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mercredi 23 octobre 2019

Forte hausse des prix du gaz (3%) au 1er novembre

4 millions de clients d'Engie sont ciblés par l'Etat français, principal actionnaire de l'ex-GDF

L'Etat détient un quart du capital et, dès mai 2017, Macron a insisté : "C'est moi le patron !"

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Après les prix des carburants, Macron met le feu aux tarifs du gaz
Les tarifs d'Engie sont-ils une variable d'ajustement du gouvernement ? 
Bien que "réglementés", ces tarifs varient d'un mois sur l'autre - plus que la concurrence - en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation, ainsi qu'à... diverses taxes. C'est là que Darmanin assure qu'il n'y est pour rien...

Mauvaise nouvelle donc pour les millions de foyers français encore clients d'Engie : après une baisse de 2,4% en octobre, les prix tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz vont augmenter de 3% au 1er novembre, annonce ce mardi 22 octobre la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Parce que c'est la CRE qui conseille Bercy où le ministre se décharge de toute responsabilité.

Dimanche on passe à l'heure d'hiver et il sera rude pour les budgets des ménages.

Pourvu que le réchauffement climatique ait une incidence positive sur nos factures... 
Jean-François Carenco 2 (20730280934) (cropped).jpg
"Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille le régulateur, entité grise : qui connaît sa tête? Malgré cette hausse, les TRV d'Engie ont baissé de 11,5% cette année, précise Jean-François Carenco, ci-contre, par ailleurs. 
Si les usagers ne comprennent pas ce qui leur arrive, c'est aussi que la transparence promis n'est pas à leur service précisons donc, si ça peut aider, que les TRV sont les tarifs réglementés de vente.

Cette "évolution" - car ce n'est plus vraiment une "hausse", traduit l'application d'une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement, rappelle la CRE. Mince ! Alors, Macron est dans le coup ? L'Edouard va devoir assumer...

Les tarifs réglementés d'Engie varient en fonction des diverses taxes sur lesquelles un pouvoir responsable peut peser, ne serait-ce qu'en anticipant et en budgétant les hausses des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation. Mais, dans le "monde nouveau" de Macron, on continue à se trouver des boucs émissaires et cette fois ce sont les Gilets jaunes coupables de tous les maux depuis l'hiver dernier.

Via l'Edouard, Macron avait demandé au groupe énergétique qu'il "lisse" les prix pour le premier semestre 2019, afin de garantir qu'ils n'augmentent pas. Le gouvernement avait profité de l'été et de la canicule pour se faire mousser en décidant de prolonger cette mesure de lissage sur plusieurs mois. Mais l'hiver et les besoins énergétiques de chauffage arrivent et Macron se trouve fort dépourvu quand vient la bise.

Les tarifs réglementés de vente du gaz doivent disparaître au cours des prochaines années, au nom de la concurrence. 
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Depuis la dérégulation et l'ouverture du marché du gaz pour les particuliers à la concurrence, le 1er juillet 2007, de nombreux fournisseurs alternatifs ont fait leur apparition proposant des tarifs gaz compétitifs pour concurrencer le fournisseur français historique. Certains proposent des réductions sur le prix gaz par rapport justement à ce tarif Engie. C'est le cas notamment d'ENI (fournisseur historique de gaz en Italie mais présent également en France), Total Direct Energie et Happ-e. C'est pourquoi il est intéressant de comparer les différentes offres de gaz.
D'après le site Eurostat, le prix moyen du gaz TTC dans l'ensemble de l'Union Européenne est de 0,06€ / kWh alors que le prix moyen en France est de 0,07€ / kWh.
Dès son élection - par défaut, pour barrer Marine Le Pen -, les Français n'étaient que 45 % à accorder leur confiance à Macron, selon un sondage Elabe, soit une cote inférieure à tous ses prédécesseurs. En octobre 2019, selon l'IFOP, ils n'étaient plus que 34% la semaine dernière, mais, contre toute vraisemblance,  Dabi sentait une "légère hausse"... 

Cette fois, que ressent-il ? 
Si ça le chatouille, nous, ça nous grattouille. Même que ça nous démange ...

jeudi 25 juillet 2019

Les prix des timbres vont s'envoler d'ici 2020

Les  impôts n'augmentent pas, 
juste les taxes et massivement, dans l'été

La Poste a annoncé une augmentation de 10% des tarifs du courrier, à partir de janvier 2020.

En moyenne,
les tarifs courriers augmenteront de 4,7%
La Poste poursuit ses hausses de tarifs, +10% pour les timbres verts et rouges

L'entreprise à capitaux publics détenus par l'Etat français. poursuit ses hausses de tarifs, +10% pour les timbres verts et rouges.

Le prix du timbre rouge passera de 1,05 euro à 1,16, tandis que le timbre vert augmentera de 0,88 euro à 0,97.
Imprimés depuis chez soi, ou son bureau, via le service Montimbreenligne.fr,  les timbres seront quant à eux transitoirement à un tarif inférieur de 3 centimes. 

Quant aux Colissimo, les affranchissements augmenteront de 2% pour les particuliers.

L'an dernier, les timbres rouges et verts avaient déjà augmenté de 10 %


Conséquence de "l'accélération de la baisse des volumes du courrier", cette augmentation tarifaire doit assurer la "pérennité du service universel avec une qualité élevée" et permettre de "continuer à moderniser les offres pour répondre aux usages et aux besoins de ses clients", se justifie La Poste.

On l'a compris, Macron n'est pas responsable, ni d'ailleurs Philippe et Le Maire, ministre de l'Economie dépassé, voire incompétent : personne !
C'est l'Arcep, l'autorité de régulation des communications électroniques et de postes, qui réclame ces augmentations de tarifs, car elles s'inscrivent dans un cadre pluriannuel jusqu'en 2022 : une excellente raison...
On le voit, 
les hausses des tarifs de l'électricité ont pareillement leur autorité administrative indépendante (des fusibles qui ne sautent jamais), la CRE (Commission de Régulation de l'Energie) qui, fin 2018, avait annoncé une hausse du tarif EDF de 5,9% TTC à partir du mois de mars 2019. Cette décision a été repoussée de trois mois face au mouvement des Gilets jaunes, pour finalement entrer en application à partir du 1er juin 2019. La CRE nous a concocté une nouvelle hausse prévue en août 2019...
Comme pour la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), l'Autorité de la concurrence, le CSA, l'Autorité des marchés financiers, etc. 
le budget de ces autorités administratives "indépendantes" est imputé sur le programme budgétaire du ministère de l’Economie, ou de du premier ministre (CNIL). Et, bien sûr, le président de l'ARCEP est nommé par le président de la République (sur proposition de l’Elysée, dans le cas de la CNIL ou du CSA)...
En 2018, la Poste a connu un recul de 7,3 % des volumes distribués, "la baisse la plus importante jamais constatée" du courrier.

Cette baisse des volumes de courrier dégrade les comptes de La Poste, qui a vu son bénéfice d'exploitation baisser de 11,8 % l'an dernier, malgré ses efforts pour se diversifier vers de nouvelles activités de services (code de la route ou veille sur les personnes âgées par exemple).

mercredi 30 janvier 2019

Des centaines de produits alimentaires vont flamber, dès vendredi, en pleine crise des "gilets jaunes"

Conséquence de la loi alimentation votée en octobre 2018, les prix vont augmenter de 5% à 6% en moyenne

C'est la méthode de la majorité macronienne  pour tenter de rééquilibrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs

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Dans les supermarchés, des produits alimentaires de grandes marques vont augmenter ce vendredi par centaines
, mais ceux des marques de grandes enseignes pourraient baisser : un pari pour défendre l'agriculture, sur fond de grogne des "gilets jaunes" pour le pouvoir d'achat.

Le 1er février, des hausses de tarifs vont intervenir sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, a confirmé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, un ex-socialiste, mercredi matin.

C'est l'effet induit du relèvement à 10% du "seuil de revente à perte", imposé par la récente loi alimentation. Le projet de loi Egalim sur l'agriculture et l'alimentation a été porté par l'ancien socialiste Stéphane Travert qui a conduit les Etats généraux de l'alimentation, puis a fait face aux 2.300 amendements déposés après quatre mois, Libération estimant qu'il défendait une "vision très agro-industrielle et productiviste du secteur". "Ce texte est loin des espoirs, des ambitions et des propositions des Etats généraux de l’alimentation", a estimé l'ancien ministre socialiste Guillaume Garot.

Le gouvernement compte ainsi obliger les distributeurs à vendre même leurs produits d'appel à des prix supérieurs d'au moins 10% à ceux auxquels ils les ont achetés et à cesser les ventes à perte. Or, environ 20 % du chiffre d'affaires des distributeurs était jusqu'ici réalisé avec moins de 10 % de marge. "L'effet inflationniste varierait entre 14 et 38 euros par an et par ménage", estime l'Autorité de la concurrence.

L'Etat espère que la distribution pourra ainsi mieux rémunérer les producteurs issus de toutes les filières agricoles et aquacoles, qui sont asphyxiés et disparaissent, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient.
Car paysans et producteurs sortent chaque année KO debout de la grande négociation rituelle des prix qui se tient d'octobre à fin février, face aux géants de l'agroalimentaire et surtout aux incontournables centrales d'achat de la distribution.

"Des produits agricoles vendus à leur juste valeur"

"Ce que je demande aux grandes surfaces, c'est de trouver moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l'objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur", a lancé le ministre au micro de Franceinfo. 

Dans les supermarchés, "500 produits sur 13.000" devraient augmenter vendredi, alors que, dans les hypermarchés, a-t-il ajouté, "c'est 800 produits sur 20.000" qui sont concernés. Il a toutefois déploré :"Il y a 4% des produits qui vont augmenter beaucoup, je le regrette. J’aurais préféré que ça se fasse différemment."

"Lorsque les gens achètent de la viande, du poisson", les prix "seront protégés, contrairement à avant", a-t-il poursuivi, "surtout sur les marques de distributeurs (MDD)". "Ce qui m'importe, c'est que les consommateurs et les agriculteurs s'y retrouvent."

Message reçu par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), regroupant tous les acteurs de la distribution, à l'exception de Leclerc, qui a mené la fronde contre la loi alimentation au nom de la lutte pour le pouvoir d'achat.
"Ce sur quoi tous les acteurs économiques, sauf Leclerc, se sont mis d'accord, c'est qu'il faut changer le système, de façon à ce qu'on revienne à des prix normaux, et que ça permette d'améliorer le sort des agriculteurs. Et, de ce point de vue, je trouve qu'il n'y a rien de choquant à ce que le prix du Ricard puisse augmenter un peu si ça permet d'augmenter le prix payé aux éleveurs laitiers pour un litre de lait", a réagi le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel, .
prenant cet exemple au hasard...

Plusieurs accords avec des grandes enseignes
Pour Jacques Creyssel :"Le consommateur verra bien, quand l'ensemble de tout ceci sera terminé, c'est-à-dire dans quelques mois, qu'en réalité, c'est une opération positive pour tous," a-t-il promis.

Selon lui, plusieurs enseignes ont déjà annoncé dans la presse, en compensation, des baisses de prix sur leurs MDD, lesquels ne sont pas des produits de qualité équivalente à ceux de grandes marques qui les ont inspirés. Pour redorer leur image de marque, certaines enseignes vont aussi tenter d'actionner le levier de la fidélisation de leurs clients en proposant des avantages ciblés sur des produits "préférés", selon Cédric Chéreau, spécialiste de la promotion dans la grande distribution.

Aspect positif indiquant un changement d'attitude dans cette guerre de tranchées, la multiplication d'accords très médiatisés entre géants de la distribution et géants laitiers, permettant une revalorisation des prix du lait payés aux agriculteurs et éleveurs français.
Après Bel et Intermarché le 12 décembre, puis Leclerc et Danone le 2 janvier, c'est Leclerc et Lactalis qui ont annoncé mercredi un accord portant sur les prix de 200 millions de produits laitiers.

A un mois de la fin des négociations commerciales, les ministres feront le point le 7 ou le 8 février à Bercy autour de Bruno Le Maire et Didier Guillaume, avec la distribution, l'agroalimentaire et les producteurs autour de la table.
"On constate de vrais changements positifs en cours pour mieux rémunérer certaines filières organisées, comme le lait. Mais dans le secteur de la viande, cela ne part pas très bien", soulignait une source au ministère de l'Agriculture mercredi.

A l'heure où la question du pouvoir d'achat est très sensible, cette hausse effraie les enseignes. Et même le gouvernement. 

Chez Carrefour, la hausse de prix sera en moyenne de 35 centimes par produit. "Il y a environ 1. 000 références qu'on vendait jusque-là avec des marges très faibles, entre 0 et 10 %, car ce sont les produits les plus bataillés", explique Élodie Perthuisot, directrice marketing et clients Carrefour. 
Chez Intermarché, 5 % de l'assortiment affichera des hausses, ce qui correspondrait à une inflation de 0,8 % sur le panier de la ménagère en 2019. 
Annoncé comme le grand perdant de cette inflation, Leclerc assure maîtriser la situation. "Environ 3.000 produits auraient dû augmenter mais, au 1er février, on aura réussi à juguler l'essentiel de la hausse. Restent 1.000 produits qui augmenteront de 3 %", assure Michel-Édouard Leclerc, président des Centres E. Leclerc.

mercredi 16 janvier 2019

Moulin à moudre pour les Gilets jaunes : la hausse des prix décolle en 2018

La faute au gazole et au tabac ? Un peu court, jeune homme !

Encore nulle en 2015, l'inflation accélère depuis








Elle a atteint une moyenne de + 1,8 % en moyenne en 2018, selon les chiffres tout juste publiés par l'Insee, soit exactement dans les clous de l’objectif officiel de la BCE (un taux "inférieur à, mais proche de 2 %"). C’est ce que révèle le rapport annuel de l’INSEE sur les prix à la consommation de l’année écoulée, publié ce mardi et qui insiste sur l’accélération de cette inflation. En effet, après une courte période de stagnation, 2018 signe le retour d’une inflation relativement forte : elle n’était que de +1 % l’année précédente, de +0,2 % en 2016 et nulle en 2015.

S'appuyant sur l'AFP, Le Figaro écrit le contraire.

Sans citer l'INSEE...

Cette hausse des prix est imputée à deux secteurs en particulier : l’énergie et les tabacs 

Dopée au gazole et au tabac, l'inflation décolle en 2018
La hausse des taxes sur les cigarettes a fait bondir les prix du tabac à + 14,2 % en moyenne en 2018, du jamais vu depuis presque quinze ans. Quant aux prix de l’énergie, qui avaient baissé trois années de suite avant de repartir à la hausse en 2017, ils augmentent encore de 9,7 % en moyenne, portés à la fois par la hausse du produit brut (le pétrole), des taxes gouvernementales sur les carburants et du prix du gaz.


Hors tabac, l’inflation annuelle moyenne est encore de + 1,6 % (contre + 1 % en 2017). Et l’inflation sous-jacente – c’est-à-dire celle des biens qui ne sont ni soumis à des prix volatiles, comme les carburants, ni à des prix modifiés par l’Etat, comme l’électricité, le gaz ou le tabac – est de + 0,8 %, ce qui reste supérieur aux années précédentes (+ 0,5 % en 2017).


L’énergie et le tabac ne sont pas les seuls à avoir augmenté en 2018. 
Le prix des produits alimentaires, par exemple, a également crû de + 1,9 % (contre + 1 % l’année d’avant), porté entre autres par une inflation des fruits et légumes, des produits laitiers et des œufs, de la viande et du poisson. 
Au rayon des rares baisses en moyenne annuelle : les services de communication, les produits et appareils médicaux ou encore l’électroménager.

L'inflation britannique a décéléré à 2,1% en décembre


L'inflation britannique a décéléré en décembre, avec l'énergie
Conforme aux attentes, ce chiffre résulte notamment de la baisse des prix de ...l'énergie. Cette baisse outre-Manche met ainsi à mal les affirmations de l'exécutif et de sa presse puisque le cours du Brent est le même pour tous... Ce qui diffère, c'est la charge fiscale associée.

Le taux d'inflation britannique revient ainsi à son plus bas niveau depuis janvier 2017, selon les données publiées mercredi par l'Office national de la statistique. Il était de 2,3% en novembre.
D'un mois sur l'autre, les prix ont augmenté de 0,2%, comme en novembre, un chiffre là aussi conforme aux attentes des économistes.
"L'inflation a principalement ralenti à cause d'une forte baisse de l'essence, conséquence de la chute des cours du pétrole ces derniers mois", a commenté Mike Hardie, statisticien à l'ONS et comme ne cesse de le souligner PaSiDupes. "Les tarifs aériens ont aussi contribué à faire baisser le taux (...). Cela a été partiellement compensé par de légères hausses dans l'hôtellerie et la téléphonie mobile."

Sur l'ensemble du quatrième trimestre, les prix à la consommation ont augmenté de 2,27% par rapport aux trois derniers mois de 2018, soit une hausse plus faible que celle de 2,47% projetée en novembre par la Banque d'Angleterre (BoE) sur la base du maintien de son taux de base à 0,75%.

jeudi 30 juillet 2015

Le timbre rouge passera à 80 centimes au 1er janvier

Une augmentation de 3,6% annoncée dans l'été

Les militants socialistes sont ravis: c'est une taxe... Et les électeurs de Hollande ?
photo les tarifs du courrier augmenteront de 3,6% au 1er janvier, le timbre rouge porté à 80 centimes © afpLa Poste a fait l'annonce ce jeudi 30 juillet que le prix du timbre va augmenter de 3,6 % au 1er janvier prochain.
Le prix du timbre rouge passera de 0,76 à 0,80 centimes d'euros, tandis que celui du timbre vert sera de 0,70 centimes contre 0,68 centimes aujourd'hui.
La Poste espère ainsi pouvoir "assurer la pérennité du service universel dans un contexte de baisse continue du volume des courriers", indique-t-elle dans un communiqué.

Le pouvoir socialiste veille à préserver le pouvoir d'achat des Français... Le timbre avait déjà augmenté 7% au 1er janvier 2015, soit la hausse la plus élevée de l'histoire de La Poste.

Quatre lignes dans la presse
 
Les plus défavorisés, notamment les demandeurs d'emploi, paieront comme tout le monde.

La presse bénéficie en revanche de réductions d'impôts

Restera-t-elle massivement partisane ?
 


lundi 10 décembre 2012

La gauche sociale augmente le tarif du gaz à nouveau au 1er janvier

Même si GDF ne participe pas à la nationalisation de Florange ?...

Montebourg aurait eu une dette envers GDF-Suez

Arnaud Montebourg avait annoncé sa détermination à exproprier l'Indien L. Mittal et à nationaliser le site ArcelorMittal de Florange, dans son bras de fer pour obliger le géant mondial de l'acier à céder davantage d'activité qu'il n'est disposé à le faire. Le ministre du Redressement productif avait alors indiqué qu'il pourrait vendre 1% de GDF Suez pour financer cette nationalisation éventuelle du site de L. Mittal à Florange.

Ayrault carbonise Montebourg,
mais asphyxie aussi le budget
des Français au gaz

Au final, Montebourg cède dans son bras de fer avec le Premier ministre
GDF-Suez n'aura pas à lâchera le 1%, mais poursuivra néanmoins à étouffer les Français.
 
Le tarif du gaz appliqué aux ménages français augmentera de 2,4% en France le 1er janvier prochain, a annoncé Delphine Batho lundi la ministre de l'Ecologie et de l'Energie .

"Maintenant", c'est quand,
pour le changement ?
Cette décision intervient après l'annulation par le Conseil d'Etat du plafonnement à 2% d'une hausse survenue fin septembre, contesté à la fois par GDF Suez et ses concurrents.
"Si on appliquait les factures de rattrapage laissées par le précédent gouvernement et par les décisions récentes du Conseil d'Etat, on aurait dû appliquer au 1er janvier prochain une hausse de 4,0%", a polémiqué Delphine Batho sur France Inter, sept mois après.
"Nous avons demandé à GDF de renégocier ses contrats d'approvisionnement. Donc c'est ce qui permet de limiter ce mouvement à 2,4%", a-t-elle constaté.

Le gouvernement appliquera une nouvelle formule de calcul des tarifs 

La ministre l'a laissé entendre mais semble pas en savoir plus en attendant les conclusions de Bercy et la conférence de presse.

Delphine Batho a également dit que les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité seront étendus à 830.000 "personnes" de plus (défavorisés égaux ou non) et que la charge pèserait sur un plus grand nombre de Français. Les retraités inclus, bien que leurs pensions, elles aussi, soient gelées !
Mais "c'est une mesure de lutte contre la précarité énergétique et pour limiter l'impact de cette hausse sur les catégories populaires les plus exposées aujourd'hui", a-t-elle fait valoir, incitant ainsi à la polygamie et à la séparation des couples.

GDF-Suez n'a pas souhaité commenter ces informations dans l'immédiat.
Le groupe, dont l'Etat détient 36% du capital, s'appuie sur la loi pour formuler ses demandes de hausses des tarifs réglementés pour les ménages, qui concernent quelque 9 millions de foyers et sur l'accord du gouvernement.

La formule actuelle doit permettre de couvrir les coûts de GDF Suez en prenant en compte ses frais d'approvisionnement, de transport, de stockage, de commercialisation et de distribution.

Le groupe a indiqué en octobre avoir obtenu des prix plus favorables lors des dernières négociations qu'il a menées avec certains de ses fournisseurs en gaz.
Ses contrats à long terme d'approvisionnement sont majoritairement indexés sur les prix du pétrole et, la loi prévoyant la répercussion des coûts dans les tarifs, ces derniers suivent partiellement les hausses de cours du brut.

Le PDG du groupe Gérard Mestrallet, a cependant indiqué jeudi qu'une nouvelle formule intégrerait une plus grande part de tarifs du gaz calée sur les prix de marché, nettement plus bas que ceux du pétrole.
Dans la formule actuelle, cette part atteint 26%.

Troisième hausse du gaz en six mois 

Août 2012
L'application d'un nouveau mode de calcul ne réglerait toutefois pas les recours sur le fond déposés devant le Conseil d'Etat par GDF Suez et ses concurrents contre la hausse de 2% à la fin septembre et celle de 2% supplémentaires survenue cet été.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait estimé fin septembre que la hausse des tarifs du gaz aurait dû atteindre 6,1% cet automne pour couvrir les coûts de GDF Suez. 
Cette commission que l'on dit indépendante est constituée de cinq personnes. Son président est nommé pour un mandat de six ans par décret du président de la République après avis des commissions du Parlement compétentes en matière d’énergie (la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale et la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat).
Les commissaires sont nommés pour deux d'entre eux par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale pour quatre ans et pour les deux autres par décret après avis des commissions du Parlement compétentes en matière d’énergie pour deux ans.

GDF Suez a pour sa part chiffré à 185 millions d'euros le manque à gagner lié au plafonnement des tarifs en 2012.

Le groupe et ses concurrents, regroupés au sein de l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (ANODE), ont obtenu cet été l'annulation d'un gel des tarifs décidé par le précédent gouvernement et, en conséquence, une hausse rétroactive.

mercredi 5 décembre 2012

Autoroutes: et encore un augmentation "juste" !

Les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter de 1,18% à 2,29% en 2013


Cela porte à 11% la hausse en cinq ans
Dans le détail, les Autoroutes du Sud de la France (ASF) appliqueront une hausse de 2,24% pour les voitures, Escota (réseau d'autoroutes Estérel, Côte d'Azur, Provence et Alpes) de 1,74%, APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) de 1,94%, Area (société des autoroutes Rhône-Alpes) de 1,94%, Sanef (Nord et Est) de 1,71%, SAPN (Paris-Normandie) de 2,29%, SAPN A14 de 1,18% et Cofiroute (centre-ouest) de 1,92%.
Et tous paieront, riches et pauvres
Les hausses sont calculées en fonction de l'inflation et des contrats de plan passés avec l'Etat, qui fixent pour plusieurs années le montant des investissements prévus sur le réseau.

Selon les réseaux et les régions,
les automobilistes ne subiront pas la hausse équitablement.

L'AFP ne dit pas tout...

Après une hausse moyenne de 2,6% en 2012, Pierre Moscovici a validé cette nouvelle hausse du prix des péages. Selon un calcul du tableau des propositions de hausses transmis par la Direction des infrastructures de transports (DIT) au Comité des usagers, cette augmentation n'est pas pondérée en fonction du rendement des huit réseaux.


Le secteur privé qui gère et entretient 8.000 kilomètres d'autoroute a-t-il  vraiment besoin d'encore augmenter les tarifs ? 

En effet, les réseaux n'ont jamais été autant utilisés. De plus, outre que l'Etat ne parvient pas à réduire durablement le prix des carburants à la pompe, la crise frappe déjà lourdement les automobilistes au portefeuille. Six ans après la privatisation des autoroutes pour 15 milliards d'euros - un prix bradé selon l'UFC-Que Choisir qui l'estimait à l'époque à 22 milliards - "la hausse des tarifs garde le même rythme, comme pour la rentabilité des sociétés d'autoroutes", assure à pour 20 Minutes Arnaud de Blauwe, rédacteur-en-chef-adjoint du mensuel Que Choisir de l'UFC.

Thierry Saniez, délégué général de l'association de consommateurs CLCV, explique à 20 Minutes que c'est une mauvaise nouvelle à deux titres
- d'abord, ces hausses sont plus élevées que l'inflation et il va y avoir un problème d'accès aux autoroutes. 
- ensuite, il y a un problème de transparence

Les usagers trouvent 
normal d'avoir un paiement (entretien, personnel, sécurité, ou même des provisions pour l'avenir) mais ils doivent être mieux informés ". 
De plus une enquête-satisfaction d'UFC-Que Choisir de juin 2012, les usagers se disaient néanmoins moyennement satisfaits du réseau à péage. Un véritable avertissement pour les sociétés concernées, dont le gouvernement n'a fait aucun cas.
.

lundi 17 septembre 2012

Hausse du prix du tabac: Hollande fait cracher les fumeurs

Encore 40 centimes de plus le paquet de cigarettes

Cette hausse du prix du paquet de cigarettes a pris effet le 1er octobre

Le droit d'accise est un impôt indirect perçu sur la consommation de certains produits, en particulier le tabac, mais aussi l'alcool, le pétrole et ses dérivés

Le gouvernement Zayrault a besoin de combler ses déficits, mais assure que cette hausse constitue à lui seul son plan de santé publique.

Le Dr. Jérôme Cahuzac fait avaler la pilule 
Le ministre délégué au Budget parle de hausse "progressive et modérée", mais n'a pas tardé à signer vendredi l'arrêté annoncé.
Le gouvernement portera les paquets les moins chers à 6,10 euros l'unité et les plus chers à 6,60 euros. Or, cette sanction des fumeurs, la plus forte depuis près de 10 ans (2003), intervient dans un contexte de baisse du volume des ventes d'environ 4%.

Cette hausse est-elle indexée sur l'inflation ? 

Sur un an, l’inflation progresse de 2,1 % (+1,9 % en juillet). Hors tabac, l’indice augmente également de 0,7 % en août (+2,0 % sur un an), les prix du tabac progressant en août de +0,1 % (+5,7 % sur un an).

Il avance que la hausse du prix du paquet moyen sera donc de 6%. 
"La hausse des prix est considérée par les spécialistes comme le moyen le plus efficace pour réduire la consommation de tabac, en particulier chez les jeunes.", se justifie le gouvernement socialiste dans un communiqué. Et non pas à la télévision où aucun ministre -si vertueux soit-il- n'a voulu s'afficher.

Selon des media, il est prévu d'étouffer les industriels du tabac avec une taxe de 200 millions d'euros sur leurs bénéfices.
Cette mesure vertueuse fait partie d'un plan anti-tabac qui va suivre et devrait être dévoilé d'ici la fin du mois. Mais les entrepreneurs ne seront pas les seuls à subir la pression fiscale.
La SEITA (
Société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes)  produisait les marques de cigarettes et de tabac Gitanes, Gauloises, Royale, Lucky Strike  et Amsterdamer. Aujourd'hui, son successeur Altadis est une filiale de Imperial Tobaccoprincipal fabricant de tabac au Royaume-Uni. 


Ce plan de rigueur inclura aussi une réforme de la fiscalité visant à taxer plus fortement les produits les moins chers, comme le tabac à rouler : aucun tabac, si populaire soit-il parmi les Français les plus défavorisés, ne sera épargné par la gauche sociale.


Des destructions d'emplois en perspective


Le patron des buralistes français s'est dit "inquiet" pour les bureaux de tabac proches de frontières. 
" L'impact va être désastreux pour les frontaliers", a expliqué Pascal Montredon. 
Les cigarettes sont déjà vendues un euro, voire deux euros de moins en Belgique, au Luxembourg ou en Espagne, a ajouté P. Montredon, soulignant que cette hausse de "presque 7%", allait se traduire par un déport des achats des fumeurs français vers les buralistes étrangers, ou vers du tabac de contrebande.
Plusieurs études, dont une des services des Douanes, ont montré qu'une cigarette sur cinq fumée en France n'a pas été achetée dans un bureau de tabac français, mais légalement à l'étranger ou illégalement sur internet, dans la rue ou des commerces peu scrupuleux.

Les buralistes dans la rue contre les paquets sans logoDes paquets de cigarettes sans couleurs, logo ni image de marque, mais avec des photos choc plus grandes : le projet, à l'étude à Bruxelles et soutenu par le gouvernement de François Hollande, inquiète les buralistes qui craignent une hausse de la contrefaçon

Les commerçants organisent jeudi des actions symboliques.
Dans chaque département, au moins un buraliste recouvrira à la mi-journée " ses linéaires de paquets de cigarettes d'un drap blanc pour montrer ce que pourraient devenir nos commerces, pour démontrer l'absurdité des mesures" si le projet aboutit, explique le patron des buralistes, Pascal Montredon.

Rien sur l'affectation de cette nouvelle ponction sur tous les Français, sans distinction de revenus 

L'Etat dépensier compte-t-il ainsi remplir son tonneau des Danaïdes ?

mercredi 12 septembre 2012

L'inflation est repartie à la hausse en août en France

Les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% en août

L'inflation est repartie à la hausse en août

Premier record de F. Hollande
déprimer  les  Français:
68% de mécontents 

en  quelques semaines
,
presque aussi bien que
le record de 2005,  à 70% !


Les prix à la consommation augmentant de 0,7% sur un mois, après un repli de 0,4% en juillet, et de 2,1% sur un an, a annoncé mercredi l'INSEE. 

Il s'agit d'une accélération par rapport à l'augmentation annuelle de 1,9% enregistrée en juillet déjà, rappelle l'Institut national de la statistique et des études économiques dans un communiqué. Hors tabac, la progression est la même sur un mois et de 2% sur un an. Corrigé des variations saisonnières, l'indice mensuel augmente de 0,5% (+2,1% sur un an).

Accusée de cette envolée : la hausse des prix de l'énergie

"L'augmentation des prix en août s'explique par la hausse des prix de l'énergie, par l'augmentation, saisonnière, des produits manufacturés au sortir des soldes estivaux, et par celle de certains services liés au tourisme", explique l'INSEE. "Ces hausses sont légèrement atténuées par le repli, également saisonnier, des prix des produits frais", ajoute-t-il.

S'agissant des prix énergétiques, qui progressent de 3,6% en août par rapport à juillet (+6,9% sur un an), ils sont tirés par une "vive hausse" des produits pétroliers. Les combustibles liquides sont devenus 6,6% plus chers en un seul mois (+13,6% sur un an) et de 5,3% pour les carburants  (+7,8% sur un an). 

En outre, les prix de l'électricité et du gaz restent "dynamiques" (sic), en raison notamment de l'augmentation des tarifs hors taxes: ils augmentent respectivement de 1,2% et 1% (+3,2% et +6,2% sur un an).

L'habillement et l'ameublement les plus touchés

Au sortir des soldes d'été, les prix des produits manufacturés augmentent de 1,2% en août (+0,5% sur un an). La hausse concerne, comme souvent, en premier lieu l'habillement et les chaussures (+6,7% après une baisse de 13,6% en juillet). Cette année, la lingerie/bonneterie pour enfants tire l'ensemble (+13%, +1% sur un an), ainsi que les vêtements de dessus pour enfants (+8,3%, +0,2% sur un an). 
La rentrée scolaire était visiblement l'opportunité à ne pas manquer...
ARS, le compte n'y est donc toujours pas ?

Les meubles et articles d'ameublement sont aussi touchés (+2,8%, +0,8% sur un an), comme la maroquinerie et les articles de voyage (+4,5%, +3,6% sur un an) et les équipements audiovisuels qui grimpent de 1,1% mais restent en baisse de 11,1% sur un an
En raison de promotions, les prix des automobiles neuves diminuent de 0,8% (+4,1 % sur un an).

Les services également concernés

Les prix des services de télécommunications continuent de baisser (-0,7%, -9,1% sur un an).

Par ailleurs, sous l'effet du style de vie estivale, les prix de l'alimentation diminuent en août (-0,5%, +2,4% sur un an) sous l'effet du recul saisonnier des produits frais (-4,9%, +5,2% sur un an), notamment des fruits (-8,7%). 
Hors produits frais, le renchérissement de l'alimentation reste faible (+0,2%, +2% sur un an), tous les prix restant quasiment stables sur un mois.

Enfin,les vacances d'été provoquent une hausse saisonnière des prix des services de 0,2% (+1,9% sur un an), essentiellement en raison des hébergements de vacances (+13,1%, -1,4% sur un an) et des voyages touristiques tout compris (+7,2%, +3% sur un an). </br>