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dimanche 20 décembre 2015

Portiques de sécurité dans les gares: gadgets et démagogie ont un coût

Ces portiques déchargent Royal de toute responsabilité, mais la SNCF a d'autres priorités de sécurité

Aucune décision sérieuse n'est prise à ce stade



Le président de la SNCF, a indiqué dimanche qu'aucune décision n'était encore prise sur la généralisation des portiques de sécurité dans les gares. Guillaume Pépy n'est pas Normand, mais il doit prendre en compte les forces politiques contradictoires et réserve donc sa décision la mise en place de nouveaux dispositifs.

Des portiques pour les voyageurs et des scanners à rayons X
pour le contrôle des bagages ont été mis en service dimanche au départ des lignes Thalys qui desservent notamment la Belgique et les Pays-Bas, à la gare du Nord à Paris et à la gare Lille Europe, dans la capitale nordiste. Pour un semblant de crédibilité, encore faudrait-il que les autorités des pays voisins s'alignent: la fiabilité de ce dispositif y gagnerait sur son aspect médiatique.

Créer l'illusion qu'on est légitime à son poste 
L'installation de portiques sur ces lignes a été décidée à la suite des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts) et de l'attaque ratée fin août dans un train Thalys Amsterdam-Paris. Il devient donc difficile d'opposer la moindre réserve et de dénoncer une opération de type Tchernobyl qui prétend que les assassins islamistes ne sauteront pas les contrôles comme le nuage nucléaire à notre frontière.

TGV, Intercités, TER, Ségolène Royal, la ministre en charge des transports, souhaite la mise en place de portiques détecteurs de métaux et de scanners au rayon X pour les bagages pour tous les trains de France. Elle a pu réaliser 
700 pass(ag)es contrôlé(e)s en 20 minutes..., ce jeudi à la gare du Nord, à l'en croire, au cours de son opération de présentation des premiers portiques de sûreté installés sur les quais des Thalys, opérationnels ce dimanche 20 décembre. C'est aussi elle qui a marqué son temps pour son combat d'arrière (-garde) contre le string à l'école. Tout bien considéré, la mère-la-vertu ne serait-elle pas de mèche (en ticket de métro) avec les Frères musulmans ? 

"C'est le premier jour. La France est pionnière. On va voir les résultats." 

La manipulation mentale de l'opinion a donc repris. 
Les portiques dressés ne sont visiblement 
pas opérationnels:
les contrôles se limitent aux identités !
"On va s'adapter, régler les dispositifs", a assuré G. Pepy au cours du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. Autrement dit, on est les premiers, donc les meilleurs et les plus responsables.  Si on n'en croit pas un mot soi-même, à l'euro  instar de Pépy, ce qui importe, c'est d'en convaincre les autres. 

Le président de la SNCF a estimé que le nouveau dispositif se metta en place "normalement"(!).
"Ce (dimanche) matin, certaines personnes sont arrivées après le délai [conseillé] de 20 minutes avant le départ du train. Nous les avons attendues. Le train est parti avec juste 3-4 minutes de retard", a-t-il précisé. Fallait-il que chacun susse que les Thalys les attendent... Et les djihadistes aussi ?

La Belgique n'est plus le partenaire exemplaire que Cazeneuve nous vantait

Jusqu'aux dernières tueries de Paris, le monumental ministre de l'Intérieur se voulait rassurant et soulignait l'étroite collaboration de ses services avec leurs homologues belges. Or, depuis la révélation 
de la provenance belge des djihadistes et de contrôles inefficaces entre les deux pays francophones, cette relation étroite et privilégiée est exclue des éléments de langage officiels.   
Pepy se limite donc à espérer que la Belgique et les Pays-Bas mettent en place des mesures similaires. "Nous pensons que parce que la France est pionnière sur le Thalys, les autres pays vont eux-mêmes y réfléchir et sans doute prendre la même décision", a-t-il hasardé.

Volonté de la ministre de tutelle des Transports, Ségolène Royal, d'étendre ce type de dispositifs à l'ensemble des trains



"A l'heure actuelle, la décision n'est pas encore prise, donnons-nous le temps d'expérimenter," a réagi Pepy.
"Aujourd'hui, à la SNCF, la sûreté est une priorité absolue. (...) C'est vrai qu'il n'y a pas que les TGV, il n'y a pas que les autres trains internationaux, il y a aussi les RER, voire les métros, voire les bus", où la sécurité doit être assurée, a-t-il déclaré, n'excluant pas formellement la mise en place de nouveaux dispositifs, ni d'ailleurs de la réactivité de la RATP.


"Les portiques, ce n'est pas la panacée", a toutefois lâché Pépy (...) "Je ne crois pas à une solution miracle. Aujourd'hui, nous avons trois filets de sécurité: la présence humaine, raréfiée, les nouvelles technologies et la vigilance de tous", a expliqué M. Pepy. Ainsi la SNCF nous dirige-t-elle imperceptiblement vers des stades, Vel' d'Hiv (pas grave: rien à voir avec le HIV !) et autres camps, où les étourdis et les récalcitrants seraient parqués. Les carnages islamistes pousseront-ils l'Etat-PS à procéder à la ré-éducation des rebelles et inadaptés à la lutte. En filigrane, Pépy estime déjà qu'il incombe désormais aux usagers d'être vigilants. L'état d'exception  d'urgence permettra-t-il que, dans un premier temps, les citoyens défaillants pourraient être verbalisés, pour l'exemple ? La déchéance de nationalité est aussi à l'ordre du jour.

Mais les portiques n'ont encore rien détecté dans les propos des porteurs du verbe sur leur financement...
Interrogé sur la possibilité de demander une sorte de taxe de l'ordre de 50 centimes à 1 euro sur les billets de train pour financer les coûts de la sécurité, le dirigeant de la SNCF ne l'a pas exclue !
"Ça se fait dans l'aérien", s'est-il justifié. Comme "certains parlementaires", le député PS "Gilles Savary la considère comme inéluctable. Il a demandé là-dessus un rapport. Je pense qu'il faut attendre quelques semaines pour qu'on y voit clair", a estimé Pepy. Disons-nous bien que ce ne sera pas un impôt, ni une taxe, non pas une dîme, mais une contribution citoyenne à la sécurité solidaire. Ca fait envie... 
Avec exemption pour les enfants au bras, évidemment, les seniors incontinents aussi, les gauchers amputés et les rouquins chauves. Sans oublier les enfants de la lune, à condition qu'ils appartiennent à la diversité, et les femmes voilées: si c'est social, ça ne passe pas; ça glisse !

"Mais il n'y a pas d'augmentation de tarifs prévue pour la SNCF à l'heure actuelle", a-t-il précisé. Simplement, "la décision n'est pas encore prise", a murmuré Pépy. Il n'aurait pas le regard un peu louche ? Vérifiez ci-dessus, l'air de rien.


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