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jeudi 26 juin 2014

Rétroactivement, la CEDH accorde la légitimité à des enfants nés par GPA à l'étranger

GPA : la CEDH "a mis l'enfant (déjà né) au coeur" de sa décision

Consécration de la politique du fait accompli

Couple de parents assistés, les Mennesson font condamner la France.

La Cour européenne vient de juger que l'intérêt de l'enfant prévaut sur l'interdiction des mères porteuses. "Une immense victoire après quatorze ans de combat"... "Mes enfants ne seront plus appelés les fantômes de la République", expliquent Dominique et Sylvie Mennesson, des parisiens, la voix chargée d'émotion devant leur avocat Patrice Spinosi. D'ici quelques semaines, leurs jumelles n'auront plus besoin de prouver aux organismes sociaux qu'elles ont un lien de parenté avec eux ou qu'elles sont entrées légalement en France. A l'unanimité, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour son "refus de reconnaître en droit français une filiation légalement établie aux États-Unis entre des enfants nées d'une gestation pour autrui (GPA) et le couple ayant eu recours à cette méthode".

Une filière américaine?
Un autre couple requérant, qui réside en région Midi-Pyrénées, est dans la même situation avec leur fille, née elle aussi d'une mère porteuse en octobre 2001, dans le Minnesota.

Les faits

Tout a commencé en 2000. Face à l'infertilité de Sylvie, le couple se rend en Californie et a recours à une GPA avec implantation dans l'utérus d'embryons d'une autre femme issus d'un don d'ovule et des gamètes de Dominique. De cette "mère porteuse" naissent des jumelles, Valentina et Fiorella, âgées aujourd'hui de 14 ans. Muni du jugement d'une cour californienne mentionnant les époux Mennesson en qualité de parents légaux, Dominique se rend au consulat français de Los Angeles pour faire transcrire les actes de naissance américains sur les registres français et inscrire les enfants sur son passeport afin de pouvoir rentrer en France avec elles. La retranscription est effectuée sur instruction du Parquet, mais ce dernier en demande ultérieurement l'annulation.

Après des années de procédure, la Cour de Cassation décide qu'une telle transcription est nulle, car elle repose sur une convention de GPA qui est elle-même nulle. Depuis, la vie quotidienne des jumelles, titulaires uniquement d'un visa limité à trois mois, est compliquée. "On doit à chaque démarche fournir l'acte étranger et celui-ci est systématiquement contesté", raconte Sylvie. "Et mes filles ne comprennent pas pourquoi l'État français s'acharne contre elles." Avec cette décision "à valeur symbolique en ce qu'elle lui reconnaît enfin sa qualité de mère", c'est une "épée de Damoclès qui s'efface". "Mes enfants vont avoir des papiers français, un passeport, un certificat de nationalité française, et leur parenté va être transcrite sur leur état civil", se réjouit Dominique.

Atteinte à l'identité des enfants

Les enfants nés par GPA revendiquent une identité qui n'est pas biologiquement la leur: usurpation d'identité ? La CEDH est censée statuer sur la légalité du jugement d'une cour californienne mais, en vérité, prend en compte les réalités de la  "vie privée", car pourquoi contester le droit français, mais cautionner le droit californien? "La Cour constate que, sans ignorer que les enfants Mennesson ont été identifiés aux États-Unis comme étant ceux des époux Mennesson, la France leur nie néanmoins cette qualité dans son ordre juridique. Une telle contradiction porte atteinte à l'identité des enfants au sein de la société française". 

S'y ajoute "l'incertitude quant à la possibilité de se voir reconnaître ou non la nationalité française, susceptible aussi d'affecter leur identité, indique le communiqué de presse de la Cour. "Elles ne peuvent hériter des époux Mennesson qu'en tant que légataires, les droits successoraux étant alors calculés de manière moins favorable pour elles ; elle voit là un autre élément de l'identité filiale dont elles se trouvent privées." Et une telle analyse "prend un relief particulier lorsque, comme en l'espèce, l'un des parents est également géniteur de l'enfant".

Au centre de la préoccupation des juges, l'intérêt
 de l'enfant déjà né 

Un appel de cette décision, rendue à l'unanimité, est aujourd'hui peu probable même s'il est juridiquement envisageable. Reste qu'une telle décision n'est pas définitive. Les parties - en pratique, ici, le gouvernement français - peuvent demander à renvoyer l'affaire pour un nouvel examen par la Grande Chambre de la CEDH. Si une telle demande n'est pas présentée dans les trois mois, si "le collège" de la Grande Chambre la refuse ou si le fax connaît une panne, l'arrêt devient définitif. La France devra alors exécuter l'arrêt en décidant des mesures à prendre à cet effet.

Cette décision européenne aura un impact sur la jurisprudence française. 
"Elle met l'enfant au coeur du raisonnement des juges", commente Patrice Spinosi. "La jurisprudence va devoir inverser sa logique et commencer par rechercher l'intérêt de l'enfant déjà né, avant de s'assurer de l'effectivité de l'interdiction de la GPA".

dimanche 12 mai 2013

Veilleurs pour la famille : 13e veillée, ce soir à Paris

Rendez-vous nombreux, ce soir 


Avenue Dutuit / Avenue Edward Tuck

à 21h30

Salut les Veilleurs, 

Veillées après veillées, vous êtes de plus en plus motivés et notre réflexion est de plus en plus profonde ! Bravo. 
Partout en France, des jeunes et moins jeunes essuient malheureusement des attaques verbales ou physiques. 
"D’abord ils nous ignorent,
 ensuite ils nous raillent,
 puis ils nous combattent,
 et enfin nous gagnons”
Gandhi

Accrochez-vous, investissez-vous !



Nous vous attendons nombreux à Paris.

Les veilleurs




Veilleurs, la résistance silencieuse contre le "mariage pour tous"

Lancé à Paris par une poignée de jeunes, le mouvement des Veilleurs est en train d’essaimer sur l’ensemble du pays. À Lyon, Toulouse, Rennes, Toulon ou Nantes, des dizaines de personnes se rassemblent en silence, pour protester pacifiquement contre le "mariage" pour tous
Mardi 30 avril, ils étaient plus de 200 veilleurs 
dans la cour du Louvre pour cette résistance pacifique.






jeudi 9 mai 2013

"Veilleurs de la famille" et "Mères veilleuses" pour la protection de la nature humaine

Des chapelets contre le mariage pour tous

La "force paisible" des protecteurs de la nature:
où sont passés les écolos ?
Des mères de famille ont passé la nuit au pied du Mur de la Paix au Champ-de-Mars à Paris (VIIe) pour "veiller sur la filiation" humaine, dénonçant contre la procréation médicale assistée (PMA) et la marchandisation des ventres de femmes.
 Ces femmes d'une quarantaine d'années, qui se sont surnommées "Mères veilleuses" (lien Facebook), se sont installées dimanche soir, à l'issue du défilé contre le mariage homosexuel entre Denfert-Rochereau et les Invalides, avec sacs de couchage, sièges de camping et bougies sur la pelouse près du Mur de la Paix.
"Nous allons être relevées par dix autres femmes en fin de journée, a expliqué Bénédicte, l'une des "Mères veilleuses". "Nous voulons être des vigiles et des phares, une petite flamme qui ne s'arrêtera jamais".

Certaines femmes portent une écharpe blanche et ont accroché des roses blanches sur leur bivouac improvisé, assurant être là pour "veiller sur la filiation et faire en sorte que jamais nos filles et nos nièces ne louent un jour leur ventre", a dit Bénédicte.
Avenue de Breteuil, le 5 mai 2013 à Paris


Tous les lundis soir, une veillée se tient devant l’hôtel de ville de Rouen  
Les "excités"... 
à 21h30. 
Cette veillée est organisée par les "Veilleurs de Rouen" contre la loi autorisant le mariage pour tous. On apprend sur les sites catholiques qu’en accord avec l’organisateur de cette veillée à Rouen, la soirée sera prolongée par la récitation d’un chapelet pour ceux qui le souhaitent à partir du lundi 13 Mai.
"Il serait beau, en ce mois de mai, de réciter ensemble en famille le chapelet. La prière raffermit la vie familiale", avait recommandé le pape François sur Twitter le 3 mai 2013 dans la matinée.


Le chapelet est utilisé par les catholiques pour compter les Je vous salue Marie. Un chapelet est constitué de cinq dizaines. C’est donc cinquante Je vous salue Marie qui seront récités à Rouen après chaque veillée.


VOIR et ENTENDRE les "mères veilleuses" de Caen:

Ils souhaitaient rencontrer Hollande

Ils auraient aimé accueillir le président de tous les Français, mais le président socialiste n’est pas venu à Rouen comme promis.
Ils auraient bien accueilli la Ministre de la Culture, mais A. Filippetti avait mieux à faire que de répondre présent. Alors, ils ont accueilli les élus locaux, le ministre des Affaires étrangères, le richissime Laurent Fabius, et la ministre de la Jeunesse et des sports, Valérie Fourneyron.

samedi 2 février 2013

France: ventres à louer sur Internet

Des Françaises prennent les devants sur le projet Taubira

Elles offrent leurs services de mère porteuse sur Internet


Sur plusieurs sites français, des mères porteuses et des couples en recherche peuvent discuter et se rencontrer. (capture d'écran c-dessus)

Une circulaire de Christiane Taubira a suffi à lancer le commerce des ventres La ministre de la Justice a ainsi replacé la fameuse GPA (Gestation pour autrui) au centre de l'actualité. 




Si l'initiative est intempestive, elle a au moins le mérite de dévoiler les intentions cachées de la gauche en plein débat sur le mariage pour tous, qui recourt à l'enfumag de l'opinion avec un procès en homophobie ou suscite des cacas nerveux, tel celui de Sergio Coronada. 

Le problème n'est pas d'estimer avec précision le nombre de couples et d'enfants concernés, comme les pro tente de le faire croire pour détourner l'attention de l'essentiel: le secret protège cette pratique illégale en France et aucun outil légal ne permet d'enrailler le processus en plein explosion.

L'exécutif a visiblement minimisé l'ampleur de l'adhésion des militantes
La presse féminine, notamment, nous disait que les femmes avait réussi à convaincre que les grossesses sont ringardes et que les femmes refusent en fait d'aliéner leurs vies personnelles et professionnelles à la maternité. Il semble maintenant que le changement politique a une incidence aussi imprévue qu'improbable sur les hormones féminines:  les journalistes ont fait du papier et de l'argent sur le  dos des femmes en âge de procéer et celles-ci se rebellent tout à trac. Les voilà disposées à sacrifier leus plus belles années à la fabrication de bébés, pour la bonne cause, par altruisme !

Pas facile d'arriver à comprendre ce revirement

Un passage sur Internet peut éclairer sur les motivation de certains, qui se croisent ou se rencontrent sur des forums ou des sites spécialisés. 

Sur l'un des sites hébergés en France, la procédure est hyper-simple
On s'inscrit en tant que mère porteuse ou en tant que couple en recherche. Du côté des femmes qui proposent de "louer" leur ventre pour mettre au monde l'enfant d'une autre, un témoin anonyme assure qu'elle veut aider un couple à être heureux : " Je suis une jeune maman et je souhaite pouvoir aider un couple à découvrir ce bonheur en leur proposant de porter leur bébé. (...) Je suis une femme de 23 ans, en couple, avec une petite vie équilibrée entre mon travail et ma famille. Je vous laisse me contacter pour faire plus amples connaissances et vous souhaite à tous de trouver votre petite fée". Pas de grands-mères, que de sémillantes jeunes femmes... 

C'est beau et c'est généreux, mais n'est-ce pas un peu idéalisé ?
S., 19 ans, effleure sans en parler vraiment la question financière, en évoquant des "demandes" ou, en clair, de la concurrence : on a intérêt à prendre une option sur cet utérus jeune et dynamique, donc. "Je suis brune assez jolie je n'ai pas de gros défaut sur mon visage je suis de taille assez fine. J'ai déjà eu un enfant et je suis toujours assez fine sans sport (...) Je suis vos règles et vos demandes et vous suivez mes demandes et mes besoins tout au long de ma grossesse. Je veux que vous sachiez que ce ne sera pas mon enfant mais le vôtre". Ca baigne !

La transaction est-elle suffisamment transparente ?

"Je suis vos règles et vos demandes et vous suivez mes demandes et mes ...besoins." Sur la plupart des petites annonces consultées sur Internet, il n'est jamais clairement question d'argent... Contactés, les responsables des sites ne  répondent pas. Couples hétéros ou homos, il est inutile de savoir, puisque ce n'est important que pour les ringards. 
Nous avons visiblement en présence de sites en phase d'étude de marché.
 Certains clients, semblent en tout cas avoir trouvé leur bonheur : "Nous avons bien trouvé un couple de filles qui seront les mamans de notre enfant...", écrit A. 

La question des frais liés à la grossesse est plus souvent abordées sur certains forums
Près de 200 sont consacrés aux mères porteuses. 
" Je souhaite que la question du dédommagement ne soit pas un tabou comme apparemment souvent sur ce forum, mais bien fonction des frais directs, indirects, occasionnels, pertes de revenus engendrés, à évaluer et discuter ensemble, etc.", écrit M. Elle rappelle qu'elle se lance dans cette aventure pour aider un couple, mais suggère que l'addition pourrait être salée, si bénévole soit-elle...
Une seule mère porteuse potentielle répond cash
Elle joue la carte du sérieux et explique qu'elle est certes prête "à aider un couple pour porter leur bébé mais sous conditions bien précises des le départ afin d'éviter toute dérive ou le manque de sérieux. Il faut que les choses soient claires (indemnité pendant les 9 mois de grossesse, prises en charge des dépenses de sante, relation de confiance...). 
Seule N. évoque sans se cacher le caractère bienvenue d'une rentrée d'argent supplémentaire : "Je n'hésiterais pas à être très exigeante, autant que vous le serez bien évidemment envers moi. Je veux de plus sortir ma famille du besoin", raconte-t-elle. 

Tel site hebergeur assure qu'il veille à ne pas laisser passer d'annonce de ce genre, le commerce de la gestation pour autrui étant encore interdit en France : " Nous avons une charte qui interdit toutes propositions dans ce sens et si nous tombons sur une annonce de ce genre nous la supprimons illico bien évidemment ". Nous voilà rassurés...

La méfiance est de rigueur
Sur les nombreuses demandes d'entretien adressées à ces mères porteuses bénévoles (françaises ou au moins francophones ?), force est de reconnaître que rares sont celles qui répondent. En quelques heures, une seule  a pris le risque d'un contact. 

"Vive les CDD !",
crie la gauche
C'est chez elle une vocation... " Je souhaite devenir mère porteuse, mais je demande une compensation de 1500 euros, confirme-t-elle, en avançant un prix dérisoire au regard des tarifs pratiqués à l'étranger (entre 5 000 et 20 000 euros selon les pays). Je sais que cela fait une belle somme, mais étant dans une difficulté financière avec mes trois enfants, je ne vois pas d'autre solution pour repartir de zéro ", confesse la jeune femme. On aurait envie de lui venir en aide, si cette motivation ne ressemblait pas à celle des prostituées entrant sur le marché à leur corps défendant... Elle se vend bien : "J'ai eu trois grossesses sans problème et accouchement sans péridurale; si cela vous intéresse, je suis prête à vous rendre ce service " 
Rien à dire, le produit est sain.
Faut-il que la brave petite soit désespérée et que les clients soient insensibles pour résister. Christiane Taubira fait une belle action.