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jeudi 31 janvier 2019

Loi "anticasseurs": les députés votent des interdictions administratives de manifester

L'Assemblée nationale a décidé mercredi de donner la possibilité aux préfets de prononcer des interdictions de manifester

Cette disposition "liberticide"  de la proposition de loi "anticasseurs"
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La mobilisation violente de l’extrême gauche radicale contre Emmanuel Macron a servi les projets du président
Les députés LREM votent un nouveau délit de dissimulation du visage lors des manifestations.
C'est l'une des mesures de la proposition de loi "anti-casseurs" voulue par la  majorité présidentielledans la nuit du mercredi 30 au jeudi 31 janvier 2019, suite aux saccages menés par les Black Bloc sur les Champs-Élysées, le 24 novembre 2018.
Ce nouveau délit de dissimulation volontaire (totalement ou partiellement) sera assorti d'une peine d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende.

Dans la majorité présidentielle, les socialistes renégats se mordent les doigts, tandis que l'un des leurs, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner prétend qu'"il ne faut pas caricaturer" cet article 2 et soutient qu'"en aucun cas, il ne s'agit d'autre chose que de garantir le droit de manifester"Ce texte de privation des libertés suscite la colère de l'opposition et agresse une partie la majorité présidentielle, notamment ses élus LREM venus du Parti socialiste. 
La gauche (PS, PRG, écologistes, DVG) est de loin la plus représentée des tendances avec 126 députés dont... 83 ont été élus (ou ont eu une activité partisane) sous la bannière socialiste !Et, au total, sept ministres sont issus de la gauche.
Macron renforce l'arsenal répressif français.
Ces interdictions administratives préalables s'ajouteront aux interdictions  qui peuvent déjà être prononcées par la justice lors de condamnations. Selon le gouvernement, l’objectif principal du texte est de "lutter contre les armes par destination", en facilitant la recherche des marteaux ou autres boules de pétanque, via l’inspection visuelle des bagages et des fouilles sur réquisition du procureur, représentant du ministère de la Justice. Alors que l’amendement LREM mentionnait des palpations, le gouvernement a supprimé cette mention, admettant qu’elle était superflue, parce que déjà permises.
Par un amendement, le gouvernement a durci la proposition de loi originelle en sorte d'apporter "des améliorations juridiques et opérationnelles", selon les termes du secrétaire d'Etat Laurent Nuñez.

Flou et subjectivité des termes de la loi.
Les préfets pourront prononcer des interdictions de manifester à l'encontre d'individus représentant "une menace d'une particulière gravité [?] pour l'ordre public", sous peine de six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende en cas d'infraction

Des "critères objectifs" ont toutefois été ajoutés: la personne devra avoir commis des "atteintes graves à l'intégrité physique des personnes, ainsi que des dommages importants aux biens" ou encore avoir commis "un acte violent" lors de manifestations précédentes. 

Le préfet pourra restreindre des libertés d'aller et venir : il sera en droit d'imposer une convocation à la personne concernée, afin qu'elle ne se rende pas à la manifestation.
En cas de risque de participation à d'autres rassemblements, a ajouté le gouvernement, le préfet pourra interdire durant un mois maximum - de prendre part à toute manifestation sur le territoire national.

Les personnes "interdites" de manifester pourront faire un recours en urgence devant la justice administrative, donc soumise au gouvernement par le truchement des préfets, a précisé un amendement de la rapporteure Alice Thourot (LREM), une avocate drômoise de 33 ans, fille de cardiologue mais spécialisée dans le droit de l'immobilier et de la construction.

Les personnes "interdites" seront fichées.
Un sous-fichier des personnes recherchées (FPR) est créé à leur intention. La proposition de loi prévoyait initialement un fichier dédié, mais Castaner a vanté le FPR, accessible depuis le terrain, sur les tablettes des forces de l'ordre. "La fiche tombe dès qu'elle est inactive", a-t-il aussi affirmé aux opposants au "fichage". "Inactiver" ne veut pourtant pas dire "effacer", "supprimer"...

Les réactions sont vives de toutes parts

Les Républicains sont débordés sur leur gauche.
Ils ont défendu une mesure plus modérée d'interdiction qui "va faire progresser la sécurité de nos concitoyens, des forces de l'ordre et des manifestations", mais ne s'exposait pas à la dénonciation d'atteinte aux libertés. Les sénateurs LREM avaient d'ailleurs voté contre l'adoption du projet Retailleau en octobre dernier. Aujourd'hui, la majorité présidentielle va plus loin dans la répression préventive.
Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a dénoncé un texte LREM qui "ne va ressembler à rien". "Des manifestants, quand ils battent le pavé, sont menacés. Ils ont droit de manifester paisiblement", a déclaré le sénateur à Sonia Mabrouk sur Europe 1, mardi soir.


Bruno Retailleau avait milité pour une définition stricte d’un délit de dissimulation du visage lors des manifestations. "Dans notre droit pénal, vous devez vous assurer qu’il y a un lien entre l’identité de la personne et l’acte commis. Mais quand vous vous dissimulez, quand vous portez une cagoule, vous n’arrivez plus à avoir ce lien. Il y a eu plusieurs milliers d’interpellations pour seulement une centaine de mandats de dépôt. Il y a un vrai problème. Si la personne vient dissimulée, ce n’est pas parce qu’elle a froid", a-t-il observé.
Ce délit de dissimulation volontaire du visage a été redéfini par les députés. Les parlementaires ont précisé que le port d’un casque ou d’une cagoule ne suffira pas pour entraîner une condamnation, mais qu’il faudra démontrer l’intention du manifestant de participer à des troubles. Cette loi "anti-casseurs" est étudiée jusqu’à mercredi par l’Assemblée, avant un vote solennel le 5 février.

La gauche est aussi montée au créneau contre la mesure sur les interdictionsElle dénonce des "lettres de cachet" (PS) ou une "loi de circonstance" (PCF) voulue par le président Macron instrumentalisant des violences en marge des mobilisations de "gilets jaunes" pour s'attaquer "aux libertés fondamentales de tout un peuple" et introduisant de l'arbitraire dans le droit communmesure permise dans le cadre de l'état d'urgence (LFI).Ces derniers ont épinglé une future "loi anti-cagoule" dans la lignée du "décret anti-cagoule" pris sous Nicolas Sarkozy, le 20 juin 2009.
Ce texte de 2009 punissait déjà d'une amende maximale de 1.500 euros (3.000, en cas de récidive) "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public".
Au moment de son annonce,
plusieurs syndicats de police avaient émis des doutes sur l'application réelle de cette mesure. "Il sera quasiment impossible d'aller chercher les gens cagoulés au cœur d'une manifestation", estimait Fabrice Ribeiro, secrétaire général adjoint du syndicat d'officiers Synergie. Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue de droits de l'homme, dénonçait, pour sa part, "une mesure grotesque qui va créer plus de problèmes qu'elle n'en résoudra". Ce décret suggéré par le ministère de l'Intérieur. faisait suite aux violences et exactions commises par les Black Bloc et antifa de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire, à l'occasion du sommet de l'OTAN à Strasbourg, en avril.
La publication de ce décret intervenait alors que la proposition de loi du député UMP Christian Estrosi, pour créer notamment un
délit de "participation à une bande violente" aggravé en cas de dissimulation du visage, avait été adopté dix jours plus tôt, le 10 juin, par la Commission des lois. 
Le Rassemblement national s'y est également opposé, critiquant un calque des interdictions de stade pour les hooligans, alors que la liberté de manifester est d'un niveau supérieur.

"On se croit revenu sous le régime de Vichy", s'est exclamé Charles de Courson (Libertés et territoires, 16 députés), un brin ironique suscitant de vives protestations qui ont reconnu l'allusion à la "peste brune" évoquée dès novembre par Gérald Darmanin pour stigmatiser l'ensemble du phénomène Gilets jaunes, en écho au président Macron qui, le 1er novembre 2018, s'était autorisé un amalgame malencontreux avec "les années 30"... Mais une évocation prémonitoire de cette loi.

Dans les rangs LREM, quelques voix se sont également élevées faiblement pour réclamer la suppression de l'article.
Quelques députés qui ne marchent pas tout-à-fait droit ont défendu en vain des amendements pour un meilleur encadrement. 
Cette loi manque de "garde-fou", selon Delphine Bagarry, député des Alpes-de-Haute-Provence et médecin-urgentiste. Investie par le Parti socialiste en décembre 2016 pour les élections législatives de 2017elle a pratiqué la valse des étiquettes en sentant s'effondrer le PS et a décidé de monter En marche ! en mai 2017, comme elle a préféré s'établir en cabinet libéral.
Sans entrevoir la dérive actuelle, l'ex-socialiste et conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse, Aurélien Taché s'est aussi inquiété de ce que pourrait en faire un pouvoir autoritaire. Ce trentenaire aux fortes convictions a pourtant mis son passé militant à l'UNEF dans sa poche pour déserter et rejoindre En Marche! 

De son côté, le MoDem a plaidé pour une condamnation pénale préalable de la personne.
Sur proposition de l’ex-magistrate Laurence Vichnievsky (MoDem), les députés ont modifié la définition qu'ils avaient trouvée en commission et que plusieurs, y compris à droite, trouvaient "inapplicable". Le juge devait en effet prouver l'intention de la personne portant un casque ou une cagoule de participer à des troubles. Dans la nouvelle rédaction,
la charge de la preuve est renversée et ce sera au manifestant d'apporter un "motif légitime" à la dissimulation de son visage. Tout en se disant "réservée" sur l’apport de l’article voté, Laurence Vichnievsky l'a voté.

L'épouse Macron se rend insupportable aux proches du président

"Ils veulent lui refaire la tête"...

A l'Elysée, les proches de son mari voudraient la voir disparaître
 


Les Gilets jaunes ne sont pas les seuls à ne plus pouvoir la voir ni en vrai, ni en peinture. Il est donc loin le temps où Brigitte Macron aidait son époux à remonter dans les sondages. Mais si la presse people révèle l'irritation des habitués du Château, serait-ce donc pour la rendre responsable de l'impopularité chronique du président ? Le mois prochain, ce sera la faute de Nemo, le chien incontinent du couple ?
Récemment, un Gilet jaune la réclamait "nue sur un tas de palettes" face aux caméras de BFM TV. Un égarement, qui avait aussitôt fait bondir la monomaniaque Marlène Schiappa, toujours frénétique sur tout ce qui touche aux femmes, de près ou de loin. Après avoir saisi le CSA, la secrétaire d’Etat avait fustigé sur Twitter : "Tout cela procède d'une misogynie honteuse. Aucun responsable politique des oppositions ne l'a défendue. Ça me révulse."
En fait, celle qu'un nombre croissant de Français surnomme Marie-Antoinette semble encore plus illégitime que son  mari. La consort a de moins en moins la cote ! Alors, finies les échappées surprises sous les caméras : ni elle, ni lui ne se montre plus, d'autant que Benalla n'est plus là et puisqu'ils suscitent partout des réactions violentes de rejet. La retraitée de l'enseignement ne peut plus profiter de la vie parisienne et se rendre au spectacle tant le climat social est tendu actuellement, explique Closer.
Elle est obligée de rester en retenue derrière les remparts de gardes du corps et de gendarmes de l’Elysée. Sauf qu'eux aussi demandent son changement d'établissement !

Certains proches d’Emmanuel Macron lui veulent du mal...

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C'est un secret de Polichinelle qu'entre Brigitte Macron et Ismaël Emelien les relations sont tendues depuis quelques temps. La sexagénaire n’apprécierait pas que le conseiller spécial d’Emmanuel Macron "se présente auprès des journalistes comme l’égal de Macron ou comme s’il était sa tête pensante", confirme le journal Marianne

Or, nombre d'autres proches sont pareillement les cibles des délires de la senior.  Face aux rumeurs qui la disent irritée par la crise sociale qui contraint sa vie privée, le secrétariat de Brigitte Macron cherche le moyen de redresser son image en femme  imperturbable et non pas capricieuse. "Ils s'appliquent à démontrer que Brigitte Macron traverse ce lourd hiver avec sérénité", écrit Le Point. Pour ce faire, ses conseillers n’hésitent pas à lui inventer de multiples projets. On cite ainsi trois grands dossiers auxquels elle compte se consacrer : une "sorte de 'speed dating' du don caritatif" au printemps, ce qui lui laisse peu de temps, et un dossier en faveur de la mise en place du cartable connecté, ainsi que la nomination d’un haut commissaire dédié à l’enfance maltraitée, mais la nomination du député des Hauts-de-Seine, Adrien Taquet, 43 ans,  l'a prise de vitesse... 

Plusieurs proches d’Emmanuel Macron voudraient voir son épouse "disparaître", 
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assure dans son édition du mercredi 30 janvier, le quotidien Le Parisien qui les surnomme sa "jeune garde".
"Ils rêvent qu’elle meure. Pour eux, ce veuf éploré, ce serait formidable. Ils sont amoureux de lui. La nuit, ils rêvent de la faire disparaître", confie un proche du couple présidentiel dans les colonnes du Parisien. 
Ce qu’ils reprochent à Brigitte Macron, c'est d’être beaucoup trop impliquée dans les décisions du chef de l’Etat. Il faut dire qu’Emmanuel Macron a toujours cru qu'elle était un "bon capteur de l’opinion". L'épouse exerce sur le Président une influence qui empiète sur le domaine des collaborateurs de l’Elysée et entrave leurs actions.

mercredi 30 janvier 2019

Des centaines de produits alimentaires vont flamber, dès vendredi, en pleine crise des "gilets jaunes"

Conséquence de la loi alimentation votée en octobre 2018, les prix vont augmenter de 5% à 6% en moyenne

C'est la méthode de la majorité macronienne  pour tenter de rééquilibrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs

Résultat de recherche d'images pour "hausse prix produits alimentaires"
Dans les supermarchés, des produits alimentaires de grandes marques vont augmenter ce vendredi par centaines
, mais ceux des marques de grandes enseignes pourraient baisser : un pari pour défendre l'agriculture, sur fond de grogne des "gilets jaunes" pour le pouvoir d'achat.

Le 1er février, des hausses de tarifs vont intervenir sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, a confirmé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, un ex-socialiste, mercredi matin.

C'est l'effet induit du relèvement à 10% du "seuil de revente à perte", imposé par la récente loi alimentation. Le projet de loi Egalim sur l'agriculture et l'alimentation a été porté par l'ancien socialiste Stéphane Travert qui a conduit les Etats généraux de l'alimentation, puis a fait face aux 2.300 amendements déposés après quatre mois, Libération estimant qu'il défendait une "vision très agro-industrielle et productiviste du secteur". "Ce texte est loin des espoirs, des ambitions et des propositions des Etats généraux de l’alimentation", a estimé l'ancien ministre socialiste Guillaume Garot.

Le gouvernement compte ainsi obliger les distributeurs à vendre même leurs produits d'appel à des prix supérieurs d'au moins 10% à ceux auxquels ils les ont achetés et à cesser les ventes à perte. Or, environ 20 % du chiffre d'affaires des distributeurs était jusqu'ici réalisé avec moins de 10 % de marge. "L'effet inflationniste varierait entre 14 et 38 euros par an et par ménage", estime l'Autorité de la concurrence.

L'Etat espère que la distribution pourra ainsi mieux rémunérer les producteurs issus de toutes les filières agricoles et aquacoles, qui sont asphyxiés et disparaissent, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient.
Car paysans et producteurs sortent chaque année KO debout de la grande négociation rituelle des prix qui se tient d'octobre à fin février, face aux géants de l'agroalimentaire et surtout aux incontournables centrales d'achat de la distribution.

"Des produits agricoles vendus à leur juste valeur"

"Ce que je demande aux grandes surfaces, c'est de trouver moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l'objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur", a lancé le ministre au micro de Franceinfo. 

Dans les supermarchés, "500 produits sur 13.000" devraient augmenter vendredi, alors que, dans les hypermarchés, a-t-il ajouté, "c'est 800 produits sur 20.000" qui sont concernés. Il a toutefois déploré :"Il y a 4% des produits qui vont augmenter beaucoup, je le regrette. J’aurais préféré que ça se fasse différemment."

"Lorsque les gens achètent de la viande, du poisson", les prix "seront protégés, contrairement à avant", a-t-il poursuivi, "surtout sur les marques de distributeurs (MDD)". "Ce qui m'importe, c'est que les consommateurs et les agriculteurs s'y retrouvent."

Message reçu par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), regroupant tous les acteurs de la distribution, à l'exception de Leclerc, qui a mené la fronde contre la loi alimentation au nom de la lutte pour le pouvoir d'achat.
"Ce sur quoi tous les acteurs économiques, sauf Leclerc, se sont mis d'accord, c'est qu'il faut changer le système, de façon à ce qu'on revienne à des prix normaux, et que ça permette d'améliorer le sort des agriculteurs. Et, de ce point de vue, je trouve qu'il n'y a rien de choquant à ce que le prix du Ricard puisse augmenter un peu si ça permet d'augmenter le prix payé aux éleveurs laitiers pour un litre de lait", a réagi le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel, .
prenant cet exemple au hasard...

Plusieurs accords avec des grandes enseignes
Pour Jacques Creyssel :"Le consommateur verra bien, quand l'ensemble de tout ceci sera terminé, c'est-à-dire dans quelques mois, qu'en réalité, c'est une opération positive pour tous," a-t-il promis.

Selon lui, plusieurs enseignes ont déjà annoncé dans la presse, en compensation, des baisses de prix sur leurs MDD, lesquels ne sont pas des produits de qualité équivalente à ceux de grandes marques qui les ont inspirés. Pour redorer leur image de marque, certaines enseignes vont aussi tenter d'actionner le levier de la fidélisation de leurs clients en proposant des avantages ciblés sur des produits "préférés", selon Cédric Chéreau, spécialiste de la promotion dans la grande distribution.

Aspect positif indiquant un changement d'attitude dans cette guerre de tranchées, la multiplication d'accords très médiatisés entre géants de la distribution et géants laitiers, permettant une revalorisation des prix du lait payés aux agriculteurs et éleveurs français.
Après Bel et Intermarché le 12 décembre, puis Leclerc et Danone le 2 janvier, c'est Leclerc et Lactalis qui ont annoncé mercredi un accord portant sur les prix de 200 millions de produits laitiers.

A un mois de la fin des négociations commerciales, les ministres feront le point le 7 ou le 8 février à Bercy autour de Bruno Le Maire et Didier Guillaume, avec la distribution, l'agroalimentaire et les producteurs autour de la table.
"On constate de vrais changements positifs en cours pour mieux rémunérer certaines filières organisées, comme le lait. Mais dans le secteur de la viande, cela ne part pas très bien", soulignait une source au ministère de l'Agriculture mercredi.

A l'heure où la question du pouvoir d'achat est très sensible, cette hausse effraie les enseignes. Et même le gouvernement. 

Chez Carrefour, la hausse de prix sera en moyenne de 35 centimes par produit. "Il y a environ 1. 000 références qu'on vendait jusque-là avec des marges très faibles, entre 0 et 10 %, car ce sont les produits les plus bataillés", explique Élodie Perthuisot, directrice marketing et clients Carrefour. 
Chez Intermarché, 5 % de l'assortiment affichera des hausses, ce qui correspondrait à une inflation de 0,8 % sur le panier de la ménagère en 2019. 
Annoncé comme le grand perdant de cette inflation, Leclerc assure maîtriser la situation. "Environ 3.000 produits auraient dû augmenter mais, au 1er février, on aura réussi à juguler l'essentiel de la hausse. Restent 1.000 produits qui augmenteront de 3 %", assure Michel-Édouard Leclerc, président des Centres E. Leclerc.

Les ménages ont réduit leur consommation en décembre

Elle avait déjà reculé en novembre avant le phénomène Gilets jaunes

Difficile donc d'accuser les Gilets jaunes ? 
C'est ce que n'hésitent pourtant pas à faire le pouvoir et sa presse...

Elle a fortement reculé en décembre.
La consommation des ménages en biens s'est repliée de 1,5% en décembre, après avoir déjà légèrement reculé en novembre (-0,1%): l'INSEE fait l'annonce et la presse met en cause mercredi "un contexte de perturbations liées au mouvement des Gilets jaunes", selon un communiqué.

La période de Noël ne serait donc plus un temps de grandes dépenses...

Au-delà de la propagande en Une des journaux et des sites de presse inféodés,
d'après l'organisme public, cette baisse s'explique notamment par une forte baisse des consommations énergétiques, qui ont reculé de 4,3% en raison "d'un mois de décembre relativement doux", et des achats de biens fabriqués, en repli de 1,9%. 
Est-ce que les Français ne seraient pas plutôt inquiets de l'avenir et portés à se serrer la ceinture, voire carrément en difficultés budgétaires ?

La consommation de biens durables a elle aussi fortement diminué (-3,8%)

La baisse est particulièrement notable dans les biens d'équipement et des achats de voitures, "sans doute en partie par anticipation d'une prime à la casse plus favorable à partir de janvier", suppute l'Insee.

Les dépenses en habillement-textile se sont elles aussi légèrement repliées (-0,3%), à l'inverse de la consommation alimentaire, qui a rebondi (+0,5% après -0,4%), en raison des fêtes de Noël. Les ménages auraient réveillonné en gilets jaunes...

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les dépenses de consommation en biens ont diminué nettement (-0,7%)

En intégrant les services (+0,5%), la consommation a connu une croissance nulle, après avoir augmenté de 0,4% au trimestre précédent.

Selon l'Insee, le résultat a fortement pesé sur le chiffre de croissance du dernier trimestre, qui a plafonné à 0,3%.
Et en octobre, les Gilets jaunes étaient où ?


Européennes : Wauquiez s'affirme en faisant désigner François-Xavier Bellamy, choix de la majorité LR comme tête de liste

La minorité juppéiste continue de faire le jeu du FN et de Macron

Elle n'admet toujours pas sa défaite et mène sa guérilla interne avec l'appui de la presse macronienne

Une ex-proche de Pécresse, un eurodéputé et un intellectuel

"Par ce trio, j'ai voulu envoyer un message très fort de rassemblement de toute la droite et de ses sensibilités." C'est ainsi que Laurent Wauquiez, patron des Républicains, a expliqué les choix de la commission national d'investiture pour les élections européennes, présidée par Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice Christian Estrosi,, mardi, au Figaro. 
Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a en effet officiellement désigné François-Xavier Bellamy, 33 ans (ci-dessus à droite), Agnès Evren, conseillère régionale d'Ile-de-France, ex-porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet, et Arnaud Danjean, eurodéputé sortant, juppéiste repenti, 48 ans, pour emmener la liste LR le 26 mai prochain. Un agrégé de philosophie, une élue parisienne et un eurodéputé sortant, dont la complémentarité doit donc assurer la popularité.

Réunie sous la présidence d'Eric Ciotti, la première commission nationale d'investiture dans l'histoire de l'ex-UMP a validé le choix de ce trio par 38 voix contre 2, le sénateur Pierre Charon, et le député Philippe Goujon, face à la candidature de l'eurodéputé sortant Philippe Juvin, un médecin de 65 ans qui souhaita donner le nom de Kléber Haedens au deuxième collège en construction de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), dont il est le maire, bien que cet écrivain soit décrié par les élus de son opposition communale, contestant un auteur classé réactionnaire, nationaliste et royaliste qui a écrit pour L'Action française et proche de Charles Maurras. Juvin appela à voter Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle.

Le choix de la tête de liste pour les élections européennes rappelle aux contestataires qu'ils ne sont pas la majorité au sein du parti. Désigné par 48 des cinquante François-Xavier Bellamy, ne fait pas l'unanimité, notamment parmi les caciques frustrés du parti Les Républicains (LR). Dans les rangs du parti, les acteurs du passé  dénoncent le choix de ce jeune professeur (agrégé de philosophie à l'âge de 22 ans), figure montante qui est réduit à sa proximité avec La Manif pour tous, comme d'autres sont proches de Juppé (70 ans) et Bayrou (68 ans) ou  Macron (favori des femmes de 64 ans).

La désignation de François-Xavier Bellamy comme porte-drapeau des Républicains pour les prochaines européennes n'est pas du goût des battus du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2014. "Les convictions personnelles de François-Xavier Bellamy ne seront jamais les miennes", a notamment lancé Rachida Dati dans la matinale de France Inter, mardi 29 janvier. Cette prise de position la ferait-elle tout à coup apprécier de ses détracteurs acharnés ? "Je ne suis pas la seule à ne pas avoir pensé à François-Xavier Bellamy comme une évidence pour la tête de liste Les Républicains", a insisté la maire du VIIe arrondissement de Paris, qui sera candidate aux Européennes. 
La tête de liste bouleverse les clivages traditionnels.
Résultat de recherche d'images pour "Bellamy"Lundi, la commission a donné un coup de jeune au parti en choisissant François-Xavier Bellamy pour diriger la liste LR aux européennes de mai prochain. Les détracteurs de cet adjoint au maire de Versailles et candidat malheureux lors des législatives de 2017, focalisent l'attention sur ce qui dérange : il  est associé à Sens commun ou à La Manif pour tous, du fait qu'il a été un 'Veilleur'.

"F.I.X.", pour les intimes, est craint.
Sous ses airs de premier communiant, il est ressenti comme un refondateur des idées de droite et, comme tel, inquétant. "Je ne peux pas dire que ce choix me satisfasse", a réagi au micro de France Info le maire LR de Nice, Christian Estrosi, qui est Macron-friendly et voit venir le danger pour LREM. Il participe donc à l'ébauche de caricature qu'esquisse la presse sélective de ses traits de caractère: François-Xavier Bellamy est "extrêmement conservateur". Mais l'ancien motocycliste sportif enfile des impressions non corroborées : "Vous comprendrez qu'entre Simone Veil et François-Xavier Bellamy, j'ai le sentiment que la vision européenne est en train de s'étriquer par rapport à ce que nous a offert cette grande dame", a commenté ce franc-maçon de la Grande Loge nationale française (GLNF, 1983-1988).
Sur l'avortement, le mariage pour tous ou encore la PMA, "je pense exactement l'inverse de lui", a abondé sur Cnews le successeur d'Estrosi à la présidence LR du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et eurodéputé, Renaud Muselier, de nationalité mauricienne depuis 2012. Son épouse, Stéphanie Clément, avocate auprès de l’office HLM de Marseille, pourrait être mise en examen pour "recel de prise illégale d’intérêt": une conversation téléphonique accable la défense des Muselier. Entre 2005 et 2008, Stéphanie Clément a obtenu plusieurs marchés publics de "prestations juridiques" auprès d'Habitat Marseille Provence (HMP). Le problème, c'est qu'elle les a "remportés" sans appels d'offres. "Personne n'a jamais contesté le travail de ma femme, ni sa rémunération, explique Renaud Muselier. PaSiDupes ignore comment le tribunal a statué...
"La présence d'Agnès Evren et d'Arnaud Danjean me rassure", a déclaré mardi, sur CNews, l'eurodéputé LR Renaud Muselier, mais ce n'est pas l'ensemble de la presse qui rapporte cette nuance.

Personnage déclaré méconnu, mais jugé et condamné

Résultat de recherche d'images pour "Bellamy"
Le centre n'est pas modéré dans son verdict. Depuis qu'en décembre 2017, il a dit ne plus vouloir d'alliance entre l'UDI et LR en cas d'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, largue son stock inépuisable de boules puantes. Ainsi, mardi dans un entretien au Figaro mardi : "LR a confié sa liste à l'extrême droite". "C'est désormais la liste de Sens commun avec M. Bellamy". "Ce candidat est curieux. Il nous explique qu'il est contre l'avortement et contre la pilule en nous disant qu'il ne défendra pas ses convictions. Dans ce cas, à quoi bon être candidat ?", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis, pour qui l'Union européenne n'aurait pas d'autres sujets de préoccupation. En revanche, les cantines communales et départementales auraient vocation à nourrir gratuitement les scolaires: ni la crise économique internationale de 2008, ni les difficultés budgétaires des collectivités territoriales ne ramènent ce populiste à la raison. N'est-il pas indifférent à l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et favorable au mariage homosexuel comme pratiquant ?

Bellamy est un antidote au sectarisme

Son CV en sidère plus d'un qui daigne se pencher sur sa jeune carrière. 
Avant d'enseigner dans deux lycées publics, en guise d’année sabbatique à la sortie de l'IUFM, ce normalien a travaillé au cabinet de Rachida Dati, alors garde des Sceaux, bien que non encarté, mais incarnant déjà des valeurs fortes. Pour lui, il n'est pourtant "pas question de revenir sur la loi Veil" : c'est une "conviction personnelle" et l'intime ne pèse pas dans ses choix politiques. Certains s'attachent néanmoins à l'enfermer dans ce qui pourrait lui porter préjudice, mais, pour Laurent Wauquiez, la nouvelle tête de liste "fait partie de ceux qui défendent l'enracinement et la transmission de l'identité et de la culture". Des thèmes qui devraient venir sur le devant de la scène dans le débat des Européennes.
En 2013, "Les Soirées de la Philo" de François-Xavier Bellamy, des conférences bimensuelles de philosophie ouvertes au grand public dans un lycée parisien, doivent être transférées au théâtre de l'Œuvre en septembre 2015, en raison de leur succès, puis au théâtre Saint-Georges, rassemblant plusieurs centaines de personnes chaque semaine depuis la rentrée 2018.
Les sectaires ne sont pas déboussolés par ce "conservateur de droite inclassable": seraient-ils sectaire, sinon ? 
Proche d'Hubert Védrine ou Edouard Balladur, FIX se montre aussi prompt à vanter "le verbe" et les campagnes "magnifiques" de Jean-Luc Mélenchon, la "cohérence de la vision écologique" et la "lucidité" de José Bové, ainsi que certaines prises de positions du patron de la CFDT, Laurent Berger, qu'elles soient en faveur de l’universalité des allocations familiales ou d'une sortie de la crise des Gilets jaunes. Il partage à la fois la volonté de Michel Onfray de "rendre la culture à tous" que la "rigueur intellectuelle " d'Alain Finkielkraut.
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'Les Inrocks' assure qu'il "brouille les lignes" mais, bien que propriété du banquier Matthieu Pigasse (actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post), ce magazine de gauche reçoit une subvention de l'Etat au titre de l'aide à la presse. A Vanity Fair, dirigé par Michel Denisot (ex-Canal+, version socialiste avec André Rousselet et les Taxis G7), le magazine du banquier qui avoua avoir voté pour Mélenchon à l'extrême gauche, situe Bellamy "entre droite traditionnelle et extrême-droite", une analyse que démentent les déclarations de Bellamy pour qui "le Front national ne sera jamais qu'une impasse pour les électeurs qui se tournent vers lui", en tant que "formidable machine à empêcher le renouveau, et à maintenir en fonction les tenants de la déconstruction". Bref, il fait perdre ses repères à la gauche. Ainsi, Libération préfère ne pas creuser son sujet et Jean-Jacques Bourdin le survoler avec Guillaume Peltier. Il est encore cité parmi les "nouveaux conservateurs", par La Vie, filiale du Groupe Le Monde...

Bellamy envoie aux orties la "pensée complexe" de Macron

Inquiet de la communautarisation des débats, le trentenaire affirme en novembre 2018 avoir été "scandalisé par la façon dont le quadra de l'Elysée a invité les catholiques à s'engager en politique pour défendre leurs valeurs", estimant que la politique ne doit pas être le lieu où des lobbies ou communautés s'affrontent pour imposer leurs valeurs. Il prône une laïcité qui permette à la politique d'être "la recherche partagée du bien et du juste, pas le lieu d'expression des convictions particulières et religieuses !"

Macron lui a emprunté sa notion de "premier de cordée". 
 a en effet, l'un des premiers, dénoncé une "crise de la transmission" dans notre société, et plus précisément de l'Education nationale, en regrettant qu'elle soit devenue le système "le plus inégalitaire de tout l’OCDE". En 2012, il publia dans Libération une première tribune remarquée sur le sujet, intitulée "Jeunes de France, battez-vous", en réponse à la tribune victimaire de Félix Marquardt, dans Libération, intitulée "Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !". En 2014, FIX publia un essai sur la crise de la culture et de la transmission intitulé Les Déshérités, ou l’urgence de transmettre, qui rencontre un succès de librairie tel qu'il est conduit à animer plusieurs centaines de conférences partout en France. Il y vante les bienfaits d’une "culture enracinée, fruit d’une longue maturation, dont le flambeau passe d’une génération à l’autre."

Un Européen convaincu
En 2005, respectueux du vote populaire au référendum, il vota contre la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe et, en 2017, il s'expliqua en se référant à Jean-Pierre Chevènement sur la question européenne. Alors, en 2018, Le Figaro reconnut en lui une figure susceptible de "réconcilier souverainistes et pro-européens" dotée d'une "solide culture européenne" et capable de "porter le débat européen à un haut niveau"
Il estime irréalisable et antidémocratique l'établissement d'une armée européenne, en raison de la diversité des règles d'engagement et du caractère régalien de cette compétence. Il se prononce en faveur d'une coopération renforcée entre les pays européens, en tant qu'alliance de nations souveraines.
François-Xavier Bellamy n'est pas le choix du président du Sénat, Gérard Larcher, mais le deuxième personnage de l'Etat ne lui est pas hostile, au nom de la légitimité de la majorité élue il y a un an. La désignation de Bellamy est approuvée de Valérie Pécresse dont Agnès Evren est la protégée, et de l'influent président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau.

La liste LR est aujourd’hui créditée de 12 à 8% des voix contre 21% en 2014.