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jeudi 24 novembre 2016

Plus d'un internaute français sur trois s'est protégé de la publicité des sites d'information

Le recours à des bloqueurs de publicité a très fortement augmenté en dix mois 

La publicité est jugée trop répétitive, encombrante et mal contextualisée

confirme le baromètre réalisé par Ipsos Connect pour l'IAB.

Le nombre de Français qui ont installé un bloqueur de publicité continue de progresser. Si c'est une mauvaise nouvelle pour les publicitaires et les éditeurs de sites Internet, dont la presse numérique, c'est un espoir d'affranchissement pour  les internautes esclaves de la pub qui ne savent pas toujours qu'ils peuvent s'en libérer.

Selon l'étude réalisée par Ipsos pour l'International Advertising Bureau (IAB) France (*), c'est désormais plus d'un tiers des internautes qui est équipé d'un tel dispositif. Cela représente une progression de 20 % par rapport à la précédente étude réalisée seulement dix mois plus tôt, en janvier 2016. Durant la même période, 9 % des internautes - qui ont subi l'énorme pression (voire les menaces) des sites commerciaux (mercantiles et médiatiques) - ont retiré le bloqueur qu'ils avaient installé, soit 4 points de plus qu'au début de l'année.
L'inquiétude sur la captation et l'utilisation des données personnelles reste en effet très forte.

Les jeunes ne supportent plus la pub
Les utilisateurs d'ordinateurs portables sont proportionnellement les plus nombreux à utiliser des ad-blocks, révèle cette étude. 
Ainsi, les jeunes ont-ils davantage recours aux bloqueurs de publicité que leurs aînés qui sont moins informés des moyens de se protéger.

Tous âges confondus, les causes d'insatisfaction vis-à-vis de la publicité restent inchangées par rapport à la précédente enquête. 

Elle est jugée trop répétitive par 50 % des équipés d'ad-blocks
encombrante (40 %)
mal contextualisée (37 %) 
et pas assez originale (28 %)
Et intrusive ?

Une donnée devrait particulièrement inquiéter l'industrie publicitaire : la hiérarchie des critiques est identique que l'on soit ou non équipé d'un bloqueur de publicités. C'est dire que la progression du recours à ces applis devrait se s'amplifier.

Pour ne pas désespérer complètement les "Mad Men" tricolore, la désactivation occasionnelle des adblocks a progressé de 3 points sur la même période, pour atteindre 59 %. Toutefois, c'est la contrainte qui pousse les internautes à le faire dans 84 % des cas. 

Seulement 28 % le font par solidarité pour soutenir des sites qui ont "une politique publicitaire raisonnable". 70% des sites ne sont pas respectueux de l'internaute.

Ne touche pas à ma vie privée


L'exploitation des données personnelles reste plus que jamais le sujet d'inquiétude numéro 1 des internautes.
Il semble que les sites et la CNIL n'ont rien fait pour la protection des citoyens. 88 % des personnes interrogées disent être d'accord avec l'affirmation selon laquelle "la récupération des données personnelles les dérange car leur navigation relève de leur intimité." 
L'intérêt collectif ne mobilise pas non plus les associations comme il devrait.
La sécurité et la protection de la vie privée en ligne comportent
des problèmes comme la protection des données, la protection de l’identité (le droit de communiquer sans être menacé de surveillance ou d’interception), outre la protection contre les virus informatiques. Etant donné que de plus en plus de media et d’organisations de droits humains font usage des technologies en ligne dans le monde, les besoins en capacités, savoirs et outils permettant d’assurer à la fois l’efficacité et la sécurité de leur utilisation augmentent en conséquence.
Ce besoin de sécurisation - contradictoire de la volonté d'intrusion - se fait particulièrement sentir dans les situations de répression politique où l'intention n'est pas de collecter pour protéger, mais pour exploiter et divulguer l’information. 
Si l'Etat est bien intentionné, il doit promouvoir une  Charte des droits de l’internet, en sorte que les personnes qui communiquent par l’internet aient le droit d’utiliser des outils qui codent les messages pour que les communications soient protégées de tous, privées et anonymes.

Les utilisateurs de l'Internet sont toujours aussi nombreux à craindre que leur navigation soit enregistrée par des entreprises privées. 


L'intervention de l'Etat ne serait pas faite pour les rassurer
Les naïfs sont encore nombreux à faire confiance en la vigilance de l'Etat et se déclarent rassurés : 78 % estiment que "l'essentiel est que cela soit bien encadré sur le plan légal". Une bonne loi et tout irait mieux. Pas sûr, car les professionnels de la profession ne sont pas vraiment sur la même longueur d'ondes, puisqu'ils ont toujours privilégié l'auto-régulation et l'élaboration de chartes de bonnes pratiques...

Et puis l'enquête IPSOS prend-elle en compte l'"état d'urgence"
Il permet déjà de suspecter n'importe quel quidam de sympathie avec le terrorisme islamiste. A Chartres, un homme de 31 ans qui consultait assidûment des sites et des vidéos djihadistes a écopé de deux ans de prison ferme (et une amende, payée par l'homme d'affaires algérien, Rachid Nekkaz, qui s'oppose à la pénalisation du port du voile intégral et qui paie les contraventions des musulmanes voilées) en août 2016. 
Mais le quotidien Libération qui cite Ansar Al-Haqq et le classe parmi les principaux sites islamistes en français, continue sa publicité imposée.

Au prétexte de lutte contre l'embrigadement des Français en Syrie et d'attentats djihadistes en France,
Hollande, ses députés et l'état d'urgence qu'ils ont instauré, dans lequel le droit commun est suspendu, autorisent Bernard Cazeneuve à traquer les internautes au faciès en accordant le libre accès à la vie privée de tous les Français, notamment en instituant au printemps dernier un délit de consultation de sites terroristes.

(*) Etude barométrique réalisée par Ipsos Connect auprès en octobre 2016 auprès de 29.760 personnes pour constituer un échantillon de 11.701 personnes.

jeudi 24 juillet 2014

Hollande, en route vers la censure d'Internet

Les socialistes veulent limiter notre liberté d'expression

Une séparation des pouvoirs, à la façon des pays totalitaires
Les libertés seront surveillées et le pays des Lumières va s'enfoncer dans une nouvelle ère obscurantiste. Valls compte en effet mettre peu à peu en place un système de blocage administratif des sites web, sans intervention de la justice.
Mardi soir, en commission des Lois, les députés de la majorité ont voté le blocage administratif de sites faisant l'apologie du terrorisme, et sans que la justice puisse contrôler les éventuels abus. L'Assemblée devra se prononcer en séance plénière mi-septembre sur l'ensemble du projet de loi de lutte contre le terrorisme. Si le but est apparemment louable, dans l'esprit des blocages prévus pour lutter contre la pédopornographie, la mesure socialiste fait peser une deuxième menace contre les libertés. La France de Hollande ambitionne de s'aligner sur la Tunisie de Mongi Marzouk, qui annonça en septembre 2012 que le gouvernement travaille à mettre le réseau Internet sous contrôle, lui aussi pour des raisons de sécurité.

Quelques heures avant le vote, une commission spécialisée avait pourtant durement contesté le projet du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Dans sa recommandation, cette commission de réflexion sur le droit et les libertés à l'âge du numérique, créée en février pour éclairer les parlementaires sur ces questions, rappelle que "le préalable d'une décision judiciaire apparaît comme un principe essentiel, de nature à respecter l'ensemble des intérêts en présence, lorsqu'est envisagé le blocage de l'accès à des contenus illicites sur des réseaux numériques".

Co-présidée par le député socialiste de la Nièvre, à la gauche du PS, Christian Paul et l'avocate Christiane Féral-Schuhl, la commission oppose notamment le problème de faisabilité, le blocage des sites étant très difficile à mettre en oeuvre. Mais le projet est bien parti pour être validé en septembre, d'autant qu'il est très cher au Premier ministre Manuel Valls, qui avait déjà fait un pas dans cette direction lorsqu'il était Place Beauvau. Aujourd'hui, comme pour tous les projets de loi concernant les libertés sur Internet (Hadopi, Loppsi 2, Loi de programmation militaire, etc.), quelques députés de tous bords qui ont compris le fonctionnement d'Internet semblent d'abord déterminés à s'opposer à l'éternel fantasme de contrôle d'Internet, mais finissent par s'aligner: les apparences d'un débat sont sauvegardées...

Contournable en un clic

Comme dans des pays hautement démocratiques comme la Chine, Cuba ou la Libye qui pratiquent déjà la censure d'Internet, la commission craint un contournement facile du blocage. L'utilisation par les internautes de réseaux privés virtuels (VPN), par exemple, leur permet - en quelque sorte - de se connecter de façon chiffrée via le réseau d'un autre pays et donc d'échapper aux blocages décidés par un État ou par un autre. Ces services, qui coûtent quelques euros par mois et rapportent gros à leurs créateurs, sont souvent étrangers, et parfois fournis par des réseaux mafieux. Leur utilisation a explosé en France depuis la mise en place du gendarme du piratage, la Hadopi.


Les outils destinés aux cyber-dissidents, comme l'excellent Tor, permettent aussi d'échapper à la censure, gratuitement et en un clic. L'utilisation de Tor explose dans les grandes démocraties, de plus en plus adeptes de la cybercensure. Il devient ainsi plus difficile de repérer les activités illégales. Lors d'un précédent projet de censure des sites terroristes en 2013 déjà voulu par Manuel Valls, le juge antiterroriste Marc Trévidic avait expliqué que c'est justement grâce aux imprudences des terroristes sur Internet que la police peut les repérer et les arrêter...

Des mesures "disproportionnées" et "inefficaces"
La commission craint par ailleurs les blocages de contenus par erreur, c'est-à-dire l'inscription sur la liste noire de sites n'ayant rien à voir avec le terrorisme ou la pédo-pornographie, comme cela a été prouvé, par exemple en Australie. Le "retrait du contenu auprès des hébergeurs doit être privilégié sur le blocage lorsque ces derniers sont coopératifs", estime la commission.

Plusieurs autres voix se sont élevées contre le projet de loi socialiste.
Reporters sans frontières (RSF), qui n'a pas pour habitude de critiquer la France, n'y va pas de main morte. Selon son communiqué, le texte "pourrait engendrer un recul de la liberté d'information puisqu'il (...) prévoit le blocage administratif de sites internet et augmente les mesures de surveillance". 


Comment autoriser des rassemblements politiques à risques, tels les défilés pro-palestiniens, et interdire des lieux d'expression sur l'Internet? "C'est un test majeur pour la défense des droits et libertés contre l'instauration de mesures très graves de police préventive de l'intention, contournant le judiciaire au nom de la lutte contre le terrorisme", dénonce pour sa part le collectif citoyen La Quadrature du Net. "L'ensemble de ce projet de loi instaure un état d'exception permanent d'Internet, contournant largement le juge pour s'orienter vers des solutions policières et administratives, non contradictoires, disproportionnées et pour la plupart inefficaces", poursuit l'association.


Un revirement incohérent
"L'adoption de ce projet de loi par une majorité qui avait autrefois combattu ces dispositions inspirées du programme de Nicolas Sarkozy illustre l'acceptation générale par la classe politique d'un abandon du pouvoir judiciaire au profit de la police et de la généralisation des mesures d'exception. Citoyens et organisations de la société civile doivent se mobiliser pour lutter contre la banalisation des atteintes aux libertés fondamentales !" explique Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

Des concessions inutiles

Tenant compte en partie des critiques, le rapporteur du texte, Sébastien Pietrasanta (PS), un professeur auteur d'une thèse sur "Bergery, Déat et Doriot et l’encadrement de la jeunesse", a fait adopter un amendement prévoyant que "la demande de blocage d'un site devra obligatoirement être précédée par une demande adressée à l'éditeur du site ou, à défaut, à son hébergeur de retirer le contenu illicite". "Ce n'est qu'en l'absence de retrait dans un délai de vingt-quatre heures que l'autorité administrative pourra faire procéder au blocage du site par les FAI", précise-t-il.

Un autre amendement de S.Pietrasanta prévoit de confier à une personnalité qualifiée, désignée par la CNIL, "la mission de vérifier que les contenus dont l'autorité administrative demande le retrait ou que les sites dont elle ordonne le blocage sont bien contraires aux dispositions du Code pénal sanctionnant la provocation au terrorisme, l'apologie du terrorisme ou la diffusion d'images pédo-pornographiques". Cette personnalité pourrait, si l'autorité administrative ne suit pas sa recommandation, saisir la juridiction administrative.

L'État, bientôt promoteur des sites terroristes
Mais ce contrôle des sites bloqués impliquerait la publication de la liste noire, ou du moins sa circulation dans des cercles qui, s'ils sont restreints, ne resteront pas étanches au fuitage. L'État offrira alors une publicité inespérée aux sites qu'il souhaite bloquer, car à l'ère des WikiLeaks et autres Edward Snowden, la diffusion de la liste ne sera qu'une question de temps. C'est ce qu'on appelle sur Internet l'effet Streisand : quand on veut à tout prix étouffer quelque chose, on finit par le promouvoir. Dans ce cas, l'État aura gentiment constitué les marque-pages du parfait petit terroriste pornographe amateur.
Les députés godillots seront-ils en soudaine capacité de reprendre leurs esprits d'ici l'examen en hémicycle mi-septembre, et de considérer enfin Internet comme un espace sur lequel il suffit d'appliquer les lois existantes, sans en créer de nouvelles ?... Une évidence qui échappe aux bons petits soldats du PS qui, dans le même temps, votent le projet de simplification la vie des entreprises: plus les socialistes parlent de cohérence, plus elle leur échappe.

samedi 2 février 2013

France: ventres à louer sur Internet

Des Françaises prennent les devants sur le projet Taubira

Elles offrent leurs services de mère porteuse sur Internet


Sur plusieurs sites français, des mères porteuses et des couples en recherche peuvent discuter et se rencontrer. (capture d'écran c-dessus)

Une circulaire de Christiane Taubira a suffi à lancer le commerce des ventres La ministre de la Justice a ainsi replacé la fameuse GPA (Gestation pour autrui) au centre de l'actualité. 




Si l'initiative est intempestive, elle a au moins le mérite de dévoiler les intentions cachées de la gauche en plein débat sur le mariage pour tous, qui recourt à l'enfumag de l'opinion avec un procès en homophobie ou suscite des cacas nerveux, tel celui de Sergio Coronada. 

Le problème n'est pas d'estimer avec précision le nombre de couples et d'enfants concernés, comme les pro tente de le faire croire pour détourner l'attention de l'essentiel: le secret protège cette pratique illégale en France et aucun outil légal ne permet d'enrailler le processus en plein explosion.

L'exécutif a visiblement minimisé l'ampleur de l'adhésion des militantes
La presse féminine, notamment, nous disait que les femmes avait réussi à convaincre que les grossesses sont ringardes et que les femmes refusent en fait d'aliéner leurs vies personnelles et professionnelles à la maternité. Il semble maintenant que le changement politique a une incidence aussi imprévue qu'improbable sur les hormones féminines:  les journalistes ont fait du papier et de l'argent sur le  dos des femmes en âge de procéer et celles-ci se rebellent tout à trac. Les voilà disposées à sacrifier leus plus belles années à la fabrication de bébés, pour la bonne cause, par altruisme !

Pas facile d'arriver à comprendre ce revirement

Un passage sur Internet peut éclairer sur les motivation de certains, qui se croisent ou se rencontrent sur des forums ou des sites spécialisés. 

Sur l'un des sites hébergés en France, la procédure est hyper-simple
On s'inscrit en tant que mère porteuse ou en tant que couple en recherche. Du côté des femmes qui proposent de "louer" leur ventre pour mettre au monde l'enfant d'une autre, un témoin anonyme assure qu'elle veut aider un couple à être heureux : " Je suis une jeune maman et je souhaite pouvoir aider un couple à découvrir ce bonheur en leur proposant de porter leur bébé. (...) Je suis une femme de 23 ans, en couple, avec une petite vie équilibrée entre mon travail et ma famille. Je vous laisse me contacter pour faire plus amples connaissances et vous souhaite à tous de trouver votre petite fée". Pas de grands-mères, que de sémillantes jeunes femmes... 

C'est beau et c'est généreux, mais n'est-ce pas un peu idéalisé ?
S., 19 ans, effleure sans en parler vraiment la question financière, en évoquant des "demandes" ou, en clair, de la concurrence : on a intérêt à prendre une option sur cet utérus jeune et dynamique, donc. "Je suis brune assez jolie je n'ai pas de gros défaut sur mon visage je suis de taille assez fine. J'ai déjà eu un enfant et je suis toujours assez fine sans sport (...) Je suis vos règles et vos demandes et vous suivez mes demandes et mes besoins tout au long de ma grossesse. Je veux que vous sachiez que ce ne sera pas mon enfant mais le vôtre". Ca baigne !

La transaction est-elle suffisamment transparente ?

"Je suis vos règles et vos demandes et vous suivez mes demandes et mes ...besoins." Sur la plupart des petites annonces consultées sur Internet, il n'est jamais clairement question d'argent... Contactés, les responsables des sites ne  répondent pas. Couples hétéros ou homos, il est inutile de savoir, puisque ce n'est important que pour les ringards. 
Nous avons visiblement en présence de sites en phase d'étude de marché.
 Certains clients, semblent en tout cas avoir trouvé leur bonheur : "Nous avons bien trouvé un couple de filles qui seront les mamans de notre enfant...", écrit A. 

La question des frais liés à la grossesse est plus souvent abordées sur certains forums
Près de 200 sont consacrés aux mères porteuses. 
" Je souhaite que la question du dédommagement ne soit pas un tabou comme apparemment souvent sur ce forum, mais bien fonction des frais directs, indirects, occasionnels, pertes de revenus engendrés, à évaluer et discuter ensemble, etc.", écrit M. Elle rappelle qu'elle se lance dans cette aventure pour aider un couple, mais suggère que l'addition pourrait être salée, si bénévole soit-elle...
Une seule mère porteuse potentielle répond cash
Elle joue la carte du sérieux et explique qu'elle est certes prête "à aider un couple pour porter leur bébé mais sous conditions bien précises des le départ afin d'éviter toute dérive ou le manque de sérieux. Il faut que les choses soient claires (indemnité pendant les 9 mois de grossesse, prises en charge des dépenses de sante, relation de confiance...). 
Seule N. évoque sans se cacher le caractère bienvenue d'une rentrée d'argent supplémentaire : "Je n'hésiterais pas à être très exigeante, autant que vous le serez bien évidemment envers moi. Je veux de plus sortir ma famille du besoin", raconte-t-elle. 

Tel site hebergeur assure qu'il veille à ne pas laisser passer d'annonce de ce genre, le commerce de la gestation pour autrui étant encore interdit en France : " Nous avons une charte qui interdit toutes propositions dans ce sens et si nous tombons sur une annonce de ce genre nous la supprimons illico bien évidemment ". Nous voilà rassurés...

La méfiance est de rigueur
Sur les nombreuses demandes d'entretien adressées à ces mères porteuses bénévoles (françaises ou au moins francophones ?), force est de reconnaître que rares sont celles qui répondent. En quelques heures, une seule  a pris le risque d'un contact. 

"Vive les CDD !",
crie la gauche
C'est chez elle une vocation... " Je souhaite devenir mère porteuse, mais je demande une compensation de 1500 euros, confirme-t-elle, en avançant un prix dérisoire au regard des tarifs pratiqués à l'étranger (entre 5 000 et 20 000 euros selon les pays). Je sais que cela fait une belle somme, mais étant dans une difficulté financière avec mes trois enfants, je ne vois pas d'autre solution pour repartir de zéro ", confesse la jeune femme. On aurait envie de lui venir en aide, si cette motivation ne ressemblait pas à celle des prostituées entrant sur le marché à leur corps défendant... Elle se vend bien : "J'ai eu trois grossesses sans problème et accouchement sans péridurale; si cela vous intéresse, je suis prête à vous rendre ce service " 
Rien à dire, le produit est sain.
Faut-il que la brave petite soit désespérée et que les clients soient insensibles pour résister. Christiane Taubira fait une belle action. 


lundi 31 décembre 2012

Affaire Cahuzac: un journaliste demande une enquête

Edwy Plenel rappelle à l'ordre le procureur 

Le directeur de Mediapart dicte la marche à suivre au Parquet


On peut toujours penser que le Parquet est indépendant de l'exécutif, mais l'est-il de la presse ?

Le patron du site d'information a annoncé avoir demandé par lettre le 27 décembre au procureur de Paris l'ouverture d'une enquête sur l'affaire Jérôme Cahuzac,
le ministre délégué au Budget accusé par le site d'information d'avoir détenu un compte secret en Suisse.

"Tout en étant vivement démenties par Jérôme Cahuzac, nos informations ne font à ce stade l'objet d'aucune enquête judiciaire" visant à "satisfaire la vérité", écrit Edwy Plenel à François Molins, dans sa lettre publiée par Mediapart.

En effet, souligne-t-il, l'enquête préliminaire diligentée après la plainte en diffamation déposée par le ministre contre Mediapart n'est "que de pure forme, ne visant pas le fond de nos informations".

D'où la question "sur laquelle nous aimerions connaître votre réponse", écrit le directeur de Mediapart au procureur: "Pourquoi ne pas confier à un juge indépendant les investigations qu'appellent les informations qui, aujourd'hui, font l'objet du débat public sur ce qui est devenu 'l'affaire Cahuzac' ?"

Le courrier de Mediapart a bien été recu par le Parquet, il est à l'étude, a-t-on simplement indiqué dimanche de source judiciaire.

J. Cahuzac a toujours affirmé qu'il n'"a pas et n'a jamais eu de compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger".

Mediapart a affirmé le 4 décembre que Jérôme Cahuzac a détenu un compte bancaire caché chez UBS en Suisse, qu'il aurait clôturé en 2010 (époque à laquelle il n'était pas ministre) et dont les avoirs ont été transférés, via des montages complexes, à Singapour.

Le site d'information a rendu public un enregistrement, datant selon lui de fin 2000, dans lequel un homme qu'il affirme être Jérôme Cahuzac avoue détenir un compte dans une banque suisse.

Edwy Plenel rappelle notamment dans sa lettre que "le premier témoin et détenteur de cet enregistrement s'est fait connaître" depuis.
"Il s'agit de Michel Gonelle, ancien rival de M. Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), qui atteste de l'authenticité de cet enregistrement et se déclare prêt à en témoigner devant la justice", précise-t-il.

Edwy Plenel suggère à François Molins de "permettre au juge d'instruction déjà en charge des procédures en cours visant la banque UBS pour des faits d'évasion et de fraude fiscales" d'enquêter sur ces faits.

Me Jean-Pierre Mignard, avocat de Mediapart (ci-contre, premier à droite) et proche à la fois de Marie-Ségolène Royal et du président de la République, ajoute de son côté sur le site d'information qu'"il faudrait que les parquets de Paris ou d'Agen, les deux territorialement compétents, ouvrent une enquête préliminaire".


Jérôme Cahuzac accumule les bavures


Le journaliste tire sur une ambulance. 
Le ministre du Budget n'avait pas besoin de cette nouvelle traque du trotskiste Edwy Plenel. 
Jérôme Cahuzac s'est en effet aussi rendu rendu coupable d'une faute lourde avec son projet de budget 2013 qui non seulement taxe lourdement les très riches, mais tente de faire passer un texte défaillant censuré par le Conseil constitutionnel
La fin d'année du président Hollande s'en trouve d'autant plus plombée, alors qu'il tente de faire croire que la crise est derrière nous et que les Français ont des raisons d'espérer en 2013...

mercredi 30 juin 2010

Et si la fonctionnaire du Conseil régional d'Aquitaine disait vrai ?

Sous la menace d'une révocation pour avoir brisé la loi du silence

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Une écrivaine, qui signe du pseudonyme de Zoé Shepard, a été suspendue de son poste à la direction générale des services du Conseil régional d'Aquitaine après avoir été identifiée. Elle encourt une sanction qui va de "du blâme à la révocation de la fonction publique territoriale", a-t-on appris.

Pas une association, pas un réseau et pas un collectif pour la soutenir, pétitionner et défiler ?

Le Conseil de discipline doit rendre un avis demain jeudi.

La sanction sera ensuite de "la responsabilité de la hiérarchie de la fonctionnaire", a précisé le conseil régional. Souverain, A. Rousset (ci-dessous) n'a pas souhaité s'exprimer sur ce point...
Qui parlait de "superbe menton mussolinien" ?
Et à propos de qui *?

Ca devrait bien se passer pour Zoé, puisque le PS est pris à son propre piège du laxisme...

Les censeurs vertueux n'ont aucun sens de l'humour

"Absolument débordée!"
Tel est le titre chargé d'ironie d'un ouvrage que le président socialiste Alain Rousset n'a pas trouvé à son goût. L'auteure qu'il emploie avait du temps de reste pour écrire: elle est convoquée jeudi devant le conseil de discipline du CR.
Le sens de l'humour du président serait-il si faible que France Inter aurait des leçons à lui donner ? La fonctionnaire fantasmerait-elle la sodomie de ses supérieurs ? A-t-elle souhaité que l'avion du président de Région se crashe ? Nous voulons aussi les noms des « sales fils de putes ».

Ouvrage barré d'un bandeau "Comment faire 35 heures en... un mois"
Le Conseil régional d'Aquitaine, présidé par le socialiste Alain Rousset, estime que "de nombreux indices" permettaient de l'identifier, bien que l'institution ne soit pas nommée. Il considère que la caricature, admissible pour "les personnages publics" que sont les élus, ne l'est pas pour les "citoyens vigilants", "les fonctionnaires travaillant dans l'ombre".

VOIR et ENTENDRE Laurent Wauquiez sur le sujet de la formation et l'apprentissage à la manière socialiste dans les Régions:

Les élus et les journalistes peuvent tout se permettre
Les fonctionnaires sont soumis à la loi du silence. Encore que les syndiqués de la police ou de la justice aient toute liberté également.

Mais l'auteure (ci-contre, sauf erreur involontaire de notre part), qui signe du pseudonyme de Zoé Shepard, est fonctionnaire et elle a donc été suspendue de son poste à la direction générale des services pour s'être faite pincer, malgré ses précautions: pas vraiment professionnelle, cette activiste...

Les interdits
Le langage de la vérité est banni de la « société de bien être » socialiste.
En quatrième de couverture de l'ouvrage, édité en mars par Albin Michel, on peut lire que la narratrice est "plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie (...)".

Liberté d'expression vs censure

Le texte dénonce un "discours démagogique anti-fonctionnaire" et déplore également la forme. "C'est une sorte d'autobiographie sous X, forme désormais répandue dans les forums virtuels où, à la différence des journalistes et critiques déclarés, les anonymes avancent masqués croyant pouvoir tout dire, sans réserve et sans preuves, protégés par l'anonymat d'un avatar avantageux", souligne-t-il. Les journalistes peuvent militer, " décrypter " désinformer et s'auto-censurer, mais la masse - vile et impudente - n'a pas droit à l'impertinence. Didier Porte et Stéphane Guillon peuvent insulter et inciter à la haine, mais l'anonyme et le non syndiqué sont tenus au silence.
Rousset vu par un artiste peu suspect de flagornerie:
sera-t-il convoqué ?

Combien de fonctionnaires muselés

Interrogée mardi par France Bleu Gironde, Zoe Shepard affirme avoir fait "vraiment hyper attention à ce qu'on ne puisse pas reconnaître la région". Cependant elle ajoute: "Moi, je suis fonctionnaire, je travaille pour l'intérêt général et lorsque cet intérêt général n'est pas servi au mieux je suis désolée mais je pense que j'ai le droit, voire le devoir, de dénoncer des dysfonctionnements".

De son côté, le conseiller régional Modem, Joan Taris, est intervenu lundi en séance plénière pour dénoncer la demande de révocation, jugeant cette sanction "totalement disproportionnée". Une révocation lui "interdirait la fonction publique alors qu'elle a trouvé du travail ailleurs", a dit l'élu.

Les apparences plutôt que la réalité
"C'est toute la crédibilité et l'honneur du personnel de la région qui sont mis à mal par un tel type d'ouvrage qui devient dès lors purement injurieux, grossier et surtout diffamatoire", précise un communiqué du Conseil régional.
La vérité ne doit pas sortir du blockhaus.

N.B.
Bien que candidat de l'union de la gauche (PS, Verts, PCF, PRG) à la mairie de Bordeaux lors des municipales de mars 2008, Alain Rousset n'y siège pas !
Il n'a recueilli 34,14% au premier tour, contre 56,62% des voix à son vainqueur Alain Juppé, alors il a aussitôt renoncé à siéger au conseil municipal...

La pénibilité d'un milieu professionnel particulièrement difficile

La muselière imposée aux fonctionnaires entre-t-elle dans la définition de la « pénibilité » que le PS souhaite étendre à un maximum de catégories sociales ?

Et, si on veut bien passer sous silence le cumul des mandats, Alain Rousset, qui est candidat à sa propre succession à la présidence de l'Association des régions de France (ARF) depuis 2004, entend-il maintenir cette chape de plomb sur l'ensemble de l' "union des républiques socialistes soviétiques régionales" ?


* Le "superbe menton mussolinien" n'était pas celui de Rousset, mais de Mitterrand, selon A. Madelin: rien n'à voir !

mercredi 28 janvier 2009

Assistance aux naufragés de la grève du jeudi 29 janvier

La grève annoncée sera dure, prévient l'opposition

Pour nous aider à nous organiser,
voici les informations disponibles pour le jeudi noir du 29:



  • Renseignements sur Internet
    – pour tous les trafics : www.sncf.com.
    – pour les prévisions Transilien par gare : http://www.abcdtrains.com/ .
  • Renseignements par téléphone:
    (numéros verts gratuits depuis un téléphone fixe)
    – pour les grandes lignes et TER : 0.805.90.36.35.
    – pour le Transilien : 0.805.700.805.

  • Co-voiturage (sites Internet):
    - covoiturage.fr
  • - envoituresimone
    - 123voiture
    - covoiturage (international)

    Tableau des prévisions de perturbations

    Donnons-nous les moyens de comparaison entre les prévisions alarmistes et la réalité du terrain (rendez-vous sur PaSiDupes,au soir du 29):


    Grévistes/Secteurs

    Prévisions

    Jeudi 29

    Administrations (Trésor, Impôts, caisses de retraites, mairies)
    - hôpitaux,
    - France Télécom,
    - Météo France,
    - Pôle Emploi,
    - France Télévisions,
    - Justice
    - la plupart des branches professionnelles

    Appels
    à

    la

    grève

    ?

    - bus (Paris)

    - tramways

    - trois bus sur quatre.

    - lignes T1 et T2 = trois trains sur quatre,

    - la ligne T3 = un sur deux.

    ?

    Ecoles maternelles et élémentaires,

    selon SNUIpp (FSU)

    70% (les instits du SNUIpp ne représentent pas l’ensemble de l’E.N.)
    Aucun chiffre du ministère mardi (début de soirée), malgré l'obligation des enseignants du primaire de se déclarer 48 heures à l'avance (loi sur le Service minimum d'accueil (SMA))

    - 1 prof sur 3, dans le secondaire

    ?

    EDF et GDFAppels

    ?

    La PosteAppels

    ?

    RATP- un train sur trois sur les lignes 2, 3 bis et 8,
    - un train sur deux sur les lignes 3, 5, 6, 7, 7 bis, 9, 10 et 12,
    - deux trains sur trois sur la ligne 11,
    - trois trains sur quatre sur les lignes 4 et 13- "normal" sur les lignes 1 et 14.

    ?

    Secteurs
    - Chimie,
    - Métallurgie (Citroën, Renault),
    - Commerce et distribution,
    - Finances et banques (Société générale, Caisse d'Epargne)
    Appels

    ?

    SNCF

    - + de 50% des Transiliens (banlieue Ile-de-France)
    - Corail nationaux = 70% sur les liaisons Paris/Clermont-Ferrand et Paris-Toulouse,
    et à 60% en moyenne sur les Corail Intercités ;
    - TER moins de 60%
    - TGV = moins de 40% (
    35% pour le TGV Nord, et 50% pour les réseaux Sud-Est et Atlantique) ;
    - Eurostar, Thalys, Alleo et du TGV Est-Européen = normal

    ?

    - Transports aériens
    Direction générale de l'aviation civile (DGAC)
    - contrôleurs aériens

    - 30% de vols annulés à l'aéroport d'Orly, 10% à Roissy

    - six syndicats (sept à Air France)

    ?

    Transports urbains
    (
    préavis de grève, allant de 55 minutes à 24 heures déposés dans les réseaux de 77 villes:
  • Pour la ligne A du RER, on prévoit un train sur cinq (interconnexion suspendue à NanterrePréfecture).
  • Pour la ligne, le trafic sera nul entre Saint-Rémy et Massy et entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord.
  • un train sur cinq entre Denfert-Rochereau et Robinson et entre Denfert-Rochereau et Massy.

    Côté bus
    , le trafic sera assuré par trois bus sur quatre.
    Pour les tramways, les lignes T1 et T2 compteront trois trains sur quatre, la ligne T3 un sur deux.
  • Aix-les-Bains, Ajaccio, Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Annemasse, Annonay, Arras, Avignon, Bayonne, Besançon, Béziers, Blois, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Calais, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Clermont-Ferrand, Dijon, Douai, Elbeuf, Evreux, Grenoble, Le Havre, L'Isle d'Abeau, Laval, Lens, Lille, Limoges, Longwy, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montbéliard, Montluçon, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, La Rochelle, Rouen, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Saint-Lô, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Soissons, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Vannes, Versailles, Vichy, Vierzon.

    Combien de municipalités d'opposition ?

    ?



    Aujourd'hui mercredi, avec la complicité active de France Info (et donc probablement de l'ensemble du service public audiovisuel), l'UNSA annonçait une mobilisation de 70% des fonctionnaires de l'Education. Or, vu la faiblesse du nombre de ses adhérents, la grenouille de l'UNSA veut se faire plus grosse que le boeuf FSU et "réquisitionne" à son service la totalité des grévistes du secteur.
    Que les syndicats ne nous disent donc pas qu'ils ne paralysent pas le pays demain simplement pour se compter à l'approche des élections professionnelles...