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vendredi 21 décembre 2018

Arrestation de l'islamiste français Peter Cherif, proche des frères Kouachi

Suspecté de la préparation de l'attentat contre Charlie Hebdo, en 2015, il est en garde à vue
Proche des frères Kouachi, auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo en janvier 2015, et lui-même commanditaire présumé,  le djihadiste français Peter Cherif, a été arrêté le 16 décembre à Djibouti, a-t-on appris jeudi, selon une information de 'Marianne'.

Les victimes de la tuerie à Charlie Hebdo, 
l'un des deux assassins a tué un gardien de la paix, Ahmed Merabet, sur le boulevard Richard-Lenoir, au cours de leur fuite. Le bilan final est de douze personnes assassinées et de onze blessées, dont quatre grièvement.

Les deux auteurs de la tuerie sont tués deux jours plus tard — au nord de Paris, à Dammartin-en-Goële — par les membres du GIGN qu'ils attaquaient au fusil d'assaut en sortant de l'imprimerie où ils s'étaient retranchés. Les assassins se réclamaient d'Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA), qui revendiqua ensuite officiellement l'attentat.

Parallèlement, un complice des frères Kouachi, Amedy Coulibaly, assassina Clarissa Jean-Philippe, une policière municipale à Montrouge, le 8 janvier.

Le lendemain, il tua quatre personnes de confession juive au cours d'une prise d'otages dans une supérette casher porte de Vincennes, qui s'achève le même jour avec sa mort lors de l'assaut policier.

Aussi connu sous le pseudonyme d'Abou Hamza, cet islamiste a été placé en garde à vue, dans l'attente d'un transfert vers la France.

Le jihadiste français Peter Cherif, proche des Kouachi, arrêté à Djibouti Le nom de Peter Cherif, ancien de la filière djihadiste dite des "Buttes-Chaumont" à Paris, est apparu dans l'enquête sur l'attentat contre Charlie Hebdo pour avoir entretenu des échanges réguliers avec les frères Saïd et Cherif Kouachi. Les deux frères, islamistes radicaux, avaient tué 12 personnes dans l'attaque contre le journal satirique, le 7 janvier 2015 à Paris, avant d'être abattus quelques jours plus tard.

Arrêté une première fois à Falloujah en Irak fin 2004, alors qu'il combattait dans les rangs d'Al-Qaïda en Irak, Peter Cherif, condamné à 15 ans de prison à Bagdad, s'était ensuite évadé d'une prison irakienne en mars 2007, avant de rejoindre la Syrie.

Extradé par la suite en France, il y fut incarcéré pendant 18 mois avant de fuir le pays en 2011 pour se rendre au Yémen? alors qu'il était en attente de son procès.

En avril 2012, les services de renseignement français présentaient Cherif Kouachi comme "l'un des contacts en France" de Peter Cherif, cadre d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Elle le soupçonne alors "d'organiser, depuis le Yémen, une filière d'acheminement de djihadistes susceptible d'impliquer" Cherif Kouachi. 

Quelques mois plus tard, des courriels sont échangés entre le Yemen et un cyber-café voisin de l'appartement de Kouachi. 
Fin 2012, la police s'inquiète des recherches internet de Kouachi "sur une éventuelle colocation d'une chambre dans la ville d'Al Jouf", fief d'Aqpa, l'organisation dont se sont réclamés les frères Kouachi après la tuerie de Charlie Hebdo.

Arrêté par la police djiboutienne, puis remis aux autorités françaises, ce Français est né d'un père afro-caribéen de culture catholique et d'une mère française, née en Tunisie, de culture musulmane.

lundi 21 août 2017

Espagne: un imam radical marocain accusé d'avoir endoctriné les jeunes terroristes islamistes

La presse espagnol fait mine de découvrir un imam dont la réputation n'était déjà plus à faire.

Cet imam marocain est soupçonné d'avoir "mangé le cerveau" de jeunes compatriotes

Dans la petite ville des Pyrénées catalanes de Ripoll où il vivait depuis deux ans, le "religieux" les a amenés à former la cellule djihadiste auteure les attentats de Barcelone et Cambrils.

Longtemps occulté, Abdelbaki Es Satty est maintenant en vedette, notamment dans El Pais qui lui consacre sa Une dans son édition de lundi.
Abdelbaki Es Satty vivait dans un deux-pièces décrépi loué "150 euros" par mois, selon son colocataire, mais avec vue sur la montagne boisée des Pyrénées et les toits de tuiles de la jolie petite ville catalane de Ripoll, à 90 km au nord de Barcelone.

"Mardi matin, il était parti en disant qu'il s'en allait en vacances au Maroc", raconte le vendeur de fruits sur les marchés Nordeen El Haji, 45 ans, venu vivre il y a quatre mois dans l'appartement.
Mais depuis mardi, il a disparu. La police a évoqué la possibilité qu'il ait péri dans l'explosion mercredi soir dans une maison à Alcanar, en Catalogne, où la cellule à l'origine des attaques de Barcelone et de Cambrils préparait "un ou plusieurs attentats".
Sur un meuble se trouve encore l'ordre officiel de perquisition des lieux, daté de vendredi, quelques heures après les deux attentats aux voitures-bélier qui ont fait 14 morts et plus de 120 blessés en Catalogne (nord-est de l'Espagne).


Le religieux a un passé de délinquant

Le journal El Mundo a cité des sources antiterroristes selon lesquelles Abdelbaki Es Satty avait séjourné en prison "où il avait noué une amitié particulière avec Rachid Aglif, dit El conejo (le lapin), condamné à 18 ans" pour participation aux attentats djihadistes dans des trains de banlieue du 11 mars 2004, qui avaient fait 191 morts à Madrid.
"L'imam avait eu un problème judiciaire, mais pas lié au terrorisme", a déclaré dimanche le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero.
Selon El Mundo citant des sources antiterroristes, Abdelbaki Es Satty avait été incarcéré pour une affaire de "trafic de drogue", du haschich, entre Ceuta et Algesiras dans le sud de l'Espagne. Il aurait été relâché en janvier 2012.

Les enquêteurs se penchent sur ses "connexions internationales", à commencer par la Belgique et la France

Pour un imam, "il parlait peu, passait du temps avec son ordinateur dans la chambre; avait un vieux téléphone portable sans internet, peu de livres", rapporte Nordeen El Haji.
"Cet imam était normal et ordinaire quand il était en public", raconte Mohamed Akhayad, un électromécanicien marocain de 26 ans, qui fréquentait la nouvelle salle de prières ouverte en 2016 où il ...prêchait.
Mais "il était très solitaire, fréquentait plus des jeunes que des personnes de son âge", souligne, anonymement, un Marocain de 43 ans, tandis que son colocataire croit pouvoir affirmer en tous cas qu' "en quatre mois, il n'a reçu aucun jeune" chez lui..

"S'il a mangé le cerveau de ces jeunes, c'est en cachette, dans un endroit secret"
, prétend-il en évoquant les spéculations de la presse espagnole au sujet de l'emprise qu'il a pu exercer sur certains jeunes de Ripoll.

Il "avait la réputation d'être très islamiste, voulait que tous les Marocains pensent comme lui, mettait la religion au-dessus de tout," témoigne Francesco Gimeno, un peintre décorateur catalan de 64 ans dans la rue où vivait le religieux
Il précise aussi que l'imam a voulu "obliger les femmes marocaines de la ville à se couvrir""C'est un mensonge", réagit Hammou Minhaj, 30 ans : il est le secrétaire marocain de la communauté musulmane de Ripoll "Annour". "Ici à la mosquée, il ne disait pas ça". "En dehors, je ne sais pas," nuance-t-il.

Passé par la Belgique, peut-être la France 

Selon lui, Abdelbaki Es Satty était arrivé en 2015 à Ripoll, puis il "était allé en Belgique en tant qu'imam" - à Molenbeek-Saint-Jean d'où sont originaires les islamistes belgo-marocains Abdelhamid Abaaoud, Chakib Akrouh, Mohamed Abrini, Salah Abdeslam et son frère Brahim Abdeslam ? La commune bruxelloise est souvent considérée comme la capitale européenne du djihadisme -, avant de revenir à Ripoll (photo ci-dessus) : "il avait commencé en avril 2016 comme imam dans notre nouvelle mosquée".

Cependant, "fin juin (2017), il avait demandé trois mois de vacances pour partir en vacances au Maroc".
L'imam a bien séjourné en Belgique en 2016, à 12 kms de Molembeek, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles "entre janvier et mars 2016", a affirmé le maire de la commune limitrophe de Vilvorde, Hans Bonte, qui supervise la police municipale des deux communes.
Vilvoorde est la commune d'implantation en 1935 de l'une des premières usines de Renault hors de France. Le montage de véhicules s'y développe jusqu'à ce que Renault ferme l'usine en 1997 : suppression de 3100 emplois sur les 3500 du site. Le patron de la Régie est alors Louis Schweitzer, l'ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius. Alain Juppé était premier ministre.

Dans la salle de prières,
les noms de deux des 12 suspects des attentats apparaissent dans la liste des donateurs de fonds à la mosquée, dont celui de "Younes Abou Yacoub", un Marocain de 22 ans recherché depuis les attentats. Il serait le conducteur en fuite.
M'rirt, petite ville de 35.000 habitants du centre du Maroc, des proches accusent justement "un imam de Ripoll" d'être le "cerveau" des attentats d'Espagne. "Cela fait deux ans que Younès et Houssein (son frère) ont commencé à se radicaliser, sous l'influence de cet imam +djebli+ (originaire du Pays Djbala, région du nord du Maroc)", a ainsi accusé leur grand-père.

En Une, le quotidien El Pais évoque aussi la France.
Pro-européen, le quotidien assure que les analystes pensent que dans ces pays , donc en France, il a peut-être été mis en relation "avec des membres de l'Etat islamique".
"Tout porte à croire que Younes Abouyaaqoub était au volant de la camionnette" qui a fauché des innocents sur les Ramblas de Barcelone, a indiqué le responsable de l'Intérieur de Catalogne.

Image associée
Agés de 18 à 24 ans
Samedi matin, la police a retrouvé à proximité de la frontière franco-espagnole le Renault Kangoo blanc recherché en France et en Espagne après les deux attentats islamistes à la voiture-bélier qui ont fait 15 morts et 130 blessés en Catalogne, à Barcelone et à Cambrils jeudi dernier. Il a été abandonné côté espagnol, a précisé le quotidien Le Parisien, citant la police française. Les policiers espagnols avaient averti vendredi soir leurs collègues français que le Renault Kangoo loué par l'un des principaux suspects des attaques en Catalogne pourrait se diriger vers le territoire français.

Selon le journal, la police a identifié une cellule d'une douzaine de terroristes liée aux attentats de Barcelone et de Cambrils de jeudi. Deux, au moins, sont morts dans l'explosion qui s’est produite dans la maison d’Alcanar où les terroristes préparaient leurs explosifs.

L'islamiste en fuite pourrait se trouver sur le territoire français, en dépit de l'état d'urgence.
Cinq autres terroristes ont été tués, dont trois identifiés, dans la seconde attaque à la voiture-bélier effectuée dans la nuit de jeudi à vendredi à Cambrils, à 120 km de Barcelone. Quatre personnes été interpellées par la police, mais, alors que Daesh revendique l'attaque de Cambrils, le dernier suspect, Younès Abouyaaqoub (ci-contre), est toujours recherché. Il est le seul suspect encore en vie.
Samedi matin, les media ont annoncé que l’Espagne a donc renforcé les contrôles à la frontière avec la France après une réunion du comité antiterroriste à Madrid.

Une fourgonnette a percuté jeudi la foule près de l'avenue piétonne La Rambla, dans le quartier touristique de Barcelone. Daech a revendiqué cette attaque. 
Une autre fourgonnette a foncé sur des passants à Cambrils, à 120 km de Barcelone, quelques heures plus tard. L'opération spéciale lancée par la police à Cambrils a permis d'éliminer quatre terroristes et de blesser le cinquième qui a ensuite succombé à ses blessures. 
Selon le dernier bilan, les attaques en Catalogne ont fait 15 morts et 130 blessés.

samedi 19 août 2017

Attentat djihadiste en Catalogne: France, terre d'accueil des terroristes islamistes

Madrid a signalé un utilitaire blanc à la France

L'état d'urgence en vigueur a-t-il le moindre effet dissuasif ?

Résultat de recherche d'images pour "attaque catalogne"La police espagnole a transmis aux autorités françaises le signalement d'un utilitaire blanc dont le conducteur est recherché dans le cadre de l'enquête sur la double attaque islamiste contre la Catalogne, selon une source policière, , vendredi soir.
Loué par des suspects recherchés par la police espagnole à la suite de ces deux attentats, l'utilitaire Renault Kangoo blanc est "susceptible d'avoir franchi la frontière" avec la France. "Il y a un avis de recherche sur quelqu'un qui est susceptible d'être au volant de ce véhicule. Il est impliqué dans les attentats" survenus en Espagne, a déclaré cette source.
Cet homme était au volant de ce véhicule lorsqu'il a été aperçu pour la dernière fois.

Le ministère de l'Intérieur n'a pas confirmé cette information

Image associéePlongés dans l'embarras du fait de l'état d'urgence en vigueur, les services de Gérard Collomb considèrent que cette éventualité reste de l'ordre de la rumeur.

Alors qu'il a ouvert une enquête sur les deux attaques - celle de jeudi à Barcelone et celle survenue quelques heures plus tard, dans la nuit de jeudi à vendredi, à Cambrils - le Parquet de Paris n'a pas souhaité communiquer sur le sujet.

Finalement, le ministre français de l'Intérieur prend toutefois des dispositions 
Gérard Collomb a précisé dans l'après-midi sur BFMTV que les contrôles aux frontières avaient été renforcés dès jeudi soir sur les axes routiers qui relient la l'Espagne à la France, dans les transports ferroviaires et sur certains vols.

Un projet coordonné de grande envergure

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L'attentat à la voiture-bélier de jeudi après-midi sur la célèbre avenue de Las Ramblas à Barcelone, qui a été revendiqué par l'organisation Etat islamique, s'inscrivait selon la police dans un projet d'attentats coordonnés.

Image associée
Quelques heures plus tard, la police a en effet abattu cinq suspects à Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, après une tentative d'attaque à la voiture-bélier. Le conducteur de la camionnette qui a foncé sur la foule sur les Ramblas figure parmi ces cinq personnes, précise la presse espagnole.

Au total, ces deux attaques ont fait 14 morts et une centaine de blessés, parmi lesquels 28 Français, dont huit sont gravement atteints.

vendredi 21 avril 2017

La presse nauséabonde instrumentalise l'attentat islamiste des Champs contre Fillon

En vérité, leurs confrères de Reuters sont à l'origine de la fausse information non vérifiée

La presse socialiste orchestre une polémique anti-Fillon de dernière heure

Pour la presse militante, le terroriste, c'est Fillon ?



"Une attaque meurtrière contre des policiers revendiquée par l'Etat islamique 
et qualifiée de "terroriste" par le président Hollande est venue percuter jeudi soir la campagne pour l'élection présidentielle à trois jours du premier tour. [...] Un assaillant a attaqué un fourgon de police sur les Champs-Elysées, tuant un policier de 37 ans, Xavier Jugele (ci-contre), et en blessant deux autres, avant d'être abattu par des policiers," écrit l'agence de presse Reuters, jeudi 20 avril.

"François Fillon a immédiatement estimé sur France 2 que la campagne pour le premier tour devait être suspendue, par "solidarité" avec les policiers victimes de l'attaque. Le candidat du PCF derrière "La France insoumise", Jean-Luc Mélenchon, a ["immédiatement" ?] exprimé son désaccord avec François Fillon."

La polémique ne se situe pas seulement au niveau des appréciations des candidats. Alors qu'à trois jours du scrutin la réalité des faits contraint les sondeurs à battre en retraite sur le terrain de la manipulation, les sondages plaçant les principaux candidats dans un mouchoir de poche, et alors que, malgré leurs efforts déployés contre Fillon, l'issue du premier tour est bien moins promise au candidat de la finance, le scrutin pourrait être perturbé par cet événement. La presse qui se plaint par ailleurs d'être mal-aimée, ajoute néanmoins au malaise et les media privés ne sont pas seuls coupables d'un surcroît de tension.
Bouleversé par le drame touchant
un policier membre de Flag ! [LGBT],
notre association a décidé d’annuler
notre prochain Tea Dance
prévu ce dimanche 23 avril 2017.
Une certaine presse attribue à Fillon l'origine d'une fausse information de Reuters



Le candidat d'opposition a été aussitôt critiqué pour avoir évoqué à tort (sic) "d'autres violences ailleurs dans Paris", titre franceinfo.fr, à propos de l'attaque de policiers sur les Champs-Elysées.
A froid, dans un article non signé revendiqué par France Info (Radio France, chaîne d'Etat), au lendemain de la fusillade, le candidat de la droite et du centre est accusé d'avoir réagi sur le plateau d'une émission de France 2 (France Télévisions, télévision d'Etat) juste après l'annonce de la fusillade dans laquelle un policier a été abattu de sang-froid par un terroriste islamiste.

Solidaire de Reuters, agence de presse responsable de la fausse information, 20Minutes s'en prend également à Fillon. "Ce n’est pas la première fois que le candidat de la droite [et du centre, jusqu'à plus ample informé] relaye une 'fake news", commente ce tabloïd gratuit d'information générale… "Lors de son passage jeudi soir à '15 minutes pour convaincre', l’émission politique de France 2, François Fillon s’est pris les pieds dans le plat [si cette feuille prenait, quant à elle, la peine de vérifier sa prose, elle aurait écrit 'tapis' ?], "en propageant une fausse information", insiste le canard à bas coût, "concernant l’attaque terroriste sur les Champ-Elysées," accuse le quotidien à sensation financé par la pub, se trompant sciemment de cible.
Or, dans le même article, 20Minutes désigne Reuters comme l'auteur de la fausse information qui a abusé le candidat à la présidence.
Malveillance de la presse 

Mais le journal détenu par le Groupe Sipa-Ouest‑France, derrière lequel se cache l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste (on ne voit cela qu'en France ou en République bananière), soutien de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, poursuit les attaques contre le candidat de l'opposition républicaine en instrumentalisant les réseaux sociaux, multipliant les inserts de tweets en provenance de militants ras la cagoule ou de complices, telle l'ESJ PRO, centre de formation continue pour le perfectionnement (!) des journalistes...
Pour signer son forfait et tenter de se couvrir, mais maintenant son attaque, 20Minutes fournit le lien renvoyant à son compère de franceinfo.fr, plutôt qu'à Reuters...

Sans les moyens de l'Etat, en direct sur le plateau de l'émission politique "15 minutes pour convaincre" sur France 2, jeudi 20 avril, le candidat François Fillon a réagi à chaud à la fusillade des Champs-Elysées qui est intervenue peu avant 21h00.
Après avoir rendu hommage au policier tué dans l'exercice de sa mission de protection de la population. A l'heure de la dernière prestation des onze candidats, dans son évocation de l'attentat commis par Karim Cheurfi, un Français de 39 ans, né à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, le candidat Fillon aux coudes à coudes avec avec  "On nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris".

Une certaine presse opposée à l'alternance s'en prend aussitôt à Fillon, sans vérifier ses sources

Ainsi, le "sachant" Thomas Vampouille, journaliste professionnel ô combien politique et, qui plus est, rédacteur en chef adjoint du site MarianneleMag, condamne-t-il Fillon, sans procès :

La cabale de la presse militante consiste à faire endosser par Fillon la faute de Reuters
A la suite de cette déclaration, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet, avait assuré le contraire : "Non, il n'y a pas d'autre événement en cours. [L'avenir le dira]  Faisons très attention aux rumeurs qui peuvent circuler", a-t-il lancé aux journalistes, notamment de Reuters

France Info 

L'Express
ou Europe 1



qui ont joué un double-jeu partisan dont le CSA aura à se saisir.

mercredi 18 novembre 2015

Saint-Denis: qui est l'ennemi public islamiste n°1, "Abou Omar" ?

Abou Omar, cerveau présumé des assassinats de masse islamistes du 13 novembre à Paris

Les mille visages d'Abou Omar Soussi, commanditaire présumé des attentats

Domicilié à Saint-Denis, l'homme soupçonné d'avoir commandité les attentats de Paris est un Belge de 27 ans nommé Abdelhamid Abaaoud, dit "Abou Omar (Soussi)". Qualifié de sanguinaire, il pourrait être impliqué dans un grand nombre de dossiers criminels islamistes.
Sur l'échelle de l'horreur djihadiste, Abdelhamid Abaaoud atteint les sommets. Ce Belge binational est suspecté d'être le donneur d'ordres des attentats sanglants de Paris. "C'est une hypothèse sérieuse", a admis ce lundi une source proche de l'enquête, confirmant une information de RTL. La nature de son rôle précis reste encore à déterminer. Mais il est un intime d'Abdeslam Salah, le "huitième terroriste" actuellement en fuite et recherché.

Surnommé "Abou Omar Soussi", l'homme se trouvait, croyait Cazeneuve, en Syrie. 
Alors qu'il se trouvait en France, c'est de là-bas qu'il tirait les ficelles de tous les récents dossiers terroristes, assuraient les services de renseignement. 
M6 révèle pourtant que son nom apparaît dans la procédure de l'attentat "déjoué" contre une salle de concert cet été. Affaire pour laquelle un Français de retour de Raqqa a été arrêté et écroué le 15 août. D'après la chaîne, ce terroriste aurait expliqué en garde à vue avoir reçu sa mission et un entraînement militaire de Abdelhalmid Abaaoud. Coïncidence embarrassante pour le ministère de l'Intérieur, les terroristes de Paris ont attaqué le Bataclan, un établissement du même type, sans que les services aient rien vu venir. 

Plus inquiétant étonnant, dans un article à diffusion limitée qu'il réservait jusqu'ici aux seuls abonnés du journal, Le Monde affirme que le commanditaire présumé est également impliqué, là encore sans que l'on sache à quel niveau, dans l'attentat évité de Villejuif et l'attaque du Thalys. Sa dangerosité serait telle qu'il aurait été envisagé de le cibler spécifiquement, au même titre que le djihadiste Salim Benghalem, durant les frappes aériennes françaises. 
Le gouvernement Valls garantissait jusqu'alors que les djihadistes de retour de Syrie seraient étroitement surveillés...

Ce fanatique musulman a rapidement gravi les échelons dans l'Etat islamique

Suspecté d'être le commanditaire des attentats de Paris,Abu Omar est sans doute le jihadiste belge le connu de Syrie pic.twitter.com/mG3hzStucT

— David Thomson (@_DavidThomson) 16 Novembre 2015

Des commandos francophones se livrent à des exécutions aussi barbares que massives contre les troupes de Bachar al-Assad, mais aussi contre les rebelles modérés et les civils. Paris Match a pu se procurer des images inédites filmées par des djihadistes sur leurs smartphones. 
Dans cette vidéo, le djihadiste belge - installé depuis en Seine-Saint-Denis à l'insu des services de Bernard Cazeneuve - filmé par Abou Medhi, Abou Omar, traîne au sol, à l'arrière de son pick-up, les cadavres de rebelles et de civils jusqu'à la fosse commune creusée par l'escadron francophone. Attention, ces images accablantes peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes.
VOIR et ENTENDRE comment on accède à la célébrité en milieu barbare ou auprès des Français qui restent hermétiques à la vérité des faits, refusant d'ouvrir les yeux sur la réalité du risque encouru et de se remettre en cause:
 
 
 
De son vrai nom, Abdelhamid Abaaoud, il a emmené avec lui son jeune frère d' "à peine 13 ans" en Syrie en 2014. Certains media présentent l'enfant comme le plus jeune djihadiste du monde. Maître Nathalie Gallant, l'avocate du père, Omar Abaaoud, qui a porté plainte contre son fils, raconte cet épisode.

"J'ai honte pour Abdelhamid, mon fils"

Quelle est la réalité concrète de l'étroite collaboration entre les renseignements belge et français ?
Marianne écrira qu'il a
l'air sympathique, comme jeune !
En janvier dernier, les media belges révélèrent qu'Abdelhamid Abaaoud est le cerveau des attentats déjoués de Verviers (Belgique), durant lesquelles deux terroristes présumés sont tués. Comme le souligne le spécialiste du djihadisme David Thomson, le jeune homme nargue quelques semaines plus tard les autorités belges dans une revue de propagande de l'organisation Etat islamique. 
Il confirme que les djihadistes entrent sortent librement en Europe. Il y affirme en effet qu'il est parvenu, durant cette période, à quitter la Syrie pour aller en Belgique, avant de retourner à Raqqa. "Cela a été une véritable humiliation pour les services de renseignement belges. Il semblerait qu'il soit passé par la Grèce", raconte le journaliste, contacté par L'Express. "S'il a échappé à la vigilance des autorités, c'est parce que son frère aurait indiqué à leurs parents qu'il était mort. Et comme la famille était probablement écoutée..." 

Younès Abaaoud, le petit frère, âgé de moins de 13 ans, 
combat lui aussi en Syrie. Selon les media belges, c'est Abdelhamid en personne qui l'a radicalisé en 2013 et convaincu de partir faire le djihad. L'affaire émeut la Belgique. La famille est dévastée. "Je n'en peux plus. Je suis à bout de force. J'ai honte pour Abdelhamid, mon fils. Il a ruiné nos vies", se désole, impuissant, le père de famille, dans un entretien avec le journal belge Het Laatste Nieuws, selon des propos traduits par Le Courrier International.


"L'antithèse des cellules dormantes"

Durant son séjour en Syrie et jusqu'à ces derniers mois, Abdelhamid Abaaoud affiche sa fierté de son quotidien de djihadiste. Il publie des photos, narre quelques anecdotes, se met en scène. "Abou Omar est le visage le plus connu du djihad belge. Il est l'antithèse des cellules dormantes, des combattants discrets. C'est un homme décomplexé", résume David Thomson. 

Mehdi Nemmouche, djihadiste français soupçonné
de la tuerie du musée juif de Bruxelles-juin 2014
Dans un documentaire récent (qui n'est plus disponible sur YT), la RTBF publiait plusieurs éléments du contenu du téléphone portable d'Abdelhamid. Entre "images de charme et dessins humoristiques", l'homme, qui se qualifie de "touriste terroriste", montre également un visage cruel et sanguinaire. Dans une vidéo, on le voit notamment au volant d'un 4X4 en train de tracter des cadavres traînés à même le sol (cf. ci-dessus). Et proférer des menaces. "Avant, on tractait des jet-skis, des quads, des motocross [...] Maintenant, sur le chemin d'Allah, on tracte les apostats, les mécréants qui nous combattent, qui combattent l'islam", lance-t-il dans cette séquence morbide.
En Syrie, David Thomson indique que le commanditaire présumé est affecté à la même brigade qu'un autre "Abou Omar". Celui-ci n'est autre que... Mehdi Nemmouche, le tueur de Bruxelles.