - devrait faire partie de la révision constitutionnelle qui devrait être soumise au Parlement dès le début de 2016, si toutefois Hollande ne se renie pas une fois de plus.

Invité de Sud Radio ce dimanche, 
le député de Paris a en effet approfondi sa proposition. "Je crois qu'il faudrait vraiment se poser la question de la binationalité. Est-ce qu'on peut être binational ? Je crois que (les pays qui le refusent) ont raison. La preuve, c'est que quand on est binational et qu'on fait la guerre contre l'une de vos nations, qu'est-ce que vous faites?", s'est-il d'abord interrogé.

Le débat couve à droite depuis 2011

En 2008, les doubles-nationaux représentaient 5 % de la population de France métropolitaine âgée de 18 à 50 ans, dont 90 % sont immigrés ou descendants d'immigrés. Près de la moitié des immigrés ayant acquis la nationalité française ont conservé leur nationalité d'origine. Les binationaux sont très rares chez les originaires d'Asie du Sud-Est (moins de 10 %), tandis que plus des deux tiers des immigrés du Maghreb, 55 % des immigrés de Turquie et 43% de ceux du Portugal s'accommodent de la nationalité française et de celle de leur pays  d'origine. Contrairement aux immigrés d'origine italienne ou espagnole, les étrangers des autres pays d'Europe ont majoritairement recours à la double nationalité quand ils deviennent Français.
Le fils de Michel Debré, "père de la constitution de 1958" qui définit la Ve République, a un avis tranché.
"Il faut supprimer la binationalité, c'est une mesure importante. Que celui ou celle qui naît en France dise: "Je choisis la nationalité française à l'âge de 18 ans - ou à l'âge de 16 ans, peu importe -, et qu'il accepte la France", a martelé l'ancien élu. Un argumentaire que partage la présidente du Front national. Marine Le Pen s'était déjà emparée de ce problème dans un courrier adressé aux députés en 2011.
La proposition avait créé des remous à droite, déjà à l'époque. La Droite populaire a d'ailleurs rappelé au FN que la droite républicaine a initié cette réflexion avant Marine Le Pen et avait même reçu le soutien du président d'alors, Nicolas Sarkozy. Une version démentie une semaine plus tard par le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, qui avait éteint l'incendie en assurant qu'il était "hors de question de revenir sur la binationalité".



La menace islamiste qui inspire l'état d'urgence à la gauche relance à droite et dans la pays le débat sur l'urgence et la cohérence de la suppression de la double nationalité.


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