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mercredi 16 décembre 2015

Chassé-croisé à LR: NKM recule; Wauquiez progresse


Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) quitte officiellement son poste de numéro deux du parti Les Républicains (LR)

Isolée dans ses critiques de la ligne du "ni PS ni FN" préconisée par Nicolas Sarkozy et soutenue par le parti
, 

NKM en campagne
chez les "sans dents" de Hollande
NKM a dû se démettre officiellement de ses fonctions au poste de numéro deux du parti Les Républicains (LR). Selon un sondage CSA de mars dernier pour RTL, une majorité de Français de toutes obédiences (53%) désapprouvait la stratégie du "ni-ni" de l'UMP et de Nicolas Sarkozy pour le second tour des élections départementales, mais, lors de la réunion de leur bureau politique du lundi 7 décembre, c’est à une quasi-unanimité que les principaux responsables du parti Les Républicains (LR) ont validé la ligne "ni retrait ni fusion" de leurs listes pour contrer le Front national (FN) au second tour des élections régionales.

L'ancien Premier ministre UMP, Alain Juppé, a déclaré qu'il "respecte" la consigne du ni FN ni PS au second tour des départementales. 
"En cas de duel FN/PS, le bureau politique de l'UMP a fixé sa ligne. Je la respecte," avait commenté le maire de Bordeaux sur son blog lors des premiers résultats.
Dès les départementales également, François Fillon avait défendu le "ni-ni" de Sarkozy.
"Aucune voix ne doit aller à un parti qui prône un nationalisme dangereux, qui veut faire éclater l'unité européenne et dont le programme économique s'apparente à celui de l'extrême gauche", avait-il fait savoir en février. Pour pour combattre le FN, il ne faut pas voter PS, précisait l'ancien premier ministre. 
"Il n'y aucune bonne raison de redonner la majorité absolue à l'Assemblée nationale à un Parti socialiste qui mène depuis trois ans une politique désastreuse qui a conduit à l'explosion du chômage, à la perte d'influence de la France et à l'aggravation des inégalités", avait-il alors asséné dans un communiqué, alors que depuis les résultats aux régionales le Parti socialiste aux abois milite pour un regroupement au centre.
Seuls Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro deux du parti, et Jean-Pierre Raffarin – sur 67 votants – s'étaient prononcés en faveur d’un retrait de la liste LR en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, où le parti est arrivé en troisième position. Or, c'est vers les deux opposants que se tendent aujourd'hui les micros et à eux que les media font largement échos...

"Je suis heureuse que les électeurs n'aient pas appliqué le ni-ni" et s'ils l'avaient fait "nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région Paca auraient été battus", avait-elle soutenu sur TF1 dimanche soir. Xavier Bertrand et Christian Estrosi, nettement devancés au premier tour, ont bénéficié du désistement de la gauche pour battre au second respectivement Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Marion-Maréchal Le Pen en PACA.

Sa probable éviction du nouvel organigramme sera annoncée en janvier. "Croire que le parti se renforce en s'épurant, c'est une vieille idée stalinienne" est une déclaration de trop et à l'heure où le PS cherche son salut dans une union avec le centre, dont le MoDem de Bayrou, sa voie est toute tracée. 

Pourtant, "Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec Nathalie Kosciusko-Morizet au téléphone
dans un climat d'amitié. Il lui a proposé sa nomination au bureau politique, à la commission nationale d'investiture, ce qu'elle a accepté", a précisé l'entourage du président de Les Républicains. En tant que numéro 2, NKM était de facto membre de ces deux entités et son éviction aurait entraîné son départ de l'une et de l'autre. 

Des primes aux vainqueurs
Au poste de vice-président délégué, elle est d'ores et déjà remplacée par Laurent Wauquiez, jusque-là numéro 3, et valeureux vainqueur en Rhône-Alpes-Auvergne de Jean-Jack Queyranne, président socialiste sortant de Rhône-Alpes, annonce ce mardi le parti. 

Eric Woerth devient quant à lui secrétaire général
chargé du projet
et Isabelle Le Callennec est nommée vice-présidente. D'autres nominations interviendront début 2016, annonce le parti Les Républicains. 

NKM s'était montré extrêmement virulente à l'issue du bureau politique de LR 

Evanescente et ...visionnaire,
au clair de lune
Lundi, au lendemain des élections régionales, la députée de l'Essonne avait publiquement dénoncé une "vieille idée stalinienne" consistant à "commencer le débat par la mise à l'écart de ceux qui ne sont pas d'accord". Devant la presse, Jean-Pierre Raffarin, plus onctueux et moins capricieux, a opté pour la fermeté, avec modération.  

La franc-tireuse renonce à ses ambitions parisiennes
La présidente du groupe LR au Conseil de Paris a par ailleurs annoncé lundi qu'elle ne sera pas candidate à la présidence de la métropole du Grand Paris. 

Candidate à la primaire à droite ?
Et ce mardi matin sur France Info, NKM s'est positionnée sur une éventuelle candidature lors de la primaire à droite, en novembre 2016, en vue de désigner le ou la candidat (e) à la présidentielle en 2017. "C'est une question qui se pose. Ce qui s'est passé dimanche, avec les résultats des élections régionales, m'a rapprochée de cette hypothèse", a-t-elle lancé sous le coup de la colère.
Il faut rappeler qu'à sa différence, Valérie Pécresse est allée à la bataille des régionales en Ile-de-France et qu'elle l'a arrachée à la gauche après une gestion de 17 années. En région capitale réputée imprenable, Pécresse n'a bénéficié des voix ni de la gauche, ni du FN... 

NKM ne décolère pas et nuit à sa formation en se mettant en scène
Au passage, NKM, enfant gâtée de l'UMP, puis de LR, multiplie les tacles. Parce que sa personne est -à ses yeux- primordiale, elle assure aussi que "l'on ne redressera pas la France avec des réactionnaires mais avec des visionnaires". 
Le cannabis, ça décoiffe, mais ça peut aider...
 

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