POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est prix des carburants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est prix des carburants. Afficher tous les articles

mardi 16 juillet 2019

Macron s'en prend à l'Iran et fait monter nos prix des carburants

Les prix en forte hausse alourdissent le budget vacances

Macron appelle Rohani "à la retenue" 


De protestations qui visent également les alliés du régime, iraniens et russesLe président de la République a exprimé ce mardi 2 janvier sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" qui se succèdent dans le pays où une dizaine de villes se soulèvent - notamment à Idleb, bastion rebelle résistant - contre le pouvoir en place depuis le 28 décembre dernier. Environ 22 contestataires sont morts au cours de 16 manifestations.
Le 28 décembre, la manifestation avait mobilisé quelques centaines d'Iraniens pour défendre le coût de la vie, mais aussi contre le gouvernement et le chômage. Un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis, entraînant une répression de plus en plus violente. 
Le drapeau de l'opposition flotte dans la province d'Idleb pour protester contre le régime de Bachar al-Assad et le massacre annoncé
Ce climat de tension a fait réagir Macron, l'expert en "Flash-balls" (LBD40) et gaz.
Le président de la République s'est entretenu avec son homologue iranien Hassan Rohani par téléphone. Une conversation au cours de laquelle le président Je Sais-Tout, J'me Mêle de Tout a appelé Téhéran "à la retenue et à l'apaisement", a indiqué l'Elysée. 
Dans ce contexte, une visite à Téhéran du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a été reportée à une date ultérieure et, du même coup, celle annoncée en octobre 2017 que devait effectuer Macron dans la foulée courant 2018. Celle-ci devait servir à préparer le déplacement d'Emmanuel Macron, qui avait dernier son intention de se rendre en Iran.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères assura que "les autorités françaises suivent avec attention la situation en Iran. Le droit de manifester librement est un droit fondamental. Il en va de même de la libre circulation de l'information". Commentaire d'autant plus piquant que la France de Macron ne brille pas dans le monde pour le libre exercice des droits de l'Homme, comme le démontrent les attaques de la majorité présidentielle contre la presse et la répression du mouvement social animé par les Gilets jaunes... 
Mais l'immense stratège de l'Elysée n'avait pas prévu qu'après le chaud Trump, dans l'ombre duquel il trotte, allait souffler le froid en mai. 
Après avoir pointé le régime des ayatollahs, "bête noire des États-Unis", régime "brutal et corrompu", ajoutant que "le peuple a peu de nourriture, une forte inflation et pas de droits de l'homme", Donald Trump joua l'apaisement pendant la réunion de crise à Vienne (28 juin 2019), le président américain déclarant depuis Osaka (29 juin) au Japon, que désormais "rien ne presse" pour résoudre les tensions entre son pays et l'Iran. Ce jour-là, les Etats encore parties à l'accord nucléaire signé en 2015 (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne, Iran et Russie) avaient essayé de sauver le texte en pressant l'Iran de ne pas commettre l'"erreur" de se retrouver en violation de ses engagements.

A l'arrivée,
Macron est apparu en fier-à-bras, braquant inutilement l'Iran, second producteur et exportateur de pétrole brut de l'OPEC, et quatrième producteur au monde. Si l'essentiel des besoins français sont satisfaits par du pétrole d'Europe de l'Est, soit 35% des importations françaises. Or, en 2010, seul 1% de nos besoins étaient couverts par la production dans l’hexagone, selon les statistiques de l’Union française des industries pétrolières. La quasi-totalité de nos besoins en pétrole brut sont donc satisfaits par des importations, et si "la Russie est notre premier fournisseur avec 15% du pétrole brut, suivie du Kazakhstan avec 12%", l’Afrique représente 30% de nos importations (7% du Nigeria et 6% de la Libye", seulement 4%s ont importés d'Iran. Le Moyen-Orient est la troisième grande région approvisionnant la France avec 19% de nos importations.  

Dans son relevé hebdomadaire,
le ministère de la Transition écologique a relevé
une forte hausse des prix des carburants depuis le début du mois de juillet. Le carburant représente 23% des dépenses des vacanciers.

13,6% d'augmentation pour le gazole, 19% pour le sans-plomb 95.

Depuis la première semaine, les prix des carburants sont repartis à la hausse, que subissent de plein fouet les vacanciers. La hausse devrait se poursuivre, en raison du contexte international et il ne faudra pas espérer une baisse des prix au retour des vacances. 


Pour maintenir le prix du baril de pétrole à des niveaux élevés, les pays exportateurs, Opep et Russie principalement, ont limité la production. Une initiative prise de concert, pour éviter de revivre la chute spectaculaire du cours de pétrole de 2014 et 2016. À ces périodes le baril se négociait moins de 30 dollars, contre 66,54 dollars aujourd'hui.

Ces hausses pourraient se poursuivre dans les prochaines semaines.
 

Les tensions entre la France, le Royaume-Uni d'une part, et l'Iran, d'autre part, la baisse de la production russe et des stocks américains, et même, selon Bercy, la tempête sur la Louisiane sont à l'origine d'une remontée des cours du pétrole liée à une offre perturbée (, tensions entre le Royaume-Uni et l'Iran, baisse de la production russe et des stocks américains...). Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres : le cours du baril de pétrole, les taxes, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et la demande.

mardi 28 mai 2019

A peine les européennes passées, les prix des carburants s'envolent

Les européennes n'étaient pas déjà passées que les prix des carburants s'envolaient

Hausse généralisée du sans-plomb et du diesel

Le prix des carburants vendus dans les stations-service françaises est en hausse.
Mains en l'air !
La hausse des prix du carburant était la cause principale de la colère des Gilets jaunes". Les prix des carburants routiers, vendus dans les stations-service françaises, ont progressé dans leur ensemble la semaine dernière, selon des chiffres officiels publiés, lundi 27 mai. 

Carburant le plus vendu avec près de 80% des volumes, en ruralité singulièrement, le gazole s'affichait à 1,4898 euro le litre en moyenne, en hausse de 0,82 centime, selon les données hebdomadaires publiées par de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, menton haut et bras ballants. 

La hausse est encore plus marquée pour le sans-plomb. Il ne devrait pas rester encore longtemps en-deçà de son plus haut niveau de l'an dernier, lorsqu'il avait atteint une moyenne hebdomadaire de 1,5331 euro le litre en octobre.

Quant à lui, le litre d'essence sans-plomb 95 a déjà augmenté de 1,48 centime à 1,5943 euro, à des niveaux encore jamais atteints depuis 2013.
De même, celui du sans-plomb 95 (SP95) contenant jusqu'à 10% d'éthanol (SP95-E10) a pris 1,56 centime à 1,5669 euro.
Enfin, le sans-plomb 98 (SP98) a atteint 1,6551 euro le litre, progressant de 1,43 centime.

Composition des prix des carburants
Structuration des prix des carburants à la pompe en mai 2018, d'après UFIP et données ministérielles (©Connaissance des Énergies)

Macron maintient pourtant sa taxe TICPE et sa TVA sur la TICPE !

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes ne nous laissez pas"
Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètres comme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, la demande ou les taxes (TICPE, Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques - qui augmente chaque année depuis 2014, pèse fortement dans le budget énergétique des Français - et TVA). Les cours du brut avaient reculé la semaine dernière, sur fond de ralentissement de l'économie et de tensions commerciales, mais les évolutions sur les marchés mondiaux se traduisent avec un décalage sur les prix à la pompe. En mettant ce coup de projecteur sur la hausse en dents de scie du brut, la presse institutionnelle et subventionnée joue le jeu du pouvoir macronien.

La presse nous ment sur le sujet de la politique gouvernementale du su-enchérissement des prix des carburants

Et, dans leur immense cohérence républicaine, aux européennes, les automobilistes français ont donné un coup de boost aux écologistes...
Comment est constituée la TICPE ?
La TICPE est constituée de la contribution climat énergie (CCE) depuis le 1er avril 2014. Il s’agit d’une adaptation de la taxe intérieure sur les produits énergétiques, également appelée 'assiette' carbone ou taxe carbone. Elle est fixée en fonction de l’émission de CO2 liée à l’utilisation de produits énergétiques. La tonne de carbone est passée de 30,50€ en 2017 à 44,60€ en 2018 (+14,1€) et devrait, selon les objectifs écologiques du gouvernement, quadrupler entre 2016 et 2030 pour atteindre jusqu’à 100€.

vendredi 24 mai 2019

Macron ne renonce pas à taxer (à 60%) nos carburants.

L'essence, au plus haut depuis 2013, et le diesel continuent de grimper

Macron ne fait rien pour arrêter la montée en flèche de Super SP95

Résultat de recherche d'images pour "mai 2019 PRIX SP95 ET DIESEL"
Paris (XVIe), le 5 mai. Le prix des carburants, gazole, diesel, essence avec ou sans plomb, est très élevé,
 en particulier à la station d’essence BP de l’avenue de Versailles. 
Le pouvoir a encore autorisé l'augmentation du SP 95, la semaine dernièrebien qu'il soit déjà au plus haut depuis 2013 : il s'affichait en moyenne à 1,5810 euro/l, selon les statistiques publiées ce lundi par le gouvernement. 
Le diesel s'est, lui aussi,  renchéri, mais à un rythme qui le tient encore à distance du pic de l'an dernier.

Le prix de l'essence bat un nouveau record récent. 
Le super sans plomb 95 trouvait en effet acheteur à 1,5810 euro le litre, la semaine dernière, selon les moyennes publiées ce lundi 13 mai par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Ce carburant se vendait à la pompe à 1,5802 euro/l la dernière semaine d'avril, comme la première de mai, un niveau jamais vu depuis le printemps 2013. Il faut en effet remonter à la première semaine d'avril 2013 - quand le Super SP 95 coûtait en moyenne 1,5968 euro/l - pour trouver des prix plus élevés qu'actuellement.

Le diesel, proposé pour sa part en moyenne à 1,4809 euro/l la semaine dernière, a augmenté d'un tiers de centime sur sept jours. Il retrouve ainsi un niveau similaire à celui atteint pendant la deuxième semaine de novembre 2018 (1,4840 euro/l). Même si son prix est marqué par une tendance à la hausse depuis le début de l'année, il n'a pas encore retrouvé les cîmes du début octobre, quand il se situait en moyenne à 1,5331 euro/l, juste avant de déclencher la crise des Gilets jaunes.

Comme le montre le graphique ci-dessus, les courbes des prix des carburants suivent celle du cours du pétrole. Le baril de Brent (159 litres), qui sert de référence en Europe, était coté ce lundi à 72,5 dollars contre 50,4 dollars la semaine de Noël, soit une envolée de 35% en cinq mois. Plus précisément, l'or noir a évolué en dents de scie ces derniers jours : après avoir atteint 75,6 dollars le 24 avril, il a chuté à 69 dollars mardi, avant de remonter tout récemment. Pour le moment, le pic à 86,7 dollars observé en octobre est donc encore tenu à distance.

Rappelons que les prix des carburants publiés par le gouvernement sont des moyennes. Ces statistiques n'empêchent pas les stations-services d'afficher leurs propres tarifs, plus élevés ou plus bas. Pour trouver le pompiste proposant les meilleurs prix à côté de chez vous, on pet trouver des applis fournissant une carte interactive. 



Quelle est la part des taxes dans le prix de l'essence à la pompe ?

D'après Total,
les taxes représentent "la part la plus importante du prix du carburant". L'an dernier, selon l'entreprise française, les taxes perçues par l'Etat représentaient par exemple "63% du prix du Sans Plomb 95-E10 et 60% de celui du gazole"
L'essence est en fait taxée deux fois : la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et la taxe sur la taxe (TVA) ! On retrouve également la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP).

La TICPE est, aussi, plus importante sur l'essence que sur le gazole. Plus le prix du diesel augmente, mieux se remplissent les caisses de Bercy, par deux arrivées, TICPE et TVA, frappant indistinctement les "riches" et les "pauvres"... En mars 2019, la TICPE représentait près de 70 centimes sur l'essence, 60 centimes sur le prix d'un litre de gazole.
En 2019, la TVA sur l’essence est déductible à 40 % – contre 20 % en 2018 et 10 % en 2017. Ce taux de 40 % est applicable aux véhicules de tourisme, comme aux utilitaires. Mais, les particuliers - retraités, défavorisés et demandeurs d'emploi ne doivent pas rêver : le carburant doit être utilisé pour les besoins de l’entreprise et doit concerner une activité assujettie à la TVA. De plus, une facture qui atteste le montant de la taxe doit être établie. 

Le poids des impôts et taxes a tendance à augmenter gouvernement après gouvernement, à tel point que la France est le deuxième pays dans le classement mondial des pays ayant les plus fortes pressions fiscales.

Voici l’évolution des prix du diesel et du sans plomb 95 depuis 1990 :
Alors que le mouvement des Gilets jaunes avait démarré notamment en raison des prix des carburants, cette hausse fait tache. Sous la pression, le gouvernement avait suspendu, puis annulé la hausse de la taxe carbone prévue pour 2019. Si le gouvernement ne peut agir sur les cours du pétrole, en revanche, il est maître de ses taux de taxation. 

lundi 20 mai 2019

Macron nous prépare à une hausse fulgurante du prix de l'électricité

EDF réclame une hausse du prix de l’électricité de 5,9 % au 1er juin, après les Européennes

Le gouvernement s'était résigné à geler la hausse du prix de l’électricité en novembre, face au mouvement des Gilets jaunes

Image associée
Oeuvre de Georges de La Tour,
1643 
Une fois l'hiver et les Européennes passés, le prix de l’électricité va finalement être augmenté sous quinze jours. "Nous nous attendons à une augmentation du tarif réglementé de 5,9 % en juin", a annoncé mardi 14 mai le directeur financier d’Electricité de France (EDF), Xavier Girre, un énarque qui est par ailleurs président du Comité d'audit de ...La Française des Jeux, poule aux oeufs d'or, dont la privatisation est réclamée par Darmanin pour réduire les déficits budgétaires actuels et à venir est validée par le Conseil constitutionnel, ainsi que celle d'Aéroport de Paris. 
Cette hausse concernera environ 25 millions de foyers.

Le gouvernement n'y est évidemment pour rien ! C'est la faute à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui avait prévu cette augmentation à l'entrée de l’hiver. Mais la colère sociale incarnée par les Gilets jaunes était déjà assez grande, du fait des tarifs des carburants, sans prendre le risque d'une déflagration sociale :  en novembre, "les gens" réclamaient  notamment, une hausse du pouvoir d’achat, le gouvernement avait mis à profit le délai légal de trois mois dont il dispose pour se prononcer sur la proposition du CRE.
 
Dès février, à l'approche des mois creux de consommation, la CRE avait demandé au gouvernement d’appliquer cette augmentation "aussi tôt que possible", mettant en cause la hausse des prix de l'électricité sur le marché de gros. "Le gouvernement, comme la loi l’y autorise, n’appliquera pas ces hausses tarifaires tant que la période de chauffe hivernale ne sera pas terminée, afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes", avait raconté, pour justifier le gel des prix, le ministre de la transition écologique, le cynique de Rugy.

Vers un nouveau mode de calcul en 2020


Composée de six membres nommés pour six ans non renouvelables (trois, dont le président - nommé en ...2017, Jean-François Carenco est ancien préfet qui aura 71 ans en 2023 - , nommés par décret - donc par le gouvernement - et les trois autres nommés respectivement par le président du Sénat, celui de l'Assemblée nationale et celui du Conseil économique, social et environnemental), la CRE, autorité administrative "indépendante", avait toutefois fait savoir que ce gel du tarif réglementé devrait être rattrapé plus tard. "Concernant le rattrapage, nous verrons, ce n’est pas encore clarifié", a fait savoir mardi le directeur financier M. Girre.

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité et du gaz sont fixés par le gouvernement et révisés au minimum une fois par an. 
C’est la CRE qui propose un tarif, à partir d’une formule intégrant les coûts de transport et de distribution, mais aussi le coût de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh, à prix fixe), qui permet des prix plus bas qu'en Allemagne, notamment,  et les prix du marché.
Le tarif de l’électricité intègre aussi plusieurs taxes et contributions (36 %) et une marge raisonnable pour l’opérateur. 

Or, en raison d’une très forte demande des opérateurs alternatifs - direct énergie, Total spring, l'italien ENI, SoWee, Cdiscount ou Planète Oui, etc - pour obtenir de l’électricité au tarif régulé, les prix du marché ont augmenté ces dernières années. La concurrence ne fait pas baisser les prix : elle contribue à la hausse. 
Ces dernières semaines, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé qu’un nouveau mode de calcul allait être mis en place l’année prochaine, jugeant l’actuel système insatisfaisant. Permettra-t-il de tirer les prix vers le bas ?

mardi 26 février 2019

Macron laisse grimper les prix des carburants

+ 2 centimes en une semaine pour le diesel et l'essence: Macron confirme ainsi qu'il écoute bien et comprend la colère sociale... 

Même que le parti qu'il promeut serait en tête aux Européennes,
selon des sondeurs !
blog -carburants-affichage trompeur
Résultat de recherche d'images pour "prix a la pompe"
Affichage trompeur :  les flèches - toutes tournées vers le bas -
 n'indiquent pas des baisses de prix !...
En dépit de la révolte populaire contre la fiscalité discriminante et injustifiée, le prix des carburants poursuit sa hausse entamée au début de l'année. 
Le litre de diesel a ainsi augmenté de 1,89 centime en une semaine et celui du SP95 de 1,74 centime, selon les moyennes hebdomadaires publiées ce lundi par le gouvernement. En deux mois, ils ont grimpé respectivement de 7 et 5 centimes. 

La tendance à la baisse des cours du Brent depuis octobre ne justifie pas cette hausse soutenue et constante : le prix du pétrole brut  avait fini 2018 à son plus bas de l'année. Mais centime après centime, le prix du carburant remonte pourtant, au mépris des automobilistes furieux d'avoir été incités à l'achat de véhicules diesel, puis rackettés par l'Etat. Le litre de diesel, gazole B7, comme d'essence SP95-E10, distribuée en France depuis 2009 - carburant pourtant sans plomb et pouvant incorporer du bioéthanol à hauteur de 10% en volume - , vient ainsi de prendre près de deux centimes en une semaine, selon les moyennes hebdomadaires publiées ce lundi 25 février par le ministère de la Transition écologique et solidaire.


Parce qu'il a été révélé que le produit de la hausse n'allait pas au financement de la transition écologique - mensonge énoncé pour justifier la surtaxation de certains automobilistes - , mais été versé au budget général, le gouvernement a finalement décidé de geler sa hausse pour endormir la grogne des Gilets jaunes.

Le pic de la semaine du 1er janvier est dépassé

Précisément, le diesel s'est affiché à 1,4503 euro/litre la semaine dernière (contre 1,4314 euro sur la moyenne des sept jours précédents, soit + 1,89 centime). Depuis le début de l'année, et sans même que la taxe carbone n'ait été majorée, ce carburant a finalement augmenté de 7,43 centimes. 

Il y a près de deux mois, le diesel s'affichait à "seulement" 1,3769 euro/litre. 
A l'exception de trois semaines de quasi stagnation entre fin janvier et début février, il n'a cessé d'augmenter. Il ne reste plus que quelques jours encore pour qu'il retrouve son record à 1,5331 euro/litre enregistré début octobre quand il a mis le feu au pays. 

Pour le super sans plomb 95, la courbe est semblable. Toujours selon les chiffres du gouvernement, il s'affichait la semaine dernière en moyenne à 1,4586 euro/litre (contre 1,4412 euro/litre une semaine plus tôt, soit +1,74 centime). Il a ainsi augmenté de 5,15 centimes/litre en près de deux mois, puisqu'il coûtait 1,4071 euro/litre la semaine du 1er janvier.

Carburant : faut-il réhabiliter le diesel ?

La hausse de la part de la fiscalité est en cause
Seule peut être prise en compte à la pompe la tendance à la hausse des cours du pétrole :


Le cours du baril de Brent de 159 litres, la référence européenne, est reparti à la hausse - moindre toutefois que celle du prix du baril - après avoir atteint fin décembre un prix plancher de 50 dollars. L'or noir a clairement augmenté jusqu'au 9 janvier pour atteindre 61 dollars. Puis, après avoir stagné jusqu'au 11 février, il a de nouveau augmenté jusqu'à un pic à près de 68 dollars le 15 février. Stagnant plus ou moins depuis dix jours, il était coté à 69 dollars ce lundi à l'ouverture du marché, mais les prix à la pompe ont poursuivi leur ascension. 

Les prix des carburants communiqués par le gouvernement sont des moyennes. Ces statistiques n'empêchent pas les stations-service d'afficher des prix différents, plus élevés ou plus bas : ce sont ainsi les distributeurs qui sont incriminés : cherchent-ils - comme Michel-Edouard Leclerc - à récupérer leur manque à gagner sur leurs propositions passées de vente à prix coûtant ?...
Pour trouver le pompiste pratiquant les meilleurs prix à côté de chez vous, il existe des applications pour mobiles.

vendredi 30 novembre 2018

"Gilets jaunes" : la pétition dépasse le million de signataires contre la hausse des prix des carburants

Le mouvement peut prendre son troisième souffle...

Cette pétition connaît un succès fulgurant depuis fin octobre

Jeudi soir, la pétition en ligne a dépassé le million de signataires "pour une baisse des prix du carburant à la pompe". Après avoir été relayée sur les réseaux sociaux en soutien au mouvement des "gilets jaunes", elle a fait l'objet d'articles de presse: une récupération médiatique  suivie d'une tentative syndicale de main mise et de plusieurs soutiens officiels de personnalités du show-biz. C'est la deuxième pétition la plus signée depuis l'ouverture de la plateforme de support, en 2012, derrière la pétition "Loi travail, non merci" (1,3 million) lancée en 2016.

Résultat de recherche d'images pour "prix a la pompe a prix coutant"
Alors qu'elle est en ligne depuis fin mai, son initiatrice, Priscillia Ludosky, vient seulement d'être reçue avec un autre initiateur du mouvement des "gilets jaunes", mardi soir, par François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, soit six mois plus tard. Elle avait indiqué que l'idée de lancer cette pétition était "venue du simple constat que ma facture augmentait".

Genèse d'un mouvement citoyen, pacifique et apolitique exceptionnel
"J'ai voulu savoir pourquoi. Une recherche en a amené une autre, et j'ai trouvé que l'explication donnée par le gouvernement n'était pas très cohérente. J'ai voulu partager mon questionnement, avec les automobilistes pour voir s'ils se sentaient aussi concernés que moi et aussi m'adresser au ministère pour avoir des réponses", ajoutait-elle.


"Dans le cas de la pétition sur les prix du carburant, ce qui est exceptionnel, c'est que
le mouvement a été lancé par une citoyenne éloignée de tout parti politique, syndicat ou association", a souligné Sarah Durieux, directrice France du site de pétition.

C'est ce que doit rester ce mouvement pour qu'il dure,
si les ego sont mis en veilleuse, en sorte de maintenir la cohésion - face à la volonté de division de la macronie et ses media -  et de faire aboutir les revendications.

mercredi 21 novembre 2018

Surtaxation des carburants : Macron pompe 600 millions d'euros à l'Ecologie

L'Ecologie, pompe à fric

Confirmation que la surtaxation des carburants sera versée au budget général


Le 15 novembre sur France Inter, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux jurait que l'ensemble des taxes sur le carburant contribuerait au budget de la transition écologique. 

Or, Public Sénat révèle que cet argent, soit près de 600 millions d'euros, sera finalement affecté au budget général.

Des sénateurs vigilants ont découvert le pot aux roses.
577 millions d'euros prévus au budget de l'Ecologie contribueraient finalement à d'autres dépenses. C'est la stupéfiante découverte de sénateurs consciencieux et experts alors qu'ils doivent examiner ce mardi le projet de loi de finances rectificative pour 2018. 

Un scandale qui devrait ajouter à la colère des gilets jaunes, notamment. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a dû se déplacer au palais du Luxembourg pour expliquer ce détournement.


"Si toutes les recettes sont affectées à la transition écologique, comment couvrira-t-on les besoins dans les secteurs qui ne dégagent pas de recettes ?", a interrogé l'apprenti-sorcier Darmanin, 
faisant du chantage sur les budgets de l'armée, de l'école ou encore à la dette de la France. Juste avant de demander aux sénateurs de ne pas céder à la ...démagogie !

François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, s'est défendu de toute tromperie.
Il a quant à lui précisé que ces quelque 577 millions d'euros étaient "des crédits alloués non-utilisés en 2018" et non des "euros en moins pour la transition écologique". Il a également annoncé, dans un tweet, que son ministère "recevra près de 600 millions d'euros supplémentaires d'ici la fin de l'année".

lundi 19 novembre 2018

Sadisme : Edouard Philippe entend "la souffrance" des "gilets jaunes"...

Mais Macron "gardera le cap", lance Edouard Philippe

A l'écoute, mais inflexible, son premier ministre a réaffirmé la volonté de l'exécutif d'aller jusqu'au bout. Quoi qu'il arrive ?

Réaliser la transition écologique à 80 km/h, sinon...
Frontalement, Edouard Philippe a réitéré sa détermination à se boucher les yeux au spectacle de la souffrance des Français: il la voit, il l'entend et il l'assume... Dès les premières minutes de l'entretien sur France 2, dimanche 18 novembre, il a dit qu'il gardera le cap...   
Le locataire de Matignon dit comprendre le ras-le-bol exprimé par les "gilets jaunes" : "Je le comprends et le gouvernement fera en sorte que dès cette année le niveau d'impôts et de taxes diminue". Sauf que les Français sont vaccinés, depuis qu'ils se sont laissés surprendre par la "loi Travail" passée en force, contre leur volonté, grâce à l'usage de l'article 49.3. 

Il se refuse à alléger la taxe carbone : "La trajectoire carbone que nous avons fixée, nous allons la tenir".

Des annonces fin novembre

Le "nouveau monde" de Macron n'est pas différent de celui de Hollande lorsqu'il le conseillait à l'Elysée, puis lorsqu'il le servait à Bercy, Macron avait sa part de responsabilité dans les annonces de Moscovici et Montebourg, aussi bien que de Sapin, qui ne cessaient de promettre le redressement de la courbe de l'emploi pour décembre 2012, puis chaque mois d'après. Il n'est plus possible de promettre quoi que ce soit pour bientôt.

L'entretien se poursuit sur la souffrance et le sentiment de déclassement de certains Français : ce terme de "sentiment" vise à discréditer la perception fausse qu'ont  "certains" d'entre eux, ce qui est intolérable de la part de la presse véhiculant des "éléments de langage" désobligeants. "On a entendu au cours des manifestations de la colère et de la souffrance, l'absence de perspective", déclare Edouard Philippe comme s'il suffisait de dire qu'il "comprend" pour masquer la réalité d'une situation que ce gouvernement d'amateurs arrogants ne maîtrise pas. 
Les Français n'en peuvent plus d'attendre des jours meilleurs.
Dans le journal de France 2 dimanche 18 novembre, Philippe s'est adressé aux "drogués" à la voiture, persistant à évoquer toujours le même plan de 500 millions d'euros qui va accompagner les Français, certains d'entre eux qui bénéficient déjà d'aides de toutes sortes qui pleuvent de toutes parts. Quand associeront-ils les classes moyennes - constamment sollicitées sans retour - , si la transition écologique est d'une urgente nécessité pour tous, comme ils le disent ? 

Les automobilistes doivent continuer à se projeter dans l'avenir : des annonces seront faites en matière d'énergie et de transports dès la fin du mois, mais seront-elles à la hauteur de la détresse des ruraux et des retraités ? Et des retraités des campagnes qui cumulent tous les handicaps.

Et nous reviendrons aussi sur les déclarations des blancs-becs trentenaires que Legendre a lâché sur toutes les chaînes de radio et de télévision pour relayer la parole officielle : ces interventions sont en fait du plus mauvais effet sur les populations en "souffrance".
Ils ne savent pas ce qu'ils font, mais faut-il encore longtemps leur pardonner?


 

dimanche 18 novembre 2018

"Nous poursuivrons la trajectoire prévue", rétorque de Rugy aux Gilets jaunes

Mauvais génie de Macron, de Rugy conserve ses oeillères d'ayatollah de l'écologie

"Nous avons été élus pour régler les problèmes qu’on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche
"
, défie François de Rugy.

Soutien de plusieurs ministres EELV de Hollande pendant cinq années, le ministre de substitution à Nicolas Hulot à la Transition écologique et solidaire, annonce que le gouvernement restera inflexible sur l’application de la taxe carbone au 1er janvier.
Joint dans l’après-midi ce samedi, François de Rugy dit néanmoins "comprendre" les raisons du mouvement, mais n'en tient pas compte. Quelle différence s'il ne comprenait pas les Français ? "C’est une colère qui vient de loin", analyse finement l'ancien élu Europe Ecologie-les Verts. Mais, se prenant pour le premier ministre, il "assume" ! Le gouvernement ne changera pas de cap, car "il faut se libérer du tout pétrole". Comme du tout nucléaire...

Une manifestante mortellement blessée, renversée par une automobiliste irascible (de LREM ?), plus de 227 blessés, dont six graves seulement, sur toute la France sont déplorables, mais de telles tensions ne suffisent pas à ramener le pouvoir, ses élus et ses media (CNEWS a passé la journée à manipuler l'opinion), à la raison.

Vous attendiez-vous à un tel bilan lors de cette journée de manifestation ? lui demande Le Parisien,  d'emblée...
FRANÇOIS DE RUGY. C’est un bilan qui est lourd. Dès le début de semaine, j’avais mis en garde contre le risque d’affrontements entre manifestants et automobilistes. Bloquer des ronds-points, manifester sur la route, c’est prendre des risques et en faire prendre aux autres. J’appelle ceux qui choisissent ce mode d’action à bien en sous-peser les conséquences possibles.

Qui a protesté d’après vous ce samedi ?
J’ai vu avant tout l’expression de l’inquiétude profonde des habitants d’une France péri-urbaine prisonnière du tout voiture. C’est une France de l’entre-deux qui n’habite ni à la campagne, ni dans la ville, dont le logement est assez éloigné de son lieu de travail. [décryptage réducteur] Cette France-là a le sentiment [dépréciatif] d’appartenir aux invisibles ["les gens qui ne sont rien" ?] dans le débat politique, elle a le sentiment [impression ?] de n’avoir jamais eu son mot à dire dans les politiques d’urbanisme qui ont favorisé l’étalement péri-urbain et dont les transports en commun ont été le parent pauvre.[faux]

Sans voiture, ces Français ne peuvent se rendre au centre commercial [nécessité de maintenir le commerce au centre des villes], sans voiture, ils ne peuvent emmener les enfants à l’école [il existe des bus], sans voiture, ils ne peuvent aller travailler dans la zone d’activité qui a été construite, à l’écart du centre du bourg [les collectivités territoriales ont créé des réseaux de transport]. 

Ces Français traversent une crise identitaire : face à la mondialisation [et au numérique dont Macron vante les start-ups...], ils ont peur de voir disparaître leur métier, ils redoutent le déclassement pour eux-mêmes [les taxes et impôts grévant leur pouvoir d'achat n'y sont pas étrangers], leurs enfants et leurs petits-enfants.


Que répondez-vous à leur profonde inquiétude du lendemain, pour eux et leur famille ?
Nous avons été élus pour régler les problèmes [non pas à la demande des Français, mais contre eux] qu’on avait laissés en plan   et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture [déjà dit], tout pétrole, tout diesel [où ?] dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps [Philippe évoquera une "addiction"...]
Les Français sont conscients de l’urgence du réchauffement climatique : quand dans l’Aude, il est tombé l’équivalent de trois à quatre mois de pluie en quelques heures, pluie qui a fait 13 morts, ce ne sont pas seulement les habitations qui ont été inondées, ce sont des routes, des infrastructures qui ont été emportées. Et ça, ce ne sont pas les assurances qui vont le couvrir, c’est l’Etat [et l'état,  ce sont les contribuables et consommateurs au niveau de vie en perdition !]


Le 1er janvier donc, la taxe carbone augmentera bien ?
En matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l’inconscience. En 1998, le Gouvernement [de Lionel Jospin] avait pris conscience du problème du diesel [l'encouragement à sa consommation a pourtant perduré 20 ans]. Il avait été alors question d’aligner la taxation du diesel sur celle de l’essence, mais il a suffi que les prix du pétrole augmentent pour que l’effort soit abandonné [il n'a pas suffi d'une baisse du brut en octobre dernier pour que les prix suivent à la pompe...]. A l’époque pourtant, seulement un Français sur trois roulait au diesel, alors qu’aujourd’hui, c’est deux sur trois [les derniers moteurs au diesel polluent beaucoup moins et durent longtemps]. Résultat, on a perdu vingt ans. Si la France a élu Emmanuel Macron, c’est bien pour qu’on en finisse avec le statu quo. [Faux]

On a entendu ce samedi dans les rangs des Gilets jaunes : "Macron, démission !" Le président de la République est-il en train de perdre la main ?

Je ne le crois pas. J’entends plutôt l’expression d’une impatience [L'exécutif se dit à l'écoute, mais n'entend pas]. Il y a une attente très forte de résultats [depuis un an et demi...], qu’il est très difficile de satisfaire en l’espace de 18 mois [difficulté ou incapacité ?]. Et ce n’est certainement pas en capitulant devant les difficultés qu’on parviendra à y répondre [l'entêtement y parviendra-t-il ?]. Le conservatisme, l’inertie, ce n’est pas pour ce gouvernement.
 
Dès l’an prochain, 20 % des Français les plus modestes [80% des plus défavorisés ne seront pas assez modestes] auront droit à une "super prime" à la conversion de 4.000 € s’ils veulent acheter un véhicule électrique [dont nul ne sait comment recycler les batteries] ou hybride rechargeable [hors de prix] ou un véhicule moins polluant [Lexus entre 40.900 et 51.600]
Les gros rouleurs non imposables [il faudra réévaluer ces exonérations] pourront aussi bénéficier d’une telle prime quand ils parcourent plus de 60 km par jour pour aller au travail [ou traverser la rue pour changer d'emploi]
Les conducteurs qui co-voiturent des personnes seront récompensés fiscalement [détournement de bénévolat et de solidarité]. Et tous les conducteurs d’une petite cylindrée [3 et 4 CV, genre la Polo] pourront bénéficier d’un barème kilométrique.


Et si le baril flambe à plus de 100 $, comme en 2008 [frappant le quinquennat Sarkozy; il est actuellement à 67 $ pour le Brent de mer du Nord - son plus haut était à 68,28 et son plus bas à 66,06 $], que faites-vous ?
Nous n’en sommes pas là [variation sur 5 jours (entre le 12 et le 16/11 : -3.12%], mais il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter qu’une telle hausse ne bouscule un jour notre économie.