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vendredi 6 mars 2020

Nancy : une institutrice écrouée pour viols sur ses filles

Profil bas des féministes et des anticléricaux

Cette professeure des écoles est accusée d'avoir violé ses deux filles de 5 et 7 ans, avec participations de son mari et de son amant 

Femmes pédophiles, ça existe... Reportage

Le trio diabolique a été mis en examen et placé en détention provisoire en novembre, a-t-on appris vendredi 6 mars du Parquet de Nancy.

Les élèves vont être entendus par les enquêteurs.
"Vendredi, des convocations ont été adressées aux parents concernés. Aucun élément ne laisse à penser que l’enseignante s’en soit prise à ses élèves. Il s’agit d'auditions de 'simple précaution'" décidées par la juge d'instruction chargée de l'affaire, a indiqué le procureur de la République de Nancy, François Pérain, d'après l'Est républicain.

Selon le journal du groupe de presse EBRA (L'Alsace, les Dernières Nouvelles d'Alsace le Républicain lorrain, L'Est républicain et Vosges Matin ainsi que des journaux rachetés à la Socpresse de Serge Dassault : Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Bien public et Le Journal de Saône-et-Loire), propriété du Crédit mutuel (BFCM) qui détient le CIC ou Cofidis (dont Monabanq), ce sont au total "118 écoliers ou anciens écoliers qui vont être interrogés dans les prochains jours"

Interpellés fin novembre, la femme née en 1986, son mari né en 1974 et son amant né en 1976 ont été écroués à l'issue de leur garde à vue et mis en examen pour "viols et agressions sexuelles incestueux sur mineures de moins de 15 ans" et "corruption de mineurs" en ce qui concerne l'institutrice et son mari et pour complicité en ce qui concerne l'amant.
La femme est aussi mise en examen pour "captation d'images pédopornographiques".

En février 2019, hospitalisée aux urgences psychiatriques de Nancy après une tentative de suicide, la professeure des écoles s'était confiée à un interne, lui disant s'être, sous la pression de son amant, "filmée en train de faire des actes de nature sexuelle sur ses deux enfants", a révélé le procureur de la République de Nancy.

Ouverte à la suite de ces confessions, l'enquête préliminaire a abouti au placement en garde à vue en novembre de la femme et l'amant, lequel a reconnu avoir reçu les vidéos pédopornographiques, mais qui a accusé le mari d'avoir aussi commis des actes sexuels sur ses enfants, ce que ce dernier, interpellé à son tour, a nié.

Les deux fillettes ont été "confiées au Conseil départemental à la suite d’une ordonnance de placement provisoire", a indiqué le procureur.

Les féministes et les anticléricaux restent étrangement silencieux.

Caroline de Haas a quitté Twitter,
par peur de la contestation populaire de ses parti-pris. 
Mais 'Osez le féminisme!' qu'elle a fondé se déchaîne toujours sur les mêmes:


Chasse aux sorcières unilatérale par une ex du CSA...

Le cisgenre est un type d'identité de genre où le genre ressenti d'une personne correspond à son sexe biologique, assigné à sa naissance.
(la 'misandrie' est le contraire de la 'misogynie' et 'cis' ('cisgenre') est un type d'identité sexuelle où le genre ressenti d'une personne correspond à son sexe biologique, "assigné" (sic) à sa naissance (par la nature, faut-il le rappeler : non par les papas!).

Leurs "soeurs" peuvent être des violeuses
Si ces féministes haineuses acceptaient de se contempler le nombril et de se tournaient un instant vers les enfants ?
Faut-il les informer que quatre membres d’une même famille de l’Isère viennent d'être mis en examen pour violences sexuelles sur trois enfants, deux fillettes de 4 et 7 ans, ainsi qu'un garçon de 10 ans, à Bourgoin-Jallieu, 28.000 habitants. Leur calvaire a duré deux ans et demi, entre l'été 2016 et fin 2018, jusqu’à ce que l’aîné parle. Dix adultes, âgés de 30 à 64 ans, hommes et femmes, ont été interpellés il y a un an, quasiment jour pour jour. Sept ont été mis en examen par des juges du pôle criminel de Grenoble, pour "viols, agressions sexuelles, corruption de mineurs" concernant les quatre principaux protagonistes. Trois autres adultes ont été placés sous contrôle judiciaire. Certains ont reconnu les faits. Les autres seront réinterrogés par les juges. 
Le grand-père et la tante des enfants sont également cités dans ce dossier. Selon Le Dauphiné libéré qui a révélé l'information, la grand-mère des enfants avait déjà été inquiétée par la justice en 1999 pour avoir poussé à la prostitution ses deux filles (dont la mère des trois enfants victimes)... "afin de subvenir à ses besoins" : une excellente raison !

Pas de ça chez 
les Juifs, les Musulmans, les Bouddhistes, les Protestants ou les Mormons ?
L'Eglise catholique fait face depuis la fin du XXe siècle à la révélation de nombreuses affaires d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, des religieux ou des laïcs en mission ecclésiale. 
Les anticléricaux se sont déchaînés. Leurs motivations différent-elles vraiment de celles de l'Allemagne nazie?
Le ministre nazi des Cultes a fait circuler une "fake news" selon laquelle 7.000 ecclésiastiques avaient été condamnés pour crimes sexuels entre 1933 et 1937, alors que "le chiffre réel semble avoir été 170 cas, alors que nombre de ces abuseurs sexuels avaient quitté l'état religieux avant les faits". Ces accusations faisaient partie d'une campagne malveillante conduite par les hauts responsables du NSDAP (dont Joseph Goebbels, ministre de l'Education du peuple et de la Propagande, son nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques modernes de manipulation des masses) pour réduire l'influence de l'Église dans l'Allemagne hitlérienne, notamment à la suite de la publication de l'encyclique Mit brennender Sorge (Avec une brûlante inquiétude) du pape Pie XI qui condamnait l'idéologie raciste, le culte de l'Etat et du chef, ainsi que le paganisme qui sont le fondement du national-socialisme.Qu'est-ce que le 'Kirchenkampf'  ou Lutte contre l'Eglise ? 
En 1933, 
Hitler signa le Reichskonkordat, un traité avec le Vatican qui  interdisait au clergé la participation politique. Le Troisième Reich cibla les Eglises chrétiennes et essaya d'affaiblir leur influence. Tout au long de 1935 et 1936, des centaines de membres du clergé, religieux et laïcs dirigeants ont été arrêtés, souvent sur des fausses accusations de contrebande de devises ou de délits sexuels. Goebbels a largement diffusé ces accusations dans ses campagnes de propagande, montrant les cas sous le pire des jours possible. Des restrictions ont été imposées aux réunions publiques et les publications catholiques subirent la censure. Les écoles catholiques furent sommées de réduire l'instruction religieuse et des crucifix ont été retirés de bâtiments d'Etat.
Depuis la révolution sexuelle des années 1970 - suite à Mai 68 - et jusque au tournant de la fin des années 90, il était encore possible de faire l'apologie de la pédophilie.

Sans que les défenseurs des enfants abusés ne dressent l'oreille et s'horrifient, En 1982, dans l'émission littéraire (!) Apostrophe de Bernard Pivot sur le service public, Cohn-Bendit a pu se flatter de sa participation active à l'éveil des sens d'enfants en bas âge d'un jardin d'enfants (entre seize mois et deux ans) où il a sévi. LIRE PaSiDupes
"Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. […] Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque"
Euronews titra : "Pédophilie : les écologistes allemands face aux erreurs [sic] du passé"... On n'en parlera plus jusqu'en 2009 lorsque François Bayrou, MoDem, y fit allusion, sournoisement, en plein débat de campagne des Européennes...

VOIR et ENTENDRE Matzneff "homme courtois" et sodomite de petites filles (de 14 ou 15 ans, ou garçons) avec les ricanements de telle ou telle femme présente:
Citons encore Guy Hocquenheim, journaliste (collaborateur soixante-huitard au quotidien Libération) et romancier (auteur de la Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary) mais aussi militant à la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) dès sa création et militant homosexuel français, deuxième homosexuel français à faire son coming out dans la presse, mort des suites du sida en 1988, à l'âge de quarante et un ans.

Les femmes ont accaparé le sujet de la pédophilie en en faisant une cause féministe, au mépris de la souffrance des garçons, également victimes d'abus sexuels.
Enfance Majuscule, Enfance et Partage, l'Enfant bleu - Enfance maltraitée et le Collectif féministe contre le viol, quatre associations qui agissent, dit-on et sans discrimination de genre, pour la défense et la protection des enfants victimes de violences sexuelles ont saisi le procureur de la République de Paris - en 2000 - de l'existence d'un fichier de 470 photos d'enfants extraites de vidéos pornographiques contenues dans un CDrom. 14 clichés d'adultes agresseurs sexuels d'enfants y figurent également. Ce fichier a été établi à partir d'un CDrom de plus de 10.000 images ou séquences pornographiques saisies au domicile d'un pédophile allemand résidant aux Pays-Bas et assassiné en juin 1998. Interpol possède ces documents depuis 1998. Certains enfants de nationalité française auraient été reconnus sur ce fichier et des enquêtes étaient en cours les concernant. Sont-elles toujours en cours ?

dimanche 19 janvier 2020

La PMA mobilise plusieurs milliers d'opposants dans la rue

L'examen au Sénat du projet de loi bioéthique occulté par les grèves contre la réforme Macron des retraites

26.000 personnes, presque trois fois moins que le 6 octobre dernier, dans un climat insurrectionnel contre la réforme des retraites


Les opposants à la PMA - seulement pour les femmes - rassemblés avenue de l'Opéra à Paris, dimanche 19 janvier 2020.

Au 47e jour de grèves des transports, les Parisiens reprennent des forces.

Et, à l'avant-veille de l'examen au Sénat du projet de loi bioéthique -dont l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes et femmes célibataires est la mesure phare -, les opposants au texte se sont à nouveau rassemblés ce dimanche à Paris. 
Selon le cabinet Occurrence, spécialiste des estimations médianes, 26.000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale: c'est presque trois fois moins que lors de la précédente mobilisation du 6 octobre, commente l'AFP, sans replacer l'événement dans son contexte, celui des grèves qui en étaient alors à plus de 43 jours d'affilée. 

L'AFP est pourtant capable de contextualisation, puisque, non sans malice, elle signale par ailleurs qu'"avec un trafic "normal" ou "quasi normal" dimanche pour les TGV et 7 Intercités sur 10, les perturbations à la SNCF liées à la grève contre la réforme des retraites n'ont pas empêché les manifestants de rejoindre Paris. 
Ainsi est-il juste politiquement malveillant et intellectuellement faible, de la part de l'AFP, d'insister  de surcroît sur les 74.500 personnes de la journée d'octobre, deux mois avant le départ de la mobilisation CGT-SUD contre la réforme Macron des retraites, le 5 décembre. D'autant que la préfecture de police compte 41.000 manifestants... 
Le collectif "Marchons Enfants!", à l'initiative du rassemblement, réunit 22 associations dont la Manif pour tous. 

Le cortège s'est élancé à 13 heures de la place de la Résistance (VIIe), en bord de Seine, pour rejoindre la place de l'Opéra. 

"Je pense que ce sera une manifestation très importante avec un public très conscient des enjeux derrière la loi bioéthique", avait déclaré la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère.

Près d'une centaine de cars, ainsi qu'une vingtaine de trains ont été affrétés pour rejoindre la capitale, selon les organisateurs. Sans doute les cheminots CGT et Sud ont-il veillé au bon acheminement des opposants, mais l'AFP ne va pas jusque là !... Quelque 1.000 volontaires étaient mobilisés avant l'examen mardi au Sénat

Les marcheurs voulaient ainsi manifester leur présence et exprimer leur opposition à la PMA que les députés ont déjà votée en première lecture - subrepticement, au milieu de la loi bioéthique - uniquement pour les femmes, toutes, pour raison médicale ou au motif de leur rejet de l'homme

Réunis en commission spéciale l8 janvier, les sénateurs ont déjà adopté le texte - dont l'article 1 sur la PMA -, à la faveur de la division de la droite, pourtant majoritaire au palais du Luxembourg.

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La PMA pour toutes sera "notre malédiction", estime François-Xavier Bellamy.L'eurodéputé met en garde "les apprentis sorciers de la condition humaine" contre son extension aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, dénonçant une "fuite en avant perpétuelle dans l'insatisfaction et la frustration" et une "nouvelle logique" qui "nous conduit directement au transhumanisme".
"Méthode cause toujours" du gouvernement

Puisque les parlementaires sont des suiveurs et que le processus législatif est engagé, les associations mènent un combat d'arrière-garde, en conscience. 
"Au lendemain de la manifestation du 2 février 2014, avait été retiré le projet de loi famille de la ministre Dominique Bertinotti", qui avait renoncé à y inclure la PMA pour toutes, a rappelé Ludovine de la Rochère. "Ce qui s'est passé au Sénat nous motive encore plus à nous mobiliser contre ce projet de loi qui ne mérite plus de s'appeler bioéthique", maintient pour sa part Caroline Roux, déléguée générale adjointe d'Alliance Vita.  


L'association pour la défense de la vie face à l'IVG a obtenu gain de cause début janvier devant la justice pour que soit ré-affichée dans les gares d'Ile-de-France sa campagne controversée, à laquelle s'opposait la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, axée sur le respect de la "paternité" et de la "maternité" en référence - mais sans mention explicite - à la PMA.
Cette semaine, l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a qualifié de "monstrueux" le fait d'"infliger volontairement (l'absence d'un père). L'Église met en garde contre une "procréation livrée à la manipulation médicale"

Azzedine Gaci, recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne (Rhône), s'est expriméé sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) , ainsi que les dons de sperme et la congélation des ovocytes en stock.
Que dit donc l’islam de la PMA ? Elle est autorisée uniquement chez les couples hétérosexuels mariés. Par ailleurs, le spermatozoïde et l’ovocyte doivent appartenir exclusivement aux deux conjoints.Le recours aux dons de spermes et d’ovocytes qui fait intervenir une tierce personne est radicalement interdit en islam, que les donneurs soient connus ou anonymes.
En effet, le fait que l’enfant ne soit pas issu du sperme du mari ou de l’ovocyte de l’épouse crée un « un mélange des filiations » tout à fait paradoxal en islam. Les dons d’embryons sont également interdits.
Que dit l’islam sur la GPA ?
La pratique de la mère porteuse est également interdite en islam, qui rejette toute maternité de substitution et tout contrat portant sur ce type de grossesse.
L’islam considère que la véritable mère de l’enfant conçu par procréation médicalement assistée est celle qui l’a enfanté et non la génitrice : « Ne sont leurs mères que celles qui les ont enfantés… » (Coran : 58/2)
Que dit l’islam sur la PMA, la GPA, le don de spermes et la congélation des ovocytes ?Les associations regrettent que leurs propositions lors des Etats généraux de la bioéthique organisés en 2018 n'aient pas été pris en compte dans le projet de loi. "Et depuis quelques semaines, c'est le silence", affirment-elles.

"Au fond c'est une question de courage en politique et de convictions personnelles. Pas de couleur ou d'appartenance à tel parti", selon Bertrand Lionel-Marie, des Associations familiales catholiques (AFC), qui demande aux parlementaires d'aller contre "l'esprit du temps". Le collectif n'exclut pas d'autres manifestations "dans les prochaines semaines", en cas de statu quo du texte et de "non-ouverture d'un dialogue". 

Les béats nient que les hommes pourraient exiger l'accès à la GPA en vertu du principe d'égalité.
Face aux "demandes sociétales de recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP)", le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’est prononcé en faveur de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, le mardi 27 juin 2017. Il s’est montré en revanche très hostile à l’auto-conservation ovocytaire. La question de la pratique des mères porteuses ou la gestation pour autrui (GPA) a aussi fait l’objet d’un avis négatif par le CCNE.

Qui dit procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes dit forcément gestation pour autrui (GPA). C'est l'une des craintes évoquées par les opposants à l'élargissement de la PMA, comme ils craignaient déjà que la loi autorisant le mariage pour tous - entre personnes du même sexe, donc - soit la porte ouverte à la PMA. Avaient-ils manqué de perspicacité ? 
Au nom du principe d'égalité, les couples d'hommes pourraient à leur tour revendiquer logiquement le droit d'accéder à la GPA, puisque les couples de femmes auraient, de leur côté, la possibilité d'avoir des enfants grâce à la science. Or, juridiquement, cet argument ne tient pas: il faudra juste modifier la loi !

mardi 12 novembre 2013

L'Eglise de France sur le risque de passage de la laïcité au laïcisme

Mgr Georges Pontier : "Il ne faut pas laisser l’Etat nous imposer une seule manière d’être"

Le président de la Conférence des évêques de France, était hier l’invité de l’émission "Face aux chrétiens", animée par Frédéric Mounier et coproduite avec KTO. Mgr Pontier répondait aux questions de Dominique Greiner ( La Croix), Benjamin Rosier (RCF) et Mathias Terrier (RND et Radio Présence).
   
Depuis votre élection à la tête de l’épiscopat français, on vous a peu vu et entendu. Cette discrétion médiatique est-elle volontaire de votre part ?Mgr Georges Pontier : Oui, elle est plutôt volontaire. Je voulais me laisser du temps pour prendre la mesure de cette fonction et privilégier la rencontre avec mes frères évêques, plutôt que passer par d’autres chemins ou moyens. Si j’ai peu parlé avant cette assemblée, c’est aussi pour ne pas apparaître comme un président à la manière de la société civile, c’est-à-dire un chef qui va donner une ligne à suivre. Il me semble que le rôle du président des évêques est de leur permettre de travailler ensemble, de dialoguer entre eux, de chercher la juste position pour aujourd’hui. Sans nier qu’il faudra aussi trancher à certains moments.

L’Assemblée des évêques a travaillé sur la présence des chrétiens dans la société. À la suite de la mobilisation contre le « 
mariage pour tous », n’y a-t-il pas, parmi les clercs, une crainte que les prises de position aillent dans tous les sens, de ne pas contrôler ces prises de paroles ?

Mgr G. P. : Je ne parlerais pas de contrôle, mais d’équilibre entre l’initiative propre et légitime de chacun et le maintien de la communion ecclésiale. Une des clés, c’est que chaque sensibilité soit perçue comme une richesse et que chaque sensibilité sache jusqu’où elle ne doit pas aller pour ne pas déchirer le tissu de la communion ecclésiale. À un moment donné, il faut avoir un amour suffisant de l’Église pour savoir que le risque de casser ce tissu de l’Église est trop important et donc refréner son ardeur en conséquence. Il faut accepter que certains marchent plus lentement ou autrement.

"Nous ne sommes pas croyants contre l’État", avez-vous déclaré dans votre discours d’ouverture en évoquant la laïcité. Ne craignez-vous pas aujourd’hui que cette laïcité vire au laïcisme ?


Mgr G. P. :
 La laïcité de l’État est une bonne chose, nécessaire, enviée et que nous souhaitons à d’autres pays. Le danger vient quand l’État veut faire de la laïcité une quasi-religion civique, en dehors de toute référence religieuse ou transcendante. Il verse alors dans le laïcisme : l’État cherche à ramener dans la vie strictement privée toute autre conviction que celle qu’il demande d’avoir. Ce risque n’est pas totalement absent et il déborde même le champ des religions. Je pense au domaine de l’éducation affective. L’État peut vouloir trop en faire, soi-disant pour libérer les enfants de la pression familiale ou culturelle. Il ne faut pas laisser l’État nous imposer une seule manière d’être. Il reste que la laïcité de l’État est une bonne chose.
Dans votre discours d’ouverture, vous avez évoqué le sort "des populations d’origine bulgare ou roumaine". Un dossier auquel vous avez été confronté à Marseille. Pourquoi n’avoir pas prononcé le mot Rom?

Mgr G. P. :
 Les mots sont importants. Certains mots stigmatisent, d’autres reflètent la réalité. Il s’agit bien de populations d’origine bulgare et roumaine. Certains adjectifs, comme celui que je ne prononcerai pas, sont devenus trop durs, presque une injure dans la bouche de certains. C’est inacceptable. Le sort difficile que ces populations connaissent ne donne pas le droit de les injurier. Qu’il y ait des problèmes à régler, j’en conviens. Je suis tout à fait d’accord pour reconnaître aussi qu’il y a parmi eux des personnes qui ne sont pas honnêtes, et qu’elles doivent être traitées comme toute autre personne malhonnête. Mais traiter les personnes en fonction de leur appartenance globale à une ethnie, c’est du racisme.

jeudi 15 août 2013

L'Eglise catholique, première religion de France, fête Marie, mère de Dieu


Le 15 août, la fête de l'Assomption est célébrée par les chrétiens du monde entier 

Assomption de Marie, par Jacques Le Chevallier
(1952, Chapelle de Ste Bernadette d’Auteuil)

Assomption au Burkina
Les catholiques fêtent la montée au ciel de Marie, la mère de Jésus, Fils de Dieu, au terme de sa vie terrestre.
En France, depuis le vœu de Louis XIII qui place le royaume de France sous la protection de Notre-Dame de l'Assomption, les processions sont traditionnellement suivies et donnent souvent lieu à des festivités, feux d'artifices, etc., comme à Biarritz. Celle de Paris se tient depuis quelques années dans un bateau sur la Seine, où l'on sort la statue d'argent de la Vierge conservée à Notre-Dame. Le sanctuaire de Lourdes connaît ses plus grandes heures d'affluence.
Comme chaque année donc, la procession du 14 août à Notre-Dame de Paris a attiré des milliers de fidèles pour une procession sur la Seine.
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Hier, mercredi 14 août 2013, la résistance aux dérives islamistes qui ensanglante l’Egypte a été le prétexte à des attaques massives contre les églises coptes du pays. 
Soixante lieux de culte ont ainsi été attaqués.

mercredi 13 mars 2013

Le pape François succède à Benoît XVI

L'Esprit Saint innove à plus d'un titre

Le successeur de Saint Pierre vient d'Amérique latine
L'Argentin Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, a été élu pape mercredi à la surprise générale pour prendre la tête de l'Eglise catholique.

Sa personne établit la synthèse entre la Curie romaine et l'Eglise du monde
Il a donné sa première bénédiction à "tous les hommes et les femmes de bonne volonté". 
Fait sans précédent il a demandé à la foule des fidèles massée sous sa fenêtre de bien vouloir le bénir.

Il se fera appeler Pape François
Premier "François" de la papauté, le nouveau pape, qui est âgé de 76 ans,  rend certainement hommage à Saint François d'Assise, à l'origine de l'ordre des Franciscains, fondé sur la pauvreté totale et la prédication. Proche des franciscains par son ascétisme, Jorge Mario Bergoglio a en effet consacré une partie de sa vie aux pauvres.
En changeant de nom, le pape change ainsi de mission en abandonnant son nom de baptême. La Bible fait explicitement référence à cette "transformation" lorsque Jésus choisit de donner à Simon le nom de Pierre : "Heureux es-tu, Simon fils de Jonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle" (Mt16, 13-19).
Joseph Ratzinger avait choisi Benoît XVI en référence à Benoît XV, grand pacifiste au cours de la Première Guerre mondiale.  


L'élection du nouveau pape est intervenue au second jour du conclave
 

La fumée blanches'est élevée de la cheminée de la Chapelle Sixtine vers le ciel à 19 heures ce mercredi 13/3/2013. 
Dans la matinée, les 115 cardinaux électeurs ont participé à la messe Pro Eligendo Pontifice dans l'enceinte de la basilique Saint-Pierre, où ils ont rendu hommage à Benoît XVI avec un tonnerre d'applaudissements.
Dans son homélie, Angelo Sodano, le doyen du collège des cardinaux, a appelé ses pairs à "travailler tous ensemble pour construire l'unité de l'Église".
A la différence de 2005, où Joseph Ratzinger dominait les débats, les "papabili", ou papes potentiels, étaient cette fois au nombre d'une douzaine, ce qui aurait pu compliquer l'élection. Beaucoup d'"experts" s'étaient risqués à la prédire  pour jeudi.

La personne du souverain pontif s'est donc imposée comme une évidence après qu'il soit arrivé second lors du conclave de 2005 qui a choisi Josef Ratzinger.  
Les quatre prédécesseurs du pape François ont tous été élus après deux ou trois jours de délibérations. En moyenne, sept tours de scrutin ont été nécessaires lors des neufs derniers conclaves. Quatre avaient suffi à Benoît XVI.

Le pape François est apparu au balcon central de la basilique Saint-Pierre une heure après l'apparition d'une fumée blanche sur le toit de la chapelle Sixtine, signe de son élection.
"Annuntio vobis gaudium magnun. Hebemus Papam (Je vous annonce une grande joie. Nous avons un pape)", avait auparavant déclaré le protodiacre et cardinal français, Mgr Jean-Louis Tauran.

François, dont la messe inaugurale aura lieu mardi, devient donc le 266e souverain pontif. Son nom n'avait pas été cité au nombre des "papabile". Les observateurs envisageaient un jeune septuagénaire. 
Le pape est élu à la majorité des deux tiers par les 115 cardinaux électeurs, ce qui suppose de réunir 77 voix. Ce seuil a donc été atteint dès le cinquième tour de scrutin.

Il est en outre le premier jésuite à devenir évêque de Rome.
 
Comme souvent, son élection a été une surprise et les pseudos experts, qui avaient redouté l'élection d'un conservateur, avaient milité contre le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, bien qu'érudit et ouvert, misant sur la réalisation du dicton selon lequel celui qui  entre pape au conclave en resort cardinal. Il s'agissait qui plus est de trouver une personnalité à même de tenir les rênes.

Enfin, le pape François est le premier élu des Amériques 
"Comme vous le savez, la tâche du conclave est de donner un évêque à Rome. Il semble que mes frères cardinaux soient allés presque au bout du monde", a souligné l'élu, s'adressant à la foule en italien: il est en effet d'ascendance italienne
"En tant que premier pape issu des Amériques, son élection exprime également la force et la vitalité d'une région de plus en plus importante dans l'évolution du monde et, aux côtés de millions d'Américains hispaniques, nous, aux Etats-Unis, partageons la joie de ce jour historique", dit quant à lui Barack Obama.

François Hollande n'a pas ignoré le nouveau pape comme l'ancien

Il a daigné adresser au pape François ses "félicitations les plus chaleureuses
et (ses) vœux très sincères pour la haute mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique pour faire face aux défis du monde contemporain."
Bien qu'il n'ait pas rencontré Benoît XVI, François Hollande a péroré
"La France, fidèle à son histoire et aux principes universels de liberté, d'égalité et de fraternité qui fondent son action dans le monde, poursuivra le dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu avec le Saint-Siège, au service de la paix, de la justice, de la solidarité et de la dignité de l'homme", écrit le président laïc.

Bravant la pluie, des milliers de fidèles se sont pressés toute la journée place Saint-Pierre à Rome et une immense clameur s'est élevée dès l'apparition de la fumée blanche.
"Je ne m'attendais pas à cela, mais je suis absolument ravi. C'est un moment unique. Il y a grand sentiment de cohésion ici", s'est réjoui un prêtre de Glasgow.

mardi 12 mars 2013

Conclave: que les media laïcs nous fassent la grâce de se taire

Et si la presse parlait de ce qu'elle connaît, pour changer !

Non, les cardinaux ne sont pas "inspirés" par les fresques de Michel-Ange...



Ils sont éclairés par 
l'Esprit Saint
on en souhaite autant
à la presse.








Pas de désignation ici: on n'est pas au PS...

lundi 7 janvier 2013

Peillon qualifie Vallaud-Belkacem de "petite tête"

Le ministre de Ayrault refuse le débat et la concertation annoncés par Hollande 

Najat Vallaud Belkacem importe dans l'école un débat réservé aux adultes
A la droite de la ministre et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem,
son hôte, le responsable local
du mouvement gay et lesbien

La ministre de Hollande n'est pas neutre 
Elle n'a pas fait que répondre à une question surprise d'un élève: elle s'est rendue dans un collège du Loiret pour répondre à l'invitation d'une association partisane gay et lesbienne
Lien PaSiDupes : " Vallaud-Belkacem fait la promotion du mariage gay dans les collèges

VOIR et ENTENDRE
la ministre des Droits de la femme faire du prosélytisme sur des enfants:

 
Couac au gouvernement

""Il y a un principe qui est assez simple dans notre école, sur des sujets qui intéressent les adultes, c'est la neutralité de l'école, nous ne faisons pas dans l'école de prosélytisme, nous veillons à respecter toutes les consciences".
Ce n'est pas la ministre franco-marocaine qui tient ces propos, mais son collègue de l'Education, Vincent Peillon...


Peillon: n'importons pas dans l'école les débats de société


Le gouvernement socialo-écolo prend l'initiative d'un débat sociétal clivant
Mais tout en revendiquant sa neutralité, il accuse la droite de vouloir rallumer la guerre scolaire autour du mariage homosexuel. 

Au risque de s'aliéner les associations gays et lesbiennes, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a affirmé lundi sur RTL qu'il ne veut plus de débat à l'école.

VOIR et ENTENDRE le ministre de l'Education devant Jean-Michel Aphatie sur RTL:


Vincent Peillon répond aux questions de... par rtl-fr

Peillon se défend de tout sectarisme?

Il déclare que
l'Eglise catholique est "réactionnaire".

Il est en outre franc-maçon : la "franc-maçonnerie est la religion de la république".
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Mieux, comme Jean-Luc Mélenchon, le ministre de l'Education national qui se déclare neutre et hostile à tout prosélytisme, mais il est membre du Grand Orient de France (GODF), donc athée et fait profession de sa " foi laïque ".


Sectarisme et mafia ?



La religion du gouvernement " laïc"
de François Hollande


Lors de l'élection de Claude Bartolone (PS) au perchoir en juin dernier, une trentaine de députés "initiés" ont été mobilisés. En coulisses, le fabiusien Philippe Guglielmi, élu de Romainville, patron de la fédération PS de Seine-Saint-Denis, terre d’élection de Bartolone, et ancien Grand Maître du GO (de 1997-1999), a manœuvré pour favoriser l’élection de son Frère. "Je ne démens pas", s’amuse-t-il.

Laïque, la république est-elle libre pour autant ?
Avec Hollande, les francs-maçons se sentent plus à l’aise. "C’est vrai, nous reprenons un peu d’air", confie l’ancien ministre socialiste de l’Emploi Jean Le Garrec, frère du GO et président du Cercle Ramadier, qui fédère près de 1500 francs-maçons de gauche. Animateur de l’Alliance villes emploi, un réseau qui regroupe des élus sur ce thème, Le Garrec a récemment fait la tournée de ministres frères - Michel Sapin, Marylise Lebranchu, Benoît Hamon – et il en est ressorti confiant.


V. Peillon, ministre,
invité du Grand Orient,
le 16 novembre 2012

La présence de nombreux frères et soeurs dans l’entourage du président renforce ce climat favorable. Durant sa campagne, Hollande était secondé par des fidèles, dont certains, comme
Jean-Marie Cambacérès, énarque de la promotion Voltaire, ou François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, sont des frères. Son actuel conseiller politique, Aquilino Morelle, aurait été initié au GO, une rumeur que ce dernier balaie avec amusement … Christophe Chantepy, ex-patron de Désir d'Avenir, l'association de Marie-Ségolène Royal, le directeur de cabinet de son premier ministre Jean-Marc-Ayrault, fait également partie des frères.

Retour en force d'une obédience fortement marquée à gauche

Ce retour en grâce du Grand Orient n'a pas encore la même force qu'en 1981, lors de l'élection de François Mitterrand. À l'époque, les piliers de l'équipe Mitterrand - de Charles Hernu à Pierre Joxe - étaient des "frères trois points" et le Grand Maître du GO, Roger Leray, appelait les ministres directement au téléphone pour donner ses consignes.



A dans cinq ans...

Ceux qui n'avouent pas

Quelques-uns ne répondent pas, comme Marylise Lebranchu, Stéphane Le Foll ou Alain Vidalies

Ceux qui démentent formellement
Tels le ministre du Travail Michel Sapin, bien qu'il soit en phase avec les idéaux des loges, ainsi que Benoît Hamon, George Pau-Langevin ou Michèle Delaunay. 

Les honteux
Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, proche du GO, explique qu'il "ne peut pas répondre" aux questions sur le sujet. Initié de longue date, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, se contente d'un "no comment" diplomatique, ne souhaitant pas s'exprimer sur ses "convictions personnelles". Même réponse de Victorin Lurel, ministre délégué à l'Outre-Mer, membre du GO. Quant à Jérôme Cahuzac, qui reconnaît participer à des "tenues" et dont plusieurs sources au GO attestent son appartenance à cette obédience, il répond joliment, dans une formule très maçonnique: "La courtoisie, et même l'esprit de chevalerie, oblige à ne pas démentir ni à confirmer."
Plus étonnant, la radicale de gauche Anne-Marie Escoffier, ministre déléguée chargée de la Décentralisation, bien connue à la Grande Loge féminine de France (GLFF), esquive le sujet en déclarant d'abord qu'elle ne se sent "pas compétente pour répondre à cette question", avant de dire qu'elle ne souhaite pas s'exprimer! Ceux qui revendiquent leur appartenance
À l'inverse, Manuel Valls est l'un des rares à assumer son affiliation passée. Son entourage confirme son initiation au Grand Orient en 1988 et sa fréquentation des loges jusqu'en 1996. "Il a ensuite quitté la franc-maçonnerie, faute de temps et d'intérêt", précise l'un des conseillers du ministre des Cultes.