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lundi 30 octobre 2017

Enquête sur l'attentat manqué du Thalys : quatre arrestations, en Belgique

La police belge a interpellé quatre suspects d'attentat contre le Thalys Amsterdam-Paris

La police belge a été efficace, annonce le parquet fédéral de Belgique

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Le parquet fédéral de Belgique a annoncé lundi l'interpellation  de quatre individus dans le cadre de l'enquête sur l'attentat manqué du Thalys Amsterdam-Paris en août 2015
Résultat de recherche d'images pour "thalys amsterdam attaque TERRORISTE"Les policiers ont mené six perquisitions à Bruxelles et dans d'autres lieux de Belgique, mais n'ont saisi ni armes, ni explosifs.

Monté en gare de Bruxelles avec un fusil mitrailleur, le 21 août 2015, un ressortissant marocain, Ayoub el Khazzani, ouvrit le feu dans le TGV à destination de Paris.
Image associée
Après plusieurs tentatives infructueuses, le terroriste fut désarmé par deux touristes Américains, Anthony Sadler et Alek Skarlatos, et un Britannique Chris Norman , mettant fin à l‘attaque qui a fait trois blessés.

Le tueur islamiste dit avoir agi sous l'ordre direct d'Abdelhamid Abaaoud, alias Abou Omar.

Dans le bureau du juge d'instruction, le Marocain de 27 ans a précisé son parcours de la Syrie à l'Europe en passant par la Turquie.

Résultat de recherche d'images pour "Ayoub el Khazzani"
Durant leur périple, ils ont suivi les indications livrées par Bilal C. (alias Hamza, un Algérien qui sera arrêté en Allemagne en juillet 2016), chargé de partir en reconnaissance dans les Balkans pour faciliter l'infiltration de djihadistes de retour de Syrie.
Résultat de recherche d'images pour "Ayoub el Khazzani"L’avocate d’Ayoub El Khazzani, a demandé aux juges d’instruction d’organiser une reconstitution. Maître Sarah Mauger-Poliak, qui conteste la version commune des faits présentée par les militaires, souhaite ainsi déterminer le rôle exact de son client et les conditions dans lesquelles il a été maîtrisé par les jeunes militaires américains et les voyageurs présents dans le wagon. "Etait-il là pour commettre un massacre, ce qu’il réfute, ciblait-il des militaires, les armes se sont-elles [toutes] enrayées avant qu’il ne soit maîtrisé ?" Ce sont les questions qu'elle souhaite, comme les enquêteurs, élucider. Elle a également déploré les conditions de détention du djihadiste. "Il fait l’objet de fouilles intégrales cinq à dix fois par jour, alors même qu’il n’a pas quitté sa cellule, et est réveillé toutes les trois heures depuis deux ans par le personnel pénitentiaire," raconte-t-elle.

Il a reconnu 
ses liens avec le coordinateur de trois commandos distincts des attentats du 13 novembre 2015, tué dans l'assaut du Raid à Saint-Denis, après avoir fait 130 morts dans les rues, en terrasse ou en concert à Paris et à Saint-Denis (93), aux abords du Stade de France, où se jouait un match amical de football France-Allemagne, auquel assistait le président François Hollande.

dimanche 20 décembre 2015

Portiques de sécurité dans les gares: gadgets et démagogie ont un coût

Ces portiques déchargent Royal de toute responsabilité, mais la SNCF a d'autres priorités de sécurité

Aucune décision sérieuse n'est prise à ce stade



Le président de la SNCF, a indiqué dimanche qu'aucune décision n'était encore prise sur la généralisation des portiques de sécurité dans les gares. Guillaume Pépy n'est pas Normand, mais il doit prendre en compte les forces politiques contradictoires et réserve donc sa décision la mise en place de nouveaux dispositifs.

Des portiques pour les voyageurs et des scanners à rayons X
pour le contrôle des bagages ont été mis en service dimanche au départ des lignes Thalys qui desservent notamment la Belgique et les Pays-Bas, à la gare du Nord à Paris et à la gare Lille Europe, dans la capitale nordiste. Pour un semblant de crédibilité, encore faudrait-il que les autorités des pays voisins s'alignent: la fiabilité de ce dispositif y gagnerait sur son aspect médiatique.

Créer l'illusion qu'on est légitime à son poste 
L'installation de portiques sur ces lignes a été décidée à la suite des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts) et de l'attaque ratée fin août dans un train Thalys Amsterdam-Paris. Il devient donc difficile d'opposer la moindre réserve et de dénoncer une opération de type Tchernobyl qui prétend que les assassins islamistes ne sauteront pas les contrôles comme le nuage nucléaire à notre frontière.

TGV, Intercités, TER, Ségolène Royal, la ministre en charge des transports, souhaite la mise en place de portiques détecteurs de métaux et de scanners au rayon X pour les bagages pour tous les trains de France. Elle a pu réaliser 
700 pass(ag)es contrôlé(e)s en 20 minutes..., ce jeudi à la gare du Nord, à l'en croire, au cours de son opération de présentation des premiers portiques de sûreté installés sur les quais des Thalys, opérationnels ce dimanche 20 décembre. C'est aussi elle qui a marqué son temps pour son combat d'arrière (-garde) contre le string à l'école. Tout bien considéré, la mère-la-vertu ne serait-elle pas de mèche (en ticket de métro) avec les Frères musulmans ? 

"C'est le premier jour. La France est pionnière. On va voir les résultats." 

La manipulation mentale de l'opinion a donc repris. 
Les portiques dressés ne sont visiblement 
pas opérationnels:
les contrôles se limitent aux identités !
"On va s'adapter, régler les dispositifs", a assuré G. Pepy au cours du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI. Autrement dit, on est les premiers, donc les meilleurs et les plus responsables.  Si on n'en croit pas un mot soi-même, à l'euro  instar de Pépy, ce qui importe, c'est d'en convaincre les autres. 

Le président de la SNCF a estimé que le nouveau dispositif se metta en place "normalement"(!).
"Ce (dimanche) matin, certaines personnes sont arrivées après le délai [conseillé] de 20 minutes avant le départ du train. Nous les avons attendues. Le train est parti avec juste 3-4 minutes de retard", a-t-il précisé. Fallait-il que chacun susse que les Thalys les attendent... Et les djihadistes aussi ?

La Belgique n'est plus le partenaire exemplaire que Cazeneuve nous vantait

Jusqu'aux dernières tueries de Paris, le monumental ministre de l'Intérieur se voulait rassurant et soulignait l'étroite collaboration de ses services avec leurs homologues belges. Or, depuis la révélation 
de la provenance belge des djihadistes et de contrôles inefficaces entre les deux pays francophones, cette relation étroite et privilégiée est exclue des éléments de langage officiels.   
Pepy se limite donc à espérer que la Belgique et les Pays-Bas mettent en place des mesures similaires. "Nous pensons que parce que la France est pionnière sur le Thalys, les autres pays vont eux-mêmes y réfléchir et sans doute prendre la même décision", a-t-il hasardé.

Volonté de la ministre de tutelle des Transports, Ségolène Royal, d'étendre ce type de dispositifs à l'ensemble des trains



"A l'heure actuelle, la décision n'est pas encore prise, donnons-nous le temps d'expérimenter," a réagi Pepy.
"Aujourd'hui, à la SNCF, la sûreté est une priorité absolue. (...) C'est vrai qu'il n'y a pas que les TGV, il n'y a pas que les autres trains internationaux, il y a aussi les RER, voire les métros, voire les bus", où la sécurité doit être assurée, a-t-il déclaré, n'excluant pas formellement la mise en place de nouveaux dispositifs, ni d'ailleurs de la réactivité de la RATP.


"Les portiques, ce n'est pas la panacée", a toutefois lâché Pépy (...) "Je ne crois pas à une solution miracle. Aujourd'hui, nous avons trois filets de sécurité: la présence humaine, raréfiée, les nouvelles technologies et la vigilance de tous", a expliqué M. Pepy. Ainsi la SNCF nous dirige-t-elle imperceptiblement vers des stades, Vel' d'Hiv (pas grave: rien à voir avec le HIV !) et autres camps, où les étourdis et les récalcitrants seraient parqués. Les carnages islamistes pousseront-ils l'Etat-PS à procéder à la ré-éducation des rebelles et inadaptés à la lutte. En filigrane, Pépy estime déjà qu'il incombe désormais aux usagers d'être vigilants. L'état d'exception  d'urgence permettra-t-il que, dans un premier temps, les citoyens défaillants pourraient être verbalisés, pour l'exemple ? La déchéance de nationalité est aussi à l'ordre du jour.

Mais les portiques n'ont encore rien détecté dans les propos des porteurs du verbe sur leur financement...
Interrogé sur la possibilité de demander une sorte de taxe de l'ordre de 50 centimes à 1 euro sur les billets de train pour financer les coûts de la sécurité, le dirigeant de la SNCF ne l'a pas exclue !
"Ça se fait dans l'aérien", s'est-il justifié. Comme "certains parlementaires", le député PS "Gilles Savary la considère comme inéluctable. Il a demandé là-dessus un rapport. Je pense qu'il faut attendre quelques semaines pour qu'on y voit clair", a estimé Pepy. Disons-nous bien que ce ne sera pas un impôt, ni une taxe, non pas une dîme, mais une contribution citoyenne à la sécurité solidaire. Ca fait envie... 
Avec exemption pour les enfants au bras, évidemment, les seniors incontinents aussi, les gauchers amputés et les rouquins chauves. Sans oublier les enfants de la lune, à condition qu'ils appartiennent à la diversité, et les femmes voilées: si c'est social, ça ne passe pas; ça glisse !

"Mais il n'y a pas d'augmentation de tarifs prévue pour la SNCF à l'heure actuelle", a-t-il précisé. Simplement, "la décision n'est pas encore prise", a murmuré Pépy. Il n'aurait pas le regard un peu louche ? Vérifiez ci-dessus, l'air de rien.


jeudi 19 novembre 2015

Le donneur d'ordres présumé des attentats déclaré tué à Saint-Denis, mais comment ?

L’instigateur présumé des attentats, Abdelhamid Abaaoud, retrouvé mort à Saint-Denis

Les enquêteurs ont désormais une certitude
 
Abdelhamid Abaaoud, un djihadiste belge d'origine marocaine - établi à Paris - qui a rejoint les rangs de l’Etat islamique (EI) au début de 2013, est mort dans  l'opération d'assassinats de masse concertés et simultanés qui ont endeuillé la France. sa participation d’une façon ou d’une autre à l’élaboration. Il est encore trop tôt pour établir son degré de responsabilité dans les carnages islamistes qui ont fait au moins 129 morts à Paris et Saint-Denis, vendredi 13 novembre.

Le cadavre a été "formellement identifié comme ayant été tué au cours de l’assaut", a annoncé le Parquet de Paris, jeudi 19 novembre,  six jours après l’assaut mené à Saint-Denis en Seine-Sait-Denis (93).

Cible potentielle des frappes aériennes françaises

Il est établi qu’Abdelhamid Abaaoud était un proche de l’un des auteurs présumés de l’attaque : Salah Abdeslam, actuellement en cavale et frère du kamikaze qui s’est fait exploser dans le bar Comptoir Voltaire (11e arrondissement) sans faire de mort. Les deux hommes ont été incarcérés ensemble en 2010 en Belgique pour des affaires de braquage. 

Or Abdelhamid Abaaoud, également connu sous ses noms de guerre Abou Omar Soussi, un Belgo-marocain de 28 ans originaire de Molenbeek-Saint-Jean, qurtier à forte concentration musulmane, était un des terroristes islamistes les plus actifs du djihadisme belge, en raison notamment de son activité sur les réseaux sociaux depuis 2013. Ses parents l'avaient pourtant inscrit en 1999 dans un établissement scolaire catholique réputé d'Uccle, avant qu'il commence à commettre des braquages. 

Abou Omar Soussi, en noir
Les services de renseignement français le considéraient depuis plusieurs mois comme l’un des principaux organisateurs des projets d’attaques visant le sol français. Il a d'ailleurs laissé la vie lors d'un assaut du RAID à Saint-Denis.
Les enquêteurs le soupçonnent fortement, sans que son degré d’implication puisse être établi avec certitude, d’avoir joué un rôle dans
l’attentat avorté de bras cassés contre une église de Villejuif, le 19 avril 2015, 
un projet déjoué d’attaque contre une salle de concert, dont l’auteur avait été interpellé le 11 août, 

Selon une source proche des services de renseignement, ce tueur était considéré comme suffisamment dangereux pour devenir à la fin de septembre l'une des cibles potentielles des frappes aériennes françaises sur la Syrie: soit le ministère de l'Intérieur se croyait bien renseigné, soit il cherchait à justifier ses cinq raids sur des "camps d'entraînement", assurait-il...

Chef présumé d’un réseau démantelé en Belgique

D'origine familiale marocaine, Abdelhamid Abaaoud, alias Abou Omar Al-Soussi, fait pour la première fois parler de lui quelques jours seulement après les attentats du 7 janvier contre Charlie Hebdo. Il est en effet considéré comme le meneur d’un réseau démantelé le 15 janvier à Verviers, en Belgique, dont deux membres avaient été tués par les forces de police belges.

Cette cellule projetait de passer à l’acte le 16 janvier et pouvait, selon les écoutes effectuées, compter sur l’appui d’une dizaine d’ "étrangers". Déjà à l’époque, les enquêteurs belges collaboraient étroitement avec divers services européens pour tenter de savoir jusqu’où s’étendait ce réseau et creuser ses éventuelles ramifications avec la France. Le ministre de l'Intérieur français se flattait d'une étroite collaboration entre les services antiterroristes belges et français.

Le 19 avril 2015, Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien, est interpellé après s’être tiré... une balle dans la jambe. Récemment arrivé en France (2001), il a été mis en examen dans le cadre du meurtre ou de l'assassinat à Villejuif d'une jeune femme, Aurélie Châtelain, à Villejuif, et d’avoir projeté de mitrailler le matin même la sortie de messe d’une église dans la ville au nom de l'islam.

En l’état actuel de l’enquête, l
es enquêteurs suspectent Abdelhamid Abaaoud d'avoir activement participé au  projet, confie au Monde une source policière. Ainsi va le journalisme dit d'investigation...

"Ils cherchent vraiment à frapper la France et l’Europe"
Le 11 août, un djihadiste français, Reda Hame, est interpellé à son retour de Syrie. Radicalisé depuis peu, ce Parisien n'était pas suivi par les services de renseignement. C'est grâce à un autre djihadiste espagnol, entendu par la justice antiterroriste de son pays, que le jeune homme apparaît sur les radars français et reconnaît en garde à vue s’être entraîné pendant six jours dans un camp de Rakka avant d’être missionné pour rentrer en Europe. Cette fois-ci, le nom d’Abdelhamid Abaaoud apparaît de façon explicite. Il est désigné comme le commanditaire qui aurait demandé à Reda Hame de passer par Prague, pour éviter d’être repéré, avant de frapper la France. Il aurait remis au jeune homme une clé USB contenant des logiciels de cryptage et 2.000 euros en lui demandant de viser une cible "facile", telle une "salle de concert", pour "faire un maximum de victimes". Les renseignements étaient donc avertis: restait à savoir qu'était visé le Bataclan, salle de spectacles rachetée par une filiale du groupe dirigé par Arnaud Lagardère.
Les jeunes gens pris en otages par les djihadistes lors de l'attaque de Bataclan rapportent que les tueurs ont précisé leur mobile: venger l'action militaire de la France en Irak et en Syrie menée par le président Hollande nommément désigné. Une jeune rescapée témoigne de leur mise en cause directe du président Hollande:

Interrogé durant sa garde à vue sur l’existence d’autres projets d’attaques, Reda Hame avait prévenu les enquêteurs : "Tout ce que je peux vous dire, c’est que cela va arriver très bientôt. Là-bas, c’était une vraie usine, et ils cherchent vraiment à frapper la France et l’Europe."

Dix jours plus tard, un homme est maîtrisé dans un train Thalys alors qu’il s’apprête à faire usage d’une kalachnikov et d’un pistolet automatique Luger. Né à Tétouan, dans le nord du Maroc, le suspect, Ayoub El-Khazzani, un 'SDF selon son avocate, avait séjourné quelque temps en Belgique avant de passer à l’acte. Comme dans le dossier de l’église de Villejuif, le nom d’Abdelhamid Abaaoud revient avec insistance sans que son degré d’implication puisse être établi avec certitude. L’assaillant du Thalys aurait été en lien avec une mouvance djihadiste belge proche d’Abdelhamid Abaaoud.

L’analyse téléphonique a par ailleurs permis d’établir qu’Abdelhamid Abaaoud avait été en contact avec Mehdi Nemmouche en janvier 2014, quatre mois avant le quadruple assassinat du Musée juif de Belgique, à Bruxelles. Selon le journaliste spécialisé dans les mouvements djihadistes David Thomson, Abdelhamid Abaaoud a d’ailleurs fait partie du groupe de combattants auquel appartenait Mehdi Nemmouche.

Des allers-retours entre la Syrie et la Belgique

Le parcours d’Abdelhamid Abaaoud est une preuve édifiante des ratés des services de renseignement belges. Une accusation qui exonère les services français.... Parti en Syrie au début de 2013, il serait rentré en Belgique à la fin de cette même année en passant par la Grèce pour repartir ensuite sans être inquiété par les autorités belges, explique une source proche du dossier. Il a pu aussi pénétrer sans encombre sur le sol français. En mars 2014, il apparaît dans une vidéo de terrorisation de l’Etat islamique à bord d’un véhicule traînant des cadavres au sol. 

Vidéo qui ne doit pas faire diversion: Bernard Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, le croyait en Syrie, alors qu'il était dans Paris...

En février 2015, Abdelhamid Abaaoud s’était vanté dans le magazine de l’Etat islamique Dabiq de ses multiples allers-retours entre la Syrie et la Belgique, mais aussi la France. Selon David Thomson, il affirme avoir séjourné en Belgique jusqu’à l’attentat déjoué de Verviers, en janvier 2015, qui l’aurait incité à regagner la Syrie… sans être intercepté.

L'exécutif semble ainsi charger Abdelhamid Abaaoud de toutes les monstruosités qui se sont déroulées sur le territoire français. C'est facile, mais est-ce responsable ?  

mercredi 18 novembre 2015

Saint-Denis: qui est l'ennemi public islamiste n°1, "Abou Omar" ?

Abou Omar, cerveau présumé des assassinats de masse islamistes du 13 novembre à Paris

Les mille visages d'Abou Omar Soussi, commanditaire présumé des attentats

Domicilié à Saint-Denis, l'homme soupçonné d'avoir commandité les attentats de Paris est un Belge de 27 ans nommé Abdelhamid Abaaoud, dit "Abou Omar (Soussi)". Qualifié de sanguinaire, il pourrait être impliqué dans un grand nombre de dossiers criminels islamistes.
Sur l'échelle de l'horreur djihadiste, Abdelhamid Abaaoud atteint les sommets. Ce Belge binational est suspecté d'être le donneur d'ordres des attentats sanglants de Paris. "C'est une hypothèse sérieuse", a admis ce lundi une source proche de l'enquête, confirmant une information de RTL. La nature de son rôle précis reste encore à déterminer. Mais il est un intime d'Abdeslam Salah, le "huitième terroriste" actuellement en fuite et recherché.

Surnommé "Abou Omar Soussi", l'homme se trouvait, croyait Cazeneuve, en Syrie. 
Alors qu'il se trouvait en France, c'est de là-bas qu'il tirait les ficelles de tous les récents dossiers terroristes, assuraient les services de renseignement. 
M6 révèle pourtant que son nom apparaît dans la procédure de l'attentat "déjoué" contre une salle de concert cet été. Affaire pour laquelle un Français de retour de Raqqa a été arrêté et écroué le 15 août. D'après la chaîne, ce terroriste aurait expliqué en garde à vue avoir reçu sa mission et un entraînement militaire de Abdelhalmid Abaaoud. Coïncidence embarrassante pour le ministère de l'Intérieur, les terroristes de Paris ont attaqué le Bataclan, un établissement du même type, sans que les services aient rien vu venir. 

Plus inquiétant étonnant, dans un article à diffusion limitée qu'il réservait jusqu'ici aux seuls abonnés du journal, Le Monde affirme que le commanditaire présumé est également impliqué, là encore sans que l'on sache à quel niveau, dans l'attentat évité de Villejuif et l'attaque du Thalys. Sa dangerosité serait telle qu'il aurait été envisagé de le cibler spécifiquement, au même titre que le djihadiste Salim Benghalem, durant les frappes aériennes françaises. 
Le gouvernement Valls garantissait jusqu'alors que les djihadistes de retour de Syrie seraient étroitement surveillés...

Ce fanatique musulman a rapidement gravi les échelons dans l'Etat islamique

Suspecté d'être le commanditaire des attentats de Paris,Abu Omar est sans doute le jihadiste belge le connu de Syrie pic.twitter.com/mG3hzStucT

— David Thomson (@_DavidThomson) 16 Novembre 2015

Des commandos francophones se livrent à des exécutions aussi barbares que massives contre les troupes de Bachar al-Assad, mais aussi contre les rebelles modérés et les civils. Paris Match a pu se procurer des images inédites filmées par des djihadistes sur leurs smartphones. 
Dans cette vidéo, le djihadiste belge - installé depuis en Seine-Saint-Denis à l'insu des services de Bernard Cazeneuve - filmé par Abou Medhi, Abou Omar, traîne au sol, à l'arrière de son pick-up, les cadavres de rebelles et de civils jusqu'à la fosse commune creusée par l'escadron francophone. Attention, ces images accablantes peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes.
VOIR et ENTENDRE comment on accède à la célébrité en milieu barbare ou auprès des Français qui restent hermétiques à la vérité des faits, refusant d'ouvrir les yeux sur la réalité du risque encouru et de se remettre en cause:
 
 
 
De son vrai nom, Abdelhamid Abaaoud, il a emmené avec lui son jeune frère d' "à peine 13 ans" en Syrie en 2014. Certains media présentent l'enfant comme le plus jeune djihadiste du monde. Maître Nathalie Gallant, l'avocate du père, Omar Abaaoud, qui a porté plainte contre son fils, raconte cet épisode.

"J'ai honte pour Abdelhamid, mon fils"

Quelle est la réalité concrète de l'étroite collaboration entre les renseignements belge et français ?
Marianne écrira qu'il a
l'air sympathique, comme jeune !
En janvier dernier, les media belges révélèrent qu'Abdelhamid Abaaoud est le cerveau des attentats déjoués de Verviers (Belgique), durant lesquelles deux terroristes présumés sont tués. Comme le souligne le spécialiste du djihadisme David Thomson, le jeune homme nargue quelques semaines plus tard les autorités belges dans une revue de propagande de l'organisation Etat islamique. 
Il confirme que les djihadistes entrent sortent librement en Europe. Il y affirme en effet qu'il est parvenu, durant cette période, à quitter la Syrie pour aller en Belgique, avant de retourner à Raqqa. "Cela a été une véritable humiliation pour les services de renseignement belges. Il semblerait qu'il soit passé par la Grèce", raconte le journaliste, contacté par L'Express. "S'il a échappé à la vigilance des autorités, c'est parce que son frère aurait indiqué à leurs parents qu'il était mort. Et comme la famille était probablement écoutée..." 

Younès Abaaoud, le petit frère, âgé de moins de 13 ans, 
combat lui aussi en Syrie. Selon les media belges, c'est Abdelhamid en personne qui l'a radicalisé en 2013 et convaincu de partir faire le djihad. L'affaire émeut la Belgique. La famille est dévastée. "Je n'en peux plus. Je suis à bout de force. J'ai honte pour Abdelhamid, mon fils. Il a ruiné nos vies", se désole, impuissant, le père de famille, dans un entretien avec le journal belge Het Laatste Nieuws, selon des propos traduits par Le Courrier International.


"L'antithèse des cellules dormantes"

Durant son séjour en Syrie et jusqu'à ces derniers mois, Abdelhamid Abaaoud affiche sa fierté de son quotidien de djihadiste. Il publie des photos, narre quelques anecdotes, se met en scène. "Abou Omar est le visage le plus connu du djihad belge. Il est l'antithèse des cellules dormantes, des combattants discrets. C'est un homme décomplexé", résume David Thomson. 

Mehdi Nemmouche, djihadiste français soupçonné
de la tuerie du musée juif de Bruxelles-juin 2014
Dans un documentaire récent (qui n'est plus disponible sur YT), la RTBF publiait plusieurs éléments du contenu du téléphone portable d'Abdelhamid. Entre "images de charme et dessins humoristiques", l'homme, qui se qualifie de "touriste terroriste", montre également un visage cruel et sanguinaire. Dans une vidéo, on le voit notamment au volant d'un 4X4 en train de tracter des cadavres traînés à même le sol (cf. ci-dessus). Et proférer des menaces. "Avant, on tractait des jet-skis, des quads, des motocross [...] Maintenant, sur le chemin d'Allah, on tracte les apostats, les mécréants qui nous combattent, qui combattent l'islam", lance-t-il dans cette séquence morbide.
En Syrie, David Thomson indique que le commanditaire présumé est affecté à la même brigade qu'un autre "Abou Omar". Celui-ci n'est autre que... Mehdi Nemmouche, le tueur de Bruxelles.

dimanche 15 novembre 2015

L'enquête sur les assassins islamistes du vendredi 13 progresse en France et en Belgique

Rien de commun avec les bras cassés du Thalys ou de Toulon sur le dos desquels Cazeneuve et Valls ont joué les caïds 

L'enquête belge sur les attentats de Paris a permis dimanche de placer en garde à vue sept personnes de l'entourage d'un des kamikazes 

Le gouvernement nous a baladés avec des affaires bidon
Depuis les attaques de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, les 7 et 9 janvier 2015, les services de police ont déjouédes projets à visée terroriste plus ou moins aboutis. Le 19 avril, un étudiant algérien en informatique, Sid Ahmed Ghlam, 24 ans, est arrêté à Paris après avoir appelé les secours parce qu’il s’est tiré malencontreusement une balle dans la jambe, dit-il. Le 13 juillet, un autre projet est encore empêché et révélé, renforçant l'illusion de l'efficacité des services et de notre sécurité. Quatre jeunes de 16 à 23  ans sont soupçonnés d’avoir voulu attaquer le camp militaire du fort Béar, à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), et d’avoir envisagé la décapitation d’un officier. Ils revendiquent leur engagement djihadiste au côté de l’EI. L’attaque ratée du train Thalys reliant Amsterdam à Paris, le 21 août au soir, est également un fiasco que le gouvernement ne craint pas de porter à son crédit, alors que ce sont des militaires américains qui empêchent le pire sur le territoire néerlandais... 

Une menace était restée confidentielle, jusqu'à ce qu'en novembre la presse ne vende la mèche et que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, en profite pour se flatter de la performance de ses services de police, fin octobre 2015, quand un Français isolé, Hakim, avait eu des velléités d'attaque de... la base navale de Toulon et d'assassinat de militaires. C'est dire que les islamistes amateurs les plus farfelus ne sont nullement impressionnés par les coups de mentons de Valls et ses menaces de sanctions. Surtout, personne n'avait réalisé que l'opération avait servi de diversion à ce qui se préparait et que Cazeneuve n'a pas vu venir. 

Parallèlement, les autorités belges ont procédé à cinq arrestations dans un quartier de Bruxelles connu pour abriter des islamistes radicaux: ils sont soupçonnés  d'avoir participé de près ou de loin à l'attaque qui a fait au moins 129 morts vendredi à Paris et Saint-Denis.
Le caractère européen de l'enquête, qui a des connections dans d'autres pays, a incité le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à demander une réunion des ministres de la Justice et de l'Intérieur de l'UE vendredi prochain à Bruxelles.

Cazeneuve est redevable à la Belgique des progrès de l'enquête 
Ce qui n'a pas empêché Christiane Taubira de faire une déclaration-fleuve, pleine de mots et de compassion. Le mot d'ordre gouvernemental est au pathos. "Nous avons vu avec quelle rapidité l'enquête évolue", a déclaré dimanche l'observatrice de la Place Vendôme, après avoir rendu visite aux magistrats qui ont recueilli les informations belges..


Sept personnes de l'entourage familial d'un des assaillants présumés du Bataclan, ont été placées en garde à vue

Ismaël Omar Mostefaï, 29 ans, a en effet été identifié à Bruxelles où il est basé. Les services français n'ont plus qu'à procéder à des vérifications, a-t-on appris de sources judiciaire et policière.
Il s'agit d'un des kamikazes identifiés post mortem sur le site de la salle de concert parisienne ,où  froidement et méthodiquement, 89 personnes ont été tuées,selon un bilan toujours provisoire.

Le procureur de Paris François Molins était chargé samedi soir de publier des précisions reçues de Bruxelles. Cet assassin, né dans l'Essonne, à Courcouronnes, dans la communauté d'agglomération Évry Centre que Manuel Valls, député-maire PS d’Évry, a présidée de 2008 à 2012. 

Ce tueur était connu de la justice pour des délits de droit commun, mais jamais incarcéré.
Il a fait l'objet d'une fiche "S" en... 2010 pour radicalisation mais n'avait jamais été impliqué dans des filières djihadistes, a précisé le procureur de Paris.

La ville accueille aussi la mosquée d'Evry-Courcouronnes, la plus grande mosquée de France et la 3e en Europe. C'est la participation du cheikh saoudien Akram Aadja qui permit de réaliser le montage financier. Ouvert en 1995, l'édifice a été labellisé "Patrimoine du xxe siècle" en novembre 2011.
Coopération franco-belge profitable à l'enquête
De source proche de l'enquête, on apprend qu'une voiture de marque Seat utilisée par l'un des commandos a été retrouvée à Montreuil, dans la banlieue proche de Paris. Trois armes à feu de type Kalachnikov ont été trouvées dans ce véhicule.
Un Français résidant en Belgique a été interpellé par la police belge dès samedi en compagnie de deux autres personnes à Molenbeek, une des 19 communes de Bruxelles, et le Parquet fédéral belge a annoncé avoir ouvert une enquête antiterroriste. Deux autres personnes ont aussi été interpellées, a dit la maire de Molenbeek.
L'enquête a été confiée à un juge d'instruction bruxellois antiterroriste dans la mesure où deux Belges ont été tués dans les tueries, précise un communiqué du parquet fédéral belge.
Les trois individus arrêtés samedi ne sont pas connus des services de renseignements français, avait dit François Molins.

Molenbeek, un des quartiers pauvres de Bruxelles, est déjà lié à plusieurs attaques en France
Amedy Coulibaly, qui avait tué une policière et quatre personnes dans un supermarché casher de Paris en janvier dernier, avait acheté des armes dans ce quartier, tout comme Ayoub El Khazzani, l'homme qui avait ouvert le feu en août dernier dans le Thalys reliant Bruxelles à Paris.
Mehdi Nemmouche, le ressortissant français auteur présumé de la fusillade qui a fait quatre morts en mai 2014 au Musée juif de Bruxelles, a aussi vécu à Molenbeek, d'où sont issus de nombreux djihadistes combattant en Syrie ou en Irak.

L'état-PS appelle à l' "union sacrée"

La Belgique est le pays d'Europe qui compte le plus d'islamistes dans cette région, proportionnellement à sa population.

D'autres pays sont également impliqués dans l'enquête.
L'un des auteurs des assassinats près du Stade de France - où les carnages ont démarré et où se trouvait le président Hollande - est titulaire du passeport syrien découvert près de son corps explosé est entré le 7 octobre en Serbie où il a demandé l'asile, a fait savoir dimanche le ministère serbe de l'Intérieur.
Les autorités grecques ont aussi annoncé qu'il était passé par la Grèce.
A Paris, le travail d'identification des victimes se poursuit et 103 corps - sur les 129- l'ont été, a dénombré Manuel Valls.

François Hollande, qui a promis une réponse "impitoyable" aux attentats à la fois à l'extérieur et à l'intérieur des frontières, a quant à lui entamé dimanche
des consultations politiques avant son discours de lundi devant le Congrès réunissant députés et sénateurs à Versailles.
"Dans une guerre, ce qui est essentiel, c'est l'union sacrée", a déclaré dimanche le Premier ministre Manuel Valls. Dominique de Villepin conteste ce terme de "guerre."
Le premier reçu a été l'ancien président Nicolas Sarkozy. Le patron du premier parti de droite républicain adopte une attitude constructive. Il a plaidé pour un rapprochement avec la Russie et des sanctions accrues en France.
Face à "cet état de guerre", il a souhaité "une inflexion de notre politique étrangère, des décisions au plan européen et des modifications drastiques de notre politique de sécurité".

La presse à la botte du pouvoir socialiste réclame l'alignement pur et simple et sans discussion sur les décisions à venir de l'exécutif. Sur BFMTV, c'est la position de Ruth Elkrief qui admet néanmoins qu'un débat doit avoir lieu. Un débat ouvert aux seuls bénis-oui-oui...