POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

samedi 31 janvier 2009

Les Républicains américains se choisissent un chef 100% Noir

Les conservateurs ne font pas les choses à moitié !

Le nouvel élu, Michael Steele (catholique né en 1958 et père de deux garçons Michael et Drew), ancien gouverneur adjoint du Maryland est le président (chairman) noir de parti : il est républicain, et non pas démocrate et métis, comme le premier président noir et blanc à la Maison Blanche.

Ce choix marque "l'aube d'un nouveau parti"

A la différence d’Obama, ses ascendants ont connu l’esclavage et Steele n’est pas noir à 50%...
Sa sœur Monica est divorcée du champion de boxe Mike Tyson.
Le CRAN y verra-t-il une bonne raison de revendiquer la tête du PS ?

Vincent Peillon se désolidarise de Désirdavenir Royal

Des ségoléniens s’emploient à sortir la machine à perdre de l’ornière

La gelée Royal est allée se faire voir chez Lulla et les amis altermondialistes de son camarade, l’affreux Jojo Bové, celui qui saccage les restaurants et ravage les champs, mais ne l’inquiète pas : même pas peur !
Ses proches en profitent néanmoins pour se désolidariser et s’organiser.


Désirdavenir Royal, atteinte de la peste ?

Les animaux malades de la peste
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu´il faut l´appeler par son nom),
Capable d´enrichir en un jour l´Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés

Ainsi, pour Peillon, le livre de la ‘femme debout’ est-il un "exercice très personnel" et n"'engage absolument pas un collectif", l'eurodéputé socialiste a-t-il insisté. La gelée Royal "avait envie manifestement d'un livre très personnel. C'est un livre qui la concerne - elle parle beaucoup d'elle, de son trajet ».
> Le livre "a été construit secrètement, autour de quelque chose qu'elle voulait dire d'elle-même, pas de ce que nous faisons ensemble", selon Vincent Peillon. "C'est sa liberté", a-t-il résumé.
> "Nous, on a découvert ce livre. On le lit avec intérêt, interrogation, amitié, surprise", a poursuivi Vincent Peillon. Pas de quoi pourtant en faire un Flan Flamby ! Mais il y a néanmoins du nouveau…

Les ségoléniens ne sont plus sur la même longueur d’onde

"Je suis très lié à Ségolène", assure Vincent Peillon mais "moi, je suis tourné vers l'avenir. Nous avons fait un combat. Nous ne l'avons pas perdu, y compris puisqu'elle a fait un très beau score - et la motion et la candidature (la désignation du premier secrétaire du PS). Les gens souhaitent qu'on soit en positif, qu'on ait des choses à dire. C'est ça qu'on incarne. C'est une rénovation".
Ainsi donc, Désirdavenir serait de plus en plus mal perçue par les siens : centrée sur elle-même, elle n’a rien à dire et s’inscrit en négatif. Ils ont dû lire PaSiDupes…

  • Les « ségoléniens » profitent qu’elle est loin pour lui faire un enfant dans le dos

    Peillon réunit le courant "royaliste" pour la première fois samedi.
  • Les ‘homo erectus’ s’émancipent de la ‘femme debout’
    C'est une "première réunion de gens venus d'origines diverses" qui ont constitué au Congrès de Reims la motion portée par Désirdavenir Royal et "ont décidé de continuer à travailler ensemble" sur "la rénovation du parti" et "la ligne politique", résume Peillon, bras droit de leur mentor.Cette "réunion nationale" vise à "clarifier les choses": "il y a un courant, dans lequel Ségolène a étéqui l'a soutenue, dans lequel elle reste, qui travaille avec elle, mais qui a maintenant son autonomie", affirme Vincent Peillon, dirigeant de ce courant baptisé "L'Espoir à gauche" (nom de la motion d'avant-Congrès Reims).

    La fronde des ségoléniens
  • Répartition des rôles ?
    Pour le royaliste Pascal Joseph, "entre une candidate à la présidentielle et un courant qui surgit, on travaille en harmonie". Mais "chacun a son rôle. On est dans le PS, Ségolène, elle, parle aux Français. Notre rôle à nous est de gérer le parti", insiste-t-il, alors que se profilent les Européennes, où les royalistes revendiquent leur part.
    Proclamation d’indépendance ? Certes, Vincent Peillon lira un message de la gelée Royal bio de Belem, mais il souligne aussi que "Ségolène Royal doit avoir sa profonde autonomie: son livre, ses voyages. Ce n'est pas non plus une chef de courant", insiste Vincent Peillon, pour qui l'ouvrage-vérité qu'elle publie fustigeant le Parti et caillassant Martine Aubry, est un "exercice très personnel".
  • Mouvement de libération ?
    "L'Espoir à gauche" veut également se démarquer de l’association lancée lors de la présidentielle et tenue par Me Jean-Pierre Mignard, qui mélange militants et non-militants partisans de la présidente de Poitou-Charentes.Selon Vincent Peillon, l'association ségolienne est "une composante intéressante du courant".
  • Vers un schisme de plus ?
    "Deux [sous] cultures se confrontent: ceux qui disent 'nous sommes en se défendant. C'est l'opposition entre "le passionnel et le politique", selon un responsable."Ségo a toutes ses chances en 2012 mais notre objectif est de former des cadres", indique-t-il."Dans plus d'un tiers des fédérations, le PS c'est nous", note un autre. Et la reine, c’est elle.Les implosions au Congrès de Reims et des trucages de l'élection de Martine Aubry au poste de Première secrétaire, restent importants. "On n'est pas sur l'apaisement. Le PS ne peut pas être en ordre de marche tant qu'il est amputé", relève un partisan de l’amère Royal.
    La réunion du courant doit débuter à 15h par un "temps de débat politique" où s'exprimeront les ténors par défaut de la motion: le maire franc maçon de Lyon Gérard Collomb, le député aux dents longues mais sur pivots, Manuel Valls et la député fantoche, Delphine Batho. Ensuite, il y aura "un temps fermé à la presse" (organisation, délégués départementaux..), un huis clos."L'ensemble du courant est là", remarque Vincent Peillon. Mais il nie que cette réunion de "responsables" à l'Assemblée Nationale, dans une salle de 350 places, soit "une démonstration de force".
    Ca ressemble fort à un coup de kärcher…

    Le spectacle continue, à guichets fermés : on "est obligés de refuser beaucoup de gens", malgré l’absence de la vedette comique du moment. L'eurodéputé promet une "grande réunion publique".
    En présence de celle qui préfère l’internationale alter-mondialiste aux camarades hexagonaux ?
  • Le Nouvel Obs nous offre un rouleau des bonnes feuilles de Gastro-Ségo

    Et ça ne sent pas la rose !…

    Pendant un an, l’ex-candidate à la présidentielle a confié ses secrets, ses doutes, ses colères, à notre consoeur de France-Inter, Françoise Degois (*) Sur son échec au congrès du PS, sur la guerre que lui livrent les éléphants, sur la personnalité de Sarkozy… sur elle aussi, le parler vrai de Ségolène décoiffe. Extraits.

    Le regard des éléphants : "Cette femme est une sorcière."

    "Ils ne s’arrêteront jamais. Leur psychologie est très simple en fait. Elle est liée à la conception profonde qu’ils ont de la politique. Ils pensent très basiquement : Je suis mâle, je suis dans le cursus, j’ai fait les bonnes études, j’ai tous les mérites, je suis l’homme qu’il faut. C’est une conception patrimoniale et possessive de la politique, comme le capitalisme des héritiers. […] La primaire a été pour eux un rapt profond qu’ils ne surmonteront jamais. S’ils étaient vraiment sages, ils se diraient qu’ils ne sont, que nous ne sommes que des passagers de la politique et que, puisque j’ai été choisie par les militants, puis par le peuple, ils doivent me suivre. (…)La décomposition du PS, au fond, ils s’en moquent, ils pensent que de toute façon ils gagneront au prochain coup. Ils pensent que l’agonie sera tellement lente qu’ils ramasseront inévitablement la mise. (…) Moi, je suis très claire. S’il y en a un de meilleur que moi, qu’il y aille, je ferai même sa campagne en 2012. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas. J’aime cet argument stupide qui consiste à me dire : "Ségolène, protège-toi, le parti détruit toujours celui qui le dirige…" Eh bien soit ! qu’il me détruise. Puisque je suis nulle de chez nulle. Parce que c’est bien ça, non ? Je suis nulle de chez nulle. La bonne aubaine, le parti qui me détruit… mais non, évidemment, c’est un argument spécieux, abject. La vérité, c’est qu’on ne peut pas prendre le risque. On ne sait jamais… si on prenait le risque que le parti ait 700.000 adhérents, qu’on ouvre les grilles de Solférino, qu’on fasse revenir les artistes et les intellectuels, qu’on se remette à réfléchir joyeusement à la politique. Mon dieu, quelle horreur, cette femme est dangereuse, c’est une sorcière… Surtout pas elle… on ne sera plus chez nous (rires). (…) Le poison est entré si violemment dans ce parti. Et, eurêka ! ils ont trouvé une femme pour battre une autre femme. Avec l’idée que nous nous battrons au sang et qu’eux pourront ramasser la mise en 2012. C’est de l’inconscience à l’état pur, c’est de l’irresponsabilité, c’est une forme de perversion absolue. (…) Et pendant ce temps, les Français vont souffrir… Mais ils s’en foutent éperdument, ils ne pensent qu’à eux, à ce processus de congrès stupide."

    La fête du Zénith : "Forcément, ce que je fais est nul."

    "Grimper aux rideaux, hurler comme des vierges effarouchées et raconter n’importe quoi au fil des éditos parce que je me suis coiffée au Babyliss, que je portais une tunique bleue et un jean, vous parlez d’une transgression ! Si c’est ça transgresser, on est des millions à s’asseoir sur notre surmoi ! (Éclats de rire.) Je me demande bien ce que vous auriez raconté si Bertrand Delanoë avait fait ça. Vous vous seriez tous extasié : "Mon dieu, il est génial, quelle créativité, quel culot, quelle liberté de ton !" Et si ça avait été Martine, merveilleux, forcément merveilleux, avec une tunique africaine, quelle révolutionnaire, cette Martine ! Mais moi, non ! Forcément ce que je fais est nul, forcément moi c’est à quitte ou double ! Forcément je fais de la com ! (…) C’est moi, tout ce que j’aime dans la politique : le rassemblement, la joie, le discours, l’élan, une forme de transgression qui fait grincer les mutilés du coeur, mais je ne suis pas responsable de certains blocages. Faut-il être neuneu pour hurler au sacrilège, à la secte, alors qu’on ne dit jamais rien à Marie-George pour sa fête de L’Huma, qu’en Italie, la fête de L’Unità passe comme une lettre à la poste et que tout le monde s’extasie devant la campagne d’Obama ! (…) Et en plus ils me copieront. C’est certain. Tous ceux qui me critiquent feront pareil dans quelques années, vous verrez. Aujourd’hui, pas un ne peut attirer 4 000 personnes sur son nom, à part Sarko bien sûr mais vous verrez. De toute façon, la vérité est ailleurs. Ce qui les a fait se déchaîner, en in ou en off, c’est la phrase : "Rien ne me fera reculer !" Ça, pour eux, c’est terrible. Ils se disaient au fond : "Bon, on va laisser Ségolène faire son Zénith et comme ça, après, elle ne nous emmerdera plus." Il y avait de ça dans les commentaires. Raté."

    Le congrès de Reims : "C’est terrible, un tel aveuglement."

    "Je continue à penser que je suis majoritaire. Beaucoup de gens inscrits sur les listes n’ont pas pu aller voter. Quelles que soient les circonstances de la désignation de Martine, je reste persuadée que j’avais la victoire au début de la nuit et qu’elle s’est volatilisée au petit matin. Mais les faits sont là : Martine est premier secrétaire et pas moi. Ça fait une grande différence. Ce qui fait encore plus de différence, c’est le sectarisme avec lequel nous avons été traités, mes amis et moi. C’est terrible, un tel aveuglement. Comment refuser la main de 50% des militants, voire un peu plus ? Pourquoi ? Au nom de quelle logique politique ? Il n’y en a aucune. À dire vrai, je ne comprends pas cette stratégie, si ce n’est qu’elle est motivée par mon élimination. Faire tourner la vie du plus grand parti d’opposition autour de la seule question "Comment éliminer Ségolène ?", c’est à la limite de la monomanie. (…) Avec moi, la rénovation était immédiate. Je lançais dans les cent jours une vaste campagne d’adhésion, tout le monde sur le pont à vingt euros. Et je déménageais. Dans un lieu vaste, clair, pas tarabiscoté comme Solférino, avec ses couloirs, ses escaliers. Non, un lieu moderne, sur deux plateaux, deux étages, très lumineux. Ah, c’est certain, ça aurait grincé, chouiné, tapé du pied, mais on déménageait. (…) J’aurais appliqué illico presto la démocratie participative, j’aurais créé une université populaire, on aurait fait revenir les jeunes des banlieues, ils seraient venus militer. C’est certain. Bref, il se serait passé quelque chose, un souffle, qui ne peut pas se passer de la même manière maintenant. Ce souffle de la présidentielle qu’ils cherchent absolument à éteindre, coûte que coûte, et que j’aurais su rallumer (…)


    Le soir du vote : "Avec Martine, on aurait causé, comme on dit chez moi."

    Je ne pensais pas que François Hollande changerait la règle du jeu en cours de route. Je pensais qu’il réagirait face à l’irrégularité des votes. Qu’il saisirait la proposition de Robert Badinter de faire revoter dans les sections litigieuses. Comme beaucoup de militants j’ai été stupéfaite. Mais vous savez, j’ai revu il y a quelques jours le film Gandhi de Richard Attenborough. Une phrase y revient sans cesse, "œil pour œil, et le monde serait aveugle". Œil pour œil, c’est toujours tentant, c’est facile, mais c’est une mécanique dont il faut sortir. (…)

    - On n’a pas vraiment compris ce qui s’est passé la nuit du vote. (…) Comment avez-vous passé cette soirée ?
    Chez moi à Boulogne, entourée de quelques amis. En fait, François Hollande ne m’a pas contactée directement. Il a contacté mon attachée de presse en disant que la victoire était nette et incontestable. Il souhaitait me parler rapidement. J’étais en train de rédiger mon discours de victoire justement quand tout a commencé à changer. Je crois que c’est l’inversion des résultats, telle qu’elle s’est déroulée, qui a été le plus dur à vivre. C’est assez violent. Depuis la veille, je sentais que ça allait passer mais tout en restant prudente. Je sentais que tout pouvait arriver. J’avais du pif, remarquez ! (…)Contrairement à ce que racontent certains journalistes, non, je n’ai pas fait demi-tour, rebroussé chemin. Ça n’est pas mon genre. Si j’avais quitté Boulogne pour rencontrer la presse, je peux vous dire que j’y serai allée, à la maison des Polytechniciens, et même à la questure, où était Martine, et qu’on aurait causé, comme on dit chez moi. (Sourire.) Mais à bien y réfléchir, je crois que ni elle ni moi n’étions en état de parler. D’ailleurs, les coups de fil échangés dans la nuit en disent long. Dans ces moments-là, en fait, il est inutile de parler. Voilà, tout était dit. (…)

    - Il y aura une prochaine fois ?

    Sans doute… ça n’est pas impossible. Mais tout dépendra de ma capacité et de celle de mon équipe à nous y préparer. Avec un parti profondément transformé, ç’aurait été plus facile, mais je serai mieux préparée qu’en 2007. Mieux entraînée aussi. Parce que j’ai été la chercher au plus profond de moi-même, cette décision. Elle vient de très loin… de très loin vraiment. Du plus profond de l’élan populaire qui ne se dément pas ! Qui est toujours là ! Comme une évidence ! Il y a quelque chose en moi qui appartient désormais aux autres. C’est-à-dire à tous les gens qui veulent que j’avance avec eux et pour eux. Personne ne sait mieux que moi jusqu’où je suis allée chercher cette décision… Cette décision d’avancer. Parce que parfois j’ai eu le sentiment de ramper dans la cendre. Parce que j’aurais pu mourir. Oui…mourir intérieurement… (Elle réfléchit.) Et puis voilà, je me suis remise debout.

    - Même pas morte ?

    Non ! Je dois avoir un ange gardien.

    Quand Ségo croque Sarko

    "Dans tout combat politique, comme dans le sport, il y a forcément le respect de l’adversaire. J’espère que [Nicolas Sarkozy] me respecte, plus en tout cas que ses sbires. Moi, je respecte l’adversaire même si je dois le combattre au sang. Je dirais d’abord, sur le point le plus positif, c’est qu’il a une énergie incroyable. Qu’il bouge et veut faire bouger. Il est iconoclaste, c’est évident. Mais je crois que ce qui me gêne le plus chez lui, c’est son manque de morale, son amoralité. J’ai l’impression vraiment qu’il illustre bien l’expression "sans foi ni loi". (…) Il ne cache pas son avidité, sa boulimie d’argent, de sensualité, de plaisir. Il y a une forme de cynisme poussé à l’excès, comme de la provoc permanente, celle d’un adolescent qui voudrait épater la terre entière. Sauf qu’il est chef de l’État. Il est l’enfant du SAC de Pasqua, il est l’héritier de Ponia. Et il est un vrai idéologue. Ultra-libéral. Et il s’en vante presque. Sa grande habileté a été de conjuguer cette forme d’amoralité et l’ouverture politique. C’est une stratégie de conquête assez classique mais très efficace. (…) On flatte et on intervient là où ça fait mal. Besson est un exemple parfait, idéal, de la bonne prise de guerre au bon moment. Du jamais-vu dans une campagne présidentielle. Et puis on espionne les équipes d’en face, on fait du renseignement, grâce à ses anciennes fonctions ministérielles. (…) On travaille aussi les rédactions de l’intérieur, on a ses espions petits ou grands, on est au cœur des chaînes de télé, au cœur de la machine, on promet, on contraint, on menace. On intervient sur les points faibles. Procès en incompétence. On tape là où ça fait mal, très mal. Le privé. On prend les gens droit dans les yeux, "tu mérites tellement mieux que ce qu’elle va t’offrir". Kouchner, DSK, tous ces gens ont été contactés pendant la campagne, entre les deux tours. Tous. Et certains avant le premier tour. Il leur disait : j’ai des sondages secrets, c’est foutu pour elle. (…)
    Il a aussi le talent du mensonge. Il s’est bien entouré, notamment d’Henri Guaino, sombre et lyrique. Et tous les deux se sont mis à nous raconter une histoire totalement hurluberlue. Le pauvre petit-fils d’immigrés qui allait boire des menthes à l’eau avec son grand-père. Ils ont réussi, et ça, c’est le coup de génie, à nous faire croire qu’il avait changé. Ils sont très forts dans l’art du camouflage. Ils ont réussi à occulter les histoires d’argent, le train de vie, le tempérament. Dans une campagne à l’américaine, tout serait sorti, tous les manquements à la morale. (…) Sarkozy, en résumé, c’est un immense mensonge, c’est une imposture.

    - (…) Vous voyez Nicolas Sarkozy comme un enfant ?
    Non, mais parfois infantile, oui. En tout cas, avec un manque de tenue et de dimension personnelle évidente. Quand il m’a reçue à l’Élysée, peu après la défaite, pour parler de l’Europe, je l’ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n’y avait pas de hauteur, d’allure, d’élan, de fair-play. Il aurait pu dire : "Félicitations, nous avons bien combattu, vous portez dix-sept millions de voix." Non, rien, il était là, les bras ballants, à m’offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma séparation d’avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à exhiber sa montre et à me dire qu’il était là mais qu’il aurait pu être ailleurs "à faire du fric". Pas méchant mais pas l’allure. En fait, il est bien plus fade qu’on ne le croit. Sa force vitale est impressionnante mais c’est vraiment un m’as-tu-vu. Fade, c’est le mot que j’emploierais. Un petit gamin heureux d’être au milieu de ses nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique, son déguisement de cowboy. Il est monté sur le plus grand cheval et il a décroché le pompon. Bingo !"

    Martine, Lionel, Jack et les autres…

  • Martine Aubry me regarde toujours comme quand j’étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu’honorable et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement. C’est dommage… Pour elle ! (Elle éclate de rire.) Mais elle n’est pas la seule. Je crois que Mme Jospin ne m’aime pas beaucoup. Pas plus que Mme Strauss-Kahn. Dommage pour elles aussi ! Je gagne à être connue, vous savez !"
  • "Lionel Jospin a été un très grand Premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers mais devient irrationnel sur le parti. Il mute et perd toute sa grandeur."
  • "Laurent Fabius est brillant, c’est probablement l’un des plus cultivés. Et il reste là, enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on se demande bien ce qu’il peut encore espérer."
  • "Je ne supporte pas les manipulateurs et les geignards… Le summum, c’est Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix, vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On fi nit toujours par céder. Très efficace mais totalement insupportable. Il gagne toujours par K-O."
  • "Michel Rocard ? Quelqu’un qui me veut beaucoup de bien (…)l’homme merveilleux, le seul homme au monde capable de demander à une candidate de se retirer de la compétition… (éclats de rire)"
  • Vie privée, vie publique...

    "Je n’ai sacrifié personne.

    On pourrait se dire : "Après tout, elle a tout sacrifié à la politique, c’est donc normal qu’elle ait raté son couple", mais c’est faux, archifaux. J’ai accordé autant de soin à mon couple qu’à mes enfants et à mon boulot. En fait, j’ai essayé. Et ça a raté… (elle réfléchit), c’est une forme d’échec, pour moi qui tiens beaucoup à la famille. Mais c’est peut-être une chance aussi. Ça aurait pu arriver plus tard, sans espoir de me retourner, de retrouver le bonheur. Un mal pour un bien. C’est de toute façon ce qu’il faut se dire. C’est pas mal non plus l’affranchissement, ça ouvre d’autres horizons…"


    «Aimez-vous les uns les autres » (Epître de Sainte Marie-Ségolène aux socialistes du Zénith)

    vendredi 30 janvier 2009

    L’amère Royal est allée au Brésil recevoir de Lula une leçon de sarkozysme

    Lula fait l'éloge de Sarkozy devant la gelée Royal

    Ségo, la honte

    Désirdavenir Royal continue de prendre des gamelles et des rateaux: une vraie dégelée !
    Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le cuistre, a fait vendredi l'éloge de son homologue français Nicolas Sarkozy devant sa concurrente socialiste malheureuse.

    Le 20 janvier, la VRP du Chabichou était à Washington, la voilà maintenant à Belem au Brésil. Puisqu’elle se ridiculise partout sur son passage,
    quel est l’intérêt de tous ces allers et retours aux frais du multimilliardaire de luxe Pierre Bergé, sinon de sortir son ex-guignol, Bruno Gaccio. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les kilomètres ne leur font pas peur, mais il est vrai que les plages brésiliennes dans l’hémisphère sud sont actuellement très recherchées.

    La spécialiste putative à l’international du PS

    Officiellement, sa présence serait attendue au Forum social mondial ! Arrivée bien en avance, elle s’est faite recevoir pendant quelques minutes par le président brésilien, un ancien syndicaliste au pouvoir depuis 2002: ça aurait dû être du gateau, mais ça n'a pas été de la tarte.

    Lula et elle "ont échangé des points de vue sur la crise économique et le nouveau président (américain) Barack Obama", selon Carlos Villanova, un porte-parole de la présidence.
    "Ségolène Royal a interrogé Lula sur sa relation avec le gouvernement de Nicolas Sarkozy et le président lui a dit qu'elle était très bonne ( le goujat !) et que le partenariat avec la France en matière de défense était très important", a rapporté Carlos Villanova.

    Lula craque pour Sarko et l’amère Sego se fissure…

  • Il a souligné que "Sarkozy avait apporté une nouvelle dynamique dans les relations France-Brésil", selon le porte-parole.
  • Lula a remis ça, lors d'une conférence de presse. Le président brésilien s'est félicité du partenariat stratégique en matière de défense conclu, à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy,entre la France et le Brésil en décembre dernier .
    "
    Le partenariat stratégique avec la France va très bien. La France nous aide dans la construction de notre sous-marin nucléaire et est en train d'installer une usine d'hélicoptères au Brésil", a dit Lula.
    Fin décembre, le Brésil avait signé l'achat de 50 hélicoptères de transport français EC-725 et de quatre sous-marins d'attaque Scorpène. La France devait aussi apporter sa coopération pour la construction par le Brésil d'un sous-marin à propulsion nucléaire.

    Depuis, on dit que Désirdavenir Royal se sait grillée partout où elle s'invite et ne décolère pas : elle réclame son frigo.
    Attendez-vous à ce qu’à son retour, elle nous assure que Lula faisait de l’humour…
  • Obama : le ‘tout américain’ coûtera-t-il des emplois à la France ?

    L'acier "made in USA" fait craindre le retour du protectionnisme face à notre relance

    Les sidérurgistes de la CGT au pain noir

    Alors que l’opposition cherchait des noises à la majorité en manifestant hier jeudi 29, le démocrate Barrack Hussein Obama nourrissait de noirs desseins.
    Lorsque le républicain Bush, avant de partir, barra l’accès du Roquefort au territoire américain, en triplant la taxe à l’importation, la gauche française n’y vit qu’une basse vengeance de l’Oncle Sam à l'interdit européen sur le boeuf aux hormones, ou le poulet US désinfecté aux produits chlorés, mais n'y vit nullement (et pour cause) la réponse du berger américain capitaliste, à la petite bergère des Cévennes, l’affreux Jojo Bové, qui s’en était pris aux intérêts américains en ‘démontant’ le MacDo de Millau (Lire PaSiDupes).
    Mais tous les espoirs étaient à nouveau permis avec l'arrivée en fanfare de Barrack Hussein...

    Un projet de loi que le PS cite en exemple

    La Chambre des Représentants a adopté mercredi 28 janvier un projet qui alarme l’Europe et le monde. Mais qui ne perturbe pas les rêves socialistes, toujours très lucides et réactifs.
    C’était la veille de la prestation de Martine Aubry, spécialement formatée pour la première secrétaire du PS par les camarades France 2 pourtant en grève, le jeudi 29. C’était donc aussi au soir des défilés de l’opposition, histoire de la placer en position de force, puisque c’était sa première ré-apparition à la télévision depuis sa désignation. Le service public, que la gauche dit à la solde de Sarkozy, ne lui avait opposé aucun contradicteur.

    Un article de ce projet interdit l'achat de fer ou d'acier étranger pour les projets d'infrastructures financés par le plan de relance américains vanté par le PS.
    Celui-ci voudrait même l’imposer au gouvernement. Plus sûrement que les hurlements et banderoles dans les rues de France, ce projet qui pourrait être adopté prochainement par le Sénat, fait pourtant trembler les employés d’Arcelor.
    Les fameux experts socialistes donneurs de leçons n’y ont vu que du feu, puisqu’ils s’en tiennent généralement à la surface idéologique des choses et que le dangereux article est noyé dans près de 650 pages. Or, les socialistes ont perdu depuis longtemps le goût du travail et son analyse réclamait un effort supérieur aux 35 heures consenties par eux.

    Un dernier espoir pour les travailleurs d’Arcelor

    L’interdit américain sur l’acier étranger pourrait être assoupli
    si l'offre d'acier américain ne suffisait pas, ou si son prix augmentait la facture finale du projet de plus de 25%.
    La mise en oeuvre d'une telle clause est encore loin d'être certaine. La chambre haute du Congrès américain, le Sénat, travaille sur sa propre version du texte, et les parlementaires devront ensuite plancher sur un compromis.

    Mais Barrack Hussein est un autre hyperactif

    Le président noir et blanc ne reste pas les "bras ballants", selon la consigne de son égérie, la gelée Royal.
    Il a exhorté les sénateurs à adopter rapidement ce texte mobilisant 819 milliards de dollars, pour créer ou sauvegarder entre 3 et 4 millions d'emplois. Un "don aux banques, de ceux que l'oppositionfrançaise dénonce...
    La clause controversée n'est finalement pas passée inaperçue en Europe, mais les idolâtres d’Obama adoptent un profil bas. On craint une nouvelle "guerre de l'acier", en référence à celle de 2003, certes perdue par Washington devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

    La gauche manifeste, mais la droite réagit

    Avant que la gauche ne réalise son malheur, la secrétaire d'Etat française au Commerce Extérieur, Anne-Marie Idrac, a condamné jeudi le projet de Washington en faveur des sidérurgistes américains, y voyant un "très mauvais signal" donné par la nouvelle administration Obama.
    > "C'est extrêmement préoccupant que l'un des premiers actes de la nouvelle administration Obama puisse être une mesure clairement protectionniste et de distorsion de la concurrence", a déclaré Mme Idrac depuis Davos (Suisse) à l'occasion du Forum économique mondial.

    Les producteur d’acier du monde s’indignent

    "Il y a une chose dont nous sommes absolument sûrs, c'est que si une loi est votée qui interdit la vente ou l'achat de produits européens sur le territoire américain, nous ne pourrons pas l'ignorer et rester les bras croisés à ne rien faire", a affirmé pour sa part le porte-parole de la Commission européenne pour le Commerce, Peter Power.
    P. Power a estimé qu'il serait "prématuré" d'envisager une procédure avant l'adoption définitive de la loi.

  • Le sous-secrétaire italien au Commerce extérieur, Adolfo Urso, a déjà réclamé la préparation d'une plainte devant l'OMC, considérant que la clause "viole ouvertement les lois du libre échange et les règles fondamentales de l'OMC".
  • Le Canada, lié aux Etats-Unis par l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena), y exporte 40% de son acier.
    Le Premier ministre canadien Stephen Harper a estimé qu'il s'agissait d'"un sujet de vive préoccupation" pour le premier partenaire commercial de Washington. "On doit éviter le protectionnisme dans le ralentissement mondial".
    Son ministre de l'Industrie Tony Clement a déclaré qu'il s'attendait "à ce que les Etats-Unis respectent leurs obligations en matière de libre-échange".
  • La Chine, autre grand producteur mondial de métaux, n'avait pas réagi jeudi.

    La situation économique américaine

    L'idée d'une préférence nationale dans les métaux avait été émise par les sidérurgistes américains au début du mois. Cette industrie souffre actuellement de l'effondrement de deux de ses grands marchés traditionnels, la construction et l'automobile, en première ligne dans la récession américaine.
    Elle ne veut pas voir lui échapper les marchés de ce qui devrait être le plus vaste projet de modernisation des infrastructures publiques américaines depuis les années 1950.
    La mesure fait débat au niveau national.
    Si elle a été applaudie par les syndicats, elle a été critiquée par la Chambre américaine du Commerce. Son directeur des marchés publics Chris Braddock avait estimé mardi que "cela ferait du tort à (l'économie américaine) de nombreuses manières", en incitant d'autres pays à suivre ce mauvais exemple.

    Fin de lune de miel ?

    La polémique intervient dès les premiers jours de la nouvelle administration Obama et, avant même les 100 jours rituels, déjà l’état de grâce semble rompu. Déjà surgissent les premières crispations dans les relations commerciales entre les Etats-Unis et l'Europe et de graves menaces sur l'économie et les emplois en France.


    D’ici que le PS se retourne sur la question,
    il fera nuit…
  • Des profs boycottent le bac blanc : lycéens furieux

    Le SNES-FSU, au service des élèves : crédible ?

    > Les fonctionnaires-activistes ont persuadé les naïfs que s’ils boycottent les évaluations de CM2, c’est dans l’intérêt des enfants, en prétendant qu’elles ne prennent pas en compte l’état d’avancement (ou de retard) du programme.
    > Maintenant, les mêmes professeurs de la FSU s’en prennent aux élèves du second degré : après le SNUipp du primaire, le SNES des lycées, mais c’est toujours la même centrale syndicale…
    > Au lycée Vaugelas, le proviseur Jean-François Arragain, explique que la décision de ne pas organiser le bac blanc, a été prise, dans son établissement, dès le mois d'octobre : "Une majorité de professeurs a souhaité [sic]effectivement protester contre la politique du gouvernement
    (13 suppressions de postes dans notre établissement l'an dernier: tous postes confondus, professeurs et agents) et a décidé à ce moment de ne pas organiser le bac blanc".
    Olivier Beasancenot (LCR, trotskiste) revendique le 13e mois à La Poste... Et Gérard Aschiéri (FSU) aussi ?

    Faute professionnelle du Snes Savoie

    Les fonctionnaires rebelles annoncent par communiqué qu'une part significative (?) des enseignants de trois lycées du bassin chambérien (Vaugelas, Louis Armand et Granier) a décidé, comme ça, de ne pas organiser le bac blanc cette année, afin de protester contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale. Et pour que le système marche mieux.

    Une agression de jeunes mineur(e)s

    L'organisation du bac blanc, répétition grandeur nature et bénévole, de l'examen final, est une décision qui relève de chaque établissement, mais aucun ne résistait à la forte demande des parents et des élèves.
    Il se déroule généralement avant ou après les vacances de février, sans que quiconque n’ait jamais prétendu qu’il était impossible d’y procéder au milieu de l’année, puisque tout le programme n’avait pas été traité. Chacun admettait que les épreuves ne portaient que sur le début des programmes.

    Mauvaise foi et mauvais esprit : mentions très bien

    Pour le secrétaire départemental du SNES-FSU, cette organisation réclamerait une telle logistique que la plupart des établissements ne peuvent plus la supporter aujourd'hui, malgré toute sa bonne volonté, en raison des suppressions de postes qu'ils ont subies.

  • De plus, selon Nicolas Pavlides, "les statistiques prouvent que l'organisation ou pas d'un bac blanc n'a pas de conséquences visibles sur les résultats des élèves au bac. " A voir ! Ainsi, cet enseignant partagerait avec le chef de l'Etat les mêmes troubles de la vue? De quoi les rapprocher...
  • Les parents et élèves désapprouvent cette prise d’otage des « apprenants »
    Elèves et parents y sont attachés, car ils y voient un entraînement de haute valeur psychologique. Un moyen de faire le point et de se ressaisir, éventuellement. Le moyen aussi de travailler toute l’année.

    Pédagogie et syndicalisme, c’est pareil !

    "Cette décision a fait l'objet d'une réflexion pédagogique ( ! ) qui a été expliquée aux élèves et aux parents". Le SNES précise que ce boycottage n'est pas une première dans le département et espère l'étendre à d'autres établissements.

    Et 80% de réussite garantie par les correcteurs et examinateurs du SNES-FSU. Après eux, le déluge dans l’enseignement supérieur. Faute de postes et de moyens ?

    La FCPE est-elle d’accord avec ça ?

    Une prise de position cohérente est attendue…

  • Plan de relance économique : adoption définitive

    Une Commission Mixte Paritaire a facilité le travail du Parlement

    Le Parlement a définitivement adopté jeudi soir le plan de relance économique de 26 milliards d'euros qu'avait présenté Nicolas Sarkozy, le 4 décembre dernier. Après les députés dans l'après-midi, les sénateurs ont entériné à leur tour en séance de nuit les deux textes constituant le plan de relance mis au point et en concertation la veille par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat.

    Les « pour » et les « contre »

    Ce vote est intervenu quelques heures après les diverses manifestations dans le cadre du mouvement syndical interprofessionnel du jeudi 29 janvier, en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, sous l'action de la peur de la crise internationale instrumentalisée par la gauche politique,syndicale et médiatique.

  • Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) et celui de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre. Et le MoDem ?
    "Les grondements dans la rue sont la conséquence d'une politique qui s'appuie sur une vision dogmatique", a estimé Jean Launay, député du PS qui ne souffre d'aucun dogmatisme... "Ce que les manifestants réclament, c'est une nouvelle orientation politique", a affirmé son collègue Roland Muzeau (PC) .
  • Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour ces deux projets de loi.

    Le plan de relance de l'économie

    Il a été présenté au Parlement par Patrick Devedjian, ministre de la Relance, et Eric Woerth, ministre du Budget.

    Il est composé

    - d'un projet de loi "pour l'accélération des programmes de construction et d'investissement public et privés"

    - et d'un projet de loi de finances rectificative -"collectif budgétaire"- pour 2009.
    "Nous allons disposer d'une boîte à outils 'plan de relance'", a dit Patrick Devedjian.
    Eric Woerth a pour sa part expliqué: "Ce plan permet à la France de disposer des armes nécessaires pour lutter contre la crise dans les délais les plus courts".
    Ce sera sans la contribution positive de l'opposition.

    Ses principaux points forts

    Le "collectif budgétaire" pour 2009
  • propose une avance de trésorerie aux collectivités locales,
  • ouvre des crédits supplémentaires
    - à hauteur de 10,5 milliards d'euros en autorisations d'engagement
    - et de 9,8 milliards d'euros de crédits de paiement.
  • autorise la garantie de l'Etat dans le cadre de grands projets d'équipement et d'infrastructure dans la limite d'un plafond global de 10 milliards d'euros.
  • tire les conséquences de ces dispositions sur l'équilibre prévisionnel du budget 2009 qui voit ainsi son déficit s'alourdir pour atteindre 86,763 milliards d'euros.

    Les apports de la Commission Mixte Paritaire

    La CMP a retenu:
  • un amendement de l'Assemblée qui permet, jusqu'au 1er janvier 2011, aux les ménages gagnant jusqu'à 45.000 euros par an, de cumuler l'éco-prêt à taux zéro et le crédit d'impôt "développement durable" plus communément appelé crédit impôt "chaudière".
  • Un second texte
    - propose de simplifier les procédures d'exécution des programmes d'investissement
    -et vise à donner plus de souplesse aux procédures d'autorisation de constructions de logements et à faciliter les programmes d'investissements publics et privés.
  • Plusieurs amendements concernant ce texte "pour l'accélération des programmes de construction et d'investissements" ont été retenus comme celui qui raccourcit les délais pour les fouilles archéologiques préventives, en cas de chantiers.

    Les retraits de la Commission Mixte Paritaire

    En revanche, la CMP a écarté deux amendements concernant le secteur sportif votés par le Sénat avec le soutien du gouvernement :

    1- celui qui proposait de donner un feu vert rapide à la construction d'un circuit de Formule 1 dans les Yvelines
    2- et celui qui visait à accélérer le projet de Grand Stade de l'Olympique lyonnais (OL) à Decize dans le Rhône.

    Par ailleurs, dans le cadre de ce plan de relance, le Parlement a également adopté définitivement le projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2009 à 2012.
  • jeudi 29 janvier 2009

    Grève du jeudi 29 janvier: bilan secteur par secteur

    Les naufragés ont fait face

    Les Français ont préféré épargner leur pouvoir d'achat et se sont organisés pour aller travailler.

    Les transports en commun n'ont pas subi les perturbations historiques annoncées:
    En voulant faciliter les déplacements des manifestants, les organisateurs des défilés leur ont permis d'aller gagner leur pain.












    Grévistes/
    Secteurs
    PrévisionsJeudi 29
    Administrations (Trésor, Impôts, caisses de retraites, mairies)
    - hôpitaux,
    - France Télécom,
    - Météo France,
    - Pôle Emploi,
    - France Télévisions,
    - Justice
    - la plupart des branches professionnelles

    Appels à

    la

    grève

    Hôpitaux
    21,3 % grévistes (double du 20 /11/ 2007 contre régimes spéciaux
    10,36 %, de médecins grévistes.

    France Télécom = 26 % des agents en grève, "sans impact sur le réseau", selon la direction.

    Audiovisuel public
    Fortement perturbé.

    - Radio France, 13 % de grévistes,à la mi-journée (France Inter, France Info et France Culture n'ont pas pu diffuser) Mouv' perturbée à 10 heures ; France Musique, normale.
    France Télévisions
    -France 3 gréviste à 33,83 % à la mi-journée.
    - France 2, taux non communiqué.
    Ces chiffres sont révélateurs de l'emprise de la pensée unique sur certaines chaînes plus que sur d'autres...

    - bus (Paris)

    - tramways

    - trois bus sur quatre.
    - lignes T1 et T2 = trois trains sur quatre,

    - la ligne T3 = un sur deux.

    RATP = trafic meilleur que prévu avec 75 % des métros et 85 % des bus en circulation

    Ecoles maternelles et élémentaires,

    selon SNUIpp (FSU)

    70% (les instits du SNUIpp ne représentent pas l’ensemble de l’E.N.)Aucun chiffre du ministère mardi (début de soirée), malgré l'obligation des enseignants du primaire de se déclarer 48 heures à l'avance (loi sur le Service minimum d'accueil (SMA))

    - 1 prof sur 3, dans le secondaire

    34,61 % - 36,82 % pour enseignants ( taux moyen, ministère)
    premier degré= 47,92 % ;
    -collèges et lycées =28,03 %.
    Le service minimum d'accueil (SMA) dans le primaire a été mis en place

    EDF et GDFAppels

    EDF 23 % des salariés en grève (baisses de charge dans centrales nucléaires, selon la CGT
    Chute de 12% de la capacité des centrales électriques nucléaires et thermiques ; continuité du service assurée selon direction

    La PosteAppels

    Suivie à 25 % des effectifs, (direction) ; selon Sud, à 40 % .

    RATP- un train sur trois sur les lignes 2, 3 bis et 8,- un train sur deux sur les lignes 3, 5, 6, 7, 7 bis, 9, 10 et 12,- deux trains sur trois sur la ligne 11,- trois trains sur quatre sur les lignes 4 et 13- "normal" sur les lignes 1 et 14.

    Entre 3 rames sur 4 et 1 rame sur 2 circulent.
    - lignes 1, 4, 7bis, 11, 13 et 14 = normal.
    CGT, taux de grévistes = 48 % (conducteurs du métro) ; 97 % ( RER A et B).
    Très fortes perturbations des RER A (un train sur cinq) et tronçon sud du RER B (deux trains en circulation).
    - partie nord RER B, 35 % du trafic assuré.
    -RER C fonctionne à 35 % sur la partie nord et 50 % sur la partie sud, le D à 35 % et le E à 65 %.

    Secteurs- Chimie,- Métallurgie (Citroën, Renault),- Commerce et distribution,- Finances et banques (Société générale, Caisse d'Epargne)Appels

    ?

    SNCF

    - + de 50% des Transiliens (banlieue Ile-de-France)- Corail nationaux = 70% sur les liaisons Paris/Clermont-Ferrand et Paris-Toulouse,et à 60% en moyenne sur les Corail Intercités ;- TER moins de 60%- TGV = moins de 40% (35% pour le TGV Nord, et 50% pour les réseaux Sud-Est et Atlantique) ;- Eurostar, Thalys, Alleo et du TGV Est-Européen = normal


    - Transiliens à 50 % perturbés
    - Corail assuré à 30 %.
    - TGV au départ ou à destination de Paris = 50 % (Sud-Est et Atlantique);100 % (Est).
    - TGV de province à province totalement bloqués
    - TER (40 %) et des.
    Grève suivie à 41 % des agents SNCF, selon la CGT, et par 36,7 % des salariés selon la direction.

    - Transports aériensDirection générale de l'aviation civile (DGAC)- contrôleurs aériens

    - 30% de vols annulés à l'aéroport d'Orly, 10% à Roissy

    - six syndicats (sept à Air France)

    Orly et Roissy, trafic long-courrier ne devait pas être perturbé, mais vols avec retards de 30 à 60 mn (grève+brouillard). 35% des vols Orly annulés préventi- vement par compagnies et 12% (Roissy).

    Transports urbains(préavis de grève, allant de 55 minutes à 24 heures déposés dans les réseaux de 77 villes:
  • Pour la ligne A du RER, on prévoit un train sur cinq (interconnexion suspendue à NanterrePréfecture).
  • Pour la ligne, le trafic sera nul entre Saint-Rémy et Massy et entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord.
  • un train sur cinq entre Denfert-Rochereau et Robinson et entre Denfert-Rochereau et Massy.Côté bus, le trafic sera assuré par trois bus sur quatre.Pour les tramways, les lignes T1 et T2 compteront trois trains sur quatre, la ligne T3 un sur deux.
  • Aix-les-Bains, Ajaccio, Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Annemasse, Annonay, Arras, Avignon, Bayonne, Besançon, Béziers, Blois, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Calais, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Dijon, Douai, Elbeuf, Evreux, Grenoble, Le Havre, L'Isle d'Abeau, Laval, Lens, Lille, Limoges, Longwy, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montbéliard, Montluçon, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, La Rochelle, Rouen, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Saint-Lô, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Soissons, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Vannes, Versailles, Vichy, Vierzon.

    Combien de municipalités d'opposition ?

    En régions, situation variable :
    fortes perturbations à Lyon, et Marseille, assez peu sensibles à Lille.
    32 % des salariés en grève

    A Lyon, le métro fonctionnait sur la ligne automatisée mais pas du tout sur l'autre. En moyenne, seuls 10 % des tramways et 26 % des bus circulaient.

    A Marseille, les deux lignes de métro fermées, 60 % des tramway circulaient et 40 % des bus en moyenne.

    A Toulouse, 60 à 80 % des bus roulaient et le métro, automatisé, fonctionnait normalement.

    A Rennes, 30 bus sur 190 ne circulaient pas à mi-journée.
    Tramway de Strasbourg, nul ou perturbé suivant les lignes.


    Les fils et filles de… contre la méritocratie (partie 1)

    La discrimination positive va-t-elle arranger ça ?
    Partie 1 : en politique
    L'ascenseur social aurait jusqu’ici réussi à renouveler les élites françaises


    Il est en fait seulement parvenu à apporter un peu de sang frais à chaque génération, et c’est tant mieux. Mais assurer qu’il serait aujourd'hui totalement bloqué est un nouveau canular comme il en sort plusieurs fois l’an, un arbre médiatique qui cache la réalité de la forêt sociale. Il est donc de bon ton d’affirmer qu’il a peu à peu été remplacé par "l'ascenseur familial" ?
    Il se trouve justement que le Chef de l’Etat demande un effort de promotion des élites potentielles dont le système empêcherait l’émergence. Parfait. Puisque la crise des classes dirigeantes en France, comme dans l'ensemble des pays développés, trouve son origine dans la crise de l'école, la perte du sens du bien commun et la médiatisation de la société, faisons un voyage aller (et retour !) dans "l'ascenseur familial".

    En attendant, fait-il bon être fils ou fille de en politique ?


    Jean-Louis Debré
    , un ancien juge, devenu président de l'Assemblée Nationale, a attendu l’âge de 42 ans pour se lancer en politique : est-elle tellement gratifiante ? Elle est une passion ou un devoir chez les
    Dominati, Dassault, d’Ornano, Missoffe-Panafieu, Giscard d’Estaing, de Gaulle ou Sarkozy.
    Parmi les « fils de … », on peut pointer un Julien Kouchner (il n’est pas l’enfant de Christine Ockrent), qui dirige le site Internet des achats publics, un établissement public industriel et commercial (EPIC) et créé par entre autres la Caisse des dépôts. Mais peut-on trouver à redire aux fils ou filles de élus, comme Olivier Marleix ou Noël Barrot, ou alors, par analogie, il faudrait nommer Jean-Christophe Lagarde, député-maire Nouveau Centre, élu de Seine-Saint-Denis, qui a choisi de désigner sa femme comme adjointe, mais, en tant que conseillère régionale, elle est aussi élue d’Ile-de-France, sous son nom de jeune fille, Aude Lavail : l’égalité des sexes ou l’émancipation de la femme oblige.

    Peut-on pour autant conclure que la droite, plus que la gauche, a le service de la population chevillé au corps?

    Si on veut absolument opposer les uns aux autres, le procès de la filiation est souvent réducteur et les détracteurs ignorent que le fils Pinault a fait HEC, que le fils Michelin a fait Centrale et que Leclerc, le jeune, n’est pas qu’un marchand; Michel-Édouard est aussi docteur en sciences économiques... La filiation n’est donc pas nécessairement antithétique du mérite.

    Si Roselyne Bachelot est la fille du résistant et député gaulliste Jean Narquin, Pierre Moscovici, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, est le fils de Serge Moscovici, l'un des fondateurs du mouvement écologiste. Marine Ronzani, la fille aînée de Dominique Voynet, a quant à elle décidé de se présenter aux élections législatives sous la bannière des Verts. Et, à tout juste 21 ans, le jeune Thomas Hollande, fraîchement encarté au PS, fait ses premiers pas en politique en animant la "Ségosphère" sur Internet. Barrack Hussein Obama l’a « recopié »…

    Et qui en 1981, à 32 ans, s’est fait élire député dans la foulée de la victoire de son papa, a trouvé une place chaude au Conseil de l'Europe, où il fut membre de l'assemblée parlementaire de 1997 à 2002. Il est maire de Libourne depuis 1989, et également vice-président du Conseil Général de la Gironde depuis 2004. Vous avez deviné. Il s’agit bien de Gilbert Mitterrand
    En 1981, à 32 ans, Gilbert Mitterrand est élu député dans la foulée de la victoire de son père. Il poursuit sa carrière au Conseil de l'Europe, où il est membre de l'assemblée parlementaire de 1997 à 2002. Maire de Libourne depuis 1989, le député PS est également, depuis 2004, Vice-président du Conseil général de la Gironde.

    D’aucuns se demandent peut-être comment le PS a récupéré une Martine Aubry (1950), du nom de son premier mari, Xavier Aubry, dont elle a divorcé, épouse d’un avocat, Jean-Louis Brochen (1945), un ex-adjoint à la culture à la mairie de Lille auprès de Pierre Mauroy, qui reste tout naturellement l'
    avocat ‘régulier’ de sa régulière et de la municipalité. Il est aussi surnommé “l’avocat des islamistes” (lien). A la mort de son père, il reprit son cabinet d’avocat, devint bâtonnier du barreau de Lille, comme papa, et à son tour ; son fils cadet est entré au cabinet familial et devrait logiquement devenir bâtonnier…
    L’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité (35 heures…) de Jospin est en fait la fille de Jacques Delors, le maire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) de 1983 à 1984, au temps de la relance par la consommation ( !), Président de la Commission européenne de 1985 à 1995, et ministre de l'Economie et des Finances de 1981 à 1984 ! En socialie, un dignitaire transmet donc jusqu’à la charge ministérielle à son héritier. Si ce n’est pas la monarchie.

    La part d’opportunisme médiatique

    En réalité, il n’y aurait pas plus d’héritiers aujourd’hui qu’il n’y en avait hier – et les exemples de « familles politiques » telles les Debré, les Poniatowski ou même les De Gaulle tendent à lui donner raison. Seule l’illusion créée par l’effervescence médiatique nous ferait croire le contraire.
    En fait, il y en aurait même plutôt moins : « aujourd’hui le nom et la classe sociale d’origine, s’ils demeurent des atouts, ne suffisent pas à réussir. Le risque de descension sociale existe, c'est un péhnomèe nouveau», prévient-il.
    Ces « fils et filles de » pourraient en réalité avoir plus de mal à se faire un prénom que leurs aînés, portés par le contexte favorable des trente glorieuses. Contrainte supplémentaire : ils dévalorisent, de par leur filiation, l’idéal de mérite républicain et d’ascenseur social que prétendent défendre leurs parents-candidats. Pris au piège des sirènes médiatiques, il leur faudra batailler sec s’ils espèrent convaincre l’opinion de la légitimité de leurs ambitions.

    Et, pour commencer, allons à Marseille où un baron du defferrisme a produit une grande bourgeoise, cadre d’entreprise privée sur le port . Le sénateur PS Antoine Andrieux est le papa de Sylvie qui est entrée en politique à l’âge de 15 ans et s’est présentée aux municipales contre Nora Remadnia-Preziosi (42,21%), une fille des quartiers nord, une ancienne femme de ménage d’origine algérienne, devenue coiffeuse et épouse d’avocat de gauche, mais candidate UMP.

    Finissons-en pour aujourd’hui, en beauté, en mentionnant le cas du fils de l’ancien ministre de la Défense de François Mitterrand,
    Patrice Hernu (ci-dessus), et comment il atterrit à Clichy. Cet ancien élu PS de Cachan a rejoint la liste UMP de Marie-Claire Restoux pour tenter de faire tomber ce fief socialiste… A ne pas répéter ! Ce proche de Jean-Marie Bockel, le fondateur de la Gauche moderne, a déclaré : « Ce ralliement derrière la bannière et la belle écharpe bleue de Marie-Claire Restoux me paraît aujourd’hui le moyen le plus efficace et le seul susceptible d’apporter à Clichy l’alternance nécessaire pour mettre fin à vingt-cinq ans d’immobilisme ». Administrateur à l’Insee, cet économiste âgé de 59 ans présente un parcours politique peu commun. Il a été premier secrétaire fédéral du Parti socialiste et conseiller général PS dans le Val-de-Marne, membre du comité directeur du PS, corédacteur du programme Changer la Vie, cofondateur de Génération Ecologie auprès de Brice Lalonde et de Jean-Louis Borloo, président fondateur d’Ecologie bleue. Un roman qui devrait retenir l’attention de Libération…

    mercredi 28 janvier 2009

    Assistance aux naufragés de la grève du jeudi 29 janvier

    La grève annoncée sera dure, prévient l'opposition

    Pour nous aider à nous organiser,
    voici les informations disponibles pour le jeudi noir du 29:



  • Renseignements sur Internet
    – pour tous les trafics : www.sncf.com.
    – pour les prévisions Transilien par gare : http://www.abcdtrains.com/ .
  • Renseignements par téléphone:
    (numéros verts gratuits depuis un téléphone fixe)
    – pour les grandes lignes et TER : 0.805.90.36.35.
    – pour le Transilien : 0.805.700.805.

  • Co-voiturage (sites Internet):
    - covoiturage.fr
  • - envoituresimone
    - 123voiture
    - covoiturage (international)

    Tableau des prévisions de perturbations

    Donnons-nous les moyens de comparaison entre les prévisions alarmistes et la réalité du terrain (rendez-vous sur PaSiDupes,au soir du 29):


    Grévistes/Secteurs

    Prévisions

    Jeudi 29

    Administrations (Trésor, Impôts, caisses de retraites, mairies)
    - hôpitaux,
    - France Télécom,
    - Météo France,
    - Pôle Emploi,
    - France Télévisions,
    - Justice
    - la plupart des branches professionnelles

    Appels
    à

    la

    grève

    ?

    - bus (Paris)

    - tramways

    - trois bus sur quatre.

    - lignes T1 et T2 = trois trains sur quatre,

    - la ligne T3 = un sur deux.

    ?

    Ecoles maternelles et élémentaires,

    selon SNUIpp (FSU)

    70% (les instits du SNUIpp ne représentent pas l’ensemble de l’E.N.)
    Aucun chiffre du ministère mardi (début de soirée), malgré l'obligation des enseignants du primaire de se déclarer 48 heures à l'avance (loi sur le Service minimum d'accueil (SMA))

    - 1 prof sur 3, dans le secondaire

    ?

    EDF et GDFAppels

    ?

    La PosteAppels

    ?

    RATP- un train sur trois sur les lignes 2, 3 bis et 8,
    - un train sur deux sur les lignes 3, 5, 6, 7, 7 bis, 9, 10 et 12,
    - deux trains sur trois sur la ligne 11,
    - trois trains sur quatre sur les lignes 4 et 13- "normal" sur les lignes 1 et 14.

    ?

    Secteurs
    - Chimie,
    - Métallurgie (Citroën, Renault),
    - Commerce et distribution,
    - Finances et banques (Société générale, Caisse d'Epargne)
    Appels

    ?

    SNCF

    - + de 50% des Transiliens (banlieue Ile-de-France)
    - Corail nationaux = 70% sur les liaisons Paris/Clermont-Ferrand et Paris-Toulouse,
    et à 60% en moyenne sur les Corail Intercités ;
    - TER moins de 60%
    - TGV = moins de 40% (
    35% pour le TGV Nord, et 50% pour les réseaux Sud-Est et Atlantique) ;
    - Eurostar, Thalys, Alleo et du TGV Est-Européen = normal

    ?

    - Transports aériens
    Direction générale de l'aviation civile (DGAC)
    - contrôleurs aériens

    - 30% de vols annulés à l'aéroport d'Orly, 10% à Roissy

    - six syndicats (sept à Air France)

    ?

    Transports urbains
    (
    préavis de grève, allant de 55 minutes à 24 heures déposés dans les réseaux de 77 villes:
  • Pour la ligne A du RER, on prévoit un train sur cinq (interconnexion suspendue à NanterrePréfecture).
  • Pour la ligne, le trafic sera nul entre Saint-Rémy et Massy et entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord.
  • un train sur cinq entre Denfert-Rochereau et Robinson et entre Denfert-Rochereau et Massy.

    Côté bus
    , le trafic sera assuré par trois bus sur quatre.
    Pour les tramways, les lignes T1 et T2 compteront trois trains sur quatre, la ligne T3 un sur deux.
  • Aix-les-Bains, Ajaccio, Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Annemasse, Annonay, Arras, Avignon, Bayonne, Besançon, Béziers, Blois, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Calais, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Dijon, Douai, Elbeuf, Evreux, Grenoble, Le Havre, L'Isle d'Abeau, Laval, Lens, Lille, Limoges, Longwy, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montbéliard, Montluçon, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, La Rochelle, Rouen, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Saint-Lô, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Soissons, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Vannes, Versailles, Vichy, Vierzon.

    Combien de municipalités d'opposition ?

    ?



    Aujourd'hui mercredi, avec la complicité active de France Info (et donc probablement de l'ensemble du service public audiovisuel), l'UNSA annonçait une mobilisation de 70% des fonctionnaires de l'Education. Or, vu la faiblesse du nombre de ses adhérents, la grenouille de l'UNSA veut se faire plus grosse que le boeuf FSU et "réquisitionne" à son service la totalité des grévistes du secteur.
    Que les syndicats ne nous disent donc pas qu'ils ne paralysent pas le pays demain simplement pour se compter à l'approche des élections professionnelles...

    Tous ensemble : 30.000 emplois sauvés par le médiateur du crédit

    Combien la grève en détruit-elle ?
    L’INSEE nous chiffrera-t-elle les dégâts occasionnés par la grève de jeudi ?

    Pendant que l’opposition entrave et détruit

    Instauré en octobre 2008, le dispositif de médiation du crédit aux entreprises a permis de préserver près de 30.000 emplois en France, précise un rapport d'activité rendu public lundi.

    Dans 64% des cas, la médiation s'est soldée positivement.

    Selon ce rapport, établi au 19 janvier, 4.439 entreprises ont saisi la structure, 4.054 dossiers ont été acceptés en médiation et près de la moitié (1.869) ont été instruits.
    Au total, la médiation du crédit a permis de préserver 29.878 emplois, en confortant 1.198 entreprises dans la poursuite de leurs activités, indique le rapport d'activité.

    Les banques prêtent, n'en déplaise à la gauche

    > "Les banques jouent le jeu", a déclaré René Ricol, le médiateur du crédit nommé fin octobre par Nicolas Sarkozy, sans attendre le contre-plan de relance du PS..., même s'il a fait état d'"îlots" et de "poches" de résistance.
    "Il y a des collaborateurs qui ont du mal à rentrer complètement dans le système", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

    >
    Il a toutefois appelé (l’opposition et les media alignés) à ne pas "jeter l'opprobre" sur les banquiers, faisant état de "tensions" persistantes dans les relations entre les établissements bancaires et les entreprises.
    "Nous avons des tensions du côté des entreprises qui ont du mal à comprendre que, certes il y a eu des pertes liées à la crise financière, mais que ça n'ouvre pas un droit absolu à crédit", a ajouté René Ricol.

    Le rapport précise que 95% des entreprises en médiation ont moins de 50 salariés et 77% ont au plus dix salariés. Elles relèvent principalement des secteurs des services (28%), du commerce (31%), du BTP (22%), de l'industrie (16%) et de l'agriculture et de la pêche (3%).
    Les encours de crédit traités en médiation sont inférieurs à 50.000 euros dans 61% des cas. Dans 13% des cas, ils sont compris entre 50.000 et 100.000 euros et, dans 7% des cas, ils sont supérieurs à 500.000 euros.

    "Abus du ‘soutien abusif’…"

  • René Ricol s'est félicité par ailleurs de l'engagement des banques à ne pas invoquer, "sauf cas exceptionnel qui impliquerait un risque anormal pour l'établissement", la notion de "soutien abusif" pour justifier leur refus d'accorder un crédit.
    Une banque peut en effet être tenue responsable par la loi d'avoir soutenu une entreprise en perdition et être assignée pour "soutien abusif".
    "Nous avons tous décidé qu'en période de crise il fallait prendre plus de risques. Parce que quand on prend moins de risques, ça va moins bien", a déclaré René Ricol.
    "Si on pense qu'une entreprise a un vrai potentiel et que nous serons heureux en France de l'avoir à la sortie de crise parce qu'elle sera une source de développement et d'emplois, évidemment on va la sauver. La notion de soutien abusif ne fait pas sens", a-t-il ajouté.
  • De son côté, Georges Pauget, président de la Fédération bancaire française (FBF), a réaffirmé que les banques jouaient "clairement le jeu du financement de l'économie", faisant valoir un "accroissement d'encours de 9%" en novembre 2008 par rapport à novembre 2007.
    "Si on regarde ce qui se passe dans le reste de l'Europe, on s'aperçoit que les banques françaises ont une progression de leurs crédits à l'économie supérieure de 1% par rapport aux autres pays", a-t-il dit.

    Les assureurs se mobilisent aussi

    René Ricol a en outre annoncé la signature d'une convention de partenariat entre le médiateur du crédit et les principaux assureurs-crédit avec pour objectif de faciliter l'accès à l'assurance-crédit aux entreprises et permettre un traitement efficace des dossiers en médiation.

    Encore des accords socio-professionnels

    Enfin, un accord a été conclu entre l'ensemble des organisations socio-professionnelles d'une part - la CGPME, le Medef et l'Union professionnelle artisanale - et les chambres de métiers et de commerce d'autre part sur l'instauration d'un réseau de "tiers de confiance".
    Ces personnes seront chargées au niveau local d'aider les entreprises à préparer leurs dossiers de médiation et devront s'assurer que celles-ci tiennent leurs engagements en échange des aides des banques, a précisé René Ricol.

    L’opposition ne réussira à saboter les efforts entrepris que si les Français se laissent berner par la gauche, qu'elle soit politique, syndicale ou médiatique.
    A commencer en résistant aux appels à la grève jeudi 29.
  • Le PS copie sur le réseau Education sans frontières

    Les coucous socialistes occupent le nid des réseaux
    Le PS manque encore plus cruellement d'idées qu'on le dit
    Barack Hussein Obama plagie le PS la gelée Royal mais le PS copie le réseau ESF…

    Le PS se radicalise

    Le secrétariat national du Parti socialiste a adopté mardi la plate-forme du réseau Education Sans Frontières (RESF)
    , a annoncé Pouria Amirshahi, secrétaire national aux Droits de l'homme, qui occupe décidemment le devant de la scène socialiste.

    A défaut de programme, de réflexion et d’idées personnelles, le PS d’Aubry s’aligne sur la gauche extrême. Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), les Verts, le PCF, LO et la LCR figurent en effet déjà parmi les soutiens de RESF. Le PS craint donc l’isolement dans l’opposition et accepte par conséquent de se compromettre avec les excités.

    L’appel de RESF à la régularisation des enfants sans-papiers scolarisés, qui remonte au 26 juin 2004, n'avait pas été officiellement repris par le PS au niveau national, même si de nombreux élus locaux socialistes parrainent déjà le réseau. Comme ça, c’est clair, mais son aile gauche est en train de s’imposer.

    Le PS accepte les méthodes extrémistes

    La Première secrétaire Martine Aubry a accepté de mettre ce point à l'ordre du jour de la réunion hebdomadaire du "gouvernement" du PS, a-t-on confirmé lundi dans son entourage.
    A ceux qui pensent qu’elle cherche à infiltrer les réseaux de défiance citoyenne pour les noyauter, elle répond qu’ils ne sont en fait que les passagers clandestins d’une ligne qui appartient au parti dont elle a hérité. "Le PS retrouve le chemin de ses combats naturels et légitimes, c'est une réconciliation du PS avec lui-même", s’est justifié le secrétaire national aux Droits de l'Homme. Ce soutien à RESF concrétise la volonté de la nouvelle direction du PS de "réinvestir le mouvement social en général", a expliqué M. Amirshahi.

    On n'a pas encore tout vu...

    Pouria Amirshahi
    , un ancien leader étudiant français né en d’Iran et réfugié en France,n'entend pas s'arrêter là. Il souhaite que le PS prône aussi la régularisation de tous les sans-papiers, à partir du moment où ils ont un contrat de travail.

    327.000 : record d’entreprises créées en France en 2008

    La grève est-elle faite pour les soutenir ?

    Le nombre de créations d'entreprises a atteint un record en France en 2008, mais avec une croissance qui aurait fléchi en fin d'année, ajoute aussitôt l'Insee.
    Au total, 327.396 entreprises ont été créées, soit une hausse de 1,8% par rapport aux 321.478 de 2007 qui constituaient le précédent record.

    La grève fait trembler les entreprises

    En décembre, pourtant, le nombre de créations d'entreprises a baissé de 8,8% par rapport à novembre
    en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables, a précisé l'Insee.

    La grève, menace inutile sur les emplois

    Le nombre cumulé de créations des mois d'octobre, novembre et décembre est en baisse de 9,0% par rapport aux mêmes mois un an auparavant, reflétant le contexte peu favorable de l'économie (et de l'activisme syndical) avec une demande faiblissante et une inquiétude sur les conditions de crédit.

    Les salariés se feront-ils harakiri ?

    mardi 27 janvier 2009

    FO : donner "le sentiment que le pays est bloqué" serait "l'idéal"

    Mais que la grève est jolie !

    Mailly, un irresponsable syndical ravi

    Ses propos laissent sans voix.
    Voici l’essentiel des propos proprement scandaleux qu’il a tenus, dans un entretien à La Tribune de mercredi 21:
    Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, estime que "l'idéal serait qu'il y ait le sentiment que le pays est bloqué pendant une journée", le 29 janvier, pour rendre la grève visible à Nicolas Sarkozy.
    "Le président de la République s'apercevra alors qu’une journée de grève ça se voit !", déclare J.-C. Mailly, en référence aux propos de Nicolas Sarkozy, selon lesquels "désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit".

    A la question de savoir si la mobilisation sera massive, comme on le dit déjà sur France Info (Radio France), le secrétaire général de FO répond pour la base: "Oui, car elle répond à une attente des Français", "inquiets sur leur pouvoir d'achat, la dégradation de l'emploi et la hausse du chômage".

    FO ne souhaite manifestement pas la paix sociale

    "On ne peut plus leur dire qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'Etat. Le gouvernement a débloqué des aides en direction des banques, des entreprises, des agriculteurs. Dans le même temps, les salariés voient qu'ils n'ont rien eu depuis longtemps", souligne-t-il.
    Intox : un tissu de mensonges
    > FO dresse ainsi les salariés contre les agriculteurs. > De plus, les sommes évoquées ne sont pas des dons gracieux aux banques ou aux entreprises mais des prêts destinés à soutenir l’activité économique de leurs clients et à empêcher ou retarder les licenciements. > Quant au RSA, par exemple, c’est moins que rien.

    Mailly appelle à un conflit dur

    Pour J.-C. Mailly, "c'est l'ampleur de la manifestation et des arrêts de travail qui va conditionner la suite". "Si le gouvernement ne répondait pas à une forte mobilisation, il serait irresponsable. Les huit organisations syndicales se reverront le 2 février pour décider des suites à donner au mouvement", a-t-il mis en garde.

    FO lutte contre la crise économique par la crise sociale…

    Pour des lendemains qui chantent dans la souffrance, vive la grève du jeudi 29
    Si FO est sado, les Français ne sont pas maso et les grévistes devront y réfléchir à deux fois.