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samedi 22 juin 2013

Mariage homo :Le Monde ne s'intéresse à Nicolas que pour relayer un appel au calme

Mariage gay : les parents du prisonnier politique de Hollande recherchent un apaisement
 Le rassemblement de la Manif pour tous devant les locaux de M6 
qui a exacerbé la colère du "président des bisous", le 16 juin 
Le cas de l'emprisonnement de Nicolas continue d'indigner 


"Condamné à
quatre mois de prison dont deux avec sursis", selon la présentation biaisée du journal socialiste Le Monde. Le jeune étudiant bénéficie d'un traitement de faveur de l'ensemble de la gauche démocratique car, à la vérité, à 23 ans, Nicolas Bernard-Buss, militant anti-mariage homosexuel, a écopé de deux mois FERME  pour ...rébellion -refus  de prélèvement de son ADN 
(comme le démonteur de MacDo et faucheur d’OGM, José Bové: lien, ou Xavier Mathieu, cégétiste de Conti: lien) qui refusèrent impunément d'être fichés) et fourniture d'une identité imaginaire, et d'une amende de 1 000 euros

Le tout assorti d'un mandat de dépôt, signifiant l'incarcération à la prison de Fleury-Mérogis directement à la sortie du tribunal, mercredi 19 juin.


Le Monde admet que la peine est "sévère" mais limite la "colère au sein de La Manif pour tous". Ce qui est peu dire car elle s'est étendue bien au-delà. Les réseaux sociaux en ont fait un martyr, tandis que Le Monde circonscrit l'émotion à "certains militants anti-mariage gay", niant l'impact de l' "injustice politique" dont est victime le pacifique jeune homme, brutalement passé du statut de "Veilleur pour la famille" à "prisonnier politique" par la volonté d'un juge zélé.

Vendredi, les parents de Nicolas ont cherché à apaiser les tensions



Quoi que puisse écrire Le Monde,  une lettre ouverte publiée sur le site de La Croix aura été nécessaire. "Touchés par la sanction judiciaire disproportionnée qui touche notre fils", nous sommes émus et touchés par l’ampleur du soutien qui lui y est manifesté."

Ils demandent néanmoins à ses soutiens, comme aux forces de l'ordre, de "ne pas céder à la violence".

"Nous respectons ses convictions, tout comme il nous paraît indispensable que d'autres convictions puissent s'exprimer sur ce sujet.
Ne faites pas de lui un héros, encore moins un martyr ! Il ne mérite ni tant d'honneur ni, pour d'autres, tant de haine."

Il faut aussi lire entre les lignes que Le Monde ne rapporte précisément pas. "L’enjeu essentiel, celui qui doit tous nous mobiliser, est celui de la bonne santé de notre démocratie."  


Le Monde respecte-il la chronologie des événements ?

"Un appel au calme qui n'a pas empêché un peu plus de 200 personnes, partisans de La Manif pour tous, de se mobiliser, vendredi à Bordeaux," raconte, tendancieux, le journal réputé ...neutre ! La mise en accusation est claire, mais le respect de la chronologie ne l'est pas tout autant. Le Monde n'a visiblement pas pris à son compte l'exhortation des parents de Nicolas: "Il est temps de chercher des issues constructives."

Son compte-rendu entretient les tensions
Réunis sur le parvis des Droits de l'homme au pied du palais de justice, les manifestants ont dénoncé la "répression policière et à présent judiciaire" visant, selon eux, les opposants au mariage homosexuel, et que le coordinateur Sud-Ouest de La Manif pour Tous, Raphaël de Bourayne, a assimilé à "une volonté de museler" le mouvement.


Des slogans en défense du condamné, et hostiles au gouvernement font état d'un profond malaise politique

"Les opposants au mariage pour tous ont trouvé leur "martyr", écrit Le Monde. Le pouvoir socialo-écolo le leur a fourni. Derrière une banderole "Nicolas en prison, liberté bafouée", agitant des drapeaux de La Manif pour tous, les manifestants de tous âges, "parmi lesquels des enfants", ont scandé  : "Prison pour la racaille, pas pour Nicolas !" "Libérez Nicolas, enfermez Taubira !" "Socialistes, dictature !" Le rassemblement s'est néanmoins dispersé dans le calme au bout d'une heure, vers 19 h 45. Aucune provocation policière n'est venue troubler le rassemblement.


Deux avocats sympathisants de La Manif pour tous ont également annoncé la prochaine
mise en place à Bordeaux, comme dans d'autres villes, comme Paris, d'un collectif d'avocats pour défendre ou conseiller des opposants à la loi Taubira qui pourraient être interpellés, poursuivis ou incarcérés, ainsi que pour fournir "un conseil ou un encadrement juridique" aux prochaines actions ou manifestations du mouvement.
"Pour être respectée, la justice doit être respectable", a déclaré au rassemblement l'un deux, Thierry Bouclier, jugeant "pas normal qu'un jeune homme de 23 ans soit condamné pour des motifs politiques".

Une tribune exigeant "la libération immédiate de Nicolas" a également été publiée, vendredi, "en attendant que la justice puisse réétudier son dossier".


Le Monde fait de l'obstruction au passage de l'information,
PaSiDupes informe ses lecteurs:

Lien "Libérons Nicolas" pétition :


"La place de Nicolas, parfaitement inséré dans la société et membre du mouvement pacifique des 'Veilleurs', n'est évidemment pas en prison"
Le Monde dresse sa liste noire des signataires de cet appel, qui compte des figures politiques de droite - au cas où ses lecteurs aurait pu penser que les démocrates étaient de gauche - telles que Charles Beigbeder, secrétaire national de l'UMP, Jean-François Lebel, maire UMP du 1er arrondissement, Pierre Albertini, ancien maire UDF de Rouen Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France ou encore Charles Millon, fondateur de la Droite libérale-chrétienne. Mais ils ont fait leur marché, occultéant Christine Boutin, ancien ministre, Général Bruno Dary, général de corps d'Armée, ou Chantal Delsol, philosophe, membre de l’Institut.

Outre une pétition "Pour la libération de Nicolas", le magazine Valeurs actuelles a également lancé un "Observatoire de la droitophobie" sur son site jeudi, appelant les internautes de droite à rapporter "des propos lus ou entendus et des attitudes vues" les discriminant. 


Parce que la République apaisée de François Hollande inquiète des citoyens pour leur appartenance politique ou philosophique : #droitophobie
— Édouard Josse (@edjosse) June 20, 2013

Une initiative largement raillée sur les réseaux sociaux, selon Le Monde, notamment sur Twitterle hashtag #droitophobie a fait une apparition remarquée.
Le quotidien du soir socialiste approuve-t-il tout, sans nuances ?

Comme aussi ce tweet de Bruno Roger-Petit, illustre journaliste prolifique  et verbeux, mais creux, partisan et illettré de LePost recueilli par le HuffPost d'Anne Sinclair...
Et de surcroît anti-catho et anti-blanc en liberté ! 




Clairement, le mouvement d'indignation est plus profond que ne veut bien l'admettre Le Monde.

Exemple talentueux de droitophobie imaginaire ? 




vendredi 7 juin 2013

Clément Méric, l'antifa bien sous tous rapports ?

Clément Méric infiltrait la Manif Pour Tous

Posté par Thomas Debesse le 07/06/2013 à 14:12. Licence CC by (copiez-le en le citant)
Alors qu'on apprend la mort de Clément Méric, la première réaction, légitime, est la désolation : encore une mort inutile qu'on ne peut que regretter. Malheureusement, le deuil est très vite terni par des vautours en mal de récupération politique…

D'un coté on aurait l'image d'Épinal du bon élève tolérant victime d'un guet-apens et de l'autre des méchants nazis tout droit sorti du Château de Wolfenstein, et l'ensemble plongé dans une grande soupe d'amalgames…

Au milieu de tout ce foin médiatique, je trouve que l'article du Monde est remarquable : l'auteur n'hésite pas, par exemple, à montrer que Clément Méric critiquait le Front de Gauche qui pourtant récupère sa mort aujourd'hui. L'auteur ajoute également que selon les premiers éléments de l'enquête de police, les provocations étaient partagées.

Clément Méric avant sa mort

Le 17 avril 2013, en marge d'une Manif Pour Tous, la cellule d'extrême gauche à laquelle appartient Clément Méric vient agresser les manifestants.
Line Press [Laurent Bortolussi, photographe, et Olivier Rotrou, France Inter] était sur place et a filmé une partie des événements. Les extraits sont très intéressants.
Malheureusement, je n'ai certainement pas les moyens de me payer une vidéo Line Press… Je me limite donc à une petite sélection de 7 images en invoquant le droit de courte citation… Cette vidéo était jusqu'à peu disponible sur le compte Youtube officiel de LinePress, si vous avez l'occasion de regarder cette vidéo, je vous y invite à le faire, elle est riche en renseignements.

Alors que son groupe agresse la manifestation, tandis que la police intervient pour calmer le jeu et commence à attraper certains, Clément Méric se faufile entre les policiers en civil pour se réfugier derrière les bénévoles de sécurité de la Manif Pour Tous (c'est le jeune au polo rouge à droite) :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Des altercations naissent entre ses camarades et des manifestants. Les bénévoles rappliquent. Clément Méric observe en retrait. On ne voit pas sur cette photo-ci (voir ci-après) mais ceux qui regarderont la vidéo pourront vérifier, Clément Méric place sa chevalière de manière à pouvoir frapper avec s'il le faut :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Les bénévoles du service sécurité de la Manif Pour Tous protègent Clément Méric (à gauche contre la vitrine):
Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Ensuite, alors que la tension baisse un peu, Clément Méric rejoint ses camarades qui déploient une banderole "l'homophobie tue ", et ils crient ensemble le slogan "Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ". L'ironie du sort voudra que ce ne soit pas l'homophobie qui l'ait tué…

Clément Méric n'aime pas être pris en photo. En fait, il retire son foulard dès qu'il faut se glisser incognito au milieu des policiers, profitant de son "visage de poupon " comme alibi, et le remet dès qu'il s'agit d'agir avec son groupe. On le voit à un autre moment de la vidéo lever la banderole sur son visage alors qu'un photographe se place pour photographier le groupe.

Mais ce qui nous intéresse dans cette photo n'est pas le foulard, c'est sa chevalière. Sur cette image il joue du pouce et du majeur pour retourner le chaton sous son index et dissimuler la trop voyante bague à la vue des objectifs. Tout le long de la vidéo on le voit tourner cette chevalière, en fonction du rôle qu'il joue.

Clément Méric ne se sert pas de sa chevalière comme d'une simple bague d'appartenance ou par coquetterie. Il la porte à l'index pour s'en servir comme d'une arme et lorsqu'il est inquiet et que le danger menace, place le chaton en avant du poing. Dès lors qu'il ne se sent plus en danger ou qu'il est pris en photo, il cache le chaton dans sa paume. Cet adolescent au nom noble ne semble assumer sa chevalière qu'en tant qu'arme de poing :


La vidéo ne montre pas l'acte qui a motivé une poursuite de la police, mais on le voit lui et son groupe se réfugier à SciencesPo, rue de la Chaise :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Là encore, jouant son jeu d'élève modèle arrivé là par hasard, l'air de rien il passe au milieu des policiers :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Tandis certains de ses camarades se font embarquer :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Bref, le personnage est trouble. En d'autres circonstances, Clément Méric aurait pu se faire agresser aussi bien par un antifa que par un activiste prolétarien en mal de lutte des classes. Et sous le visage d'un enfant de chœur, malgré ses airs de bon élève et sa chevalière de bonne famille, Clément Méric portait son lot d'intolérance.

Rixe et couverture médiatique

Certains évoquent une rixe qui engagerait la responsabilité de Clément Méric, ce serait à l'occasion d'une vente privée prisée autant par les dits « redskins » ainsi que que les dits « skinheads » (selon les mots trouvés dans la presse) que son groupe aurait pris à parti un groupe d'appartenance opposée. Plusieurs altercations auraient eu lieu, jusqu'à la dernière rixe où Clément Méric, frappé par un coup de poing tombe et heurte violemment un poteau [ou une marche, selon la version]. Affaibli par une leucémie dont il se remettait à peine, le choc lui est fatal et lorsque les secours arrivent, son état est jugé désespéré. La mort sera annoncée le lendemain.

Les média rivalisent de bidonnage.
Du coté du Monde, "pour souligner que Clément Méric n'était pas un provocateur", on précise que le drame s'est déroulé alors qu' il "se rendant à une vente privée de vêtements " comme s'il était allé à une vente BCBG. C'est oublier un peu vite que ladite vente privée est connue pour être un repaire d'extrémistes de tout bord et  qui serait souvent l'occasion de bagarres… Tous les ingrédients pour une nomination au prix Albert Moscou sont là…

Déjà, à l'occasion d'un autre fait divers heureusement moins dramatique, je m'étais étonné au début du mois de mai en lisant un article sur une action d'antifa qui avaient troublé un rassemblement venu commémorer la mort d'un nationaliste.

Je lisais ces mots étonnant :
" [Les antifas ont] repéré les quelques nationalistes déjà présents. Ces derniers n’ont pu que détaler très vite pour éviter de prendre des coups. " 
Comme s'il était normal, dans certains cas comme celui-ci, de recevoir des coups…

Certains rappellent le souvenir de François Noguiez, mort mardi dernier sans que son cas ne soulève d'indignation. Tandis que d'autres tentent difficilement de pondérer un peu. Pendant ce temps, les media et les personnalités rivalisent de délire..

Récupération politique et amalgames
Notre classe politique aime le sang. Elle s'est repue du sang de Wilfred de Bruijn, elle s'enivre du sang de Clément Méric.
Si les agresseurs de Wilfred de Bruijn n'ont toujours pas été arrêtés il me semble, il paraîtrait que les rivaux présumés de Clément Méric aient été interpellés… nous en sauront peut-être plus sur les circonstances de ce dernier drame. En attendant, alors que l'incident n'est même pas encore compris, la France sombre dans une espèce de folie. Chacun verse ses fantasmes dans les caniveaux, à tel point que cela donne l'amère impression que ce drame était attendu avec impatience, afin de pouvoir s'épancher…

Entre les hommes politique amalgamant les partis opposés ou les mouvances adverses, les media s'appropriant les témoignages sans discernement, certaines personnalités profanent le deuil sans aucune honte… La palme de l'horreur revient certainement à la Vilaine Lulu qui instrumentalise ce drame pour justifier ses fantasmes, et ce sans aucun respect pour Clément Méric :


Non satisfaite, la Vilaine Lulu pousse l’infamie jusqu'à se poser elle-même en victime, se vautrant dans le sang encore chaud de Clément Méric :


La Vilaine Lulu oublie que le seul lien que l'on peut honnêtement tirer entre Clément Méric et les Manif Pour Tous, c'était quand Clément Méric agressait la Manif Pour Tous avec sa cellule d'extrême gauche, et quand il se réfugiait ensuite derrière la sécurité de la Manif Pour Tous pour se protéger à la fois des manifestants provoqués et des policiers qui allaient les interpeller !

Cependant, si vous ne cherchez pas de la haine et du mensonge mais plutôt du creux et du convenant qui n'apporte rien, vous le trouverez dans la bouche de François Hollande :
" Ces groupes qui, depuis trop longtemps créent le désordre doivent être réprimés. Maintenant, je vous dit, l'enquête est en court et n'allons pas plus vite et faisons en sorte de ne pas créer un climat qui est déjà trop lourd. Chacun, je l'avais dit, doit prendre ses responsabilités, et il est bien d'ailleurs que tous les partis aient condamnés ce qui s'est produit et faient en sorte que nous puissions tirer tous les enseignements de ce qui est arrivé hélas, dramatiquement, pour ce jeune. "

Écouter François Hollande sur RCF : 
Vous pouvez télécharger cet extrait audio en vorbis, en mp3 ou en flac.

Sans se rendre compte que ses paroles ordonnent également la répression des mouvements dont était membre Clément Méric, le président de la République remplit le vide des lieux communs qu'il ne cesse d'user jusqu'à la moelle (et insiste pour dire qu'il le dit) : "prendre ses responsabilité ", "condamner ", " tirer enseignement", on n'a pas besoin d'un président de la république pour cela…

La mort d'un frère
Finalement, un des meilleurs commentaires de l'événement que j'ai pu lire, je l'ai trouvé sous la plume de Paul Da Silva :
" Et donc les médias s’en mêlent, les politiques – dont le métier est de plus en plus de faire de la télévision que d’avoir des idées – hurlent, pleurent et font des déclarations plus stupides les unes que les autres. Parmi ces voix là, une me choque plus que les autres […] des appels au meurtre (la loi du talion), d’autres à l’interdiction pour ces fascistes de s’exprimer, des amalgames à l’emporte pièce… "
" Je constate que ce mouvement qui profite bien sûr de la crise et d’autres éléments de l’actualité joue le même jeu que l’extrême droite mise en cause aujourd’hui, surfe sur les faits divers à grand renfort de récupération politique et en profite pour attiser doucement une autre forme de haine. "
" Je n’ai pas de solution miracle, je n’ai pas de réponse géniale à apporter à ce qu’il vient de se passer et rien ne ramènera ce jeune homme à la vie. Mais doit-on pour autant remplacer un extrême par un autre ? "

On avait déjà pu lire de sa part, un peu plus tôt cette année, cette pensée pertinente au sujet de la haine : "La liberté d’expression, c’est aussi pour les cons, et j’aime savoir qui sont les cons autour de moi. "

Commentant le drame de Clément Méric, Paul Da Silva évoque la loi du Talion et cite des commentaires appelant au meurtre, trouvés sur des blogs de gauche.
Le drame, c'est que l'on se serve de la mort d'un homme pour justifier la haine, et réclamer encore la mort. C'est comme si la société avait attendu cette mort pour s'épancher, et c'est comme si la société attendait encore des morts pour se justifier.

Et finalement, ce sont des Français qui instrumentalisent la mort d'un français pour appeler au meurtre d'autres français.

L'un des commentaires cités par Paul Da Silva est tout simplement :
" Un mort chez nous, un mort chez eux "
Je trouve ce commentaire très significatif : la mort doit appeler la mort, et surtout, il y un "nous" et il y aurait un "eux ".

Quelles sont ces constructions mentales qui ne servent qu’à une chose : faire couler le sang français, le sang du concitoyen, le sang du frère ?
Ce n’est pas nouveau : le sang impur de la Marseillaise a longtemps été le sang français ! Et quand le sang d’un frère coule, certains y voient la justification du sang d’autres frères encore ! Il faut que le sang coule ! Il faut que le Français meure, car je fais partie de "nous" et il fait partie d’ " eux ". En fait, peu  importe qui est "nous" et qui est "eux", parce qu’il est le "eux" d’un autre "nous", il doit mourir.

Tout est bon pour justifier de faire couler le sang du français : il est de droite je suis de gauche, je suis d’extrême gauche il est d’extrême droite. Je suis pour, il est contre, il aime, j’aime pas. je dois souhaiter qu’il meure, et il doit le souhaiter pour moi.

"
 Ce sont des skinheads", entend-t-on. Non, ce sont des Français ! "Ce sont des redskins", entend-t-on. Non, ce sont des Français ! "Un mort chez nous, un mort chez eux ". Mais qui définit ces camps ? Ne sommes-nous tous pas du même pays ?

Si la mort de François Naugiez ne soulève pas les masses, c'est que sa récupération pourrait nourrir la xénophobie plutôt que le fratricide, ce qui n'a absolument aucun intérêt. Un prétexte est bien inutile s'il n'est pas un prétexte à haïr son frère.

On choisit ses amis, mais on ne choisit pas ses frères. Alors il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde s’aime et soit gentil, mais ceux que l’on supporte le moins sont souvent ceux que l’on ne choisit pas mais que l'on reçoit et evers qui nous avons des devoirs.

À lire et à entendre tous ces commentaires, il semblerait que les antifas ne connaissent pas d'autres solutions que la mort de l'autre… et inversement. La France a inventé le génocide, la France a inventé l'extermination légale de population, et ce bien avant que le fascisme ne soit ne serait-ce qu'une hypothèse ! Pour preuve, les décrets ordonnant l'extermination du peuple Vendéen ne sont toujours pas abrogés ! Nobles de cour ou paysan de Vendée, de droite ou de gauche, le Français mérite la mort parce qu'un autre Français a décidé que je fais partie de "nous" et qu'il fait partie de "eux"  !

Dans l'actualité récente on a lu l'un annoncer qu'il ne pleurerait pas une hypothétique bombe [P. Bergé] l'autre souhaiter que la police tire à vue [l'attaché de presse du député socialiste J.P. Michel, ex-juge du Syndicat de la Magistrature, celui du "mur des cons"...] 

 Pleurez la mort de Clément Méric, oui, et je la pleure avec vous. Mais s'il vous plaît, ne vous en servez pas pour justifier la mort d'un autre, ni même souhaiter la mort d'un autre !

L'Espérance
La foule qui s'est réunie spontanément pour pleurer la mort de Clément Méric avait en commun avec les Veilleurs [pour la famille] d'avoir chanté le Chant des partisans. Il n'y a plus qu'à prier pour que dans l'unité, ce soit tout le peuple de France qui entonne l'Espérance.


samedi 25 mai 2013

Printemps Français: qui sont ces "terroristes" qui terrorisent Valls et Ayrault ??

Le "Printemps Français" suscite une nouvelle psychose du PS: pour le bien de la Manif pour tous !

Ces cathos sont-ils vraiment des ultras, voire des fachos?

Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps Français, 
défend la cause du mouvement auprès des media

Le mouvement dissident de la Manif pour tous, emmené par Béatrice Bourges, a lancé
un appel à la "résistance" qui laisse présager des opérations "coup de poing" lors de la grande manifestation du 26 mai. Focus sur un petit mouvement informel et insaisissable.

Le Printemps Français, un "état d'esprit" ? 

A la suite de l'évocation de "craintes" de débordements lors de la manifestation de dimanche contre la loi du mariage pour tous, d'abord
par Frigide Barjot, puis par Nathalie Kosciusko-Morizet, le ministre de l'Intérieur envisage d'interdire le Printemps Français (PF). 
Manuel Valls juge possible d'interdire un mouvement qui n'est pas déclaré et n'a aucun statut: intox ou manipulation de l'opinion ? 

Ce mouvement dissident de la Manif pour tous, qui s'est déjà illustré par ses actions frontales, en appelle à la "résistance" et à la "transgression" tout en se revendiquant "non-violent". Poserait-on ces mêmes questions à propos de Gandhi ? 

Qui se cache derrière le PF? 

Mais
 se cache-t-on, au Printemps Français ? Qui se cache derrière, peut-être ? Quelles sont ses revendications, ses modes d'action ? A l'en croire pourtant, le PF n'a en fait aucun secret pour la presse.

Pour Caroline Fourest, journaliste gauchiste, homosexuelle et féministe, et militante hostile à l'extrême droite mais complaisante envers l'extrême gauche, les membres du Printemps français sont "des jeunes qui trouvent les méthodes de la Manif pour tous trop molles", dont certains sont parfois proches de l'extrême droite. "Leurs actions sont d'ailleurs relayées sur Internet par le Bloc Identitaire et les Jeunesses Identitaires", illustre-t-elle, considérant que si on n'est pas responsable de ses parents, on l'est de ses suiveurs.

"Le Printemps Français est un réseau plutôt qu'une organisation à proprement parler", analyse Erwan Le Morhedec, avocat et blogueur qui dit "connaître des membres du Printemps Français" et qui partage leur opposition à la loi Taubira. Pour lui, le PF, ce sont "des jeunes gens en contact qui, un peu à la manière des apéros géants, organisent des actions spontanées via les réseaux sociaux." Un mouvement très volatile, donc.

Un point de vue partagé par celle qui s'est vue propulsée à la tête du PF par les media:
Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l'enfant, qui rassemble quelque 80 associations de défense du "droit à l'enfant à être élevé par un père et une mère": "le Printemps Français est un état d'esprit qui prône une résistance non violente et transgressive à la loi Tauriba", déclare-t-elle à L'Express. 
Mais plus précisément ? Pour elle, ce sont les "mêmes personnes" qui composent le Printemps Français, les Hommen et la Manif pour tous.

Quelles sont leurs revendications?

Né au lendemain de la manifestation du 24 mars, lors de laquelle des heurts avec les CRS avaient eu lieu, le mouvement revendique initialement l'abrogation de la loi Taubira, à l'instar de la Manif pour tous. 
Mais son discours semble s'être progressivement radicalisé, "frôlant la rhétorique complotiste chère à l'extrême droite", assure Caroline Fourest. Pour preuve, la promulgation d'une "nouvelle résistance à l'idéologie" sur leur site Internet, le 20 mai, en réaction à la promulgation officielle du projet de loi sur le mariage pour tous par François Hollande, samedi 18 mai. Ils sont de ces opposants qui vivent fort mal d'avoir été privés de débat et, mieux, d'avoir été pris de vitesse par un Parlement scélérat qui a accéléré le calendrier  pour passer voter avant juin comme annoncé et "griller" la Manif pour Tous déjà fixée au 26 mai. Aujourd'hui, la majorité présidentielle exerce des pressions et fait un chantage intolérable aux risques d'affrontements, visant à démobiliser les opposants pacifistes. Et laisser le Printemps Français seul en face à face avec des forces de police déployées en nombre.

"La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l'asservir entièrement", lâche le PF, qui défie le pouvoir hégémonique et méprisant, affirmant que "la bataille ne fait que commencer", et qu'elle "se prolongera jusqu'à la victoire." 

Suite à l'exclusion et à la stigmatisation des opposants, la bataille prend des airs d'appel à l'épreuve de force
"Le Printemps Français énonce (...) que seront tenus pour cibles : le gouvernement actuel et tous ses appendices, les partis politiques de la collaboration, les lobbies où s'élaborent les programmes de l'idéologie et les organes qui la diffusent." Comprendre, les media.

Quelles sont leurs méthodes ?

La "transgression", la "non-violence", la "présence insaisissable" et la "loyauté" font partie des neuf principes de fonctionnement établis par les instigateurs du mouvement. En témoignent les différentes opérations "coup de poing" menées à l'encontre du "lobby gay". Le 7 avril, une dizaine de personnes, masques blancs sur le visage et se revendiquant du PF (sans possibilité de savoir vraiment, donc !) ont recouvert d'affiches l'Espace des Blancs Manteaux à Paris, où devait se tenir une manifestation LGBT. Un "saccage", selon les associations pro mariage gay. A preuve que la gauche dénie à la droite le droit à la contre-manifestation.

La spontanéité est la marque de fabrique de ce mouvement informel
Blocages de péage, affichage vandale, déploiement de banderoles, manifestations, la variété des actions ont tellement impressionné qu'ils ont été analysés comme des menaces, une interprétation que les syndicats ne se voient pas opposer, si peu représentatifs soient-ils. 
Toujours pacifiques ? Les heurts au Panthéon et à la Sorbonne justifient-ils cette question qu'on ne pose pas aux syndicalistes casseurs de la préfecture d'Amiens. Impossible d'ailleurs de savoir si les personnes interpellées appartiennent au PF ou non. N'a-t-on pas en outre commencé par stigmatiser des provocateurs -tout aussi anonymes- venus des banlieues, avant de monter les rares débordements en épingle pour les attribuer à une extrême droite qui n'avait pas trouvé à s'exprimer avant le projet de mariage homosexuel imposé.

"Valls fait des moulinettes"

Erwan Le Morhedec s'étonne des
déclarations de Manuel Valls, qui envisage une interdiction du mouvement : "J'aimerais qu'on m'explique où est la violence dans le PF ! s'exclame-t-il. Jusqu'à présent, le pire qu'il y ait eu, c'était au Panthéon [où un manifestant a été interpellé], et les quelques heurts avec des CRS, lesquels ne sont jamais mis en cause, bien qu'ils aient "gazé" des personnes âgées et des enfants lors de l'immense rassemblement de 1.000.000 d'opposants pacifistes, le 13 janvier à Paris. "D'après ce que je sais, il n'y a pas de projet d'attentat de leur part", suppute Valls.

Une opinion qui contraste avec celle de Charles, un organisateur engagé dans le mouvement des Veilleurs, autre organisation née de la Manif pour tous et qui a pour objectif de "lutter pacifiquement" contre le mariage pour tous. "Nous sommes un mouvement pacifique et nous condamnons toute forme de violence", affirme-t-il. "Nous ne faisons pas d'opérations 'coup de poing' à la manière du PF. Eux sont peut-être plus contre le gouvernement et contre Hollande que contre le projet de loi lui-même".

Quoi qu'il en soit, pour Erwan Le Morhedec, "Valls fait des moulinettes".
"Ca serait inquiétant pour la liberté d'opinion et d'expression que le PF soit interdit". Juridiquement, relève-t-il, l'interdiction est impossible: "le Printemps Français est un réseau officieux, pas une association." Inattaquable, donc ? "Valls ne peut pas interdire un état d'esprit", tranche Béatrice Bourges.

dimanche 12 mai 2013

Veilleurs pour la famille : 13e veillée, ce soir à Paris

Rendez-vous nombreux, ce soir 


Avenue Dutuit / Avenue Edward Tuck

à 21h30

Salut les Veilleurs, 

Veillées après veillées, vous êtes de plus en plus motivés et notre réflexion est de plus en plus profonde ! Bravo. 
Partout en France, des jeunes et moins jeunes essuient malheureusement des attaques verbales ou physiques. 
"D’abord ils nous ignorent,
 ensuite ils nous raillent,
 puis ils nous combattent,
 et enfin nous gagnons”
Gandhi

Accrochez-vous, investissez-vous !



Nous vous attendons nombreux à Paris.

Les veilleurs




Veilleurs, la résistance silencieuse contre le "mariage pour tous"

Lancé à Paris par une poignée de jeunes, le mouvement des Veilleurs est en train d’essaimer sur l’ensemble du pays. À Lyon, Toulouse, Rennes, Toulon ou Nantes, des dizaines de personnes se rassemblent en silence, pour protester pacifiquement contre le "mariage" pour tous
Mardi 30 avril, ils étaient plus de 200 veilleurs 
dans la cour du Louvre pour cette résistance pacifique.