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dimanche 11 octobre 2020

PMA pour toutes : nombreux rassemblements contre la "PMA sans père" dans plusieurs villes de France

Contre-manifestations de pro, le jour des rassemblement contre la PMA

Ce samedi 10 octobre, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes. 










Les opposants à la "Manif pour tous"  sont venus en nombre contrecarrer le rassemblement des anti 

Répondant à l’appel du collectif d’associations Marchons Enfants!, dont la Manif pour tous, les manifestants étaient 1.700, selon les organisateurs, à Versailles, plusieurs centaines à Paris, Toulouse, Lille, Rennes, Bordeaux, Lyon ou encore Clermont-Ferrand.

Avant l’examen du projet de loi au Sénat

A Paris, place Vendôme, devant le ministère de la Justice, les opposants ont scandé « Macron, ta loi on n’en veut pas », ou encore « PMA et GPA, on n’en veut pas. En France l’humain ne se vend pas ». A la tribune, plusieurs associations se sont relayées pour dénoncer un texte qui « menace les enfants », l’association anti-IVG Alliance Vita demandant pour sa part « l’arrêt de l’engrenage eugéniste ».

Les forces de l'ordre bloquent les opposants à la manifestation anti-PMA. Ce samedi, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.


En réaction, de nombreux activistes de gauche et LGBT, défenseurs de la loi, ont organisé des contre-manifestations, notamment à Toulouse. 

L’appel de "Marchons Enfants" a attiré un millier de personnes, samedi 10 octobre, Place du Salin à Toulouse, sous des drapeaux verts où l’on pouvait lire "Liberté égalité paternité". 

Ce samedi, le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label "Marchons Enfants !", appelait tous les citoyens à se mobiliser contre le projet de loi bioéthique permettant notamment l'ouverture de la PMA à toutes les femmes.

De l’autre côté du palais de Justice, sous le drapeau arc-en-ciel des mouvements homosexuels, avec le soutien, notamment de Act Up, et de l’ultra-gauche, dont le NPA (révolutionnaire trotskiste), une contre-manifestation, non déclarée en préfecture, a été organisée avec des slogans de haute volée. "Mieux vaut une paire de mères qu’un père de merde" ou "Mieux vaut famille gay que famille triste".

"Dieu est gay," assure une pancarte

Inutile de souligner que ces deux mondes ne partagent pas les mêmes idées. Et malgré un important déploiement de force de l’ordre, compagnies de CRS et policiers de la compagnie départementale d’intervention, les activistes pro ont essayé de bloquer le cortège des anti place du Salin. La police les a invités fermement à se disperser ce qui, contre toute évidence, selon les pro de mauvaise foi, a déclenché un premier incident provoqué, disent-ils, relayés par Midi Libre, par certains membres de l’encadrement "très identitaire" de "Marchons enfants". La police a effectué une charge rapide pour séparer les opposants.

Lacrymogènes pour disperser

Les forces de l'ordre bloquent les opposants à la manifestation anti-PMA.Il n’y a plus eu d'affrontement direct entre anti et les quelques trublions pro, la police toulousaine veillant à éviter aux deux groupes de se croiser. Place des Carmes, puis à Esquirol, les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes pour obliger les soutiens à la cause homosexuelle et à la PMA, procréation médicalement assistée, à se disperser dans le rester de l'arrêté préfectoral. "Leur manifestation n’avait pas été déclarée en préfecture contrairement à l’autre mouvement", glisse au passage un responsable policier. Le cortège favorable à la loi bio éthique, fort quand même de plusieurs groupes de quelques dizaines d'individus a pu effectuer une marche au départ du rassemblement du palais de justice jusqu’au Grand-rond, dans les deux sens.

Les opposants à la manifestation ont été bloqués par la police

Les opposants à la manifestation déclarée ont été bloqués par la police -  

Dans l’après-midi, notamment au croisement de la rue de Metz et d’Esquirol, les partisans de chaque camp se sont copieusement insultés, en paroles et en gestes, les doigts bien tendus… Il n’y a pas eu de nouveau dérapage physique, ni de dégradation. A part les autocollants généreusement distribués et collés un peu partout où on peut lire : "NPA GPA, sans père Non". La police n’a procédé à aucune interpellation.

Le cortège de "Marchons pour les enfants" s’est dispersé vers 17 heures après d’ultimes prises de parole devant le monument aux morts. A 500 mètres de là, sur le boulevard Carnot, quelques grenades lacrymogènes ont été à nouveau lancées pour éloigner, une dernière fois, leurs opposants.

Ils manifestent contre la loi bioéthique

Le collectif d’associations « Marchons Enfants » qui regroupe La Manif pour tous, Alliance Vita, l’association des familles catholiques et le CPDH, comité protestant évangéliste pour la dignité humaine avait lancé un appel au rassemblement autorisé. A Paris, Lyon, Bordeaux mais aussi à Toulouse où au plus fort de l’après-midi, près de deux milliers de personnes ont marché sous les hués et quolibets des membres des mouvements pro-homosexuel ou de l’ultra-gauche. Des opposants dispersés par la police.
« Marchons Enfants » refuse la PMA, procréation médicalement assistée, sans père, et la GPA, la gestation pour autrui. Ils s’opposent donc à la loi bioéthique votée au cœur de l’été par l’Assemblée. « Par seulement 17 % des députés, au milieu de la nuit, un scandale ! », reproche un manifestant. 
Le mouvement ironise sur un président Macron qui allonge le congé parental des pères « mais qui facilite, encourage même la naissance d’enfant sans père ».
À Toulouse, Robert Ménard, le maire de Béziers et son épouse Emmanuelle, députée de l’Hérault, participaient au rassemblement, écharpe tricolore barrant leur poitrine. La députée a invité les participants à écrire aux sénateurs « pour leur faire prendre conscience des dangers de cette loi, » puisque le projet doit leur être présenté pour amendement(s) avant de revenir pour une seconde lecture à l'Assemblée. 

La mise en danger d’autrui est punie par la loi.

Comment un gouvernement peut-il décider de mettre lui-même des enfants en danger en promouvant la PMA pour les femmes seules ?

Les connaissances acquises sur le sujet permettent de savoir que les enfants privés de père, sont en danger. Nos gouvernants ne peuvent l’ignorer. C’est donc délibérément qu’ils sacrifient le développement des enfants pour satisfaire certains adultes, au nom du concept "désir d'enfant", sans père, en contournant les lois de la nature, mais au nom de la Science.

Force est, à ce stade, de constater une colonisation du gouvernement par le féminisme radical dominant dont le but, proclamé, est de « libérer » ses adeptes de l’homme, dénigré comme "dominant" et "violeur", et de l’enfant, objet du désir de maternité, quelles que soient les conséquences qui en résultent pour ces derniers et pour la société.
Un nouvel ordre social se mettrait ainsi en place, sans respect des lois de la Vie et uniquement au service du féminisme radical.

L’objectif du féminisme radical (allié aux associations de type lesbien) est, en effet, de couper complètement le lien entre l’homme et les enfants, c’est à dire, supprimer la parentalité masculine et détruire la famille traditionnelle vouée aux gémonies comme archaïque, selon les femmes de progrès.

Le projet de loi va dans le sens de la femme pouvant s’en pourvoir si elle en a l’usage, mais sans engagement ni contraintes pour elle, ni engagement auprès de l'enfant à naître. La situation idéale étant cependant alignée sur la recommandation exprimée lors de la marche « NousToutes » du 23 novembre 2019 : « soyons lesbiennes pour nous délivrer du mâle »

Les enfants sans père seraient réduits à une moitié de leur identité personnelle, privés de la connaissance, et aussi de la pratique de vie, de l’autre moitié d'eux-mêmes, à jamais détruite. Leur situation serait pire que celle des enfants qui sont actuellement privés de père, soit par accident, désordre culturel et social ou par la volonté de certaines mères, mais qui savent qu’ils ont eu ou ont encore ce père.  

Ces « femmes seules », éventuellement demandeuses de PMA sont rarement des femmes véritablement seules. Or, des statistiques et l’actualité ont prouvé que les enfants dont l’homme qui cohabite, occasionnellement ou en permanence avec la mère n’est pas le père biologique ont sept fois plus de risques d’être maltraités (des études nord-américaines disent cent fois) que les enfants qui vivent avec leurs deux parents biologiques. L’actualité, occultée à dessein, nous le prouve avec les enfants martyrs tels que Marina, Fiona, etc. tués par leur mère et leur « beau-père ».

D’une façon générale, la monoparentalité accroît le nombre d’enfants maltraités, d’abord par la force des choses, parce que l’on sait qu’un seul parent ne peut pas faire face à tout, puisque deux parents n’y parviennent pas de façon satisfaisante, en raison de la multitude des tâches à accomplir de nos jours et des décisions complexes à prendre. Mais aussi, l’enfant sans père maltraité par sa mère, n’a pas de recours auprès d’un deuxième parent. Il doit subir. Ce n’est pas anodin puisque les mères seraient, d’après l’étude OMS confirmée par des travaux nord-américains, responsables des maltraitances dans plus de 60 % des cas (leur plus grande présence auprès des enfants est à prendre en compte pour leur responsabilité).

D’autre part, référons-nous au magazine « Pour la science » qui signale la reprise d’une étude ancienne suivie alors par l’INSERM (docteur Robine), qui estimait à 30 % le nombre d’Européens qui souffrent de difficultés psychologiques suffisantes pour leur rendre difficiles les activités du quotidien, donc les relations avec leurs enfants. Les demandeuses de PMA considèrent pour leur part que l'absence de père facilite la prise de décisions: elles feraient mieux que les magistrats isolés à qui on reproche des jugements malheureux pris en solitaire.  

Les pressions du lobby  « NousToutes »

Les plus violentes féministes radicales, réunies sous les banderoles de « NousToutes » lors de la marche contre les féminicides et contre les violences faites aux femmes du 23 septembre 2019 se sont aperçues qu’elles pouvaient instrumentaliser les enfants. A partir de la notion (déjà répandue par les ministres successives de l’enfance) du fait que la violence conjugale était toujours masculine et que la maltraitance des enfants découlait uniquement de cette violence conjugale masculine (rappelons qu'ils sont tous "dominateurs et violeurs"), le mouvement a demandé avec insistance le retrait de l’autorité parentale aux pères violents. C’est à dire, selon la doxa, potentiellement à tous les pères. En situation de divorce, les pères se voient refuser la garde de leurs enfants. Mais ils peuvent contribuer aux frais de leur éducation...

En plus de l’instrumentalisation des enfants et de leur mise en danger, soulignons la disproportion qui existe entre la réalité et le volume considérable donné par le féminisme radical à la campagne organisée autour des « féminicides » et autres « violences faites aux femmes », avec la complicité des media en pénurie de matière. C’est le cas notamment, avec le Grenelle et la marche du 23 novembre 2019. 
 
On voit bien que le féminisme radical instrumentalise les « féminicides » pour en faire une arme offensive contre la masculinité, sans garantir un mieux pour les enfants objets de leur désir de maternité.  
Les féministes dénaturées ont installé un climat de rejet du masculin - déjà dans l''"écriture inclusive",  le langage dit « non sexiste » ou « dégenré »  ! - suffisamment violent pour justifier l’éradication des pères (par le retrait de l’autorité parentale dans l’immédiat, ensuite grace à la PMA pour les femmes seules.

C’est une manœuvre qui ne peut plus se cacher. Elle est dans le droit fil des précédentes étapes qui se déroulent depuis plusieurs décennies, et qui se poursuivront sans aucun doute, si nous restons passifs comme ce fut le cas jusqu’à aujourd’hui. Que l’on n’oublie pas, par ailleurs, que les coupables ne sont pas les femmes, mais les féministes radicales minoritaires.
Et le droit à la paternité est-il garanti ?

dimanche 19 janvier 2020

La PMA mobilise plusieurs milliers d'opposants dans la rue

L'examen au Sénat du projet de loi bioéthique occulté par les grèves contre la réforme Macron des retraites

26.000 personnes, presque trois fois moins que le 6 octobre dernier, dans un climat insurrectionnel contre la réforme des retraites


Les opposants à la PMA - seulement pour les femmes - rassemblés avenue de l'Opéra à Paris, dimanche 19 janvier 2020.

Au 47e jour de grèves des transports, les Parisiens reprennent des forces.

Et, à l'avant-veille de l'examen au Sénat du projet de loi bioéthique -dont l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires est la mesure phare -, les opposants au texte se sont à nouveau rassemblés ce dimanche à Paris. 
Selon le cabinet Occurrence, spécialiste des estimations médianes, 26.000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale: c'est presque trois fois moins que lors de la précédente mobilisation du 6 octobre, commente l'AFP, sans replacer l'événement dans son contexte, celui des grèves qui en étaient alors à plus de 43 jours d'affilée. 

L'AFP est pourtant capable de contextualisation, puisque, non sans malice, elle signale par ailleurs qu'"avec un trafic "normal" ou "quasi normal" dimanche pour les TGV et 7 Intercités sur 10, les perturbations à la SNCF liées à la grève contre la réforme des retraites n'ont pas empêché les manifestants de rejoindre Paris. 
Ainsi est-il juste politiquement malveillant et intellectuellement faible, de la part de l'AFP, d'insister  de surcroît sur les 74.500 personnes de la journée d'octobre, deux mois avant le départ de la mobilisation CGT-SUD contre la réforme Macron des retraites, le 5 décembre. D'autant que la préfecture de police compte 41.000 manifestants... 
Le collectif "Marchons Enfants!", à l'initiative du rassemblement, réunit 22 associations dont la Manif pour tous. 

Le cortège s'est élancé à 13 heures de la place de la Résistance (VIIe), en bord de Seine, pour rejoindre la place de l'Opéra. 

"Je pense que ce sera une manifestation très importante avec un public très conscient des enjeux derrière la loi bioéthique", avait déclaré la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère.

Près d'une centaine de cars, ainsi qu'une vingtaine de trains ont été affrétés pour rejoindre la capitale, selon les organisateurs. Sans doute les cheminots CGT et Sud ont-il veillé au bon acheminement des opposants, mais l'AFP ne va pas jusque là !... Quelque 1.000 volontaires étaient mobilisés avant l'examen mardi au Sénat

Les marcheurs voulaient ainsi manifester leur présence et exprimer leur opposition à la PMA que les députés ont déjà votée en première lecture - subrepticement, au milieu de la loi bioéthique - uniquement pour les femmes, toutes, pour raison médicale ou au motif de leur rejet de l'homme

Réunis en commission spéciale l8 janvier, les sénateurs ont déjà adopté le texte - dont l'article 1 sur la PMA -, à la faveur de la division de la droite, pourtant majoritaire au palais du Luxembourg.

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La PMA pour toutes sera "notre malédiction", estime François-Xavier Bellamy.L'eurodéputé met en garde "les apprentis sorciers de la condition humaine" contre son extension aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, dénonçant une "fuite en avant perpétuelle dans l'insatisfaction et la frustration" et une "nouvelle logique" qui "nous conduit directement au transhumanisme".
"Méthode cause toujours" du gouvernement

Puisque les parlementaires sont des suiveurs et que le processus législatif est engagé, les associations mènent un combat d'arrière-garde, en conscience. 
"Au lendemain de la manifestation du 2 février 2014, avait été retiré le projet de loi famille de la ministre Dominique Bertinotti", qui avait renoncé à y inclure la PMA pour toutes, a rappelé Ludovine de la Rochère. "Ce qui s'est passé au Sénat nous motive encore plus à nous mobiliser contre ce projet de loi qui ne mérite plus de s'appeler bioéthique", maintient pour sa part Caroline Roux, déléguée générale adjointe d'Alliance Vita.  


L'association pour la défense de la vie face à l'IVG a obtenu gain de cause début janvier devant la justice pour que soit ré-affichée dans les gares d'Ile-de-France sa campagne controversée, à laquelle s'opposait la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, axée sur le respect de la "paternité" et de la "maternité" en référence - mais sans mention explicite - à la PMA.
Cette semaine, l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a qualifié de "monstrueux" le fait d'"infliger volontairement (l'absence d'un père). L'Église met en garde contre une "procréation livrée à la manipulation médicale"

Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne (Rhône), s'est expriméé sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) , ainsi que les dons de sperme et la congélation des ovocytes en stock.
Que dit donc l’islam de la PMA ? Elle est autorisée uniquement chez les couples hétérosexuels mariés. Par ailleurs, le spermatozoïde et l’ovocyte doivent appartenir exclusivement aux deux conjoints.Le recours aux dons de spermes et d’ovocytes qui fait intervenir une tierce personne est radicalement interdit en islam, que les donneurs soient connus ou anonymes.
En effet, le fait que l’enfant ne soit pas issu du sperme du mari ou de l’ovocyte de l’épouse crée un « un mélange des filiations » tout à fait paradoxal en islam. Les dons d’embryons sont également interdits.
Que dit l’islam sur la GPA ?
La pratique de la mère porteuse est également interdite en islam, qui rejette toute maternité de substitution et tout contrat portant sur ce type de grossesse.
L’islam considère que la véritable mère de l’enfant conçu par procréation médicalement assistée est celle qui l’a enfanté et non la génitrice : « Ne sont leurs mères que celles qui les ont enfantés… » (Coran : 58/2)
Que dit l’islam sur la PMA, la GPA, le don de spermes et la congélation des ovocytes ?Les associations regrettent que leurs propositions lors des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 n'aient pas été pris en compte dans le projet de loi. "Et depuis quelques semaines, c'est le silence", affirment-elles.

"Au fond c'est une question de courage en politique et de convictions personnelles. Pas de couleur ou d'appartenance à tel parti", selon Bertrand Lionel-Marie, des Associations familiales catholiques (AFC), qui demande aux parlementaires d'aller contre "l'esprit du temps". Le collectif n'exclut pas d'autres manifestations "dans les prochaines semaines", en cas de statu quo du texte et de "non-ouverture d'un dialogue". 

Les béats nient que les hommes pourraient exiger l'accès à la GPA en vertu du principe d'égalité.
Face aux "demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP)", le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est prononcé en faveur de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, le mardi 27 juin 2017. Il s’est montré en revanche très hostile à l’auto-conservation ovocytaire. La question de la pratique des mères porteuses ou la gestation pour autrui (GPA) a aussi fait l’objet d’un avis négatif par le CCNE.

Qui dit procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes dit forcément gestation pour autrui (GPA). C'est l'une des craintes évoquées par les opposants à l'élargissement de la PMA, comme ils craignaient déjà que la loi autorisant le mariage pour tous - entre personnes du même sexe, donc - soit la porte ouverte à la PMA. Avaient-ils manqué de perspicacité ? 
Au nom du principe d'égalité, les couples d'hommes pourraient à leur tour revendiquer logiquement le droit d'accéder à la GPA, puisque les couples de femmes auraient, de leur côté, la possibilité d'avoir des enfants grâce à la science. Or, juridiquement, cet argument ne tient pas: il faudra juste modifier la loi !

mardi 8 octobre 2019

LREM, soupçonnée de connivence avec le cabinet Occurrence

Comptage des manifestants : le cabinet Occurrence est-il de mèche avec LREM ?

L
e vice-président de la "Manif pour tous" révèle pourquoi la fiabilité du comptage des manifestants par le cabinet Occurrence est suspecte


 Dumont a dénoncé les liens de cette entreprise avec le parti présidentiel. 

Lundi sur franceinfo, il a aligné des éléments qui jettent la suspicion sur l'indépendance de l'entreprise vis-à-vis de La République en marche (LREM) et des  comptages effectués, en dépit de la confiance politique que lui accorde un collectif de media.

Des manifestants opposés à la PMA pour toutes le 6 octobre 2019 à Paris.Après la manifestation dimanche 6 octobre à Paris contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, ce cabinet d'études - et de conseil - "indépendant" français spécialisé dans l'évaluation de la communication est remis en cause. Il est chargé depuis 2018 par plusieurs dizaines de media mainstream, dont certains appartenant au même groupe, de compter les manifestants : il est censé compter en toute objectivité le nombre de manifestants. 
Or, il suscite l'indignation sur les réseaux sociaux comme dans le public. Lundi 7 octobre par exemple, le vice-président de la Manif pour tous, Albéric Dumont, a avoué sur franceinfo qu'il aimerait "avoir la preuve" de la "soi-disant indépendance de ce cabinet".
Ces accusations ne sont pas nouvelles : elles ressortent régulièrement sur les réseaux sociaux et certains clients de ce cabinet prétendent se livrer à l'exercice schizophrénique de partage du vrai et du faux.

"Aucun lien d’amitié" entre le patron d’Occurrence et Aurore Bergé ?

Le président d’Occurrence, Assaël Adary, est "un ami d’Aurore Bergé, députée La République en marche [LREM] et défenseure acharnée de la 'PMA sans père'", indique Albéric Dumont. Pourtant, tous les deux l'assurent : ils ne se connaissent pas. Le lien d’amitié inavoué entre Assaël Adary et la porte-parole du gouvernement, Aurore Bergé, se fonde sur un tweet publié le 13 mai 2017, en pleine campagne pour les élections législatives. Aurore Bergé n’est à l’époque pas encore élue députée LREM de la 10e circonscription des Yvelines, où elle cumule les fonctions électives lucratives (lien PaSiDupes : Aurore Bergé (LREM) a-t-elle empoché 6.000 euros faciles ?).
Pour Assaël Adary, contacté par franceinfo, ce tweet n’est pas un soutien politique, mais "une réponse à un autre tweet qui demandait 'de faire barrage à la suceuse Aurore Bergé'." Ce tweet a depuis été supprimé. Le message d’Assaël Adary était donc selon lui un "tweet de soutien envers une personne agressée et insultée, par ailleurs ancienne étudiante du Celsa, dont je suis président de l’association des diplômés."

Déjà sur ce point, les relations sont ambiguës : "Je n’ai jamais fait le Celsa, j’ai fait Sciences Po Paris, il a dû confondre", s'étonne Aurore Bergé, interrogée par franceinfo. Si la page Wikipédia d’Aurore Bergé indique bien qu’elle a étudié au Celsa (Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication à La Sorbonne), l’annuaire de l’école ne mentionne en effet aucune Aurore Bergé. "A l'époque, j'aurais mis ma main à couper qu'elle était une ancienne du Celsa, sinon je n'aurais jamais publié ce tweet" (ci-dessus), assure Assaël Adary.
De son côté, Aurore Bergé assure à franceinfo que le patron d’Occurrence n’est "pas un ami" : "Je ne le connais pas, je ne l’ai jamais rencontré. Je n’ai aucun lien avec Occurrence, ils font leurs comptages sans me demander mon avis !"

Caterina Avanza ne cumule pas des fonctions chez Occurrence et En Marche

L’un des cadres du cabinet Occurrence a-t-il des responsabilités au sein de LREM ? 
C’est ce qu’assure sur franceinfo Albéric Dumont, vice-président de la Manif pour tous : "Une certaine Mme Avanza [est] à la fois salariée au QG d’En marche et chargée d’événement au cabinet Occurrence."
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Vérification faite, Caterina Avanza, 38 ans, membre du Parti démocrate italien (un parti politique fourre-tout, classé en général au centre gauche, mais, en fait, une coalition allant de l'ex-parti communiste à la démocratie chrétienne), a bien travaillé pour Occurrence et En Marche !… (ci-contre avec Macron), mais pas à la même période. Comme l’atteste son profil LinkedIn, elle a occupé pendant quatre ans le poste de "chargée d’étude senior" pour Occurrence, de mars 2006 à septembre 2010. Elle a ensuite travaillé pour différentes entreprises, dont l’institut de sondage Ifop. Ce n’est qu’en juin 2017 qu’elle arrive chez En marche, d’abord en charge des consultations citoyennes et des études d'opinion.
Un CV confirmé par Assaël Adary, président d’Occurrence : "C’est complètement fou, on n’a plus aucune relation contractuelle avec elle depuis neuf ans. Son solde de tout compte date de septembre 2010 !"

La directrice générale d’Occurrence a bien applaudi l’élection d’Emmanuel Macron

C’est une critique qui revient régulièrement sur les réseaux sociaux :
la directrice générale d’Occurrence soutiendrait Emmanuel Macron.
Une nouvelle fois, tout part d’un tweet, aujourd'hui supprimé, qu’elle publie le 7 mai 2017, jour de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

Céline Mas, directrice générale du cabinet d'expertise Occurrence à l'époque, se félicite de l'élection d'Emmanuel Macron.  

Cette fois, pas de doute : le soutien politique est explicite. Mais pour Assaël Adary, dont le co-fondateur d'Occurrence a mis fin à ses fonctions opérationnelles en janvier 2016, "chaque collaborateur est libre de ses opinions". Une entreprise ne peut pas selon lui être tenue "politiquement responsable" de ce que font ses collaborateurs. "Il y a par exemple un maire sans étiquette dans notre équipe, peut-être y-a-t-il aussi des 'gilets jaunes', des conseillers municipaux ou des personnes qui ont manifesté dimanche contre la PMA pour toutes, mais je n’en sais rien et je n’ai pas à le savoir." 
Adary est intervenant au Celsa et à Sciences Po Paris. Il est président de l'association des Alumni Celsa Sorbonne Universités et Secrétaire général de l'association Communication & Entreprise. Un homme d'influence est-il nécessairement fiable et vertueux ?


Il indique également que Céline Mas ne travaille plus pour Occurrence depuis août : "Elle a été licenciée pour des motifs professionnels, ce n’est pas lié à ses convictions personnelles."

Une méthodologie de comptage validée par une vingtaine de media

Un employé d'Occurrence préposé au comptage des manifestants,
le 22 mars 2018
Après la manifestation contre l'extension de la PMA dimanche, le fossé entre le chiffre avancé par les organisateurs et celui publié par Occurrence est très large. Les premiers ont comptabilisé huit fois plus de manifestants dans les rues de Paris que les seconds. Pour certains militants, c’est le signe d’une "manipulation" de la part d’Occurrence.
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Parmi les critiques, relayées notamment par le site Boulevard Voltaire, le cabinet Occurrence n’aurait pas compté tous les manifestants, étant donné que le cortège était scindé en deux.
Pour Assaël Adary, au contraire, tout s’est déroulé dans les clous : "Nos équipes étaient pile où il fallait être, au croisement entre les boulevards Raspail et Montparnasse, justement là où les deux cortèges, y compris le cortège de délestage, sont passés."

Au-delà de cet exemple précis, la question de 
la fiabilité du comptage des manifestants est posée, surtout qu’une vingtaine de médias, et même près de 80 si on prend en compte tous les titres de presse régionale, font confiance à Occurrence.
"L’indépendance des chiffres des manifestants vient du fait que j’ai conçu la méthodologie avec des médias de sensibilité différente, du 'Figaro' à Mediapart en passant par franceinfo et 'La Croix'. Mais ce qui est terrible, c’est que cet argument se retourne contre nous, à cause du manque de confiance envers les médias", explique Assaël Adary.
Quid, justement, de cette méthodologie 
"On a des capteurs de la société Eurecam, qui, comme ceux présents dans les aéroports et les musées, comptent les manifestants", détaille le président d’Occurrence. Pour corriger la marge d'erreur, l'entreprise ajuste le chiffre grâce à des micro-comptages de trente secondes réalisés à la main. "Le chiffre final ne passe aucunement par le ministère de l’Intérieur !", soupire-t-il. Il ajoute que des journalistes et des militants sont régulièrement invités à compter avec eux.
La méthode scientifique aurait-elle des failles ? 


samedi 16 février 2019

LREM propose finalement une alternative à "Parent 1" et "parent 2"

Les cerveaux dérangés de LREM ont retrouvé leurs esprits ?

Ils proposent finalement une alternative à "Parent 1" et "parent 2"


 La députée Anne-Christine Lang, succès comique de l'année
L'amendement consacrant l'homoparentalité dans les formulaires scolaires sera-t-il un top 5 des parents biologiques, porteurs ou adoptant ? 
Finie la remise du dossard de vainqueur... La rapporteuse admet qu'elle a ripé et Anne-Christine Lang envisage désormais de remplacer sa numérotation initiale par une solution n'établissant pas de hiérarchie entre les deux parents.

Critiqué par les esprits sains dans un corps sain et soutenu par une partie des associations de parents d'élèves - imaginez laquelle ! - l'amendement qui consacre l'homoparentalité dans les formulaires scolaires, remplaçant "mère et père" par "parent 1 et parent 2", pourrait bien être modifié.

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Les députés avaient adopté cet amendement LREM mardi 12 février en première lecture, dans le cadre du projet de loi "pour une école de la confiance". Il s'agissait, pour la députée à l'origine du texte, Valérie Petit, d'"ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l'école". C'est une enseignante-chercheuse engagée dans la lutte contre ...les discriminations et pour l’égalité des droits...

Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, et la rapporteuse  LREM  avaient cependant donné un avis défavorable, estimant que le changement réclamé ne relevait pas du domaine législatif.

Ce vendredi 15 février, Anne-Christine Lang a fait savoir qu'elle compte déposer en seconde lecture un autre amendement. 
Au lieu de "parent 1" et "parent 2", les familles pourraient choisir entre "père" ou "mère" ou combiner les deux termes. "Cela permettra d'éviter le problème de la hiérarchisation des parents", explique la rapporteuse.
L'enfant n°2 pourrait-il opter pour les semaines impaires à l'âge de sept ans ?

Le délire de la députée Valérie Petit 

Députée du Nord complètement perchée

Cette quadra est étrangère aux questions familiales ou psychologiques, puisqu'elle est membre de la commission des finances et rapporteure spéciale du budget de la fonction publique (GRH publique)... Elle s'investie également dans la démocratie participative, la démocratie locale et la e-démocratie, ce qui ne la prédispose toujours pas à la ponte de son texte inique. A l'origine, elle est spécialiste du "leadership" et de la "direction d'entreprise", et enseigne le management et les ressources humaines à l'Ecole des hautes études commerciales (Edhec) de Lille.

Comme conférencière, elle a pu toucher 8.580 € en 2011 et 3.760 € pendant sa campagne législative de 2016. Comme salariée, elle a été employée par Les 3 Suisses de septembre 2016 à août 2017, lors du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de cette société emblématique de vente par correspondance.
Comme mère de deux garçons, on ne sait rien sur son couple et son conjoint : est-elle n°1 ?

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Fédération dominante de parents d'élèves, classée à gauche (parfois extrême), la FCPE s'était félicitée du vote des députés classant les "parent 1" et "parent 2". "C'est une très bonne chose, ça tient compte de l'évolution des situations familiales", avait réagi Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE, venu de Seine-Saint-Denis.

Même l'Association des familles homoparentales (AFDH) est plus réservée. On se demande donc quelle degré de concertation a bien pu exister pour que Alexandre Urwicz, président de l'AFDH, puisse d'abord déclarer : 
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"Dans un premier temps, on a salué l'amendement parce que, techniquement, ça permet à nos familles de pouvoir être incluses dans des formulaires qui jusque-là ne le permettaient pas", mais exprime ensuite ses craintes que cette formulation ne crée "une hiérarchie parentale""Qui est le 'parent numéro 1' et qui est le 'parent numéro 2' ?"
Tout ça pour finalement se prononcer pour des formulaires "inclusifs" avec des cases à cocher : "père", "mère", "représentant légal".

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Les associations conservatrices sont, elles, vent debout, à l'instar de Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, qui qualifie ce texte d'"absolument déshumanisant". Tugdual Derville, ci-contre, directeur d'Alliance Vita, mouvement pro-vie, militant principalement contre l'avortement, l'euthanasie, le mariage et l'adoption par les couples de même sexe, a même lancé un appel  à la "désobéissance civile".