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vendredi 1 février 2019

Egypte : les baskets dorées Louis Vuitton de Brigitte Macron outragent les "gens qui ne sont rien"

Même pas embarrassé, l'entourage, en pleine crise sociale pour la défense du pouvoir d'achat

Manu doit lui offrir un voyage au soleil chaque mois pour qu'elle se recharge en vitamine D

Brigitte Mcron raised eyebrows today after sporting a pair of trainers to an ancient temple in southern Egypt today
Elle doit ménager ses articulations
et se déplacer en baskets, par nécessité 
Abu Simbel was built during the reign Egypt's famed pharaoh Ramses IIOr, si le prix des chaussures portées par Brigitte Macron a fait beaucoup réagir, ce n'est pas la presse soumise française, mais un article du "Daily Mail" évoquant l'outrage aux "gilets jaunes" en lutte contre les fins de mois difficiles dès le 15. La retraitée a bien une pension d'enseignante (non indexée sur le coût de la vie !), mais son banquier de mari refuserait de financer ses extra (telles que ses extensions capillaires) et, bien que logé à l'Elysée, son secrétariat rappelle qu'elle n'a "aucun frais de représentation" : une senior serait donc mieux traitée en EPHAD, si elle avait droit à l'Egypte, au lieu du patio...


France's first lady, 65, was wearing a pair of Louis Vuitton Run Away sneakers which cost around £635La valeur des chaussures Louis Vuitton portées par Brigitte Macron, 1m63, lors d'un voyage officiel en Egypte le 27 janvier, et remarquées par le tabloïd britannique Daily Mail, a fait réagir parmi les "gilets jaunes"
"Pour Madame Macron, comme pour son mari, rien n'est trop beau, rien n'est trop haut avec nos impôts", dénonce l'un d'eux.

L'entourage de la Consort s'explique : "Ce sont des chaussures prêtées. Comme à Catherine Deneuve ! Les vêtements n'appartiennent pas à Brigitte Macron. [Ce qui impliquerait qu'elle les rende...] C'est le système que nous avons mis en place pour que cela ne coûte rien à l'Etat et pour mettre en valeur les créateurs français." L

Un modèle exclusif, néanmoins...
Le modèle porté par la sportive de bientôt 65 ans (en avril) ne figure pas parmi ceux commercialisés par la marque propriété de LVMH, dont le groupe Arnault est l'actionnaire majoritaire, via la holding Christian Dior, ainsi que, dans la presse libre et indépendante", de Les Echos, Le Parisien et Radio Classique.

Et puis, 
participer à un voyage pour la vente d'armes, sachant que la prolifération des armes entraîne des menaces et des tortures, des blessures et des morts, c'est top ! 
En baskets dorées Vuitton, c'est trop excitant : ça relance la libido ?

Résultat de recherche d'images pour "enfants estropiés"

lundi 4 janvier 2016

Fin d'année 2015 marquée par un vague d'agressions sexuelles à Cologne

Des réfugiés, auteurs des premières  agressions sexuelles de masse 

Des dizaines de femmes victimes d'attouchements sexuels dans la nuit de la Saint Sylvestre, près de la gare centrale de Cologne.

La police colognoise n'a effectué que cinq arrestations dimanche après une nuit du Nouvel an entachée par des agressions. Le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers, a précisé au journal allemand Express que 80 déclarations de crimes -dont 35 de nature sexuelle- ont été enregistrés.

"Les crimes ont été commis par un groupe de gens qui viennent pour la plupart de l'Afrique du Nord et des pays arabes", a indiqué W. Albers. Selon le quotidien Bild, 20 hommes étaient physiquement impliqués, parmi le millier de personnes réunies sur la place.

"Heureusement que je portais une veste et un pantalon. Une jupe aurait probablement été arrachée." 
Une victime âgée de 28 ans, prénommée 'Katja L' a rapporté au journal que son copain et elle ont été encerclés par une bande d'hommes aux abords de la gare, samedi matin. "Nous avons traversé ce groupe d'hommes. [Ils] ont ouvert une voie, que nous avons traversée. Soudain, j'ai senti une main sur mes fesses, puis sur mes seins; à la fin, j'étais pelotée de partout. Ca a été un cauchemar. Nous avons crié et nous les avons frappés, mais ils continuaient. Je suis désespérée. Je pense que j'ai été touchée une centaine de fois en l'espace de 200 mètres", a-t-elle rapporté. Une centaine de mains baladeuses représente sensiblement plus de malotrus que la dizaine dénombrée par le tabloïd Bild, dont les lecteurs sont principalement des ouvriers et des travailleurs peu qualifiés et à 54 % masculins.
Une femme a déclaré à Express que ses collants et sous-vêtements ont été déchirés par la foule. D'autres témoins présents sur les lieux ont rapporté que les hommes se moquaient et insultaient les femmes.
Selon un autre témoin de cette soirée, il y avait  "des milliers d'hommes" qui visaient la foule à l'aide de feux d'artifice. "Mon amie et moi voulions nous mettre à l'abri, mais ils ont bloqué notre chemin. Nous avions tellement peur ! Nous nous sommes enfuis de la station", a raconté une source anonyme au site.

"Une dimension complètement nouvelle de la violence" a surgi dans le pays avec l'afflux de migrants"

C'est le constat du syndicat de la police de Cologne lundi au site anglais Breitbart London. "
C'est quelque chose que nous ne connaissions pas", a déclaré pour sa part son porte-parole.

Alors que
seulement 35 victimes qui n'ont pas craint les représailles, ont porté des plaintes officielles pour agressions sexuelles, la police admet que les cas toujours inconnus peuvent être plus nombreux et lance un appel aux victimes à s’adresser aux forces de l’ordre.
Le Danemark fait le choix d'un programme d'éducation des migrants aux comportements sexuels respectueux des femmes

La maire de Cologne convoque une réunion d’urgence

Des réfugiés afghans et pakistanais aux abords du centre d'acceuil pour demandeurs d'asile de Sandholm près de Copenhague. "Nous ne pouvons plus tolérer cette prolifération de l’illégalité", a déclaré la maire de la ville de Cologneau journal Kölner Stadt-Anzeiger. Henriette Reker qualifie de "monstrueux" les actes de ces réfugiés.
L'élue a également annoncé la tenue, ce mardi, d’une réunion extraordinaire de l’administration de la ville, avec la participation de la police locale et fédérale allemande, afin de répondre à ces crimes. "Nous n’accepterons pas que des groupes de Nord-africains se rassemblent délibérément pour agresser sexuellement les femmes", a déclaré quant à lui le ministre de l’Intérieur de la Rhénanie-du-Nord – Westphalie Ralf Jäger, en promettant d’agir vite pour punir les responsables.

"Il ne faut pas exploiter l'incident pour attiser un éventuel sentiment anti-réfugiés,"
a mis en garde le chef du syndicat policier de la Rhénanie, Arnold Plickert, pour qui, toutefois, "les réfugiés qui ont un problème intégration dans notre société ouverte," mais doivent être traités avec l'aide de la "force de la loi".

Les media accusés de passivité
En apprenant ces crimes terrifiants ce lundi, soit quatre jours après les faits, de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont accusé des media allemands de les avoir camouflés à cause de l’origine des criminels présumés. "Stupéfiant que les événements de Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre n'aient pas été étouffés par la censure médiatique", a souligné une internaute, pour preuve de l'onde de choc qui a parcouru l'opinion allemande.
D’autres utilisateurs s’inquiètent cependant de possibles conséquences de cette publication, qui pourrait frapper en contrecoup tous les réfugiés. "Ca m'attriste que les migrants qui ont vraiment besoin de protection porteront le poids de la haine à cause de Cologne. Nous devons pouvoir voir la différence", regrette une autre utilisatrice de Twitter qui met en cause ses concitoyens.

Certains responsables politiques allemands ont appelé à réagir en durcissant la politique migratoire. "Besoins urgents: réduction du nombre d’entrées, sécurisation des frontières, intensification de déportations et une justice cohérente", a déclaré sur son compte Twitter Steffan Bilger, un député du parti d’Angela Merkel, l’Union chrétienne-démocrate d'Allemagne.


Bilan provisoire: "hate the game, not the players" (Haïssez le jeu (sic), pas les joueurs (sic) !

Les viols et agressions de femmes se multiplient place Tahrir, en Egypte

L'Allemagne a importé un problème vécu au Caire:
 une femme, place Tahrir, vers la fin de l'après-midi, un jour de manifestation. Exemple choisi par un romancier du journal Le Monde: "elle est égyptienne, ou non, voilée, ou pas. Journaliste parfois, souvent militante. Elle se fraie un chemin dans la foule compacte et chamarrée [observation de touriste bobo] en compagnie de camarades ou de collègues comme elle transportés par la liesse."
Soudain, tout bascule, raconte l'écrivain, un soupçon porté sur le sensationnalisme. En quelques secondes, le bain de foule tourne au viol collectif, synthétise l'occidental préoccupé de l'intégrité des femmes. Les mains d'abord, par dizaines, s'abattent brusquement sur son corps. La femme réalise alors qu'elle est encerclée par des dizaines d'hommes qui la séparent de force de ses compagnons.

Le roman noir continue au fil des lignes fiévreuses du quotidien du soir. Projetée à terre, elle voit ses habits arrachés, sent des doigts s'immiscer en elle [un peu pervers le journaliste] malgré ses hurlements de terreur. Autour, la meute grossit. Une foule d'hommes se bousculent en hurlant, tendant leurs bras pour mieux la toucher. [Devant son clavier, il s'y croit] D'autres s'interposent, tentent de la protéger. En vain. Cela peut durer une heure. Parfois, elle perd connaissance. Parfois, elle a le temps d'apercevoir le visage de ceux qui parviendront à l'arracher à ses agresseurs. Car, bien qu'elle soit détruite, elle est sauvée, toujours. In extremis. Le bisounours a repris ses esprits. [Tu viens te coucher, chéri?]

Nostalgie du temps où un pouvoir fort contenait les pulsions masculines
Quand le journaliste du Monde se fait un film, il s'interroge sur le nombre de fois où ce scénario s'est répété depuis la révolution. Pour l'instant, seules les agressions concernant des journalistes étrangères ont fait l'objet de comptes rendus détaillés. Le 11 février 2011, Lara Logan, une journaliste de la chaîne américaine CBS, a raconté son calvaire en détail après avoir subi ce traitement pendant près d'une demi-heure. 
Le 24 novembre 2011, une journaliste de France 3, Caroline Sinz, était agressée à son tour :



Les rédactions continuent d'envoyer des femmes au Proche-Orient. Il ne faut pas céder, lancent les intellectuels parisiens, mais des dizaines de cas identiques, concernant autant les Egyptiennes que les étrangères, ont été signalés depuis le soulèvement de janvier 2011. C'est peu comparé aux victimes anonymes qui, selon les organisations de défense des droits de l'homme, se sont gardées de se faire connaître et qui refusent de témoigner. Des femmes venues le 8 juin sur la place pour dénoncer le harcèlement sexuel a été "violemment agressé" [elles n'ont pas bénéficié d'une agression douce...].

L'article vire à la défense de la profession
Le 26 juin, le récit bouleversant d'une jeune Britannique, Natasha Smith, étudiante en journalisme venue au Caire réaliser un reportage, a suscité une profonde émotion [lieu idéal pour aguerrir une jeune débutante: comme nommer une prof débutante dans le 9.3 de Claude Bartolone où il fait si bon vivre]. Sur son blog, elle décrit "ces hommes qui, par centaines, changés en animaux", se seraient jetés sur elle à la sortie du pont Qasr Al-Nil. Déshabillée, traînée par les cheveux, elle affirme avoir été battue et violée par des dizaines de doigts, jusque sous des tentes dans lesquelles on essayait de la soustraire à ses agresseurs. "Un homme a tenté de me frapper avec un piquet de tente", affirme Natasha Smith, qui décrit, pour compléter le tableau, "deux femmes en burqa qui la regardent benoîtement avant de se détourner". 
Affublée d'un voile censé la dissimuler aux regards, elle affirme avoir été évacuée en cachette par des Egyptiens qui auraient cependant refusé de l'accompagner à l'hôpital, "de peur d'être arrêtés si on les voyait avec elle". Elle aurait alors gagné un hôpital public, où elle aurait été éconduite par le personnel. Dans un autre établissement, on aurait refusé de l'examiner.

Son récit, relayé par CNN (vidéo ci-dessous), aurait, selon la chaîne américaine, été confirmé par l'ambassade de Grande-Bretagne en Egypte. Même s'il laisse sceptiques un certain nombre d'Egyptiens, gênés par le manque de détails temporels et géographiques, certaines incohérences de la narration et le ton volontiers ironique adopté par l'auteur, il correspond aux descriptions données par les autres victimes.


"Quel que soit le fin mot de l'histoire, et les doutes que j'ai sur son récit, prévient Yara Sallam, directrice du programme de défense des droits des femmes au collectif Nazra pour les études sur les femmes, cela ne doit pas masquer la réalité de ces attaques", qui, selon beaucoup de femmes, seraient de plus en plus fréquentes.

"Des hommes aux regards bestiaux"
Violée le 2 juin place Tahrir, C., bien qu'étrangère (ou au cause), souhaite garder l'anonymat. Ce qu'elle décrit correspond exactement au récit de Natasha Smith. A croire qu'elle en fait un copié-collé : "Les hommes étaient comme des lions autour d'une pièce de viande, leurs mains partout sur mon corps et sous mes vêtements déchirés. Leurs regards étaient ceux d'animaux. Pas humains du tout, ils me jetaient à droite et à gauche comme si j'étais un sac-poubelle, pas un humain."
Ni elle ni ses deux amies, qui ont subi le même sort au même moment, n'ont porté plainte, faute de pouvoir reconnaître leurs agresseurs. Elles se sont contentées de témoigner auprès d'ONG locales. De toute façon, la loi ne considère pas ces agressions comme des viols, mais comme du simple[s] "harcèlement[s]  sexuel[s]", dont les victimes sont systématiquement découragées et dénigrées par les policiers. Clairement, les forces de l'ordre dérangent les activistes. 


"Ces attaques sont calculées et organisées pour effrayer les femmes et les chasser de la sphère publique", affirme un rapport publié par Nazra, un collectif égyptien (sous tutelle d'Amnesty international) pour les études sur les femmes, comme Helem (Liban), Aswat (Palestine), Arken (Tunisie), Alouen (Algérie), Abu Nuwas (Algérie). "Il est très difficile d'accuser l'armée ou l'Etat d'envoyer des voyous sur la place commettre ces agressions pour ternir l'image des révolutionnaires, explique Yara Sallam, mais le fait que, la plupart du temps, ces agressions se produisent au même endroit [devant le restaurant Hardees] les rend très louches. Comment croire que tous les frustrés du Caire se trouvent en même temps au même endroit ? Cela ressemble plutôt à un traquenard. Cela dit, ces viols ne seraient pas possibles sans un climat général de tolérance vis-à-vis du harcèlement sexuel."


Place Tahrir, lieu de "bagarres de rue"
De fait, aucune enquête n'aurait été déclenchée. Et le sujet alimente un débat brûlant en Egypte, même s'il est absent des colonnes des journaux. On sait parfaitement qu'il déchaîne les passions en Occident, où l'islam est volontiers incriminé. [Les Occidentaux vont encore être culpabilisés] Or, le contexte général d'insécurité qui règne sur la place Tahrir n'est sans doute pas étranger à ces agressions. A la nuit tombée, la place se transforme en un lieu interlope où vendeurs ambulants, souvent accusés d'espionnage, hommes ayant élu domicile sous les tentes et baltagas ("voyous") cherchent la bagarre. Les hommes, eux aussi, y sont victimes de vols et d'agressions.

"L'augmentation des agressions sexuelles n'est pas étonnante dans le contexte actuel, comprend Yara Sallam. La présence de l'armée dans la rue contribue à normaliser la violence dans la société, cela rend les gens plus agressifs en général. Il y a beaucoup de bagarres de rue." Et de souligner les agressions sexuelles répétées commises par les militaires égyptiens contre les manifestantes qui ne peuvent qu'encourager une telle violence, par ailleurs déjà signalée sous le régime Moubarak. Tout le monde en a pris pour son grade, en attendant la prochaine révolution.
La population veut la sécurité, mais, quel que soit le pays, l'extrême gauche dénonce les forces de l'ordre... Les Frères musulmans, quant à eux, mettent en cause les conditions sociales difficiles, mais prospèrent sur ce terreau.
Les "printemps arabes" ne peuvent être des réussites à 100%...

mercredi 12 août 2015

Mistral: le Canard enchaîné chiffre le coût réel du refus de vente

"Le remboursement de la France à la Russie, plus cher que prévu ?" 

L'interrogation du Monde mettrait-elle en doute la révélation de son confrère ?
Hollande a mis la France dans une situation insupportable
Le dossier bute toujours  sur la question du montant du remboursement. Dans le contentieux qui oppose la France et la Russie sur le refus de Hollandefin novembre, de livrer les deux navires Mistral dont le premier est sorti des arsenaux de Saint-Nazaire, le président socialiste est écartelé entre intérêts économiques et volonté de faire pression sur la Russie pour qu'elle infléchisse sa position dans la crise ukrainienne.
Les autorités russes jugeaient jusqu'à présent que la somme suggérée par la France était insuffisante: Paris (c'est-à-dire l'Elysée, c'est-à-dire Hollande...) avait proposé de rembourser 785 millions d'euros d'avances déjà perçues de Moscou, mais la Russie chiffrerait le préjudice subi au moins 1,163 milliards d'euros.
Depuis neuf mois révolus, la France (c'est-à-dire le contribuable français) débourse 5 millions d'euros par mois pour l'entretien des Mistral restés à quai. Le premier des deux Mistral, le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, tandis que le second, le Sébastopol, devait théoriquement être livré à la Russie à l'automne 2015.

La liste des mensonges de l'Elysée relayés par la presse aux ordres.
Un coup de tête de Hollande à propos de la vente de deux navires de guerre Mistral de la France à la Russie a empoisonnée les relations plusieurs mois durant, mais le blocage provoqué par son soudain refus de vente semblait avoir trouvé son épilogue, d'après Le Monde. "Le président François Hollande et son homologue russe Vladimir Poutine sont en effet parvenus à un accord sur la non-livraison des navires Mistral", écrivait la Pravda ("la Vérité") de Hollande.
Le journal du soir mentionnait l’Elysée, plutôt que son locataire, preuve d'une intox de l'opinion. En des termes  fallacieux qui inversaient la situation en adoptant un angle positif masquant la triste réalité, le Palais avait ainsi annoncé, mercredi 5 août en début de soirée, que la France aura "la pleine propriété et la libre disposition" des deux bâtiments, des porte-hélicoptères amphibies d’assaut, actuellement en recherche d'acquéreurs dans le port français de Saint-Nazaire. Pour sa part, la Russie sera "exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat".

Le montant total du remboursement ne devait donc pas dépasser les 1,2 milliards d’euros.
"Les équipements russes qui ont été installés sur les bâtiments seront notamment restitués", précisait même Le Monde. La voix du Maître de l'Elysée se payait même le luxe d'affirmer la satisfaction de "la Russie [qui] a fait savoir que les 800 millions d’euros d’avances qu’elle avait versés avaient déjà été remboursés par la France."

"En guise de réconciliation entre les deux pays", selon les journalistes socialistes, "François Hollande et Vladimir Poutine 'se sont félicités du climat de partenariat amical et ouvert qui a marqué les négociations' et 'se sont accordés sur le fait que, désormais, ce dossier est clos', a commenté le communiqué de l'Elysée. " Etrangement, c'est plutôt le premier ministre Valls qui, visage fermé et regard métallique, déclare péremptoirement devant la presse que tous les dossiers épineux sont clos. La question est donc posée de savoir qui occupe l'Elysée... 

Le Monde fait encore parler le Kremlin qui aurait dit considérer l’affaire des Mistral comme "totalement réglée". "Aucun des deux communiqués n’a fait état d’éventuels dédommagements", assurait Le Monde. Ce journal rappelait aussi que "la France avait suspendu en novembre 2014, et ce pour une durée indéterminée, la livraison de deux navires construits à Saint-Nazaire". Tellement "indéterminée", selon Le Monde, que le gel des livraisons avait initialement été fixé à un an... Les abonnés au Monde ont-ils si mauvaise mémoire? 
En octobre 2009, la Flotte maritime militaire de Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie, avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015. La perte pour les chantiers navals de Saint-Nazaire -et ses salariés- est immense. Le comportement de Hollande fera l'objet d'autres évaluations des dégâts de sa présidence sur le marché de l'emploi. 

Moins de 1,2 milliard d’euros: c’est la somme que le président Hollande devait officiellement rembourser la France à la Russie

à la suite de l’annulation de la vente de deux navires de guerre Mistral. Le Monde se lance dans une suite de justifications des pertes occasionnées par la politique étrangère de Laurent Fabius et de son interprétation de l'Histoire sur les liens de l'Ukraine, la Russie et la Crimée. 
"Selon le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, l’accord, annoncé le 5 août après huit mois d’intenses négociations, prévoyait en effet le strict remboursement du prix d’achat initial des bâtiments. 

Selon les calculs du Canard enchaîné, la facture serait bien plus salée

Près du double, à savoir autour de 2 milliards d’euros. Selon l’hebdomadaire satirique, si la France a déjà remboursé les quelque 896 millions d’euros qui avaient été versés par Moscou -et qui sont donc à classer au rang des pertes sèches de la France- , un certain nombre de frais indirects, également avancés par les Russes, demeurent. 

Le Canard énumère ainsi ce que l'exécutif a dissimulés: 
- le remboursement des frais d’aménagement du port de Vladivostok pour l’accueil des navires ; 
- l’adaptation de trente-deux hélicoptères K52 emportés par le navire ; 
- et la formation de quatre cents marins russes pendant un an et demi. 

Comme promis, Paris devra également payer la marge escomptée par la DCNS, le groupe industriel public français constructeur des Mistral, héritier des arsenaux français et spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines. 

Et restituer la totalité des équipements électroniques à Moscou. Mettre, également, les navires aux normes de l’OTAN, et payer encore d’onéreux frais de gardiennage et d’entretien des navires à quai pendant les mois nécessaires à ces opérations. Bref, au total, "la facture de la vente annulée devrait dépasser 2 milliards d’euros", estime le journal.

Le Parisien chiffre la perte à plus du double affiché...
En réalité, le chèque français serait d'un montant deux fois supérieur selon le Canard enchaîné. Il pourrait en tenant compte de l'ensemble des frais occasionnés par la rupture du contrat à près de 2,4 milliards d'euros. Un chiffrage, qualifié d' "approximation" au ministère de la Défense. De quoi craindre une facture encore plus salée  la rentrée... 

Le pouvoir socialiste assure qu'il réservait la vérité de ces chiffres au Parlement 

Ce qui est sûr, c'est qu'il ne pourra plus se dérober...
Si les termes de l’accord franco-russe, et notamment la facture à payer, n’ont pas été rendus publics lors de son annonce, ces conditions seront précisées au moment de l’examen du texte au Parlement, "dès la rentrée" [on admire ce 'dès'...], soit à partir du 14 septembre, a promis Claude Bartolone, le peu fiable président de l’Assemblée nationale, dont les commentaires partisans en gros sabots confinent même à la provocation lorsqu'il considère "qu’on s’en tire très bien, d’après ce que me disait le premier ministre" Une mise en cause confraternelle. 

Le Monde ne mentionne Pépère que pour le dédouaner
"François Hollande avait confirmé que 'le Parlement français sera[it] saisi d’un projet de loi pour ratifier cet accord' et que 'les chiffres très précis ser[aie]nt dans le document parlementaire". C'est une affirmation - sans date, ni lieu- de l'AFP qu'il n'est pas excessif de qualifier d'organe de propagande du parti au pouvoir.   

Après des mois de recherche d'une stature internationale 
et de résistance du président socialiste à la volonté des russophones d'Ukraine et de Crimée de se fédérer à la Russie, la France -malheureusement incarnée par le 'capitaine de pédalo'- a donc récupéré la "pleine propriété et la libre disposition" des deux navires - nous le rappelons tellement c'est beau comme du Rashimov ! - , la marine française n’ayant pas l’intention de les garder, restrictions budgétaires obligent, Paris s’est mis en quête de nouveaux acquéreurs. Ils devront être inconscients et patients... Le 6 août, le président Hollande a assuré, poursuit Le Monde,  qu’ils " suscit[ai]ent une certaine demande de la part de beaucoup de pays, et [qu’]il n’y aura[it] aucune difficulté pour trouver preneur". 
En
Egypte, le maréchal au pouvoir, décrit par ailleurs comme un président autoritaire qui ne respecte pas les droits de l'homme (notamment islamiste !) serait notamment candidat à leur rachat, tout autant que l’Arabie saoudite, dont le roi Salmane fut l'hôte encombrant de la station balnéaire de Vallauris qu'il a révolutionnée par sa présence (photo ci-contre) et a dû quitter prématurément, suite à la campagne menée contre le traitement de faveur que lui a accordé Hollande, contrevenant aux lois dont il est pourtant le garant. 
On se les arrache donc et c'est tant mieux si, au milieu de cet océan de mensonges, le pouvoir socialiste pouvait dire vrai... Le Monde ne va toutefois pas jusqu'à prétendre que pour faciliter la braderie des deux navires, Hollande a oeuvré au rapprochement qui se dessine entre le roi Salmane et... Vladimir Poutine. C'est pour sa prochaine édition ?

vendredi 7 août 2015

Egypte: la com' de Hollande surfe sur le canal de Suez


En mettant Hollande en vedette, notre presse tente d'éclipser l'inauguration en grande pompe de l'élargissement du canal de Suez

Au côté du maréchal-président, 
Hollande, présenté comme l'invité d'honneur, malgré plusieurs homologues
On aperçoit Hollande au fond, troisième à partir de la gauche
Le président Abdel Fattah al-Sissi, qui dirige l'Égypte d'une main de fer, a inauguré ce jeudi le doublement du canal de Suez, à la tête d'une fastueuse parade navale et en présence de nombreux chefs d'État, parmi lesquels le Français François Hollande, parmi plusieurs présidents africains. Joseph Kabila (république démocratique du Congo), Teodoro Obiang Nguema (République de Guinée équatoriale), le Béninois Boni Yayi ou encore le Soudanais Omar el-Béchir qui fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la CPI étaient de la partie. A ceux là s’ajoutent l’émir du Koweït, le président palestinien Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de Jordanie et le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé depuis plusieurs mois en Arabie Saoudite.

Les festivités visaient à relancer une économie à genoux. La cérémonie a cependant été ternie par la menace d'une nouvelle atrocité du groupe djihadiste État islamique (EI), dont la branche égyptienne menace d'exécuter un jeune otage croate travaillant pour une compagnie française. 
Ex-chef de l'armée qui a destitué en 2013 l'islamiste Mohamed Morsi, le maréchal réprime implacablement toute opposition eveut rassurer touristes et investisseurs étrangers en proclamant qu'il a restauré la sécurité.

Ouvert en 1869, le canal de Suez relie la mer Rouge et la mer Méditerranée. C'est l'une des routes essentielles du commerce mondial et une source précieuse de devises pour l'Égypte, qui cherche à relancer une économie en crise depuis le "printemps arabe" de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

Défilé militaire de Rafale français et de F16 américains

Al-Sissi, en grand uniforme de maréchal à la retraite, a conduit la parade à bord du yacht qui avait transporté l'impératrice française Eugénie, l'épouse de Napoléon III, lors de l'inauguration du canal en 1869. Il était suivi de la frégate multi-mission Fremm franco-italienne achetée à la France, tandis qu'un grand défilé aérien a mis à l'honneur les trois premiers Rafale, avions de combat français  commandés à Paris et huit F16 récemment livrés par le grand allié américain.
 
La France qui avait condamné le coup d'État contre le président Morsi en 2013 ne boude plus l'Égypte.
"Invité d'honneur" de la cérémonie et flanqué de son flamboyant ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, Hollande - seul  président européen présent - a pris place au côté d'al-Sissi, qui avait revêtu un costume civil pour recevoir ses homologues étrangers. Les 6 milliards dépensés par le président Abdel Fattah al-Sissi pour acheter 24 rafales et un navire de combat ont largement contribué au réchauffement des relations même si l'annonce de François Hollande en février dernier n'avait pas été vraiment à la hauteur, lorsque le président s'était emmêlé les pinceaux et avait parlé d'une transaction avec l'Inde avant de se corriger et de mentionner l'Égypte...
VOIR et ENTENDRE le bouffon du maréchal se mélanger plusieurs fois les crayons lors de sa conférence de presse à Bruxelles au sommet européen, jeudi 12 février dernier:

"En un an, les Égyptiens ont produit un très grand effort pour offrir un cadeau au monde", s'est ému al-Sissi. Le chef de l'État a été interrompu par les sirènes de deux gigantesques portes-conteneurs, premiers navires à emprunter la nouvelle voie du canal sous les applaudissements des invités. 
L'élargissement du canal représente l'un des travaux phares de l'Egypte, qui avait lancé en grande pompe ce projet comprenant l'ouverture d'une nouvelle voie doublant, sur 35 km, le célèbre canal long de 193 km et l'élargissement et l'approfondissement d'un tronçon sur 37 autres kilomètres. Le président égyptien avait donné un an pour réaliser ce projet. Pari tenu, grâce à une souscription de quelque neuf milliards de dollars qui a attiré de nombreux Égyptiens.


La nouvelle voie doit permettre de doubler le trafic à l'horizon 2023, assure Le Caire, promettant quelque 97 navires par jour sur le canal contre 49 actuellement. La nouvelle artère permettra la circulation dans les deux sens, réduisant de 18 à 11 heures l'attente des bateaux, et doit faire passer les revenus du canal de 5,3 milliards de dollars (environ 4,7 milliards d'euros) attendus en 2015 à 13,2 milliards de dollars (11,7 milliards d'euros) en 2023, selon les autorités.

Mais, pour des experts du commerce international, c'est un très coûteux "voeu pieux", voire un gaspillage, que Hollande "honore" de sa présence, au moment où la croissance du commerce mondial marque sensiblement le pas, notamment les ventes du pétrole du Moyen-Orient. "La priorité pour les armateurs, c'est de réduire les coûts du transport, pas d'accroître sa vitesse", commente Ralph Leszczynski, directeur des recherches de la compagnie de courtage maritime italienne Branchero Costa. "La tendance récente est de réduire la vitesse des navires pour réduire la consommation de carburants", explique-t-il, concluant : "Au bout du compte, tout le monde est content de faire la queue" pour passer le canal de Suez, "pourvu que l'on paye moins cher".

Un Croate menacé d'exécution

Pour le maréchal, toujours avide d'une reconnaissance occidentale depuis qu'il a destitué l'islamiste Morsi, ce "nouveau canal" vise aussi à asseoir sa légitimité sur la scène internationale. Sa popularité est très grande au sein d'une population égyptienne lassée par quatre années de chaos. Mais, élu présidentielle (28 mai 2014) avec 96,1 % des suffrages et bien qu'il ait à juguler l'opposition islamiste, les organisations internationales de défense des droits de l'homme le stigmatisent, jugeant son régime plus autoritaire que celui de Moubarak.

En représailles, l'Égypte est le théâtre de nombreux attentats perpétrés par des groupes djihadistes en lutte pour la prise du pouvoir, dont la branche locale de l'EI, "province du Sinaï". Ces djihadistes ont ainsi menacé mercredi d'exécuter dans les 48 heures un Croate de 30 ans, Tomislav Salopek, enlevé près du Caire en juillet, si le gouvernement ne libère pas "les femmes musulmanes" emprisonnées. L'exécution de ce père de deux enfants travaillant pour la compagnie française d'exploration pétrolière CGG changerait la donne pour al-Sissi en effrayant les touristes, déjà moins nombreux, et les nombreuses entreprises étrangères présentes en Égypte.

Cette cérémonie était donc l’occasion de rappeler le combat de l'Egypte contre le terrorisme. Si les groupes djihadistes "ne font que détruire, nous bâtissons," a lancé le maréchal. "Notre combat continue et nous allons vaincre le terrorisme", a affirmé le chef de l’État en rendant également hommage aux forces de l’ordre.

dimanche 5 juillet 2015

Les Frères musulmans poussent à la révolte en Egypte

Des dirigeants des Frères musulmans ont lancé des appels à la révolte "contre la tyrannie" en Egypte 

Ces appels interviennent au lendemain de la mort de neuf responsables de la confrérie,
 tués par la police 
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Une manifestation pro-Morsi, en janvier 2015 au Caire

C'est aussi à la veille de la seconde commémoration de la destitution de l'ex-président Frère musulman Mohamed Morsi, ce vendredi 3 juillet. 
Le président Mohamed Morsi a été destitué il y a tout juste deux ans, après un large soulèvement populaire réclamant son départ. Depuis, le régime d’Abdel Fatah al-Sissi a exercé un contrôle de l'activisme des Frères musulmans. Or, plusieurs responsables de la confrérie, actuellement en exil, ont choisi de "célébrer" cet anniversaire par un appel des partisans de Mohamed Morsi à se révolter contre le régime du président al-Sissi.

R
évolte "pacifique" ou "mer de sang" ?

Les appels à la révolte ne précisent cependant pas quelle forme celle-ci doit prendre, alors que la confrérie doit actuellement faire face à une fronde chez les jeunes, qui estiment que l’ère de la protestation politique est dépassée et qui veulent maintenant en découdre. Mohamed Mountasser, porte-parole de la confrérie, a appelé les Frères à "se révolter contre la tyrannie pour défendre leurs vies et celles de leurs proches contre cette boucherie et mettre un terme au pouvoir usurpé": de quoi râtissser large... Et si les communiqués en anglais de la confrérie insistent sur une révolte "pacifique" contre le pouvoir égyptien, ceux en arabe éludent le second conseil.

Les Frères musulmans iront-ils grossir les rangs des désormais classiques manifestations qui se forment à la sortie de la grande prière du vendredi - qui sont de moins en moins étoffées, du fait de la surveillance policière - ou opteront-ils pour des actions plus violentes ? C’est le risque contre lequel met en garde Essam Téleima, un proche du cheikh Qaradawi, la haute autorité spirituelle des Frères musulmans. "Que se passerait-il si 500 membres de la confrérie décidaient de se faire sauter sur des places publiques ou au milieu de rassemblements de l'armée et de la police ? L'Egypte se transformerait en mer de sang", écrit-il dans un texte diffusé sur Internet.

Incursion de l'organisation Etat islamique

 Chars de l'armée égyptienne dans le Sinaï
La situation est d’autant plus préoccupante que, mercredi 1er juillet, 300 djihadistes affiliés au groupe Etat islamique ont attaqué simultanément plusieurs positions militaires dans le Nord-Sinaï. Les combats ont fait près de 120 morts. L’armée poursuit actuellement le ratissage de la région proche de la frontière avec Gaza.

Des chars et des hélicoptères Apache de Boing sont déployés. Des accrochages sporadiques ont lieu, quand l’armée cerne des djihadistes. Plusieurs dizaines de fuyards auraient été tués jeudi. Quant à la population civile, elle est terrorisée par la nervosité des militaires d’une part et, plus encore, par la menace des djihadistes qui ont pour habitude d’égorger ceux qu’ils soupçonnent de collaborer avec l’armée régulière.

Jeudi, dans la Vallée et le Delta du Nil, se sont déroulées les funérailles des 17 militaires, conscrits pour la plupart, tués au Sinaï. Des cérémonies au cours desquelles la foule a appelé à la vengeance, notamment contre les Frères musulmans responsables des actes de violence.