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jeudi 22 novembre 2018

Des Gilets jaunes font de la pédagogie au domicile d'élus LREM

Les députés d’En Marche, cibles de Gilets jaunes "radicalisés", selon Le Parisien

La presse "indépendante" se livre à une manipulation  psychologique de l'opinion rappelant l'au-delà "rideau de fer" 
 

Les Gilets jaunes cherchent à expliquer la vie aux députés qui ne comprennent rien, mais la pédagogie ne passe pas. Une certaine presse militante dénonce d'ailleurs l'initiative : les sachants n'acceptent pas les leçons venues des "gens".

Depuis le déclenchement de la mobilisation contre la hausse injustifiée des taxes sur les carburants, alors que le cours du Brent (prix du pétrole brut) a chuté en octobre, et de façon plus inquiétante depuis le début de cette semaine, quelques dizaines de députés La République en Marche (sur 308) sont la cible de Gilets Jaunes de plus en plus radicalisés, lit-on dans Le Parisien
"Il ne faut pas trop noircir la situation. Nous prenons ces menaces au sérieux mais nous n’assistons pas non plus à un déchaînement de haine", tempère-t-on au sein du groupe LREM. Mais, Jannick Alimi, journaliste engagée, liste "permanences taguées, intimidations, violences verbales ou postées sur les réseaux sociaux…" Il n’empêche !", objecte la journaliste radicalisée. "Depuis le début de la semaine, des dizaines d’élus LREM sont ciblés sur les réseaux sociaux, leurs permanences et leurs domiciles menacés," assure la même. Peut-elle seulement en citer  trois ?

"La tension est suffisamment forte pour que, selon nos informations, les renseignements territoriaux, sur ordre des ministères, prennent contact avec tous les députés marcheurs, maintient-elle. Motif : faire le point sur la situation individuelle de chaque élu. Certaines préfectures seraient à cran et appellent à la prudence les élus qui recevraient des Gilets jaunes dans leur permanence. Couvre-feu dans les quartiers habités par les députés contestés ?

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Mardi, Gilles Le Gendre, le président des députés LREM, avait envoyé à ses troupes un courrier les informant qu’il venait de saisir le ministre de l’Intérieur. "Ses troupes" (terme belliciste, s'il en est) n'avaient-elles donc rien remarqué ? 
Notons au passage que, rédactrice en chef adjointe au service Politique du Parisien-Aujourd'hui en France, Halimi relaie les propos d'un confrère, puisque Le Gendre fut directeur de la rédaction de 'L'Evénement du jeudi' et directeur de la rédaction de 'Challenges' (Perdriel et Renault). Et les deux individus n'appartiennent pas au même groupe de presse LVMH (depuis 2015), dont Alimi est la salariée au Groupe Les Echos. Visiblement, Jannick n'a rien à refuser à Gilles... Des partis-pris qui peuvent naturellement irriter les défavorisés.
"Ces faits sont intolérables et confirment un durcissement de ce mouvement que le gouvernement et notre majorité dénoncent depuis dimanche", écrit le député parisien. Un peu plus que ça, Jannick, mais voyez ça entre vous ! Une radicalisation qui, de source gouvernementale, serait le fait de groupuscules extrémistes de gauche et de droite. Nous y voilà, comme à chaque mouvement contestataire ! Même pas des "casseurs" classiques, mais carrément la "lèpre" brune ou rouge à la fois...

La faute à qui ? Il faut, pour le savoir, lire la presse étrangère

Or, tout en la lisant, Le Parisien la néglige :

Des appels à vandaliser les permanences et domiciles des élus ?

Faut pas jouer avec la susceptibilité des électeurs...
Alimi n'hésite pas à sombrer dans les amalgames, puisque le pouvoir l'y engage. 
"Il est vrai" - c'est elle qui témoigne - "que les menaces se multiplient," écrit-elle, pour l'avoir sans doute constaté sur le terrain, à moins que ce ne soit à la lecture de l'AFP ou des "éléments de langage" distribués par l'Elysée, ce qui revient au même

L'information vient non pas du terrain ou des renseignements généraux, mais des réseaux sociaux, tous infâmes, bien que Le Parisien aille s'y encanailler. 

Las !  Yannick a une mission. 
Ce jeudi matin, des messages relayés sur les réseaux sociaux postaient les adresses de tous les députés LREM de la Région Centre. Ils appelaient à vandaliser les permanences et les domiciles privés de ces élus. 

La complotiste a le goût du secret et de la tragédie. 
"Une députée du Pas-de-Calais a été l’objet de requêtes de Gilets jaunes souhaitant la suivre dans tous ses déplacements de députée." Harcèlement ? Menaces ? Simple souhait de rencontrer une représentante du peuple ? Volonté de pédagogie auprès de élus ? D'une part, la dame n'est pas nommée () et d'autre part, elle-même banalise ce que Jannick dramatise :  "Légalement, il n’y avait rien de répréhensible, reconnaît cette élue. Mais leur insistance frôlait l’intimidation." On frôle et ça suffit... Si les manants ont l'impression d'être opprimés par la fiscalité, l'élue a elle aussi l'impression d'être intimidée. 

Dans le Gard, Olivier Gaillard, député de la cinquième circonscription, apprenait, mercredi, qu’un message représentant un cercueil à son nom et celui d’Emmanuel Macron circulait sur Facebook. Quand Facebook se rend complice de menaces sur Trump, il n'y a rien à dire. Mais que des électeurs déraillent en France et c'est un drame. Certes, condamnable, aussi.

La page était celle de "Stoptaxe#76 Dieppe", ville du communiste Sébastien Jumel. La préfecture en a aussitôt informé le ministère de l’Intérieur. La page a depuis été retirée.

"La gendarmerie a désiré me rencontrer. Je ne veux pas déposer plainte, mais je vais procéder malgré tout un signalement", nous confie Olivier Gaillard, un ancien élu socialiste. Cependant, le député ne souhaite pas faire d’amalgame : une leçon adressée à Jannick ? "Ces faits et gestes viennent d’éléments radicalisés [Ils se connaissent ? Il a des noms ?] qui n’ont plus rien à voir avec ceux qui manifestaient la semaine dernière et qui méritent, eux, toute notre attention", clame l’élu du Gard. Alors Jannick, vous faites du zèle ?

Résultat de recherche d'images pour "députée Odette Duriez"A lire Le Parisien, les "députés d'En Marche, cibles de Gilets jaunes radicalisés" seraient au nombre de deux. Bon, c'est déjà trop...

A propos, la dame dont vous taisez le nom, à la différence de son homologue masculin,  est la députée Odette Duriez, une ex-sénatrice socialiste de 70 ans, devenue députée après le décès du titulaire. Pourquoi cette discrimination genrée ? Est-ce équitable , outre la généralisation à partir de, non pas trois cibles, mais deux...
Tout ce là est moche, Jannick, de la part de professionnels, même pas digne  des réseaux !

mercredi 21 novembre 2018

Les Gilets jaunes déchirent la majorité

CNews et BFMTV assurent que le mouvement s'essouffle, mais l'Elysée s'inquiète néanmoins l'embarras de ses troupes 

Les 
"Gilets jaunes" créent les premières fissures dans la majorité

Certaines voix dissonantes se font entendre dans la majorité, tandis que Castaner fait le matamore en montrant les muscles derrière les grilles de son ministère, mardi, face au mouvement des "gilets jaunes", dont les effectifs, jusqu'ici dispersés, se sont concentrés sur les points les plus stratégiquesdonnant l'impression d'être en nombre inférieur depuis les actions de samedi, mais mieux organisés, menant toujours des opérations de blocage et de filtragesur les autoroutes ou des dépôts pétroliers, qui préoccupent l'Elysée.

Au quatrième jour de mobilisation, le gouvernement a nettement durci sa ligne depuis dimanche, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner l'accusant mardi  le  mouvement de "dérive totale". 
Pourtant, dans la majorité, des sensibilités différentes se font parallèlement entendre.

Le Drian et son "interprétation de l'événement"

Le ministre des Affaires étrangères a lâché une critique remarquée, lundi soir, en allant un peu plus loin que la ligne gouvernementale. Le vétéran de l'équipe, Jean-Yves Le Drian s'est exprimé sur le sujet sur Europe 1,  préconisant de mettre en place "des dispositifs de vigilance, voire d'observations" sur les "mesures d'accompagnement" voulues par l'exécutif.

L'ancien ministre de la Défense de Hollande, qui s'était impliqué en 2013 lors de la colère des "bonnets rouges", propose notamment de "rendre publiques ces observations que nous pouvons faire" et même d'installer "un observatoire de ces inégalités, qui permet ensuite d’y remédier". "Il faut une traçabilité des mesures et des conséquences", a-t-il ainsi insisté, tout en précisant qu'il s’agit là de son "interprétation de l’événement".

Le socialiste Jean-Yves Le Drian, qui a entretenu des relations difficiles avec les écologistes dans sa région, avait également appelé à "faire attention" à ce que les mesures envisagées pour "décarborner" l'économie française ne se fassent "pas au détriment de certaines catégories sociales [...] car il peut y avoir des distorsions dans les conséquences de la transition écologique pour certaines personnes, qui le vivent très mal car elles ont toutes les conséquences et pas les avantages".

La députée LREM Brigitte Bourguignon "accepte la main tendue de Laurent Berger" (CFDT)

Cette autre socialiste, contrairement au premier ministre Edouard Philippe,  députée de La République en marche, qui entend incarner un "pôle social" dans la majorité macronienne, était interrogée lundi sur la réponse d'Edouard Philippe à la CFDT de Laurent Berger, qui proposait d'organiser une conférence sur la transition écologique.

Or, la présidente de la commission des Affaires sociales a pris le contre-pied de l'Edouard. "Moi, j'accepte la main tendue de Laurent Berger. Je ne suis que moi-même, parlementaire, mais je pense qu'avec les parlementaires de la majorité, nous aurions plutôt intérêt à accepter cette main tendue, ce dialogue renoué avec les corps intermédiaires - il me semble important de renouer ce dialogue", a-t-elle déclaré sur France Info.

"Je ne crois pas que les 'gilets jaunes' veulent une grande conférence avec les organisations politiques et syndicales", avait estimé Edouard Philippe, dimanche sur France 2. En réaction, Laurent Berger avait pris acte de la "fin de non recevoir, en tout cas au moins temporaire", pointant au passage "la verticalité du pouvoir". 

"Je crois fermement à cette proposition, je pense qu'on a toujours eu intérêt dans ce pays à dialoguer", a objecté Brigitte Bourguignon. 
On ne peut pas dire aux gens je vous écoute et je vous entends mais je ne changerai pas de cap, ce discours n'existe pas en politique!

La réponse n'est "pas la bonne" oppose un député LREM au chef du gouvernement

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Autre dissonance, celle d'un élu du PS dans la précédente législature, comme Brigitte Bourguignon. Le député LREM de l'Hérault Patrick Vignal s'est monté encore plus alarmant. "On ne peut pas dire aux gens je vous écoute et je vous entends mais je ne changerai pas de cap, ce discours n'existe pas en politique!", a-t-il déclaré lundi dans un entretien avec le Midi Libre, en estimant que la réponse de l'exécutif n'était pas "la bonne". "On ne peut pas mettre dos à dos la France des ronds-points et la France des avenues", a-t-il ajouté. Un message répété mardi matin à l'antenne de BFMTV. 


Mardi, en fin de matinée, Edouard Philippe a voulu réduire au silence à ces contestations

Il a appelé à "la cohérence" et la "constance" de la majorité, rapporte un journaliste de LCP. Devant les députés LREM, le chef de gouvernement a soutenu son ministre de l'Intérieur. Se sentant probablement plus désavoué et isolé qu'il n'y paraît dans la presse, l'Edouard s'est notamment plaint de la trop grande discrétion des élus dans les media pour défendre la politique de l'exécutif.


Le premier ministre se défend de vouloir "chinter les corps intermédiaires." 

Environ 27.000 "gilets jaunes" ont encore manifesté lundi, au troisième jour.

mardi 20 novembre 2018

Le pouvoir se radicalise contre les Gilets jaunes : rassemblements interdits, condamnations ferme, etc

Macron avait rappelé son respect de la liberté d'expression... 

Quand s'abat le bras du pouvoir


Mouvement citoyen des 'Gilets jaunes', sans aucune mesure avec
les manifestations violentes, ci-dessus, contre la Loi Travail 






Rassemblement devant la sous-préfecture sur le sujet des retraites. Au plus fort du mouvement qui a duré près de deux heures, environ 180 personnes. | Thierry Creux / Ouest-France
Macron envoie son ministre de l'Intérieur à l'affrontement : Castaner lance ses policiers contre les Gilets jaunes ce mardi, au quatrième jour de la révolte citoyenne contre la fiscalité. Le bilan s'élève, pour l'instant, à 1 mort et 528 blessés, à l'échelle de la France, dont 17 déclarés "graves". La plupart sont des victimes - gilets jaunes ou policiers - des automobilistes irascibles ou partisans. 

Ce mardi matin, les manifestants continuent d'établir des barrages filtrants et de bloquer des dépôts pétroliers et certains points stratégiques sur des autoroutes. Les "Gaulois réfractaires" s'organisent et durcissent le mouvement depuis que les forces de l'ordre mènent des opérations de dispersion.

"Dialogue", mais "constance et détermination"

Rassemblement devant la sous-préfecture sur le sujet des retraites. Au plus fort du mouvement qui a duré près de deux heures, environ 180 personnes.Les Français découvrent avec stupéfaction les notions d'"écoute", de "dialogue" et de "compréhension" dans le "nouveau monde" macronien. Macron se rappelle ainsi à leur bon souvenir depuis l'expérience de la "loi Travail" passée en force par le biais de l'article 49.3 au mépris de la majorité présidentielle (ravie!) à l'Assemblée. 

Le gouvernement tente de faire taire les rebelles du mouvement populaire des Gilets jaunes, les accusant de radicalisation au quatrième jour de leurs actions visant autoroutes et dépôts pétroliers. Les forces de l'ordre s'emploient depuis la nuit de lundi à mardi à débloquer des dépôts et péages dans plusieurs régions, .dans un climat parfois tendu, alors que le mouvement était qualifié de "bon-enfant" jusqu'aux déclarations du ministre de Rugy, puis de l'Edouard Philippe qui promettaient de garder le cap...  

"C'est dans le dialogue qu'on peut en sortir, dans l'explication, dans la capacité à trouver à la fois le bon rythme et les solutions de terrain", a raconté mardi le chef de l'Etat, lors de sa première réaction au mouvement et avant de donner l'ordre d'envoyer les CRS.
"Nous gagnerons par la cohérence, la constance et la détermination", a assuré de son côté le premier ministre Edouard Philippe - nouveau Montebourg et Sapin réunis- lors d'une réunion de groupe des députés LREM.


Voyons le détail des atteintes à la liberté d'expression
, ce 20 novembre, principalement dans l'Ouest (élargi).

18h58
Allier : un manifestant écroué après l'agression d'un gendarme. Le manifestant de 26 ans a agressé un officier de gendarmerie venu débloquer un rond-point occupé par des Gilets jaunes, à Varennes-sur-Allier.  Cette commune est représentative de la souffrance de la ruralité : elle est située à 30 km au sud du chef-lieu de département Moulins et de 25 km au nord de Vichy,
"L'individu, sic, qui ne portait pas de gilet jaune, a lancé des menaces de mort aux gendarmes avant de se jeter sur leur commandant. Ce dernier a fait une chute qui a occasionné deux jours d'ITT" selon le Parquet de Cusset. Ceinturé puis placé en garde à vue, l'homme, en récidive légale pour "violences", a été présenté au tribunal correctionnel dans le cadre d'une comparution immédiate. Il a été écroué dans l'attente de son jugement le 6 décembre.
Un autre Gilet jaune de 21 ans, "sans antécédents judiciaires", a été déféré ce jour au Parquet de Cusset après avoir lancé des projectiles lundi après-midi sur des gendarmes et des pompiers sur un rond-point de Creuzier-le-Neuf.
19h23
Bayeux : les Gilets jaunes sont arrivés au rond-point de Vaucelles.
A l’autre bout de la ville, 
le carrefour Saint-Exupère a également été repris. Les brasiers ont été rallumés et un barrage a été installé pour la nuit.
 





OUEST-FRANCE

19h19
"Oui j'y serai". Le député du Rassemblement national Gilbert Collard manifestera samedi à Paris avec les Gilets jaunes.  "J'ai le droit de marcher", a-t-il justifié sur BFMTV.
19h12
Fougères : les Gilets jaunes lèvent le camp. Mais la "colère" est encore bien présente et les Gilets jaunes promettent des "actions coup de poing" dans les prochains jours. 





OUEST-FRANCE

17h42

FO Transports appelle à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes. La fédération FO des transports et de la logistique a appelé ce mardi ses adhérents et sympathisants à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes afin de défendre le pouvoir d'achat, envisageant même de durcir le ton à travers un appel à la grève.
FO est le premier syndicat du secteur à appeler à la mobilisation en soutien des Gilets jaunes, mouvement apolitique parti de la base et qui est né en dehors des organisations syndicales. "Nous sommes aussi des citoyens", a souligné Patrice Clos, secrétaire général et candidat à la succession de Pascal Pavageau à la tête de la confédération Force ouvrière.
Troisième organisation du secteur, FO-UNCP appelle, "en solidarité avec le mouvement citoyen "gilets jaunes", (...) tous ses militants, adhérents et sympathisants à participer et organiser toutes actions visant à revendiquer l'augmentation du pouvoir d'achat", a indiqué le syndicat dans un bref communiqué.
17h34
Dans la Manche, l'A84 reste fermée même si "plusieurs blocages ont été levés". Les camions ont pu reprendre la route et le directeur de cabinet, Gilbert Manciet, du préfet se félicite d'une "reprise partielle de l'activité économique". Quant à l'autoroute, elle reste fermée dans le secteur de Guilberville en raison de dégradations. Il faut faire un état des lieux [...] on ne veut pas prendre de risques" indique Gilbert Manciet.




Guilbert Manciet, adjoint du préfet / Ouest-France
15h01
Le point sur la mobilisation des Gilets jaunes ce mardi : les dépôts de carburants de Lucciana (Haute-Corse), Frontignan (Hérault), Cournon d'Auvergne (Puy-de-Dôme), de Port-la-Nouvelle (Aude) et Vern-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine) ont été débloqués dans la matinée. Les accès à ceux de Lespinasse (Haute-Garonne), de Fos-sur-Mer et Lavera (Bouches-du-Rhône) étaient eux sur le point d'être libérés par les CRS. 
Un dépôt pétrolier à Figeac (Lot) était toujours bloqué selon la préfecture. 

Plusieurs 
barrages sur des axes routiers ont également été évacuésnotamment à Caen où les forces de l'ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes, dans la ville voisine de Lisieux (Calvados), où une centaine de camions étaient bloqués, dont certains consentants, et sur l'A16 à Calais. 

D'autres 
barrages, bloquants ou filtrants, et des opérations escargotnotamment à Rennespersistent néanmoins partout en France à proximité des péages, des échangeurs autoroutiers et sur des ronds-points. 

Dans un point de situation à 11 h, l'opérateur a dit avoir le sentiment que"la tendance globale est à l'amélioration, même si plusieurs points de perturbations subsistent ou réapparaissent sur le réseau Vinci Autoroutes", relevant des "mouvements et blocages" sur plusieurs axes autoroutiers.

A La Réunion, la situation est particulièrement tendue. Le préfet a placé la moitié des communes de l'île située dans l'Océan Indien sous couvre-feu après des altercations entre Gilets jaunes et forces de l'ordre.



Nicolas Tucat / AFP 
17h11
Les Gilets jaunes se sont défendus d'avoir causé la mort d'une personnage âgée, dont le véhicule de secours est resté bloqué dans les barrages des manifestants. La victime est une octogénaire de 85 ans, qui vivait à Montbron, à une trentaine de kilomètres de son domicile à Angoulême.
Appelés à 8 h 20, les médecins du Samu l’ont découverte en arrêt cardiaque, à leur arrivée, à 9 h 10, soit cinquante minutes plus tard. 
Ce mardi, les Gilets jaunes ont diffusé un texte, relayé sur Facebook, pour contester les déclarations du ministre Castaner et du député LREM Thomas Mesnier, 32 ans. "Instrumentaliser le décès d’une personne à des fins politiques est abject", écrivent les Gilets jaunes.



Ouest-France
17h08
A Paimpol, dont le maire UDI est propriétaire du magazine Marianne à hauteur de 25%), le blocage des Gilets jaunes aurait eu d'importantes retombées sur la vie sociale et commerciale des habitants. Virginie Le Bozec, fromagère et présidente de l’Union des commerçants et artisans, a expliqué à Ouest-France les difficultés rapportées par les commerçants de la ville.
"Nous sommes déjà très affaiblis. Inutile de nous fragiliser encore plus", explique-t-elle en indiquant ne pas être "contre le mouvement" mais "pas avec cette façon de faire".



Ouest-France
17h00
Vinci Autoroute compte porter plainte après les importantes dégradations survenues sur le péage autoroutier de Virsac sur l'A10. Selon le PDG de Vinci Xavier Huillard, qui soutient Macron (comme l'industriel Alain Mérieux), les dégâts causés à l'occasion de la manifestation de Gilets jaunes. Lundi, les personnels qui se trouvaient sur place avaient déjà été obligés de quitter les lieux, craignant pour leur sécurité, indique Vinci.
Vinci Autoroutes parle dans un communiqué de "dégâts très importants [qui] rendent impossibles une remise en service rapide de l'installation", les manifestants ayant "saccagé et mis le feu aux installations".


Le péage de Virsac / AFP16h47

Un point sur les blocages dans le Calvados, par la préfecture.
16h39
Quels blocages en Seine-Maritime ce mardi ? Des points de blocage sont toujours en cours à Rouen, Le Havre, Dieppe… Le point sur la situation avec nos journalistes sur le terrain. 
Vingt-deux personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement, la moitié concerne des automobilistes et l’autre des manifestants.




Ouest-France
16h34
Suspectés d'avoir préparé une attaque sur le sol français en marge du premier jour de mobilisation des Gilets jaunes, le 17 novembre, 4 hommes ont été mis en examen et incarcérés samedi à Saint-Etienne (Loire). Ils sont soupçonnés d'"association de malfaiteurs terroriste criminelle", rapporte le journal Le Parisien.
Les suspects sont deux frères de 23 et 35 ans connus pour radicalisation, ainsi qu’un homme de 52 ans, repérés grâce à un SMS envoyé : "Ça va saigner le 17 novembre".

En garde à vue, les terroristes n’ont pas caché leur engagement.
 L’enquête doit déterminer quel mode d’action était envisagé pour le 17 novembre. Selon l’un d’eux, la bande voulait profiter du mouvement des Gilets jaunes pour commettre un braquage. Les juges antiterroristes ont exprimé leur a priori que c’est bien un attentat terroriste qu’ils planifiaient.




Ouest-France
16h24
La situation s'est enflammée à l'île de La Réunion : voitures brûlées, commerces incendiés, automobilistes rackettés et caillassés. Ce mardi, en début d’après-midi, 37 barrages routiers sont encore actifs sur les routes de l’île. Cette grogne, pacifique au départ, a rapidement dégénéré lorsque des bandes de jeunes délinquants ont commencé à organiser des blocages sur plusieurs grands axes et réclamer aux automobilistes un droit de passage allant de 5 à 20 €
Cette flambée de violence a poussé le préfet, Amaury de Saint-Quentin, à instaurer ce mardi 20 novembre un couvre-feu partiel sur la moitié des communes de l’île. Jusqu’à vendredi 23 novembre au moins, il sera interdit d’y circuler entre 21 h et 6 h, "une mesure forte, inédite" et " adaptée à cette menace ", selon le préfet.




Richard BOUHET / AFP
16h16
En plein mouvement des Gilets jaunes, la CGT appelle à manifester le 1er décembre pour pousser le gouvernement à répondre à la "colère légitime" exprimée ces derniers jours. "Le chômage, le travail précaire s'accroissent et plongent dans le désarroi de plus en plus de familles, de citoyens", écrit le syndicat d'extrême gauchedans un communiqué. "La préoccupation d'une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois. Ça ne peut plus durer."

La CGT appelle
 "tous les citoyens, les salariés actifs et retraités à se joindre aux manifestations des privés d'emploi" pour réclamer l'augmentation du SMIC à 1.800 euros
et une hausse des pensions et des minima sociaux.
16h02
Après les incidents d'hier, le préfet des Côtes-d'Armor a décidé d'interdire tout nouveau rassemblement à Langueux. Dans la nuit de lundi à mardi, des incidents ont eu lieu à l’entrée de la zone commerciale de Langueux, où des Gilets jaunes s’étaient rassemblés.
15h45
Dans son allocution ce mardi matin, Christophe Castaner assurait imprudemment qu'une personne âgée avait "perdu la vie" après que l'ambulance qui la transportait s'est retrouvée bloquée par un barrage des Gilets jaunes, lesquels contestent vivement cette accusation. 
"Cette réalité est la réalité de Christophe Castaner, ce n’est pas la réalité des faits et nous contestons fermement sa déclaration méprisante. Instrumentaliser le décès d’une personne à des fins politiques est abject, c’est encore une preuve de l’impunité gouvernementale. [...] Nous démentons totalement ces allégations hasardeuses et non corroborées.
Le Parquet a ouvert une enquête.




France 2
15h38
Quimperlé (Finistère, Bretagne) maintient, en revanche, la pression et son barrage. Les Gilets jaunes ne désarment pas. Après avoir passé toute la nuit du lundi 19 au mardi 20 novembre sur le barrage de Kervidanou, ils se sont maintenus dans le froid dès ce mardi matin. Les barrages filtrants sont maintenus en bordure de la quatre-voies.



Vincent THAËRON
15h32
La ville de Carentan en Normandie, dans le département de la Manche, a été débloquée par les gendarmes. Les Gilets jaunes y tenaient trois ronds-points. Trois opérations ont été nécessaires pour les déloger : la première, vers onze heures, sur le rond-point des Palmiers à l'ouest de la ville, la seconde vers midi au rond-point des Oliviers. Les manifestants ont spontanément abandonné le dernier rond-point bloqué, à Sainte-Hilaire-Petitville, à l'arrivée des forces de l'ordre.



Ouest-France
15h26
Des Gilets jaunes ont d'ores et déjà réussi à reprendre le rond-point de Lazzaro à Colombelles. A Ifs, les manifestants parviendront-ils à reprendre le rond-point ?
A Ifs, les Gilets jaunes attendent des renforts sous la surveillance étroite des CRS. Une reconquête sans alcool, exige un groupe Facebook de manifestants mobilisés sur cette zone.
15h20
Vers 6 h ce mardi matin, les forces de l'ordre ont délogé les manifestants qui avaient pris position au rond-point d'Ifs (Calvados, Normandie) dès samedi. L'opération policière qui a conduit au dispersement d'une cinquantaine de Gilets jaunes. Des gaz lacrymogènes ont été utilisés et quatre personnes ont été interpellées.



Antoine Soubigou / Ouest-France
15h10
Des patrons d'entreprises de travaux publics ont aussi rejoint le mouvement. Une vingtaine de patrons de petites entreprises de Travaux publics ont débuté le mouvement tôt ce mardi matin. Ils ont depuis rejoint par d’autres gilets jaunes, près du dépôt pétrolier au port de Lorient.
La hausse du prix du carburant c’est 10 % de notre chiffre d’affaires en moins, témoigne Norbert Guillou, l'un de ces patrons, pour Ouest-France.


Thierry CREUX
14h51
L'opposition reproche sa fébrilité au gouvernement. Le patron des députés LR, Christian Jacob, a dénoncé mardi une volonté de "pourrissement" du gouvernement face au mouvement des "gilets jaunes", les députés communistes pointant également une volonté de "faire en sorte que ça dévisse", faute de réponse "concrète".
Sébastien Jumel, un des porte-parole des députés communistes, a pointé de son côté "une volonté du gouvernement de cliver, de durcir et même de faire en sorte que ça dévisse"

Au nom des élus PS, Boris Vallaud a déploré de son côté
"l'espèce d'indifférence du gouvernement, qui "entend" mais ne change rien". Ce mouvement "est le symptôme d'un véritable mal-être, ressenti par un nombre de plus en plus grand de nos concitoyens", a-t-il ajouté.



Vidéo intégrée

Ce gouvernement n'entend pas le mécontentement qui monte depuis des mois. La question du carburant est la goutte qui fait déborder le vase, c'est le fruit d'une politique fiscale particulièrement injuste. Les Français constatent que leur pouvoir d'achat est attaqué de toute part.
14h32
 "Une souffrance sociale s’exprime ".  La maire socialiste de Rennes, Nathalie Appéré, invite le gouvernement à entendre cette souffrance. "C’est un vrai recul d’opposer transition écologique et justice sociale, alors qu’on a besoin au contraire de proposer des solutions qui permettent de concilier les deux", prévient-elle.



OUEST-FRANCE
14h13
"Ni pour, ni contre", mais Titouan, coincé sur la rocade de Rennes, est en retard pour son stage. Il se confie.


Vidéo intégrée

« Ni pour ni contre » les blocages, Titouan devait être à son stage depuis 30 minutes. Il est bloqué sur la : « c’est énervant d’en faire les frais. On est pénalisé. »
13h59
Gironde : les dégradations sont très importantes au péage de Virsac. Cabines détruites, pour certaines incendiées, caméras cassées, consécutives aux trois charges de policiers... Vinci exprime son indignation, condamne des "exactions" et dégradations "inacceptables" et va porter plainte. Les dégradations "rendent impossible une remise en service rapide" du péage. Les dégâts ne peuvent pas encore être évalués avec précision "faute de pouvoir accéder au site", souligne Vinci, allié du pouvoir macronien. Des forces de l'ordre sont toujours sur site à la mi-journée.


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Gironde : dégradations "très importantes" au péage de Virsac, Vinci va porter plainte http://u.afp.com/oVM5 
13h43
"C'est par le dialogue" et "l'explication" qu'il sera possible de mettre fin au mouvement. C'est ce que prône Emmanuel Macron, actuellement à l'université de Louvain-la-Neuve en Belgique. Mais il lance la police sur les Gilets jaunes, en guise de dialogue. En rhétoricien banal, le chef de l'Etat juge pourtant "normal" qu'il y ait des protestations car "les choses ne se font pas spontanément", observe cet amateur de la politique qui croit pouvoir imposer ses volontés à ses concitoyens. Et de donner une image destructrice de la transition écologique, laquelle, selon lui, "suppose de changer les habitudes, et ce n'est jamais aisé. (...) Collectivement, il faut qu'on ait un esprit de responsabilité." Une pédagogie qui suscite le rejet.

EMMANUEL DUNAND / AFP
13h26
Ça bloque encore dans le Morbihan. Dépôt pétrolier de Lorient à l'arrêt, barrages filtrants à Vannes et à Pontivy...



OUEST-FRANCE
13h02
La mobilisation de Lannion s'arrêtera-t-elle ce soir ? "Nous avons déposé des déclarations en mairie pour occuper les lieux jusqu’à ce mardi soir à 23 h 59. Après, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Moi, je ne suis plus responsable"indiquait un des principaux organisateurs.



(Ouest-France)
12h58
A Langueux, commune PS près de Saint-Brieuc, des casseurs se sont infiltrés parmi les Gilets jaunes. Des hommes qui avaient "des barres de fer et des cocktails Molotov" étaient-ils des Gilets jaunes ou des casseurs ? Sur Twitter, le groupe Colère du Peuple 22, à l’origine du mouvement en Côtes-d’Armor, évoque des "casseurs qui se sont mêlés aux Gilets jaunes pour avoir l’occasion de taper sur les forces de l’ordre ".



Ouest-France
12h52
Laval (Mayenne, dont un député est le socialiste Guillaume Garot) : un Gilet jaune en garde à vue. Un des manifestants a été mis en garde à vue et doit répondre de "menaces de mort et atteintes aux personnes" contre des préfets, dont celui de la Mayenne, Frédéric Veaux, proférées sur Facebook.
Il appartiendrait au groupe identitaire Les Barjols, récemment mis en cause pour avoir préparé une action violente contre Emmanuel Macron.


Illustration / Ouest-France
Le mouvement citoyen, lancé sur les réseaux sociaux et qui n'a pas de leader national connu, est soutenu par près des trois quarts des Français, selon plusieurs sondages. 
D'abord concentrés sur la hausse du prix des carburants, les motifs de griefs se sont ensuite élargis à une dénonciation plus globale en matière de taxation et de baisse du pouvoir d'achat.

Les opérations se sont poursuivies dans toutes les régions avec des "opérations escargot" ou des barrages filtrants.